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Olivier Dall'Oglio, l'entraîneur du MHSC, veut s'appuyer sur la victoire à Lorient.Olivier Dall'Oglio, l'entraîneur du MHSC, veut s'appuyer sur la victoire à Lorient.

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Après la défaite du match aller (2-0), le coach montpelliérain aborde la réception des Bretons, vendredi à 21 h, à la Mosson avec un petit air de revanche.

Série de trois matchs compliqués, absence de joueurs majeurs ou retour de l’ancien Montpelliérain Gaëtan Laborde : Olivier Dall’Oglio affiche son ambition avant de recevoir Rennes vendredi (21 h) à la Mosson en ouverture de la 26e journée.

La victoire devant Lorient a-t-elle fait du bien à votre équipe ?

Le résultat face à Lille (0-1) nous a frustrés. On avait besoin de retrouver un peu de confiance, on avait besoin de se rassurer. Ce match âpre, tendu jusqu’au bout, nous permet peut-être de débuter une série. Il était important de prendre des points avant d’attaquer une grosse série face à des équipes qui jouent l’Europe.

Que devez-vous faire de mieux que lors de votre défaite face à Lille ?

On devra déjà contenir l’attaque de Rennes. Au match aller, on a été secoués. On a été aussi frustrés. À la suite de l’expulsion (Téji Savanier Ndlr), on n’a pas pu se défendre jusqu’au bout.

On aborde ce match avec un petit air de revanche. On veut montrer chez nous qu’avec les armes du moment, on peut réussir. On sera déterminés pour les recevoir. On aura une grosse envie de confirmer notre victoire à Lorient, on aura envie de marquer le coup.

"On a trois matchs face à trois équipes qui sont en forme"

La série de trois matchs face à Rennes, Nantes et Nice peut-elle conditionner la suite de la saison ?

Elle peut conditionner en effet la suite. On a eu cette discussion cette semaine avec les joueurs. On a trois matchs face à trois équipes qui sont en forme, qui jouent vraiment pour quelque chose et visent l’Europe. Cela peut nous donner un élan, comme cela peut nous freiner.

Si on veut avoir la chance d’accrocher ces équipes-là, on ne doit avoir aucune faille dans l’agressivité et la détermination. On ne peut pas passer à côté en termes d’état d’esprit, ni d’organisation. On a pas mal bossé à travers la vidéo et le terrain pour que l’on soit bien réglé, que l’on sache où on veut aller. Sinon, cela sera compliqué.

Depuis la trêve hivernale, votre équipe n’a-t-elle voulu faire mieux au risque de se disperser ?

Le piège est de vouloir faire plus que la simplicité. On peut perdre le fil quand on veut faire mieux. Quand on est jeune et fougueux, on peut avoir plus d’intentions, mais on n’est pas forcément plus efficaces.

On l’a déjà dit, on ne doit pas avoir trop de soucis d’effectif. On ne peut pas inventer l’expérience, les joueurs non plus. On doit faire preuve d’indulgence à ce niveau.

N’existe-t-il pas une frustration d’aborder ces matchs sans plusieurs titulaires ?

Je n’ai pas d’état d’âme, cela fait partie d’une saison. J’aurai préféré avoir tout le monde, mais on passe à autre chose et on travaille avec les joueurs en place. On avance, on optimise le temps pour gagner de l’expérience.

Avec les joueurs, on entretient un état d’esprit. On doit élever notre niveau mental, on doit mieux gérer certains moments difficiles de nos matchs. On reste assez efficace devant le but même si on a moins d’actions dangereuses.

Adaptation, efficacité : êtes-vous surpris par le rendement à Rennes de Gaëtan Laborde que vous allez retrouver face à vous vendredi ?

Je ne suis pas surpris par son rendement. On ne peut pas être surpris par un garçon qui a un tempérament de compétiteur, qui a envie de progresser à chaque entraînement, qui a une rage de gagner et affiche une réflexion dans son jeu.

Avec la maturité, avec les fréquents changements de club, cela n’a pas été un souci pour lui d’aller à Rennes. Il s’est adapté rapidement, il devient l’un des leaders d’un groupe plutôt jeune.

Quand on fait tout ça, que l'on a un gros mental, cela ne peut que marcher. C’est la marque du succès.

Laborde en équipe de France : "C'est pour lui raisonnable d'y penser"

Laborde peut-il envisager de joueur avec l’équipe de France ?

Quand on a un garçon qui marque comme ça, le sélectionneur s’y penche dessus. C’est pour lui raisonnable d’y penser, même s’il y a une forte concurrence. En équipe de France, cela tape haut avec des joueurs qui jouent dans de gros clubs.

Comme Rennes a pris une ampleur européenne, cela le met en meilleure position.

Libre en fin de saison, Yacine Brahimi devrait quitter Al-Rayyan cet été et les clubs se montrent déjà intéressés par l’ancien Rennais.

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Convoqué pour la CAN cet hiver avec l’Algérie, Yacine Brahimi sera en fin de contrat avec Al-Rayyan cet été. Et selon Foot Mercato, le joueur formé au Stade Rennais bénéficie déjà d’intérêts de plusieurs clubs dans différentes pays. Mais parmi eux, figure le Stade Rennais aurait pris contact avec le joueur des Fennecs tout comme Clermont et des clubs anglais. Auteur de 9 buts en 54 apparitions sous le maillot Rouge et Noir, le milieu de terrain réputé pour sa technique balle aux pieds serait donc dans le viseur des dirigeants rennais.

Le latéral gauche Birger Meling, de retour à un excellent niveau physique, s’impose comme le titulaire en puissance au poste, devant Adrien Truffert. Le Stade Rennais se déplace à Montpellier vendredi soir (21 h).

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Et si au poste de latéral gauche, Bruno Genesio avait enfin trouvé son patron inamovible ? Depuis le début de saison, au gré des états de forme de Birger Meling et Adrien Truffert, le technicien prônait l’alternance à ce poste. Une stratégie qui a permis à chaque joueur de se montrer, mais qui a étalé ses limites par moments, notamment en termes d’entente technique sur le côté gauche.

Gêné par une blessure en fin d’année 2021, Birger Meling est revenu depuis plusieurs semaines à un très bon niveau. « Il retrouve de la confiance et un meilleur état physique, relève Bruno Genesio. Il revient au niveau où on l’a connu en début de saison, que ce soit défensivement, où il équilibre l’équipe, ou offensivement surtout en deuxième mi-temps face à Troyes. »

Dans le large succès rennais dimanche dernier (4-1), l’international norvégien a distribué deux passes décisives. C’était un reproche qui lui était adressé depuis le début de saison : son manque d’apport offensif.

Déjà cinq passes décisives cette saison
En 90 minutes, il a montré toutes ses qualités dans ce secteur, juste après un match à Paris où il avait été brillant défensivement. Deux prestations de taulier. Au point d’avoir écrasé la concurrence ? « À l’instant T oui, en témoignent ses deux derniers matches », plaide Gaël Danic, ancien joueur et consultant pour France Bleu Armorique, qui a apprécié sa performance face à Troyes.

Il explique : « On connaît le défenseur qu’il est, là il nous a montré qu’offensivement il était doté d’une belle technique de passe. Sur les deux buts qu’il donne, il fait 70 % du boulot. Sur le premier, il a l’intelligence de ne pas contrôler. En trois secondes, il analyse la situation, prend l’information sur Guirassy devant le but. Beaucoup d’éléments montrent qu’il est doué. Le deuxième but, de Terrier, c’est exceptionnel. Sa passe paraît anodine quand il s’appuie sur Laborde, mais elle fixe le défenseur, qui s’attendait à autre chose. Ensuite, il fait un appel à haute intensité et met un ballon subtil. »

Ces deux offrandes portent son total sur la saison à cinq passes décisives (quatre en L1), ce qui est tout à fait honorable pour un latéral. C’est la deuxième fois de sa carrière, d’ailleurs, que Meling donne deux passes dans un même match, après la finale de Coupe de Norvège 2018, lorsqu’il évoluait à Rosenborg.

Considéré comme une bonne pioche par de nombreux observateurs (recruté pour 3 M€), Meling est en passe de répondre à toutes les attentes placées en lui. Dans l’ombre du joueur de 27 ans, Adrien Truffert peut continuer à se développer et apporter en cours de match à un poste de milieu gauche bien utile à son coach en l’absence de nombreux joueurs offensifs. « Ce qui fait la différence, c’est que Truffert est meilleur quand il rentre que quand il est titulaire, appuie Danic. Je préfère un Truffert remplaçant que titulaire. »

À l’instant T, c’est une solution gagnant-gagnant et cela permet de stabiliser un peu plus l’arrière-garde rennaise.

L’équipe de France U17 affrontait le Danemark ce mardi après-midi en match amical au CNF Clairefontaine (Yvelines). Grâce notamment à un gros match du Rennais Désiré Doué, les Bleuets se sont imposés sans trembler (3-0).

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L’équipe de France U17 affrontait le Danemark ce mardi après-midi en match amical, à Clairefontaine. L’occasion de découvrir des joueurs prometteurs, nés en 2005, à l’image du Rennais Mathys Tel, qui a déjà évolué à plusieurs reprises avec les professionnels, en Ligue 1 et en Ligue Europa Conférence. Les Bleuets se sont imposés sans trop de difficultés face aux Scandinaves (3-0). Les deux premières occasions ont pour été en faveur des Danois, qui ont pris à la gorge les Français dès l’engagement. Une première parade de Guillaume Restes après 30 secondes puis une opportunité énorme manquée par l’attaquant du Danemark ont fait office d’avertissements sans frais.

Sous l’impulsion d’un Mathys Tel intenable en première période, les Bleuets se sont réveillés. L’attaquant rennais a cependant manqué de réussite dans le dernier geste. Tout l’inverse de son coéquipier en club, Désiré Doué, qui a ouvert le score de la tête sur un corner très bien frappé par Axel Guéguin (1’0, 16’). L’expulsion du gardien danois, pour une grosse faute sur Tel (27’), a facilité la tâche des hommes de José Alcocer qui n’ont pas été inquiétés en dehors des deux alertes initiales.

Elyaz Zidane buteur
À noter la présence de plusieurs noms connus dans cette équipe de France U17 : Elyaz Zidane, fils de Zinédine, est titulaire au poste de latéral gauche tandis que Lisandru Olmeta, fils de Pascal, est le gardien remplaçant. Le Rennais Jeanuel Belocian , titulaire en défense centrale, est, lui, le frère de Wilhem Belocian, spécialiste du 110 m haies et plusieurs fois champion de France de la discipline. C’est d’ailleurs le benjamin de la fratrie Zidane qui a inscrit le but du break sur un nouveau corner de Guéguin (2-0, 56’) avant qu’Ayman Aiki ne parachève le succès bleu sur une offrance de Doué (3-0, 58’). Les deux équipes se retrouveront de nouveau vendredi pour une seconde rencontre amicale.

Le tirage au sort des quarts de finale de la Coupe Gambardella a vu le SM Caen et le Stade Rennais hériter des deux équipes régionales encore en lice, Lyon – La Duchère et Bobigny. Les deux clubs de l’Ouest pourraient se rencontrer en demi-finale, en cas de qualification.

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Les huit clubs encore en lice en Coupe Gambardella connaissent leur adversaire, pour les quarts de finale de la compétition. Si le tirage au sort a réservé deux duels entre équipes évoluant en U19 Nationaux, les deux équipes de R1 qualifiées recevront des formations de l’Ouest. Lyon – La Duchère, tombeur du Havre (2-0) en huitième, accueillera un nouveau club normand : le SM Caen, qui a écarté le Stade Brestois au tour précédent (0-3). De son côté, le Stade Rennais se déplacera sur la pelouse du FC 93 Bobigny BG.

Un derby de l’Ouest en demi-finale ?
En cas de qualification, les clubs de Rennes et Caen s’affronteraient en demi-finale, le tirage au sort ayant été effectué dans la foulée par le président de la FFF Noël Le Graët. Dans l’autre partie de tableau, Lyon et Strasbourg se feront face en quart de finale pour un choc entre deux prétendants au titre.

Le vainqueur de cette opposition retrouvera, en demi-finale, celui de la rencontre Troyes – Ajaccio. Les quarts de finale auront lieu le dimanche 13 mars, à 14 h 30.

L’ailier international de 18 ans, Loum Tchaouna a prolongé jusqu’en 2025.

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Après Andy Diouf la semaine dernière et Mathis Abline il y a quelques semaines, le Stade Rennais vient de prolonger Loum Tchaouna pour une saison supplémentaire, liant ainsi le jeune ailier de 18 ans et le club breton jusqu’en 2025.

Né à N’Djamena au Tchad le 8 septembre 2003, il a rejoint l’Académie Rouge et Noir en 2014 avant de signer en 2021 son premier contrat professionnel. « Je suis très content de cette prolongation, qui symbolise une vraie marque de confiance de la part du club. J’ai pu échanger avec le coach, je sais qu’il compte sur moi. Ce n’est que du plaisir au quotidien pour moi, je vais continuer de prouver chaque jour que je mérite ma place au sein de l’équipe », se réjouit le jeune joueur.

Plusieurs entrées en jeu
Depuis le début de la saison, Loum Tchaouna a fait neuf apparitions en pro, dont la dernière en date dimanche contre Troyes, démontrant son potentiel et sa capacité de percussion. L’international tricolore U19 s’est même mué en passeur décisif sur le terrain du Vitesse Arnhem en Europa Conference League (1-2) le 30 septembre dernier.

Avec cette prolongation, le Stade Rennais continue de faire confiance à sa formation et au travail de son Académie. « Cette prolongation s’inscrit dans la logique des choses après celles de Matthis Abline et d’Andy Diouf. La génération 2003 nous a rejoints il y a à peu près un an maintenant et démontre dès qu’elle le peut ses qualités, déclare Florian Maurice, le directeur sportif de Rennes. Loum est dans cette dynamique-là aujourd’hui : il compte plusieurs entrées en jeu, et une titularisation contre le Vitesse Arnhem. C’est une satisfaction pour nous de pouvoir compter sur ce style de joueur. C’est un garçon travailleur et à l’écoute, qui doit encore développer certains aspects de son jeu, mais possède déjà des qualités fortes pour le haut niveau. À lui de continuer de travailler et montrer ce dont il est capable. »

Tout le monde en France est désormais d'accord pour équiper les arbitres de micros pendant les matchs de Ligue 1.

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Ce n’est probablement pas le match houleux au niveau de l’arbitrage entre le PSG et Nantes qui a fait pencher la balance, mais la FFF a donné son accord de principe à la demande effectuée par Amazon Prime d’équiper les arbitres de Ligue 1 de micro. L’idée est bien évidemment d’humaniser l’arbitrage et de permettre au grand public de vivre plus intensément les matchs, avec une possibilité donc d’entendre les échanges que les arbitres peuvent avoir, entre, ou avec les joueurs et les entraineurs si besoin est. Equiper les arbitres de micro est depuis le rachat d’une grande partie des droits par Amazon, une volonté de la société américaine de faire évoluer le football en France, avec notamment l’exemple du rugby, où cet apport a permis de mettre beaucoup de calme et de mesure dans les relations entre les joueurs et les arbitres.

Il ne manque que l'accord de l'IFAB
Ce désir d’équiper les arbitres a été finalement accepté par la Direction Technique de l’Arbitrage, conscient qu’il y a beaucoup à faire pour son image, et donc la FFF tout récemment. Mais la partie n’est pas encore gagnée, car il faut l’accord de l’IFAB, l’instance mondiale qui gère les lois du jeu, et peut donc approuver ou pas cet ajout technique qui reste exceptionnel. Mais la Ligue 1 pourrait entrer dans un programme test, visant à expérimenter cette communication ouverte des arbitres avec les téléspectateurs, et l’occasion est donc belle pour l’instance internationale. La demande officielle est donc en cours, avec pour ambition de montrer que les arbitres prennent des décisions difficiles et peuvent également se faire comprendre en communiquant plus. Une innovation qui fait partie de la liste des choses qu’Amazon souhaite mettre en avant en Ligue 1, avant d’autres tentatives, comme celle de placer un micro tout proche des bancs de touche, pour entendre les consignes, voire vociférations, des entraineurs…

Ils rêvent de s'inscrire dans le sillage de Mbappé, Pedri, lauréats du Trophée Kopa. À même pas 20 ans, Ansu Fati ou encore Ryan Gravenberch piaffent aussi de bousculer la hiérarchie. Galerie de ces très jeunes ambitieux, déjà prêts à tout casser.
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Kamaldeen Sulemana, l'atout déroutant

19 ans, attaquant ghanéen, Rennes
Ça doit être la force des ambitieux. Ou des hommes pressés. Avec lui, tout va très vite. Débarqué à Rennes en échange de 15 millions d'euros l'été dernier, l'ailier ghanéen n'a eu besoin que de très peu de temps pour laisser sa carte de visite aux défenseurs de Ligue 1. Numéro 10 fièrement thermocollé dans le dos - qu'il a récupéré après le départ d'Eduardo Camavinga -, l'ancien pensionnaire de Nordsjælland (Danemark) confirme toutes les promesses placées en lui.

Dribbleur agile et technique à la conduite de balle aimantée, Kamaldeen Sulemana, qui fêtera ses 20 ans ce 15 février, a signé des débuts électriques dans l'Hexagone. Une première frappe enveloppée qui fait mouche pour son baptême face à Lens (1-1) le 8 août, un doublé tonitruant contre Clermont (6-0), le 22 septembre, et surtout une énergie débordante qui a posé bien des soucis à ses adversaires, Achraf Hakimi le premier.

Ronaldinho et Jay-Jay Okocha en modèles, le feu follet breton dribble comme il danse, raffolant des grands et des petits espaces. Ses stats attestent de son attirance et de son aptitude pour l'effacement. En dépit de sa parenthèse à la CAN, il compte presque autant de joueurs éliminés en Championnat (60, ex aequo avec Savanier) que Mbappé (64). En moyenne, il efface un joueur toutes les seize minutes, personne ne fait mieux en L1.

« C'est un très bon dribbleur, qui crée beaucoup d'incertitudes avec le ballon. Il t'oblige à rester concentré et attentif, atteste Alexander Djiku, défenseur de Strasbourg et coéquipier de Sulemana en sélection. Il me fait penser à Allan Saint-Maximin, avec qui j'ai joué (à Bastia). Il dégage une puissance et une rapidité rarement vues, tout en maniant parfaitement le ballon des deux pieds, en utilisant aussi beaucoup son jeu de corps. » La preuve que la vitesse ne s'accompagne pas toujours de précipitation.

 Ansu Fati, l'ultra complet

19 ans, attaquant espagnol, FC Barcelone
Les génies se reconnaissent entre eux. Le 25 août 2019, dans la foulée des débuts d'Ansu Fati sous le maillot blaugrana à seulement 16 ans, Lionel Messi avait posté une photo de lui en train d'enlacer le prodige. Une manière pour le septuple Ballon d'Or d'adouber son « successeur », qui, entre-temps, a récupéré son numéro 10, à la suite de son départ pour le PSG. Le jeune international espagnol (4 sélections, 1 but) né en Guinée-Bissau a depuis fait tomber de nombreux records, dont certains appartenaient à son illustre aîné.

Fer de lance de la « Dream Teen » barcelonaise, Fati se distingue par son extraordinaire polyvalence. « Cela fait cinquante ans que je bosse dans le foot, mais je n'avais jamais vu cette magie chez un joueur, s'extasie encore José Luis Pérez Mena, directeur de l'école de football Peloteros de Herrera, son club formateur en Andalousie. Ansu possède un répertoire très large. À l'époque, il dribblait, faisait des ciseaux, des sombreros, des feintes de frappe, alternait les touches de balle pied droit, pied gauche... Le tout en vitesse, sans jamais regarder le ballon. »

Depuis ses débuts avec le Barça sous la houlette d'Ernesto Valverde, l'inclassable attaquant a évolué à divers postes offensifs : sur les deux ailes, en faux ou en vrai 9, voire en piston, même si c'est en tant qu'ailier gauche qu'il se montre le plus à l'aise et le plus efficace (19 buts sur les 22 inscrits avec le Barça). Outre cette large palette, c'est son caractère imprévisible qui le rend particulièrement singulier.

« Il est arrivé d'Afrique avec cette joie de jouer, cette fraîcheur du jeu de rue, cette liberté, estime Albert Puig, ancien directeur de la Masia. C'est un talent pur, plein d'imagination, avec un jeu très direct, électrique. Tu le vois dans ses matches, il crée des choses différentes des autres. Son football n'est pas académique. » Et s'il fallait lui trouver un défaut ? « Il lui manque encore certains réflexes défensifs, juge José Luis Pérez Mena. Mais il apprendra. Il y a du Michael Laudrup, du Johan Cruyff chez lui. Il n'a que 19 ans et déjà tout d'un crack mondial. » Mais il aura besoin d'être épargné par les blessures qui le poursuivent depuis plus d'un an (ménisque, puis ischio-jambiers).

Ryan Gravenberch, l'agile talent

19 ans, milieu néerlandais, Ajax Amsterdam
Ryan Gravenberch joue un football de nuances délicates aux harmonies subtiles. La dernière fois qu'on a senti une telle bouffée de chaleur, c'était devant les premiers coups de show - plus tape-à-l'oeil sans aucun doute - de Paul Pogba à la Juventus. Les deux joueurs présentent certaines similitudes mais on aurait tort de comparer deux dessins qui ne doivent pas l'être. Car le jeune milieu de terrain de l'Ajax, qui a tapé un paquet de records de précocité du club amstellodamois, a son profil et son style, mêlant finesse et puissance, équilibre et agilité, éclat et relief.

« Dans ses orientations de corps, il a cette maîtrise, avec de la fluidité, analyse le scout Mickael Marques. Pour un joueur de sa stature (1,90 m), c'est plutôt rare. Généralement, ils sont plutôt rigides au niveau de la ceinture et ça peut les bloquer dos au jeu. Alors que lui, il peut ouvrir son corps et apporter de la vitesse sur sa sortie de balle pour ne pas casser le jeu. Il a cette souplesse qui apporte de la fluidité. » La facilité de l'international néerlandais (10 sélections) pour affronter et résoudre les problèmes est frappante.

« Dans un milieu qui est soumis à toujours plus d'intensité et de pression, c'est le joueur qui peut mettre le pied sur le ballon, être calme, mais aussi se défaire du marquage et ensuite profiter de l'espace qu'il a lui-même généré, précise Marques. Dans une position un peu statique, il va avoir le buste assez solide, car il a de la puissance pour résister. Et quand il est dos au jeu, ou de trois quarts, il arrive à utiliser la bonne partie de son corps pour faire écran et empêcher le marqueur d'attaquer.Ensuite, avec son jeu de jambes rapide et fluide, il peut faire un dribble qui va le soustraire du marquage, lui ouvrir l'espace pour porter la balle sur plusieurs mètres et faire la liaison avec l'attaque. Cette aptitude d'orientation sur sa première touche, elle se retrouve aussi en position plus avancée. Cela lui permet d'avoir une grande influence sur la construction et l'organisation. » Et sur l'Europe, bientôt ?

Adam Hlozek, la force des premiers pas

19 ans, attaquant tchèque, Sparta Prague
On n'apparaît pas en D1 à 16 ans par hasard. Adam Hlozek écume la Fortuna Liga, le Championnat tchèque, depuis maintenant quatre saisons et le Sparta Prague n'a pas trop à s'en plaindre (26 buts, 28 passes décisives en 81 matches). Il coche pas mal de cases de l'avant-centre moderne. Grand (1,86 m), rapide, habile, coordonné.

« Ce qui m'impressionne pour son jeune âge, c'est surtout la puissance dans ses jambes, le dynamisme de ses trois, quatre premiers pas avec le ballon et la qualité de ses appuis, pointe son compatriote tchèque Marcel Licka, entraîneur à Orenbourg, leader de la Deuxième Division russe. Bien sûr, il dispose également de qualités techniques. Il possède une bonne conduite de balle et n'est pas qu'un buteur, il sait donner la dernière passe, comme Karim Benzema, c'est un joueur d'équipe. »

Devenu international (12 sélections, 1 but), il trouve pourtant moins le chemin des filets et certains observateurs notent une légère stagnation. « À mon sens, il souffre du fait que ses entraîneurs ne l'ont pas fixé à un poste, poursuit Licka. Il a beaucoup voyagé dans la ligne d'attaque, à gauche ou à droite, où il risque d'être "caché". C'est un joueur qui a besoin d'espaces pour être dangereux. Il devrait davantage jouer dans l'axe, dans une position de numéro 9 ou 9 et demi, comme Youri Djorkaeff à l'époque. »

Grand espoir du football tchèque, Adam Hlozek suscite l'intérêt de formations de Premier League et de Bundesliga. Le Borussia Dortmund, pour l'après-Haaland, et le Bayern Munich, pour l'après-Lewandowski, le surveillent attentivement. Il faudra débourser entre 20 et 30 millions d'euros pour attirer ce talent en gestation.

Florian Wirtz, le « Wirtzuose »

18 ans, milieu offensif allemand, Bayer Leverkusen
Peter Bosz n'a pas hésité à le lancer comme titulaire, le 18 mai 2020, deux semaines après son dix-septième anniversaire, deux mois après une pause du Championnat due au coronavirus. Cela faisait à peine trois mois que Leverkusen l'avait chipé chez les moins de 17 ans à Cologne. Depuis, le milieu offensif n'a plus quitté le onze du Bayer, enchaînant 18 buts et 20 passes en 72 matches. Il a remporté l'Euro Espoirs et même intégré la Mannschaft (4 sélections, 2 passes décisives).

« Il a une progression fulgurante, détaille Karim Matmour, ancien international algérien, aujourd'hui recruteur en France pour Leverkusen. Et il ne fait que continuer de progresser. Il y en a très peu sur cette planète qui ont sa maturité et sa régularité à son âge. Chez nous, on peut forcément le comparer à Kai Havertz (transféré pour près de 100 millions d'euros à Chelsea en 2020 et unique buteur de la dernière finale de C1). »

« Je pense qu'il est encore plus fort, avec plus de personnalité, s'enthousiasme Patrick Guillou, qui commente la Bundesliga pour beIN Sports. Il est en avance sur les temps de passage de joueurs comme Ricken, Götze, Matthäus, Thon. Il a marqué son premier but contre le Bayern (devenant à 17 ans et 34 jours, le plus jeune buteur de la Bundesliga), ça veut dire beaucoup. » Déjà utilisé côté droit, gauche, en soutien de l'attaquant, en 9 et demi, et même à la récupération, Wirtz impressionne par sa vitesse d'exécution et son intelligence situationnelle dans les petits périmètres.

« Dans un poste avancé, sa vitesse de pied est énorme, poursuit Guillou. Il joue avec une insouciance telle qu'on le croirait dans une cour d'école. Et il a une énorme faculté : sur son premier contrôle, systématiquement, il va vers le but adverse. » Perfectionniste, doté d'un fort caractère, il n'hésite pas à prendre la parole dans le vestiaire. Il ne devrait pas changer d'air une année de Coupe du monde.

« Il a le temps pour rejoindre un très grand club. Rendez-vous compte, pour l'Euro 2024 en Allemagne, il n'aura que 21 ans, ajoute l'ancien défenseur du Fribourg FC et de Bochum. Je suis incapable de vous dire quel est son plafond de verre. Mais, s'il fait les bons choix, pour moi, c'est un prétendant au Ballon d'Or, au même titre que Haaland ou Mbappé. Il fait partie de cette catégorie. »

Arsène Zakharian, le facteur risques

18 ans, milieu russe et arménien, Dynamo Moscou
Comme son nom le laisse supposer, Arsène Noraïrovitch Zakharian possède des origines arméniennes. Cela explique, en partie, l'empressement des dirigeants russes à lui avoir fait revêtir le maillot de la Sbornaya. Fin mars 2021, à seulement 17 ans, il disputait l'Euro Espoirs. Face à des adversaires parfois plus vieux de cinq ans, le milieu du Dynamo Moscou, doublement surclassé, marquait dès sa première apparition et devenait le plus jeune buteur de l'histoire de la compétition. Pré-convoqué dans la foulée pour l'Euro des « grands », il s'apprêtait encore à sauter une étape. Mais une angine bactérienne sévère contractée à l'aube de ses 18 ans le privait du grand rendez-vous continental.

Zakharian, dont les parents avaient fui l'Arménie pendant la guerre du Haut-Karabagh du début des années 1990, a finalement honoré sa première sélection le 1er septembre contre la Croatie (0-0) , en battant évidemment un nouveau record de précocité (plus jeune joueur de champ russe). « Sa technique en mouvement et sa rapidité de décision sont impressionnantes, juge un ancien membre du Dynamo Moscou. Il a une bonne vision du jeu, du flair, du calme, de l'aisance dans ses dribbles et n'a pas peur de tenter certaines passes osées, vers l'avant, ce qui est rare à son âge. »

Comme le gamin de Samara dispose aussi d'une bonne frappe de balle et du volume physique pour presser, il n'a pas tardé à débuter en Première Ligue russe, en novembre 2020, et à s'offrir d'impressionnantes statistiques (11 passes décisives et 7 buts en 30 matches dans l'élite). Zakharian a façonné cette faculté à prendre des risques payants au Krylia Sovetov, où il a été formé (2008-2016) avant d'effectuer une pige à l'académie Youri Konopliov, à Togliatti, un peu plus au nord, sur la même rive de la Volga.

« Pour moi, même s'il peut jouer un peu partout, c'est davantage un joueur de côté, excellent dans le un contre un, estime un entraîneur local. Une fois qu'il a contrôlé le ballon, il n'hésite pas à provoquer et à utiliser ses capacités techniques, lancé à pleine vitesse. Il peut utiliser les deux pieds, recherche la finition ou un appui en une-deux pour entrer dans les seize mètres. » Les inspirations du numéro 47 font merveille au sein d'une formation du Dynamo joueuse, surprenante deuxième du Championnat. Zakharian s'y voit rester jusqu'à l'été mais, ensuite, il pourrait bien créer du danger ailleurs, puisque son talent de perforation intéresse les plus grands clubs, dont le Real Madrid.

Jude Bellingham, la tête la première

18 ans, milieu anglais, Borussia Dortmund
Le geste dit tout de son talent. Quelques jours après son transfert au Borussia Dortmund, Jude Bellingham apprend que Birmingham City retire le 22, son numéro de maillot. À l'époque, le garçon n'a que 17 ans et une seule saison chez les pros. « Jude est devenu une figure iconique des Blues, expliquait le club dans un communiqué. Il a démontré comment réussir à force de talent, de travail et de détermination. » Le déménagement à Dortmund n'a rien changé à la trajectoire. Malgré les doutes extérieurs.

« Je pensais que ça allait être dur pour lui, se souvient son entraîneur de l'époque, Lucien Favre. Il était très jeune, arrivait dans un nouveau pays, un nouveau Championnat, il allait découvrir un nouveau football et devait venir sans son papa, resté en Angleterre. Mais, au bout de deux mois, il était déjà meilleur que les autres. C'était impossible de jouer sans lui. » Le garçon capte tout, tout de suite, intègre les consignes du coach et les exigences du football allemand avec une rare facilité. Une assimilation express peu commune.

« Il était capable de marquer, de défendre, de courir sans arrêt, poursuit Lucien Favre. Il faisait des choses qui sortaient de l'ordinaire et comprenait tout, très vite. » Grâce à un QI foot supérieur à la moyenne. Élégant, fluide, technique, aussi fort avec que sans le ballon, l'international anglais mange football tous les jours - « je suis obsédé par ce sport » - et impressionne vite son monde. Pep Guardiola notamment : « Je n'arrive pas à croire son âge. Peut-être que c'est un menteur. »

Son coéquipier Mats Hummels : « Je pense avoir déjà dit vingt-cinq fois à Jude que je l'aime. C'est le jeune de 18 ans le plus mature et le plus sérieux que j'aie jamais vu. » L'Anglais aime enchaîner les heures de boulot supplémentaires pour améliorer une palette qui lui permet de jouer à tous les postes du milieu du terrain. « Il sent le football comme peu de gens, conclut Lucien Favre. Ça va être un sacré bon joueur. » Rectification : il l'est déjà. 

La commission de discipline de la LFP ne devrait pas ouvrir d'instruction concernant l'entraîneur messin. Ce dernier pourrait écoper d'environ six matches de suspension ferme pour la bousculade qu'il a provoquée à Lille.
ds 0720

Après la sérieuse bousculade provoquée par Frédéric Antonetti, le coach des Grenats (expulsé vendredi soir par l’arbitre de Lille-Metz), la commission de discipline de la Ligue, qui se réunit ce mercredi, va se saisir de l’affaire. Mais elle ne devrait pas mettre en instruction le dossier, ce qui n’est pas obligatoire dans les règlements. Elle doit le faire si les faits reprochés concernent un officiel ou si elle n’a pas les éléments matériels pour juger. Là, les faits reprochés à l’entraîneur messin sont matérialisés par les images, ce qui ne doit pas rendre nécessaire une instruction.

Dans les textes disciplinaires, suivant la qualification finalement retenue, Antonetti risque entre deux matches et quatre mois de suspension. Mais au vu des faits, il pourrait écoper d’environ six matches ferme de suspension, plus sans doute quelques-uns avec sursis. Sylvain Armand, le coordinateur sportif de Lille, bousculé par Antonetti, qui lui reprochait de mettre la pression sur le quatrième arbitre et d’être dans sa zone technique, sera lui aussi auditionné.

Serhou Guirassy a marqué un doublé contre Troyes (4-1). Numéro 3 dans la hiérarchie de Bruno Genesio, l’attaquant a su saisir sa chance. Jusqu’à bousculer les certitudes de son coach ?
ds 0719

Sehrou Guirassy n’est pas passé à côté. Titulaire pour la première fois en L1 depuis le 19 septembre et la défaite à Marseille (0-2), l'ex-Amiénois s’est offert son deuxième doublé en 2022, après celui, en toute fin de match, contre Bordeaux (6-0) le 16 janvier. Efficace, avec deux buts rapides (14’, 20’), Guirassy ouvre-t-il un peu de concurrence dans le duo offensif ou demeure-t-il une troisième voie ?

« C’est bien pour l’entraîneur de savoir qu’on a plusieurs solutions, plusieurs joueurs qui peuvent être performants. Parler de son réveil, c’est méchant… Il y a de la concurrence, il y a des joueurs offensifs très performants, c’est difficile de faire sa place. C’est surtout intéressant de voir qu’on peut compter sur tout le monde, quand on a neuf joueurs absents sur blessure », lance Bruno Genesio, qui sait que son attaquant aux 23 entrées en jeu en 33 matchs aurait pu lâcher. « Je ne dirai pas qu’il a fallu le rattraper, mais celui qui ne joue pas est forcément frustré, déçu. Il en a certainement souffert. Mais on a gardé le contact tout le temps. Il a fait preuve d’un très bon état d’esprit, ne s’est jamais plaint publiquement et il a fait tout ce qu’il pouvait pour être prêt au moment où il allait être appelé », loue encore le coach.

Laborde et Terrier gardent une longueur d’avance
Avec cinq buts en Ligue 1 et trois en Ligue Europa Conférence, Guirassy court encore après le duo Laborde-Terrier, auteurs l’un et l’autre de leur douzième but en L1 face aux Troyens. Dans ce 4-4-2, son entente avec Laborde n’est pas à la hauteur de celle de l’ex-Montpelliérain avec Terrier, placé dimanche au coup d’envoi à gauche, mais souvent, finalement, disponible en faux 10. Les duettistes habituels de Genesio conservent évidemment une jolie longueur d’avance. Mais Guirassy peut être une arme de plus dans un sprint final où Rennes devra cartonner.

Malgré son doublé, l’attaquant n’a pas souhaité s’exprimer devant les médias. Il préfère, sans doute, se concentrer sur les échéances à venir. Pour confirmer son retour en force, même quand il sortira du banc.

Le géant du luxe Kering, détenu par François-Henri Pinault, fils du propriétaire du Stade Rennais, enregistre un bénéfice net de 3,2 milliards d’euros en 2021, dépassant ses résultats d’avant la pandémie.

ds 0718

"D’excellentes performances en 2021." Tout va bien pour le géant du luxe Kering.

Dans un communiqué, ce jeudi 17 février, le groupe de François-Henri Pinault, fils du propriétaire du Stade Rennais François Pinault, fait état de 17,6 milliards d’euros de ventes et d’un bénéfice net à 3,2 milliards d’euros en 2021, dépassant ses résultats d’avant la pandémie et allant-au-delà des perspectives de croissance attendues.

Kering, qui détient notamment les marques Gucci, Yves Saint Laurent, Balenciaga et Bottega Veneta, se dit « confiant dans la poursuite de cette dynamique en 2022 et au-delà », selon son PDG François-Henri Pinault.

Gucci réalise plus de la moitié du chiffre d’affaires du groupe

Cette forte croissance des ventes de Kering au quatrième trimestre est en grande partie due au rebond de sa marque phare Gucci, qui réalise à elle seule plus de la moitié du chiffre d’affaires du groupe.

Le poids de Gucci au sein de Kering a alimenté les spéculations selon lesquelles le groupe envisagerait une acquisition majeure pour transformer son portefeuille, d’autant que son grand rival LVMH a mis la main l’an dernier sur le joaillier américain Tiffany pour 15,8 milliards de dollars.

« Il est certain que des acquisitions pourraient avoir un sens dans un avenir proche pour le groupe », a opiné ce jeudi François-Henri Pinault lors d’une conférence avec des analystes, l’indication la plus forte à ce jour d’une possible opération de fusions-acquisitions pour Kering.

La sortie du film « House of Gucci » a accru l’exposition de la marque

Après avoir réduit ses dépenses publicitaires et autres en 2020 face à l’émergence de la pandémie, Kering a relancé ses investissements marketing pour doper la croissance des ventes de Gucci, une stratégie qui a particulièrement porté ses fruits en fin d’année dernière avec le lancement de la nouvelle collection Aria.

La sortie en novembre du film « House of Gucci » du réalisateur américain Ridley Scott, qui relate un pan mouvementé de l’histoire de la famille fondatrice de la maison de couture, a aussi accru l’exposition de la marque.

Les autres maisons de couture de Kering ont aussi connu de belles performances, Yves Saint Laurent ayant notamment enregistré une croissance organique de 47 % au quatrième trimestre.

Lors d’une conférence avec des journalistes, le directeur financier Jean-Marc Duplaix a indiqué que Gucci, qui a augmenté ses prix en 2020 et en 2021, continuerait à le faire de façon ciblée cette année. Il a assuré que le groupe restait confiant dans sa capacité à améliorer sa rentabilité en dépit de la hausse des coûts des matières premières et du transport.

Après avoir lâché un précieux point dans les ultimes secondes au Parc des Princes, les Rennais n’avaient d’autre alternative que de s’imposer, peu importe la manière, face au promu troyen. Après avoir pris le tonnerre à Brest, les hommes de Bruno Irles n’ont pas plus apprécié la Bretagne ce dimanche au détour du Roazhon Park.

ds 0717

Privé de nombreux joueurs (Doku, Tait, Sulemana, Martin, Salin, Assignon, Badé) et avec un banc de touche classe biberon où Adrien Truffert était le joueur le plus âgé, le Stade Rennais n’a pas fait de détails même s’il fut moins convaincant dans le contenu autour de l’heure de jeu. Avant, les Bretons s’étaient distingués, notamment lors d’une première demi-heure totalement maîtrisée. Un doublé de Serhou Guirassy (14′ et 20′), d’abord en roublard sur un corner mal repoussé par Gauthier Gallon, le gardien troyen, puis aérien, pour reprendre de la tête un centre génial, de volée, de Birger Meling. Rapidement devant avec deux buts d’avance, les Rennais maîtrisent et Baptiste Santamaria frôle le troisième but mais voit sa tentative repoussée par le portier aubois. Contre toute attente, les Rennais se font surprendre sur un corner troyen, où Ugbo marque, seul au second poteau, face à Alfred Gomis, peu décisif sur le coup (mt, 2-1).

Après le repos, le rythme n’est pas vraiment le même. Rennes se créer deux belles occasions, par Hamari Traoré puis Martin Terrier, mais butte sur Gallon. Le chef d’œuvre arrive un peu plus tard, avec une merveille de troisième but, collectif et parfaitement abouti. Lovro Majer décale très intelligemment Birger Meling, brillant dimanche, qui sollicite Gaëtan Laborde pour le une deux à gauche de la surface. Une-deux parfait et centre en retrait parfait du Norvégien pour Martin Terrier, parfaitement placé. Le break est fait, définitif, et validé dans les dernières minutes par Gaëtan Laborde qui transforme d’une Panenka parfaitement exécutée le premier pénalty de la saison rennaise, consécutive à une grosse faute sur Nayef Aguerd.

Avec cette nouvelle effusion de buts, le Roazhon Park respire et le Stade Rennais reprend son strapontin dans le top 5, plus que jamais prisé avec les résultats du jour. Le rendez-vous de vendredi, à Montpellier, autre équipe pouvant ambitionner l’Europe, sera capital avant la réception d’Angers puis un déplacement très excitant à Lyon. Le programme est costaud, mais aussi passionnant et ce Stade Rennais-là, capable de s’imposer 4-1 sans forcer, devra l’aborder avec détermination, réalisme et si possible, toutes ses forces vives, qui ne seront pas de trop pour rattraper les points perdus en décembre et janvier. Le sprint est définitivement lancé !

Le Stade Rennais blinde l’un de ses milieux de terrain.

ds 0716

Ce vendredi, le club breton a annoncé la prolongation d’Andy Diouf. Le joueur de 18 ans, issu du centre de formation du SRFC, a rempilé pour une année supplémentaire et se retrouve désormais lié jusqu’en juin 2025 avec le club entraîné par Bruno Genesio. Cette saison, le numéro 19 rennais a pris part à quatre matchs toutes compétitions confondues, pour trois rencontres de Ligue 1. « Je suis heureux de prolonger mon contrat. Cela prouve que le club mise sur les jeunes, ça donne un peu plus de confiance. Ça montre à tout le monde que quand on travaille, on peut se faire une place au club », a réagi le natif de Neuilly-sur-Seine dans un communiqué.

C’est un bon match avec des buts et du jeu. On a eu notre petit temps faible habituel que l’on a su passer sans encombre. Je suis plutôt satisfait même si je regrette que l’on ait encaissé un but, sur leur seul tir cadré. C’est une bonne performance, agréable à voir je pense. C’est important car on a un public nombreux et fervent. C’est important de leur donner des émotions comme on l’a fait cet après-midi.

ds 0715

En début de seconde, on a un peu trop reculé. On a perdu des ballons dans les ressorties. Je cherche la petite bête mais le match aurait dû être réglé avant la mi-temps. Malgré tout, on marque encore quatre buts, des buts construits. On se créé beaucoup d’occasions avec du mouvement, des permutations, des actions à une touche et des dédoublements. Il y a eu beaucoup de choses intéressantes dans notre jeu.

C’est bien pour Serhou. J’ai beaucoup aimé son premier car c’est un vrai but d’avant-centre. Il est sur le deuxième ballon et il met la bonne agressivité. Il s’était bien entraîné toute la semaine. Il a été récompensé et il n’a pas lâché. C’est bien pour sa confiance, pour l’équipe et pour l’entraîneur de savoir qu’il y a plusieurs solutions. Gaëtan Laborde et Martin Terrier ont marqué, c’est bon pour la confiance aussi. C’est intéressant de voir que l’on peut compter sur tout le monde. Ça laisse pas mal d’espoirs pour la fin de la saison car on va entrer dans une période où l’on joue tous les trois jours.

On marque plus de beaux buts que de buts de raccroc. Ce sont des séquences que l’on répète à l’entraînement. Pour un entraîneur, c’est agréable de voir son équipe marquer un but (le troisième) aussi collectif avec une finition parfaite.

Birger retrouve lui aussi de la confiance et un état physique meilleur. Il a eu un petit passage à vide avec sa blessure et l’élimination de la Suède en phase de qualification à la Coupe du Monde qui l’a beaucoup marqué. Il revient au niveau que l’on a connu en début de saison, que ce soit défensivement, où il est bien structuré pour équilibrer l’équipe, et par son apport offensif en seconde période surtout où il a été entreprenant.

Une semaine après sa défaite face au PSG (1-0) sur la plus petite des marges, le Stade Rennais a dominé Troyes (4-1). Découvrez les notes du match du SRFC.

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Le SRFC s'offre le promu troyen à domicile

Les joueurs de Bruno Genesio accueillaient l'ESTAC ce dimanche après-midi au Roazhon Park face à 22 967 spectateurs. Et le moins que l'on puisse dire c'est que le Stade Rennais n'a fait qu'une bouchée de l'équipe de Bruno Irles, poussé à la "démission" par les quelques supporters ayant fait le déplacement.

Dominateur lors de la première période, avec une présence à 80 % dans la zone de l'ESTAC, le SRFC prend les devants dès les vingt premières minutes avec un doublé signé Serhou Guirassy, pour son retour dans la compétition en tant que titulaire. En deuxième période, Troyes profite du manque d'efficacité des Rouge et Noir, s'offrant plus d'occasions devant les cages d'Alfred Gomis.

Le Stade Rennais conforte sa place dans le top 5

Une neuvième victoire à domicile qui permet au Stade Rennais de s'emparer de la 5e place en Ligue 1 et d'enfoncer un peu plus Troyes. (17e). " Mes joueurs n'ont pas failli mentalement. On s'attendait à une équipe du Stade Rennais diminuée, mais il y avait onze titulaires sur le terrain et ils nous ont fait mal. J'y ai cru en deuxième période. On encaisse trois coup de pied arrêtés, c'est dommage. On doit gagner plus de duels sur le terrain ", a expliqué Bruno Irles, le coach de l'ESTAC, en conférence de presse d'après-match.

De son côté, le coach du SRFC, Bruno Genesio, se réjouit de la victoire de son équipe, malgré neuf absences pour cause de blessure. " On a réussi à passer sans encombre notre petit temps faible habituel en début de seconde période. Je regrette qu'on ait encaissé un but sur la seule occasion de but. " Sans oublier le grand retour de Serhou Guirassy qui fait plaisir à l'entraîneur. " Il met plus d'agressivité, il a été récompensé de son travail cette semaine. C'est bien pour sa confiance. On voit que l'on peut compter sur tout le monde. Cela laisse beaucoup d'espoir pour la fin de saison. "

Les notes du match SRFC-ESTAC :
Gomis 6 : Le portier rennais a été peu inquiété au cours des 90 minutes, réussissant son retour à la compétition après deux mois d'absence et sa victoire à la CAN avec le Sénégal.

Traoré 8 : Très belle prestation du capitaine Rouge et Noir, très présent dans le bloc offensif et défensif. Bon pressing tout au long du match. Il est impliqué dans l'ouverture du score de Guirassy (14').

Omari 5 : Un manque d'application parfois et qui a peut-être fait défaut et enclenché le but troyen, l'une des seules occasions de l'ESTAC devant le but rennais.

Aguerd 6 : Belle couverture défensive de l'international marocain. Dangereux et a empêché les adversaires de prendre les devants.

Meling 7 : Le latéral norvégien prouve qu'il retrouve sa place de titulaire. Il reprend confiance en lui et regagne son niveau du début de saison. Il a notamment apporté défensivement en deuxième période.

Bourigeaud 6 : Bon match de Benjamin Bourigeaud, qui s'est offert quelques passes décisives.

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15 mars 2022

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