Didier Deschamps a salué la prestation d'Eduardo Camavinga, buteur contre l'Ukraine (7-1) pour sa deuxième apparition avec les Bleus. Pour le sélectionneur, il est possible que le jeune milieu rennais s'installe dans le groupe et puisse rêver d'Euro.
DS 0100"Bravo à lui". Didier Deschamps a apprécié la prestation d'Eduardo Camavinga lors du carton de l'équipe de France contre l'Ukraine (7-1). Le milieu de terrain de 17 ans et 11 mois a marqué un superbe retourné pour ouvrir le score, faisant de lui le plus jeune buteur de l'histoire de la sélection depuis 1914.

"C'est un jeune joueur qui a énormément de qualités et de facilités", s'est réjoui le sélectionneur en conférence de presse.

Sans pour autant être dithyrambique, Didier Deschamps a clairement expliqué que le crack du Stade Rennais pouvait bien s'imaginer devenir un membre régulier de la sélection. D'autant que l'âge n'est pas un problème pour lui: "Je l'ai pris le mois dernier et je le reprends aujourd'hui. Si je le fais jouer, c'est que j'estime qu'il est capable. À lui de démontrer sur le terrain. Il ne faut pas en demander trop non plus. Mais il est là".

"Énormément de concurrence"
S'il a également déclaré ne pas avoir "spécialement l'envie" de le sortir du groupe à court-terme, Didier Deschamps a tout de même tenu à garder une certaine prudence. D'abord dans la sollicitation du joueur, à cause du calendrier qui va accumuler les matchs de championnat et de Ligue des champions sur une période rapprochée: "Il va enchaîner les matchs tous les trois jours, après".

Mais surtout parce qu'il y a "énormément de concurrence au milieu de terrain". "Mais ce n'est pas les autres et lui, a-t-il précisé. C'est lui avec les autres. J'aurai des choix, forcément, par rapport à ce qu'il fait il se positionne. Il y a encore de la route, mais il est capable de faire de très belles choses". Les mêmes qui pourraient peut-être l'emmener à l'Euro de l'été 2021.

Face à la volonté de Mediapro de revoir à la baisse le montant de son contrat de retransmission de la Ligue 1 et de la Ligue 2, la LFP n'a aucune marge de manoeuvre. Faute de garanties bancaires et d'alternatives immédiates.

DS 0099L'entretien avec Jaume Roures publié jeudi dans le journal L'Équipe a fait l'effet d'une bombe. Le président de Mediapro y annonçait sa volonté de faire baisser le montant de son contrat avec la Ligue de football professionnel (780 millions d'euros annuels pour la Ligue 1 et 34 M€ par an pour la Ligue 2), à peine plus d'un mois après le début de la saison et sans avoir honoré le deuxième versement (172 M€), prévu lundi.

"On veut renégocier le prix, expliquait-il clairement. On a demandé d'établir un calendrier pour mener à terme cette négociation. Nous voulons rediscuter le contrat de cette saison. Elle est très affectée par le Covid-19, tout le monde le sait car tout le monde souffre." Au passage, il lançait, sans détour, que l'échéance ne serait pas réglée avant le 17 octobre, date à laquelle les versements de tous les diffuseurs du Championnat de France - Mediapro, Canal +, Free - doivent être redistribués aux clubs : "C'est évident que le 17 octobre, on n'aura pas trouvé un accord." Sollicités, Canal +, Free et beIN Sports, qui retransmet deux matches de Ligue 2 par journée, n'ont pas souhaité répondre à nos questions.

La situation est donc grave. Déjà privés de recettes de billetterie depuis le début de la saison, abandonnés par de nombreux sponsors, les clubs attendent des droits télévisés qu'ils les maintiennent à flot. Désormais dirigée par l'ancien président de l'OM Vincent Labrune, la Ligue en a parfaitement conscience.

Mais elle n'a pas beaucoup de latitude, même si les contrats avec les diffuseurs prévoient de sanctionner les mauvais payeurs. L'échéancier prévoit 6 versements annuels, tous les deux mois : le 5 août (17 %), le 5 octobre (17 %), le 5 décembre (16 %), le 5 février (17 %), le 5 avril (17 %) et le 5 juin (16 %). Et des pénalités.

"Le paiement de la contribution financière de l'attributaire et le strict respect de l'échéancier de paiement sont des obligations essentielles, est-il indiqué dans le règlement de l'appel d'offres que nous avons pu consulter. L'attributaire reconnaît que tout retard de paiement entraîne un préjudice considérable tant pour la LFP que pour les clubs. En conséquence et sans préjudice de l'exigibilité immédiate des sommes dues par l'attributaire à la LFP à chaque échéance de paiement, tout retard de paiement pour quelque échéance, montant et saison que ce soient donne lieu de plein droit, au profit de la LFP, sans qu'une mise en demeure préalable par cette dernière ne soit nécessaire, à l'application d'intérêts moratoires [...] et au paiement d'un montant forfaitaire dû au titre d'indemnité pour frais de recouvrement [...] sans préjudice de toute indemnisation complémentaire supérieure dont la LFP pourrait justifier."

Mais, dans les faits, ce ne sera pas simple. Car la LFP est prise au piège. Si elle refuse de traiter avec Mediapro, rien n'indique que son principal partenaire télévisé va revenir à la raison et la régler rubis sur l'ongle. Et si elle s'engage sur la voie de la discussion, elle s'expose à de sérieux problèmes juridiques. Les droits acquis par Mediapro l'ont été par le biais d'un appel d'offres très encadré. Si la LFP accepte de revoir à la baisse les montants promis par le diffuseur sino-espagnol, les perdants de la consultation ne manqueront sans doute pas de contester devant les tribunaux un petit arrangement qui serait conclu dans leur dos. Dès lors, le football professionnel est pris dans une ornière. Et ne doit pas forcément attendre d'être sauvé par les pouvoirs publics, même si la ministre déléguée aux Sports, Roxana Maracineanu, a réagi hier.

Roxana Maracineanu soutient la LFP
La Ligue de football professionnel, qui a confirmé son refus d'accorder un délai de paiement à Mediapro, a reçu jeudi le soutien de Roxana Maracineanu. "Quand des engagements contractuels sont pris, il s'agit de les respecter, a déclaré la ministre déléguée aux Sports. Donc nous veillerons de très près, au niveau du ministère des Sports et de l'État à ce que ce contrat soit respecté, que les engagements pris, soient maintenus. Parce qu'il en va aujourd'hui de la survie non seulement du football professionnel, mais du football tout court, puisque cette convention qui lie la Ligue et le football amateur est conséquente et qu'une bonne partie des fonds qui émanent de ce contrat revient au sport amateur."
"L'État n'a pas à intervenir auprès d'un acteur privé, Mediapro, qui a pris son risque et est en relation contractuelle avec la Ligue, indique-t-on à l'Élysée. On veut bien essayer de rapprocher les points de vue. Mais l'attitude de Mediapro est franchement déplorable. Ce ne sont pas des manières. Nous sommes surpris et déçus de la façon dont Mediapro traite cet écosystème. La méthode est critiquable. Ce que l'on demande à Mediapro, ce n'est pas de la charité, c'est d'assumer des engagements contractuels. Il est évident que cela prend un peu de temps, d'atteindre leur objectif final d'abonnés. Par définition, il doit y avoir pour eux un recours à la dette et l'investissement. C'était prévu et il n'y a donc aucune surprise. La Ligue et les clubs ne peuvent pas se permettre d'autoriser des rééchelonnements qui les priveraient de leur trésorerie. Ils ont besoin de ces traites des diffuseurs pour ne pas avoir recours à l'emprunt. D'autant qu'ils ont déjà souscrit des emprunts pour faire face à la crise du Covid-19. Ce serait trahir l'appel d'offres, de revenir sur le prix que Mediapro doit payer."

À la Ligue, on ne tient pas à faire de commentaires mais Vincent Labrune, élu il y a à peine un mois, connaît un sacré baptême du feu. Il n'a pas participé à la sélection de Mediapro, opérée par l'équipe précédente, notamment Didier Quillot, l'ancien directeur général exécutif de la LFP, et Nathalie Boy de la Tour, la présidente, qui ont tous deux quitté l'instance. Et qui, au vu de la situation actuelle, ne doivent pas forcément le regretter.

Le football et la pizza se marient toujours bien quand on partage un match à domicile entre amis. Ça Pizza Hut l’a bien compris et a récemment proposé une extension plutôt originale de sa traditionnelle boîte à pizza rouge en la transformant… en babyfoot.

pizza hut babyfoot 5Conçu en partenariat avec l’agence Ogilvy, ce dispositif n’est pour l’instant disponible qu’à Hong Kong et a pour objectif de célébrer le retour de la Ligue Europa de l’UEFA le 22 octobre prochain. Cependant et évidemment, la “Foosball Pizza Box” (c’est le nom de cette boîte) ne sera pas livrée à tous les clients. Seuls 5 exemplaires sont à gagner via un jeu concours mis en place sur l’application de Pizza Hut en Chine.

Un produit collector qui devrait faire sourire les fans de babyfoot et qui montre qu’on peut encore et toujours être créatif avec des éléments aussi communs qu’une simple boîte à pizza. De quoi vous rappeler l’idée d’une autre chaîne de pizza qui, au Vietnam, commercialise des pizzas de la paix en mélangeant des spécialités de pays en conflit.

 

Pierre Ménès, proche du Stade Rennais, est persuadé que M’Baye Niang (25 ans) n’a pas été traité d’une manière très juste cet été au sein du club breton.
DS 0098Les supporters de l’ASSE sont suspendus aux lèvres de M’Baye Niang (25 ans). Alors que les Verts et le Stade Rennais semblent proches d’un accord pour un prêt sans option d’achat de l’attaquant sénégalais, le dernier point d’achoppement viendrait de l’intéressé lui-même.


Selon le Late Football Club, Niang ne serait en effet pas totalement convaincu par un avenir dans le Forez. Il serait en pleine réflexion. Pierre Ménès connaît bien le bonhomme pour l’avoir très longtemps conseillé à l’OM. Très fan de son profil, le consultant de Canal+ estime que l’ancien buteur de l’AC Milan est un joueur qui pourrait être titulaire dans de nombreuses équipes de L1.

"Il n’a rien séché du tout, il était aux soins et tout le monde le savait"
Depuis cet été, le Stade Rennais n’en veut pourtant plus. Il y a quelques semaines, Julien Stéphan avait même décidé de ne pas le convoquer dans son groupe pour un match amical à Lisbonne, prétextant qu’il avait séché l’entraînement de la veille. Faux, répond Ménès ! "Il n’a rien séché du tout, il était aux soins et tout le monde le savait", glisse le trublion du PAF sur son compte Twitter en rassurant donc sur l’aspect professionnel de l’intéressé.

DS 0097L’ex plus gros transfert de l’histoire du Stade Rennais ne sera resté qu’un temps, et en Bretagne, et sur la plus haute marche du podium des recrues. Hier lundi, Raphinha s’en est allé vers d’autres cieux, ceux d’Angleterre et du promu Leeds. Son départ est consécutif à l’arrivé à Rennes, de l’attaquant Jérémy Doku, à 16 millions d’euros l’indemnité, le nouveau transfert record du SRFC.

Un contrat à 12,5 M€ sur 4 ans pour Raphinha à Leeds
Raphinha pour sa part, a rejoint le Leeds de Marcelo Bielsa, contre 17 millions d’euros et des bonus en sus. Avec les Peacocks, l’ailier brésilien de 23 ans s’est engagé sur un contrat de quatre ans, à l’échéance du 30 juin 2024. Il va lui rapporter 12,5 millions d’euros au cumul, selon les informations de la presse anglaise. C’est-à-dire 3,125 millions d’euros brut annuel, en tant que cadre de sa future équipe, en championnat de Premier League anglaise.

Une saison au Stade Rennais et puis s’en va
Précédemment au Stade Rennais, Raphinha approchait un salaire de 150 000 euros bruts mensuels, et plus avec tous les bonus, individuels ou collectifs. Il lui restait encore trois des quatre saisons signées avec les Rouge et Noir, jusqu’au 30 juin 2023.

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Mediapro, par la voix de son patron Jaume Roures, a expliqué, après avoir demandé un délaie de paiement sur son échéance en date du 5 octobre, qu'il souhaitait renégocier les droits TV de la saison en cours à la baisse avec la Ligue de Football Professionnel. L'instance vient de réagir officiellement, via un communiqué.


"Suite aux articles de presse parus ce jour, la LFP confirme que Mediapro a demandé le 24 septembre 2020 un délai de paiement sur l’échéance des droits audiovisuels de Ligue 1 et de Ligue 2 en date du 5 octobre 2020. La LFP a signifié par courrier qu’elle refusait d’accorder un délai de paiement à Mediapro. La LFP a désormais pour priorité d’être en capacité d’assurer le paiement aux clubs de l’échéance en date du 17 octobre 2020. La LFP ne fera aucun autre commentaire", peut-on lire. Un sacré bras de fer s'annonce.

Débarqués en provenance de l'Inter Milan et de la Juventus Turin, le latéral Dalbert et le défenseur central Daniele Rugani ont pris des renseignements avant de s'engager avec le Stade Rennais.
DS 0095Le Stade Rennais a réussi le plus beau mercato de France en recrutant un mélange de jeunes très prometteurs et de joueurs expérimentés. Le Brésilien Dalbert Henrique et l'Italien Daniele Rugani entrent dans cette catégorie. Le premier est arrivé de l'Inter Milan, le second de la Juventus Turin. Et forcément, avant d'accepter le challenge rennais, ils ont pris des renseignements auprès d'anciens partenaires prestigieux.
Buffon et Rabiot ont conseillé à Rugani de foncer
Daniele Rugani a fait appel aux connaissances de deux Bianconeri passés par la Ligue 1 : “J’ai parlé du Stade Rennais avec Gigi Buffon et Adrien Rabiot, ils m’ont dit que c’était le bon choix pour moi, m’ont bien parlé de cette opportunité. Surtout, Gigi était content pour moi, certain que j’allais m’épanouir à Rennes".
Dalbert Henrique, lui, a pris contact avec un compatriote : "Le directeur sportif (Florian Maurice) a contacté mon agent. Puis j’ai parlé avec Raphinha, il m’a parlé de la ville, du stade, des structures du club. Le directeur sportif et l’entraîneur ont eu ces mots d’estime dont j’avais besoin. C’est ce qui m’a convaincu. Je pense que je mérite plus que ce que j’ai eu cette dernière année".

M'Baye Niang est arrivé à Saint-Étienne jeudi soir mais le prêt de l'attaquant sénégalais de Rennes aux Verts (Ligue 1) reste encore à finaliser.

DS 0094Le feuilleton M'Baye Niang chez les Verts, lancé depuis lundi et la tentative avortée de l'AS Saint-Étienne de le recruter au tout dernier jour du mercato, a connu une nouvelle avancée significative jeudi. L'attaquant international sénégalais (25 ans ; 15 sélections, 4 buts) est arrivé dans la soirée dans un grand hôtel de la périphérie stéphanoise et pourrait devenir le joker des Verts, les clubs étant autorisés à recruter un joueur après la fermeture du mercato, à condition qu'il soit licencié en France.

Suffisant pour annoncer la signature officielle de son contrat de prêt ce vendredi ? Pas tout à fait. Alors que sa visite médicale est annoncée dans la journée au centre sportif Robert-Herbin de L'Étrat, le dossier n'est pas encore bouclé. Le Stade Rennais et l'ASSE se sont pourtant mis d'accord depuis lundi sur la base d'un prêt sans option d'achat. Mais jeudi soir, une source proche du dossier laissait penser que Rennes voudrait finalement obtenir un prêt payant. Ce que Saint-Étienne ne serait pas disposé à accepter.

En fait, il semblerait que Niang, à qui il reste trois ans de contrat à honorer en Bretagne, ne veuille pas devenir le "joker" des Verts avant que Rennes ne lui verse une prime. Cela expliquerait pourquoi ce transfert tarde à se concrétiser. Qui, au final, va payer la somme due à Niang ? Rennes, ou Saint-Étienne, au travers d'un prêt payant ?

La tendance jeudi voulait que ce soit Rennes. D'où le bras de fer engagé entre le SRFC et son joueur depuis plusieurs jours, et qui n'apparaissait toujours pas réglé, jeudi soir. Cela expliquerait également la sortie médiatique de Florian Maurice. Invité de l'émission Top of the Foot, le nouveau directeur du recrutement du club breton a déclaré sur les ondes de RMC jeudi soir : "M'Baye Niang est rennais. Il est sous contrat. Il n'y a aucune discussion." Histoire d'enfoncer un peu plus le clou et de mettre la pression sur le joueur, Julien Stéphan, l'entraîneur breton, a ajouté : "Si M'Baye souhaite rester là et se remettre dans le projet, il est le bienvenu et je l'accueille à bras grands ouverts."

Tout nouveau diffuseur de la Ligue 1, Mediapro demande déjà à renégocier le contrat sur fond de crise économique et sanitaire. Une demande qui passe très mal du côté de la LFP.
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Ce n’est que la deuxième échéance du contrat faramineux signé entre la LFP et Mediapro, tout nouveau diffuseur de la majorité de la Ligue 1, via Téléfoot la chaîne, et pourtant le diffuseur espagnol à capitaux chinois a déjà demandé un délai de paiement. Le président de Mediapro, Jaume Roures a même demandé dans la foulée à renégocier le contrat signé bien avant la crise sanitaire. Fin de non recevoir de la LFP, qui n’a pas encore pris la parole hormis via un communiqué lapidaire.

Le contrat des droits TV prévoit le cas de figure d’un défaut de paiement que connait aujourd’hui le foot français. Dans ce cas-là, la Ligue dispose de deux options:

>>> Option 1: Elle demande une garantie à Joye Media, holding détenue à 53% par l’actionnaire chinois Joye Media Hong Kong LTD (ex-Orient Hontai Capital), fonds souverain détenu par des villes chinoises et donc directement lié à l’Etat chinois. Cette garantie engagerait l’actionnaire à couvrir tous les défauts de paiement de sa filiale Mediapro France et l’ensemble des dus à la LFP. Si cette garantie n’est pas fournie ou si elle n’est pas respectée, la Ligue peut rompre le contrat des droits TV.

>>> Option 2: la LFP demande une garantie bancaire à Mediapro France pour assurer la prochaine échéance de paiement. Soit celle prévue début décembre d’un montant d’environ 125 millions d’euros. Mediapro France aurait alors l’obligation de fournir cette garantie bancaire plusieurs jours avant l’échéance de paiement. Une fois cette échéance-là passée, même si l’engagement est honoré, la Ligue a la possibilité, après réflexion sur la confiance qu’elle accorde à Mediapro, de rompre de contrat.

Un nouvel appel d'offre dans six mois?
Avant la reprise du championnat, l’agence Moody’s avait déjà donné l’alerte le 27 avril 2020, en abaissant de deux crans la note de Joye Media, la plaçant de B1 à B3 (spéculatif haut risque crédit). La note a encore été abaissée le 20 juillet 2020 de B3 à B3 "pd" (probability of default).

Selon certains acteurs du marché des droits TV, la Ligue serait capable d’organiser un nouvel appel d’offre en six mois environ. Durant cette période, les journées de championnat voire les matches pourraient être vendus à l’unité à certains diffuseurs le temps qu’un acteur unique rachète la plupart des droits. En revanche, la loi française interdit aux clubs de commercialiser seuls leurs propres matchs. La loi impose qu’ils centralisent leurs droits au sein de la Ligue.

L'Elysée surveille
Si le versement du mois d’octobre ne parvient pas aux clubs, certains d’entre eux vont se retrouver dans une situation très délicate pour payer les salaires. Le Prêt garanti par l’Etat (PGE), que plusieurs clubs ont souscrit, sert à combler le manque à gagner de la billetterie et du sponsoring. En revanche, leur part de droits TV, censée être garantie, constituerait un minimum vital pour respecter leur plan de trésorerie, excepté peut-être pour le PSG.

Selon nos informations, ce dossier est surveillé de près à l’Elysée. Si certains arguments avancés par Jaume Roures sont jugés recevables sur le fond (le produit actuel n’est pas vraiment celui acheté en 2018 dû à la crise: pas de public dans les stades, campagne d’abonnements décevante…), la forme consistant à ne pas payer avant de discuter est jugée intolérable après seulement cinq semaines d’exploitation des droits. L’entourage présidentiel estime que des accords pourraient être trouvés comme par exemple une baisse des prochaines traites qui serait récupérée grâce à une hausse des traites en fin de saison. En revanche, il est évidemment hors de question, pour l’exécutif, que de l’argent public soit engagé pour quelque garantie que ce soit, l’Etat estimant qu’il a déjà joué son rôle pour le foot professionnel au début de la crise.

Reste à connaître maintenant la stratégie choisie par la Ligue qui a refusé d’accorder le délai de paiement demandé par Mediapro. Son bureau réuni hier soir a largement été consacré à cette crise que connaît le foot pro.

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Clément Grenier, le milieu de terrain du Stade Rennais, ne devrait pas quitter le club breton durant ce dernier jour de mercato estival selon les informations du 10 Sport.

Après avoir été placé sur la liste des indésirables, le joueur de 29 ans n’a pas réussi à trouver un nouveau point de chute malgré l’intérêt du Real Valladolid.

Un monstre de précocité. Dès sa première titularisation avec l’équipe de France, en match amical face à l’Ukraine, Eduardo Camavinga a débloqué son compteur de buts avec les Bleus. Le joueur du Stade Rennais a signé une superbe réalisation, ouvrant la marque pour la France sur un retourné acrobatique. À 17 ans et 10 mois, il devient ainsi le plus jeune buteur des Bleus après-guerre.
ds 0340Des débuts incroyables en équipe de France. Eduardo Camavinga a illuminé l’entame de la rencontre amicale entre l’équipe de France et l’Ukraine, mercredi. D’un superbe retourné acrobatique, le milieu de terrain du Stade Rennais s’est offert le luxe de débloquer son compteur de buts avec les Bleus dès sa première titularisation en équipe de France, ouvrant d’ailleurs la marque pour l’équipe de France.
À 17 ans et 10 mois, Eduardo Camavinga est ainsi devenu le plus jeune buteur des Bleus après-guerre, le deuxième de toute l’histoire de l’équipe de France, seulement devancé par Maurice Gastiger, buteur à 17 ans et 5 mois, le 8 mars 1914 contre la Suisse.

Buteur plus précoce que Kylian Mbappé
Troisième plus jeune joueur de l’histoire à avoir porté le maillot des Bleus, après son entrée en jeu contre la Croatie en septembre, Eduardo Camavinga a donc été plus rapide que Kylian Mbappé pour inscrire son premier but avec les Bleus. Mbappé avait lui 18 ans et 8 mois pour sa première réalisation avec les Tricolores, le 31 août 2017 contre les Pays-Bas.

Le président du Stade Rennais Nicolas Holveck a évoqué ce mardi l’hypothétique prolongation de contrat d’Eduardo Camavinga (17 ans), lié au club jusqu’en 2022.
DS 0091Le Stade Rennais a présenté trois de ses quatre dernières recrues, ce mardi matin au Roazhon Park. Jérémy Doku parti en sélection, manquait à l’appel, mais Daniele Rugani, Dalbert et Alfred Gomis ont répondu aux médias. Avec à leurs côtés Nicolas Holveck, Florian Maurice et Julien Stéphan.

"Eduardo Camavinga, ce n’est pas le seul"
Le trio opérationnel en interne a fait le bilan de son premier mercato commun. Puis Nicolas Holveck a été questionné sur le "mercato interne" restant, à savoir les hypothétiques prolongations de contrat de joueurs de l’effectif, notamment Damien Da Silva et Eduardo Camavinga. À propos du crack rennais, à nouveau sélectionné en équipe de France par Didier Deschamps, le président breton a rétorqué : Eduardo Camavinga, ce n’est pas le seul. Encore une fois, tous les jeunes du Stade Rennais sont des priorités. On échange avec Eduardo bien sûr et avec ses conseillers. Mais pas qu’avec Eduardo. Forcément, le mercato interne est en cours et il y a aussi d’autres sujets sur des joueurs de l’effectif."

Les Mauves ont très bien vendu le jeune Jérémy Doku au Stade Rennais durant les derniers jours du mercato. Mais cette vente record n'a pas fait que des heureux en Belgique.
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Le Stade Rennais est entré dans une nouvelle dimension. Qualifié pour la Ligue des Champions, le SRFC joue désormais également dans la cour des grands du mercato. Les Rouge-et-Noir ont d’ailleurs été la formation de Ligue 1 la plus dépensière du dernier marché des transferts (un peu plus de 70 M€), devançant même le Paris Saint-Germain. Un nouveau statut illustré par les 26 M€ lâchés pour attirer le jeune prodige belge d’Anderlecht, Jérémy Doku.

Un investissement qui fait du joueur la recrue la plus chère de l’histoire de Rennes et la plus belle vente des Mauves. Et si les dirigeants du SRFC s’en frottent les mains, on ne peut pas vraiment dire la même chose du côté du club bruxellois. Interrogé par la Dernière Heure, le directeur sportif d’Anderlecht, Peter Verbeke, a clairement fait savoir que les Mauves n’avaient pas prévu de vendre leur pépite. "Son transfert ne me rend pas heureux du tout. Je n’ai pas sabré le champagne, croyez-moi. Son départ ne correspond pas du tout à notre vision sportive. Il aurait d’abord dû gagner des trophées pour Anderlecht, et sa valeur aurait été plus élevée après une campagne européenne. Mais financièrement, on n’avait pas le choix."

Anderlecht a été contraint de vendre Doku
En clair, Rennes a profité des grosses difficultés financières de son homologue belge pour réussir son coup. "Je veux être directeur sportif pendant dix ans et je crains que ce genre de décisions ne soit nécessaire pour qu’Anderlecht puisse survivre. (…) Il fallait des actions urgentes pour qu’Anderlecht reste un club du top 5. Le transfert de Jérémy est le début de notre assainissement", a-t-il déclaré, avant d’ajouter que le départ de Doku tombait au plus mauvais moment et qu’il aura un fort impact sur les résultats sportifs des Mauves.

Résigné à l’idée de voir filer aussi rapidement Doku, l’affaire n’a pris que "trois ou quatre jours " pour être scellée selon ses dires. Verbeke partage toutefois l’enthousiasme breton sur les qualités du joueur. Mieux, il annonce que le SRFC peut envisager de récupérer le double du prix payé pour Doku. "S’il joue bien dans un club du top en Ligue 1, il pourrait être vendu pour 60 millions lors d’un prochain transfert. Rennes est le seul club à avoir montré un intérêt concret pour Jérémy. Quand Rennes s’est manifesté, tout est allé très vite." Et du côté du Roazhon Park, on ne remerciera jamais assez l’intervention de l’actionnaire Pinault pour cet achat très prometteur.

Libre depuis son départ de Valladolid, Hatem Ben Arfa va s'engager pour une saison avec les Girondins de Bordeaux.
DS 0089Mieux vaut tard que jamais. Seul club de L1 à ne pas avoir enregistré le moindre renfort lors du mercato, Bordeaux va enregistrer dans les prochaines heures la signature d'Hatem Ben Arfa. Le milieu offensif arrive libre après un passage mitigé à Valladolid où il n'est apparu qu'à cinq reprises. Il va s'engager pour une saison (plus une en option) pour un salaire inférieur à 100 000 euros.

Alors qu'il était initialement question que les Girondins enregistrent au moins un départ - celui de Jovanovic en l'occurrence - avant de finaliser une arrivée, il semblerait que les commentaires acides suscités par leur inactivité sur le marché les aient convaincus d'accélérer les discussions avec l'ancien Marseillais. Un accord a été trouvé dans la nuit de mardi à mercredi pour le plus grand plaisir de Jean-Louis Gasset.

"Hatem Ben Arfa, c'est un créateur, un génie du football, avait souligné l'entraîneur bordelais le 27 septembre dernier. Si c'est possible... mais franchement je ne le sais pas". Le joueur serait déjà sur place. Rien ne devrait s'opposer à sa signature. Ce sera son sixième club en Ligue 1, après Lyon, Marseille, Nice, le PSG et Rennes.

Le mercato clos, voici la dernière attribution pour les numéros de maillot :

DS 0088

 1 – ROMAIN SALIN
 3 – DAMIEN DA SILVA
 4 – GERZINO NYAMSI
 5 – DALBERT
 6 – NAYEF AGUERD
 7 – MARTIN TERRIER
 8 – CLÉMENT GRENIER
 9 – SERHOU GUIRASSY
10 – EDUARDO CAMAVINGA
11 – M'BAYE NIANG
12 – JAMES LEA SILIKI
16 – ALFRED GOMIS
17 – FAITOUT MAOUASSA
14 – BENJAMIN BOURIGEAUD
15 – STEVEN NZONZI
18 – JÉRÉMY DOKU
19 – YANN GBOHO
20 – FLAVIEN TAIT
22 – ROMAIN DEL CASTILLO
23 – ADRIEN HUNOU
24 – DANIELE RUGANI
27 – HAMARI TRAORE
28 – JONAS MARTIN
30 – PEPE BONET
31 – ADRIEN TRUFFERT
34 – BRANDON SOPPY
35 – GEORGINIO RUTTER

ds 0321En Ligue des Champions, la rencontre entre le Stade Rennais et le FC de Krasnodar aura lieu ce soir au Roazhon Park, à 21 heures pétantes. Pour marquer l’occasion, les chanteurs et musiciens de l’Orchestre symphonique de Bretagne ont interpreté ensemble l’hymne des champions dans les gradins du Stade et à l’opéra de Rennes (voir la vidéo ci-dessous). “On a plusieurs supporters du club au sein de l’orchestre”, explique Marc Feldman, administrateur de l’Orchestre symphonique de Bretagne sur le site du Stade Rennais.”Beaucoup de musiciens connaissaient déjà l’hymne. Ils ont pris beaucoup de plaisir à le jouer car c’est un peu dans notre style de musique. Il ne leur a pas fallu beaucoup de temps pour répéter. Ça s’est fait en une après-midi. Nos musiciens sont comme les joueurs, ils sont hyper entraînés. Ils possèdent tout ce qu’il faut pour jouer la partition et l’enregistrer directement. Jouer dans la cathédrale du Roazhon Park a été une découverte et un honneur. ” L’orchestre a été devancé le 11 août dernier par le DJ Adjectif (hip hop-électro) qui fut le premier à joueur l’hymne au Roazhon Park (voir le tweet ci-dessous). Il reste désormais à l’écouter en direct la main sur le coeur au Roazhon Park, ce soir, en présence de 5000 supporters.

Ce mardi, les dirigeants rennais ont présenté une partie des dernières recrues, et dressé le bilan du mercato rennais. Ils ont assuré avoir essayé de retenir Raphinha, parti à Leeds en fin de mercato, mais que la volonté du joueur de rejoindre la Premier League était trop forte.
DS 0087Raphinha est parti à Leeds dans la nuit, après une saison passée comme titulaire dans le onze qui a envoyé Rennes pour la première fois en Ligue des Champions. On se souviendra de ce doublé face à Nantes avec ce but inscrit au bout du temps additionnel, permettant au Stade Rennais de glaner des points précieux pour la 3e place, et d'une saison honorable statistiquement pour un joueur qui découvrait le championnat. Mais ce départ sur le fil a frustré une partie des supporters, à l'image des performances fluctuantes de l'ailier brésilien.

"On a essayé de le retenir jusqu'au dernier moment. Malheureusement son choix était fait de jouer en Premier League, un championnat qui attire évidemment les joueurs. A partir du moment où le joueur prend la décision de quitter le club et de partir à Leeds, on n'a pas souhaité s'y opposer" a expliqué le directeur sportif de Rennes Florian Maurice. Mais pourquoi accepter une offre de 17M + bonus, inférieure au prix d'achat de Raphinha (acheté 23M€ l'été dernier selon le site sépcialisé transfermarkt) ? "Cette offre arrive à un moment où l'on doit prendre des décisions, sur le plan sportif et financier. La décision a été prise d'accepter cette opportunité" poursuit Maurice. "On a discuté avec le joueur pour lui dire qu'il pouvait rester à Rennes et que c'était uniquement son choix. Sur le prix, vu l'accessibilité des bonus, on finira avec une plus-value" assure de son côté le président Nicolas Holveck.

Le club n'a pas tout fait pour conserver son joueur contre sa volonté et Nicolas Holveck l'assume : "Conserver un joueur contre son gré, on l'a tous fait, et ce n'est pas forcément une bonne idée. Avec les séquences à venir où l'on va jouer tous les trois jours, perdre un joueur pour un, deux ou trois mois, parce que c'est le temps qu'il faut pour digérer cet échec, ce n'est vraiment pas simple pour le joueur lui-même et pour le groupe."

Sur ses réseaux sociaux, le joueur a indiqué que le choix de son départ avait été fait "d'un commun accord" avec le Stade Rennais.

Un léger couac dans un mercato au bilan global très positif. Le mercato terminé, c'est le terrain qui nous dira à l'avenir si les Rouge et Noir pourront nourrir des regrets de ce départ tardif.

Nottingham Forest a annoncé le départ de son entraîneur Sabri Lamouchi. C'est Chris Hughton qui le remplace.
DS 0086Sabri Lamouchi n'est plus l'entraîneur de Nottingham Forest. L'entraîneur français de 48 ans était arrivé en juin 2019. Septième de la D2 anglaise la saison dernière, l'ancien coach du Stade Rennais avait très mal commencé la saison 2020-2021 avec quatre défaites en autant de matches. C'est Chris Hughton, passé par Brighton ou encore Newcastle, qui le remplace (61 ans).

Florian Maurice a regretté ce mardi d'avoir vu l'OL prêté Jeff Reine-Adélaide parti à Nice, juste avant la fin du mercato estival, alors que les Rennais auraient fait une offre financière plus intéressante.

DS 0085Le mercato du Stade Rennais a été très intense. Entre l'arrivée de Jérémy Doku d'Anderlecht, de Daniele Rugani, Dalbert et la vente de Raphinha à Leeds sur le gong, Florian Maurice a dû beaucoup utilisé son téléphone sur ces derniers jours. Mais le club breton a raté le coche pour Jeff Reine-Adélaide, milieu de terrain de l'OL, qui est finalement parti à Nice en prêt avec une option d'achat. Ce que Florian Maurice trouve regrettable sur un point de vue déontologique.

Après être parti de l'OL en froid avec sa direction, l'ancien responsable du recrutement des Gones voulait recruter l'international espoir âgé de 22 ans. Mais l'OL aurait refusé l'offre de 25 millions d'euros de Rennes, pour le prêter à l'OGC Nice avec une option d'achat à... 25 millions d'euros. "

"C’est un dossier que l’on a évoqué en interne effectivement. Je pense que je ne pouvais pas ramener tous les joueurs de Lyon, évidemment. Mais je ne suis pas non plus certain que l’Olympique Lyonnais aurait fait le même geste en notre faveur pour Jeff Reine-Adélaïde", a déploré Florian Maurice devant la presse.

 

Le directeur sportif du Stade Rennais Florian Maurice a expliqué les raisons du départ surprise du Brésilien Raphinha et comment le SRFC a réussi à enrôler le jeune Belge Doku.
DS 0084L'opération en a surpris plus d'un. Alors que le Stade Rennais finalisait l'arrivée du prometteur Belge Jérémy Doku, le club breton a laissé filer son ailier brésilien Raphinha à Leeds. Un choix étonnant, d'autant que, sur le papier, les Anglais ont payé un prix (17 M€ hors bonus) inférieur aux 21 M€ payés par le SRFC au Sporting Portugal il y a un an. Comment expliquer ce départ surprise ? Ce midi, les Rouge-et-Noir organisaient une conférence de presse pour présenter ses dernières recrues, mais aussi pour faire le point sur le mercato. À cette occasion, le directeur sportif du club Florian Maurice a fait le point sur le cas Raphinha.

"On a essayé de le retenir jusqu'au dernier moment. Malheureusement, son choix était fait de jouer en Premier League, un championnat qui attire les joueurs. À partir du moment où le joueur a pris cette décision, on n'a pas souhaité s'y opposer. Les discussions ont été entamées à la fin du mercato. Elles se sont poursuivies à la fin du match (contre Reims) en essayant de le convaincre de rester, malheureusement, son choix était fait depuis quelques heures. On le perd mais on le remplace par un joueur", a-t-il indiqué, avant de poursuivre. "Ce sont des choix de carrière. On est déçu, mais quand le choix du joueur est ainsi, on ne peut pas le retenir. L'offre de Leeds arrive à un moment donné où on doit prendre des décisions sur le plan sportif et financier. Et la décision a été prise d'accepter cette opportunité".

Enfin, le président Nicolas Holveck a lui aussi pris la parole pour expliquer que Rennes n'a tout simplement pas voulu prendre le risque de conserver un joueur frustré par un faux départ. "Quand un joueur veut vraiment partir d'un club, conserver un joueur contre son gré, ce n'est pas forcément une bonne idée. Cette saison, le mercato se finit après six journées et après on a deux séquences où on va jouer tous les trois jours. Perdre un joueur pour, deux ou trois mois, parce que c'est le temps qu'il faut pour digérer cet échec, si c'est au début du mercato, c'est plus facile. Si c'est à la fin, pour l'avoir vécu dans d'autres clubs, c'est pas simple pour le joueur, pour le groupe. On prend en compte toute la photographie de l'environnement. (...) On a vraiment insisté sur l'état d'esprit des joueurs qui nous ont rejoints. (...) On devait conserver les joueurs uniquement concernés par le projet Stade Rennais et qui n'ont qu'une envie, c'est de jouer toute la saison au Stade Rennais". Ce qui n'était donc plus le cas chez Raphinha.

Maurice s'enflamme pour Doku
Raphinha parti, Rennes pourra tout de même se consoler avec l'arrivée de Jérémy Doku. Arraché à Anderlecht contre 26 M€, le Belge de 18 ans est tout simplement le transfert le plus cher de l'histoire de la formation bretonne. Un gros coup dû en grande partie au choix de l'actionnaire principal du SRFC de mettre la main à la poche. Une très grande satisfaction pour Maurice. Ce dernier ne s'en est d'ailleurs pas caché. "C'est un joueur qu'on suit depuis quelques temps. On a passé des heures et des heures sur la vidéo parce qu'on peut pas se déplacer en Belgique pour voir les matches. C'est un joueur que je connaissais depuis la saison passée. C'est un marché belge auquel moi et la cellule (de recrutement) attachons beaucoup d'importance. C'est un joueur qui a des caractéristiques très fortes dans le un contre un, de percussion, d'élimination, de finition", a-t-il déclaré, avant de lâcher plusieurs compliments de choix.

"Les renseignements qu'on a pris au-delà de l'aspect visuel, sont très bons au niveau de la mentalité. On a pu s'en apercevoir. C'est un garçon mature, intelligent, il sait où il veut aller. Si le sélectionneur belge prend un gamin de 18 ans pour le titulariser, c'est qu'il a beaucoup de qualités. À nous de le faire grandir. Mais là dessus, je n'ai aucun doute parce que Julien sait très bien faire ça. Mais c'est un joueur qui a un potentiel incroyable, vraiment. Ce qu'il est capable de faire à cet âge-là, il est dans la lignée des joueurs qui devraient faire partie des très, très, très bons joueurs dans les années à venir. On compte sur lui dans l'immédiat et je pense qu'il est prêt pour ça, il est préparé". Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'optimisme est de rigueur à Rennes.

Très actif sur le marché des transferts cet été, le Stade rennais est le club français qui a le plus dépensé sur ce mercato, devant le Paris Saint-Germain, avec environ 70 millions d'euros d'achat. Au moment de découvrir les joies de la Ligue des champions, le club breton s'est donné les moyens de ses ambitions.

DS 0083Sur le terrain comme en coulisses, le Stade rennais fait tout doucement son entrée dans une nouvelle dimension. Au lendemain d'une dernière journée de mercato agitée pour les Rouge et Noir, leaders de Ligue 1 pour encore au moins une dizaine de jours, le trio Nicolas Holveck, Florian Maurice et Julien Stéphan s'est présenté devant une petite vingtaine de journalistes, au Roazhon Park, afin de dresser un premier bilan d'un mercato jugé "très long" par l'entraîneur. Mais qui aura permis au SRFC de se donner les moyens de ses ambitions. La preuve par les chiffres : Rennes est le club français qui a le plus dépensé cet été sur le marché des transferts (un peu de plus de 70 millions d'euros), devant le Paris Saint-Germain (environ 60 millions d'euros d'achats). Rien que ça.
"On a aussi beaucoup vendu, a immédiatement tempéré le président Holveck, rappelant notamment le départ inattendu d'Édouard Mendy contre 25 millions d'euros à Chelsea. On est aujourd'hui le sixième budget en France, il ne faut pas se tromper. On remercie l'actionnaire (la famille Pinault, N.D.L.R.) pour les efforts consentis. Il a assumé le risque covid, qui est loin d'être neutre, en nous permettant d'avancer grâce à son soutien et sans avoir à prendre en compte nos pertes sur la billetterie et tout le reste, qui s'estiment quand même entre dix et quinze millions d'euros." Un confort assumé par la direction rennaise, qui a piloté un mercato suffisamment sexy pour considérer le Stade rennais comme un nouveau candidat sérieux au podium du championnat de France. En attendant la découverte de la Ligue des champions.

Le record Doku
Entre deux grosses averses, Rennes a aussi présenté trois de ses quatre dernières recrues (Rugani, Dalbert et Gomis) aux médias. Un gardien à quinze millions d'euros et deux renforts défensifs (en prêt) venus tout droit de la Serie A. Mais le symbole de cette nouvelle attractivité rennaise, confirmée par les trois joueurs cités, n'était pas présent dans les coursives du Roazhon Park. Son nom, pourtant inconnu du grand public la semaine dernière, suffit déjà à donner quelques frissons aux supporters bretons : Jérémy Doku, attaquant belge de 18 ans, est devenu lundi la recrue la plus chère de l'histoire du Stade rennais en signant un contrat de cinq ans sur les bords de la Vilaine. Un transfert estimé à 26 millions d'euros (sans les bonus), qui devrait soulager Sévérino Lucas, désormais ancien détenteur de ce fameux record.
Et surtout un choix mûrement réfléchi. "C'est un joueur qu'on suit depuis quelque temps déjà, on a passé des heures à le regarder en vidéo sachant qu'on ne peut plus se déplacer en Belgique pour voir des matchs, a déroulé Florian Maurice, l'air satisfait, mais le visage fatigué. On le connaît depuis la saison passée avec la cellule, qui suit aussi de très près le marché belge. Honnêtement, il a un potentiel incroyable, ce qu'il est capable de faire à cet âge-là... On compte sur lui dans l'immédiat, je pense qu'il est prêt." Un plaisir partagé par Julien Stéphan, bien décidé à "l'intégrer progressivement" à son groupe et conscient que le joueur allait devoir "digérer" ce transfert. "Il a des caractéristiques assez incroyables en un contre un, il a des qualités de vitesse, d'élimination, mais il ne sait pas faire que ça, a insisté le technicien breton. C'est aussi un joueur qui peut s'inscrire dans un jeu collectif et combiner avec les autres. En tout cas, c'est un profil qui nous manquait dans l'effectif." Seulement, un mercato n'est jamais parfait.

L'énigme Raphinha
Si le Stade rennais aura plutôt réussi à mener sa barque intelligemment ces trois derniers mois, en bouclant des recrues connaissant la Ligue 1 (Terrier, Aguerd, Guirassy) ainsi qu'en parvenant à conserver une majorité des cadres de l'effectif, contrairement à l'été dernier, il aura eu le droit à départ inattendu dernière minute. Celui de Raphinha, pourtant titulaire et buteur dimanche contre Reims, parti en vitesse à Leeds dans les dernières heures du mercato contre un chèque de 17 millions d'euros (plus six millions de bonus). "On a essayé de le retenir jusqu'au dernier moment, mais son choix était d'aller en Premier League, on n'a pas souhaité s'y opposer, a indiqué Florian Maurice pour répondre à l'incompréhension générale. Pour faire un deal, il faut que les trois parties soient d'accord, c'était le cas. Il n'y a pas de manques, il a été remplacé par Doku et il ne faut pas oublier qu'il y a des jeunes derrière."
Un avis évidemment partagé par Holveck : "Conserver un joueur contre son gré, ce n'est pas forcément une bonne idée et on l'a tous vécu ici. Aujourd'hui, on insiste sur l'état d'esprit des joueurs qui nous ont rejoint et qui sont là. On veut des joueurs concentrés sur le projet du Stade rennais et qui veulent uniquement jouer pour ce club." Une façon de tourner la page et de mettre la poussière sous le tapis pour la direction des Rouge et Noir, qui a également assuré pouvoir faire une plus-value avec les bonus inclus dans le transfert du Brésilien, qui avait été acheté pour environ 23 millions d'euros un an plus tôt. Et qui devra trouver une solution pour M'Baye Niang - qui pourrait être prêté à Saint-Étienne comme joker - et Clément Grenier, deux joueurs aux salaires importants qui n'ont pas trouvé de point de chute. Les comptes attendront, il faut désormais se tourner vers la suite d'une saison aussi excitante qu'importante.

Les premières pierres du triumvirat
En attendant de voir les résultats sportifs, en Ligue 1 comme en Ligue des champions, le triumvirat rennais a pu prendre ses marques ces six derniers mois. Comme à chaque conférence de presse cet été, le trio Holveck, Maurice, Stéphan est apparu serein, convaincant et surtout soudé au moment d'évoquer ces longues semaines de travail en commun. "Je suis très satisfait de la manière dont on a fonctionné à trois sur notre premier mercato. C'est une belle satisfaction. Comme je l'ai dit en arrivant, je suis quelqu'un qui est dans le partage, s'est réjoui Florian Maurice. On sent que le club grandit de manière constante depuis plusieurs années, on sent cette attractivité." De quoi retrouver un peu de calme en interne, en tout cas pour l'instant, après les tensions assumées entre Olivier Létang, l'ancien président rennais limogé en février, et l'entraîneur Julien Stéphan. Rennes s'est donné les moyens de rester en haut de l'affiche, il reste au coach rennais de trouver la bonne formule pour que cela se traduise sur le terrain. "On continue sur l'objectif de vouloir se battre pour les cinq premières places, être européens, a déroulé le président Holveck, sans parler de podium ou d'ambitions démesurées. Il ne faut pas se voir trop beaux. On a seulement joué six matchs, ce n'est pas grand-chose. On sait qu'on va être à la lutte avec des équipes comme Lyon, Marseille, qui font revenir et qui ont des effectifs importants. On veut se mêler à cette bagarre avec beaucoup d'ambitions, mais aussi pour asseoir le projet pour les années à venir." Qu'on se le dise, le Stade rennais n'a plus envie de faire rire.

Le Stade Rennais a dépensé un montant record dans son histoire sur le marché des transferts.

DS 008272 millions d’euros, c’est le montant total des emplettes réalisées par le Stade Rennais sur le marché des transferts en 2020. Leader de Ligue 1 et qualifié pour la phase de poules de la Ligue des Champions, le club breton est bien décidé à assouvir ses ambitions, tant sur le plan national que sur la scène domestique. Rennes n’a donc pas lésiné sur les moyens.

Un record pour Rennes sur le mercato
En attirant le jeune attaquant belge Jérémy Doku pour 25 millions d’euros en provenance d’Anderlecht, Rennes a conclu ce mercato en frappant fort. Le club avait aussi recruté Dalbert (Inter Milan), Daniele Rugani (Juventus), Alfred Gomis et Nayef Aguerd (Dijon), Serhou Guirassy (Amiens) et Martin Terrier (Lyon). C’est la première fois que l’écurie bretonne investit autant sur le marché des transferts.

Après avoir échoué à obtenir son prêt en toute fin de mercato lundi soir, l'AS Saint-Étienne n'aurait pas abandonné l'idée de recruter M'Baye Niang (25 ans), l'attaquant du Stade Rennais, comme joker, cette fois-ci.
DS 0081

Bien que le mercato d'été soit fermé depuis lundi minuit, un club peut encore, selon le règlement de la LFP, "recruter un joueur dit joker". À une condition toutefois : que le joueur en question soit déjà licencié en France. Ce qui exclue désormais, par exemple, la venue de William Saliba, le défenseur central d'Arsenal (ANG), que les Verts ont également raté, lundi.

"Je n'ai pas de commentaire à faire. Il est dans l'effectif, à la disposition de l'entraîneur"
Nicolas Holveck, le président du Stade Rennais, à propos de Niang

Mais pas M'Baye Niang (25 ans), l'attaquant de Rennes, club avec lequel il se trouve sous contrat jusqu'au 30 juin 2023. En manque cruel d'un buteur, l'ASSE tenterait toujours de le faire venir en prêt et désormais en tant que joker.

Interrogé ce mardi matin, Nicolas Holveck, le président du Stade Rennais, a préféré botter en touche concernant le dossier de son international sénégalais (15 sélections, 4 buts) : "Je préfère ne rien commenter à ce sujet. Je n'ai pas de commentaire à faire. Il (M'Baye Niang) est dans l'effectif, à la disposition de l'entraîneur." Reste à savoir jusqu'au quand.

Au lendemain de son transfert, l'attaquant qui a rejoint Leeds a publié un message pour les supporters rennais.
ds 0342Les supporters rennais l'attendaient, Raphinha s'est enfin exprimé au lendemain de son transfert à Leeds, survenu dans les dernières heures du mercato, à la surprise générale. Le Brésilien a choisi de rejoindre le promu anglais en Premier League, le championnat qui le faisait rêver. Une opportunité à ne pas laisser passer, voilà comme "Raphi" qualifie cette nouvelle étape de sa carrière, lui qui quitte le SRFC un an seulement après son arrivée.

"Le moment est venu de dire au revoir et de remercier pour tout ce que j'ai vécu à Rennes et en France. Depuis mon premier jour dans le pays, j'ai été très bien traité par tout le monde et je me suis senti chez moi. Le projet était de rester plus longtemps au club, mais une belle opportunité s'est présentée, tant pour moi que pour Rennes, et, d'un commun accord, nous avons décidé que c'était le bon moment pour moi de partir à la recherche de nouveaux défis. Je suis également reconnaissant au club pour sa confiance en mon travail et pour tout ce que le conseil d'administration et les fans m'ont apporté en un peu plus d'un an. J'ai porté cette chemise avec grand honneur et dévouement et me suis fait de très bons amis. Je porterai Rennes pour toujours dans mon cœur et je serai à jamais reconnaissant pour tout. Bonne chance à nous. Même de loin, j'espère que le club continuera à atteindre les objectifs. Je vous remercie!"

C’est à Valenciennes, où il était prêté la saison dernière, que le nouveau Brestois Lilian Brassier (20 ans) a connu ses premiers matchs comme professionnel. Son ancien entraîneur, Olivier Guégan, est dithyrambique à son sujet.
DS 0080

Olivier Guégan, c’est sous vos ordres, à Valenciennes, que Lilian Brassier s’est révélé la saison dernière en Ligue 2…
Oui, c’est un garçon qu’on est allé chercher en prêt alors qu’il jouait avec en Nationale 3 avec le Stade Rennais. L’ancien président, Olivier Létang, dont je suis proche, m’en avait dit beaucoup de bien donc je n’ai pas hésité une seule seconde. C’est donc avec Valenciennes qu’il a disputé son premier match en professionnel.

Comment décririez-vous le joueur ?
Lilian est un gaucher extrêmement polyvalent que j’ai pu faire jouer à différents postes. Dans une défense à quatre, il peut jouer aussi bien dans l’axe gauche que dans le couloir. Dans un 3-5-2, il peut jouer derrière et même dans le rôle de piston. Il est très à l’aise techniquement, c’est un joueur qui impulse vraiment le jeu. Mais il lui reste évidemment encore des leviers de progression.

Et dans le vestiaire ?
C’est un bon garçon. Pas un grand bavard, mais un excellent coéquipier.

Son arrivée à Brest vous surprend-elle ?
Non, il sort d’une année très intéressante qui lui a permis de se montrer. Sa saison très prometteuse à Valenciennes ne demande qu’à être confirmée. J’avais fait le forcing pour le garder une année supplémentaire mais Rennes ne voulait pas le lâcher au début du mercato et Lilian voulait une Ligue 1. Je savais que Brest était intéressé parce que j’en avais parlé avec Greg (Lorenzi, le directeur sportif du Stade Brestois 29, NDLR).

Selon vous, il a le potentiel pour jouer en Ligue 1 ?
Je pense très sincèrement qu’il peut s’installer dans le 11 de Brest. C’est un joueur très moderne qui a énormément de qualités. Il faut encore qu’il monte encore d’un cran en termes de concentration, mais il a beaucoup de vitesse et dégage de la puissance. C’est un garçon capable de ressortir le ballon sous pression, qui n’a pas peur et qui joue avec une grande confiance. Au vu de ses qualités, je le vois plutôt se développer dans l’axe même s’il peut dépanner dans le couloir gauche. Je pense vraiment qu’il a le potentiel de faire une grande carrière. C’est une super recrue pour le Stade Brestois, un club qui va lui donner l’opportunité de jouer des minutes. Une très bonne pioche

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2 décembre 2020

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