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Après plusieurs semaines d’échanges, l’Assemblée nationale a définitivement adopté le 24 février la proposition de loi visant à démocratiser le sport en France. Parmi les mesures votées, la possibilité d’étirer le premier contrat pro jusqu’à cinq ans contre trois auparavant. Les clubs attendaient cela avec impatience, mais est-ce la recette miracle pour accroître la compétitivité de la Ligue des talents ?

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En France, l’écran de fumée du premier contrat pro de 5 ans
Qui n’a jamais voulu protéger son bébé le plus longtemps possible ? C’est l’objectif premier de Cédric Roussel, député LREM des Alpes-Maritimes, « pas footballeur, mais comme beaucoup de Français j’ai un vrai intérêt pour le sport qui n’est pas uniquement un bien commun ou commercial » . Son amendement, relatif à la possibilité d’étirer jusqu’à cinq ans la durée du premier contrat pro (à partir de 18 ans), était l’une des priorités de cette loi visant à démocratiser le sport. « Jusqu’alors, la loi figeait la discussion à trois ans maximum. Mais j’ai pu aller voir à l’étranger comment ça se passait, au Bayern Munich, au Real Madrid, à l’AS Roma. Là-bas, ça va jusqu’à 5-6 ans pour ce premier contrat. » Comprenez que la France ne jouerait pas dans la même cour que les écuries du big five européen et qu’in fine, « on doit revenir à une logique sportive, appuie Cédric Roussel. On veut des jeunes talents qui évoluent le plus longtemps possible sur les terrains de Ligue 1. »

La démarche est louable. « Sur le fond, je suis d’accord, estime l’agent de joueurs Thomas Buanec, mais ça pouvait fonctionner comme ça en 1982 » , plus aujourd'hui. « À l’époque, les jeunes restaient le plus longtemps possible dans leur club formateur. Le vrai élément important, c’est l’absence de clause libératoire. Le joueur se sent beaucoup plus prisonnier de son contrat en France qu’à l’étranger. » L’agent éclaire son discours : « Si un joueur est sûr d’avoir un club capable de payer les indemnités de formation, il va peut-être préférer partir à l’étranger pour signer seulement trois ans ou moins, pour avoir le sentiment d’être moins bloqué s’il explose. À l’étranger, on peut signer pour cinq ans avec une clause à deux millions pour les deux premières années par exemple, ce qui est interdit en France. »
Tu me fais tourner la tête...

Au fond, « l’intérêt est pour les clubs de verrouiller les joueurs le plus longtemps possible, mais je pense aussi que ça va faire tourner les têtes parce que beaucoup de jeunes joueurs qui ont signé un contrat pro par anticipation n’ont jamais joué pro ensuite. Attention à faire les choses étape par étape, pour que les jeunes puissent se structurer. Je trouve assez fou de mettre cinq ans sur la table de suite. » Cela n’aurait pas forcément chagriné Franck Triqueneaux, ex-formateur de Valenciennes, qui n’a pas oublié le départ d’Arthur Masuaku à l’Olympiakos, à l’été 2014. À l’époque, le défenseur ne paraphe qu’un contrat d’un an pour son arrivée dans la cour des grands. « Il flambe avec Daniel Sanchez, qui n’avait pas voulu le faire signer trois ans et derrière il file en Grèce pendant qu’on ne touche presque rien, rejoue, un brin amer, son formateur. Les clubs qui font signer ce type de contrat, c’est une aberration complète, parfois le garçon a besoin de plus de temps pour s’affirmer dans le milieu pro. S’il ne le fait pas sur sa première année, on a parfois tendance à le condamner et à le libérer. Et après, on se rend compte qu’il réussit ailleurs. » Franck Triqueneaux admet « qu’avec cinq ans pour percer, le joueur n’aura pas le couteau sous la gorge, même s’il faudra être très convaincant pour faire signer sur une si longue durée » . « Certaines personnes refuseront de le faire, abonde Thomas Buanec. Ceux qui ont un très grand potentiel ne le feront pas. Si on pouvait mettre une clause libératoire, d'accord. Mais il y a déjà une grosse difficulté pour faire parfois signer un premier contrat pro, il ne serait pas tenable de basculer sur cinq ans... »

L'amour dure trois ans ou cinq ans ?
Comme si, au fond, aucune durée idéale de ce premier contrat – au détriment parfois de ceux stagiaires qui finissent par disparaître – ne pouvait exister. « Il n’y a pas de durée parfaite, jure Thomas Buanec. Et quand on nous parle du contrat d’un an, il ne faut pas oublier qu’en réalité, le club a une option de deux années supplémentaires qu’il peut activer au 1er janvier qui suit, même s’il y a un quota (deux contrats de ce type par club, NDLR). » Si le député Roussel affirme que « certains clubs français, notamment ceux frontaliers comme Strasbourg, ont expliqué être démunis face à leurs voisins allemands » , l’UNFP freine des quatre fers sur l’amendement. En 2018, le syndicat des joueurs pros avait brandi la menace de grève quand le sujet était arrivé sur la table, craignant aussi l’absence de revalorisation salariale si le joueur venait à éclore durant ces cinq années. Cédric Roussel explique n’avoir eu « aucun retour » de l’UNFP pendant que Philippe Piat, coprésident du syndicat, entend surtout « tordre le cou à ces idées que les joueurs sont pillés par les étrangers. Sur les quatre dernières saisons, les clubs français ont perdu 0,05 % de joueurs en Ligue 1 et 0,06 en Ligue 2 qui n’ont pas signé leur premier contrat à 18 ans pour aller ailleurs. C’est une excuse pour ce projet de loi. »

Un autre agent sollicité argue que « l’UNFP ne pige rien et pense surtout au pognon pour les joueurs » . Au fond, peu importe la durée du premier contrat, « c’est surtout le marché qui dicte la loi » , relance Franck Triqueneaux, qui n’a pas oublié le départ précoce de Dayot Upamecano au Red Bull Salzbourg dans l’idée de « combler les trous » . Avant de poursuivre : « Après deux ans de Covid et au vu du contexte, on peut quand même s’interroger sur cette mesure. Aujourd’hui, les clubs sont en difficulté financière. Ismaël Doukouré a été vendu (à Strasbourg) non pas pour faire de l’argent, mais pour boucher un trou. Pour le club qui n’a pas d’obligation de vendre, ok c’est gagnant-gagnant. Mais là, que le joueur parte après quinze matchs, qu’il ait trois ou cinq ans de contrat, ça ne rapportera rien de plus. Certains vont s’imaginer une hausse des prix des transferts à cause d’un contrat longue durée, mais ça ne marche pas comme ça. » D’autant que « si un joueur a envie de partir, il fera en sorte de partir » .

L'élection présidentielle retardera l'échéance
Thomas Buanec raisonne foot, « mais la loi est-elle pensée pour le foot seulement ? Je ne pense pas. » La durée n’est pas la seule unité à prendre en compte, le projet sportif aussi : « Il y a actuellement un vrai manque de visibilité pour certains joueurs, d’après Cédric Roussel. Là, avec cinq années signées, même si on peut imaginer des clauses de revoyure, il sentira que son club le veut. » Franck Triqueneaux insiste : « Pour ces cinq années, il faut que le club ait envie de s’appuyer sur ses jeunes, ce qui n’est pas le cas partout. On trouvera toujours des excuses pour dire que cinq ans, c’est trop. » L’UNFP débroussaille de son côté une piste : « Si à la fin des trois premières années, le temps de jeu est conforme à ce qui était prévu avec le club, le joueur peut se voir obliger de rester un an de plus, mais lui aussi peut exiger une année supplémentaire par le club, c’est réciproque, explique Philippe Piat. Dans le règlement qu’on veut mettre en place, on va changer les minimums de salaire de ceux qui vont signer ce 3+1+1. » Le pire, c’est que cette notion des cinq années n’est même pas sûre de voir le jour... « Nous avons posé le sujet et ouvert le débat, conclut Cédric Roussel. Maintenant, c’est aux pouvoirs publics et aux instances d’entériner un accord collectif. Ça peut aboutir ou non, l’évolution dépendra d’eux, et le décret fixera les limites. » Mais d’ici avril, il faudra passer aux urnes pour l’élection présidentielle et « il ne faut pas se leurrer, avec ces élections, on ne sait pas qui sera là dans quelques semaines. Plusieurs mois seront encore nécessaires, c’est évident » .

Jérémy Doku, le virevoltant ailier du Stade Rennais, a fait son retour à la compétition à Montpellier la semaine dernière. Présent en conférence de presse ce vendredi, il a expliqué avoir changé des choses dans son quotidien pour ne plus être blessé.

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Jérémy Doku est de retour à la compétition. La semaine dernière à Montpellier, lors du succès du Stade Rennais (2-4), l’ailier est entré en jeu en fin de match pour son plus grand plaisir. Ce vendredi, il s’est présenté face à la presse.

Racontez-nous ce retour à la compétition Jérémy

Je me suis bien senti, car ça faisait déjà un petit moment que je n’avais pas été sur le terrain. Ça faisait du bien de faire partie du groupe et de rentrer pour quelques minutes.

Comment avez-vous vécu cette période de blessure ?

J’ai vécu une période très difficile mentalement. Le plus dur désormais, c’est de revenir plus fort. J’ai travaillé pour ça. Je suis très content d’être de retour en tout cas, je dois continuer avec les bonnes habitudes pour rester le plus longtemps possible avec ce groupe.

Vous n’avez plus d’appréhension sur la jambe droite ?

Je suis très confiant. À Montpellier, la première fois que j’ai touché la balle, j’ai directement essayé d’apporter un truc. Je me suis montré très confiant et ça montre que je me sens à 100 % fit.

Ne vous-êtes pas senti en marge du groupe parfois ?

On a un groupe très familial, on s’aime tous, on rigole tous ensemble. Quand tu es blessé, tu n’es pas sur le terrain, mais on se parle, on se voit tous les jours. Je suis resté avec eux.

"Je pense pouvoir apporter de la vitesse, de la percussion"

Comment avez-vous géré la rechute ?

Je ne me suis pas préparé à ça. C’est venu d’un coup et quand on enchaîne deux, trois blessures, c’est très difficile mentalement, parce que ce qu’on aime faire, c’est jouer au foot. Pour éviter ça, il fallait peut-être changer quelques habitudes : dormir plus tôt, manger autrement… J’ai essayé de tout changer. Peut-être que je ne faisais pas aussi attention avant que je le fais maintenant.

C’est une réflexion qui est venue du club ?

C’est le club, mais moi aussi je me suis remis en question. Je me suis dit : « Qu’est-ce que je peux faire pour éviter ça ? » Blessé une fois, ok, mais deux ou trois fois, non. Le foot commence très jeune maintenant, c’est compliqué de gérer ça, mais si tu veux jouer au foot de très haut niveau, il faut le faire.

Avez-vous eu le temps d’apprécier les matches de vos coéquipiers ?

Pendant ma blessure, j’ai vu de très beaux matches. Ça fait plaisir de voir notre équipe grandir comme ça. On devient de plus en plus fort. Contre Montpellier, on a su gagner après qu’ils soient revenus à 2-2, on n’aurait peut-être pas réagi comme ça il y a quelques mois.

Que pensez-vous apporter en fin de saison ?

J’ai manqué une grosse partie de la saison, c’était dur, je vais essayer d’apporter un truc à l’équipe maintenant. Je suis dans cet état d’esprit là. Il faut y aller petit à petit, ne pas commencer par jouer tout un match, surtout avec les blessures que j’ai eues. Je pense pouvoir apporter de la vitesse, de la percussion en un contre un.

Transféré l’été dernier au Real Madrid, Eduardo Camavinga a connu des débuts en fanfare dans la capitale espagnole, marquant dès son premier match avec les Merengues. Mais depuis quelque temps, le Français apparaît moins sur le terrain. Bloqué derrière le trio Kroos-Modric-Casemiro, il continue l’apprentissage du très haut niveau en jouant, un peu, et en observant, beaucoup.

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Cette saison, Eduardo Camavinga (19 ans) doit apprendre quelque chose de nouveau à Madrid : la patience. Propulsé en professionnel à 16 ans au Stade Rennais, devenu titulaire chez les Bretons en quelques semaines, international français à 17 ans, plus jeune buteur chez les Bleus depuis 1914, le crack a brûlé les étapes en début de carrière.

Une accumulation de cartons jaunes
Mais depuis son arrivée au Real l’été dernier, le Français joue moins. Logique, quand on signe dans le club le plus titré de l’histoire du football. Pourtant, à son arrivée dans la capitale espagnole, Camavinga est encore allé plus vite que son ombre. Premier but pour son premier match (contre le Celta Vigo), première passe décisive pour sa première apparition en Ligue des champions (face à l’Inter Milan), il a connu des débuts idylliques.

 Mais depuis, l’aventure est un peu plus compliquée pour le Tricolore. Il n’a plus marqué ou fait de passe décisive. À l’inverse, son accumulation de cartons jaunes en Liga (5 en 16 matches) a fait parler dans la presse ibérique, où son manque de contrôle a été signalé. Mais rien de gravissime, lui qui est décrit comme quelqu’un d’humble et d’attentif, à l’écoute de son entraîneur, Carlo Ancelotti, lui-même ancien milieu de terrain, et de ses partenaires.

Notamment Karim Benzema. En octobre dernier, Camavinga nous confiait que l’attaquant met à l’aise tout le monde. En tant que Français, c’est sûr que c’est plus simple. Je suis à côté de lui à table, on rigole ensemble. Il m’a expliqué comment tout se passait ici, si j’ai besoin de quelque chose je lui demande.

Apprécié par le club et la presse
Apprécié au sein du vestiaire des Merengues, Camavinga profite surtout de sa première année pour apprendre. Dans l’ombre du trio du milieu, Toni Kroos – Luka Modric – Casemiro, qui performe une année de plus, le Français est dans la rotation avec Federico Valverde et Dani Ceballos. Après avoir profité de la blessure de Kroos au début de saison pour s’illustrer, il est revenu à la place qui lui était réservée à son arrivée, celle du prodige grandissant dans l’ombre pour préparer l’avenir, alors que les trois titulaires du milieu affichent une moyenne d’âge de 32,7 ans.

Camavinga a tout de même pu obtenir des titularisations en Coupe du Roi, mais en quart, quand il n’a pas débuté, le Real a été éliminé par l’Athtletic Bilbao (0-1). Ces rares apparitions l’ont fait reculer dans le classement de FourFourTwo , qui classe les meilleurs joueurs de moins de 20 ans, passant de la 7e à la 13e place.

Mais à Madrid, on ne s’inquiète aucunement pour son avenir. La presse locale est toujours sous son charme, même si elle pointe parfois son manque de maturité, comme quand AS écrit que Camavinga « joue si vite qu’il semble sortir du dernier Mad Max » car quand il touche le ballon on peut s’attendre à tout​. Sauf blessures des titulaires, la hiérarchie ne devrait pas bouger dans l’entrejeu d’ici la fin de saison.

Avant de connaître une évolution cet été ? Possible, car Luka Modric est en fin de contrat. Mais le Croate, qui aura 37 ans en septembre, pourrait à nouveau prolonger son bail. Camavinga, lui, peut voir venir. Lié au club jusqu’en 2027, il a tout le temps de se perfectionner, que ce soit en club ou chez les Espoirs, avec qui il a été rappelé cette saison. Et, avec une clause libératoire fixée à 700 millions d’euros, le Real a clairement indiqué au reste du continent que le futur de l’ex-Rennais s’écrira à Madrid.

Ce vendredi 4 mars, Bruno Genesio fête une année passée à la tête de l'équipe première du Stade Rennais. Venu pour succéder à Julien Stéphan, démissionnaire fin février 2021, l'ancien coach de l'OL réussit un parcours quasi sans-faute jusqu'ici.

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Le 4 mars 2021, Bruno Genesio était nommé entraîneur du Stade Rennais, succédant à Julien Stéphan, démissionnaire à la fin du mois de février, après une série de résultats négatifs. Après une expérience d'un an et demi en Chine, au Beijing Guoan, l'ancien entraîneur principal de l'OL (de 2015 à 2019) accepte de rejoindre Rennes, convaincu par le président Nicolas Holveck, par l'actionnaire François Pinault et par son ami et ancien collègue à Lyon Florian Maurice.

Un pari réussi sur la fin de saison 2020/2021
Lorsqu'il prend l'équipe en main, Bruno Genesio a onze matchs pour qualifier Rennes en coupe d'Europe. Une tâche loin d'être insurmontable puisque l'équipe a quatre points de retard seulement sur la 6e place. Au moment de sa nomination, les supporters rennais sont partagés sur le choix d'engager Bruno Genesio, à l'image de Kévin, qui se souvient de l'arrivée du technicien : "Franchement, je ne savais pas trop à quoi m'attendre quand il est arrivé. Force est de constater qu'aujourd'hui la qualité de jeu est très agréable. Pourvu que ça dure !"

Notre consultant France Bleu Armorique Gaël Danic, qui a côtoyé Bruno Genesio à l'OL, se remémore son sentiment lors de la signature de l'ancien coach de Lyon : "Je me dis que c'est une bonne opportunité pour Rennes, parce que c'est un coach qui a connu le haut niveau, en tant que coach principal et en tant qu'adjoint de Rémi Garde, qui est très reconnu dans le milieu. Dans la mesure où Rennes se doit de devenir le prochain Lyon, rien de mieux que de prendre l'ancien coach de l'OL" juge l'ancien milieu de terrain offensif. "Là où je lui tire mon chapeau, c'est d'avoir été dans la continuité de Julien Stéphan, poursuit Gaël Danic. Il y aurait pu avoir une cassure, mais le flambeau été récupéré, il a surfé sur ce que faisait Stéphan. Il a apporté sa touche et Rennes, aujourd'hui, en terme de résultats et de contenu, est au dessus de ce que Rennes faisait avant, alors que le curseur était déjà très haut."

A l'issue de la saison 2020/2021, où Bruno Genesio et ses joueurs parviennent à décrocher la 6e place et à se qualifier pour la Ligue Conférence, le technicien rennais saluera d'ailleurs le travail de son prédécesseur : "J'ai une pensée pour Julien, c’est aussi une partie de son travail." Sur cette fin de saison, Bruno Genesio aura su remonter le moral de ses troupes, profiter du jeu de possession très marqué de son prédécesseur, tout en y ajoutant plus de présence dans la surface adverse. Il replace aussi avec succès Martin Terrier et Flavien Tait dans l'axe du terrain. Gaël Danic : "Quand tu fais jouer les joueurs à leurs postes, c'est plus facile. Flavien Tait quand tu vois ses qualités techniques, c'est un plus pour l'équipe. Dans l'axe, il n'est pas perdu, il sait ce qu'il a à faire, il a les qualités pour jouer là : les questions qu'il se posait à gauche, il ne se les pose plus. Tu te pollues l'esprit quand tu n'es pas vraiment à ton poste. Bruno a libéré Flavien Tait." Le milieu de terrain le lui rend bien, étant un des acteurs principaux de la fin de saison canon en 2020/2021.

Une intersaison mouvementée sur le marché des transferts
L'été suivant, Florian Maurice et Bruno Genesio opèrent une refonte en profondeur de l'effectif rennais : exit les Da Silva, Camavinga, Nzonzi, Maouassa, Niang, Grenier, Soppy, Nyamsi et consorts. Bienvenue aux Badé, Majer, Laborde, Sulemana, Meling et Santamaria. Entre les arrivées et les départs, le Stade Rennais dépense environ trente-cinq millions d'euros, un luxe dans une période marquée par la perte de revenus liés au Covid et au désengagement de Mediapro.

Mais la mayonnaise tarde à prendre : après six journées, Rennes est 16e de Ligue 1, avec une seule victoire au compteur. Le souffle de la crise se fait sentir sur les nuques rennaises, sans qu'elle n'éclate vraiment. Et puis Rennes fait exploser Clermont à la 7e journée, avec une victoire 6-0, annonciatrice d'autres larges succès sur la suite de la saison. Les recrues trouvent leur rythme, les cadres confirment, les jeunes s'affirment. Au cœur de l'automne, le SRFC enchaîne treize matchs sans défaites toutes compétitions confondues. Rennes sort premier de son groupe de Ligue Conférence.

En décembre et janvier, Rennes patine, avec des défaites face à des concurrents directs (Nice, Lille, Monaco, Lens). Les absences liées à la CAN, mal anticipées, se font sentir. Mais le SRFC a depuis retrouvé le fil, et se positionne en chasseur de podium, derrière Marseille et Nice. Le jeu de l'équipe, très spectaculaire, est unanimement salué. Et avec leur entraîneur, les Rouge et Noir peuvent être ambitieux juge Gaël Danic : "Avant on se contentait des 4e, 5e, 6e places... A force qu'on dise que Rennes était un club moyen, on était déjà contents d'être 6e. C'était du conditionnement. Tout vient de l'exigence. L'exigence il faut la vivre, la ressentir, et Bruno Genesio a amené ça de son expérience lyonnaise. Le football ça se vit. Si viscéralement tu n'es pas persuadé de pouvoir faire mieux ou plus, tu ne fais pas l'effort. Bruno a dû leur dire qu'il fallait aller chercher la 2e place. Il sait qu'il a le groupe pour faire ça. Sincèrement si Rennes fait 5e, je serais déçu." Ça tombe bien : s'ils ne l'assument pas publiquement, en privé les joueurs ne cachent pas leur souhait d'aller chercher le podium en fin de saison.

Un coach apprécié par les supporters, sans être complètement rentré dans leurs cœurs

L'avis des supporters rennais sur l'année passée par Bruno Genesio à la tête de l'équipe première

De l'avis de tous les observateurs et des supporters, ce mandat de Bruno Genesio est marqué par une qualité de jeu rarement vue au Stade Rennais : "Je trouve que l'on joue très bien, juge Michel, supporter rennais. Malgré quelques passages à vide à chaque match, c'est un jeu agréable à voir, avec des passes, de la rapidité." "Je trouve qu'il y a un peu plus de jeu notamment à domicile, embraye Geoffray. Même si on aimait bien Stéphan, il y a un peu plus de jeu que sous Stéphan, c'est plus fluide." Pour Vincent, "Lyon a eu tort de s'en séparer il y a quelques temps. C'est un très bon entraîneur. Et au niveau de l'état d'esprit, je pense que c'est un mec réglo, humainement ça doit être quelqu'un de bien."

Mais pour Bruno Genesio, en terme de popularité, difficile de succéder à Julien Stéphan, entraîneur né à Rennes, qui a ramené le premier trophée depuis 48 ans au club et qui a fait découvrir la Ligue des Champions au Stade Rennais. Gaël Danic : "Pour rentrer dans les cœurs ? Il faut des résultats et des valeurs auxquelles les gens s'identifient. En Bretagne les gens ont besoin de s'identifier à leur équipe et aux valeurs du coach. Et Bruno est un homme de valeurs." Obtenir une deuxième place en Ligue 1, un classement jamais atteint par le club dans son histoire, ou remporter la Ligue Conférence seraient sans aucun doute des arguments suffisants pour finir de conquérir l'exigeant public rennais.

Bernard Lama, l’ancien gardien international de l’équipe de France de football, du PSG et du Stade Rennais, vit depuis la fin de sa carrière professionnelle dans sa Guyane natale où il a créé une marque d’eau de source. Prolongation est allé lui rendre visite. Engagé et tourné vers la jeunesse, il raconte sa reconversion.

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Au bord d’une route détrempée de Remire-Montjoly, une banlieue pavillonnaire de Cayenne en Guyane, un adolescent, sac de sport sur le dos, marche en direction du stade de foot. Son caleçon est apparent. Une voiture ralentit à son niveau. La vitre se baisse. « Remonte ton pantalon. Tu te crois où ? » Le jeune garçon reconnaît le manager général de son club de foot et obtempère sans broncher. Il est comme cela, Bernard Lama : franc, direct, un peu vieux jeu mais plein de valeurs et furieusement tourné vers les autres et surtout les jeunes.

Au volant de sa voiture, il raconte son enfance en enchaînant les bouffées de sa cigarette roulée. Son surnom lui va toujours aussi bien. « Le chat » ne saute plus sur les ballons mais il a gardé une ligne de sportif de haut niveau. Son regard de félin est rempli de malice. Et parfois, lorsqu’il s’agit de sujets qui lui tiennent à cœur, il griffe.

10 000 gosses sans école
Depuis la fin de sa carrière professionnelle de footballeur, il est revenu vivre dans « [sa] Guyane ». « Je n’ai pas trouvé de raison suffisante pour rester de l’autre côté de l’Atlantique. J’avais acheté une maison en 2005 et je m’y suis fixé. J’y vis avec ma mère depuis. »

Heureux donc ? « Je suis content d’être chez moi, de pouvoir me balader sur la plage ou dans la forêt équatoriale. Une vie simple liée à la nature. Mais non, pas heureux. On ne peut pas être heureux quand on voit la pauvreté ici. Il y a tellement d’inégalités. Ici, 50 % des gens vivent sous le seuil de pauvreté, il y a des problèmes de santé, d’éducation, 10 000 gosses sans école. »

Dans le sang de l’ancien international français coule une fibre sociale. « Mon grand-père et mon arrière-grand-père ont construit ce département. Mon père, chirurgien, a été maire de Rémire-Montjoly pendant 35 ans. On parlait plus de politique et de l’avenir de la Guyane que de sport. Tous les ingrédients pour développer une pensée sociale et faire preuve de solidarité. »

50 % des réserves d’eau en Amazonie
Alors, pour sa reconversion, Bernard Lama n’a pas choisi « d’investir dans l’immobilier et s’enrichir sur le dos des plus pauvres » ou de faire « de l’import-export depuis la France ». Pour aider les siens, il faut d’abord poser un diagnostic : « Il y a tout en Guyane. L’océan, la forêt, des gens simples, de bonne composition, habitués à accueillir. Il manque une seule chose : la volonté politique ».

Il ne reste plus qu’à trouver ce qui pourrait être précieux pour les Guyanais. « En 1999, j’ai appris en lisant Le Monde que 50 % des réserves mondiales d’eau étaient en Amazonie. J’ai fait le lien. Quand, jeune footballeur, je revenais en Guyane, j’étais frustré, il n’y avait pas d’eau locale. Alors pourquoi ne pas créer la première eau de source guyanaise ? »

Bernard Lama s’associe alors avec son ami d’enfance. Mais le projet est long à démarrer. « Il a fallu 10 ans avant de mettre une bouteille sur le marché. Nous avons rencontré beaucoup de difficultés. Trouver un terrain, une source et puis l’administration… Ici, en Guyane, nous sommes soumis aux lois françaises et européennes. Mais nous sommes sur le continent américain avec son climat, sa terre… Les lois ne se sont pas adaptées à notre quotidien. »

Pas de sens d’exporter de l’eau
Malgré les obstacles, Bernard Lama s’est obstiné et l’usine est sortie de terre à une quarantaine de kilomètres de Cayenne. Son entreprise, Dilo, emploie aujourd’hui une dizaine de salariés, « sans le transport ».

L’an dernier, le chiffre d’affaires de Dilo s’élevait à 3,3 millions d’euros. « Nous commençons à bien maîtriser notre métier. » En 2021, 5,3 millions de bouteilles d’eau sortaient de l’usine. 35 % de l’eau en bouteille consommée en Guyane est produite par l’entreprise dont Bernard Lama est le PDG.

Une croissance qui permettra un jour de boire l’eau Dilo en métropole ? « Non. Cela n’a pas de sens d’exporter de l’eau. Notre planète va assez mal comme ça. » Car le changement climatique, Bernard Lama « le voit ». « Les saisons ne sont plus tranchées comme dans mon enfance. L’été, on grille littéralement sous le soleil. Les cotes bougent, l’océan a avancé, c’est sidérant. »

À Brest, on avait une belle équipe…
Et le football ? Il fait toujours partie de sa vie. Jusqu’en 2021, Bernard Lama était le vice-président de la ligue de football guyanaise. Il exerce toujours comme manager général de « son club », l’USL Montjoly. « Jusqu’à la fin de ma vie. Ce club, c’est ma deuxième famille. »

Alors il se bat, avec force, sans langue de bois. « Encore un paradoxe de la Guyane ! Il y a une végétation verte partout et à l’heure actuelle, il n’y a qu’un seul terrain digne de ce nom. Nous sommes dans le département le plus jeune de France mais il y a peu de structures pour eux. Que font-ils ? Ils passent leur bac et partent étudier en métropole. Ils ne reviennent que très peu car il n’y a pas de boulot ici. »

Le champion du monde 98 suit toujours l’actualité du football en France, plus particulièrement celle de ses anciens clubs. « À Brest, on avait une belle équipe, avec Corentin Martins, David Ginola, Stéphane Guivarc’h… On fait une belle saison mais on est rétrogradé pour des raisons financières. Je serais resté sinon. »

Mbappé ? Une pépite
Mais Bernard Lama porte aussi un regard critique sur son sport. « Je n’aurais pas aimé être footballeur en ce moment, tranche-t-il. On ne comprend plus rien. Il y a trop de matches, la ligue des nations, les Coupes du monde en hiver… Tout cela n’a plus de sens. Les joueurs sont cramés, on ignore l’aspect physiologique de ce sport. »

Un joueur le « bluffe » pourtant. « Mbappé ! C’est une pépite ce gamin ! Il va devenir une star planétaire. Il est mature, il est déjà un porte-drapeau, il prend position. »

Passion du foot, passion de « sa » Guyane, passion des autres, les pieds sur le terrain mais les yeux vers les étoiles. C’est toute la leçon donnée au jeune adolescent croisé au bord de la route : si tu veux courir comme Mbappé, remonte d’abord ton pantalon !

Quelques repères…

L’institut Diambras, son combat pour le foot africain. Créé en 2000 par Saer Seck, investisseur sénégalais, et les anciens footballeurs Jimmy Adjovi-Boco, Bernard Lama et Patrick Vieira, l’institut Diambras forme une centaine de jeunes footballeurs africains. « L’objectif de ce projet, explique Bernard Lama, c’est de faire du football un moteur pour l’éducation, former les citoyens de demain. Lorsque je jouais, j’avais des coéquipiers africains qui étaient illettrés. »

La fondation comporte une section sport études et une équipe professionnelle de première division sénégalaise, plusieurs fois titrée. « Quelques joueurs formés chez nous ont percé en Europe comme Bamba Dieng à l’OM ou Idrissa Gueye au PSG. »

Champion du monde 98. Chaque année, les champions du monde 98 se retrouvent le temps d’un repas pour se remémorer les bons souvenirs. « On n’a pas pu le faire depuis le début du Covid mais il me tarde de les retrouver. On a écrit une page de l’histoire du sport français. Avant 98, l’équipe de France de foot n’était pas considérée comme des vainqueurs. » Il garde de cette épopée de belles amitiés. « Lilian Thuram, Manu Petit ou Christian Karembeu… Ce sont des frères. »

Son palmarès. Champion du monde en 1998. Champion d’Europe en 2000. Vainqueur de la Coupe des Coupes 1996 avec le PSG. Champion de France en 1994 avec le PSG. Vainqueur de la Coupe de France en 1993 et 1995 avec le PSG. Vainqueur du Trophée des Champions en 1995 avec le PSG. 44 sélections en équipe de France, de 1993 à 2001 dont deux fois capitaine. 489 matches en Championnat de France (Lille, Metz, Brest, Lens, PSG, Rennes), de 1985 à 2001. 12 matches en Premier League, avec West Ham, en 1997-1998.

L’ancien Rennais Clément Grenier s’est engagé pour six mois (plus un an en option) avec Majorque, 16e de Liga.
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Clément Grenier a retrouvé un club. Libre depuis mai 2021 et le non-renouvellement de son contrat au Stade Rennais, le milieu de terrain formé à Lyon rebondit à Majorque. Clément Grenier (31 ans) a signé jusqu’à la fin de la saison, avec une année supplémentaire en option.

L’ancien joueur de l’En Avant Guingamp s’entraînait depuis plusieurs jours avec l’équipe professionnelle de Majorque, qui lutte pour se maintenir en Liga. Majorque est actuellement 16e du championnat espagnol.

Au terme d’une demi-finale forte en émotions pour les Nantais, ces derniers se sont qualifiés pour la finale de la Coupe de France, aux dépens de l’AS Monaco. Les Canaris vont avoir le luxe de disputer une fin de saison forte en enjeux, avec des derniers matchs tous très importants. À Rennes, la fin de saison risque d’être difficile à cause de cette qualification.

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Avec la qualification du FC Nantes en finale de la Coupe de France, beaucoup d’éléments risquent de changer en cette fin de saison. Alors que la lutte pour les places européennes se veut particulièrement disputée cette saison, l’AS Monaco n’aura plus que la Ligue 1 sur laquelle se concentrer et pourrait prendre de l’avance sur ses concurrents. Rennes est pour le moment en bonne posture, mais devra également lutter jusqu’au bout. À ce propos, les dernières semaines de compétition s’annoncent très intenses quant à la qualification nantaise en finale.

Un derby, puis un choc
Prévu initialement pour le 8 mai prochain, le derby entre le FC Nantes et le Stade Rennais ne pourra pas se tenir à cette date. En effet, il s’agit très exactement du jour choisi pour disputer la finale de la Coupe de France entre les Canaris et les Aiglons de l’OGC Nice. Si la date de report n’a pas encore été communiquée, il se pourrait que la rencontre ait lieu le mardi ou le mercredi de la semaine suivante, soit le 10 ou 11 mai.

Pour les deux protagonistes de la rencontre, la nouvelle n’est pas nécessairement très bonne du point de vue du calendrier. À l’occasion de la 37e et avant-dernière journée de Ligue 1, le Stade Rennais prévoit la réception de l’Olympique de Marseille au Roazhon Park. Une rencontre certainement déterminante pour accrocher ou non une place qualificative pour l’Europe. De son côté, le FC Nantes a rendez-vous avec l’Olympique Lyonnais, le même jour, le 14 mai. Là encore, la rencontre s’annonce cruciale, et l’enchaînement devra être correctement géré pour ne pas passer subitement du rêve au cauchemar.

A la recherche d’un portier d’expérience, le Stade Rennais et l’OGC Nice aurait supervisé un portier en Liga. Très performant avec Getafe, David Soria est la cible des deux écuries françaises.
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A 28 ans, David Soria ne cesse d’enchaîner les saisons de haute volée en Liga. Passé par le FC Séville, l’Espagnol fait désormais le bonheur de Getafe, écurie dans laquelle il s’illustre. Titulaire indiscutable, il tient à flot une équipe à la lutte pour son maintien. Une régularité remarquable et remarquée qui lui valent d’être courtisés par de grandes formations françaises.

En effet, selon les dernières informations de Foot Mercato, David Soria aurait été supervisé par des scouts du Stade Rennais et de l’OGC Nice lors des dernières rencontres de Getafe. Si Rennes dispose déjà de 4 gardiens avec Salin, Dogan Alemdar, Pépé Bonet et Gomis, Bruno Genesio et sa direction ne serait pas contre un renfort d’expérience supplémentaire. Quant à l’OGC Nice, trouver un portier capable de suppléer Walter Benitez est la priorité.

2,6 ha de plus ! Le Stade Rennais a revu à la hausse le projet d’extension de son centre d’entraînement à La Piverdière, à Rennes. Il s’est justifié mardi 1er mars 2022, lors d’une nouvelle réunion du comité de gestion de La Prévalaye. Les opposants sont encore plus déterminés.

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Pourquoi le Stade Rennais n’a-til pas déposé son permis de construire en novembre dernier, comme annoncé initialement ? Parce-que "nos objectifs sportifs, éducatifs ne pouvaient pas être atteints sur le périmètre envisagé. Nous n’étions pas en mesure de développer un projet aussi capital sur une emprise aussi limitée", explique Karim Houari, le stadium manager du club, venu présenter les arguments du club lors d’une nouvelle réunion du comité de gestion de La Prévalaye, mardi soir au siège de Rennes métropole. À ses côtés, les représentants des cabinets de maîtrise d’œuvre et d’architecture et le vice-président du Stade Rennais, Olivier Cloarec.

Le centre d’entraînement de La Piverdière dispose aujourd’hui de sept terrains sur douze hectares. "Nous avons besoin de 10 terrains, donc il nous faudrait une surface totale de 18 hectares." Jusqu’à présent, les discussions portaient sur une extension de 3,5 ha. C’est aujourd’hui 2,6 hectares supplémentaires qui sont convoités par le Stade.

Le Stade Rennais loin de Rennes ?
Pour se justifier, le manager cite plusieurs grands clubs de Ligue 1 beaucoup mieux pourvus : "Reims, qui n’a pas la même ambition que nous, dispose de 15 terrains d’entraînement sur 25 hectares. Lens, c’est 12 terrains sur 22 hectares ; Metz, 14 terrains. Lille, 43 hectares…"

Un argument qui ne convainc pas le collectif de La Prévalaye et les autres associations porteuses de projets agroécologiques sur ce site naturel, encore préservé, aux portes de la ville : le Jardin des Mille pas, Pemagraine, la Basse-Cour, Extinction Rébellion sont plus que jamais vent debout contre ce projet. "Vous citez Lille et ses 43 ha mais pour le coup leurs installations sont en rase campagne, loin de la ville, ça n’a rien à voir", remarque un opposant.

Le club met en avant ses 5 000 fans très attachés à ce qu’il reste à Rennes. "La perspective de le voir déménager hors de la ville heurterait cette communauté. Et la Ville a d’ailleurs affiché sa volonté de conserver le centre d’entraînement sur ce site."

"La ligne rouge est franchie"
Mais, du côté des associations, ça ne passe pas, d’autant que les 2,6 ha supplémentaires visés par le club sont situés au-delà du chemin de la Taupinais, sur une zone naturelle que les opposants veulent sanctuariser. "La faune et la flore ne vont pas du tout aimer les tractopelles. Vous franchissez une ligne rouge, c’est la 11e réunion du comité de gestion et, dans ces conditions, on ne voit plus trop le sens de notre projet agroécologique", réagit Maxime, du Jardin des Mille Pas.

Anthony, du collectif de la Prévalaye, parle "de fragmentation, de désintégration" du projet des associations. "On est en train de tout casser, pas question de passer cette ligne rouge", renchérit un membre actif du comité de quartier de La Prévalaye.

Cégolène Frisque, élue écologiste déléguée pour les quartiers Arsenal, Cleunay, La Courrouze, avoue elle aussi ne pas comprendre. "Le travail du comité avait permis d’aboutir collectivement à un compromis sur 3,8 ha, au lieu des 8 ha d’extension initialement prévus. Là on fait fi de tout ce travail." Elle rappelle au passage "l’esprit" des discussions de l’entre-deux tours des dernières municipales… entre socialistes et écologistes. "Dans ce programme du deuxième tour, il y avait un accord collectif sur une extension maîtrisée et limitée, on était dans le "réduire et compenser", là on va au contraire vers une artificialisation plus importante."

Les élus écolo montent au créneau
Ludovic Brossard, conseiller municipal délégué à l’agriculture urbaine et à l’alimentation durable, ne dit pas autre chose. "Ce projet vient contrecarrer notre ambition de valoriser ces parcelles en favorisant l’agriculture urbaine. C’est un enjeu de développement agroécologique et de démocratie alimentaire. Et, surtout, c’est le mandat que nous ont donné les Rennais. Ce sera à nous élus de prendre nos responsabilités. En tout cas, on souhaite garder le Stade Rennais à Rennes, mais ne pas exclure les enjeux sociaux et écologiques."

Karim Houari tente de rassurer en expliquant que "le projet n’est pas ficelé, nos équipes travaillent pour trouver la bonne solution".

Didier Chapellon, adjoint délégué à la biodiversité, rappelle que le projet en est encore au stade des discussions. "Le processus de décision se poursuit, rien n’est tranché." En revanche, il réaffirme le projet de la Ville de Rennes : "Augmenter la place de la nature et ne pas exporter nos projets, dans un objectif de sobriété foncière."

La billetterie est ouverte pour le match entre le Stade Rennais et Leicester, au Roazhon park, jeudi 17 mars 2022 (18 h 45). Et le prix des places fait grincer des dents les abonnés, qui doivent dépenser de 30 € à plus de 80 € pour pouvoir assister à ce 8e de finale retour de coupe d’Europe à Rennes.

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Nouveau match de gala au Roazhon Park… et nouvelle grogne des supporters face à l’envolée du prix des billets. Le Stade Rennais reçoit les Anglais de Leicester, jeudi 17 mars 2022 (18 h 45) en 8e de finale de Ligue Europa Conférence. Comme lors de la réception du PSG début octobre, l’ouverture de la billetterie pour ce match a fait bondir de nombreux supporters sur les réseaux sociaux.

Pour le moment, seuls les abonnés ont accès à la billetterie, depuis lundi 28 février. Alors qu’en début de saison ils règlent leur place pour l’ensemble des matchs de Ligue 1, ils doivent cette fois remettre la main à la poche comme à chaque match de coupe d’Europe.

65 € en virage, 80 € en tribune latérale
« 65 € ma place d’abonnée pour le match face à Leicester, t’es sérieux Stade Rennais ? », déplore Roazhon girl, internaute bien connue des fans du Stade Rennais.

« 85 € pour la mienne, j’ai mal… », lui répond Théo D. Même tarif pour Maxou, placé en tribune Super U : « Quelle honte… Vers quoi on va le Stade Rennais ? »

« 75 € en tribune latérale bas, et ce n’est qu’un 8e en plus. À ce rythme, la finale ça sera un Smic… », imagine El Professor.

Les prix communiqués par le Stade Rennais démarrent à 30 € en tarif classique (22,50 € en réduit, 18 € pour les enfants). Il s’agit des places en tribune basse, derrière les buts. Mais dans les autres tribunes, les prix grimpent vite : 45 € en tribune haute derrière les buts, autour de 60 € dans les virages, plus de 80 € en tribunes latérales. Des tarifs à peu près similaires à ceux pratiqués en 2019, pour la réception d’Arsenal en Ligue Europa (de 29 € à 95 €).

Ouverture de la billetterie grand public vendredi à 14 h
Contacté ce mardi 1er mars, le club n’a pas souhaité communiquer sur sa politique tarifaire pour le match face à Leicester. Les abonnés ont jusqu’au jeudi 3 mars inclus pour acheter leur place. La billetterie grand public ouvrira à 14 h vendredi 4 mars.

Dirigeant du FC Versailles 78 et consultant bien connu des amateurs de ballon rond, Jean-Luc Arribart connaitra ce soir une demi-finale de coupe de France historique face à Nice, presque 50 ans après avoir remporté la coupe Gambardella avec le Stade rennais, le club de ses débuts. Entretien avec un Rennais prêt à vivre de nouvelles émotions.

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Tu es né à Rennes, comment l’histoire a t-elle débuté avec le Stade rennais ?

Je ne suis pas rentré au centre de formation. J’ai signé ma première licence au Stade rennais à 10 ans, en pupille, en 1965. Un copain m’avait fait venir. Notre entraineur de l’époque était le commandant Bonneville, un ancien militaire avec des guêtres, des pantalons bouffants, un personnage assez particulier. J’ai continué ma scolarité jusqu’au BAC, en jouant dans toutes les équipes benjamins, minimes, cadets, juniors.

A quoi ressemblait le Stade rennais ?

Il n’avait pas grand chose à voir avec celui d’aujourd’hui et les conditions d’entrainement de la Piverdière. Derrière la tribune côté Rennes, il y avait le stade de la Conciergerie, là où on s’entraînait en pros, sur un terrain légèrement en pente vers la Vilaine. Ce n’étaient pas les billards d’aujourd’hui ! C’était notre terrain d’entraînement, et d’échauffement d’avant-match. On allait s’échauffer au milieu des gens qui passaient en tribunes, il y avait des levers de rideau. Il y avait un contact inévitable, les gens nous tapaient sur l’épaule, ça parait assez inconcevable aujourd’hui. Je jouais avec Jean-Paul Rabier ou Jean-Pierre Perrier. On commençait à jouer avec les pros Raymond Kéruzoré, Loïk Kerbiriou, Yves Le Floch, Philippe Redon…

L’équipe professionnelle était-elle vite accessible pour de jeunes joueurs ?

J’ai commencé à jouer avec eux rapidement, j’ai privilégié d’aller jusqu’au BAC, puis j’ai fait trois mois de Sciences Economiques et ça m’a permis d’avoir la carte étudiant pour pouvoir jouer en équipe de France universitaire, avec Arsène Wenger notamment. On a fait des voyages sympas et une coupe du monde en Uruguay. Je m’étais même inscrit en psycho pour continuer l’équipe de France universitaire. Parallèlement à ça, je commençais déjà à jouer en pro, c’est d’ailleurs ce qui m’a empêché de faire les études que je voulais, c’est un petit regret de ne pas avoir pu concilier les deux.

Quelle place avait le Stade rennais dans le paysage du foot français ?

Je pense qu’il y a toujours eu une bonne image du Stade rennais. Il y a eu des bonnes périodes avant que je commence. J’ai commencé en pro en 1973, c’était un club sérieux, le porte-drapeau du football breton. D’autres clubs comme Lorient ou Brest essayaient de rivaliser avec nous. C’était une valeur sûre de la D1 (première division), mais il y a eu des soucis d’argent, des dirigeants qui se sont succédés, et sportivement ça s’en est ressenti. On a commencé à faire le yoyo entre D1 et D2. Les problèmes financiers ont fait que le club a été contraint de se séparer de certains joueurs dont j’ai fait partie. Pierrick Hiard est parti à Bastia, et les dirigeants nous ont ensuite transféré Patrick Delamontagne et moi à Laval, car ils avaient de bonnes relations avec les Lavallois. Moi je voulais aller à Bordeaux, mais à cette époque ce n’était pas comme maintenant, les dirigeants décidaient où les joueurs allaient.

Rennes remportait sa deuxième coupe de France en 1971 quand tu y étais en jeune, gardes-tu des souvenirs de ce moment ?

Oui, un souvenir formidable de la demi-finale contre Marseille et des tirs au but. Je faisais partie de tous les supporters tout près des tireurs. On avait un peu envahi le terrain. On entourait quasiment la surface de but. C’était un moment de grande émotion.

Tu fais partie de ceux qui ont remporté la première coupe Gambardella du Stade rennais en 1973.

C’était particulier car en finale on devait jouer l’AS Brestoise. Plutôt que de faire ça à Colombes en lever de rideau de la Coupe de France où personne ne venait voir le match, on avait fait ça à Quimper. Le stade était comble, il y avait des supporters de Brest et Rennes, c’était bien de le faire en Bretagne. C’était un moment fabuleux, avec un gros suspense. Ça se joue aux tirs aux buts, et au 11e ou 12e tir au but ! Les gardiens ont été obligés de tirer. Pierrick Hiard a marqué et le pauvre gardien brestois a raté. A ce moment là, les pros nous disaient à quel point c’était fabuleux la Gambardella, qu’il fallait tout faire pour la gagner, que c’étaient des moments forts en juniors comme en pros. Ils avaient raison. Je revis ça aujourd’hui avec Versailles même si en tant que dirigeant c’est différent. Ça a une saveur particulière la coupe et j’en ai été d’autant plus frustré qu’en pro, je me faisais souvent éliminé sans aller très loin.

Tu as ensuite été capitaine en jeunes puis en pros au Stade rennais. Est-ce que c’était important pour toi en tant que Rennais ?

Oui bien sûr. Je suis parti compte tenu des circonstances. Je suis resté 4 ans en pro (1974-1978) mais je serais peut-être resté plus longtemps si le club avait été en meilleure santé financière. Etre capitaine de l’équipe quand on est rentré dans le club à l’âge de 10 ans, ça veut dire quelque chose. C’est une époque où on était aussi plus fidèle au club dans lequel on avait commencé petit. Il y avait moins de transferts, on pouvait passer toute une carrière ou une demi-carrière dans un même club, c’était tout à fait normal.

As-tu continué de suivre le Stade rennais une fois parti ?

Oui, c’est un club que j’ai toujours gardé dans un coin de mon coeur, comme le Stade de Reims que j’ai connu ensuite. Bien sûr, j’ai suivi les finales de coupe de France, et j’en veux terriblement à nos amis de Guingamp (rires). Les bons résultats de Rennes me font très plaisir et je suis particulièrement les performances. Je trouve que le Stade rennais est devenu l’un des meilleurs clubs français, un des clubs du haut de tableau. Ils le méritent, c’est un club qui s’est parfaitement organisé, structuré et a aujourd’hui sa place en haut. Le jeu est spectaculaire, en particulier cette année. J’ai beaucoup aimé le travail de Julien Stéphan, et ce que fait Bruno Genesio aujourd’hui est remarquable. Je prends beaucoup de plaisir à regarder le Stade rennais aujourd’hui.

Joueur puis consultant, tu es désormais dirigeant au FC Versailles 78. Comment cela s’est fait ?

C’est une rencontre avec les deux actionnaires, il y a deux ans. J’étais leur conseiller lorsqu’ils voulaient investir dans le football. Le choix s’est porté sur Versailles, un club bien géré avec plus de 1100 licenciés. Je pense qu’il y a la place pour un projet vraiment ambitieux. C’est un club qu’il faut construire, il est sous-structuré, on travaille beaucoup pour rattraper ce retard. C’est très intéressant d’écrire cette aventure pour les prochaines années. J’ai accepté le poste de directeur général en octobre. On est en tête en championnat, on va tout faire pour conserver cette place. Et puis il y a cette formidable aventure en coupe de France qui met en lumière le club et donne beaucoup de résonance à notre projet. C’est bien, même si on se dit que c’est peut-être un peu trop (rires), c’est l’effet coupe de France qui entraîne cet effet médiatique. On parle un peu trop de nous, les gens vont peut-être finir par en avoir ras-le-bol d’entendre parler de Versailles (rires). Cette aventure est riche de plein d’émotions.

Avant cette qualification en demi-finale de coupe de France, tu as répété que l’objectif restait le championnat. Le discours est-il le même arrivé dans le dernier carré ?

Le championnat reste la priorité numéro 1. Les joueurs le savent, je leur dis très régulièrement, mais je ne peux pas non plus les forcer à mal jouer en coupe de France. C’est leur récréation, leur compétition. Ils se font plaisir, ont de plus en plus d’appétit. Et on compte bien la gagner, ne pas s’arrêter là. On veut aller jusqu’en finale au Stade de France car on n’a pas beaucoup joué à Paris, à proximité de nos supporters. On est obligés de leur faire ce cadeau là, aller gagner la demi-finale à Nice et venir au Stade de France en finale. On ne peut pas s’arrêter là.

Vous deviez initialement recevoir pour cette rencontre, avant qu’une inversion avec Nice soit actée. Comment avez-vous accueilli cette décision ?

C’est quand même une déception, on avait vraiment l’espoir d’organiser ça à proximité de Versailles. On ne peut pas jouer chez nous, le terrain n’est pas homologué depuis les huitièmes de finale face à Toulouse où on avait aussi été obligés d’inverser la rencontre. En demi-finale, c’est encore plus contraignant. Le rêve de tout le vestiaire était de jouer au Parc des princes, mais ça n’a pas été possible. On a regardé toutes les options, on avait pensé aller à Lens, on a éliminé des stades pour raison de terrain synthétique, frais d’organisation et sécurité très couteux, le Stade de France par exemple, surdimensionné pour nous. On avait pensé à Charléty, mais la Préfecture, compte tenu des évènements lors du match entre le Paris FC et Lyon, a émis un avis défavorable. Il ne nous restait plus que la possibilité de jouer à Nice et de répondre favorablement à une proposition très généreuse et bienveillante des Niçois. Je tiens à remercier encore le président Jean-Pierre Rivère, très classe. Ils nous permettent d’organiser le match chez eux. On va recevoir Nice à l’Allianz Riviera.

La question d’organiser ça à Rennes ne s’est pas posée ?

Non, ça fait un peu loin ! (rires). Quitte à aller plus loin, on s’était dit que le public lensois pouvait galvaniser nos joueurs, se mêler à nos supporters et pousser fort derrière notre équipe, mais on s’est rendus compte que c’était compliqué. Ce n’est pas facile, ce n’est pas leur club. C’était peut-être un peu ambitieux de vouloir jouer à Bollaert, même si les dirigeants étaient prêts à nous ouvrir leur Stade. C’est une affaire entre Nice et nous cette demi-finale. Jouer dans un stade où il y aura 25 000 - 30 000 personnes, c’est une belle fête. Il y aura un bel engouement et ce sera un beau décor pour une demi-finale de coupe de France. Les joueurs ont compris qu’on n’avait pas pu faire autrement, ce sera beau d’y aller pour réaliser un nouvel exploit, tout faire pour aller au bout de l’aventure.

Aller au bout cette année avec Versailles sera t-il plus fort que ton titre en Gambardella avec Rennes en 1973 ?

C’était une émotion très forte il y a presque 50 ans, c’est fou de se dire que le temps passe aussi vite. Là ce qu’on vit est extrêmement fort, tout l’environnement est en pleine effervescence médiatique. Ce sont des moments très intenses, très émouvants. La qualification contre Bergerac aux tirs aux but, c’était très fort. On rêve d’aller au bout. Ça a déjà été une aventure exceptionnelle, je suis prêt à supporter ce stress et cette émotion (rires).

 

Jonas Martin raconte le harcèlement vécu par Martin Terrier à Strasbourg, quand Terrier était au fond du trou.

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Dans une séquence confession tirée du Vestiaire sur RMC, Jonas Martin a raconté comment les réseaux sociaux avaient presque fait pleurer Martin Terrier durant son début de carrière. Le milieu de terrain rennais se souvient que lorsque l’attaquant était prêté par Lille à Strasbourg, il avait souvent un œil sur ce qu’il se disait de lui. « Il ne faisait que marquer au début, il regardait tout le temps Twitter, raconte celui qui l’avait "pris sous son aile". Et je lui ai dit : "Martin, attention, tu regardes Facebook, Twitter et tout, attention. Parce que là ça va tu marques, il n’y a pas de problème. Attention quand tu ne vas plus marquer." »

 À l’hiver, le jeune de tout juste 20 ans signe à l’OL et est prêté dans la foulée au club alsacien jusqu’à la fin de la saison. « Comme par hasard, il avait moins de réussite, il faisait des bons matchs, mais il marquait moins, se souvient Jonas Martin. Évidemment, sur les réseaux, tout le monde lui a dit : "Depuis que tu as signé à Lyon, tu t’en fous", alors que c’était le premier déçu de ses matchs. » Si Martin Terrier lui assure d’abord qu’il s’en fout, son coéquipier raconte l’avoir retrouvé deux fois au bord des larmes après les matchs, « parce qu’il avait tapé son nom sur Twitter et il voyait les gens le critiquer » . « Ça, ça tue ta confiance personnelle, s’énerve le vétéran de 31 ans. Tu ne sais pas qui se cache derrière les réseaux sociaux : il y a de la méchanceté. Ce sont des gens qui ne connaissent pas le foot... » Le capitaine du SRFC Hamari Traoré assure quand même qu’il « a évolué » et qu’il « s’en fout maintenant » .

Un vrai frère, ce Jonas Brothers.

Dans l'émission Le Vestiaire, plusieurs cadres du SRFC ont livré des anecdotes croustillantes sur leurs parcours mais aussi sur le mercato du Stade Rennais.

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Le Stade Rennais se souviendra probablement longtemps de son mercato estival 2021. Tonitruant sur le marché des transferts, Florian Maurice, le directeur sportif rennais, avait acté en deux mois pas moins de sept signatures importantes dans tous les secteurs de jeu. Le club breton avait même fait parler de lui dans les derniers instants du mercato en s’attachant les services de Gaëtan Laborde, en pleine bourre à Montpellier. Buteur prolifique de Ligue 1, l’attaquant de 27 ans n’avait alors pas tardé à s’acclimater à son nouveau club, devenant rapidement le meilleur buteur du championnat et du SRFC.

Mais cette arrivée de l’ancien Montpellierain chez les Rouge et Noir aurait pu ne pas se produire et est à mettre, en partie, au crédit de Benjamin Bourigeaud. Dans l’émission Le Vestiaire sur RMC Sport, le milieu de terrain du Stade Rennais explique avoir joué les entremetteurs entre Florian Maurice et Gaëtan Laborde pour un transfert cet été. À travers une anecdote incroyable, l’ancien Lensois nous en dit plus sur cette opération, qui se serait décantée sur une plage à Mykonos.

Il lui a suffi d’un mojito pour prendre sa décision
En vacances avec sa compagne sur l’île grecque de Mykonos, Benjamin Bourigeaud croise par surprise Gaëtan Laborde, qu’il avait côtoyé chez les U20 de l’Equipe de France. Une rencontre fortuite où les deux hommes se lieront d’amitié et passeront une partie de leurs vacances ensemble. " Sur le ton de la rigolade, au bord d’une plage, on a envoyé quelques messages à Flo (Florian Maurice, directeur sportif rennais, ndlr). Il (Benjamin Bourigeaud) lui a envoyé quelques messages, en lui disant qu’il était avec « la future recrue » du Stade rennais. Mais c’était sur le ton de la rigolade, on était loin de penser que ça allait devenir vrai ", a dévoilé Gaëtan Laborde, qui signera quelques temps plus tard chez les Rouge et Noir.

De son côté, Bourigeaud déclare s’être d’abord confronté à un refus de son directeur sportif. " Quand je lui ai dit que j’étais avec la future recrue du Stade rennais, Flo m’a dit : « Non, il est trop cher ! ». Là je lui réponds : « De toute façon, tu me vends d’abord puis tu prends Guéguette (Gaëtan Laborde) ! ». Mais il m’a dit qu’il ne voulait pas me laisser partir. " Finalement, Florian Maurice a contacté Gaëtan Laborde en toute fin de mercato. " Il lui a suffi d’un mojito pour prendre sa décision ", s'en amuse son coéquipier Benjamin Bourigeaud.

Libre de tout contrat depuis son départ du Stade Rennais l'été dernier, Clément Grenier s'entraîne avec Majorque.

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Annoncé dans le viseur de l'AS Saint-Etienne cet hiver, Clément Grenier est toujours sans club. Mais l'ancien milieu de terrain de l'Olympique Lyonnais et du Stade Rennais pourrait poursuivre sa carrière en Espagne.

En effet, comme annoncé ce mardi par Majorque sur son compte Twitter, Clément Grenier s'entraîne avec l'actuel 16e de Liga où il a intégré le groupe professionnel en vue d’un éventuel transfert.

Avec 51 buts en 26 rencontres, le Stade Rennais affiche la deuxième meilleure attaque de Ligue 1 derrière le PSG cette saison. Il fallait remonter à 1966 pour voir les Rouge et Noir faire mieux au même stade.
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En ce moment pour les adversaires du Stade Rennais, le tarif c’est quatre buts. Après la démonstration face à Troyes le 20 février (4-1), le club breton a une nouvelle fois fait parler la poudre en déplacement à Montpellier vendredi dernier (4-2). La ligne offensive rennaise continue de tourner à plein régime et son compteur de buts grimpe plus vite que le cours du pétrole.

Avec 51 buts inscrits cette saison, les hommes de Bruno Genesio affichent la deuxième meilleure attaque de Ligue 1 juste derrière le Paris Saint-Germain (56 buts). C’est seulement une réalisation de moins que sur l’ensemble de la saison passée pour le club breton (52). Et si on regarde les temps de passages après 26 rencontres, c’est tout simplement son record offensif depuis… l’exercice 1965-66 (52 réalisations).

L’équipe qui a tiré le plus souvent cette saison
À l’époque, le Stade Rennais avait terminé la saison à la sixième place, avec un total de 80 buts inscrits en 38 journées, son record absolu dans l’élite. Avec encore douze rencontres à disputer, il faudrait donc qu’il inscrive au moins 30 buts pour battre cette marque, soit en moyenne 2,5 par match. Le club breton sera-t-il capable de tenir un tel rythme ?

L’attaquant du Stade Rennais Martin Terrier est sur le podium des buteurs en Ligue 1 cette saison avec 13 buts inscrits. (AFP)
Pour tenter de battre ce record et terminer à nouveau sur le podium de la Ligue 1, les Rouge et Noir pourront compter sur leur flamboyant duo de canonniers Gaëtan Laborde-Martin Terrier. Les deux attaquants ont chacun fait trembler les filets adverses à 13 reprises cette saison, seuls Wissam Ben Yedder (15 buts) et Kylian Mbappé (14 buts) les devancent au classement des buteurs.

 

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Une autre statistique impressionnante prouve le danger permanent que représente l’attaque du Stade Rennais : aucune équipe n’a tiré aussi souvent en Ligue 1 cette saison (391). Presque inconcevable, mais les Rouge et Noir font mieux dans ce domaine que le PSG et sa constellation de stars. Les prochains adversaires du Stade Rennais sont prévenus, le verrou devra être solidement enclenché pour tenter de contenir les assauts des hommes de Bruno Genesio.

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