Plus les jours passent et plus la fin précoce du contrat entre Mediapro et la LFP se précise. Pour certains abonnés à la chaine qui diffuse la Ligue 1, cela risque de piquer très fort.
DS 0132Depuis la conférence de presse de Jaume Roures, mercredi dernier, c’est le silence radio total entre Mediapro et la Ligue de Football Professionnel. Tandis que le conciliateur nommé par le Tribunal de commerce de Nanterre tente de rapidement trouver une solution entre le détenteurs de droits TV de la Ligue 1 et de la Ligue 2 et la LFP, Téléfoot continue à diffuser les matchs des deux championnats nationaux sans avoir payé le moindre centime en octobre. Et le patron du groupe sino-espagnol a déjà prévenu que cela serait la même chose début décembre. Autrement dit, il y a quand même de grandes chances, ou malchances, que Téléfoot laisse place à un écran noir, malgré l’excellent travail de ses équipes.

Si la plupart des abonnés a opté pour un prélèvement mensuel, Téléfoot a tout de même enregistré plusieurs milliers d’abonnés à l’année, lesquels ont payé d’avance 269,90 euros pour avoir accès à l'ensemble de la saison. Et si la chaîne de Mediapro stoppe sa diffusion, la perte sera sèche. « Lorsqu’une entreprise fait faillite, ce sont les salariés, puis les créanciers, qui sont payés en premier, de sorte que les abonnés ne seraient pas du tout prioritaires. La somme serait tout simplement perdue. La situation est toutefois différente pour les clients qui payent au mois, car les prélèvements seraient automatiquement stoppés si Téléfoot déposait le bilan », prévient, sur le site de Capital, Vincent Durand, avocat spécialisé en droit du sport et des affaires. Autrement dit, ceux qui ont fait le plus confiance à Mediapro seront les plus pénalisés. Cela fera un point commun entre les clubs de Ligue 1 et ces abonnés qui n'auront, eux aussi, que leurs yeux pour pleurer.

Jimmy Briand a inscrit ce dimanche avec Bordeaux le centième but de sa carrière en Ligue 1. L’attaquant de 35 ans, passé notamment par Rennes et Guingamp, continue de marquer les esprits, partout où il passe.
DS 0131L’attaquant de Bordeaux Jimmy Briand a inscrit son 100e but en Ligue 1, sur penalty, lors de la réception de Nîmes, dimanche, à l’occasion de la 8e journée. Briand, 35 ans, attaquant polyvalent à ses débuts, aura mis 449 matches pour atteindre cette barre symbolique, devenant le 88e joueur de l’histoire à réaliser cette performance.

Depuis ses débuts en mai 2003, l’international aux 5 sélections a inscrit 33 buts avec Rennes, son club formateur, puis 22 buts avec Lyon, 30 buts avec Guingamp et enfin 15 buts avec Bordeaux, son quatrième club en L1 qu’il a rejoint en 2018.

Commentateur du championnat espagnol sur beIN Sports, Omar Da Fonseca croit aux chances rennaises mercredi soir en Ligue des champions (21 h) si les Bretons ne se laissent pas endormir par le FC Séville.
DS 0130Qu’est-ce qui se passe à Séville, qui se met à perdre (*) ?
C’est une équipe qui n’a pas de changement de rythme. C’est le style habituel du football espagnol : garder la balle. C’est devenu une idée, une vision extrémiste même ! Séville fait ça très bien, c’est une équipe habile balle au pied, qui a un bon degré de technicité mais elle n’a pas de joueurs qui changent de rythme. De Jong devant, c’est un pivot, pas un buteur qui marque énormément. Ils jouent dans un registre monotone mais ils ne piquent pas. Quand ils ne marquent pas tout de suite, ils ont très peu de variantes. Navas (le latéral droit) est le seul joueur un peu dynamique, imprévisible. Donc c’est une équipe facilement "défendable".

C’est étonnant car Séville a gagné la Ligue Europa, a bousculé le Bayern en Supercoupe d’Europe et séduisait la saison dernière et cet été…
Parce que dans le foot, on n’a pas encore compris que c’est lorsque les choses se passent bien qu’il faut changer ! Au milieu, ils ont fait partir Banega, qui était vieillissant mais ils font venir Rakitic (32 ans) qui a quelques kilomètres au compteur… Ils auraient dû faire venir un avant-centre plus mobile, plus technique, d’explosion. Ils font rentrer tout le temps le grand maigre (Youssef En Nesyri), il fait de bonnes courses mais il n’est pas très résistant, il a des carences pour être un avant-centre qui fait mal. Séville est moins bon que la saison dernière.

Mais lors de la première journée, ils ont fait jeu égal avec Chelsea à Londres. Séville a deux visages ?
J’ai vu le match, par moments, ils ont dominé Chelsea. Quand il faut défendre en ayant la balle, ça, ils aiment, ils savent très bien faire. Mais ils ne voulaient pas attaquer ! Plusieurs fois, ils ont eu la possibilité de "risquer" l’attaque, puis ils revenaient en arrière. Ils combinent tout le temps, n’aiment pas les longs ballons, les gros centres dans la boîte.

Séville reste, selon vous, favori du groupe avec Chelsea ?
Chelsea se doit de finir devant. Et Rennes, moi, j’aime beaucoup. Si Rennes peut amener le match (à Séville) dans un contexte plus physique, avec plus d’impact. Cela contrarie beaucoup les équipes qui aiment construire. Aujourd’hui, le Barça, ils pèsent tous 40 kilos tout mouillés ! Les Rodri, Dembélé, Ansu Fati, Coutinho, les Messi, de Jong. Il y a zéro puissance. Après, si Rennes encaisse le but rapidement… Là… Séville saura cacher la balle.

Quelle est la force de Séville à surveiller pour le Stade Rennais ?
C’est le côté droit, avec Navas et Ocampos. Navas, j’aime beaucoup, un très bon centreur, il peut jouer court, long, se projette tout le temps. Il faut l’étudier. Il n’a pas un dribble bien précis mais il tente tout. Donc il faut lui laisser l’initiative, ne pas lui rentrer dedans car il obtient des fautes. Il aime la friction. A priori, il y aurait le retour de Koundé (le défenseur central international espoirs français), la presse espagnole disait qu’il s’est entraîné hier. S’il joue, il a un jeu de tête magnifique, dans les deux surfaces. Il a un bon timing, une très bonne détente.

Et la faiblesse sévillane sur laquelle Rennes doit insister ?
Rakitic défend peu, l’autre milieu (Jordan), très "technicos" aussi, non plus. Ce sont des bons joueurs de foot mais ils n’aiment pas gratter les ballons, ils n’aiment pas se salir le short. Si tu les obliges à défendre, à courir, ils sont moins bien dans leur peau. Rennes peut mettre du rythme, de la puissance, alors que Rakitic ne peut plus. Les milieux de Séville préfèrent assister leurs attaquants que leurs défenseurs…

Que valent les joueurs passés par la Ligue 1. Koundé (ex-Bordeaux), vous en avez parlé, mais aussi Ocampos (ex-Monaco et Marseille) et Diego Carlos (ex-Nantes) ?
Diego Carlos, c’est le défenseur très costaud, il est dur sur l’homme. En Espagne, le duo Koundé - Diego Carlos est considéré. Mais tous les week-ends, ils font face à des attaquants qui dribblent. Là, Guirassy pourra les bouger, il fait des appels, garde la balle. Ocampos est le joueur typique qui séduit les spectateurs, les journalistes parce qu’il est dans l’abnégation, il court tout le temps. Chez nous, on dit que c’est un "joueur qui avale vite l’abnégation". Mais il est à la limite de tout… Il n’a pas un vrai toucher, ce n’est pas un joueur très raffiné, son corps n’est pas très élégant.

Et Koundé est une révélation en Espagne…
Ah oui… Nous (à beIN Sports), on a fait déjà des sujets sur lui. Quand tu arrives à convaincre les journalistes, les adversaires, les entraîneurs adverses, tout le monde, ça veut dire quelque chose. En Espagne, ils n’ont pas ce formatage sur le défenseur central qui doit faire un mètre 90. Il est très fort, très facile pour la relance, il est malin, il fait très peu de fautes… Et il a un jeu de tête ma-gni-fi- que !

(*) Deux défaites 1-0 à suivre en Liga, à Grenade et contre Eibar, samedi.

Emmanuel Macron a annoncé ce mercredi 14 octobre 2020 que des couvre-feux seraient imposés dès samedi pour un mois en Ile-de-France et dans huit métropoles de 21 h à 6 h du matin. Le monde du sport ne sera pas épargné. Mais les compétitions professionnelles (Ligue 1, Ligue des champions, Top 14…) pourront se tenir… à huis clos si elles se déroulent après 21 h.
ds 0330Un couvre-feu entrera en vigueur dès samedi, en Ile-de-France et dans huit métropoles, de 21 h à 6 h du matin. Il pourrait s’étendre jusqu’au 1er décembre. Que cela engendre-t-il pour les manifestations sportives professionnelles ?

Huis clos, sauf si…
L’exécutif nous a fait savoir qu’elles pourront bien avoir lieu, mais à huis clos. Sauf à décaler l’horaire des matches, de manière à ce qu’ils puissent accueillir des spectateurs. Aux ligues et aux clubs d’"adapter et modifier" leur organisation. Outre l'Ile-de-France, les métropoles concernées sont Grenoble, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Saint-Etienne et Toulouse.

Cela concerne par exemple la Ligue 1, la Ligue 2, le Top 14, ou encore la Ligue des Champions, concernée pour le Paris Saint-Germain et Marseille, zones où le couvre-feu sera applicable.

Huis clos pour PSG – Manchester, pas pour Rennes – Krasnodar
Le Stade Rennais, en revanche, pourra donc accueillir des spectateurs (en nombre limité) au Roazhon Park pour sa première en Ligue des champions. Le Parc des princes, en revanche, sonnera bien creux lors de la réception de Manchester United, le 20 octobre. Marseille subira également un stade complètement vide le 27 octobre, pour la réception de Manchester City.

Dérogations
De la même manière, les sportifs professionnels et les sportifs étiquetés "sportifs de haut niveau" par le ministère de la Sports, ainsi que leurs partenaires d’entraînement, pourront bénéficier de dérogations.

L’État promet également d’aider les clubs. "Le chômage partiel à plein, c’est-à-dire 100 % pour l’employeur, va être réactivé pour tous ces secteurs : hôtellerie, cafés, restaurants, tourisme, événementiel, culture, sports, jusqu’à 4,5 smic et à 84 % du net pour les salariés. Mais on prend en charge à 100 % pour l’employeur", a indiqué Emmanuel Macron.

Quelles sanctions ?
Des amendes de 135 euros pourront être dressées en cas de non-respect du couvre-feu et des dérogations seront accordées, par exemple pour ceux qui "rentrent du travail après 21 h, ou qui travaillent de nuit", a indiqué le chef de l’État. Quid des entraînements des sports amateurs, souvent tardifs ? Ils ne font, a priori, pas parti des exceptions prévues.

Le Stade Rennais devra se passer des services de Flavien Tait (27 ans) pour le choc de la 2e journée de Ligue des champions mercredi face au FC Séville (21h).
DS 0129Le Stade Rennais n’est pas inquiet. Bien qu’il reste sur des résultats décevants, notamment une défaite à domicile face au SCO d’Angers (1-2), Julien Stéphan aborde le prochain match de Ligue des champions le plus sereinement du monde. A moins que la blessure de Flavien Tait ne commence à le stresser.
Selon Goal, le milieu de terrain ne fera pas le déplacement à Séville pour la rencontre de demain soir en raison d’un justificatif médical. Aucune raison n’est pas avancée mais le spectre du coronavirus hante déjà les supporters du club breton. Nous n’en sommes pas là, mais il s’agit d’un coup dur pour le joueur (27 ans) qui avait du temps de jeu dans l’entrejeu ces dernières semaines.

DS 0128Frank Lampard annonce qu'Édouard Mendy sera le gardien numéro 1 de Chelsea cette saison !.
Dire qu'il était au chômage il y a 5 ans et encore en Ligue 2 il y a un peu plus d'un an

Désireux de venir en aide aux clubs, durement touchés sur le plan financier suite aux nombreuses contraintes sanitaires, Eric Rosenfelder a proposé le week-end dernier à ses confrères arbitres alsaciens d’officier gratuitement. Il n’imaginait alors pas le retentissement qu’allait susciter son initiative…
ds 0320on téléphone n’a pas arrêté de vibrer au fond de sa poche, ce lundi. Et à vrai dire, il ne s’y attendait pas du tout. En proposant, via les réseaux sociaux, à tous ses homologues arbitres d’officier gratuitement le week-end dernier et de remplir la même note de frais (voir notre photo), le Mertzwillerois Eric Rosenfelder, ancien arbitre fédéral évoluant désormais en District, s’est retrouvé emporté dans une spirale médiatico-footballistique.

"Je pense aussi aux arbitres qui ont besoin de cet argent. Je les comprends à 1000 %"
Partagées des dizaines de milliers de fois, les photos des "reçus" de frais d’arbitrage ont dépassé de très loin les frontières du Grand Est. Au bout du fil, le Bas-Rhinois a justifié une initiative qui a créé un énorme engouement, sur comme en dehors des terrains, mais qui n’a pas plu à tout le monde. Entretien.

"Pas de spectateurs + pas de buvette = pas de recette. Soutien aux clubs". Plusieurs dizaines d’arbitres ont rempli cette note de frais le week-end passé. DR

Eric Rosenfelder, comment vous est venue l’idée de cet appel ?
Lorsque la préfète du Bas-Rhin a annoncé la semaine passée les nouvelles précautions sanitaires, et notamment la fermeture des buvettes pour les clubs de sport, je me trouvais avec Stéphane Weber, le président de mon club de l’AS Uhrwiller. Il m’a expliqué que la situation devenait franchement catastrophique pour des clubs déjà très impactés financièrement depuis le mois de mars. Ça m’a touché. Je me suis alors dit qu’en tant qu’arbitre, je pouvais peut-être faire un petit geste en commençant par ne demander aucun frais ce week-end. Avec mon collègue Cyril Suss, on a décidé de proposer cette initiative aux autres arbitres via les réseaux sociaux. Ça s’est propagé comme ça…

L’appel a-t-il été entendu par les arbitres de la région ?
C’est difficile de le savoir précisément. Je sais qu’au moins une trentaine d’arbitres a rempli la fiche modèle que nous proposions. Mais d’autres ont simplement fait savoir oralement aux clubs qu’ils ne demanderaient rien. Je ne sais pas combien de matches ont été arbitrés gratuitement. Je sais aussi que beaucoup d’arbitres auraient bien voulu le faire, mais ne pouvaient pas. Je pense notamment aux jeunes, aux étudiants, pour qui cela constitue un peu d’argent de poche. Et aussi à ceux qui n’ont pas de travail. Je les comprends à 1000 % et ma démarche ne s’adressait pas à eux.

"Des spectateurs me lançaient des 'bravos l’arbitre'"

Quelles ont été les réactions des clubs au cours du week-end ?
Je peux déjà parler de mon cas. Dimanche, j’ai arbitré en District 5 à Niederbronn. Dès mon arrivée, j’ai dit à la présidente que je ne souhaitais pas être défrayé. Alors que j’effectuais le contrôle des licences, elle est venue dans le vestiaire et a expliqué aux joueurs le sens de ma démarche. Ils m’ont alors tous applaudi. Pendant la rencontre, pareil ! Des spectateurs me lançaient des ‘‘bravos l’arbitre’’. Ça m’a fait chaud au cœur. Sur les autres terrains, il paraît que c’était la même chose. Pour une fois, on nous a applaudis ! D’habitude, tout est toujours de notre faute…

Les instances du football régional ont-elles réagi suite à votre initiative ?
Non, je n’ai eu personne au téléphone. Je ne sais pas du tout comment ils ont pris la chose. Peut-être auraient-ils préféré que je fasse tout cela autrement, mais, vous savez, je ne suis pas un pro de tout ça. On l’a fait avec le cœur, en deux ou trois jours. Je sais aussi que certains arbitres n’ont pas trop apprécié car ceux qui ont pris l’argent ont pu passer pour des grippe-sous. Encore une fois, ce n’était pas notre volonté. Le mieux, évidemment, c’est que les Ligues se bougent rapidement pour aider les clubs. Ils en ont besoin…

Allez-vous remettre ça le week-end prochain ?
On ne lancera plus d’appel. Je le ferai à titre personnel, c’est tout. On va dire que c’était une action coup de poing. Je vais laisser agir les instances compétentes.

Imaginiez-vous que cette initiative prenne une telle ampleur, notamment sur les réseaux sociaux ?
Franchement, jamais de la vie. C’est juste incroyable. Le truc a été relayé des dizaines de milliers de fois ! On n’a pas arrêté de m’appeler depuis ce week-end. Même France Info a essayé de me joindre. J’avoue que tout ça m’effraie un peu car je ne suis pas très à l’aise pour répondre aux questions des journalistes. J’essaie de faire attention et de répéter surtout que c’était juste pour filer un coup de main aux clubs. Rien de plus…

Une semaine après sa défaite contre l’OM au Vélodrome, les Girondins de Bordeaux affrontent Nîmes au Matmut Atlantique ce samedi après-midi.

DS 0127A cette occasion, Hatem Ben Arfa va fêter sa seconde titularisation sous le maillot aquitain. Auteur d’une bonne première mi-temps contre Marseille samedi soir, l’international français a déjà l’étiquette de l’arme offensive n°1 des Girondins sur le front. Malgré sa notoriété, Hatem Ben Arfa a eu une drôle de surprise ce dimanche après-midi en débarquant dans le vestiaire de Bordeaux puisque son nom a été mal orthographié au-dessus de sa place dans le vestiaire. Une incroyable faute de la part des dirigeants girondins, qui n'a pas manqué de faire le buzz sur les réseaux sociaux. D’autant plus que la photo en question a été postée par le compte officiel des Girondins de Bordeaux… avant d’être supprimée.

Titulaire sur côté droit samedi soir, Hamari Traoré a vu un autre latéral briller dans le couloir opposé. L’international malien évoque la belle prestation de l’équipe, celle également d’Adrien Truffert et l’importance d’être soudés, tous ensemble, joueurs et supporters.
ds 0345Hamari, l’abnégation rennaise a encore frappé samedi soir…
On connaît nos forces et on s’est donné les moyens de faire un gros match. Monaco était un bel adversaire, ils ont fait un bon match. Il y avait beaucoup d’intensité, très peu d’arrêts de jeu. On a fait ce que le coach nous a demandé, ça a payé.

Nouvelle preuve aussi d’une grosse force de caractère dans le vestiaire…
L’équipe grandit, la mentalité aussi. On est une équipe qui ne lâche jamais. On peut marquer à tout moment. Même quand il reste 15 secondes, on y croit jusqu’au coup de sifflet final. On essaie de faire le maximum et de ne pas baisser les bras, comme nos supporters qui continuent de nous encourager jusqu’à la fin. Leurs encouragements nous font beaucoup de bien. On est dans le même bateau avec eux.

10 points en 4 matches, c’est ce que l’on appelle un bon départ ?
C’est bien. Maintenant, il faut garder les pieds sur terre et continuer à bien travailler. Le championnat vient de commencer. C’est la continuité qui est le plus important et c’est ce qui est le plus difficile. Il faut trouver la constance pour continuer à progresser.

Tu jouais ton deuxième match de la saison. As-tu retrouvé le rythme ?
Ça va, j’ai raté plusieurs matches. J’étais en pleine forme à la fin de la préparation. Je commence à revenir. Il me reste encore quelques matches pour retrouver mon meilleur niveau. Je suis satisfait du match que l’on a fait avec l’équipe. À moi de bien travailler pour atteindre le niveau souhaité.

La prestation d’Adrien Truffert a encore mis en lumière la qualité des latéraux au club. Les solutions sont multiples à ces postes…
Ça veut dire qu’il y a un bon groupe. La concurrence est saine. Chez les jeunes et les anciens, ça travaille bien. Que ce soit avec Brandon (Soppy), Sacha (Boey), Adrien (Truffert) et Faitout (Maouassa), on s’entraide au quotidien pour améliorer nos points forts et corriger les points faibles. On se parle beaucoup. C’est bien pour l’équipe et pour le club. Tant que le groupe est soudé et que l’on travaille ensemble, on montrera encore de meilleures choses. C’est bénéfique pour chaque joueur car on a beaucoup de matches cette saison. Chaque joueur aura son mot à dire. Je ne suis pas surpris par Adrien, connaissant le joueur. C’est un bosseur, il a des qualités. Pendant la préparation, je lui parlais beaucoup. Voir aujourd’hui ce qu’il réalise, je suis vraiment content pour lui. C’est un garçon qui aime apprendre.

Faitout et toi avez prolongé vos contrats avec le club. Deux très bonnes nouvelles accueillies par les supporters.
Nous sommes restés car il y a un beau projet. Nous sommes dans un bon groupe. On grandit comme le club grandit. On veut continuer à avancer. On verra ce que donnera la suite mais c’est de bon augure. C’est ma quatrième saison à Rennes. Je m’y sens bien. Tout se passe bien.

Vous vous déplacez à Saint-Étienne samedi prochain, une autre équipe en forme de ce début de saison…
Tous les matches sont des chocs. Il faut toujours être au top pour faire de bons matches. Saint-Étienne est une belle équipe avec de bons joueurs. À nous de rester focus sur nous-mêmes comme on l’a toujours fait. En travaillant bien cette semaine, on peut aller chercher quelque chose là-bas.

L’ancien latéral Rouge et Noir, de 2011 à 2013, a joué 15 matchs avec le club russe du Rubin Kazan. Avant la réception de Krasnodar au Roazhon Park ce mardi en UEFA Champion’s League, Chris Mavinga revient sur son expérience au pays des Tsars.
ds 0323Chris, que peux-tu nous dire sur le football russe ?
C’est un championnat particulier qui n’est pas évident à jouer. Ce ne sera pas un match facile pour le Stade Rennais. Il faudra jouer le match à fond parce que Krasnodar est une très bonne équipe en Russie, elle a terminé 3e de son championnat derrière le Zénith Saint-Pétersbourg et le Lokomotiv Moscou. Et parce qu’il y aussi Rémy Cabella qui est en grande forme dans cette équipe. Il faudra faire attention. Elle peut paraître comme un adversaire plus méconnu que d’autres pour les Rennais mais c’est le genre d’équipe qui performe souvent en coupe d’Europe. Dans la "Premier-Liga" russe, les équipes doivent aligner au maximum 8 joueurs étrangers sur 25. On ne peut donc pas préparer les matchs en ne visualisant que des rencontres de championnat, il y a des fois des différences de composition d’équipe entre les différentes compétitions. Au match retour, il faudra prendre en compte les conditions climatiques qui sont parfois rudes.

Qu’as-tu découvert lors de ton expérience au Rubin Kazan ?
C’est un championnat très physique avec des joueurs qui ont une grosse mentalité. Ils ne lâchent jamais. On retrouve dans leur effectif des joueurs avec des bons CV, avec une grosse expérience et capables de faire la différence. Il y a beaucoup de qualité technique et ça se verra en Ligue des Champions.

"C’est un championnat qu’il ne faut pas prendre à la légère."

Que tu retiens-tu de ton passage là-bas ?
Je n’ai pas beaucoup joué mais j’ai passé beaucoup de temps. Le coach qui m’avait recruté s’est fait licencier six mois après mon arrivée. Ça a freiné ma progression. J’aurais pu rester car j’étais dans un bon club avec une bonne organisation. J’étais entouré de bons joueurs. Je prenais beaucoup de plaisir mais ça a été écourté. C’est un championnat qu’il ne faut pas prendre à la légère. Les clubs russes peuvent créer la surprise, comme le Stade Rennais F.C.

Selon toi, comment les Rennais doivent-ils s’y prendre ?
À la maison, il faut prendre le maximum de points, être sérieux et concentré. Krasnodar est le plus abordable des clubs de la poule. Il faut jouer le match à fond. Jouer en Champion’s League, c’est quelque chose de magnifique et de beau. Il faut profiter de ces instants et engranger le maximum d’expérience dès le départ.

Sur le match retour, même s’il fait moins froid qu’à Moscou ou Kazan, la température peut-être un avantage pour Krasnodar. Quand les équipes venaient jouer contre nous, ça leur faisait bizarre de jouer par -15°. On avait l’habitude, alors que nos adversaires avaient du mal à bouger leurs membres. C’est parfois profitable pour les clubs russes. Il faudra être sérieux lors de l’échauffement sur le match retour. Le voyage sera long. Les terrains sont plutôt bons maintenant grâce à la Coupe du Monde. Il y a de belles installations en Russie. À mon époque, c’était en fin de construction mais j’ai vu qu’ils faisaient des stades de top niveau.

As-tu ressenti une envie plus particulière d’exister chez les clubs russes, éloignés du football de l’ouest européen ?
C’est un championnat assez méconnu. C’est difficile de voir un match du championnat russe. La coupe d’Europe est une occasion pour eux de montrer leurs qualités. Les joueurs qui rejoignent les grands clubs des pays de l’Est veulent aussi montrer qu’ils ne sont pas partis là-bas pour les vacances. Quand je jouais l’Europa League avec le Rubin, on voulait montrer que l’on était un bon club qui progressait et capable de bien jouer.

"Quand un club est très bien géré, ça devient ensuite beaucoup plus simple pour les joueurs."

En parlant de progression, que penses-tu de celle de ton ancien club ?
Elle est exceptionnelle. Il faut mettre au crédit les dirigeants du club et le bon travail de Julien Stéphan. Quand un club est très bien géré, ça devient ensuite beaucoup plus simple pour les joueurs. Ils ont l’esprit tranquille et ça se voit dans les performances. Ce n’est pas que 11 joueurs sur le terrain. Autour, il y a des gens professionnels et sérieux. Ça suit sur le terrain. Je suis vraiment content et fier. Depuis que j’ai quitté le Stade Rennais, je suis devenu supporter. Je suis toujours à regarder les matchs du club quand c’est possible. Je suis heureux de les voir jouer les premiers rôles. Je pense que ce sera une belle saison pour eux.

Tu as aimé tes deux années à Rennes ?
J’ai passé deux belles saisons au Stade Rennais, on a parfois l’impression que j’y ai passé plus de temps. C’est le club qui m’a donné l’opportunité de jouer en Ligue 1. J’étais jeune, j’avais 20 ans. Le Stade Rennais garde une grande place dans mon cœur. Chaque année, j’essaie de venir voir des matchs au Roazhon Park. Je programme toujours au moins un déplacement à Rennes dans la saison. C’est le club que je suis le plus aujourd’hui.

Tu as aussi joué l’Europe avec les Rouge et Noir ! En Europa League…
On avait un bel effectif. La réputation du Stade Rennais F.C. est toujours la même. Un bon groupe de jeunes joueurs avec des éléments expérimentés. C’est ce qui fait la force du club. On voit qu’il y a encore une bonne cohésion aujourd’hui sur le terrain et en dehors. C’est un net avantage pour le club.

"l’insouciance de la jeunesse peut permettre de créer des surprises"

Comment vois-tu le Stade Rennais F.C. dans cette compétition qui sera une première pour le club ?
Je ne suis pas un bon pronostiqueur mais l’insouciance de la jeunesse peut permettre de créer des surprises, pourquoi pas. Il ne faut pas calculer. Chelsea et Séville ont l’habitude de jouer ces compétitions mais on l’a vu avec l’Ajax et Leipzig qui ont des groupes avec de jeunes joueurs, ils ont joué les coups à fond. Ils sont allés loin. Il faut se dire : "J’entre sur le terrain et je profite à fond de ce que je vis". Ce n’est pas tous les jours. Il faut juste tout donner et ne pas voir de regret à la fin.

Tu évolues à Toronto où tu as trouvé la stabilité.
C’est ma 4e année ici. Je suis un peu arrivé sur la pointe des pieds. Depuis, j’ai gagné des titres avec Toronto, nous sommes premiers de la Major League Soccer. Je suis dans un club qui tourne assez bien. Ma famille et moi sommes heureux. On continue, on ne lâche pas. La vie est un peu différente de l’Europe, avec une autre culture. Après les dimensions du terrain sont les mêmes, le ballon est le même. Le championnat américain copie un peu le football anglais, c’est du "box to box". On ne joue pas pour fermer et ne pas prendre de but. J’aime cette mentalité. La MLS est peut-être moins tactique mais elle est spectaculaire.

La ville de Toronto est magnifique. Je ne connaissais pas du tout le Canada. Je connaissais Montréal de loin mais je suis arrivé dans une super grande ville de 3 millions d’habitants. C’est très agréable d’y vivre. Je conseille. Je sortais de deux prêts en France qui ne s’étaient pas très bien passés. J’avais envie de changement et prendre du recul. Je pensais rester un an ou deux et j’entame ma 4e année. C’est une expérience de vie exceptionnelle pour ma famille et moi.

On le constate sur les réseaux sociaux, tu suis encore beaucoup le football européen…
Je regarde tout le temps du football. Le décalage horaire m’arrange beaucoup pour ça. Ça peut commencer le matin à 9h00 avec le championnat anglais puis vers 14h ou 15h, il y a le championnat de France. Je vis parfois des journées 100% foot.

ds 0324"J’avais 22 ans et mon contrat a expiré avec l’AS Cherbourg. Mon agent m’a dit que j’avais des offres pour rejoindre d’autres clubs. Plus tard, j’ai essayé de le contacter mais il n’a jamais répondu. Je n’ai rien entendu de sa part sauf un texto me souhaitant bonne chance pour l’avenir.

Je suis resté sans emploi. J’ai décidé d’arrêter, mais avec le soutien de mes parents et des membres de ma famille, j’ai décidé de donner une autre chance au football.

J’ai rejoint Le Havre et j’ai joué avec eux pendant un an sans salaire. Puis j’ai été sélectionné pour être le 3e gardien de Marseille GK"

Aujourd’hui Mendy est le gardien numéro 1 de Chelsea

L'attaquant du Stade Rennais pense à un avenir en équipe de France.
ds 0325Arrivé cet été à Rennes en provenance d'Amiens contre un chèque de 14 millions d'euros, Serhou Guirassy fait un début de saison 2020-2021 remarqué avec 3 buts en 5 matchs de Ligue 1. Dans un entretien accordé au journal L'Equipe, l'avant-centre rennais a confié qu'il rêvait d'un avenir avec les Bleus.

"C'est dans un coin de ma tête"
"Bien sûr, c'est un objectif dans un coin de ma tête. On sait que ça passera par de bonnes performances en club, et là, cette saison, par la Ligue des Champions. Mais en tout cas, oui, je vais me donner les moyens pour, ça c'est sûr. J'ai des origines guinéennes, j'ai eu des contacts avec la sélection. Pour l'instant, mon choix n'est pas encore fait. J'ai 24 ans, on va prendre le temps", a déclaré le joueur de 24 ans.

La Ligue de football professionnel met en demeure Mediapro, principal diffuseur de la Ligue 1 et Ligue 2, de payer ses échéances. Un peu plus de 170 millions d'euros. L'instance menace de faire appel à d'autres opérateurs, une crise qui pourrait avoir de graves conséquences sur les clubs bretons.
DS 0126Le bras de fer entre la Ligue de football professionnel (LFP) et Mediapro a franchi un nouveau pallier ce jeudi. En plus de mettre en demeure son principal diffuseur, la LFP a dû contracter un nouveau prêt, et elle annonce qu'elle pourrait se tourner vers d'autres opérateurs. Le torchon brûle et les conséquences pour le système économique du foot français pourraient être catastrophiques, notamment pour les clubs bretons.

Brest et Lorient, les plus dépendants
Les clubs bretons, comme les autres, se sont appuyés sur la hausse des droits TV pour augmenter leur budget cette saison. Brest et Lorient sont ceux qui dépendent le plus de cette manne financière. Les estimations avancent 34 millions d'euros pour le Stade Brestois, soit un peu plus de 70% de son budget. Une part qui est encore plus élevée pour le FC Lorient : près de 80% des finances lorientaises, avec 31 millions.

Les dirigeants bretons restent très discrets : la Ligue a donné pour consigne de ne pas répondre sur le sujet. Christophe Pélissier, l’entraîneur lorientais, ne s'étend pas non plus : "On en parle avec les joueurs et le staff. Ça nous interpelle bien sûr parce qu'on est dans ce milieu. Mais je ne suis pas là pour les commenter non plus."

Rennes semble préservé
Le Stade Rennais est le club breton le moins dépendant des droits télé : 52 millions d'euros, mais c'est environ la moitié de son budget. Et surtout, l'actionnaire majoritaire, la famille Pinault, pourrait renflouer les caisses en cas de scénario catastrophe pour le foot français.

Les sommes sont beaucoup plus petites pour En Avant Guingamp, en Ligue 2. Les 9 millions issus des droits TV représentent quand même près des deux tiers du budget costarmoricain.

A quelques jours d’un premier match historique de Ligue des champions, le président du Stade Rennais, Nicolas Holveck s’est élevé de façon ferme et étayée contre la jauge de 1 000 spectateurs dans les stades, comme le Roazhon Park. Un véritable cri d’alarme.
DS 0125Tous les signaux sont au vert au Stade Rennais en ce début de saison, sauf bien sûr l’affluence au stade qui est un véritable point noir…
Je suis tout à fait conscient de la situation sanitaire du pays. Je pense qu’en Bretagne on a été relativement préservé malgré tout. Je reste convaincu qu’à Rennes, où il y a 30 000 places ans le stade, on est tout à fait capable de faire venir 5, 6, 7 000 personnes. Et on l’a démontré.

Comment ?
Personnes mieux qu’un club de foot ne peut tracer les gens qui viennent au stade. On sait exactement qui est assis à quelle place, et qui est assis autour de lui. On a une traçabilité parfaite puisque chaque personne qui vient est identifiée nominativement et on sait où elle s’assoit. Il y a un flux entrant, les buvettes sont fermées. Les gens vont à leur place, ils ne touchent rien puisque c’est nous qui pulvérisons le gel hydroalcoolique dans leurs mains. Le port du masque est obligatoire, on est à ciel ouvert. Le match se déroule, à la fin du match, on les fait sortir par bloc. Il y a un seul flux sortant, pas de croisement.

Aucun risque donc ?
Je reste convaincu qu’un stade n’est pas du tout propice à un cluster. Je pense d’ailleurs qu’il n’y a aucun cluster issu d’un stade de foot. La population a aussi besoin de moments de communion collective, dans le strict respect des mesures barrières. Et j’espère qu’on va se faire entendre et pouvoir accueillir un peu plus de monde au stade, parce que c’est vraiment un cri d’alarme.

Vous êtes remonté ?
On est victime de notoriété et ce n’est pas justifié. On a vraiment montré notre capacité à garantir la sécurité de notre public. Et à lui permettre de vivre un petit moment de plaisir autour d’un match de foot. Maintenant je comprends, la responsabilité des autorités, mais en travaillant ensemble on doit pouvoir progresser. On pourrait, en outre, servir d’exemple positif. Pendant un match, on peut diffuser des messages sur les gestes barrières, sur comment se comporter en collectivité. On doit être cet exemple positif et moi je suis prêt, au Stade Rennais, à être cet exemple positif, pour démontrer qu’on peut continuer à vivre quelques moments de bonheur en prenant le maximum de mesures.

Malheureusement mardi, ce sera 1000 au stade pour le match contre Krasnodar ?

La préfecture d'Ille et-Vilaine a décidé de maintenir la jauge de 1000 supporters maximum dans l'enceinte du Roazhon Park, pour la première rencontre de Ligue des Champions de l'histoire du club face à Krasnodar ce mardi 20 octobre. La billetterie en ligne ouvre ce vendredi à 13h30 pour les abonnés.
ds 0327La première rencontre de l'histoire du Stade Rennais aura donc lieu dans un stade quasiment vide. Crise sanitaire oblige, la préfecture d'Ille-et-Vilaine maintient la jauge de 1000 spectateurs maximum au Roazhon Park pour la rencontre de mardi face à Krasnodar (coup d'envoi à 21h).

Dans un entretien à Ouest-France ce jeudi 15 octobre, Nicolas Holveck avait réclamé la possibilité d'accueillir 7000 spectateurs. Il n'en sera donc rien. Le Stade Rennais a annoncé que la billetterie en ligne pour ses abonnés ouvrirait dès 13h30 ce vendredi 16 octobre sur le site du club. Les staffs et personnels travaillant autour de la rencontre ne seront pas comptabilisés dans la jauge de 1000 personnes.

Le site de référence Transfermarkt a actualisé ce jeudi 15 octobre les valeurs marchandes des joueurs de Ligue 1. Eduardo Camavinga connaît l’une des plus fortes progressions avec un bond de 33 %, de 37,5 à 50 millions d’euros.
ds 0328Eduardo Camavinga n’en finit plus d’épater le football français. Après une première sélection avec les Bleus, il a célébré son premier but lors du dernier rassemblement, c’était face à l’Ukraine (7-1).

Dans ce contexte de forte progression du joueur rennais, le site de référence Transfermarkt a actualité les valeurs des joueurs de Ligue 1, comme il le fait tous les six mois. Et la progression de Camavinga est très forte, puisque le milieu effectue un bond de 33,3 %, sa valeur marchande passant de 37,5 millions d’euros à 50 M€.

"Camavinga a non seulement fait ses débuts avec les Bleus, mais il a aussi marqué directement, ce qui fait de lui le plus jeune buteur en 106 ans avec les champions du monde", explique Ronan Caroff (halvard), Area Manager France de TM, sur le site Transfermarkt.

Grâce à cette valorisation, il se classe sixième de Ligue 1 et premier joueur hors-PSG (derrière Mbappé, Neymar, Marquinhos, Verratti et Icardi). A l’échelle mondiale, il est le troisième joueur de moins de 18 ans le mieux valorisé du monde derrière le Barcelonais Ansu Fati (80 M€) et le latéral du Bayern Munich Alphonso Davies (80 M€).

Le groupe espagnol est désormais entre les mains d'un mandataire ad hoc, avec l'objectif de trouver une solution sur les paiements à la LFP. Une situation explosive pour le football français.
DS 0124Nouveau rebondissement dans l'affaire Mediapro qui fait trembler l'univers du football français. Alors que le groupe espagnol tente de renégocier à la baisse le montant des droits télé du championnat entre clubs tricolores (80 % des matchs sont diffusés sur sa chaîne Téléfoot) , dont il doit s'acquitter auprès de la Ligue professionnelle de football (LFP) - 780 millions d'euros par an pour la Ligue 1 et 34 millions pour la Ligue 2 -, il vient de se mettre sous la protection d'un mandataire ad hoc rattaché au tribunal de commerce de Nanterre, selon nos sources confirmant les révélations du « Canard enchaîné ».

Avec les autres parties prenantes dans le dossier - la LFP aurait accepté cette médiation -, l'idée va être de trouver une solution à ses difficultés financières.

Délai de paiement
Il y a un peu plus d'une semaine, le propriétaire de la chaîne Téléfoot avait provoqué la stupeur en demandant du temps pour régler l'échéance de 172 millions d'euros qu'il aurait dû théoriquement verser le 6 octobre à la LFP et dont il ne s'est toujours pas acquitté. Un délai de paiement refusé ensuite par les clubs français de football, dont la santé financière est déjà grandement fragilisée par la crise sanitaire.

La Ligue est prise en tenaille. Car les clubs lui réclament l'argent dont la source devait être les échéances payées par Mediapro. Il s'agit de 7 millions par club pour la seule échéance d'octobre, la prochaine intervenant en décembre. La LFP aurait communiqué aux clubs qu'elle allait convoquer un conseil d'administration rapidement pour décider d'un emprunt et ensuite organiser une assemblée générale pour le faire approuver.

De l'autre côté, Mediapro, qui a généré 1,8 milliard de revenus et 224 millions de résultat d'exploitation en 2019, reconnaît avec cette procédure qu'il est en difficulté. Les agences de notation S&P et Moody's ont toutes deux abaissé leur notation sur Joye Media, maison mère de Mediapro, au printemps. Beaucoup doutent qu'on puisse forcer son actionnaire à 53 %, le chinois Orient Hontai Capital, à se substituer à Mediapro pour payer la LFP.

Crise sanitaire
La Ligue a des arguments à faire valoir durant cette procédure. Même si Téléfoot a déçu pour son lancement, il n'a jamais été question que la chaîne génère assez de revenus pour ses premières échéances : pour celles-ci, il devait bien avoir prévu des réserves de liquidités.

Mais de l'autre côté, Mediapro risque de faire valoir que le championnat n'est pas ce qui lui a été vendu étant donné la crise sanitaire, d'autant qu'il risque de se voir ensuite demander des dommages et intérêts par les clubs. Il peut faire traîner l'affaire ou lancer une autre procédure en justice, pour pousser la Ligue à baisser son prix, d'autant qu'elle n'a pas forcément beaucoup d'alternatives pour les vendre au même prix si elle devait les récupérer. En revanche, si Mediapro se plaçait dans une procédure de liquidation ou de cessation des paiements, « la LFP aurait du mal à récupérer son dû », explique Pierre-Alain Bouhenic, avocat chez Brown Rudnick.

Cela dit, beaucoup pensent que si Mediapro a si rapidement demandé de nouvelles conditions, c'est qu'il veut renoncer rapidement et partir dans les meilleures conditions possible.

Avant de faire un sale coup à la Ligue de football professionnel, Mediapro avait déjà tenté le diable auprès de la Serie A. Mais les Italiens ont été bien plus précautionneux.
DS 0123Le football français est en alerte maximale. En effet, Mediapro, le principal diffuseur de la Ligue 1 et de la Ligue 2, a décidé de stopper ses paiements et doit la bagatelle de 172 millions d'euros à la Ligue de football professionnel (LFP). Les dirigeants de Ligue 1 en ont d'ailleurs déjà appelé au Président de la République, Emmannuel Macron, pour faire pression sur son homologue chinois.

Mais certains signaux auraient dû alerter les dirigeants du football hexagonal. Comme ce qui s'est passé en Italie avec le groupe sino-espagnol. En février 2018, Mediapro récupère les droits télévisuels de la Serie A (cycle 2018-2021) contre une offre de 1,05 milliard d’euros par saison. Autant dire que cela ne plaisait guère aux diffuseurs historiques de la Botte que sont Mediaset et Sky.

Mediapro avait comme projet à l'époque de revendre les droits. Mais Sky en décidait autrement et saisissait alors un tribunal de Milan. Le 9 mai 2018, le projet du groupe de Jaume Roures était retoqué en Lombardie. Une première pierre dans son jardin, donc. Mais la chute ne s'arrêtait pas là. La Ligue italienne de football avait déjà stoppé les négociations avec Mediapro après le refus du groupe d’avancer la garantie bancaire.

Sky et Perform à la rescousse
Finalement, après quatre rounds de négociations, la Serie A avait fini par trouver des diffuseurs alors que le championnat allait reprendre un peu plus d'un mois plus tard. Le 13 juin, Sky et Perform remportaient les droits pour 973 M€ par an pour la période 2018-2021. Cela est bien évidemment en baisse par rapport à Mediapro, mais en hausse par rapport au cycle précédent (950). Mediapro n'était pas candidat cette fois et Sky allait donc diffuser 7 matches par journée (780 M€) et Perform (plateforme DAZN) les trois autres (193 M€).

Maintenant, on se demande un peu comment la France va bien pouvoir réagir vis-à-vis de cela. Un nouvel appel d'offre avec Canal +, le diffuseur historique, et beIN Sports ? Ou alors une solution très différente, comme évoquait Jean-Michel Aulas ? « L'idée que je veux défendre, c'est qu'il faut un Spotify du foot ou un Deezer du foot, il faut une offre unique avec un prix attractif et que le public n'ait plus à se poser la question sur quelle chaîne est le match », avait ainsi lâché le boss lyonnais. En attendant, les clubs français devraient encore connaître quelques mois difficiles...

La LFP compte bien gagner sa bataille. Selon L'Equipe, l'instance a décidé de "mettre en demeure" Mediapro, qui refuse toujours de régler son échéance de 172 millions d'euros. Les clubs en ont eu la confirmation dans un courrier.
DS 0122Un bras de fer, ni plus ni moins. Entre la LFP et Mediapro, principal diffuseur de la Ligue 1 cette saison, le conflit est total. Après avoir repoussé sa demande de délai de paiement, l'instance, qui n'a toujours pas reçu son échéance prévue début octobre (172 millions d'euros), a décidé de passer aux choses formelles. Ainsi, le groupe sino-espagnol a été "mis en demeure" par la LFP.

Une rupture du contrat n'est pas à exclure
Comme le dévoile L'Equipe ce jeudi, un courrier a été envoyé aux membres du conseil d'administration de la LFP et aux clubs. "Mediapro s'est bien placé sous la protection du Tribunal de commerce de Nanterre dans le cadre d'une procédure de mandat ad hoc, mentionne le document, confirmant les révélations du Canard Enchaîné. Nous avons fait application du contrat qui nous lie avec Mediapro et les avons mis en demeure (sic) de régler les échéances des 1er et 5 octobre, tout en activant la garantie donnée par la société mère du groupe Mediapro". Il s'agit du fonds chinois Orient Hontai Capital.

Désormais, selon l'instance, il reste deux options. "Soit une issue favorable est trouvée avec Mediapro, soit ce n'est pas le cas, et il faudra envisager la reprise du contrat par d'autres opérateurs", est-il précisé dans l'extrait du courrier communiqué par L'Equipe.

Le Stade Rennais pourrait boucler une série de 10 matchs sans défaites, une première depuis 2008-2009
DS 0121Rennes s'avance en favori ce vendredi pour affronter Dijon. Le club breton, leader du championnat, se déplace chez la lanterne rouge. Mais attention tout de même, comme le rappelle Julien Stéphan. "Sur les quatre derniers déplacements que l'on a fait là-bas, on a perdu quatre fois. Ils ont un bon potentiel offensif avec des joueurs capables de vitesse et d'éliminations, de profondeur aussi. Il faut faire très attention et prendre cette équipe au sérieux."

Mais face à Dijon, le Stade Rennais a surtout l'occasion d'aller chercher une nouvelle série. Le SRFC en est déjà en Ligue 1 à 9 matchs sans défaites (7 victoires, 2 nuls), une performance qui ne l'avait pas été depuis août-octobre 2010. Vendredi en cas de non-défaite, les Rennais atteindraient la barre des 10 matchs sans défaites, série atteinte la dernière fois en août 2008-janvier 2009. Les Bretons avaient alors atteint 18 matchs sans défaite.

Cascade d'absences à Rennes
Dijon : Pour la réception du Stade Rennais, le Dijon FCO devra se passer de l'attaquant ivoirien Roger Assalé, qui souffre des adducteurs. Le milieu Romain Amalfitano, en phase de reprise après une blessure à la cuisse, n'est pas encore opérationnel. A noter que le match se jouera devant 1.000 personnes, à la suite du passage de Dijon en alerte renforcée, le 10 octobre dernier.

Rennes : Le leader du championnat se déplace chez la lanterne rouge avec le souvenir des quatre défaites subies lors de ses quatre derniers déplacements à Dijon, et un effectif très diminué. Le capitaine Damien Da Silva et l'international Steven Nzonzi sont suspendus après une accumulation de cartons jaunes. Les convalescents Gersino Nyamsi et James Lea-Siliki sont toujours trop justes, tout comme l'attaquant vedette M’Baye Niang, finalement revenu de ses envies d'ailleurs. C'est aussi le cas du gardien Alfred Gomis, passé de Dijon à Rennes il y a deux semaines, tandis que l'intérimaire Romain Salin est incertain, ce qui pourrait laisser le jeune Pépé Bonnet dans les cages. Sont aussi incertains le milieu Jonas Martin et les internationaux Nayef Aguerd (Maroc) et Hamari Traoré (Mali), ainsi que les deux pépites Jérémy Doku (Belgique) et Eduardo Camavinga (France), qui ont joué en sélection mercredi soir.

Ecarté du groupe pour la Ligue 1 dès le début du championnat mais ayant pris part à la préparation estivale, Clément Grenier a travaillé en silence, sans aucune déclaration tapageuse ni jérémiade, acceptant la concurrence et attendant une solution, consistant jusque-là à un départ ou un retour dans le groupe. Le choix du club, à un an de la fin de son contrat, semblait se porter sur la première solution mais le mercato étant désormais terminé, l’ancien lyonnais revient en toute logique dans la rotation souhaitée par son coach, qui va devoir faire face à partir de demain à un calendrier important, où tout le monde devrait avoir son mot à dire.
DS 0120A Dijon, puis ensuite face à Angers et Brest, des rotations devraient être opérées, la Ligue des Champions démarrant mardi prochain face à Krasnodar. Trop juste pour être dans le groupe, James Lea-Siliki, de retour de blessure, ne sera pas demain en Bourgogne, pas plus que Steven N’Zonzi, suspendu. Utilisé une demi-heure par Didier Deschamps, Eduardo Camavinga pourrait également être ménagé, lui qui ne fut pas épargné en présaison par les pépins physique. L’heure, naturelle, du retour de Clément Grenier apparaît donc probable, et ce peut-être directement titulaire où il entrerait en concurrence avec Benjamin Bourigeaud, Jonas Martin ou encore Flavien Tait, pouvant aussi évoluer milieu axial.

"Ce mercato s’est enfin terminé, "Clem" est à disposition, il est là et bien là, et c’est très bien comme ça". C’est ainsi que Julien Stéphan a évoqué le retour possible de l’ancien international français, dépassé la saison passée par le tandem N’Zonzi-Camavinga, qui a refusé plusieurs offres lucratives cet été mais peu intéressantes sportivement pour rester compétitif, si possible avec les "Rouge et Noir". Inscrit par le club sur la liste UEFA pour participer à la Ligue des Champions, son expérience pourrait être précieuse, s’il parvient à retrouver le niveau de performance qui fut le sien lors de sa première saison rennaise, il y a deux ans. Bosseur et altruiste, alors que d’autres ont eu plus de mal avec la notion de concurrence, Clément Grenier mérite sa chance. Réponse dès demain avec le groupe de Julien Stéphan.

Le feuilleton se poursuit, et la LFP organise la riposte. Mediapro n’ayant pas effectué le versement de l’échéance d’octobre, l’instance va contracter un prêt auprès d’une banque étrangère, comme l’indique L’Équipe. Le quotidien précise qu’elle solliciterait 120 millions d’euros pour couvrir la plus large partie des 172 millions dus par Mediapro.
DS 0119Mediapro se serait tourné vers le tribunal de commerce pour négocier avec la LFP
"?La Ligue va ajouter 50 millions d'euros apportés sur ses fonds propres pour atteindre le montant dû et non réglé par Mediapro. Dès la fin de la semaine, 50 millions d'euros seront redistribués aux clubs?" , explique le quotidien français. Face à une telle situation, la LFP a décidé d’anticiper en prenant également une option "?pour l’échéance du 5 décembre, dans l’hypothèse, assez probable, où Mediapro continuerait de ne pas régler ses dettes. Le montant de ce potentiel 2e emprunt est du même ordre que le premier?" .
Encore plus haletant que Les Feux de l'amour.

Eduardo Camavinga a récupéré le maillot de Cristiano Ronaldo, dimanche à l'issue du match entre la France et le Portugal (0-0).

Même sans entrer en jeu, Eduardo Camavinga (17 ans, 2 sélections, un but) a passé une bonne soirée dimanche après France-Portugal (0-0). Le jeune milieu de terrain a en effet récupéré le maillot de Cristiano Ronaldo, comme il l'a affiché sur son compte Snapchat. "Je le lave pas", a-t-il promis en montrant le dos de la tunique tachetée du vert pelouse de la pelouse du Stade de France.

"Je le lave pas"
DS 0118L'histoire ne dit pas comment le Rennais a interpellé le quintuple Ballon d'Or. Un autre de ses coéquipiers aurait pu y prétendre: Kylian Mbappé (21 ans). L'attaquant du PSG a adressé un message élogieux à la mégastar portugaise après avoir partagé un moment complice sur le terrain.

Mbappé a récupéré le maillot de Moutinho
Il a d'ailleurs illustré son admiration par une photo de deux joueurs tout sourire avec la mention "Idole", agrémenté d'emojis en faisant le roi et le meilleur joueur de tous les temps. Mais Mbappé a finalement récupéré le maillot de Joao Moutinho, son ancien coéquipier à Monaco.

Aucun des deux n'a fait la différence sur le terrain. Eduardo Camavinga, lui, est resté sur le banc quatre jours après avoir fêté sa première titularisation en sélection par un but face à l'Ukraine (7-1). Le trio Kanté-Rabiot-Pogba avait été aligné par Didier Deschamps dans l'entrejeu. Le Rennais fêtera peut-être une troisième sélection en Croatie, mercredi (20h45) lors de la 4e journée de la Ligue des nations.

L'ancien joueur du Stade Rennais, qui a terminé sa carrière à l'OAC en 2019, avait rejoint le club de Régional 1 durant l'hiver dernier.

DS 0117"L'objectif de la saison était de finir dans les cinq premiers. Je pars de l'AS Rousson alors que l'équipe est classée quatrième après quatre journées..."

Cédric Barbosa n'est pas homme à se défiler, ni à habiller de mots inutiles la réalité.

"Investi dans le club de Rousson (qu'il avait intégré durant l'hiver 2019, NDLR), cela faisait un mois et demi que je menais une réflexion par rapport à mon engagement", explique, mercredi 14 octobre, à Midi Libre, l'ancien joueur professionnel.

"Pour des raisons qui n'ont pas à être étalées..."
Lundi 12 octobre, après une ultime réunion en interne, il a confirmé à Mustapha Guiza, directeur sportif du club de Régional 1 (la dernière division avant le National 3), son intention de cesser sa collaboration.

"D'un commun accord, nous y avons mis fin pour des raisons que nous gardons entre nous et qui n'ont pas à être étalées...", explique Cédric Barbosa, qui a été suivi par deux membres de son staff, et, aussi, son fils Antoine.

Le jeune attaquant, auteur, dimanche 11 octobre, du troisième but de la victoire (la deuxième en quatre journées disputées, pour deux courtes défaites) de l'AS Rousson à Portiragnes (0-3), devrait retourner dans le club de Saint-Privat-des-Vieux. Où, la saison dernière, il joua avec son papa.

"Aucun contact avec l'OAC !"
Par un malin hasard, le retrait de Cédric Barbosa coïncide avec l'amère défaite subie, samedi 10 octobre, à domicile, par l'Olympique d'Alès en Cévennes (2-3) contre Agde.

Un résultat qui confirma le statut de leaders des Héraultais et, à l'inverse, repoussait les Cévenols à... l'avant-dernière place de la poule Occitanie de National 3.

Depuis, pullulaient les rumeurs du remplacement de Stéphane Saurat, entraîneur de l'OAC à seulement une victoire en cinq journées, par Cédric Barbosa, technicien désormais libre de contrat !

"Je n'ai aucun contact avec l'OAC !, précise l'intéressé. Ces rumeurs, c'est le métier qui veut ça. Le milieu du football aussi..."

Pas le diplôme pour entraîner en N3
Avant d'apporter de précieuses précisions : "En tant qu'entraîneur de Rousson, club de Régional 1, j'avais entamé une formation d'entraîneur, le BEF. J'avais une dérogation pour entraîner le temps de l'obtenir. Donc, non seulement je prends un risque, puisqu'il me faut retrouver un club pour continuer cette formation. Et, je ne dispose donc pas du diplôme nécessaire pour entraîner un club de National 3, le DES..."

"Il faut ôter de la tête des gens que j'ai quitté Rousson pour arriver à l'OAC", détaille, pour conclure, Cédric Barbosa.

Est-ce qu'il sera entendu par ceux qui souhaitent ardemment sa venue à l'OAC où, au printemps 2019, il avait conclu sa (longue) carrière professionnelle ?

C'est une autre histoire...

La Ligue 1 est menacée de "faillite" par le défaut de paiement de Mediapro. Tout le monde l'avait vu venir, mais a oublié de le dire.
La minichronique pose une question, elle n'y répond pas toujours et, à la fin, elle en pose une autre.
DS 0116Certes, le football est le sport des vérités rétrospectives, et il est de rigueur de dénigrer le football français et ses instances – qui le méritent. Pour autant, dire aujourd'hui que le contrat de la Ligue 1 avec Mediapro était un fiasco annoncé, est-ce honnête?

Les désaveux tombent dru, et on dirait que tout le monde avait prévu le coup. Par exemple, L'Équipe évoque mardi un "aveuglement collectif" et des "décideurs [qui] n'ont pas voulu voir les risques d'une telle décision".

Lors de l'attribution des contrats, en mai 2018, le quotidien salue pourtant ce "big bang", ce "jackpot" et "ce montant record [qui] dépasse toutes les espérances et couronne la stratégie de la LFP. (…) Une réussite totale et inattendue".

Il est alors surtout question de la "stratégie perdante" de Canal+ qui, "dans le jeu de poker menteur que constitue un appel d'offres, a voulu jouer au plus malin, mais s'est piégé tout seul". Quelques mois plus tard, Canal+ était déjà moins perdant en récupérant les droits de beIN Sports sur la L1.

Reste que le choix de la Ligue avait des allures de pari. Des inquiétudes ont été exprimées et des doutes émis – notamment par le spécialiste Pierre Maes – sur la solvabilité de Mediapro, la caution de son actionnaire chinois et sa capacité à monter une chaîne et recruter 3,5 millions d'abonnés ex nihilo.

En juin dernier, l'alliance avec TF1 et l'accord de licence pour utiliser la marque Téléfoot sont encore salués. Le lancement de la chaîne se déroule sans encombre en août. Mais le 8 octobre, la demande d'une renégociation du contrat par le président de Mediapro, Jaume Roures, sonne comme un aveu.

Le pari de la société espagnole, avant celui de la Ligue, semble avoir été perdant. D'abord, en tant qu'agence qui misait sur la revente des droits. Ensuite en tant que chaîne dont il faut assurer la rentabilité à terme.

Trois hypothèses. a) Mediapro prend prétexte de la pandémie pour demander une renégociation à la LFP, son investissement étant compromis bien avant. b) Mediapro est véritablement affecté par les effets du Covid sur son produit. c) Les deux.

Il est certain que ni le "scénario catastrophe" que Maes évoquait, ni les antiques prophéties sur l'éclatement de la "bulle" des droits TV n'avaient intégré le facteur X d'un coronavirus. Le modèle de Mediapro n'a pas été le seul envoyé au tapis: toute l'industrie du football vacille.

Ce que personne n'a remis en cause, c'est le principe de l'attribution du contrat au plus offrant, l'objectif unique d'augmenter le pactole sans considération pour la disponibilité de la compétition auprès des spectateurs, compromise à la fois par le prix et l'accessibilité de la nouvelle chaîne.

"Dans tous les appels d’offres, en France comme à l’étranger, le débat entre les revenus et l’exposition a toujours tourné court et en faveur des revenus", résume Pierre Maes.

Cette faillite qui pourrait être celle, économique, du football français, est surtout la faillite morale du football-business. Et cela, qui s'en souciait au moment où la Ligue touchait son "jackpot"?

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SRFC-MHSC
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2 décembre 2020

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