La Ligue 1 est menacée de "faillite" par le défaut de paiement de Mediapro. Tout le monde l'avait vu venir, mais a oublié de le dire.
La minichronique pose une question, elle n'y répond pas toujours et, à la fin, elle en pose une autre.
DS 0116Certes, le football est le sport des vérités rétrospectives, et il est de rigueur de dénigrer le football français et ses instances – qui le méritent. Pour autant, dire aujourd'hui que le contrat de la Ligue 1 avec Mediapro était un fiasco annoncé, est-ce honnête?

Les désaveux tombent dru, et on dirait que tout le monde avait prévu le coup. Par exemple, L'Équipe évoque mardi un "aveuglement collectif" et des "décideurs [qui] n'ont pas voulu voir les risques d'une telle décision".

Lors de l'attribution des contrats, en mai 2018, le quotidien salue pourtant ce "big bang", ce "jackpot" et "ce montant record [qui] dépasse toutes les espérances et couronne la stratégie de la LFP. (…) Une réussite totale et inattendue".

Il est alors surtout question de la "stratégie perdante" de Canal+ qui, "dans le jeu de poker menteur que constitue un appel d'offres, a voulu jouer au plus malin, mais s'est piégé tout seul". Quelques mois plus tard, Canal+ était déjà moins perdant en récupérant les droits de beIN Sports sur la L1.

Reste que le choix de la Ligue avait des allures de pari. Des inquiétudes ont été exprimées et des doutes émis – notamment par le spécialiste Pierre Maes – sur la solvabilité de Mediapro, la caution de son actionnaire chinois et sa capacité à monter une chaîne et recruter 3,5 millions d'abonnés ex nihilo.

En juin dernier, l'alliance avec TF1 et l'accord de licence pour utiliser la marque Téléfoot sont encore salués. Le lancement de la chaîne se déroule sans encombre en août. Mais le 8 octobre, la demande d'une renégociation du contrat par le président de Mediapro, Jaume Roures, sonne comme un aveu.

Le pari de la société espagnole, avant celui de la Ligue, semble avoir été perdant. D'abord, en tant qu'agence qui misait sur la revente des droits. Ensuite en tant que chaîne dont il faut assurer la rentabilité à terme.

Trois hypothèses. a) Mediapro prend prétexte de la pandémie pour demander une renégociation à la LFP, son investissement étant compromis bien avant. b) Mediapro est véritablement affecté par les effets du Covid sur son produit. c) Les deux.

Il est certain que ni le "scénario catastrophe" que Maes évoquait, ni les antiques prophéties sur l'éclatement de la "bulle" des droits TV n'avaient intégré le facteur X d'un coronavirus. Le modèle de Mediapro n'a pas été le seul envoyé au tapis: toute l'industrie du football vacille.

Ce que personne n'a remis en cause, c'est le principe de l'attribution du contrat au plus offrant, l'objectif unique d'augmenter le pactole sans considération pour la disponibilité de la compétition auprès des spectateurs, compromise à la fois par le prix et l'accessibilité de la nouvelle chaîne.

"Dans tous les appels d’offres, en France comme à l’étranger, le débat entre les revenus et l’exposition a toujours tourné court et en faveur des revenus", résume Pierre Maes.

Cette faillite qui pourrait être celle, économique, du football français, est surtout la faillite morale du football-business. Et cela, qui s'en souciait au moment où la Ligue touchait son "jackpot"?

Le nom des Pinault reste intimement associé au Stade Rennais FC. Invité des rencontres O21, sur le plateau de TVR35, François-Henri Pinault est revenu sur son attachement au club rouge et noir, qui est en train d’écrire les plus belles pages de son histoire.
DS 0115Comprendre le monde de demain pour faire les bons choix aujourd’hui : tel est l’objectif des conférences "O21, s’orienter au XXIe siècle", organisées à Rennes, ce mardi 13 octobre 2020, en collaboration avec le journal Le Monde et TVR35. François-Henri Pinault, le PDG du groupe Kering, s’est prêté au jeu des questions avec les internautes.

La Ligue des Champions
À commencer par le football, sujet incontournable, car la famille Pinault est propriétaire du Stade Rennais FC depuis plus de vingt ans. Après la victoire en finale de la Coupe de France face au PSG, en 2019, le club s’est qualifié pour la première fois de son histoire en Ligue des Champions. Il va affronter des clubs aussi prestigieux que le FC Séville, Chelsea et Krasnodar. La première journée aura lieu mardi 20 octobre 2020 ou mercredi 21 octobre.

François-Henri Pinault rêve-t-il d’une finale en Ligue des Champions ? "Dans mes rêves, oui", confie-t-il avec prudence, car il sait que les obstacles sont nombreux avant d’espérer figurer dans le dernier carré.

"J’ai habité à 50 mètres du stade"
Le Stade Rennais FC, il le connaît depuis ses plus jeunes années, avant même que sa famille en prenne la gouvernance. "Jusqu’à l’âge de 16 ans, j’ai habité à 50 mètres du stade, raconte-t-il, j’ai été ramasseur de balles, j’ai joué comme ailier gauche, avec le numéro 11."

En 1998, quand le club entre dans le giron familial, "c’était pour lui donner des moyens, pour redonner du bonheur aux gens, assure François-Henri Pinault. C’était tout sauf un investissement." D’ailleurs, François-Henri Pinault se souvient d’une rencontre entre son père et Edmond Hervé, le maire de l’époque.

"Un très beau début de saison"
"Mon père lui a dit, si un jour ça devait gagner de l’argent, ça servira à la promotion du sport en Bretagne. Mais ça n’a pas gagné d’argent. Car le football, ce sont des hauts et des bas." Ce début de saison fait partie des hauts, incontestablement. "C’est un très beau début de saison, on a la chance d’avoir une très belle équipe, et pas seulement sur le terrain", constate François-Henri Pinault, hors plateau, en rendant un hommage appuyé à l’équipe de direction : l’entraîneur Julien Stéphan, le directeur sportif Florian Maurice, le président Nicolas Holveck. Sans oublier Jacques Delanoë, "un Rennais comme on les aime."

Pour lui, le Stade Rennais est "ancré dans sa ville, dans sa région. C’est un club qui a un vrai sens, une vraie passion, une vraie mission". Et là encore, on peut rêver à l’avenir. "L’équipe a de l’ambition, mais elle sait rester humble, elle sait d’où elle vient. Elle a un rêve et les yeux fixés vers où elle veut aller."

Le New York Times épingle la Fédération française de football dans une longue enquête parue ce mercredi. Le quotidien américain parle d'une ambiance de travail toxique et évoque tour à tour une enquête pour harcèlement moral, une plainte pour agression sexuelle et d'autres faits répréhensibles s'ils venaient à être vérifiés.

ds 0331"Célébrée pour ses succès sur le terrain, la Fédération française de football a engagé un consultant pour traiter les plaintes visant plusieurs de ses cadres. Il est notamment question d'intimidations, de mauvaise conduite et de sexisme." C'est par ces termes que le New York Times présente l'enquête que deux de ses journalistes ont réalisé en France au sujet de la FFF. Dans un long format, le quotidien considère que la réussite sportive actuelle masque les disfonctionnements internes de l'organisation. Le "NYT" évoque tour à tour des accusations de comportements inappropriés de la part de cadres de la fédération à l'égard des femmes, des accusations d'intimidation à l'encontre de la directrice générale Florence Hardouin et plus généralement une ambiance de travail supposément toxique. Toujours selon le quotidien, les choses auraient pris une telle tournure que Noël Le Graët n'aurait eu d'autre choix que de faire appel à un consultant externe pour tenter d'échapper à une potentielle crise. Le président de l'instance aurait également envoyé un mail à l'ensemble des salariés de la FFF leur indiquant qu'il avait été mis au courant de certains "dysfonctionnements et de relations tendues" et qu'il ne souhaitait pas que cette situation s'éternise.
Le Graët accusé de fermer les yeux
Au cœur de son enquête, le New York Times indique qu'une demi-douzaine d'employés actuels lui aurait décrit un environnement de travail où un langage inapproprié, le harcèlement moral et le stress étaient monnaie courante. Pis, des salariés de la FFF seraient un soir entrés dans la chambre d'hôtel de l'une de leur collège sans son autorisation. Au sujet du président de la fédération, le "NYT" indique en substance que ce dernier n'aurait réagi qu'un an après avoir reçu des plaintes au sujet des prétendues méthodes de Florence Hardouin, directrice générale, et qu'il aurait préféré faire appel à un consultant chargé de gérer ce type de crise plutôt que d'envisager de prendre des mesures disciplinaires. Interrogé, Le Graët a indiqué au quotidien américain que les allégations qui lui étaient soumises étaient "absurdes et fausses".

Avant la série de 7 matchs en 3 semaines faite de Ligue 1 Uber Eats et de Ligue des Champions, les Rouge et Noir ont reçu le soutien de François-Henri Pinault ce mardi. L’actionnaire du Stade Rennais F.C. a assisté à la séance d’entraînement matinale tout en échangeant avec les dirigeants du club.
DS 0114aIl s’est ensuite rendu au Roazhon Park pour visiter la Galerie des Légendes, un espace interactif de 500 m2 dédié à l'histoire du club inauguré à l’automne 2019. "Le travail qui a été fait est exceptionnel" s’est enthousiasmé François-Henri Pinault. "Ce sont les racines, l’héritage du club. On a réparé quelque chose qui manquait depuis longtemps au Stade Rennais F.C. Les supporters et le club le méritent. Ça me fait remémorer beaucoup de choses. C’est beaucoup d’émotions. Il y a encore un peu de place pour y ajouter des coupes. Je suis assez optimiste."

DS 0114b

Le coach du Stade Rennais, Julien Stéphan, aurait clairement convaincu l’attaquant, M’Baye Niang, de rester au sein du club breton selon le journaliste Antoine Besson sur Téléfoot.
ds 0326"C’est M’Baye Niang lui-même qui a changé d’avis, convaincu non seulement par ses deux représentants, mais aussi convaincu par l’appel de Julien Stéphan, son entraîneur à Rennes, alors que Niang était déjà à Saint-Etienne."

Le principal détenteur des droits TV Mediapro met le football français sens dessus dessous. Le président de l'OL Jean-Michel Aulas est sorti de son silence pour tenir un discours ferme à l'encontre du groupe sino-espagnol, qui a pris ses dispositions pour geler sa dette de 172 M€.
ds 0332Le football français est inquiet. Alors que l'épidémie de coronavirus et la crise économique qui en découle touchent au portefeuille les clubs, voilà que l'une des principales sources de revenus a déclaré forfait il y a quelques jours. En effet, Mediapro n'a pas payé sa deuxième échéance, de 172 M€, à la LFP (Ligue de football professionnel), qui ne va donc pas pouvoir redistribuer aux formations professionnelles leur part, attendue le 17 octobre. Jaume Roures, patron de Mediapro, a, dans la foulée, indiqué son intention de renégocier le prix d'achat des droits de la L1 et de la L2 acquis pour la période 2020-2024. De quoi imaginer des mois très difficiles pour les clubs professionnels...

Muet sur le sujet depuis cette annonce, le président de l'Olympique Lyonnais Jean-Michel Aulas est sorti du silence, interrogé par le Parisien. Pour évoquer sa surprise de voir Mediapro agir de la sorte. "Mediapro demandait il y a encore quelques jours aux clubs de faire le maximum pour présenter un produit extrêmement vendeur. Les clubs ont joué le jeu. Cette réaction est disproportionnée. Cela cache autre chose. Tout était miraculeux, beau, et un mois après on arrive à cette situation… Qu'est-ce qui justifie ce changement d'attitude ? Il y a autre chose, qu'on ne connaît pas, en tout cas pas moi !"

Pour le patron de l'OL, qui n'avait pas été impliqué par ses pairs dans l'appel d'offres, il faut "avoir une attitude extrêmement ferme. Je sais que Vincent Labrune (le nouveau président de la LFP, ndlr) a cette idée-là. On est dans notre droit. Le football peut paraître floué. Ce n'est pas l'intérêt de Mediapro d'enfreindre un règlement d'appel d'offres de droits TV très strict. Je n'ai pas participé de très près à cet appel d'offres, j'avais participé à tous les précédents, mais celui-là, on m'a rappelé à la fin… La règle, c'est que quand vous êtes en défaut de paiement, vous perdez la propriété des droits. Eux-mêmes, ils creusent leur tombe", prévient-il.

Mediapro veut geler sa dette !
Dans le même temps, le journal satirique Le Canard Enchaîné, à paraître ce mercredi, explique que dès le 29 septembre, la société sino-espagnole a engagé le 29 septembre une procédure de médiation auprès du président du tribunal de commerce de Nanterre avec pour but de geler la dette de 172 M€. Une procédure dont Vincent Labrune aurait pris connaissance et qu'il souhaiterait accepter pour rééchelonner le paiement attendu... Cependant, selon L'Equipe, la LFP aurait bel et bien refusé de négocier avec Mediapro.

Aulas, lui, est partisan de la ligne dure. "Il faut qu'ils payent, et s'ils ne payent pas, il y aura des négociations avec d'autres." Pour les autres en question, le président lyonnais imagine plutôt de nouveaux acteurs, comme Free, Amazon, Alibaba ou Netflix plutôt que Canal Plus ou BeIN Sports. "L'idée que je veux défendre, c'est qu'il faut un Spotify du foot ou un Deezer du foot, il faut une offre unique avec un prix attractif et que le public n'ait plus à se poser la question sur quelle chaîne est le match", conclut Aulas. Les prochaines semaines s'annoncent dans tous les cas très importantes pour l'avenir du football professionnel français.

Recruté en provenance de Rennes par Watford au Mercato l'été dernier contre un chèque de 30M€, Ismaïla Sarr (ex SRFC et FC Metz) n'avait pu empêcher la relégation des Hornets de Premier League en Championship.
DS 0113Un temps ciblé par Manchester United, l'ancien joueur du Stade Rennais aurait trouvé un nouveau point de chute en cette fin de marché des transferts en Angleterre !

Auteur de 5 buts et 6 passes décisives (dont un doublé face à Liverpool FC) avec Watford lors de la saison 2019/2020, l'ailier droit international sénégalais (22 sélections / 3 buts), passé par Rennes, serait plus que jamais sur le départ sur ce Mercato.

D'après les médias anglais, Ismaïla Sarr (22 ans) se dirigerait vers Crystal Palace, actuel 12ème de Premier League, qui aurait transmis une offre de transfert de 35M€ aux Hornets.

Affaire à suivre donc pour le natif de Saint-Louis au Sénégal qui s'était révélé au FC Metz en Ligue 1 avant d'exploser ensuite sous le maillot du Stade Rennais où il aura inscrit un total de 18 buts et 16 passes décisives en 76 matchs entre 2017 et 2019.

Crystal Palace, une belle option pour Ismaïla Sarr ?

Combien ont dépensé les clubs bretons pour construire leur équipe ?

Selon l’Observatoire du Football, le Stade Rennais a déboursé le plus d’argent devant Lorient, Nantes puis Brest.
ds 0337Sans grande surprise, c’est le Stade Rennais qui, en 2020, est le club breton à avoir dépensé le plus d’argent pour composer son effectif. Les Rouge et Noir figurent en 6e position des équipes de Ligue 1 à ce classement avec une somme estimée à 123 millions d’€ selon les chiffres avancés par l’Observatoire du Football du CIES (Centre international d’étude du sport).

Derrière, le promu lorientais pointe à une étonnante 11e place et 41 millions d’€. Une somme boostée notamment par les transferts des deux attaquants merlus : Adrian Grbic (10 millions d’€) et Terem Moffi (8 millions d’€). Les Morbihannais devancent le FC Nantes (13e) avec 37 millions d’€. Enfin, le Stade Brestois ferme la marche des clubs bretons. 24 millions d’€ ont été dépensés par les Ty Zefs pour leur équipe, soit la 18e équipe de Ligue 1. Au delà de ce classement, les

Le classement des sommes dépensées par les clubs français pour leur équipe
1. Paris-Saint-Germain : 888 millions d'€
2. AS Monaco : 358 millions d'€
3. Olympique de Marseille : 194 millions d'€
4. Olympique Lyonnais : 172 millions d'€
5. Lille OSC : 133 millions d'€
6. Stade Rennais : 123 millions d'€
7. OGC Nice : 115 millions d'€
8. Girondins de Bordeaux : 61 millions d'€
9. Montpellier HSC : 51 millions d'€
10. Stade de Reims : 44 millions d'€
11. FC Lorient : 41 millions d'€
12. AS Saint-Étienne : 38 millions d'€
13. FC Nantes : 37 millions d'€
14. RC Lens : 32 millions d'€
15. RC Strasbourg : 31 millions d'€
16. FC Metz : 29 millions d'€
17. Angers SCO : 25 millions d'€
18. Stade Brestois : 24 millions d'€
19. Dijon FCO : 23 millions d'€
20. Nîmes Olympique : 20 millions d'€

Après avoir célébré la victoire sur Nantes, en février 2020, avec 700 pots de crème desserts, les employés d’un supermarché de Cleunay, à Rennes, récidivent, ce lundi 12 octobre, pour saluer la première place du Stade Rennais en Ligue 1.
DS 0112bIls ont remis ça. Les employés du supermarché Leclerc de Cleunay, à Rennes, ont redécoré une de leur tête de gondole du rayon frais aux couleurs du Stade Rennais, pour célébrer le bon début de saison des Rouge et Noir, premier du classement de Ligue 1, après six journées.

Un clin d’œil réalisé en pots de crème dessert, ce lundi matin 12 octobre, par deux employés, dont le chef de rayon Jérémie Béchu, qui a partagé la photo. 700 pots et une heure de travail, ont été nécessaires pour réaliser cette petite fresque éphémère.

En février dernier, pour la victoire face à Nantes
Jérémie et son collègue n’en sont pas à leur premier coup. Après la victoire à l’arraché du Stade Rennais face au FC Nantes, vendredi 31 janvier, ils avaient décidé de marquer le coup, le lundi suivant, en affichant le score 3-2, à l’aide, déjà, de pots de crème dessert, et aux couleurs du Stade Rennais.
DS 0112c
De quoi répondre aux employés du Leclerc Pontchâteau, en Loire-Atlantique, qui avaient eux aussi réalisé, quelques jours plus tôt, une tête de gondole aux couleurs du FC Nantes.
DS 0112d

Interrogé par Radio Roazhon dimanche soir, l’agent de Daniele Rugani (26 ans) a apporté une précision d’importance sur la suite de la carrière du nouveau défenseur du Stade Rennais.
DS 0111Daniele Rugani est l’élu pour entrer dans la rotation de Julie Stéphan en défense centrale. Après des semaines de recherches intensive, le Stade Rennais a finalement mis le grappin sur l’oiseau rare, qui pourrait donc être le défenseur central italien. Barré à la Juventus Turin par la forte concurrence, le stoppeur de 26 ans veut se relancer en Bretagne, où il ne compte d’ailleurs pas forcément s’imaginer sur le court terme.

"On n'a jamais fait de demande d'un prêt seulement pour un an. On pensait même qu'il y allait avoir une option d'achat. Si tout se passe bien, pourquoi ne pas rester un an de plus. C'est le début d'un chemin commun, assure David Torchia sur les ondes de Radio Roazhon. La discussion entre le coach et Daniele a porté sur les différences entre les deux championnats et la façon de défendre. Il a eu un avis très positif sur JS et Florian Maurice qu'il connaît depuis qu'il a 15-16 ans."

Après près de deux ans loin des bancs de touche, Frédéric Antonetti va reprendre, selon Canal+, sa place d'entraîneur numéro un à Metz, occupée entre-temps par Vincent Hognon.
DS 0110Depuis décembre 2018, Frédéric Antonetti avait mis sa carrière d'entraîneur entre parenthèses pour rester en Corse au chevet de son épouse, Véronique, atteinte d'une grave maladie et décédée début juillet. Il a effectué un retour discret au centre d'entraînement du FC Metz fin août, après avoir assisté à plusieurs matches de préparation en juillet. Loin du terrain, chasse gardée de Vincent Hognon, mais pas du groupe, dont il avait consulté les cadres au travers, notamment, d'entretiens individuels.

Tout proche de Saint-Etienne, M'Baye Niang a vu la transaction capoter au dernier moment. Le Rennais est revenu sur cet échec.
ds 0329L'affaire semblait être dans le sac. Pas plus tard que ce vendredi, M'Baye Niang se trouvait à Saint-Etienne pour y passer sa visite médicale. Le prêt de l'avant-centre du Stade Rennais allait se faire, mais a finalement capoté, la faute à des agents trop gourmands, et un refus final de l'ASSE de débourser plus que de raison. Déçu, le premier intéressé a livré son sentiment sur cet échec.

A 25 ans et au début de cette saison 2020-2021, M'Baye Niang sait qu'il devra très probablement porter le maillot du Stade Rennais quelques mois supplémentaires. Après avoir lorgné du côté de l'OM, et être passé tout proche de Saint-Etienne, l'avant-centre doit se résoudre à rester en Bretagne. Et ce prêt avorté chez les Verts ne lui a pas plu, comme il l'a indiqué ce dimanche au quotidien L'Equipe. "Il y a eu des complications qui m'ont aussi énervé", a-t-il ainsi précisé. "Nous avons décidé d'un commun accord de tout arrêter car on sentait que ça n'allait pas le faire."

"Reconquérir tout le monde"
De là à jeter la pierre à ses agents, Niang tient à calmer le jeu. "On se dit la vérité. Mon transfert à l'OM avait échoué avant ça. J'étais déçu, mais je n'ai pas pour autant remis en cause tout ce qui a été fait. (Mes agents) m'ont permis de rejoindre Rennes où je me suis relancé, il ne faut pas l'oublier. (...) Aujourd'hui, je reviens au Stade Rennais, je vais reconquérir tout le monde et M'Baye va reprendre sa place." Le Sénégalais aura fort à faire pour convaincre Julien Stephan qui lui préfère désormais la recrue Serhou Guirassy, déjà auteur de trois buts en cinq matches.

En toute fin de mercato, Rennes a montré toute son ambition en recrutant un des joyaux les plus suivis sur le marché et déjà courtisé par de nombreux cadors européens. S'il aura la lourde tâche de remplacer Raphinha, parti à Leeds, Jérémy Doku pourrait bien être la surprise de la saison en Ligue 1 voire en Ligue des Champions. Voici 10 choses à savoir sur la nouvelle pépite de Rennes.

DS 0109

1. Un talent très précoce...
Né à Borgerhout en Belgique, le 27 mai 2002, Jérémy Doku fait ses premiers pas balle au pied dans sa ville de naissance avant de connaitre plusieurs centres de formation, notamment Antwerp. À l'âge de 10 ans, il fait son entrée dans la formation du club d'Anderlecht.
Dans chaque catégorie d'âge, l'ailier gauche impressionne par sa technique et son talent au point d'être le meilleur joueur de toutes les équipes dans lesquelles il évoluera chez les jeunes.
Après avoir signé pro à l'été 2018, il dispute son premier match le 25 novembre 2018 à l'âge de seulement 16 ans et 182 jours. Il devient alors le huitième plus jeune joueur à évoluer avec Anderlecht derrière Romelu Lukaku et Youri Tielemans, notamment.

2. ... mais des débuts compliqués en pro
S'il montre des qualités incroyables dans ses dribbles ou ses accélérations, Jérémy Doku a beaucoup plus de difficultés à s'imposer et à être décisif.
Lors de sa première saison, il rentre cinq fois en tant que remplaçant avec 83 minutes de jeu au total et aucune titularisation, aucun but et zéro passe décisive.
La saison suivante, la jeune pépite débute en tant que titulaire avec Anderlecht mais ne sera décisif que dix matchs plus tard avec un but et une passe décisive face à Ostende en décembre 2019.
Au final, pour sa première saison entière en pro, Doku n'aura inscrit que 4 buts et offert 3 passes décisives en 24 matchs joués. Des statistiques pas vraiment à l'image d'un talent aussi prometteur.

3. Lukaku a empêché son transfert à Liverpool
Quelques semaines avant sa première signature en pro avec le club belge, le joueur de 15 ans est appelé par Jürgen Klopp pour venir faire un essai à Liverpool. Conscients d'avoir un diamant entre les mains, les Reds lui font une proposition quelques jours plus tard.
Alors que sa famille le pousse à accepter de rejoindre le futur vainqueur de la Ligue des Champions, Jérémy Doku va finalement écouter les conseils de son aîné, Romelu Lukaku.
Ce dernier l'implore alors de suivre son chemin de carrière et de faire ses débuts en pro avec son club formateur avant de partir pour un club intermédiaire. Ce qu'il fera cet été en rejoignant Rennes.
"Mon père voulait que j'aille à Liverpool et ma mère aussi, mais j'ai dit que je voulais rester. Pour moi, c'était le meilleur chemin et c'était clair dans ma tête", a-t-il avoué récemment à De Zondag.

4. Sollicité par de nombreux clubs
Avant de partir à Rennes, Jérémy Doku a reçu des propositions venant des quatre coins de l'Europe. Après l'avoir raté jeune, Liverpool était prêt à passer à l'action de nouveau cet été.
À la recherche d'un ailier, les Reds étaient proches de mettre la main à la poche pour le Belge avant de finalement recruter Diogo Jota.
Arsenal et Chelsea étaient également très attentifs au dossier en Premier League. Le Borussia Dotmund, le FC Séville et d'autres club de Liga étaient également à l'affût lors de ce mercato selon la presse européenne.
Toutefois, le directeur sportif du RCS Anderlecht a indiqué que Rennes avait été la seule équipe à faire une offre officielle et que le transfert avait été bouclé seulement 2 ou 3 jours après les premières approches.

5. Fan d'Eden Hazard
Souvent comparé à lui depuis ses débuts, Jérémy Doku est un grand fan de son compatriote et star de la sélection belge, Eden Hazard. Le nouveau joueur de Rennes a ainsi eu la chance de le rencontrer lors de son premier rassemblement avec la Belgique avec un immense bonheur.
"Quand je regardais le foot à la télé, j'aimais beaucoup l'observer et ce sera spécial pour moi de le retrouver ici, chez les Diables Rouges. Je vais être attentif à lui durant les entraînements, voir comment il joue, comment il fait les choses", a-t-il évoqué en conférence de presse.
Tout semble à parier que la collaboration entre les deux est loin d'être terminée et que Doku aura à nouveau la chance d'évoluer et d'apprendre aux côtés du joueur du Real Madrid.

6. Un début de saison de folie
Avant de rejoindre la Bretagne au début de ce mois d'octobre, Jérémy Doku a joué sept matchs avec Anderlecht en ce début de saison. Si ses premiers mois ont été compliqués au niveau statistique, les derniers mois dans le championnat belge ont été d'un tout autre niveau.
Durant ces sept rencontres, la pépite belge a marqué 2 buts et offert pas moins de 4 passes décisives à ses coéquipiers. Le tout en jouant quasiment l'intégralité des matchs. Une forme olympique qui a certainement conforté Florian Maurice et les dirigeants rennais de mettre le paquet sur lui dès cet été.

7. Il aurait pu jouer pour le Ghana
Né en Belgique, Doku est d'origine ghanéenne. Ses parents ont quitté le Ghana dans les années 90 pour venir s'installer dans le plat pays.
Charles Akkonor, le sélectionneur du pays, et ses prédécesseurs ont donc logiquement tenté de le récupérer pour en faire la future star de la sélection et le successeur d'André Ayew, notamment.
Évoluant en sélection belge depuis les U15, Jérémy Doku a tout aussi logiquement refusé pour continuer sa carrière internationale avec la meilleure sélection au classement FIFA.

8. Déjà international belge
Déjà très précoce avec Anderlecht, Jérémy Doku a connu sa première sélection avec la Belgique à 18 ans et trois mois. Le 5 septembre dernier, il est entré en jeu à la 88ème minute de jeu face au Danemark avant d'être titulaire trois jours plus tard face à l'Islande.
Comme Edouardo Camavinga avec la France, face à l'Ukraine, Doku a profité de sa deuxième sélection et sa première titularisation avec les Diables Rouges pour marquer son premier but (le cinquième de son équipe). Jeudi, il a de nouveau été titularisé face à la Côte d'Ivoire sans trouver le chemin des filets cette fois.
Avant de jouer avec les A, Doku est passé par toutes les catégories de jeunes belges, ou presque, en étant titulaire chez les U15, U16, U17 et U21.

9. Deuxième plus grosse vente du championnat belge
Avec son transfert à 26 millions d'euros, Jérémy Doku est devenu la plus grosse vente de l'histoire d'Anderlecht. Il devance très légèrement Youri Tielemans lors de son départ à Monaco pour 25 M€. Vient ensuite Aleksandar Mitrovic (Newcastle, 18,5 M€) et Romelu Lukaku (Everton, 15 M€).
Le futur Rennais est également devenu, par la même occasion, le deuxième plus gros transfert d'un joueur quittant le championnat belge derrière le nouveau buteur lillois, Jonathan David (27 M€).

10. Plus gros achat de l'histoire du Stade Rennais
S'il a battu des records niveau départ, Jérémy Doku a également effacé le record du plus gros achat de l'histoire du Stade Rennais.
Avec ses 26 millions d'euros de transfert, il devance ainsi celui qu'il vient remplacer dans l'effectif, Raphinha. L'ailier brésilien de 23 ans avait été acheté 23 M€ l'an passé en provenance du Sporting Portugal.
Ce dernier avait, de son côté, battu le record du fameux attaquant brésilien, Lucas Sévérino, acheté 21 millions d'euros au Brésil et qui avait finalement marqué 11 buts en... 84 matchs avec Rennes. Doku est, par ailleurs, le troisième plus gros transfert de Ligue 1 de l'été.

Après avoir vu son prêt à Saint-Étienne capoter, ce samedi, l'attaquant rennais M'Baye Niang s'est expliqué sur ce retournement de situation.
DS 0108Sur la route qui le ramenait vers Rennes, ce samedi soir, M'Baye Niang a pris le temps de s'arrêter pour répondre à nos questions. L'attaquant (25 ans) en avait semble-t-il gros sur le coeur. Pas de rentrer en Bretagne, plutôt de ne pas avoir pu rejoindre l'AS Saint-Étienne, « un grand club » où il se voyait déjà. "Je suis déçu mais c'est la vie, je repars de l'avant", a-t-il insisté dans un message envoyé quelques instants après les vingt minutes d'entretien qu'il nous a accordées.

Pourquoi n'avez-vous pas signé à Saint-Étienne, alors que les deux clubs s'étaient mis d'accord ?
Même moi, j'étais d'accord. Ça ne s'est pas fait, je ne vais pas commencer à entrer dans les débats et vouloir faire des polémiques. Je suis triste parce que j'avais envie d'aller là-bas. Je l'ai montré en y étant depuis jeudi. J'étais convaincu de l'intérêt du projet. C'est un choix que j'assume. Je vais maintenant me remettre la tête à Rennes. J'espère que ça se passera bien.

Que s'est-il passé entre vendredi et samedi pour que l'affaire capote ?
Beaucoup de choses ont été dites. Le deal ne s'est pas fait, c'est tout. La vie continue, il faut aller de l'avant.

Il semble pourtant qu'un problème soit survenu...
Il y a eu des complications qui m'ont aussi énervé. On a décidé d'un commun accord de tout arrêter. On sentait que ça n'allait pas le faire. Je n'étais pas dans les bureaux du club. J'ai passé ma visite médicale, j'ai vu le coach (Claude Puel) au centre d'entraînement, on a parlé et je suis rentré à l'hôtel avec ma femme et mes enfants. C'est mon avocat, avec qui j'étais, qui devait régler les deux, trois derniers détails. Il m'a ensuite appelé pour me dire que ça bloquait.

Saint-Étienne a parlé de "l'intervention de plusieurs agents qui a rendu la finalisation de l'opération impossible". S'agit-il de vos agents ? Confirmez-vous cette version ?
Les agents n'étaient pas au centre d'entraînement. À aucun moment ils ne sont venus. Ils ne cautionnaient pas le fait que j'aille à Saint-Étienne, ils ne voulaient pas que je signe et ils ne voulaient pas de commission. À un moment donné, ça leur a été proposé par mon avocat, mais ils ont refusé.

On vous dit brouillé avec eux depuis le transfert raté à Marseille, cet été. Quelles sont vos relations aujourd'hui ?
On se dit la vérité. Mon transfert à Marseille a échoué. J'étais déçu mais je n'ai pas remis en cause toutes les choses qu'ils ont faites. Ils m'ont permis de rejoindre Rennes, où je me suis relancé, il ne faut pas l'oublier. C'est clair que j'étais déçu de ne pas aller à Marseille. Aujourd'hui, je reviens au Stade Rennais, je vais reconquérir tout le monde. M'Baye va reprendre sa place.

Les déclarations de Julien Stéphan, votre entraîneur, vous ont-elles fait réfléchir ou rassuré sur votre avenir à Rennes ?
Tout le monde sait qu'on a une très bonne relation avec le coach. On se dit les choses. On a eu besoin de s'appeler (vendredi matin) avant la visite médicale. Je me suis posé des questions, parce qu'il a quand même pris la peine de m'appeler pour me dire que ça le faisait chier que je parte. Il m'a dit qu'il fallait que j'accepte la concurrence. Mais j'ai joué à l'AC Milan, avec des grands joueurs, avec tout le respect pour mes coéquipiers d'aujourd'hui. Si j'ai accepté cette concurrence-là, à Rennes je l'accepte aussi. Ce n'était pas une question de concurrence, la preuve en est, je suis en train de revenir. Il y a de la concurrence partout. À moi de montrer que je suis le meilleur.

Meilleur que Serhou Guirassy notamment, aujourd'hui titulaire en pointe ?
Qu'est-ce qui vous dit aujourd'hui que je ne suis pas le numéro 1 ? Il faut juger quand on est à 100 %. Après une période compliquée, il faudra du temps pour se remettre la tête à l'endroit, fermer les yeux et les oreilles, travailler, marquer des buts et aider les coéquipiers.

Guirassy s'est vite imposé devant, à votre place. L'avez-vous accepté ?
Je m'entends très bien avec lui. C'est un très bon joueur. Avec Amiens, il nous avait fait forte impression. Aux entraînements, je le vois, il va beaucoup nous apporter. Comme le coach l'a dit, il y a de la concurrence. Mais rien ne l'empêche de changer de système. Quand tu as des bons joueurs, tu es obligé de les mettre sur le terrain. Au coach de trouver une solution.

À vous aussi de vous réintégrer au projet. Y êtes-vous prêt ?
À aucun moment je ne me suis écarté du projet. Je pense qu'il y a eu une incompréhension après ma sortie publique, pendant le confinement, qui a été maladroite ("L'OM est un club qui m'intéresse"). J'aurais peut-être pu l'éviter. Le club m'a beaucoup donné, il m'a permis de m'exprimer, je ne cracherai jamais dessus. Depuis le début, tout le monde parle à ma place, mais j'ai toujours dit que le Stade Rennais est un club que je respecte. J'ai toujours dit que, si je devais rester, je serais le plus heureux. C'est ce qui m'arrive aujourd'hui. Il n'y a aucun problème pour moi. J'ai la chance d'avoir vécu de grandes choses depuis deux ans. Je reviens, je suis prêt. J'ai toujours été gonflé à bloc, c'est ce qui fait ma force, d'ailleurs.

Une situation trop compliquée pour les Verts
Le communiqué annonçant que l'ASSE renonçait au prêt sans option d'achat de M'Baye Niang est tombé ce samedi à 15 h 11. L'épilogue de plusieurs jours de négociations entamées lundi - les deux clubs s'étaient rapidement mis d'accord - et de dernières heures mouvementées.
Un peu plus tôt, les différentes parties avaient rendez-vous à 11 heures, puis à midi pour signer les documents validant le prêt de l'attaquant. Mais à la demande du joueur, accompagné sur place par son avocat Me Rutman, qui le suit depuis l'âge de 17 ans et s'est dit « déçu » de l'issue finale, la signature avait été reportée dans l'après-midi. Ses représentants Grégory Gélabert et Jonathan Chiche étant absents, après s'être manifestés vendredi, l'avocat avait mandaté un autre agent, Rudy Raba, pour finaliser l'opération. Qui n'aboutira jamais, l'état-major stéphanois ayant décidé de se retirer au dernier moment face à une situation trop compliquée.
"Ça a traîné, l'ASSE n'a peut-être pas supporté le temps qui s'est écoulé", imagine Gélabert, estimant depuis le début qu'il s'agissait d'une "régression" dans sa carrière pour l'international sénégalais. Un autre élément pourrait expliquer ce revirement : la condition physique semble-t-il pas optimale du joueur et les doutes des Verts sur sa capacité à être opérationnel tout de suite. Claude Puel comptait à l'origine l'aligner dès dimanche prochain face à Nice.

Revenant sur la situation de Mediapro et de Téléfoot, Daniel Riolo estime que le pari était perdu d'avance et que la LFP va devoir trouver un nouveau diffuseur pour cette saison de Ligue 1.

ds 0336Depuis l'annonce du retard de paiement de Mediapro pour l'échéance d'octobre, les événements se précipitent concernant la diffusion de la Ligue 1 et de la Ligue 2 en France. Alors que la chaîne Téléfoot semblait devoir être le tube de l'année, l'histoire tourne au naufrage total, au point même que l'on ne serait désormais plus étonné que le contrat entre la LFP et le groupe dirigé par Jaume Roures soit dénoncé dans les prochaines semaines. Pour Daniel Riolo, le dirigeant espagnol a tenté un pari et s'est planté, mais la Ligue a clairement été abusé par Mediapro. Et le journaliste de RMC de prévoir une fin imminente pour Téléfoot et un nouvel appel d'offre lancé par la LFP pour trouver un diffuseur.

"Mediapro, c’était une arnaque dès le départ. Ils se sont dit, on va prendre les droits, on va mettre un milliard d'euros et on verra bien s’il y a les abonnés. Et s’il n’y a pas les abonnés, on se casse. C’est facile pour eux puisque 53% de Mediapro sont détenus par le Parti Communiste chinois. Sérieusement on va se retourner vers eux ? Roxana Maracineanu elle peut s’agiter autant qu’elle veut, elle va aller voir le PC chinois et lui dire qu’il faut filer l’oseille ? Jamais de la vie. Mediapro a tout perdu en Espagne, ils n’ont plus que la diffusion du championnat dans les bars. Roures est empêtré dans une tonne d’affaires du fait de ses histoires politiques. C’est un séparatiste catalan, et il n’y a plus que Podemos (Ndlr : un parti politique espagnol) qui le soutient et cela risque de très mal se passer pour lui. Vers qui tu vas te retourner ? Il fallait y penser avant. En pleine pandémie, quand Canal+ a arrêté de payer, Roures est venu donner la leçon (…) Les autres diffuseurs (C+, BeInSports, RMC) n’ont pas que la Ligue 1, et penser que tu pouvais demander 25 euros par mois que pour la Ligue 1, car la Ligue 2 ça ne compte pas, et même pas 100% de la Ligue 1, c’était impossible. Dans la panique, ils ont négocié avec nous pour la Ligue des champions et avec Netflix. Ils ont gratté des abonnements, mais on est à des années lumières de la rentabilité. Ils ne pourront jamais faire le 1.5 million d’abonnés prévus à la fin de cette première saison. De toute façon, on n’y arrivera pas au bout de cette saison, il y aura un nouvel appel d’offre", a lancé un Daniel Riolo ulcéré par cette situation qui était prévisible selon. Et cela même si en 2018 son confrère Frédéric Hermel avait, lui, indiqué sur RMC que Mediapro était une société en béton.

Vincent Labrune, le nouveau président de la LFP, aurait rassuré l’ensemble des présidents de Ligue 1 dont Nicolas Holveck, le patron du Stade Rennais, au sujet des répercussions du conflit opposant l’instance et le groupe Mediapro selon les informations de l’Equipe.
DS 0105Le premier responsable de la Ligue "s'est voulu confiant auprès des présidents de clubs et leur a assuré que la traite leur serait versée." La LFP serait en train de chercher une banque qui pourra lui prêter de l’argent en ce début de saison.

L’ancien président du Stade Rennais René Ruello veut implanter un centre de création et d’exposition pour les artistes bretons, à Pont-Aven (29), sur la friche industrielle de la Belle-Angèle. Mondialement connue grâce à Paul Gauguin, la petite cité finistérienne va pouvoir étendre sa renommée à l’art contemporain qui fera bientôt l’objet de grands rendez-vous annuels.
DS 0107"Pont-Aven, c’est un véritable écrin pour l’art. Il faut lui donner une identité culturelle forte !". Amoureux de la petite cité finistérienne, l’ex-président du Stade rennais, l’homme d’affaires René Ruello, veut y édifier un "lieu de création et d’exposition à destination des artistes bretons contemporains". Le patron breton a donc jeté son dévolu sur une friche industrielle à l’entrée de Pont-Aven qui est un véritable repoussoir pour le visiteur en provenance de la voie express. Situé en contrebas du fameux Bois d’Amour et le long de l’Aven, l’ancienne conserverie de la Belle-Angèle a été acquise à sa fermeture par Jean-Jacques Manrot-Le Goarnig. Personnage original, Goarnig Kozh a connu son heure de gloire dans les années 70 pour son combat en faveur des prénoms bretons et pour le Festival de rock de Kertalg. Mais malgré ses nombreuses annonces de projets culturels fastueux, l’usine de trois hectares est restée depuis dans son jus et ses murs commencent à se couvrir de tags sans grand talent artistique.

Sur le modèle des rencontres d’Arles
Les projets de René Ruello pourraient être une aubaine pour Pont-Aven. Car l’homme d’affaires ne s’intéresse pas qu’à l’aspect culturel de la commune. Il a récemment fait l’acquisition, au centre du bourg, de trois établissements de bonne réputation : le restaurant Moulin de Rosmadec, la Chocolaterie et l’hôtel des Ajoncs d’Or. "Pas de culture de bonne facture sans hébergement et restauration de qualité" pourrait être le credo du Breton originaire de Merdrignac (22). L’objectif est de "redonner un élan artistique à Pont-Aven et ses environs où l’on retrouve une ambiance et une atmosphère si particulières". Son projet s’inspire des Rencontres d’Arles qu’il a étudiées de près. René Ruello va ainsi lancer, dès le 5 octobre, les "Rendez-vous de Pont-Aven", lors de l’inauguration du Moulin de Rosmadec. Il établit un parallèle entre sa démarche artistique et économique en faveur de la Bretagne et celle qu’a entamée Jean-Yves Le Drian en rassemblant les Progressistes bretons. En phase, le ministre des Affaires étrangères a d’ailleurs confirmé son déplacement le 5 octobre, à Pont-Aven. Ce jour-là René Ruello dévoilera son projet par le menu.

François Pinault ne participe pas au projet
Échaudés par les projets successifs concernant le site de la Belle-Angèle depuis vingt ans, les Pontavenistes accueillent avec prudence, mais espoir, le projet de l’homme d’affaires. Le nouveau plan d’occupation des sols de Pont-Aven sera voté, ce vendredi, au conseil municipal. Pour accueillir le futur lieu de création et d’exposition, la commune devra y effectuer une "légère" modification afin d’affirmer la nouvelle "vocation culturelle" du site. "De l’ordre d’un à deux mois", explique-t-on en mairie. Une condition suspensive inscrite dans le compromis de vente signé par René Ruello.
Quant à la réalisation du projet en tant que tel, elle devrait aller bon train une fois la dépollution du site menée à bien. "À mon âge, on a moins de temps", assure le patron septuagénaire qui présente des garanties financières sérieuses. Depuis qu’il a vendu son usine d’agroalimentaire Panavi, le Breton a choisi de réinvestir dans différents projets de sa région natale. En revanche, s’il est proche du Breton François Pinault, autre homme d’affaires grand amateur d’art contemporain, il n’est pas prévu que le patron d’Artémis participe au projet de la Belle-Angèle, malgré la rumeur persistante. On peut juste espérer qu’un jour cet autre amoureux de Pont-Aven ait l’envie d’y exposer quelques œuvres de sa collection privée.

Leader de Ligue 1 après six journées, le Stade Rennais FC s’appuie sur l’efficace trio Camavinga-Nzonzi-Bourigeaud au milieu de terrain depuis le début de la saison.
DS 0106Deux internationaux et un Ch'ti au pied d'or... Le Stade Rennais FC, leader du championnat après avoir notamment affronté quatre de ses poursuivants, comptera sur son milieu de terrain Camavinga-Nzonzi-Bourigeaud pour se maintenir en haut du classement de Ligue 1 Uber Eats. Un milieu qui carbure depuis le début de la saison, à l’image de son jeune prodige Eduardo Camavinga, devenu le deuxième plus jeune buteur de l’équipe de France en marquant contre l’Ukraine mercredi.

Camavinga le dynamiteur
"Il a tout pour lui", résume le sélectionneur français Didier Deschamps, qui a testé Eduardo Camavinga, 17 ans, en septembre en l'absence de Paul Pogba et qui vient de choisir de le rappeler malgré le retour de "la Pioche" chez les Bleus. Comme Stéphan qui l'an dernier avait prévu de le lancer progressivement, Deschamps a été séduit par l'adolescent, auteur d'une demi-heure brillante contre la Croatie (4-2) et d’un but pour sa première titularisation, mercredi, lors de l’éclatante victoire face à l’Ukraine (7-1).

Les Bleus brillent, Camavinga aussi

"Il est capable de faire des choses que d'autres font peut-être moins bien, notamment dans l'utilisation du ballon. Il a cette capacité dans toutes ses prises de balle, ses orientations, la qualité de ses passes avec un volume de jeu très intéressant", a expliqué Deschamps.

D'autant qu'avec Nzonzi dans le dos, il prend de l'assurance à l'avant. "Eduardo est de plus en plus proche de la surface adverse, il se projette de plus en plus", se réjouit Stéphan. "On veut mettre du monde en haut, on veut avoir de la présence dans les 25 derniers mètres. On veut créer de la difficulté sur les lignes défensives adverses."

Auteur d'un but somptueux contre le Montpellier HSC juste avant de partir une première fois pour Clairefontaine avec les A, il a livré quelques prestations délicates à son retour, même s'il a retrouvé justesse et solidité contre l’AS Saint-Etienne. "Un passage obligé", assure Deschamps.

"Il a eu une préparation extrêmement tronquée" à cause d'une blessure cet été, fait valoir Stéphan. "Quand vous associez à ça une première sélection avec les sollicitations et une charge émotionnelle très forte, ce n'est pas une surprise de voir un petit coup de moins bien. Il ne faut surtout pas s'alarmer." Sa dernière apparition avec les Bleus a dû continuer de rassurer l’entraîneur rennais.

Nzonzi le métronome
Champion du monde en difficulté à Rome, porté disparu en Turquie, Steven Nzonzi, 31 ans, est arrivé en janvier au Stade Rennais FC pour se relancer. Positionné en sentinelle, presque au niveau des défenseurs centraux, il a vite pris la direction des opérations, apportant son assurance avec une nonchalance trompeuse. Il est le Rennais qui court le plus et en ce début de saison, l’un des meilleurs passeurs du championnat au nombre de passes réussies.

Son entraîneur Julien Stéphan salue régulièrement sa maturité, son expérience, "son intelligence tactique largement au-dessus de la moyenne", "sa connaissance parfaite du poste et de ce que cela demande en matière de justesse technique, de justesse de placement".

"Il permet à ceux qui sont autour de lui d'être bonifiés, parce que, dans l'utilisation du ballon, il est très propre dans la gestion des rythmes de jeu, il est aussi très intéressant", ajoute l'entraîneur.

Mais Stéphan ne tient pas non plus à le cantonner à la relance et l'incite à s'approcher plus de la surface, comme il l'a fait contre l’AS Monaco, où il a inscrit son premier but en Rouge et Noir. Et lui qui n'avait plus été rappelé en Bleu depuis 2018 a déjà été convoqué deux fois depuis la reprise...

Bourigeaud la patte d’or
Il n'a pas l'aura de ses acolytes mais Benjamin Bourigeaud, 26 ans, arrivé du RC Lens en 2017, confirme match après match son toucher de balle et sa qualité de frappe. Buteur à Nîmes, il a ainsi délivré plusieurs caviars sur coup de pied arrêté, dont deux transformés par le défenseur Nayef Aguerd.

Repositionné en milieu axial après une excellente saison à droite, il reprend ses marques. "Je pensais que je pouvais avoir moins de liberté à ce poste, mais aujourd'hui je suis beaucoup plus libre, j'assimile mieux ce poste, je sais ce que je dois faire", explique-t-il.

"Il a du volume, il a une grande qualité de pied, une super qualité de passe", salue Stéphan. "C'est quelqu'un qui est extrêmement généreux, qui donne vraiment tout pour le collectif."

Élu président de la Ligue il y a un mois, Vincent Labrune doit déjà gérer un dossier brûlant avec le refus de payer une échéance de 172 M€ du principal diffuseur des championnats français, Mediapro, et la volonté de son président de renégocier le prix.
DS 0105Moins d'un mois jour pour jour après son élection (le 10 septembre), l'ancien président de l'Olympique de Marseille et nouveau dirigeant de la Ligue de Football Professionnel, Vincent Labrune, est confronté à un problème d'envergure. Mediapro, diffuseur principal de la Ligue 1 et de la Ligue 2 cette saison, n'a pas payé sa seconde échéance (de l'ordre de 172 M€) qui devait être versée au 5 octobre et a fait savoir par l'intermédiaire de son président, Jaume Roures, qu'il comptait renégocier à la baisse le contrat initial du fait de la pandémie.

Un revirement de situation soudain qui menace l'ensemble du football français, les clubs attendant notamment une redistribution des droits ce 17 octobre... qui ne viendra donc pas. Dans les colonnes du journal L'Equipe, Vincent Labrune n'a pas tardé à réagir à cette annonce et a montré sa surprise, son inquiétude et son désaccord. " Je suis surpris sur la forme et inquiet sur le fond. Sur la forme, le timing de cette annonce est pour le moins surprenant, quand on sait qu'elle intervient seulement quelques semaines après le paiement d'une première échéance. (…) A minima, on dira que cela entache la relation de confiance ", a-t-il indiqué, avant d’ajouter que le rétropédalage de Mediapro laissait planer de gros doutes sur le projet et la capacité de payer du diffuseur.

"Même un nombre d'abonnés record fin septembre n'aurait pas permis de payer le quart de la facture"
Et si des doutes avaient déjà été émis sur la capacité du groupe sino-espagnol à tenir ses engagements, l'avertissement de Labrune prend une toute ampleur aujourd'hui. Le football français, pris à la gorge seulement quelques semaines après un arrêt forcé désastreux pour les finances des clubs, est en plein flou. " Si je n'étais pas inquiet pour les finances de nos clubs, je serais irresponsable ", a d'ailleurs concédé Labrune.

D'ailleurs, pour ce dernier, cette situation ne peut pas uniquement s'expliquer par la différence entre le nombre d'abonnements prévus et ceux effectivement souscrits (du fait d'un prix peu attractif ?). "Il n'est pas audible de s'entendre dire que ces traites devaient être payées par les abonnements. Même un nombre d'abonnés record fin septembre n'aurait en aucun cas permis de payer le quart de la facture", explique-t-il. Reste maintenant au boss de la LFP et à ses équipes à trouver une solution pour les clubs - celle-ci pour d'ailleurs être un prêt -, avant de se pencher sérieusement sur le dossier Mediapro.

Mediapro vise 3,5 millions d’abonné pour rentabiliser les 814 M€ déboursés chaque année pour les droits de la Ligue 1.

DS 0104Le football français est en alerte. La faute au groupe Mediapro, qui rechigne à verser les 814 millions d’euros annuels promis au moment de l’achat des droits de la Ligue 1. Le groupe espagnol n’a ainsi pas honoré la deuxième échéance prévue le 6 octobre pour un montant de 172 millions d’euros, réclamant un délai à la LFP. Délai refusé.

Plus inquiétant, interrogé dans les colonnes de L’Equipe, Jaume Roures, le président de Mediapro, a confié vouloir discuter avec les décideurs du football français afin de revoir le montant annuel de ces droits à la baisse. La faute, évidemment, à la crise financière provoquée par la pandémie de coronavirus. Et ce malgré ses propos rassurants tenus au printemps dernier.

Un coût prohibitif
"Si le calendrier est respecté, les choses ne vont pas changer. Il va y avoir une crise économique, mais le football ne va pas perdre sa force. Peut-être que le prix des transferts va baisser, et je crois que c’est une bonne chose. Les millions de fans de foot ne vont pas disparaître. Je suis confiant dans le fait qu’il y a des millions de Français qui vont suivre le championnat la saison prochaine", avait-il alors affirmé, assurant que Mediapro honorerait quoiqu’il arrive ses engagements…

Mais si le boss de Mediapro a changé d’avis, c’est sans doute en raison des chiffres d’abonnement. Des chiffres effectivement inquiétants. A en croire RTL, depuis son lancement le 21 août, Téléfoot n’aurait en effet conquis que 278 000 abonnés. On est bien loin des 3,5 millions d’abonnés nécessaires pour rentabiliser l’investissement. La faiblesse de ses chiffres s’explique en grande partie par le coût de l’abonnement, avoisinant les 25 euros par mois.

Le P-DG du groupe de luxe Kering (Gucci, Saint Laurent, Boucheron) interviendra devant des lycéens le 13 octobre, à Rennes, dans le cadre des conférences "O21, s’orienter au XXIe siècle". L’occasion pour François-Henri Pinault, 58 ans, de revenir sur son parcours et sa passion pour le Stade Rennais.
DS 0103Vos prises de parole sont rares. Pourquoi avoir accepté l’invitation à ce dialogue le 13 octobre ?
Échanger à Rennes avec des lycéens de toute la Bretagne fait sens car c’est la ville où j’ai passé mon enfance. Je suis aussi sensible aux obstacles que rencontrent les jeunes en région pour réaliser leurs ambitions. On n’ose pas viser haut. Je l’ai vécu quand je suis arrivé à Paris en terminale : 90 % des élèves de ma classe visaient les grandes écoles, alors qu’en première, au lycée Saint-Vincent à Rennes, seule une petite minorité pensait en être capable ! Je veux les convaincre qu’ils ont raison d’avoir les plus hautes ambitions, d’où qu’ils viennent.

Quelles sont vos attaches avec la Bretagne ?
C’est nos racines. C’est pour cela que PPR a été rebaptisé Kering en 2013, avec "ker" qui signifie maison en breton et le mot anglais "care" pour prendre soin de nos collaborateurs, de nos maisons et de la planète. Enfant, je passais toutes mes vacances à Loctudy, à Damgan, à La Baule. Ma mère habite à côté de Dinard et mon père y a une maison où je vais régulièrement avec lui. J’ai aussi gardé de très bons amis à Rennes.

Et professionnellement ?
À l’origine, le groupe avait des activités en Bretagne d’importation de bois. Après HEC, j’ai démarré là ma carrière, à visiter tous les points de vente. Quand le groupe est sorti de ces métiers, notre implication est devenue le Stade Rennais. J’ajoute qu’avec la pandémie, une partie de la flotte de la Compagnie du Ponant, a été rapatriée en France. Les croisières au départ de Saint-Malo ont bien marché cet été. Elles pourraient être maintenues si la demande se confirme.

Comment a commencé votre histoire avec le Stade Rennais ?
J’ai eu la chance d’habiter en face du Stade de la Route de Lorient. J’y jouais tous les mercredis après-midi, de poussin à cadet. J’ai été ramasseur de balles les soirs de match pendant dix ans. À l’époque, il y avait une règle très stricte de ne jamais s’approcher du vestiaire des joueurs. Alors, la première chose que j’ai faite quand on a acheté le club en 1998, c’est d’aller voir les vestiaires !

Êtes-vous sensible aux chants de sirène des investisseurs qui rachètent des clubs ?
Nous n’avons jamais eu cette optique-là pour le Stade Rennais. Dès le départ, le projet était de redonner de la stabilité et de l’ambition. Aujourd’hui, c’est la lune de miel : le début de saison est bon, les recrutements sont prometteurs. L’objectif est de faire belle figure en Ligue des champions. On a des dirigeants très soudés et une équipe bien en place pour jouer les premiers rôles du championnat. Nous ne visons pas la rentabilité financière, et d’ailleurs nous n’avons jamais gagné d’argent. Le club a toujours été à part : au-delà d’une passion, l’idée est de rendre à la Bretagne ce qu’elle nous a apporté. Donc on continue.

Comment votre père, François Pinault, vous a-t-il transmis les clés du groupe qu’il a fondé ?
J’ai eu la très grande chance de vivre un passage de témoin d’une simplicité absolue. En 2003, il m’a dit : "Tu as 40 ans, tu as fait un long parcours dans le groupe. À ton âge, je voudrais avoir les commandes. Donc je te les donne". Il s’est imposé depuis, avec une discipline de fer, de ne jamais interférer. La confiance est totale. C’est un super-conseiller : je lui demande de regarder de plus près certains de nos actifs qu’il connaît bien. Pour le reste, j’ai la chance de l’avoir à mes côtés pour le faire réagir à des idées.

Quelle impulsion avez-vous donnée à Kering ?
Quand je prends la tête du groupe en 2005, c’est un conglomérat avec sept métiers différents. Le risque que nous avons pris, et c’est incroyable que mon père ait accepté, c’est de nous transformer en un groupe international spécialisé sur le luxe, donc en nous concentrant sur le métier le plus petit et celui qu’on connaissait le moins ! Quinze ans après, la rentabilité du groupe a triplé et sa dette a été réduite de moitié.

Quelle est votre vision du luxe ?
Le luxe, ce n’est pas uniquement un artisanat haut de gamme et des matières d’exception. C’est un domaine créatif. Cela revient à prendre des paris car ce n’est pas une science exacte. Pour des raisons de puissance et de cohérence, nous confions à un seul esprit créatif toutes les expressions de la marque (les produits, le concept de magasin, les campagnes…). Kering a recruté des directeurs artistiques peu connus comme Alessandro Michele pour Gucci ou Demna Gvasalia pour Balenciaga… cela ne nous a pas trop mal réussi ! J’ajoute que le développement durable fait partie intégrante de cette vision. Je considère que c’est une responsabilité essentielle pour chacune de nos marques.

Comment votre épouse, l’actrice Salma Hayek, s’implique-t-elle à vos côtés ?
Salma est certes actrice et productrice de cinéma mais, peut-être plus encore, activiste. C’est elle qui m’a fait prendre conscience du problème des violences faites aux femmes et c’est pour lutter contre ce fléau que j’ai créé, en 2008, la Fondation Kering.

Kering est présent sur les cinq continents et son siège est à Paris. Pourquoi habiter à Londres ?
C’est un choix familial. S’installer à Londres était plus facile pour Salma et pour notre fille Valentina, qui a décidé que sa langue maternelle était l’anglais ! C’est la langue dans laquelle nous communiquons sa mère et moi. Je suis à Paris la moitié de la semaine. Je précise par ailleurs que je suis résident fiscal français.

Le 30 mai 2018, au lendemain de l’attribution des droits télé de la Ligue 1 à Mediapro pour la période 2020-2024, Maxime Saada, le patron de Canal Plus, s’exprimait sur Europe 1. Une interview visionnaire.
ds 0339La scène se passe en mai 2018, au lendemain de l’attribution des droits télé à Mediapro. Maxime Saada, le patron de Canal Plus, est l’invité de Patrick Cohen sur Europe 1. Alors dans la tourmente et à un moment où beaucoup se demandent comment Canal, diffuseur de la Ligue 1 depuis 34 ans va survivre à un tel affront, le dirigeant garde le cap.

Depuis quelques heures, la vidéo fait le tour des réseaux sociaux. Deux ans en avance, Maxime Saada avait peut-être une vision annonciatrice de ce qui se joue actuellement entre la Ligue de foot et Mediapro, ce dernier ayant demandé un délai de paiement qui lui a été refusé.

"Je rappelle qu’on parle de prix payé mais qu’il n’y a pas de paiement"
"Je suis déçu de ne pas avoir remporté les droits, mais à ces prix-là, c’était complètement déraisonnable. C’était impossible pour nous de miser ces sommes et je crois que c’est impossible pour un quelconque acteur de miser ces sommes", commence par dire Maxime Saada.

Et de poursuivre, interrogé sur ce qui se passera dans deux ans, en 2020, donc. "Deux ans, c’est long, on verra. Regardez en Italie ce qu’il s’est produit, où tout un tas de gens se sont exprimés sur le désastre italien avec les matches qui disparaissent de Sky Italia en particulier, puisque ça fait 20 ans qu’ils diffusent la compétition, pour découvrir il y a quelques jours que finalement l’attribution de ces droits était suspendue et que Mediapro, le même acteur, qui a remporté les droits de la Serie A, a été disqualifié pour cause d’insuffisance de garanties financières. Je rappelle d’ailleurs qu’on parle de prix payé mais qu’il n’y a pas de paiement. Là aussi, on verra dans deux ans."

"La question que je pose, c’est la survie de Mediapro"
Dès 2018, le dirigeant ne croyait pas à l’offre Mediapro. "Pour concourir, il fallait créer une chaîne, donc c’était une obligation pour cet acteur. Deuxième chose, j’estime qu’ils ont payé 850 M€ pour les droits acquis. Pour les rentabiliser, il faudrait à peu près 7M d’abonnés à 15 € par mois. BeInsport, ça fait six ans qu’ils sont là, ils ont beaucoup plus de droits que la Ligue 1 et ils sont à peine arrivés à 3,5 M d’abonnés. Je ne vois pas comment un acteur peut rentabiliser ça. On me parle beaucoup de la survie de Canal, moi la question que je pose, c’est la survie de Mediapro et des autres, pardon. Je suis sûr que Canal survivra. Pourquoi ? Parce que je n’ai pas misé 1,150 milliard hier."

Alors que Jaume Roures, le président de Mediapro, a annoncé jeudi que son groupe ne réglerait pas la seconde tranche de paiement des droits TV de la Ligue 1, c'est tout l'écosystème économique du football français qui tangue. Un scénario catastrophe malheureusement prévisible, où la LFP ne peut aussi pas se dédouaner de ses responsabilités.
DS 0102C'était donc trop beau pour être vrai. À l'été 2018, Mediapro avait évincé Canal + de la course aux droits TV du foot français sur la période 2021-2024, après avoir signé avec la LFP un contrat record de 780 millions d'euros. Certains oiseaux de mauvais augure ne s'étaient alors pas gênés pour asséner quelques sombres vérités. Notamment Maxime Saada, le président de Canal +, qui avait fait part de ses doutes, au micro d'Europe 1 : "?À ce prix-là, c'était complètement déraisonnable. C'était impossible pour nous de miser de telles sommes et je pense que c'était impossible pour un quelconque acteur de le faire...?"

Un peu plus de deux ans plus tard, l'avertissement a déjà valeur de prédiction. Jaume Roures, le président du groupe audiovisuel espagnol, qui a lancé le 17 août la chaîne Téléfoot, veut renégocier son pacte signé avec la LFP. Le second versement des droits TV de la Ligue 1, de 172 millions d'euros et prévu pour le 5 octobre, n'a lui pas été effectué. "?On veut renégocier le prix, expliquait Roures dans les colonnes de L'Équipe. On a demandé à établir un calendrier pour mener à terme cette négociation. Nous voulons rediscuter le contrat de cette saison. Elle est très affectée par la Covid-19, tout le monde le sait, car tout le monde souffre.?" Voilà qui met d'un coup le football hexagonal face à une impasse, que beaucoup de spécialistes avaient pourtant vu venir.


Renégocier, c’est pas gagné
À commencer par l'ancien directeur des programmes de Canal+ Belgique Pierre Maes, auteur de l'ouvrage, Le Business des droits TV du foot. "?Ce n'était pas non plus complètement inattendu, oui. Par exemple, je n'avais jamais vu autant de couverture médiatique, quand Mediapro a payé la première échéance des droits TV, début août. On a quasiment célébré quelque chose qui passe normalement complètement inaperçu. C'est révélateur du stress que ce contrat générait, quant au paiement des échéances à venir. Là, la menace s'est matérialisée avec le non-paiement de cette deuxième tranche.?" Reste encore à déterminer en quoi pourrait consister la suite du programme. La Ligue pourrait-elle accepter de renégocier le contrat préalablement signé avec la firme espagnole? "?Je pense qu'il faudra déjà voir s'il y a des négociations effectives, poursuit Pierre Maes. Je ne suis pas du tout sûr que la LFP soit prête à ça, son communiqué ne va pas dans ce sens en tout cas.?" Jeudi 8 octobre, la Ligue s'était en effet contentée d’annoncer qu’elle avait "?signifié par courrier qu’elle refusait d’accorder un délai de paiement à Mediapro et avait désormais pour priorité d’être en capacité d’assurer le paiement aux clubs de l’échéance en date du 17 octobre 2020.?"

Un timing évidemment chimérique, même si la possibilité d'une future renégociation du contrat n'est peut-être pas totalement délirante. "?Un très bon exemple de renégociation des droits TV, qui a sûrement inspiré la sortie de Jaume Roures, c'est le contrat que DAZN (le premier acteur de l'industrie numérique dans la diffusion sportive, N.D.L.R.) a fait modifier auprès de la J-league, réévalué en raison des risques financiers imposés par la Covid pointe Maes. Schématiquement, DAZN va verser un montant moins important à la ligue japonaise, mais cette dernière va percevoir un intéressement sur les profits que l'entreprise engendrera. En gros, plus DAZN aura d'abonnés sur le territoire concerné, plus la J-League percevra de revenus additionnels.?" Concrètement, l'accord restructuré verra la J-League recevoir un montant de droits TV réduit de 2,1 milliards de dollars sur douze ans à 1,97 milliard de dollars sur dix ans, auquel s'ajoute un modèle d'intéressement aux bénéfices.


"?Si Mediapro ne payait pas, on se retournerait vers son actionnaire?"
Néanmoins, comme le pointe L'Équipe dans son édition d'aujourd'hui, il convient de souligner qu'opter pour une renégociation du montant des droits TV avec Mediapro pourrait aussi exposer la LFP a des problèmes d'ordre juridiques : "?Si la LFP accepte de revoir à la baisse les montants promis par le diffuseur sino-espagnol, les "perdants" de la consultation ne manqueront sans doute pas de contester devant les tribunaux un "petit arrangement" qui serait conclu dans leur dos?" , écrit le quotidien sportif. Si la LFP rejette dès lors toute idée de négocier (ou que lesdites négociations échouent), elle devra alors probablement s'en référer à l'actionnaire majoritaire de Mediapro. À savoir Orient Hontai capital, un fonds d’investissement filial d’Orient Securities, une société de gestion chinoise dont la surface financière reste somme toute assez floue. Suffisamment, en tout cas, pour que la Lega Serie A refuse à Mediapro, qui n'avait pas pu présenter de garanties bancaires solides, l’acquisition des droits du championnat italien sur la période 2018-2021. Mediapro n'a pas non plus présenté de garanties bancaires à la Ligue lors de la signature du dernier contrat sur les droits TV de la Ligue 1. Mais cette dernière avait choisi de faire confiance au groupe audiovisuel, en obtenant une "?garantie solidaire de l’actionnaire de référence de Mediapro?" à en croire l’ancien directeur général exécutif de la LFP, Didier Quillot.

Le Stade Rennais s’est facilement imposé face au FC Lorient ce vendredi, en match amical au cœur de la trêve internationale. Bourigeaud et Gboho ont inscrit les deux buts dans les 20 premières minutes.

DS 0101Ce vendredi après-midi au Roazhon Park, le Stade Rennais recevait le FC Lorient pour un match amical. En pleine trêve internationale, c’était l’occasion pour les deux entraîneurs d’effectuer des tests.

Julien Stéphan avait ainsi choisi d’aligner Clément Grenier au milieu de terrain, que l’on n’avait plus vu depuis le début de la préparation. Les deux recrues Dalbert et Rugani ont aussi effectué leurs débuts.

Bourigeaud – Gboho, les buteurs du jour
Dominateurs tout au long du match, les Rouge et Noir n’ont eu besoin que de 20 minutes pour plier l’affaire : Hunou a provoqué un penalty transformé par Bourigeaud (14’), puis Gboho, opportuniste, a inscrit le deuxième but face à la cage vide de Dreyer (18’). La deuxième période, elle, a été plus quelconque.

Christophe Pelissier avait, lui, aligné un FCL "new-look" avec huit recrues dans le onze de départ. Il voulait voir à l’oeuvre plusieurs éléments qui seront amenés à jouer un rôle dans les prochaines semaines. Cela a débuté par une défaite.

Programme TV

29/08 17h00
SRFC-MHSC
Ligue 1 - Journee : 2

13/09 15h00
Nîmes-SRFC
Ligue 1 - Journee : 3

19/09 21h00
SRFC-Monaco
Ligue 1 - Journee : 4

Partenaires

Articles

2 décembre 2020

Connexion

Tipeee

Tipeee

S.G.S.B.

SGSB

Tipeee

Tipeee

Hébergé par

Reglyss.bzh

Free Joomla templates by L.THEME