Le Stade Rennais joue en partie son avenir européen ce soir à Krasnodar en Russie. Le vainqueur de la rencontre se qualifiera pour les 1/16e de finale d'Europa League. En cas de nul, tout se jouera à la dernière journée. Le président rennais Nicolas Holveck durcit son discours pour ce match capital.
ds 0292Dans une passe difficile avec une seule victoire sur les 11 derniers matchs, le Stade Rennais se déplace à Krasnodar ce mercredi soir (18h55) pour la 5e journée de la phase de groupes de la Ligue des Champions. A la lutte pour la 3e place, les deux clubs peuvent assurer une qualification en 1/16e de finale d'Europa League en cas de victoire ce soir. Nicolas Holveck était l'invité de France Bleu Armorique ce matin avant cette rencontre capitale.

France Bleu Armorique : Vous êtes dans quel état d'esprit à quelques heures de cette rencontre face à Krasnodar ?
Nicolas Holveck : L'état d'esprit d'avoir une finale à jouer ce soir, c'est vraiment notre match couperet pour poursuivre l'aventure européenne au printemps donc il y a une très grande motivation de la part du groupe et tout le staff. Tout le monde connaît l'enjeu de ce soir, les joueurs sont bien évidemment extrêmement motivés. je suis convaincu que ce soir, on va voir une grande équipe de Rennes.

France Bleu Armorique : En conférence de presse Hamari Traoré disait que la 4e place ne serait pas un échec, Julien Stéphan expliquait que le match nul ne serait pas rédhibitoire... Vous êtes en Russie pour gagner coûte que coûte ?
Nicolas Holveck : Ce soir c'est une finale, et une finale ça se gagne ! Donc oui, on est là pour gagner.

France Bleu Armorique : Le Stade Rennais est dans une mauvaise passe au niveau des résultats, comment vous expliquer que le club soit dans le dur en ce moment ?
Nicolas Holveck : Après un début de championnat presque parfait, on a peut-être cru que ça allait être simple, puisque ces matchs on les dominait assez facilement. Maintenant aujourd'hui on est forcés de constater qu'on ne fait pas suffisamment puisque les résultats ne sont pas là. On a une seule victoire sur la période récente. il y a beaucoup de frustration aussi, parce qu'à chaque match on a énormément d'occasions, on en subit peu, on ne parvient pas à marquer par contre on prend un but à chaque fois. Cela prouve que malgré tout le jeu est là, mais on doit être plus efficaces dans les deux surfaces, derrière et devant. C'est ce sur quoi Julien Stéphan et son staff travaillent énormément au quotidien, les joueurs sont tout à fait conscients de ça aussi. Maintenant il faut mettre des actes sur le terrain, et avoir cet engagement supplémentaire qui fera pencher la balance de notre côté.

France Bleu Armorique : Est-ce qu'il y a un début de crise à Rennes ?
Nicolas Holveck : Non, absolument pas, il n'y a pas de début de crise. Il y a un début de crise quand les joueurs ne font pas les efforts, quand on ne voit pas sur le terrain ce que le coach a demandé. Aujourd'hui il y a beaucoup d'éléments contraires, on joue énormément de matchs aussi. C'est une saison incroyable, jamais une saison n'a été aussi dense. En plus on a pas mal d'internationaux qui jouent trois matchs pendant les trêves au lieu de deux habituellement. Donc c'est à nous de nous adapter à tout ça. Ce n'est certainement pas la crise, on prend énormément d'expérience en ce moment. Maintenant il faut retrouver un cercle vertueux et gagner des matchs.

France Bleu Armorique : Pas de crise, mais on imagine que vous avez un peu de pression de la part de l'actionnaire ?
Nicolas Holveck : Bien sûr, on est là pour avoir des résultats, et on est aujourd'hui un club européen donc on se doit d'avoir des résultats. la pression fait partie du jeu, c'est ce qui nous amène à être meilleurs aussi donc effectivement on a cette pression du résultat pour retrouver la victoire. Ca doit commencer ce soir, et je pense qu'un bon résultat enclenchera un nouveau cycle, c'est pour ça que ce match est si important, et pas que pour la coupe d'Europe.

France Bleu Armorique : Si Rennes terminait quatrième de son groupe de Ligue des Champions et donc pas qualifié pour la Ligue Europa, ce serait un échec pour vous ?
Nicolas Holveck : Ce serait une désillusion plus qu'un échec, puisque vous savez que Krasnodar est un habitué de la Ligue Europa, ils ont fait des 1/16e et des 1/8e de finale ces dernières années : on ne joue pas contre n'importe qui non plus. il faut en être bien conscient. On devait performer énormément pour se sortir de ce groupe. ce serait une désillusion plus qu'un échec, mais je suis convaincu que ce soir on va voir un grand Rennes, et que demain on sera tous focalisés sur le printemps et les matchs européens qui nous attendront à ce moment là.

France Bleu Armorique : Le fait de jouer à nouveau devant du public ce soir à Krasnodar, est-ce un avantage ou un inconvénient ?
Nicolas Holveck : Ce sera surtout un avantage pour Krasnodar puisque ce sera son public. Maintenant, je pense que pour les joueurs retrouver l'ambiance d'un match, retrouver le vrai football, ce sera aussi un plus pour nous j'en suis convaincu.

France Bleu Armorique : Le retour des supporters au Roazhon Park, c'est pour quand ? Plutôt mi-décembre ou il va falloir attendre le mois de janvier ?
Nicolas Holveck : La LFP est en train d'effectuer un travail auprès du gouvernement pour les convaincre de faire revenir du public à partir du 15 décembre. Moi je suis persuadé qu'on est tous préparés dans les clubs professionnels à recevoir du public dans des conditions optimales. On l'a montré avant la fin du précédent déconfinement. je ne pense pas qu'un cluster se soit déclaré après un match de football dans un stade, donc j'espère qu'on pourra redonner la possibilité à nos supporters de venir au stade, je pense que tout le monde en a besoin après un second confinement. les clubs se chargeront d'assurer la sécurité la plus optimale pour que les gens qui viennent au stade ne prennent aucun risque.

Eliminé de la Ligue des Champions, mais toujours en course pour les 16es de finale de la Ligue Europa, le Stade Rennais veut croire en sa bonne étoile. Bien qu’il soit empêtré dans une sale série depuis début octobre…
ds 0291"Je suis convaincu que les joueurs seront dans une détermination totale, seront investis d’une mission". L’entraîneur Julien Stephan ne sacralise pas le voyage en Russie, à Krasnodar, mais il a choisi d’user de termes forts mardi matin. Son groupe, empêtré dans une série de onze matchs marquée d’une seule victoire (contre Brest 2-1 le 31 octobre), doit retrouver le goût de la gagne.
Dans un "match qui peut être décisif, mais qui ne le sera pas forcément : un nul laisserait tout en jeu pour la dernière journée", Rennes jouera quand même avec une petite boule au ventre, avec l’épée de Damocles d’une sortie sans gloire de toute aventure européenne. Quoi qu’en disent le coach et son latéral droit, Hamari Traoré, venu en point-presse. Déjà en proie à des difficultés pour marquer ces derniers temps, le club Rouge et Noir a perdu, pour un minimum de six semaines, son meilleur buteur (5 buts, dont 2 en Ligue des Champions), Sehrou Guirassy, touché à la cheville vendredi. "Il faudra vraiment bien défendre, être pertinent dans l’utilisation du ballon, bien jouer les transitions et bien être redoutable d’efficacité… A l’aller (1-1), on avait eu les ballons pour mettre le deuxième but, ça aurait changé, sans doute, beaucoup de choses dans cette Ligue des Champions…", lance encore Stephan qui pourrait aussi être privé d’Alfred Gomis, son gardien, touché lors de l’entraînement de mardi matin.

"Trouver les ressources nécessaires"
Pourtant une élimination de la Ligue Europa ne "serait pas un échec", assure Hamari Traoré. "A nous de montrer qu’on en veut plus encore, livre, simplement, le vice-capitaine. A nous de trouver les ressources nécessaires. Pour le moment, on n’a pas été récompensés, même si on peut être fiers de ce qu’on a fait les deux matchs contre Chelsea (0-3, 1-2) et à l’aller contre Krasnodar (1-1)."

C'est finalement un peu l’histoire du Stade Rennais depuis deux mois. Le cours de l’histoire doit se changer à l’est. Il y a deux ans, la qualification pour les 16es de finale de l’Europa Ligue s’était arrachée à Jablonec (1-0). Où Rennes avait fait preuve d’efficacité, à défaut de présenter un jeu de qualité. En football, le pragmatisme comptable est parfois une qualité.

Les équipes
KRASNODAR : Gorodov - Ramirez, Kaio, Martynovich, Smolnikov - Claesson, Olsson, Gazinsky, Suleymanov (Wanderson) - Cabella, Berg. Entraîneur : Murad Musaev.

RENNES : A. Gomis (ou Salin) - H. Traoré, Da Silva (cap.), Nyamsi (ou Soppy), Truffert - Nzonzi - Del Castillo, Bourigeaud, Léa-Siliki, Doku - Hunou. Entraineur : Julien Stephan.

Arbitre : M. Collum (Ecosse).

Le Premier ministre Jean Castex a indiqué mercredi sur RMC/BFM TV que les spectateurs pourraient faire leur retour dans les stades mais "pas avant le 15 décembre" alors qu'Emmanuel Macron avait évoqué janvier.
ds 0290Interrogé par sur RMC/BFM TV sur le fait de savoir quand les spectateurs allaient pouvoir revenir dans les stades dans le cadre des championnats professionnels, le Premier ministre Jean Castex a répondu : "C'est un sujet qui est en cours de discussion, pas avant le 15 décembre, c'est sûr".

La ministre des Sports Roxana Maracineanu avait récemment estimé "envisageable" cette date du 15 décembre, une demande des clubs qu'elle a "portée" auprès du Premier ministre.

Plus tôt que prévu
Le 17 novembre, à l'occasion d'une rencontre avec le monde du sport, Emmanuel Macron avait indiqué que le retour du public dans les stades n'interviendra pas avant le début de l'année 2021 et devra respecter une jauge qui sera liée à la capacité des stades ou des salles.

S'agissant des salles de sport, qui sont pour certaines, dans certaines zones de France très touchées par l'épidémie, fermées depuis le mois d'octobre, le Premier ministre a confirmé qu'elles ne pourraient pas rouvrir leurs portes "avant le 20 janvier".

A quelques heures du coup d’envoi d’un match ô combien important pour le Stade Rennais, toute l’attention est concentrée sur celui qui suppléera Serhou Guirassy face à Krasnodar, Adrien Hunou. Forcément pour le Pippo breton, une lettre ouverte s’imposait.
ds 0289Cher Adrien,
"Et là on va la foutre au fond, on va la foutre au fond, si on est bon et qu'on descend du bus, on va la foutre au fond." Il est pratiquement 11h00 et voilà 23 fois que je me remets en boucle le titre incontournable de Sébastien Patoche, qui est à la musique ce que Rémi Maréval est au foot. Qu’on s’entende, c’est un véritable supplice qui m’est infligé par le transistor avec ce lointain souvenir, mais pour mettre toutes les chances de son côté, il faut savoir faire des sacrifices.

Faute de déplacement en Russie, je me suis mis dans l’ambiance avec la saison 4 du Bureau des Légendes, lancée avant de me coucher. Autant te dire que le brillantissime de cette idée effleurait celui de Raymond lorsqu’il a choisi de créer son Barbeuc Vertical pour L'Inventeur de l'Année, puis de se ridiculiser dans un clip que Youtube aimerait oublier. Cette horreur de son dans les oreilles, j’empile les cafés comme tu empiles les buts dans la surface, pour garder les idées claires. Et je les ai. Ce soir Adri, tu seras notre Malotru.

Pippo ou Malotru ?
J’y ai pensé toute la nuit en regardant Mathieu Kassovitz duper tout son monde, et celui des autres. En l’absence de Serhou Guirassy, les Rennais placent tous leurs espoirs en toi, le Pippo breton. Et s’il y a bien un soir où il va falloir déjouer les plans des Russes, c’est aujourd’hui. On a bien failli y croire à cette histoire de "SuperSub", le remplaçant magique, le douzième homme. Avec trois buts au compteur, tu as entretenu l’illusion, masquant bien ton jeu. Toujours là où on ne l’attend pas… Mais cette fois il s’agit de sortir de l’ombre.

On a peut-être pas les cravates de Jean-Pierre Darroussin, mais avant cette rencontre si tu veux, on angoisse comme Mathieu Amalric. Ah ça, tu devrais voir les crises de panique nocturnes que je me tape depuis la défaite face à Bordeaux. Ce ne sont pas des gens qui parlent que j’ai entendu dans mon salon, mais des bruits de ballons s’écrasant sur une transversale.

Mais ce soir fini les montants ! Déjà parce que les taper 12 fois en 12 matchs, ça mériterait de finir en question aux 12 coups de midi. Ensuite parce qu’il va bien falloir retrouver la piste du but. Tout Malotru que tu es, cette enquête est faite pour toi, ta connaissance de la surface de réparation, ta faculté à t’introduire dans les cinq derniers mètres du camp adverse. Julien Stéphan tient ici le meilleur élément de son Bureau, capable de renverser la vapeur.

Bon je te laisse, j’ai une saison 5 à m’envoyer avant le coup d’envoi. Ici aussi, mes aptitudes de glande me permettent d’effectuer cette mission sans accroc.

Footballistiquement,

Thomas Rassouli

Alors qu'il aurait pu signer son premier contrat professionnel au Stade Rennais, Malamine Doumbouya est revenu dans les colonnes de la Nouvelle République sur cet "échec" et sur son intégration au FC Lorient, club qu'il a rejoint par la suite !
ds 0285Après son départ de Blois en 2017, Malamine Doumbouya a rejoint le Stade Rennais pour y poursuivre sa formation. Un club où il s’attendait à signer professionnel comme il le confie dans les colonnes de la Nouvelle République. "Moi-même, je pensais vraiment m’engager avec eux. Dès le mois d’octobre 2019, ils m’avaient fait une proposition, j’étais d’accord, et puis en février, le président Olivier Létang est parti, ensuite il y a eu le confinement et finalement en juin, le club n’a pas tenu ses engagements. Tout était à refaire. Heureusement, j’avais gardé de très bons contacts avec trois clubs, un de Ligue 1 et deux de Ligue 2."

Le rebond FC Lorient
Par la suite, le joueur s’est alors dirigé vers le FC Lorient, club où il continue sa progression aujourd’hui : "J’ai eu une super-discussion avec le coach Christophe Pélissier. Il me suivait depuis un moment et avait un projet avec moi. Il m’a dit qu’il m’intégrerait aux séances des pros, ce qui s’est passé en début de saison et assez régulièrement par la suite. Il avait confiance en moi et moi, j’avais confiance en lui. Je n’ai pas hésité très longtemps et je ne le regrette pas."

Selon les informations de L'Equipe, la LFP pourrait se voir refuser un nouveau prêt bancaire si Mediapro, le diffuseur principal du championnat de France, ne règle pas son échéance de décembre.
ds 0284Les clubs professionnels français guettent l'affaire de près. D'ici ce samedi, Mediapro, le diffuseur principal de la Ligue 1 (8 matches sur 10), devra payer son échéance de décembre, fixée à environ 162 millions d'euros. Au regard de la tendance actuelle, le groupe sino-espagnol ne semble pas parti pour payer la LFP, qui n'a toujours pas reçu l'échéance d'octobre, soit 172 millions d'euros. Mais selon L'Equipe, la Ligue pourrait cette fois-ci se voir refuser un nouvel emprunt bancaire.

La LFP a en effet déjà contracté un prêt de 120 millions d'euros en octobre dernier auprès d'une filiale anglaise d'une banque américaine, sans compter le prêt garanti par l'Etat (224,5 millions d'euros) au printemps dernier, après l'arrêt du championnat, qu'il faudra rembourser un jour. D'après le quotidien, la Ligue ne serait pas en mesure d'apporter les garanties indispensables pour se faire de nouveau prêter 100 millions d'euros car elle doit déjà rembourser le prêt d'octobre, soit trois fois 40 millions, selon le calendrier suivant : février, avril et juin 2021.

Au rayon des recettes, la Ligue perçoit 45 millions d'euros tous les deux mois de la part des autres diffuseurs (Canal +, beIN Sports et Free). Soit une somme jugée trop faible pour pouvoir de nouveau emprunter. En parallèle, la LFP tente de trouver un accord avec Mediapro devant le tribunal de commerce de Nanterre. Mais l'heure est grave pour les clubs français déjà privés de recettes de billeterie depuis pratiquement neuf mois.

Invité sur RMC ce mercredi matin, le Premier ministre Jean Castex a concédé à demi-mot que la Coupe de France de football ne pourrait pas se tenir cette année.
ds 0283"Pas de Coupe de France de football le 15 décembre". Invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, ce mercredi matin, le Premier ministre Jean Castex a confirmé que le sport collectif amateur ne reprendrait pas en décembre et que les 5e et 6e tours de la Coupe de France ne pourront donc pas se tenir avant 2021.

Pas dans le timing espéré confirmait Noël Le Graët
Insistant, Jean-Jacques Bourdin a donc embrayé "la Coupe de France est morte, alors ?". Ce à quoi a répondu "oui", le Premier ministre. Pourtant, il y a deux jours, Noël Le Graët, le président de la Fédération française de football nous assurait qu’elle "se finira peut-être plus tard mais la Coupe de France aura lieu". Il s’agit donc d’être prudent car la FFF, qui organise la compétition, n’a pas communiqué à ce sujet.

Le jeune prodige de Rennes est moins décisif, une méforme qui s’explique aussi par ce qui se trame dans les coulisses de son avenir
ds 0303Le 7 octobre, Eduardo Camavinga fêtait sa première titularisation en équipe de France d’un superbe retourné acrobatique. À 17 ans et 10 mois, le prodige rennais devenait le plus jeune buteur des Bleus après-guerre, le deuxième de toute l’histoire. Un nouveau record de précocité pour "Cama" qui le mettait un peu plus sous les projecteurs. Il disputait aussi, sans doute, son meilleur match cette saison. Quelques semaines plus tard, il réalisait une remarquable première mi-temps pour sa première en Ligue des champions, avec des projections autoritaires conclues par deux frappes cadrées.

Depuis, le milieu de terrain est l’ombre de lui-même. Vendredi, dans le brouillard alsacien, Julien Stéphan l’a sorti à la pause. Pas de blessure mais "un choix sportif". Le jeune joueur est physiquement au-dessous, moins déterminant dans les duels défensifs et le jeu, faisant moins de différence, se projetant moins.

"Les adversairesme regardent plus"
À pareille époque l’an passé, il avait endossé le maillot de taulier. "Il impulse le pressing, casse les lignes avec sa verticalité, donne le tempo", écrivait-on lors du bilan de mi-saison. Son influence est telle sur le groupe que son coup de pompe n’est pas étranger à la mauvaise passe du Stade Rennais, même si, bien sûr, il n’est pas la seule cause.

Cette baisse de régime a plusieurs explications. Sa vie a changé, il a eu 18 ans, son permis, autant de choses qui ne sont pas sans effet dans la vie d’un jeune homme. Mais c’est surtout son statut qui n’est plus le même. La pression est plus forte. "Je sors beaucoup moins, je me cache un peu. La vie extra-sportive a changé et les adversaires me regardent plus qu’il y a un an et demi", avouait l’intéressé en conférence de presse avant le match contre Bordeaux, il y a deux semaines.

Même s’il a une "tête bien faite et bien posée sur ses épaules", comme dit Julien Stéphan, Camavinga ne peut rester insensible aux louanges et aux sirènes des grands clubs européens, aux sommes astronomiques à son égard. "Il ne faut pas regarder ce qui se passe autour et se concentrer sur l’essentiel. Je vois, j’entends. Ça fait plaisir de recevoir des éloges mais ce n’est pas quelque chose qui va me rentrer dans la tête et me distraire."

"On échange quels que soient ses interlocuteurs"
Quelle que soit sa maturité, ce contexte reste perturbant. D’autant plus que ça s’agite en coulisses pour la prolongation de son contrat qui court jusqu’en 2022. L’enjeu est de le prolonger avec l’espoir de le vendre plus cher. Florian Maurice avait révélé, que le club discutait uniquement avec son papa. Ouvrant ainsi la porte à des rumeurs sur la représentation du joueur, son entourage, alors que son agent est, depuis ses débuts en pro, Moussa Sissoko.

"On échange, on avance, quels que soient ses interlocuteurs, avec qui nous étions en contact encore la semaine dernière, avoue Nicolas Holveck, le président du Stade Rennais. Mais je n’ai pas l’habitude de révéler comment se passe ce genre de négociations. Il est en contrat jusqu’en 2022 et au final c’est Eduardo qui est maître du jeu et de son avenir."

Impossible dès lors de rester de marbre quand les plus grands agents bataillent pour conduire les destinées du jeune joueur. Et c’est sans doute une des raisons de cette méforme passagère. "La seule chose qui importe c’est qu’il se sente bien dans sa tête et apporte tout ce qu’il peut à l’équipe, nous avons besoin de tous nos leaders techniques en ce moment", insiste Nicolas Holveck.En particulier demain à Krasnodar pour cette finale qui pourrait projeter Rennes vers une campagne de Ligue Europa et un nouveau printemps pour Eduardo Camavinga.

Le Stade Rennais, qui s'envole ce mardi pour Krasnodar pour la 5e journée de Ligue des champions, se présentera diminué chez son concurrent pour la troisième place.
ds 0310À l’instar de l’OM, le Stade Rennais peut toujours viser une place en Ligue Europa après son élimination entérinée en 8es de finale de la Ligue des champions. Demain, le club breton sera pourtant amoindri. Et pas qu’un peu.

Outre Nayef Aguerd et Martin Terrier, absents pour cause de coronavirus, Serhou Guirassy, l'unique buteur du club dans l'épreuve jusque-là (2 buts), manquera aussi ce déplacement crucial. Comme déjà expliqué hier, l’avant-centre du SRFC s’est blessé vendredi par un tacle non maîtrisé du Strasbourgeois Stefan Mitrovic et a été durement touché à la cheville droite.

Hunou et Niang en pointe ?
Le staff estime la durée de son indisponibilité entre six à dix semaines. Guirassy pourrait être remplacé par Adrien Hunou ou M'Baye Niang à Krasnodar. Derrière, la mauvaise nouvelle vient de Daniele Rugani, que L’Équipe annonce indisponible jusqu'à l'année prochaine ! Enfin, un doute subsiste pour Faitout Maouassa. Cela commence à faire beaucoup.

L'équipe probable de Rennes à Krasnodar :
Gomis - Traoré, Da Silva (cap.), Nyamsi, Truffert - Bourigeaud, Nzonzi, Léa-Siliki - Doku, Hunou, Del Castillo.

Plusieurs mois après la campagne de promotion en faveur d’un émoji breton, le projet n’a pas été retenu par le consortium Unicode. L’association Point BZH ne baisse pourtant pas les bras.
ds 0282Vraie déception pour les internautes bretons : l’émoji drapeau breton n’a pas été retenu par Unicode qui valide la création de ces petits dessins utilisés sur les réseaux sociaux.

L’association Point BZH, à l’origine du projet, en a fait l’annonce dans un communiqué publié ce mardi 1er novembre.

En début d’année 2020, une intense campagne de promotion sur Twitter avait pourtant généré 405 886 mentions du hashtag #EmojiBZH en quatre semaines sur Twitter. Un chiffre par exemple supérieur aux nombres de drapeaux écossais ou grec partagés chaque mois sur le réseau social.

À l’époque, le président de l’association David Lesvenan s’était vanté d’un "succès populaire qui donne toutes ses chances au dossier de candidature d’aboutir dans les prochains mois".

Unicode interpellé
Malheureusement, Unicode qui réunit les géants d’internet comme Google, Facebook ou Apple, n’a pas donné une réponse favorable à cette demande.

"Nous prenons acte de cette décision mais interpellons l’organisation qui décide ou non de la création des nouveaux émojis, via le hashtag #WhatMoreDoYouNeed. Car cette décision soulève des questions légitimes quant à l’attribution des émojis et la diversité culturelle", a réagi l’association Point BZH.

Le Stade Rennais, qui compte déjà plusieurs absences confirmées pour la "finale" du groupe face à Krasnodar demain, voit encore une incertitude concernant son gardien, Alfred Gomis !
ds 0287Rennes doit faire face à de nombreux pépins avant son déplacement à Krasnodar. Serhou Guirassy (cheville droite), absent pour de nombreuses semaines, est venu compléter les absences déjà avérées du groupe rennais avant la rencontre face à l’équipe russe. Nayef Aguerd et Marin Terrier (Covid), ainsi que Jonas Martin et Daniele Rugani (blessures) ne prendront pas part à la rencontre. L’Equipe nous apprend dans ses colonnes qu’un doute plane autour de la participation du gardien Alfred Gomis, touché ce mardi matin lors du dernier entraînement. Une séance qui s’est conclue sans le dernier rempart arrivé en provenance de Dijon…

A la veille de la rencontre entre le Stade Rennais et le FK Krasnodar, Rémi Cabella a décidé de lancer les hostilités.
ds 0286Le Stade Rennais est en quête de son premier succès en Ligue des Champions. Déjà éliminé de la compétition, le club breton affronte le FK Krasnodar à l'extérieur ce mercredi dans une rencontre décisive pour l'avenir européen des Rennais. En cas de succès, les Bretons pourraient entrevoir un potentiel reversement en Ligue Europa. Cette rencontre sera également l'occasion de retrouver un ancien pensionnaire de Ligue 1 en la personne de Rémy Cabella. L'ancien joueur de l'Olympique de Marseille, évoluant en Russie depuis l'été 2019, a d'ailleurs lancé les hostilités en conférence de presse.

"Ces derniers temps Rennes a plus de mal. On veut les laisser dans leur trou car c’est un match très trés important pour nous. Ils sont dans un moment difficile donc il faudra en profiter." Le match est lancé.

Alphonse Areola, gardien du PSG prêté à Fulham, a confirmé avoir discuté avec le Stade Rennais en vue de succéder à Edouard Mendy qui a rejoint Chelsea.
ds 0281Cet été, le Stade Rennais a laissé partir Edouard Mendy pour Chelsea. Pour le remplacer, Rennes s'est attaché les services d'Alfred Gomis (Dijon FCO). Un gardien qui n'était visiblement pas la priorité du SRFC. En effet, le club breton a tâté le terrain auprès de nombreux gardiens, dont Alphonse Areola.

Dans un entretien accordé au Canal Football Club, le portier appartenant au PSG a confirmé des discussions avec le Stade Rennais, et indiqué pourquoi il n'a pas voulu donner suite.

"Pourquoi avoir refusé Rennes pour Fulham ? Il y a eu des discussions, mais ça n’a pas été clair. À un moment donné, il fallait être dans sa tête"humble", repartir de derrière pour pouvoir mieux rebondir. C’est sûr qu’en sortant de Paris et de Madrid, j’ai eu des opportunités certes, du même calibre oui, mais j’avais besoin que ce soit clair. Qu’on me dise :"tu joues, c’est toi dans les buts et maintenant, on compte sur toi". C’est tout. (…) Revenir en numéro 2 derrière Keylor Navas au PSG ? Pour moi non, ce n’était pas du tout envisageable, je l’ai vécu à Madrid. Je savais que j’arrivais en tant que numéro deux. Mais c’était le Real Madrid"a déclaré Areola.

Depuis, Alphonse Areola a rejoint Fulham, promu en Premier League cette saison. Et on ne peut pas dire que c'est pour l'heure une franche réussite. En effet, les Cottagers qui pointent à la 19e place du championnat, sont la plus mauvaise défense de PL.

Georginio Rutter, jeune attaquant prometteur du Stade Rennais, pourrait quitter le club dès le mercato hivernal.
ds 0280Le nom de Georginio Rutter ne vous dit certainement pas grand chose, mais en coulisse à Rennes, on s'active pour que l'attaquant prolonge bientôt son contrat. Agé de 18 ans, il fait partie des joueurs les plus prometteurs de l'équipe bretonne, sauf que son contrat arrive à échéance l'été prochain. Ce qui signifie qu'il pourrait être libre de négocier un départ libre dès le mois de janvier, situation que craignent fortement les dirigeants rennais.

Une seule apparition chez les professionnels
Selon les informations de Goal, le directeur Florian Maurice aurait donc pris directement la gestion de ce dossier épineux. Une prolongation de trois ans pourrait être proposée à l'attaquant, mais ce dernier devrait certainement des garanties pour son temps de jeu. Pour le moment, Julien Stéphan ne l'a utilisé qu'à une seule reprise dans l'équipe première. Le joueur ne serait donc pas forcément pressé de signer un nouveau bail avec le Stade Rennais, puisqu'il aura certainement la possibilité d'étudier d'autres projets pour sa carrière.

Sévèrement touché vendredi à Strasbourg, l'attaquant rennais ne devrait pas rejouer en 2020. Il ratera au moins six semaines de compétition.
ds 0279La nouvelle est tombée ce lundi après que Serhou Guirassy a passé des examens approfondis suite à sa blessure à Strasbourg.

L'attaquant de 24 ans est non seulement forfait pour le déplacement à Krasnodar mercredi (18h55) en Ligue des champions, mais il devrait rater au moins six semaines de compétition selon nos informations.

Durement touché sur un tacle du Strasbourgeois Stefan Mitrovic vendredi soir, Serhou Guirassy ne rejouera donc pas d'ici la fin de l'année 2020.

Sur le plateau de France 3 Bretagne, Noël Le Graët le président de la FFF s'est interrogé sur la possibilité de maintenir le calendrier de la 104e édition de la compétition.
ds 0278Le président de la FFF a exprimé ses doutes sur la poursuite de la 104e édition de la Coupe de France sur le plateau de France 3 Bretagne : "Si j'écoute bien ce qui a été dit, on ne pourra pas reprendre l'entraînement avant le 20 ou le 21 janvier. On ne pourrait pas démarrer les compétitions avant février. C'est presque cuit. Je ne vois pas comment disputer cette compétition dans les dates sauf à jouer jusqu'à fin juillet."

Une hypothèse impossible, puisque l'Euro est programmé du 11 juin au 11 juillet. Une réunion est programmée cette semaine pour résoudre ces soucis de calendrier.

L'Olympique Lyonnais et le Stade Rennais pourraient bien être en concurrence concernant un jeune crack suédois de 17 ans.
ds 0311Le contexte économique actuel risque de pousser les clubs de Ligue 1 à dénicher des pépites évoluant dans des championnats étrangers moins huppés. Alors qu'il a été recalé par Marcus Thuram lors du dernier mercato, l'OL fait partie de ces clubs qui vont opter pour cette stratégie. Mais sur leur route, les Lyonnais risquent de se frotter à la concurrence du Stade Rennais. En effet, les deux clubs auraient tous les deux ciblé une jeune pépite suédoise évoluant au club de Hammarby. Selon le site FotbollDirekt, les deux formations de Ligue 1 sont toutes les deux intéressées par Aimar Sher, jeune milieu de terrain évoluant dans le championnat suédois.

À l'âge de 17 ans seulement, le joueur né en Irak mais de nationalité suédoise a explosé cette saison chez son club de Hammarby, pourtant seulement 7e du championnat. Milieu de terrain technique, possédant une belle qualité de passe et surtout une excellente vision du jeu, Aimar Sher a tapé dans l'oeil de nombreux clubs. Si l'OL et Rennes se sont positionnés pour une arrivée au prochain mercato, la concurrence risque d'être rude. Des clubs comme Brighton, l'AZ Alkmaar ou encore le Borussia Mönchengladbach ont également manifesté leur intérêt pour la jeune pépite de bientôt 18 ans. Totalement inconnu il y a encore quelques mois, le milieu axial a disputé 18 matchs avec son club cette saison. Selon FotbollDirekt, la valeur d'Aimar Sher est estimée à 3 millions d'euros, une somme abordable pour les deux clubs français. Avec ce transfert, Lyon et Rennes préparent certainement l'avenir, alors qu'ils pourraient tous les deux perdre un cadre au milieu de terrain l'été prochain avec Houssem Aouar et Eduardo Camavinga.

ds 0277

L'ancien rennais Raphinha vient d'inscrire son premier but en Premier League

Si le Stade Rennais a réussi à prendre un point vendredi à Strasbourg (1-1), il ne le doit pas vraiment à la nouvelle prestation insipide d’Eduardo Camavinga (18 ans).
ds 0312Le Stade Rennais n’y arrive plus. Si le club breton a réussi à prendre un point vendredi à Strasbourg en ouverture de la 12e journée de L1 grâce à Adrien Hunou (1-1), Eduardo Camavinga a participé à la première période défaillante des hommes de Julien Stéphan.

L’entraîneur du SRFC a pesté en conférence de presse contre cette production infâme et avait déjà agi en faisant sortir à la pause plusieurs de ses joueurs, dont son jeune milieu de terrain. Camavinga avait alors été remplacé par James Léa-Siliki, plus mordant dans l’entrejeu. Dans L’Équipe, Camavinga écope d’un médiocre 3/10 et prend cher dans les commentaires.

"L'automne est décidément compliqué pour l'international, revenu de blessure sur le même mode qu'avant : il a perdu sa spontanéité, son dynamisme, et a traversé la première période dans un anonymat étonnant. Au départ du but strasbourgeois, il accepte trop facilement le dribble adverse. Son remplaçant, Léa-Siliki (46e, note 6) a eu un tout autre impact", peut-on ainsi lire dans le quotidien sportif. Au micro de Canal+, Stéphan aura le mot de la fin sur Camavinga : "Malgré toutes ses qualités et son talent, on se doutait bien que ce serait plus compliqué cette année que la dernière."

Marcelo Bielsa se ravit de l'adaptation précoce de Raphinha depuis son arrivée en Premier League.
ds 0288Marcelo Bielsa peut remercier le Stade Rennais pour Raphinha. L'ailier brésilien offre hier la victoire à Leeds United sur la pelouse d'Everton (0-1). L'attaquant auriverde se positionne bien et surtout donner une solution différente à son tacticien. Alors, El Loco salue son professionnalisme et son état d'esprit depuis des débuts en Premier League. Bientôt titulaire indiscutable ?

Bielsa le décrit comme un poison infernal. "Il s'est adapté très rapidement à la Premier League. Je le sens présent et avec l'envie de progresser. Il est puissant et se déplace sur tout le terrain, donc il inquiète la défense adverse", analyse le tacticien argentin. Une passion sud-américaine qui laisse présager de belles performances.

ds 0307Il va falloir encore patienter pour revoir les Rennais gagner une belle victoire en Ligue 1 ! Contre Strasbourg, ce vendredi soir, les Rouge et Noir ont décroché un nul, après avoir été menés durant soixante minutes. Mais que ce fut dur pour revenir au score ! ” Je suis déçu de notre première période, très déçu même, en tout cas des 35 dernières minutes du premier acte. On avait bien entamé la rencontre et puis on a arrêté au bout de dix minutes. On a arrêté de jouer sur la largeur, d’aller créer de la supériorité numérique sur les côtés. On n’a plus gagné de duel. On a été en retard dans beaucoup de domaines. Ça a été trop insuffisant”, a expliqué Julien Stéphan, le coach rennais.

Après une première mi-temps insipide des Bretons et le but strasbourgeois d’Adrien Thomasson, le deuxième round fut meilleur en tout point. Hunou, remplaçant de Guirassy descendu par Mitrovic à deux pas de la surface de réparation, libérait les Rennais par une tête bien placée et pensée (60e minute). On pensait alors voir les Rennais débouler vers le but adverse. Mais le gardien strasbourgeois Kawashima, ses montants et la main de Simakan empêchaient les Rennais de renouer avec les trois points du succès.

Dommage…car le coach Julien Stéphan avait fait tout fait pour rentrer à Rennes sans un nul. Il avait remplacé Nzonzi par Niang et fait confiance en début de deuxième période à Gboho, Truffert et Lea Siliki (auteur d’une belle frappe à la 64e minute). Mais la tête d’Adrien Hunou sur le poteau strasbourgeois, ni celle de Léa-Siliki permettaient aux Rennais de prendre l’avantage. Mercredi, les Rennais affrontent Krasnodar en Ligue des Champions. Victoire attendue pour redonner de la confiance et continuer en Ligue Europa.

LA FEUILLE DE MATCH. 12e journée de Ligue 1 Uber Eats. RC Strasbourg Alsace / Stade Rennais F.C. : 1-1. Vendredi 26 novembre 2020 – 21h00. Stade de la Meinau (huis clos). Buts : Adrien Thomasson (24’), Adrien Hunou (60’). Avertissement : Stefan Mitrovic (rouge 40’). La composition du RC Strasbourg Alsace : Eiji Kawashima, Kenny Lala, Stefan Mitrovic (c), Mohamed Simakan, Anthony Caci (Ismaïl Aaneba 87’), Ibrahima Sissoko, Jean-Eudes Aholou, Jean-Ricner Bellegarde, Adrien Thomasson (Lionel Carole 73’), Habib Diallo (Mehdi Chahiri 86’), Ludovic Ajorque (Dimitri Liénard 63’). Entraîneur : Thierry Lauret. La composition du Stade Rennais F.C. : Alfred Gomis, Hamari Traoré, Damien Da Silva (c), Gerzino Nyamsi (M’Baye Niang 70’), Faitout Maouassa (Adrien Truffert 46’), Eduardo Camavinga (James Léa Siliki 46’), Steven Nzonzi, Benjamin Bourigeaud, Flavien Tait (Yann Gboho 46’), Jérémy Doku, Serhou Guirassy (Adrien Hunou 45’).

La procédure de conciliation n'avance pas véritablement entre la LFP et Mediapro. L'audit réclamé par le conciliateur laisse clairement apparaître les risques pris par le groupe sino-espagnol, avec un nombre d'abonnés bien trop faible...
ds 0276Tic tac, les jours passent et la procédure de conciliation entamée par Mediapro et la Ligue de football professionnel arrive bientôt à son terme. Marc Sénéchal, le conciliateur nommé par la justice, avait prévu de proposer une issue à la crise avant le 4 décembre. Mais les choses ne s'arrangent pas vraiment, comme nous vous le relayions hier. Si Mediapro a choisi d'attaquer Canal Plus en justice pour « abus de position dominante », le groupe sino-espagnol se retrouve démuni face à sa stratégie risquée.

En effet, aujourd'hui, le quotidien L'Equipe a pu mettre la main sur le nombre réel d'abonnés à La Chaîne Téléfoot, crée par Mediapro pour diffuser les rencontres de Ligue 1 (dont il possède 80 % des droits) et Ligue 2. Jaume Roures, lors de sa conférence de presse du 21 octobre dernier, avait démenti les chiffres sortis dans la presse et évoqué la barre des 600 000 abonnés. L'audit réclamé par Marc Sénéchal permet d'en avoir le cœur net : 480 000 personnes seraient aujourd'hui abonnés à La Chaîne Téléfoot.

Toujours pas d'issue entre la LFP et Mediapro
On est donc bien loin des 3,5 millions d'abonnés, nombre nécessaire pour que la chaîne soit rentable au regard des 814 millions d'euros déboursés chaque année entre 2020 et 2024 par Mediapro pour diffuser les championnats français. L'audit financier réalisé dans le cadre de la conciliation ne plaide guère en faveur de Mediapro et justifierait la perte de confiance de la LFP dans son principal pourvoyeur de fonds.

Les négociations entre les deux parties n'avancent toujours pas, le groupe sino-espagnol espérant toujours obtenir un rabais sur le montant pourtant conclu il y a quelques mois. La LFP de son côté travaille à un plan B avec Canal Plus et est consciente que la prochaine échéance de 162 M€ de Mediapro, prévue pour le 5 décembre, ne sera pas honorée. Comme celle de 172 M€ le 5 octobre dernier, qui avait plongé le football français dans la crise.

Détenteur de 80 % des droits TV de la Ligue 1 et de la Ligue 2, Mediapro refuse d’honorer ses engagements financiers depuis le mois d’octobre.
ds 0313La semaine prochaine, le groupe sino-espagnol devrait ignorer l’échéance de paiement du 5 décembre, et mettre ainsi en grande difficulté financière les clubs professionnels. Il faut dire que le plan de Téléfoot a totalement échoué puisque, comme révélé par le journal L’Equipe, la chaîne ne compte que 480.000 abonnés, bien loin du chiffre nécessaire afin d’atteindre un équilibre financier. De plus, le spécialiste Anthony Alyce dévoile sur le site Eco Foot que l’objectif de Téléfoot était de revendre une partie de ses droits à Canal + et BeInSports afin de rentrer dans les clous financièrement. Problème : le diffuseur historique du foot français et la chaîne qatarie ont refusé de collaborer avec Mediapro.

"Une chaîne comme Canal+ aurait pu rentabiliser le milliard avec ses 7 millions d’abonnés. BeIN Sports aurait pu booster ses ventes et dépasser les 4 millions d’abonnés en obtenant les droits du foot. Mais pour atteindre le milliard, il faut de la concurrence et donc une fragilité du marché. Le cas des droits TV en France est la merveilleuse démonstration empirique et réaliste qu’un modèle de marché dérégulé et libéralisé n’est pas optimum. Puis, à mon sens, l’erreur de Médiapro n’a pas été de surpayer mais de monter une stratégie dangereuse. Ils espéraient pouvoir revendre les droits en sous-licence à Canal et/ou à BeIN, afin de rentabiliser leurs investissements. Malheureusement, Mediapro n’a conclu aucun accord et s’est retrouvé contraint de lancer à toute vitesse une chaîne bancale et peu rentable" a indiqué le spécialiste, pour qui Mediapro a joué avec le feu et a fini par se brûler aux troisièmes degrés. Et forcément, cela fait très mal…

Mediapro n'en démord pas. Après une tentative de revoir à la baisse les indemnités portant sur les droits télévisuels du football français de 2020 à 2024, la firme sino-espagnole s'en est pris à Canal +. Présentée comme la solution de sauvetage, la chaîne cryptée semblait, ces derniers jours, proche de racheter ces images aux dépens de Mediapro.
ds 0314Dans l'impossibilité de trouver un terrain d'entente, le groupe de Jaume Roures a donc déposé une assignation à l'encontre de Canal + auprès du tribunal de commerce de Paris, comme l'a signalé une dépêche de l'AFP ce jeudi. Il demande des dommages et intérêts aux titres d' "abus de position dominante" et de "pratiques abusives et déloyales" .

L'hôpital qui se fout de la charité.

Le Premier Ministre Jean Castex a annoncé ce jeudi que "les adultes ne pourront pas reprendre les sports collectifs et de contacts avant le 20 janvier".

ds 0275Une annonce qui a jeté un froid du côté de la Fédération Française de Foot. Les 6e, 7e et 8e tours de la Coupe de France devaient se jouer début janvier. La FFF va donc entamer des négociations avec le gouvernement pour obtenir une reprise plus rapide des championnats amateurs, ce qui est loin d'être gagné… L'instance dirigeante risque de devoir imaginer une nouvelle formule pour la Coupe de France 2021.

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