• DS_0208.jpg
  • DS_0125.jpg
  • ds_0366.jpg
  • ds_0643.jpeg
  • DS_0060.jpg
  • DS_0186.jpg
  • ds_0693.png
  • DS_0082.jpg
  • ds_0552.jpeg
  • DS_0023b.jpg
  • DS_0124.jpg
  • ds_0404.jpg
  • ds_0233.jpg
  • ds_0677.jpeg
  • ds_0591.jpeg
  • ds_0516.jpg
  • ds_0273.jpg
  • ds_0750.jpeg
  • ds_0766.jpeg
  • DS_0211.jpg

Tout le monde en France est désormais d'accord pour équiper les arbitres de micros pendant les matchs de Ligue 1.

ds 0747

Ce n’est probablement pas le match houleux au niveau de l’arbitrage entre le PSG et Nantes qui a fait pencher la balance, mais la FFF a donné son accord de principe à la demande effectuée par Amazon Prime d’équiper les arbitres de Ligue 1 de micro. L’idée est bien évidemment d’humaniser l’arbitrage et de permettre au grand public de vivre plus intensément les matchs, avec une possibilité donc d’entendre les échanges que les arbitres peuvent avoir, entre, ou avec les joueurs et les entraineurs si besoin est. Equiper les arbitres de micro est depuis le rachat d’une grande partie des droits par Amazon, une volonté de la société américaine de faire évoluer le football en France, avec notamment l’exemple du rugby, où cet apport a permis de mettre beaucoup de calme et de mesure dans les relations entre les joueurs et les arbitres.

Il ne manque que l'accord de l'IFAB
Ce désir d’équiper les arbitres a été finalement accepté par la Direction Technique de l’Arbitrage, conscient qu’il y a beaucoup à faire pour son image, et donc la FFF tout récemment. Mais la partie n’est pas encore gagnée, car il faut l’accord de l’IFAB, l’instance mondiale qui gère les lois du jeu, et peut donc approuver ou pas cet ajout technique qui reste exceptionnel. Mais la Ligue 1 pourrait entrer dans un programme test, visant à expérimenter cette communication ouverte des arbitres avec les téléspectateurs, et l’occasion est donc belle pour l’instance internationale. La demande officielle est donc en cours, avec pour ambition de montrer que les arbitres prennent des décisions difficiles et peuvent également se faire comprendre en communiquant plus. Une innovation qui fait partie de la liste des choses qu’Amazon souhaite mettre en avant en Ligue 1, avant d’autres tentatives, comme celle de placer un micro tout proche des bancs de touche, pour entendre les consignes, voire vociférations, des entraineurs…

Ils rêvent de s'inscrire dans le sillage de Mbappé, Pedri, lauréats du Trophée Kopa. À même pas 20 ans, Ansu Fati ou encore Ryan Gravenberch piaffent aussi de bousculer la hiérarchie. Galerie de ces très jeunes ambitieux, déjà prêts à tout casser.
ds 0721

Kamaldeen Sulemana, l'atout déroutant

19 ans, attaquant ghanéen, Rennes
Ça doit être la force des ambitieux. Ou des hommes pressés. Avec lui, tout va très vite. Débarqué à Rennes en échange de 15 millions d'euros l'été dernier, l'ailier ghanéen n'a eu besoin que de très peu de temps pour laisser sa carte de visite aux défenseurs de Ligue 1. Numéro 10 fièrement thermocollé dans le dos - qu'il a récupéré après le départ d'Eduardo Camavinga -, l'ancien pensionnaire de Nordsjælland (Danemark) confirme toutes les promesses placées en lui.

Dribbleur agile et technique à la conduite de balle aimantée, Kamaldeen Sulemana, qui fêtera ses 20 ans ce 15 février, a signé des débuts électriques dans l'Hexagone. Une première frappe enveloppée qui fait mouche pour son baptême face à Lens (1-1) le 8 août, un doublé tonitruant contre Clermont (6-0), le 22 septembre, et surtout une énergie débordante qui a posé bien des soucis à ses adversaires, Achraf Hakimi le premier.

Ronaldinho et Jay-Jay Okocha en modèles, le feu follet breton dribble comme il danse, raffolant des grands et des petits espaces. Ses stats attestent de son attirance et de son aptitude pour l'effacement. En dépit de sa parenthèse à la CAN, il compte presque autant de joueurs éliminés en Championnat (60, ex aequo avec Savanier) que Mbappé (64). En moyenne, il efface un joueur toutes les seize minutes, personne ne fait mieux en L1.

« C'est un très bon dribbleur, qui crée beaucoup d'incertitudes avec le ballon. Il t'oblige à rester concentré et attentif, atteste Alexander Djiku, défenseur de Strasbourg et coéquipier de Sulemana en sélection. Il me fait penser à Allan Saint-Maximin, avec qui j'ai joué (à Bastia). Il dégage une puissance et une rapidité rarement vues, tout en maniant parfaitement le ballon des deux pieds, en utilisant aussi beaucoup son jeu de corps. » La preuve que la vitesse ne s'accompagne pas toujours de précipitation.

 Ansu Fati, l'ultra complet

19 ans, attaquant espagnol, FC Barcelone
Les génies se reconnaissent entre eux. Le 25 août 2019, dans la foulée des débuts d'Ansu Fati sous le maillot blaugrana à seulement 16 ans, Lionel Messi avait posté une photo de lui en train d'enlacer le prodige. Une manière pour le septuple Ballon d'Or d'adouber son « successeur », qui, entre-temps, a récupéré son numéro 10, à la suite de son départ pour le PSG. Le jeune international espagnol (4 sélections, 1 but) né en Guinée-Bissau a depuis fait tomber de nombreux records, dont certains appartenaient à son illustre aîné.

Fer de lance de la « Dream Teen » barcelonaise, Fati se distingue par son extraordinaire polyvalence. « Cela fait cinquante ans que je bosse dans le foot, mais je n'avais jamais vu cette magie chez un joueur, s'extasie encore José Luis Pérez Mena, directeur de l'école de football Peloteros de Herrera, son club formateur en Andalousie. Ansu possède un répertoire très large. À l'époque, il dribblait, faisait des ciseaux, des sombreros, des feintes de frappe, alternait les touches de balle pied droit, pied gauche... Le tout en vitesse, sans jamais regarder le ballon. »

Depuis ses débuts avec le Barça sous la houlette d'Ernesto Valverde, l'inclassable attaquant a évolué à divers postes offensifs : sur les deux ailes, en faux ou en vrai 9, voire en piston, même si c'est en tant qu'ailier gauche qu'il se montre le plus à l'aise et le plus efficace (19 buts sur les 22 inscrits avec le Barça). Outre cette large palette, c'est son caractère imprévisible qui le rend particulièrement singulier.

« Il est arrivé d'Afrique avec cette joie de jouer, cette fraîcheur du jeu de rue, cette liberté, estime Albert Puig, ancien directeur de la Masia. C'est un talent pur, plein d'imagination, avec un jeu très direct, électrique. Tu le vois dans ses matches, il crée des choses différentes des autres. Son football n'est pas académique. » Et s'il fallait lui trouver un défaut ? « Il lui manque encore certains réflexes défensifs, juge José Luis Pérez Mena. Mais il apprendra. Il y a du Michael Laudrup, du Johan Cruyff chez lui. Il n'a que 19 ans et déjà tout d'un crack mondial. » Mais il aura besoin d'être épargné par les blessures qui le poursuivent depuis plus d'un an (ménisque, puis ischio-jambiers).

Ryan Gravenberch, l'agile talent

19 ans, milieu néerlandais, Ajax Amsterdam
Ryan Gravenberch joue un football de nuances délicates aux harmonies subtiles. La dernière fois qu'on a senti une telle bouffée de chaleur, c'était devant les premiers coups de show - plus tape-à-l'oeil sans aucun doute - de Paul Pogba à la Juventus. Les deux joueurs présentent certaines similitudes mais on aurait tort de comparer deux dessins qui ne doivent pas l'être. Car le jeune milieu de terrain de l'Ajax, qui a tapé un paquet de records de précocité du club amstellodamois, a son profil et son style, mêlant finesse et puissance, équilibre et agilité, éclat et relief.

« Dans ses orientations de corps, il a cette maîtrise, avec de la fluidité, analyse le scout Mickael Marques. Pour un joueur de sa stature (1,90 m), c'est plutôt rare. Généralement, ils sont plutôt rigides au niveau de la ceinture et ça peut les bloquer dos au jeu. Alors que lui, il peut ouvrir son corps et apporter de la vitesse sur sa sortie de balle pour ne pas casser le jeu. Il a cette souplesse qui apporte de la fluidité. » La facilité de l'international néerlandais (10 sélections) pour affronter et résoudre les problèmes est frappante.

« Dans un milieu qui est soumis à toujours plus d'intensité et de pression, c'est le joueur qui peut mettre le pied sur le ballon, être calme, mais aussi se défaire du marquage et ensuite profiter de l'espace qu'il a lui-même généré, précise Marques. Dans une position un peu statique, il va avoir le buste assez solide, car il a de la puissance pour résister. Et quand il est dos au jeu, ou de trois quarts, il arrive à utiliser la bonne partie de son corps pour faire écran et empêcher le marqueur d'attaquer.Ensuite, avec son jeu de jambes rapide et fluide, il peut faire un dribble qui va le soustraire du marquage, lui ouvrir l'espace pour porter la balle sur plusieurs mètres et faire la liaison avec l'attaque. Cette aptitude d'orientation sur sa première touche, elle se retrouve aussi en position plus avancée. Cela lui permet d'avoir une grande influence sur la construction et l'organisation. » Et sur l'Europe, bientôt ?

Adam Hlozek, la force des premiers pas

19 ans, attaquant tchèque, Sparta Prague
On n'apparaît pas en D1 à 16 ans par hasard. Adam Hlozek écume la Fortuna Liga, le Championnat tchèque, depuis maintenant quatre saisons et le Sparta Prague n'a pas trop à s'en plaindre (26 buts, 28 passes décisives en 81 matches). Il coche pas mal de cases de l'avant-centre moderne. Grand (1,86 m), rapide, habile, coordonné.

« Ce qui m'impressionne pour son jeune âge, c'est surtout la puissance dans ses jambes, le dynamisme de ses trois, quatre premiers pas avec le ballon et la qualité de ses appuis, pointe son compatriote tchèque Marcel Licka, entraîneur à Orenbourg, leader de la Deuxième Division russe. Bien sûr, il dispose également de qualités techniques. Il possède une bonne conduite de balle et n'est pas qu'un buteur, il sait donner la dernière passe, comme Karim Benzema, c'est un joueur d'équipe. »

Devenu international (12 sélections, 1 but), il trouve pourtant moins le chemin des filets et certains observateurs notent une légère stagnation. « À mon sens, il souffre du fait que ses entraîneurs ne l'ont pas fixé à un poste, poursuit Licka. Il a beaucoup voyagé dans la ligne d'attaque, à gauche ou à droite, où il risque d'être "caché". C'est un joueur qui a besoin d'espaces pour être dangereux. Il devrait davantage jouer dans l'axe, dans une position de numéro 9 ou 9 et demi, comme Youri Djorkaeff à l'époque. »

Grand espoir du football tchèque, Adam Hlozek suscite l'intérêt de formations de Premier League et de Bundesliga. Le Borussia Dortmund, pour l'après-Haaland, et le Bayern Munich, pour l'après-Lewandowski, le surveillent attentivement. Il faudra débourser entre 20 et 30 millions d'euros pour attirer ce talent en gestation.

Florian Wirtz, le « Wirtzuose »

18 ans, milieu offensif allemand, Bayer Leverkusen
Peter Bosz n'a pas hésité à le lancer comme titulaire, le 18 mai 2020, deux semaines après son dix-septième anniversaire, deux mois après une pause du Championnat due au coronavirus. Cela faisait à peine trois mois que Leverkusen l'avait chipé chez les moins de 17 ans à Cologne. Depuis, le milieu offensif n'a plus quitté le onze du Bayer, enchaînant 18 buts et 20 passes en 72 matches. Il a remporté l'Euro Espoirs et même intégré la Mannschaft (4 sélections, 2 passes décisives).

« Il a une progression fulgurante, détaille Karim Matmour, ancien international algérien, aujourd'hui recruteur en France pour Leverkusen. Et il ne fait que continuer de progresser. Il y en a très peu sur cette planète qui ont sa maturité et sa régularité à son âge. Chez nous, on peut forcément le comparer à Kai Havertz (transféré pour près de 100 millions d'euros à Chelsea en 2020 et unique buteur de la dernière finale de C1). »

« Je pense qu'il est encore plus fort, avec plus de personnalité, s'enthousiasme Patrick Guillou, qui commente la Bundesliga pour beIN Sports. Il est en avance sur les temps de passage de joueurs comme Ricken, Götze, Matthäus, Thon. Il a marqué son premier but contre le Bayern (devenant à 17 ans et 34 jours, le plus jeune buteur de la Bundesliga), ça veut dire beaucoup. » Déjà utilisé côté droit, gauche, en soutien de l'attaquant, en 9 et demi, et même à la récupération, Wirtz impressionne par sa vitesse d'exécution et son intelligence situationnelle dans les petits périmètres.

« Dans un poste avancé, sa vitesse de pied est énorme, poursuit Guillou. Il joue avec une insouciance telle qu'on le croirait dans une cour d'école. Et il a une énorme faculté : sur son premier contrôle, systématiquement, il va vers le but adverse. » Perfectionniste, doté d'un fort caractère, il n'hésite pas à prendre la parole dans le vestiaire. Il ne devrait pas changer d'air une année de Coupe du monde.

« Il a le temps pour rejoindre un très grand club. Rendez-vous compte, pour l'Euro 2024 en Allemagne, il n'aura que 21 ans, ajoute l'ancien défenseur du Fribourg FC et de Bochum. Je suis incapable de vous dire quel est son plafond de verre. Mais, s'il fait les bons choix, pour moi, c'est un prétendant au Ballon d'Or, au même titre que Haaland ou Mbappé. Il fait partie de cette catégorie. »

Arsène Zakharian, le facteur risques

18 ans, milieu russe et arménien, Dynamo Moscou
Comme son nom le laisse supposer, Arsène Noraïrovitch Zakharian possède des origines arméniennes. Cela explique, en partie, l'empressement des dirigeants russes à lui avoir fait revêtir le maillot de la Sbornaya. Fin mars 2021, à seulement 17 ans, il disputait l'Euro Espoirs. Face à des adversaires parfois plus vieux de cinq ans, le milieu du Dynamo Moscou, doublement surclassé, marquait dès sa première apparition et devenait le plus jeune buteur de l'histoire de la compétition. Pré-convoqué dans la foulée pour l'Euro des « grands », il s'apprêtait encore à sauter une étape. Mais une angine bactérienne sévère contractée à l'aube de ses 18 ans le privait du grand rendez-vous continental.

Zakharian, dont les parents avaient fui l'Arménie pendant la guerre du Haut-Karabagh du début des années 1990, a finalement honoré sa première sélection le 1er septembre contre la Croatie (0-0) , en battant évidemment un nouveau record de précocité (plus jeune joueur de champ russe). « Sa technique en mouvement et sa rapidité de décision sont impressionnantes, juge un ancien membre du Dynamo Moscou. Il a une bonne vision du jeu, du flair, du calme, de l'aisance dans ses dribbles et n'a pas peur de tenter certaines passes osées, vers l'avant, ce qui est rare à son âge. »

Comme le gamin de Samara dispose aussi d'une bonne frappe de balle et du volume physique pour presser, il n'a pas tardé à débuter en Première Ligue russe, en novembre 2020, et à s'offrir d'impressionnantes statistiques (11 passes décisives et 7 buts en 30 matches dans l'élite). Zakharian a façonné cette faculté à prendre des risques payants au Krylia Sovetov, où il a été formé (2008-2016) avant d'effectuer une pige à l'académie Youri Konopliov, à Togliatti, un peu plus au nord, sur la même rive de la Volga.

« Pour moi, même s'il peut jouer un peu partout, c'est davantage un joueur de côté, excellent dans le un contre un, estime un entraîneur local. Une fois qu'il a contrôlé le ballon, il n'hésite pas à provoquer et à utiliser ses capacités techniques, lancé à pleine vitesse. Il peut utiliser les deux pieds, recherche la finition ou un appui en une-deux pour entrer dans les seize mètres. » Les inspirations du numéro 47 font merveille au sein d'une formation du Dynamo joueuse, surprenante deuxième du Championnat. Zakharian s'y voit rester jusqu'à l'été mais, ensuite, il pourrait bien créer du danger ailleurs, puisque son talent de perforation intéresse les plus grands clubs, dont le Real Madrid.

Jude Bellingham, la tête la première

18 ans, milieu anglais, Borussia Dortmund
Le geste dit tout de son talent. Quelques jours après son transfert au Borussia Dortmund, Jude Bellingham apprend que Birmingham City retire le 22, son numéro de maillot. À l'époque, le garçon n'a que 17 ans et une seule saison chez les pros. « Jude est devenu une figure iconique des Blues, expliquait le club dans un communiqué. Il a démontré comment réussir à force de talent, de travail et de détermination. » Le déménagement à Dortmund n'a rien changé à la trajectoire. Malgré les doutes extérieurs.

« Je pensais que ça allait être dur pour lui, se souvient son entraîneur de l'époque, Lucien Favre. Il était très jeune, arrivait dans un nouveau pays, un nouveau Championnat, il allait découvrir un nouveau football et devait venir sans son papa, resté en Angleterre. Mais, au bout de deux mois, il était déjà meilleur que les autres. C'était impossible de jouer sans lui. » Le garçon capte tout, tout de suite, intègre les consignes du coach et les exigences du football allemand avec une rare facilité. Une assimilation express peu commune.

« Il était capable de marquer, de défendre, de courir sans arrêt, poursuit Lucien Favre. Il faisait des choses qui sortaient de l'ordinaire et comprenait tout, très vite. » Grâce à un QI foot supérieur à la moyenne. Élégant, fluide, technique, aussi fort avec que sans le ballon, l'international anglais mange football tous les jours - « je suis obsédé par ce sport » - et impressionne vite son monde. Pep Guardiola notamment : « Je n'arrive pas à croire son âge. Peut-être que c'est un menteur. »

Son coéquipier Mats Hummels : « Je pense avoir déjà dit vingt-cinq fois à Jude que je l'aime. C'est le jeune de 18 ans le plus mature et le plus sérieux que j'aie jamais vu. » L'Anglais aime enchaîner les heures de boulot supplémentaires pour améliorer une palette qui lui permet de jouer à tous les postes du milieu du terrain. « Il sent le football comme peu de gens, conclut Lucien Favre. Ça va être un sacré bon joueur. » Rectification : il l'est déjà. 

La commission de discipline de la LFP ne devrait pas ouvrir d'instruction concernant l'entraîneur messin. Ce dernier pourrait écoper d'environ six matches de suspension ferme pour la bousculade qu'il a provoquée à Lille.
ds 0720

Après la sérieuse bousculade provoquée par Frédéric Antonetti, le coach des Grenats (expulsé vendredi soir par l’arbitre de Lille-Metz), la commission de discipline de la Ligue, qui se réunit ce mercredi, va se saisir de l’affaire. Mais elle ne devrait pas mettre en instruction le dossier, ce qui n’est pas obligatoire dans les règlements. Elle doit le faire si les faits reprochés concernent un officiel ou si elle n’a pas les éléments matériels pour juger. Là, les faits reprochés à l’entraîneur messin sont matérialisés par les images, ce qui ne doit pas rendre nécessaire une instruction.

Dans les textes disciplinaires, suivant la qualification finalement retenue, Antonetti risque entre deux matches et quatre mois de suspension. Mais au vu des faits, il pourrait écoper d’environ six matches ferme de suspension, plus sans doute quelques-uns avec sursis. Sylvain Armand, le coordinateur sportif de Lille, bousculé par Antonetti, qui lui reprochait de mettre la pression sur le quatrième arbitre et d’être dans sa zone technique, sera lui aussi auditionné.

Serhou Guirassy a marqué un doublé contre Troyes (4-1). Numéro 3 dans la hiérarchie de Bruno Genesio, l’attaquant a su saisir sa chance. Jusqu’à bousculer les certitudes de son coach ?
ds 0719

Sehrou Guirassy n’est pas passé à côté. Titulaire pour la première fois en L1 depuis le 19 septembre et la défaite à Marseille (0-2), l'ex-Amiénois s’est offert son deuxième doublé en 2022, après celui, en toute fin de match, contre Bordeaux (6-0) le 16 janvier. Efficace, avec deux buts rapides (14’, 20’), Guirassy ouvre-t-il un peu de concurrence dans le duo offensif ou demeure-t-il une troisième voie ?

« C’est bien pour l’entraîneur de savoir qu’on a plusieurs solutions, plusieurs joueurs qui peuvent être performants. Parler de son réveil, c’est méchant… Il y a de la concurrence, il y a des joueurs offensifs très performants, c’est difficile de faire sa place. C’est surtout intéressant de voir qu’on peut compter sur tout le monde, quand on a neuf joueurs absents sur blessure », lance Bruno Genesio, qui sait que son attaquant aux 23 entrées en jeu en 33 matchs aurait pu lâcher. « Je ne dirai pas qu’il a fallu le rattraper, mais celui qui ne joue pas est forcément frustré, déçu. Il en a certainement souffert. Mais on a gardé le contact tout le temps. Il a fait preuve d’un très bon état d’esprit, ne s’est jamais plaint publiquement et il a fait tout ce qu’il pouvait pour être prêt au moment où il allait être appelé », loue encore le coach.

Laborde et Terrier gardent une longueur d’avance
Avec cinq buts en Ligue 1 et trois en Ligue Europa Conférence, Guirassy court encore après le duo Laborde-Terrier, auteurs l’un et l’autre de leur douzième but en L1 face aux Troyens. Dans ce 4-4-2, son entente avec Laborde n’est pas à la hauteur de celle de l’ex-Montpelliérain avec Terrier, placé dimanche au coup d’envoi à gauche, mais souvent, finalement, disponible en faux 10. Les duettistes habituels de Genesio conservent évidemment une jolie longueur d’avance. Mais Guirassy peut être une arme de plus dans un sprint final où Rennes devra cartonner.

Malgré son doublé, l’attaquant n’a pas souhaité s’exprimer devant les médias. Il préfère, sans doute, se concentrer sur les échéances à venir. Pour confirmer son retour en force, même quand il sortira du banc.

Le géant du luxe Kering, détenu par François-Henri Pinault, fils du propriétaire du Stade Rennais, enregistre un bénéfice net de 3,2 milliards d’euros en 2021, dépassant ses résultats d’avant la pandémie.

ds 0718

"D’excellentes performances en 2021." Tout va bien pour le géant du luxe Kering.

Dans un communiqué, ce jeudi 17 février, le groupe de François-Henri Pinault, fils du propriétaire du Stade Rennais François Pinault, fait état de 17,6 milliards d’euros de ventes et d’un bénéfice net à 3,2 milliards d’euros en 2021, dépassant ses résultats d’avant la pandémie et allant-au-delà des perspectives de croissance attendues.

Kering, qui détient notamment les marques Gucci, Yves Saint Laurent, Balenciaga et Bottega Veneta, se dit « confiant dans la poursuite de cette dynamique en 2022 et au-delà », selon son PDG François-Henri Pinault.

Gucci réalise plus de la moitié du chiffre d’affaires du groupe

Cette forte croissance des ventes de Kering au quatrième trimestre est en grande partie due au rebond de sa marque phare Gucci, qui réalise à elle seule plus de la moitié du chiffre d’affaires du groupe.

Le poids de Gucci au sein de Kering a alimenté les spéculations selon lesquelles le groupe envisagerait une acquisition majeure pour transformer son portefeuille, d’autant que son grand rival LVMH a mis la main l’an dernier sur le joaillier américain Tiffany pour 15,8 milliards de dollars.

« Il est certain que des acquisitions pourraient avoir un sens dans un avenir proche pour le groupe », a opiné ce jeudi François-Henri Pinault lors d’une conférence avec des analystes, l’indication la plus forte à ce jour d’une possible opération de fusions-acquisitions pour Kering.

La sortie du film « House of Gucci » a accru l’exposition de la marque

Après avoir réduit ses dépenses publicitaires et autres en 2020 face à l’émergence de la pandémie, Kering a relancé ses investissements marketing pour doper la croissance des ventes de Gucci, une stratégie qui a particulièrement porté ses fruits en fin d’année dernière avec le lancement de la nouvelle collection Aria.

La sortie en novembre du film « House of Gucci » du réalisateur américain Ridley Scott, qui relate un pan mouvementé de l’histoire de la famille fondatrice de la maison de couture, a aussi accru l’exposition de la marque.

Les autres maisons de couture de Kering ont aussi connu de belles performances, Yves Saint Laurent ayant notamment enregistré une croissance organique de 47 % au quatrième trimestre.

Lors d’une conférence avec des journalistes, le directeur financier Jean-Marc Duplaix a indiqué que Gucci, qui a augmenté ses prix en 2020 et en 2021, continuerait à le faire de façon ciblée cette année. Il a assuré que le groupe restait confiant dans sa capacité à améliorer sa rentabilité en dépit de la hausse des coûts des matières premières et du transport.

Après avoir lâché un précieux point dans les ultimes secondes au Parc des Princes, les Rennais n’avaient d’autre alternative que de s’imposer, peu importe la manière, face au promu troyen. Après avoir pris le tonnerre à Brest, les hommes de Bruno Irles n’ont pas plus apprécié la Bretagne ce dimanche au détour du Roazhon Park.

ds 0717

Privé de nombreux joueurs (Doku, Tait, Sulemana, Martin, Salin, Assignon, Badé) et avec un banc de touche classe biberon où Adrien Truffert était le joueur le plus âgé, le Stade Rennais n’a pas fait de détails même s’il fut moins convaincant dans le contenu autour de l’heure de jeu. Avant, les Bretons s’étaient distingués, notamment lors d’une première demi-heure totalement maîtrisée. Un doublé de Serhou Guirassy (14′ et 20′), d’abord en roublard sur un corner mal repoussé par Gauthier Gallon, le gardien troyen, puis aérien, pour reprendre de la tête un centre génial, de volée, de Birger Meling. Rapidement devant avec deux buts d’avance, les Rennais maîtrisent et Baptiste Santamaria frôle le troisième but mais voit sa tentative repoussée par le portier aubois. Contre toute attente, les Rennais se font surprendre sur un corner troyen, où Ugbo marque, seul au second poteau, face à Alfred Gomis, peu décisif sur le coup (mt, 2-1).

Après le repos, le rythme n’est pas vraiment le même. Rennes se créer deux belles occasions, par Hamari Traoré puis Martin Terrier, mais butte sur Gallon. Le chef d’œuvre arrive un peu plus tard, avec une merveille de troisième but, collectif et parfaitement abouti. Lovro Majer décale très intelligemment Birger Meling, brillant dimanche, qui sollicite Gaëtan Laborde pour le une deux à gauche de la surface. Une-deux parfait et centre en retrait parfait du Norvégien pour Martin Terrier, parfaitement placé. Le break est fait, définitif, et validé dans les dernières minutes par Gaëtan Laborde qui transforme d’une Panenka parfaitement exécutée le premier pénalty de la saison rennaise, consécutive à une grosse faute sur Nayef Aguerd.

Avec cette nouvelle effusion de buts, le Roazhon Park respire et le Stade Rennais reprend son strapontin dans le top 5, plus que jamais prisé avec les résultats du jour. Le rendez-vous de vendredi, à Montpellier, autre équipe pouvant ambitionner l’Europe, sera capital avant la réception d’Angers puis un déplacement très excitant à Lyon. Le programme est costaud, mais aussi passionnant et ce Stade Rennais-là, capable de s’imposer 4-1 sans forcer, devra l’aborder avec détermination, réalisme et si possible, toutes ses forces vives, qui ne seront pas de trop pour rattraper les points perdus en décembre et janvier. Le sprint est définitivement lancé !

Le Stade Rennais blinde l’un de ses milieux de terrain.

ds 0716

Ce vendredi, le club breton a annoncé la prolongation d’Andy Diouf. Le joueur de 18 ans, issu du centre de formation du SRFC, a rempilé pour une année supplémentaire et se retrouve désormais lié jusqu’en juin 2025 avec le club entraîné par Bruno Genesio. Cette saison, le numéro 19 rennais a pris part à quatre matchs toutes compétitions confondues, pour trois rencontres de Ligue 1. « Je suis heureux de prolonger mon contrat. Cela prouve que le club mise sur les jeunes, ça donne un peu plus de confiance. Ça montre à tout le monde que quand on travaille, on peut se faire une place au club », a réagi le natif de Neuilly-sur-Seine dans un communiqué.

C’est un bon match avec des buts et du jeu. On a eu notre petit temps faible habituel que l’on a su passer sans encombre. Je suis plutôt satisfait même si je regrette que l’on ait encaissé un but, sur leur seul tir cadré. C’est une bonne performance, agréable à voir je pense. C’est important car on a un public nombreux et fervent. C’est important de leur donner des émotions comme on l’a fait cet après-midi.

ds 0715

En début de seconde, on a un peu trop reculé. On a perdu des ballons dans les ressorties. Je cherche la petite bête mais le match aurait dû être réglé avant la mi-temps. Malgré tout, on marque encore quatre buts, des buts construits. On se créé beaucoup d’occasions avec du mouvement, des permutations, des actions à une touche et des dédoublements. Il y a eu beaucoup de choses intéressantes dans notre jeu.

C’est bien pour Serhou. J’ai beaucoup aimé son premier car c’est un vrai but d’avant-centre. Il est sur le deuxième ballon et il met la bonne agressivité. Il s’était bien entraîné toute la semaine. Il a été récompensé et il n’a pas lâché. C’est bien pour sa confiance, pour l’équipe et pour l’entraîneur de savoir qu’il y a plusieurs solutions. Gaëtan Laborde et Martin Terrier ont marqué, c’est bon pour la confiance aussi. C’est intéressant de voir que l’on peut compter sur tout le monde. Ça laisse pas mal d’espoirs pour la fin de la saison car on va entrer dans une période où l’on joue tous les trois jours.

On marque plus de beaux buts que de buts de raccroc. Ce sont des séquences que l’on répète à l’entraînement. Pour un entraîneur, c’est agréable de voir son équipe marquer un but (le troisième) aussi collectif avec une finition parfaite.

Birger retrouve lui aussi de la confiance et un état physique meilleur. Il a eu un petit passage à vide avec sa blessure et l’élimination de la Suède en phase de qualification à la Coupe du Monde qui l’a beaucoup marqué. Il revient au niveau que l’on a connu en début de saison, que ce soit défensivement, où il est bien structuré pour équilibrer l’équipe, et par son apport offensif en seconde période surtout où il a été entreprenant.

Une semaine après sa défaite face au PSG (1-0) sur la plus petite des marges, le Stade Rennais a dominé Troyes (4-1). Découvrez les notes du match du SRFC.

ds 0714

Le SRFC s'offre le promu troyen à domicile

Les joueurs de Bruno Genesio accueillaient l'ESTAC ce dimanche après-midi au Roazhon Park face à 22 967 spectateurs. Et le moins que l'on puisse dire c'est que le Stade Rennais n'a fait qu'une bouchée de l'équipe de Bruno Irles, poussé à la "démission" par les quelques supporters ayant fait le déplacement.

Dominateur lors de la première période, avec une présence à 80 % dans la zone de l'ESTAC, le SRFC prend les devants dès les vingt premières minutes avec un doublé signé Serhou Guirassy, pour son retour dans la compétition en tant que titulaire. En deuxième période, Troyes profite du manque d'efficacité des Rouge et Noir, s'offrant plus d'occasions devant les cages d'Alfred Gomis.

Le Stade Rennais conforte sa place dans le top 5

Une neuvième victoire à domicile qui permet au Stade Rennais de s'emparer de la 5e place en Ligue 1 et d'enfoncer un peu plus Troyes. (17e). " Mes joueurs n'ont pas failli mentalement. On s'attendait à une équipe du Stade Rennais diminuée, mais il y avait onze titulaires sur le terrain et ils nous ont fait mal. J'y ai cru en deuxième période. On encaisse trois coup de pied arrêtés, c'est dommage. On doit gagner plus de duels sur le terrain ", a expliqué Bruno Irles, le coach de l'ESTAC, en conférence de presse d'après-match.

De son côté, le coach du SRFC, Bruno Genesio, se réjouit de la victoire de son équipe, malgré neuf absences pour cause de blessure. " On a réussi à passer sans encombre notre petit temps faible habituel en début de seconde période. Je regrette qu'on ait encaissé un but sur la seule occasion de but. " Sans oublier le grand retour de Serhou Guirassy qui fait plaisir à l'entraîneur. " Il met plus d'agressivité, il a été récompensé de son travail cette semaine. C'est bien pour sa confiance. On voit que l'on peut compter sur tout le monde. Cela laisse beaucoup d'espoir pour la fin de saison. "

Les notes du match SRFC-ESTAC :
Gomis 6 : Le portier rennais a été peu inquiété au cours des 90 minutes, réussissant son retour à la compétition après deux mois d'absence et sa victoire à la CAN avec le Sénégal.

Traoré 8 : Très belle prestation du capitaine Rouge et Noir, très présent dans le bloc offensif et défensif. Bon pressing tout au long du match. Il est impliqué dans l'ouverture du score de Guirassy (14').

Omari 5 : Un manque d'application parfois et qui a peut-être fait défaut et enclenché le but troyen, l'une des seules occasions de l'ESTAC devant le but rennais.

Aguerd 6 : Belle couverture défensive de l'international marocain. Dangereux et a empêché les adversaires de prendre les devants.

Meling 7 : Le latéral norvégien prouve qu'il retrouve sa place de titulaire. Il reprend confiance en lui et regagne son niveau du début de saison. Il a notamment apporté défensivement en deuxième période.

Bourigeaud 6 : Bon match de Benjamin Bourigeaud, qui s'est offert quelques passes décisives.

Malgré les nombreuses absences, le Stade Rennais s’est imposé largement contre Troyes (4-1) au Roazhon Park lors de la 25e journée de Ligue 1. Un succès qui permet aux Rouge et Noir de rester dans les premières places du classement. Guirassy par deux fois, Terrier et Laborde sont les buteurs bretons.
ds 0713
Rennes a bien fait le travail contre Troyes. Les hommes de Bruno Genesio se sont imposés 4-1 au Roazhon Park lors de la 25e journée pour rester dans les premières places de Ligue 1. Guirassy, auteur d’un doublé, Terrier et Laborde sont les buteurs bretons.
 
Guirassy décisif
Auteur d’une première demi-heure de haute volée, le Stade Rennais a logiquement fait plier les Troyens grâce à deux buts de Guirassy à l’affût sur un corner (14e) puis à la conclusion d’un splendide centre de Meling (20e). Deux réalisations qui vont faire du bien à l’avant-centre. Gallon, le portier troyen, a aussi été sollicité et s’est finalement contre le cours du jeu que les joueurs de l’Aube ont réduit l’écart à la suite d’un corner mal négocié par la défense bretonne (40e).
 
La seconde période a été bien plus poussive pour les Rouge et Noir, moins maître des événements même si Troyes ne s’est pas montré bien dangereux. La victoire a été actée en fin de rencontre et de quelle manière !
 
Terrier et Laborde se suivent
À l’issue d’une superbe action collective à une touche de balle, Martin Terrier a poussé dans les filets un centre à ras de terre de Meling, qui s’offrait par la même occasion sa deuxième passe décisive de la soirée.
 
Enfin, petit événement, Rennes a obtenu son premier penalty de la saison sur un accrochage de Salmier sur Aguerd. Laborde ne s’est pas fait prier pour transformer l’essai d’une subtile panenka. Le voilà à 12 buts en championnat, comme Terrier. Un bel après-midi sur les bords de la Vilaine.

Arrivé en provenance du Stade Rennais l’été dernier, Eduardo Camavinga avait parfaitement réussi ses débuts au Real Madrid. Mais depuis, le milieu de terrain n’est pas parvenu à confirmer. Et voit son statut de futur crack remis en cause.

ds 0712

Il faudra évidemment laisser du temps à Eduardo Camavinga. Mais après quelques mois passés dans la capitale espagnole, force est de constater que le milieu du Real Madrid ne répond pas encore aux attentes. Tout avait pourtant bien commencé après son arrivée l’été dernier. Pour ses débuts, l’ancien joueur du Stade Rennais s’était offert un but contre le Celta Vigo (5-2), ainsi qu’une passe décisive face à l’Inter Milan (1-0) en Ligue des Champions. La presse locale ne tardait pas à s’emballer sur celui qui avait été recruté pour 35 millions d’euros.

A ce moment, l’objectif était d’offrir à l’entraîneur Carlo Ancelotti une alternative pour faire souffler les cadres Casemiro, Luka Modric et Toni Kroos dans l’entrejeu. Mais Eduardo Camavinga n’a pas confirmé par la suite. Sa tendance à prendre des cartons jaunes et son incapacité à contrôler sa fougue ont incité le coach italien à diminuer son temps de jeu. La preuve, le Français n’a débuté que six matchs cette saison en Liga. Et même lorsque les milieux du Real Madrid étaient dominés par le Paris Saint-Germain (1-0) mardi en Ligue des Champions, le technicien n’a pas jugé nécessaire de faire entrer sa recrue estivale.

C’est dire à quel point Eduardo Camavinga a chuté dans la hiérarchie de Carlo Ancelotti, mais aussi dans le classement des 50 meilleurs jeunes (moins de 20 ans) établi par Four Four Two. En effet, l’international tricolore, septième l’année dernière, n’apparaît qu’en 13e position. Le magazine estime que le jeune talent de 19 ans a rejoint la Maison Blanche un peu trop tôt. Et pour le moment, il est difficile de contredire cette explication.

Frédéric Antonetti en est venu aux mains avec Sylvain Armand ce vendredi à la fin du match entre Lille et Metz. Le technicien Corse a été exclu et s'est emporté en conférence de presse d'après match.

ds 0711

Lille recevait le FC Metz ce vendredi à l'occasion de la 25ème journée de Ligue 1. Dans un match tendu, les deux équipes se sont séparées sur un score nul et vierge. En toute fin de match, des échauffourées ont eu lieu et une bagarre a éclaté. On joue la 95ème minute lorsque l'entraîneur messin, Frédéric Antonetti en vient aux mains avec le coordinateur sportif du LOSC, Sylvain Armand.

À la suite de cet incident, l'arbitre de la rencontre, Bastien Dechepy a exclu le coach du FC Metz. En conférence de presse d'après match, ce dernier est revenu sur la raison de l'échauffourée entre les deux hommes. « Est-ce que vous croyez que le président de Lille et son coordinateur sportif doivent être à deux mètres de moi dans la surface pour mettre la pression sur le quatrième arbitre ? » a-t-il déclaré.

"Je le sais, je ne suis pas aimé"
Par la suite, agacé de tous ces événements, l'entraîneur du FC Metz s'est emporté. « Quand on m'agresse je réponds. J'ai pris le rouge mais je ne me laisse pas faire sur un terrain. Je dois faire le beauf de service... Vous adorez les entraîneurs BCBG. En France, vous n'aimez que les BCBG. Vous n'aimez pas les mecs qui ont un peu de tempérament. Je le sais, je ne suis pas aimé... Ce n'est pas grave. » a-t-il conclu.

À la suite de cette réponse, furieux, Frédéric Antonetti a mis fin à la conférence de presse et a quitté la salle.

Pas de mauvaise surprise pour le Stade Rennais en Coupe Gambardella, qui accède aux quarts de finale.
ds 0710
Les joueurs de Laurent Viaud se sont qualifiés pour les quarts de finale en écartant ce dimanche les Franciliens de Paris 13, qui évoluent deux étages plus bas. Les Rennais se sont rapidement donné les moyens de passer un dimanche plutôt tranquille. Sur leur première occasion, Samaké, au point de penalty, efface son défenseur d’un contrôle orienté et termine du plat du pied (0-1, 5’).
 
Entame parfaite pour les Rennais qui ont ensuite fait tourner le ballon face à des Parisiens en manque de solutions collectives. Dans son but, Batola doit s’employer sur un tir à l’entrée de la surface (16’).
 
Doublé de Samaké
Dans la foulée, les Bretons se donnent un peu plus d’air. Nguangue déborde côté gauche et sert Samaké qui finit à bout portant (0-2, 22’). À la pause, la note aurait même pu être plus salée, si l’arbitre avait sifflé un plongeon non maîtrisé du gardien dans les pieds de Malouda (45’).
  
Au retour des vestiaires, le Stade Rennais tente de se mettre définitivement à l’abri mais Samaké bute sur le gardien et Malouda reprend, au dessus (50’). Les Rennais ont ensuite joué beaucoup sur la largeur jusqu’à l’inévitable baroud d’honneur des locaux devant 600 spectateurs. Sur un coup franc, Paris 13 est à deux doigts de la réduction du score après une faute non sifflée sur Batola (77’). Le gardien sort ensuite une parade réflexe décisive sur un tir de près, avant d’effectuer une manchette salutaire au-dessus de sa barre. Serein jusqu’au bout, à l’image de son équipe. « On est soulagé de passer après un match difficile surtout à la fin, appréciait l’entraîneur du Stade Rennais à l’issue de la rencontre. Maintenant, le but, c’est d’aller le plus loin possible. »
 
PARIS 13 (R2) - STADE RENNAIS (N) : 0-2 (0-2).
Spectateurs : 600.
Arbitre : M. Benkada.
BUTS. Samaké (5’, 22’).
AVERTISSEMENTS. Paris 13 : Longue Esombe (74’) ; Rennes : Samaké (29’).
PARIS 13. Rossi – Guemali, Moussa (cap.), Ardon, Michaeli – Rédouane (Nyong Mpondo, 66’), Marthe, Khelifi – Koné, Samassa (Longue Esombe, 46’), Ndong. Entraîneur : Théo Miozzo.
STADE RENNAIS. Batola – Tondeux, Bamba, Sylla, Nguangue – Matondo (Tutu, 63’), Do Marcolino – Malouda, Cissé – Le Bret, Samaké (cap.). Entraîneur : Laurent Viaud.

Grâce à un début de match tonitruant, Fougères a dominé les jeunes joueurs du Stade Rennais, ce samedi 19 février (4-3), pour mettre fin à une série de cinq matches sans victoire.
ds 0709
Comme quoi le travail d’analyse porte ses fruits. Pierre-Yves David ne dira pas le contraire. « On avait vu à la vidéo leur début de match contre Plouzané. Dès l’instant qu’ils sont dans la difficulté, ils ont tendance à réciter les choses sans mettre l’intensité mentale suffisante. On a joué là-dessus et on l’a fait de belle manière. » Avec trois buts en 35 minutes…
 
Face à des Rennais amorphes, les Fougerais ne pouvaient pas rêver meilleure entame. Martin (3’), Dupas (4’) puis Gueye (35’) mettaient les locaux sur orbite. Sauf que la réduction du score de Do Marcolino, juste avant la pause, redonnait de l’allant aux Rouge et Noir (3-1, 44’). « On a essayé de s’adapter en deuxième mi-temps avec l’idée d’aller jouer chez eux, expliquait l’entraîneur du Stade Rennais, Pierre-Emmanuel Bourdeau. Mes joueurs ont probablement exagéré du jeu long mais malgré tout on a réussi à revenir. Après, on a été fragile derrière. »
 
Sans doute faisait-il référence à l’expulsion de Bonet, provoquant le penalty transformé de Matondo (4-2, 78’). Le but en toute fin de partie de Dédé Lhomme ne changeait rien à la donne (4-3, 85’). Les Fougerais venaient de mettre fin à une spirale de cinq matches sans victoire. « L’équipe a répondu présente, même si, par moments, tout n’a pas été simple dans certains secteurs », saluait Pierre-Yves David.
 
FOUGÈRES – STADE RENNAIS B : 4-3 (3-1)​.
 
Arbitre : M. Guéguen.
 
BUTS. Fougères : Martin (3’), Dupas (4’), Gueye (35’), I. Matondo (78’sp) ; Rennes : Do Marcolino (44’), Gasnier (68’), Dédé Lhomme (85’).
 
EXPULSION. Rennes : Bonet (78’).
 
FOUGÈRES : Hamelin, Irène, Guéguen, Masson, Emmanuel – Dupas, Mézange – Athéba (Duclos, 79’), Gueye (Mardelé, 83’), I. Matondo (Abrahamian, 83’) – Martin.
 
STADE RENNAIS B : Bonet – Eyoum (Banzuzi, 65’), Dédé Lhomme, Françoise, Nzete – T. Matondo, Nugent (Hesry, 78’) – Diakhaby, Gasnier, Thomelier (Luzein, 62’) – Do Marcolino.

Frédéric Antonetti très en colère après le match LOSC vs FC Metz s'en est pris au dirigeants lillois et aux journalistes en conférence de presse :
ds 0770

"Est-ce que vous pensez que le président de Lille et son adjoint (coordinateur sportif Sylvain Armand ndlr) doivent venir dans ma zone technique? Sylvain Armand? Je l'ai repoussé et j'ai dit qu'ils n'avaient rien à faire là. Ils me parlent mal.

J'ai 60 ans, je n'ai pas envie qu'on me parle mal. Vous trouvez normal que le président de Lille... La surface, elle m'appartient à ce moment là! On va retenir... je sais ce qu'on va retenir, je suis un bon client.

Mais je m'en fous, je sais que j'ai raison.

Est-ce qu'ils doivent être dans ma surface à la 85e?"Ensuite le coach corse s'est pris le bec avec un journaliste :
"Pourquoi on met la pression? Ils n'ont rien à faire dans la surface. Vous voulez que je me laisse faire et qu'on perde le match sur un coup de pression?! Parce que c'est ça qu'il se passe! [...] Je ne cautionne pas mon comportement. Je dis que quand on m'agresse, je réponds. Si je vous mets une gifle, vous répondez ou non ?

Moi quand on m'agresse, je réponds! J'ai dit de nous laisser tranquille et finir le match!

Ils veulent gagner le match par force et ça arrive trop souvent. Et vous cautionnez ça, vous! Vous êtes complices!

Vous vous en prenez à moi. Vous parlez d'image du foot français mais quand il y a deux dirigeants qui viennent, vous ne dites rien?!

Cela fait 30 ans que je suis dans le football. Si j'étais ce que vous décrivez, je serais resté 30 ans et est-ce que tous les clubs où j'ai été m'auraient fait resigner?

Vous êtes très agressifs avec moi. Vous jetez tout de suite la faute sur moi... comment vous dites que c'est moi?!

Vous me dites que je me suis fait expulser trois fois mais vous les connaissez les expulsions? Vous n'êtes pas procureur hein!

Ne cherchez pas le scoop tout le temps! Pourquoi les dirigeants de Lille se sont énervés? Parce qu'ils n'y arrivent pas et mettent la pression pour avoir quelque chose et gagnez le match!

Et vous cautionnez ça! Vous trouvez que c'est normal?

Il y a une échauffourée derrière moi et je ne dois rien dire?

Je dois faire le beauf de service?

Vous aimez les BCBG, voilà ce que vous aimez comme entraîneurs. Mais je ne serai jamais un BCBG.

Moi quand on m'agresse, je réponds mais vous n'aimez que les BCBG en France, pas ceux qui ont du caractère. Je sais que je ne suis pas aimé, ce n'est pas grave."

Recherche

Calendrier

Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31

Partenaires

Articles

15 mars 2022

Connexion

Tipeee

Tipeee

S.G.S.B.

SGSB

Cantine de Mumbly

Cantine

Hébergé par

Reglyss.bzh

© 1996 - 2022 www.StadeRennais.Net
© 2022 Da'Squad - L'actu du Stade Rennais

Free Joomla templates by L.THEME