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Avant de recevoir Chelsea en Ligue des Champions mardi, le Stade Rennais a poursuivi sa mauvaise passe en s’inclinant à domicile face à Bordeaux au Roazhon Park,

ds 0253Mais où est donc passé le Stade Rennais du début de saison ? On se le demande bien vu la piètre performance livrée vendredi soir par les hommes de Julien Stéphan, battus sur leur terrain par les Girondins de Bordeaux (0-1). L’heure n’est pas encore à la crise. Mais la mauvaise passe se prolonge pour les Bretons qui n’ont enregistré qu’une seule victoire sur leurs neuf derniers matchs toutes compétitions confondues.

"Je suis un peu inquiet, forcément", a d’ailleurs reconnu l’entraîneur Julien Stéphan à l’issue de la rencontre, pointant "une trop grande différence entre l’impression collective du début de saison et ce qu’on produit en ce moment". Face aux Girondins, c’est peu dire qu’il aura manqué beaucoup de choses aux Rennais, sans idée dans le jeu, sans force collective et sans caractère. "C’est un match insuffisant et décevant dans beaucoup de domaines", a estimé Julien Stéphan.

Hatem Ben Arfa a puni son ancien club
Alors certes son équipe a encore manqué de réussite, touchant pour la onzième fois de la saison les montants avec une frappe de Del Castillo sur la barre et un tir de Doku sur le poteau. "Mais quand ça se répète, ce n’est pas le fruit du hasard", a souligné l’entraîneur rennais. Les Bordelais n’ont quant à eux eu besoin que d’une occasion pour ouvrir le score avec un éclair signé Hatem Ben Arfa qui a crucifié son ancien club juste avant la mi-temps à la suite d’un superbe enchaînement.

Dans le dur depuis deux mois, le Stade Rennais va donc devoir se retrousser les manches pour retrouver vite une force collective. "Sans cela, on est une équipe lambda", estime Julien Stéphan.

Mardi, c’est pourtant une équipe qui n’a rien de lambda qui se présentera au Roazhon Park. En l’occurrence Chelsea qui déboulera avec ses stars et son effectif taillé pour la Ligue des Champions. "Cela va être dur mais on avait montré de belles choses à l’aller et on avait joué en équipe", a indiqué le capitaine Damien Da Silva, qui pense que la rencontre de mardi peut être "un déclic". A condition bien sûr de "lâcher les chevaux".

Battu hier à l’issue d’un match pauvre et très décevant par des Bordelais plus agressifs et ultraréalistes, le Stade Rennais rentre dans le rang au classement et commence à se poser quelques questions sur ses capacités à tenir la cadence infernale imposée par la Ligue des Champions et un calendrier XXL auquel il n’est guère habitué. Alors oui, certains nous diront, à juste titre, que le SRFC jouait déjà l’Europa Ligue lors des deux dernières saisons, c’est vrai mais celle-ci n’est nullement comparable, en termes d’intensité et d’impact mental et émotionnel, à la Ligue des Champions.
ds 0254Aujourd’hui, il n’est nullement question de faire passer la mauvaise passe en championnat ( une victoire en 7 sept matchs) des Rennais uniquement sur le supposé influx perdu en C1. Les lacunes sont là, avec des recrues pour le moment pas encore au niveau des partants, des tauliers en difficultés et une attaque en berne. Pour autant, ceci n’est que le constat de l’instant T et tout n’est pas à jeter. Le temps peut être un ami et Julien Stéphan, porté aux nues depuis des mois, n’est pas devenu un mauvais coach en un mois et demi. Comme la plupart des formations de Ligue 1, le PSG y compris (qui compte autant de défaites que le SRFC cette saison, au passage…), l’effectif a du faire face à une préparation de saison totalement inédite et improbable, avec une coupure préalable de quatre mois intégraux ou presque avant de revenir, presque comme si de rien n’était, à un championnat joué sans public ou avec des jauges très limitées. Quand on connait la force et l’impact du Roazhon Park ces dernières saisons sur les résultats, le manque est automatiquement répercuté sur les performances.

L’impact sur l’aspect psychologique pour les joueurs du scénario sanitaire terrible de cette année 2020 est énorme, indéniable. A l’endroit même où le Stade Rennais parvenait à appuyer et renverser des montagnes hier, il cale aujourd’hui, la faute à ce soutien manquant qui lui offrait son supplément d’âme. Sur leurs cinq victoires cette saison, quatre l’ont été avec du public (deux à domicile, deux à l’extérieur)… Sur l’aspect physique, les pépins et blessures se sont multipliées, avec des joueurs clés touchés comme Faitout Maouassa et Eduardo Camavinga pour les titulaires et Jonas Martin, Flavien Tait ou encore Daniele Rugani dans les rotations. Contre Reims, Dijon, Angers et Bordeaux en Ligue 1, la victoire n’aurait rien eu de scandaleux mais la petite bascule mentale si caractéristique des "Rouge et Noir" n’y était pas. Contre Krasnodar, ce fut un gardien en feu qui mit en échec les Rennais.

Face aux buts, le loupé hier soir d’Adrien Hunou est révélateur du doute installé dans les têtes. Même s’il était hors-jeu, le "Pippo" rennais ne loupe pas habituellement ce type de ballon. Une action symptomatique du manque de confiance des offensifs rennais, qui touche aussi Serhou Guirassy. Recrue phare de l’attaque cet été, l’ancien amiénois est muet depuis le succès à Saint-Etienne le 26 septembre dernier. Titularisé huit fois sur les neuf derniers matchs, il ne marque plus et ne se créé que trop peu d’occasions. Le retour de M’Baye Niang, affuté hier sur le quart d’heure disputé, est en ce sens peut-être une bonne nouvelle. Martin Terrier, lui aussi, est à la recherche de réalisme qui bonifierait sa capacité à accélérer le jeu lorsqu’il est trouvé dans la profondeur.

Au milieu de terrain, si Benjamin Bourigeaud ne ménage pas ses efforts, Eduardo Camavinga peine un peu, fort logiquement, depuis un mois, touché par les blessures mais aussi suivi de très près par ses adversaires. De quoi rappeler à tout le monde que le joueur vient d’avoir 18 ans et ne peut porter seul la responsabilité de l’organisation collective de son équipe. L’apprentissage s’accèlére dans le dur et le prodige rennais risque de ressortir encore plus fort aux beaux jours !

Ceux-ci ne devraient pas tarder à arriver, le Stade Rennais nous ayant habitué aux cycles positifs ou négatifs ces dernières saisons. Meilleur mois statistiquement de Julien Stéphan depuis son arrivée (10 victoires en 11 matchs), décembre pourrait remettre les Rennais sur le devant de la scène. D’ici là, Chelsea se profile, dès mardi puis il faudra retrouver la victoire à Strasbourg, équipe ne réussissant pas vraiment aux "Rouge et Noir" depuis plusieurs saisons. Place ensuite à Krasnodar et la réception de Lens, pour retrouver le sourire. Celui-ci, devenu presque routinier depuis deux ans sur les visages des supporters rennais, est en berne mais hors de question de tomber dans la facilité de jeter aux orties un projet qui enthousiasme tant depuis de nombreux mois. Patience et solidarité pour la communauté "Rouge et Noir", remise en cause et bouchées doubles pour les joueurs et le staff, voici les ingrédients pour très rapidement, regagner un podium auquel on s’habitue finalement vite et bien…

L’entraineur du Stade Rennais, Julien Stéphan, s’est exprimé dans une déclaration à Téléfoot au sujet d’une éventuelle prolongation en Bretagne.

ds 0247"Ça je ne sais pas, il faudra voir avec la direction surtout il y aura un bilan à faire à la fin de la troisième saison puisque ce sera la fin de ma troisième saison. Il y aura un bilan à faire. Est-ce que le cycle est terminé ? Est-ce qu'on en commence un autre ? Est-ce qu'on poursuit ? Est-ce qu'il y a de l'usure ? Est-ce qu'il n'y a pas d'usure ? Est-ce que tout le monde est content du travail ? Est-ce que le fonctionnement est ok ou pas ? Donc ça, c'est un devoir d'honnêteté intellectuelle à faire de l'actionnaire avec sa direction. Mais ça sera fait en fin de saison."

Jeune gardien U15 du SAM Football, Théo Collin voit son parcours de formation prendre un nouveau virage avec cette signature

DS 0211Un jeune gardien va poursuivre sa formation à Rennes
Par le biais de sa page Facebook, le SAM Football a annoncé la signature de son jeune gardien (U15) Théo Collin au Stade Rennais. Pensionnaire du pôle espoirs de Talence, il est passé par l’ES Saintes avant d’effectuer sa première saison sous les couleurs de Mérignac. Son éducateur cette saison, Rémi Da Cunha, décrit son petit protégé : « Théo est un garçon souriant et travailleur, tre`s investi avec l’e´quipe depuis le de´but saison, il nous a impressionne´, le staff et moi, par ses parades magnifiques et son jeu au pied. C’est un re´gal de le voir jouer dans les buts chaque samedi avec nous. Nous avons maintenant ha^te de le revoir a` l’œuvre cette anne´e apre`s le confinement et pour finir cette saison particulie`re. Je tiens a` le fe´liciter, tout le me´rite lui revient. Cette signature re´compense son travail, en espe´rant que d’autres garc¸ons suivent le me^me chemin dans l’avenir. » confiait-il sur la page Facebook du club. Théo Collin a désormais tout pour continuer à progresser !

À quatre jours de la réception de Chelsea, le Stade Rennais a concédé une inquiétante défaite face à Bordeaux (0-1). Unique buteur de la rencontre, Hatem Ben Arfa s’est rappelé aux bons souvenirs de ses coéquipiers.
DS 0210Le Stade Rennais a poursuivi vendredi sa mauvaise série en championnat, en concédant une défaite 1-0 contre Bordeaux, à quatre jours de la reprise de la Ligue des champions contre Chelsea. Dans ce premier match de la 11e journée de Ligue 1, après deux semaines de trêve internationale, les Girondins ont émergé grâce au premier but sous les couleurs bordelaises de l’ex-Rennais Hatem Ben Arfa (36e).

Après cette troisième défaite sur ses quatre derniers matches de championnat, Rennes reste calé à la 3e place (18 points) mais voit sa place sur le podium menacée par plusieurs clubs dont Monaco, qui reçoit le PSG à 21h00.

RENNES – BORDEAUX : 0-1 (0-1).

Arbitre : K. Abed

Possession de balle :

Rennes : 59 %

Bordeaux : 41 %

But : Bordeaux : Ben Arfa (36)

Avertissements : Rennes : Tait (69), Truffert (71) / Bordeaux : Kalu (47), Kwateng (66)

Les équipes :

Rennes : Gomis – Soppy (Traore 59), Da Silva (cap), Aguerd, Truffert – Bourigeaud, Del Castillo (Doku 58), Tait (Gboho 70), Terrier (Hunou 58), Camavinga, Guirassy (Niang 77)

Entraîneur : Julien Stéphan

Bordeaux : Costil – Kwateng, Baysse, Koscielny (cap), Sabaly – Zerkane (Traore 60), Basic, Ben Arfa (Adli 76), Otavio, Kalu (Oudin 59) – Maja (Briand 59)

Entraîneur : Jean-Louis Gasset

Venu en urgence pour aider Rennes, Dalbert a déçu à tous les niveaux et le club breton n'en veut déjà plus.
DS 0209

Auteur d’un début de saison tonitruant, Faitout Maouassa a subi un sérieux coup d’arrêt avec une grosse blessure à la cheville. Son remplaçant au pied levé, le jeune Adrien Truffert a répondu aux attentes, avec notamment un but et une passe décisive dès son entrée en jeu face à Monaco. Mais l’international espoir a été jugé trop jeune pour enchainer les matchs de Ligue 1 et de Ligue des Champions, et Rennes s’est ainsi fait prêter Dalbert en provenance de l’Inter Milan. Complètement mis à l’écart en Lombardie, le Brésilien avait ainsi l’occasion de se mettre en évidence en Ligue 1, où il avait brillé par le passé sous le maillot de Nice. Sportivement, ses début ont été catastrophiques, et cela ne s’est pas arrangé ensuite, à l’image de ses deux pénaltys concédés et de son rouge face à Chelsea.

En plus de cela, L’Equipe indique qu’au niveau de l’attitude, l’arrière gauche se voit beaucoup plus fort qu’il n’est réellement, et que la modestie ne fait clairement pas partie de son arsenal, avec une absence totale de remise en cause. Résultat, ces derniers temps, le Brésilien a été sorti du groupe, comme ce sera le cas ce vendredi contre Bordeaux. Désormais, le club breton regrette clairement de l’avoir fait venir pour cette saison, et envisagerait même selon le quotidien sportif de le rendre plus tôt que prévu à l’Inter, dès le mois de janvier. Ce sera difficile à boucler sachant que le prêt est signé jusqu’en juin, mais visiblement, Dalbert a déjà perdu toutes ses chances du côté de la Bretagne.

Le feu vert du président Macron à un retour plus adapté du public, dès la fin du confinement, est un soulagement pour le monde du sport.
DS 0199La fin des jauges fixes à 1000 ou 5000 personnes est l'une des décisions marquantes de la réunion en visio de plus de deux heures et demi, entre le président de la République Emmanuel Macron et une vingtaine d'acteurs du sport, mardi à l'Élysée.

"Monsieur le président, on a besoin d'une méthodologie pour les jauges, je ne veux pas vous donner d'instructions mais je voudrais vous dire : oubliez les 1000 personnes, oubliez les 5000 personnes s'il vous plaît. Parlez au début du déconfinement, et annoncez-le longtemps à l'avance, comme cela nous pourrons faire une personne sur deux dans les stades, dans les arénas et dans les palais des congrès et une personne pour 4 m2 dans les salles assises", a plaidé Olivier Ginon, patron de la filière Sport et président du LOU (Top 14).
En fonction de la taille des équipements et la situation sanitaire des territoires

"Faisons une seule règle de partout, la même que dans les centres commerciaux", a-t-il enfoncé le clou. Une mesure instamment réclamée par les sports collectifs, football en tête mais aussi le basket, le handball ou encore le volley, dont les recettes dépendent majoritairement de la billetterie.

Le chef de l'État a reconnu la pertinence de cette idée et annoncé que le gouvernement allait travailler sur une harmonisation des jauges pour tous les lieux qui accueillent du public. Une piste confirmée par Roxana Maracineanu, ministre déléguée aux Sports, le soir même dans l'émission Tout le Sport.

Les pourcentages pourraient ainsi fluctuer entre 30 % et 70 % en fonction de la taille des équipements et la situation sanitaire des territoires dans lesquels ils se situent, a-t-elle précisé. Depuis que l'UEFA a autorisé le retour des spectateurs en compétitions européennes, le 1er octobre dernier, la jauge de référence est par exemple de 30 % de la capacité des stades.

Avec l'expérience du premier confinement, il est en effet apparu absurde d'imposer un même nombre de personnes dans une petite salle comme au Stade de France. "L'idée est d'être plus pragmatique", confirme-t-on au ministère en charge des Sports. La réflexion sur le nouveau protocole permettant de fixer les jauges prendra non seulement en compte les règles de distanciation mais aussi les flux des arrivées et départs du public afin de réduire les croisements.

Le travail sur le futur protocole a commencé avec les gestionnaires de salles et les organisateurs d'événements et il sera mené "conjointement avec le ministère de la Culture car nous avons les mêmes enjeux sur le sujet", souligne-t-on avenue de France.

Mais quels que soient les normes et le pourcentage retenus, la nouvelle règle ne pourra s'appliquer avant le début de l'année prochaine. Il faudra encore attendre avant de revoir des spectateurs dans les stades et les salles.

Les recrues arrivées dans les derniers jours du marché des transferts estival sont, pour le moment, plutôt décevantes.
DS 0200aUne victoire en sept matches. Le bilan sportif du Stade Rennais post-mercato est plus sombre que la période précédente, brillante et moins ardue, aussi, sans C1. L'équipe bretonne est toujours troisième de Ligue 1 après dix journées et elle a quelques excuses à présenter, entre la blessure d'Eduardo Camavinga, cette entrée inédite en Ligue des champions synonyme de calendrier surchargé et l'intégration des recrues à gérer. Mais la dernière semaine de compétition de haute voltige avant la trêve internationale (0-3 à Chelsea puis 0-3 à Paris) a confirmé des fragilités.

Si elles ne sont pas responsables de tout, difficile de ne pas pointer pour l'instant ces recrues qui coincent. En premier lieu celles qui ont débarqué lors d'une toute fin de mercato qui commence à poser question, alors que ces choix semblaient séduisants début octobre (dans ces colonnes nous avions accordé une appréciation de 15/20 à l'ensemble du recrutement rennais). Rennes assimile ce mercato propre à ses moyens, conséquents mais portés sur plus de potentiels à développer que de certitudes, avec une urgence (Dalbert) et un besoin comblé bien tardivement, celui du défenseur axial.

Sans doute lui a-t-il manqué sur cette période un peu plus de "métier", ce que Rugani peut apporter, ce que recherchait aussi Florian Maurice avec Diego Godin ou quand il a pris des renseignements sur Thiago Silva et Edinson Cavani. Rugani a disputé un seul match (1-1 à Dijon lors de la 7e journée) avant de se blesser pour longtemps à Séville (0-1, le 28 octobre) et ne peut encore être évalué. Ses trois partenaires arrivés sur la fin déçoivent, eux, à des degrés divers.

Gomis, du mauvais pied
Son arrivée n'était pas prévue. Pris de court par le départ d'Édouard Mendy à Chelsea, les dirigeants rennais ont vite eu pour priorité le recrutement du gardien de Dijon. Le Sénégalais (27 ans) présentait un profil athlétique similaire à son compatriote et ses premières sorties ont confirmé une certaine aisance sur sa ligne.

Mais il a débarqué en Bretagne blessé, s'est peu entraîné avant de débuter contre le FC Krasnodar en Ligue des champions (1-1, le 20 octobre) et peut dégager une certaine fébrilité, notamment dans le jeu au pied. Un élément assez pénalisant pour le jeu rennais, basé sur des relances propres vers des défenseurs et des milieux plutôt habiles techniquement.

Rennes a pris plus de points avec l'expérimenté Romain Salin dans le but qu'avec ce nouveau n°1 acheté 16 millions d'euros, une somme considérable à ce poste. Les dirigeants bretons, qui ont un temps contesté ce montant à verser en deux temps au DFCO, sont conscients d'avoir sans doute payé trop cher. Mais c'était le prix de l'urgence, et le staff reste persuadé d'avoir fait, sportivement, le bon choix.

Dalbert, l'énigme brésilienne
Le cas du latéral gauche prêté par l'Inter Milan semble en partie réglé : avant la trêve internationale, il était sérieusement concurrencé par l'international Espoirs Adrien Truffert (19 ans aujourd'hui) ; avec le futur retour de blessure de Faitout Maouassa, son horizon semble bouché.

Le Brésilien (27 ans) est l'ombre du joueur qui avait enthousiasmé la L1 sous le maillot niçois en 2016-2017. Il est décevant sur le terrain et en dehors, où son attitude peu empreinte de modestie a été remarquée. Quand Maouassa s'est blessé à une cheville, le 19 septembre contre Monaco (2-1), l'empressement du club à "compenser" cette absence pouvait s'entendre. Mais il n'a pas eu la main heureuse avec le Brésilien, détonateur entre autres du lourd revers à Chelsea (0-3) en C1 en se faisant expulser après avoir provoqué deux penalties.
DS 0200bNe pas laisser les clés à Truffert pour deux mois, même s'il avait été la révélation de la préparation d'été et avait réussi des débuts tonitruants face à Monaco (un but, une passe décisive), était le choix de la prudence. Difficile d'aborder l'enchaînement L1-C1 avec le seul Truffert comme spécialiste du poste. Mais cette décision a interrogé en interne, à l'époque. Et les performances de Dalbert n'ont pas levé ces doutes.

Aujourd'hui, Rennes se retrouve avec trois spécialistes du poste, soit un de trop. Une réflexion sur la continuité du prêt de Dalbert pourrait être menée d'ici à janvier.

Doku se cherche encore
L'ailier belge est arrivé à 18 ans après 34 apparitions en Jupiler League et il a un profil trop particulier pour s'insérer en quelques semaines dans une équipe qui, faute de temps entre les matches, ne s'entraîne plus vraiment.

Dans son cas, Rennes a investi beaucoup (26 millions d'euros, record du club) en pensant à l'avenir et en laissant étonnamment partir Raphinha (à Leeds), une arme offensive qui pouvait être encore plus intéressante après une première saison avec quelques coups d'éclat (5 buts, 3 passes décisives en 22 matches de L1). Le club breton a choisi de ne pas le bloquer, a ouvert la porte à une opportunité satisfaisante financièrement pour les deux parties, mais sportivement, pour le moment, on ressent plus la perte de Raphinha dans l'animation offensive que l'apport de Doku, qui peine assez logiquement. Il était remplaçant à Chelsea en C1, conséquence de premières sorties brouillonnes qui ont confirmé son principal défaut actuel : le joueur belge n'est pas toujours connecté au collectif.

Si les dirigeants croient beaucoup en lui et si son explosivité est indéniable, il est le symbole de ces recrues qui se cherchent encore. Dans son cas, au moins, le temps d'adaptation faisait partie du programme. D'autres avant lui, dont Raphinha, ont eu besoin de plusieurs mois pour s'adapter à Rennes.

La première vague a plus convaincu
Nayef Aguerd, arrivé de Dijon pour cinq millions d'euros, est pour l'instant une bonne pioche, entre ses trois buts marqués en L1, son aisance technique et sa présence aérienne. Mais il fait partie d'une défense qui a préservé sa cage une seule fois cette saison (3-0 à Saint-Étienne, le 26 septembre) : il manque parfois de dureté, entre autres.

Martin Terrier, recruté à Lyon pour 12 millions d'euros hors bonus, reste malheureusement dans le ton de ses deux saisons très mitigées dans le Rhône. Il a marqué un but, a été plutôt consistant contre le FC Krasnodar en C1 mais n'a brillé ni à Séville, où il devait surtout contrôler Navas, ni à Chelsea, et encore moins contre Paris. Son bilan en L1 (un but, une passe décisive) est insuffisant. La question de son meilleur positionnement reste posée (à gauche ou axial). Mais il a 23 ans et une bonne marge de progression s'il se libère sur le plan mental.

Enfin, Serhou Guirassy, joueur du mois de septembre (trois buts), coince un peu après de très bons débuts. Sans doute parce qu'il a trop joué en l'absence de M'Baye Niang, qui revient. Mais il pèse sur les défenses, est au niveau où on l'attendait, et s'il n'a plus marqué dans le jeu depuis deux mois c'est aussi qu'il est beaucoup moins bien servi. À son sujet, le club ne nourrit aucune inquiétude.

Julien Stéphan en a fait son adjoint dès sa nomination à la tête de l'équipe première du Stade Rennais. Véritable enfant du club, découvreur d'Eduardo Camavinga, Mathieu Le Scornet s'épanouit grâce au jeu et au travail technique.

DS 0201Arrivé comme jeune joueur au Stade Rennais en 1994, Mathieu Le Scornet n'a pas connu le bonheur d'une carrière professionnelle. Pas grave. Lui s'épanouit par les rencontres et par l'apprentissage. Rapidement recruté comme éducateur au club en 2000, il deviendra par la suite responsable de l'école de foot, puis de la pré-formation, avant que Julien Stéphan ne fasse appel à lui lors de sa nomination à la tête de l'équipe première du Stade Rennais en décembre 2018. Le Liffréen a le cœur Rouge et Noir, et nourrit une vraie passion pour le jeu.

Son parcours et sa relation avec Julien Stéphan

France Bleu Armorique : Que vous apporte au quotidien votre très bonne connaissance du club, vous qui y avez passé 25 ans ?

Mathieu Le Scornet : Maîtriser l'environnement, c'est toujours intéressant et c'est un souci de moins. Après, on sait que le contexte évolue au fil des années, voir au fil des mois en fonction de la saison. Maintenant, connaître les gens, que ce soit dans l'administratif ou dans le sportif, c'est toujours plus sécurisant comme contexte.

FBA : Comme Julien Stéphan, vous n'avez pas été joueur professionnel. Qu'est ce que ça change dans l'exercice de votre métier ?

Mathieu Le Scornet : Ca ne change pas grand chose, parce que comme vous venez de le dire, c'est un métier. Avoir été joueur, c'est un métier, être entraineur c'en est un autre, avec des soucis de management, d'entraînement, et de communication.

FBA : Est-ce qu'à l'inverse ça peut être un avantage, avec un regard plus neuf sur le jeu ?

Mathieu Le Scornet : Non. Moi j'ai toujours été détaché de la performance pure et dure. J'ai toujours eu cette passion pour le jeu. L'immédiateté de la performance, ce n'est pas quelque chose qui était dans mes gênes, mais on s'y fait tranquillement.

FBA : Dès son arrivée en décembre 2018, Julien Stéphan a choisi de vous nommer comme adjoint, est-ce que vous pouvez nous parler de votre relation ?

Mathieu Le Scornet : Il est arrivé comme éducateur des U19. Moi j'étais éducateur des U13. On partageait le même bureau, après sur les séances d'entraînement on était chacun avec notre catégorie donc au départ on ne partageait pas beaucoup sur le terrain. Par contre sur les échanges on s'est rapprochés au fil des années. Je crois qu'on avait une vision qui était partagée et constructive. Quand il m'a appelé pour le rejoindre chez les pros du Stade Rennais, c'était quelque chose de formidable mais de pas préparé.

France Bleu Armorique : Vous n'en aviez jamais discuté avant sa nomination, c'était une surprise ?

Mathieu Le Scornet : Une réelle surprise. Quand il m'a appelé ce lundi 3 décembre 2018, je pensais que c'était pour autre chose, plutôt d'ordre technique. Quand il m'a annoncé la nouvelle, j'avoue que j'étais un peu surpris !

FBA : Votre relation va-t-elle plus loin que le centre d'entraînement ? Est-ce qu'il y a de l'amitié entre vous ?

Mathieu Le Scornet : Dans la mesure où l'on partage pas mal de moments professionnels ensemble, et qu'en plus j'ai un grand respect pour l'homme qu'il est, ça pousse forcément les échanges. J'ai toujours aimé les gens. Quand on peut partager des moments, manger ensemble, c'est toujours sympa. Ses inspirations et mentors

FBA : Dans un précédent entretien vous parliez déjà de cet amour des gens, c'est ce qui vous a poussé vers la formation, vers l'encadrement ?

Mathieu Le Scornet : Oui. Au départ, on ne le sait pas, puis au fur à mesure du développement de notre métier d'entraîneur, on côtoie différentes personnalités, différentes sensibilités. Après, il n'y a pas que des moments privilégiés, mais j'ai eu la chance de faire de bonnes rencontres, notamment d'ordre technique qui m'ont amené à progresser dans ce métier.

FBA : Justement, l'un de vos mentors est Didier Le Bras*, est-ce que ça c'est une de vos rencontres marquantes sur le plan technique ? Je crois savoir qu'il vous a beaucoup transmis...

Mathieu Le Scornet : Didier a été à l'origine de ma venue au Stade Rennais. Il coachait mon frère (Guillaume), qui jouait en U13 dans son équipe. A force de venir voir ses matchs, on a sympathisé. Le jour où une place s'est libérée dans l'organigramme de l'école de foot, il n'a pas hésité à faire appel à moi, à me sonder pour savoir ce que j'en pensais. Et on connaît la suite ! J'ai ensuite pris la direction de l'école du foot, mais on était toujours très proches et on partageait la même vision sur le plan technique.

FBA : Que vous a-t-il transmis précisément ? Il aimait beaucoup travailler le pied de ses joueurs, est ce que c'est quelque chose que vous utilisez toujours chez les pros ? Didier Le Bras lui s'occupait exclusivement de jeunes joueurs.

Mathieu Le Scornet : Le travail technique dans sa globalité était important pour nous à l'école de foot à l'époque, dans la mesure où c'est compliqué d'avoir un projet de jeu tactique pour de très jeunes joueurs. On a cherché à d'abord développer les pieds, pour libérer les yeux et la capacité à percevoir les différents espaces de jeu, pour que l'équipe soit plus performante.

FBA : Vous auriez aimé qu'il soit encore là pour voir vos accomplissements ?

Mathieu Le Scornet : Je suis sûr que là où il est, il peut être fier de moi.

 

Son rôle dans le staff de Julien Stéphan

France Bleu Armorique : Quelles tâches Julien Stéphan vous délègue-t-il au quotidien ?

Mathieu Le Scornet : J'accompagne Julien dans tous les domaines techniques et d'entraînement. C'est lui le chef d'orchestre, c'est lui qui dispatche et je suis à son service. Je suis en charge du développement technique individuel des joueurs. C'est un domaine très intéressant, que je pratique plus avec les jeunes, parce qu'aujourd'hui le rythme des matchs est élevé et le travail collectif suffit pour les joueurs qui sont amenés à avoir le plus de temps de jeu. On essaie de faire des compléments techniques avec les autres, et le jour où ils sont appelés par le coach ils doivent être le plus prêt possible.

France Bleu Armorique : Croire qu'un joueur professionnel ne peut plus progresser techniquement, c'est une fausse idée ? On progresse encore à trente ans ?

Mathieu Le Scornet : Oui, je le crois. C'est un vaste débat, mais ça dépend de ce qui a été fait avant. Si le joueur ne s'optimise pas de lui-même, il y a une vraie marge pour progresser.

France Bleu Armorique : Je sais que vous vous intéressez également aux préférences motrices des joueurs, via la méthode Axel Foot, est-ce que vous pouvez nous expliquer un peu en quoi ça consiste et comment vous utilisez vos connaissances au quotidien ?

Mathieu Le Scornet : C'est une vision qui est là aussi partagée avec le coach. Ces connaissances là et cet outil là nous servent à optimiser la performance des joueurs. Au niveau technique surtout, mais le coach s'en sert aussi au niveau management. Cela nous donne un réel plus par rapport à l'accompagnement de nos joueurs.

 

Son travail avec les jeunes et sa relation avec Eduardo Camavinga

France Bleu Armorique : Au Stade Rennais on axe beaucoup la politique sur le centre de formation, sur sa valorisation, vous qui avez été éducateur au club, vous servez également à faire la passerelle aujourd'hui entre le centre et l'équipe première ?

Mathieu Le Scornet : Aujourd'hui, on s'inscrit pleinement dans ce qui est le projet du club, en tout cas depuis que moi j'y suis. L'équipe première doit s'appuyer sur les meilleurs éléments parmi les jeunes de l'académie. Après la passerelle se fait en fonction du contexte. Quand on les a connus jeunes, il n'y a plus cette barrière de communication au départ, donc ils sont jetés dans le bain avec le plan technique et tactique à penser. Ce sont eux d'abord qui ouvrent la porte : il faut avoir le niveau, il faut avoir les compétences pour pouvoir rentrer dans un groupe professionnel.

FBA : Au Stade Rennais, on remarque que les jeunes sont souvent tout de suite prêts à performer. Comment expliquer ça ? Est-ce que c'est la manière dont ils sont amenés au très haut niveau au club, est-ce que c'est une question de génération ?

Mathieu Le Scornet : Les générations évoluent. Les jeunes ont de plus en plus confiance et conscience de leurs niveau et de leurs qualités. La suite logique, s'exprimer dans un groupe professionnel, est optimisée. Aujourd'hui on ne parle plus d'âge ! Lorsqu'ils sont dans le groupe, c'est plutôt la compétence qui va être évaluée.

FBA : Romain Salin disait que les jeunes étaient l'âme du groupe. Comment trouver l'équilibre entre le cadre dans lequel ils doivent rentrer et leur insouciance, leur vitalité qui apporte de la fraîcheur ?

Mathieu Le Scornet : Chacun fait comme il peut et comme il veut, mais l'important c'est qu'ils rentrent dans le cadre fixé par notre coach. Il y a des règles d'action très précises, une méthodologie de travail très précise... Ils sont acteurs de leur projet, mais à travers ce cadre fixé par l'entraîneur.

FBA : C'est vous qui avez découvert Eduardo Camavinga quand il évoluait à Fougères et qui l'avez fait venir au Stade Rennais. Vous êtes fier quand vous le voyez devenir le plus jeune buteur des Bleus depuis plus de cent ans ?

Mathieu Le Scornet : Là ce sont les yeux du supporter et du spectateur averti qui sont dans le plaisir, c'est une évidence ! Après pour Eduardo, ce n'est pas arrivé d'un claquement de doigts : il travaille beaucoup. Il représente à merveille les valeurs du club chez les Bleus, mais aussi chaque week-end avec nous. L'avoir connu c'est un plus. Mais aujourd'hui, c'est surtout bien de le connaître pour lui faire passer des messages qui sont importants sur le terrain. C'est encore une fois ce contexte favorisant à l'éclosion des jeunes joueurs, on a eu la chance avec Julien d'avoir fait partie de l'aventure à l'académie et de se retrouver au plus haut niveau, c'est un clin d'oeil qui est intéressant. Maintenant, on est dans un autre monde, celui de la performance immédiate, et c'est aux jeunes de montrer au coach qu'ils ont les qualités pour faire performer l'équipe.

FBA : Mais avec Eduardo, il y a plus qu'une relation entraîneur/joueur ? Une forme de filiation ? Il était à votre mariage comme il le racontait chez nos confrères de Ouest-France...

Mathieu Le Scornet : C'est un événement annexe, mais au départ la relation s'est construite sur le mode entraîneur/entraîné. Après dans une progression il y a des moments plus délicats que d'autres et c'est dans ces moments que l'on doit dialoguer. Ce sont des moments pour développer d'autres vecteurs, d'autres aptitudes. On a toujours été proches de nos jeunes à l'académie et c'est pour ça que cette relation avec Eduardo continue d'exister. Ses objectifs personnels

France Bleu Armorique : Vous venez d'obtenir le BEFF, l'un des derniers grades de diplômes délivrés par la FFF, avant le BEPF qui permet d'entraîner une équipe pro. Vous vous imaginez prendre un jour la tête d'une équipe première vu votre parcours ?

Mathieu Le Scornet : Aujourd'hui, je ne me suis jamais projeté dans cette direction-là. Par contre, me former a toujours été pour moi une obsession. Pour toujours continuer de progresser, d'évoluer, d'être le plus complet et le plus compétent possible, pour faire progresser les joueurs qu'on a à disposition.

FBA : Donc pas d'objectifs d'être numéro 1 dans un club pro à long terme ?

Mathieu Le Scornet : Aujourd'hui, je vis quelque chose de formidable, je continue à progresser chaque jour dans ce nouvel univers. Cela fait deux ans et demi que j'y suis, et tous les jours il y a quelque chose à apprendre. je suis dans cette optique là, de toujours progresser pour être le meilleur possible. La saison en cours

France Bleu Armorique : Comment vous vivez cette saison au rythme infernal ? Est-ce que vous arrivez à vous adapter au niveau du staff ?

Mathieu Le Scornet : C'est une cadence infernale, mais une cadence méritée. Le travail du coach et le travail des joueurs est récompensé par la Ligue des Champions. Quand on rentre dans ces compétitions-là, on connaît la cadence de jouer tous les trois jours. le travail est fait d'une autre manière, avec moins de charge sur le terrain, et plus de charges vidéo, tactique, entretien, pour continuer à faire progresser les joueurs entre chaque match.

FBA : Et découvrir cette Ligue des Champions pour un enfant du club comme vous, qu'est-ce que ça représente ?

Mathieu Le Scornet : C'est une énorme fierté de faire partie de ce projet. On s'est pincés quand on a appris la nouvelle ! C'est un des moments appréciables, mais c'est le métier, il faut se préparer à ça et on s'est préparés à ça.

FBA : Est-ce que vous arrivez quand même parfois à réaliser que vous faîtes partie de cette belle génération rennaise, qui fait rêver les supporters comme ils n'avaient pas rêvé depuis longtemps ?

Mathieu Le Scornet : On profite d'un travail de très longue haleine. Autant aujourd'hui on fait partie des beaux moments, avec la Coupe de France 2019, mais j'étais déjà au club quand on l'a perdue. Il y a eu beaucoup de choses de faites pour en arriver là aujourd'hui. On ne peut pas oublier l'histoire non plus. Il y a eu beaucoup de moments douloureux, mais le club a toujours travaillé pour avoir des jours meilleurs. Ca se concrétise aujourd'hui, mais finalement, la roue tourne toujours donc il faut sans arrêt continuer d'être performants.

 

* Didier Le Bras est un ancien éducateur du Stade Rennais et du CO Pacé, décédé en 2018. Il est l'auteur du livre "Foot passion, foot prison ?" aux éditions Jets d'encre.

Après la trêve internationale de novembre, les championnats nationaux vont reprendre ce vendredi et en Ligue 1, la 11e journée va débuter par un Rennes-Bordeaux (19h), au Roazhon Park.
DS 0202Et pour cette confrontation, le coach breton Julien Stéphan enregistre le retour de M'Baye Niang. Absent depuis le mois d'août pour manque de forme, l'attaquant sénégalais a été convoqué par son entraîneur pour la réception des Girondins.

Le groupe rennais : Gomis, Salin - Soppy, Traoré, Da Silva, Aguerd, Nyamsi, Truffert - Nzonzi, Camavinga, Bourigeaud, Léa Siliki, Del Castillo, Gboho, Tait, Terrier, Doku - Hunou, Guirassy, Niang

Présents en conférence de presse à deux jours d’affronter le Stade Rennais (19h), Hatem Ben Arfa et Jean-Louis Gasset en ont profité pour mettre les points sur les i.
DS 0203L’ambiance est quelque tendue aux Girondins de Bordeaux. La semaine dernière, Frédéric Longuépée a mis un coup de pression à Jean-Louis Gasset en lui rappelant son devoir de réserve en terme de communication. L’intéressé lui a répondu ce mercredi à deux jours d’aller à Rennes (19h) lors de la 11e journée de L1.

"On a mis certaines choses à plat pour savoir les objectifs de chacun dans la vie et redonner confiance à certains un peu inquiets ou en-dessous de leur valeur. On a vidé un peu notre sac. Maintenant, on repart de l'avant, a expliqué le coach des Girondins en conférence de presse. "Le Stade Rennais ? C’est une équipe de Ligue des champions, c'est du haut de gamme. En ce moment, c'est peut-être ce qu'il nous faut pour nous dire 'on peut y arriver'."

"C'est quoi cette question? ?"
Hatem Ben Arfa avait précédé l’ancien coach de l’ASSE devant les médias et reste persuadé que le FCGB va rebondir rapidement. "Vous allez voir qu’en fin de saison, on sera dans nos objectifs, voire mieux. Je peux vous le signer aujourd’hui même?! Ce qui est important pour nous, c’est de rester sereins et de prendre des points à l’extérieur, a-t-il ajouté en revenant sur les récents propos tenus sur l’objectif de maintien. Vous mélangez tout. Déjà, le président en a parlé, donc c’est quoi cette question ?? Le coach a parlé de maintien dans une discussion comme ça, après la frustration d’un match, mais il n’a pas dit que c’était l’objectif (...) Je ne vais pas rentrer dans ce genre de phrases, ça ne sera productif ni pour moi, ni pour le club, ni pour les supporters. En tout cas, on est sereins, on sait où on veut aller, et on sait où on va aller. Vous verrez en fin de saison. Ce n’est pas aujourd’hui qu’on doit nous juger mais en fin de saison."

Ben Arfa garde un bon souvenir du Stade Rennais
L’ancien milieu offensif du Stade Rennais (33 ans) en a profité pour revenir sur son passage en Bretagne il y a deux ans. "J’en garde de bons souvenirs avec un trophée et une ambiance exceptionnelle, une belle épopée en Ligue Europa et des déplacements exceptionnels, a poursuivi Ben Arfa. Je suis très content de mon passage à Rennes. Maintenant, je suis avec Bordeaux et j’espère qu’on va là-bas pour gagner."

En conférence de presse hier, Eduardo Camavinga s'est montré ouvert à une prolongation de contrat jusqu'en 2023. Seulement, le Stade Rennais rencontre plus de difficultés pour allonger le bail de trois autres joueurs majeurs.
DS 0204Les journalistes présents à la conférence de presse d'Eduardo Camavinga hier ont bien fait d'insister : lancé puis relancé à plusieurs reprises sur le sujet d'une prolongation de contrat au Stade Rennais, le jeune international de 18 ans a expliqué qu'il n'était pas contre. Son bail pourrait donc être étendu de 2022 à 2023, ce qui permettra de le vendre plus cher l'été prochain, au Real Madrid, à Arsenal, au Bayern Munich ou à d'autres. Mais dans son édition du jour, L'Equipe précise que si ce dossier est en bonne voie, les Rouge et Noir rencontrent de grosses difficultés pour trois autres joueurs…

Da Silva et Rutter seront libres en juin
"Devenu pro en décembre 2018, Camavinga n’avait prolongé que d’un an, jusqu’en 2022 donc, en août 2019. S’il ne prolongeait pas à nouveau, sa valeur serait sans doute moins élevée l’été prochain et le club serait aussi dans une position moins forte. Mais Camavinga n’a pas dit hier qu’il ne prolongerait pas, alors que la direction rennaise discute actuellement avec son père, Célestino. Et, comme annoncé hier sur le site L’Equipe, une prolongation d’un an, jusqu’en 2023 donc, est en bonne voie. Elle pourrait se concrétiser d’ici à Noël, ce qui sécuriserait sa situation."

"D’autres dossiers sont sur la table pour la direction bretonne. Ils semblent bloqués pour le moment en ce qui concerne le capitaine Damien Da Silva (32 ans, 2021) et Romain Del Castillo (24 ans, 2022), avec des propositions qui n’ont pas convaincu. Et Rennes n’est pas encore certain de pouvoir conserver l’attaquant Georgino Rutter (18 ans), autre grand espoir du club, entré en jeu lors de la victoire à Saint-Etienne (3-0, le 26 septembre) et qui est lui aussi en fin de contrat en juin"

C'est Rennes qui va ouvrir le bal de la journée de Ligue 1 vendredi soir à 19h00. Les bretons de Julien Stephan tenteront de repartir vers l'avant après la lourde défaite du Parc des Princes. Pour cela, le coach rennais pourra compter sur quelques retours mais aura aussi quelques absents.
DS 0205Ainsi, le Stade Rennais pourra aligner sa pépite Eduardo Camavinga tout comme son défenseur latéral gauche, Faitout Maouassa. Ce dernier était absent depuis plusieurs semaines pour soigner sa cheville droite. M'Baye Niang continue de revenir en forme mais ne devrait pas débuter la rencontre.

Le coach rennais a cependant quelques inquiétudes. Jérémy Doku n'a pas joué avec la Belgique à cause d'un souci musculaire et Daniele Rugani est toujours indisponible, touché à la cuisse. Aguerd et Traoré vont eux rentrer seulement ce jeudi matin de sélection.

A en croire L’Equipe, Eduardo Camavinga pourrait prolonger son contrat avec le Stade Rennais d’ici les fêtes de fin d’année.
DS 0206Eduardo Camavinga a beau n’avoir que 18 ans et à peine plus d’une saison chez les professionnels, le milieu de terrain breton compte parmi les joueurs les plus convoités du moment. Conséquence de ses débuts fracassants avec le Stade Rennais mais également avec l’équipe de France le mois dernier.

De nombreux cadors européens sont sur les rangs, parmi lesquels le Real Madrid, la Juventus Turin ou le PSG, et son transfert lors du prochain mercato estival est régulièrement évoqué. Et ce d’autant plus que le jeune milieu de terrain sera en fin de contrat en juin 2022 et donc en position de force pour quitter la Bretagne l’été prochain.

Une aubaine pour le Stade Rennais
Mais selon L’Equipe, l’international tricolore pourrait rapidement prolonger avec le Stade Rennais. Les discussions entre les dirigeants bretons et le père du joueur, Celesitino, sont en bonne voie et une issue favorable est attendue dans les prochaines semaines. Un accord pourrait être trouvé avant Noël.

Les négociations portent sur une prolongation d’un an. Ce nouveau bail jusqu’en 2023 serait évidemment assorti d’une substantielle revalorisation salariale pour le joueur et permettrait au Stade Rennais d’être en meilleure position dans ses négociations avec les clubs intéressés par son joueur vedette.

Nicolas Douchez, a abordé la rencontre à venir entre le Stade Rennais, son ancien club, et les Girondins de Bordeaux
DS 0207Pour l’ancien portier, désormais consultant Telefoot, dans l’échiquier de la Ligue 1, les bretons ont pris la place des bordelais. “Le Stade Rennais s’est imposé comme un club qui joue le Top 5 chaque saison maintenant. C’est un club qui s’est imposé pour accrocher les places européennes, chose que Bordeaux faisait régulièrement avant. La tendance s’est inversée mais on sait que le foot est assez cyclique : aujourd’hui, c’est Rennes, demain ça va être Lille et après peut-être que la roue va tourner et que Bordeaux reviendra dans la course. Mais c’est vrai qu’aujourd’hui, Bordeaux a un train de retard sur Rennes”.

Vendredi donc, les deux équipes s’affronteront. Mais les rennais disputeront quelques jours plus tard une rencontre de Ligue des Champions face à Chelsea. Est-ce que cela changera la donne “C’est évident. On a beau dire « non, on prend les matchs les uns après les autres », on n’a pas le choix de toute façon. Mais le fait de dire que Chelsea soit dans les têtes dès ce weekend, c’est sûr parce que les joueurs vont espérer ne pas se blesser. Même s’ils vont jouer à 100%, ils auront peur d’une blessure, ils auront peur de rater ce match. C’est la première fois que Rennes joue la Ligue des Champions, c’est l’affiche à ne pas manquer pour eux. Donc, oui, ça va y jouer, ça va être dans leurs têtes, c’est évident”.

Il y aura également le retour de plusieurs anciens rennais au Roazhon Park, qui évoluent aujourd’hui aux Girondins de Bordeaux. “A Bordeaux, il y a quand même de grands joueurs. C’est le retour d’Hatem face à Rennes. Jimmy revient dans son ancien club aussi, tout comme Benoît. Ça fait quand même pas mal d’anciens rennais qui sont du côté de Bordeaux. Généralement, quand on est ancien, même si on a passé de bons moments, on a une petite énergie supplémentaire pour essayer de gagner parce que ça fait toujours plaisir d’aller gagner chez son ancien club”.

La Ligue de football professionnel cherche une porte de sortie depuis que Mediapro, l'éditeur de la chaîne Telefoot, a annoncé qu'il ne paierait pas les deux dernières traites. La solution pourrait bien venir de Canal+, diffuseur historique.
DS 0208Vincent Labrune aurait préféré un autre début de mandat. Depuis quelques jours, les nuits sont courtes pour le nouveau président de la Ligue de Football professionnel qui a hérité de la catastrophe Mediapro et qui se démène depuis son élection pour trouver des solutions et éviter le dépôt de bilan de plusieurs clubs de Ligue 1 et Ligue 2.
Selon nos informations, les discussions se sont accélérées entre la LFP et le diffuseur historique Canal Plus. Les deux parties échangent depuis plusieurs jours afin d’envisager une reprise en partie ou totale des droits.
Marc Senechal, le mandataire judiciaire nommé conciliateur dans le dossier MediaPro-LFP doit remettre au président du Tribunal de Commerce de Nanterre un rapport intermédiaire sur la situation début décembre. Le conciliateur doit aller chercher des garanties financières de la solvabilité de MediaPro. En parallèle, son rôle est de trouver des solutions avec des acquéreurs potentiels de certains lots. L’objectif final étant qu’un accord global qui convienne à toutes les parties soit trouvé. La LFP souhaiterait qu’un accord avec Canal Plus soit trouvé rapidement afin de sauver l’échéance de décembre. MediaPro, qui pourrait lâcher une partie ou la totalité de ses droits, verrait aussi d’un bon œil un accord rapide. Canal Plus, qui ne veut pas se précipiter en s’engageant sur des montants importants, se retrouve donc en position de force pour négocier. Malgré l'empressement des présidents de Ligue 1 et de Ligue 2, Canal+ a des doutes sur le calendrier et veut connaître tous les éléments de la situation juridique avant d'avancer ses pions.

Objectif le match du dimanche soir
Pour l’instant, la LFP et Canal Plus n’ont pas encore parlé de chiffre mais les deux parties semblent vouloir recréer des liens forts. Les présidents de Ligue 1 et Ligue 2 ne se cachent plus, ils souhaitent trouver un accord avec le diffuseur historique. Mardi soir, dans Top of the Foot sur RMC, Waldemar Kita et Jean-Pierre Caillot avaient appelé de leurs voeux un retour de Canal. "Je pense et j'espère qu'ils seront avec nous", avait lâché le président nantais.
Mais cet accord n'atteindra pas le prix avancé par Mediapro, mais que le groupe sino-catalan se révèle incapable de payer. Selon plusieurs sources proches du diffuseur, Canal Plus juge que le produit a été dévalorisé cette saison et que la perte de la Ligue 1 n’a pas entraîné de perte d'abonnés. Fin octobre, le patron de Canal Maxime Saada avait expliqué dans les Echos qu'il n'entendait pas "réinvestir à perte dans le foot français". Pour autant, le groupe Canal Plus n’a jamais caché ses regrets d’avoir perdu le match du dimanche soir et pourrait faire de cette affiche une priorité des négociations.

En manque de joueurs d’expérience, le Stade Rennais a tenté de recruter Edinson Cavani et Thiago Silva à leur fin d’aventure au PSG cet été.
ds 0249Le Stade Rennais ne manque décidément plus d’ambition. Arrivé cet été en Bretagne, Florian Maurice a impulsé une nouvelle dynamique en terme de recrutement et a déjà fait ses preuves avec plusieurs nouveaux joueurs. Si tous ne sont pas encore des réussites, le directeur sportif du Stade Rennais avait aussi décidé de frapper fort au PSG. Selon L’Équipe, l’ancien Monsieur recrutement de l’OL a en effet songé à Edinson Cavani et Thiago Silva !

Le Stade Rennais avait besoin de joueurs d'expérience
"Rennes assimile ce mercato propre à ses moyens, conséquents mais portés sur plus de potentiels à développer que de certitudes, observe le quotidien sportif ce vendredi. Sans doute lui a-t-il manqué sur cette période un peu plus de métier, ce que recherchait aussi Florian Maurice avec Diego Godin ou quand il a pris des renseignements sur Thiago Silva et Edinson Cavani."

Les deux monstres sacrés arrivaient en fin de contrat au PSG cet été et se sont finalement engagés respectivement à Manchester United et Chelsea. Le SRFC, lui, a recruté à leur place Daniele Rugani (prêt) et Sehrou Guirassy.

Il ne s'offrira pas de retrouvailles avec le Stade Rennais ce vendredi (11e journée de Ligue 1). Mexer est même au fond du trou chez les Girondins de Bordeaux. Voilà pourquoi.
ds 0252Le Roazhon Park aurait pu rendre hommage à un des héros de la victoire en Coupe de France en 2019 (buteur de la tête en finale contre le Paris SG) ce vendredi (11e journée de Ligue 1). Mais Mexer (32 ans), aujourd'hui aux Girondins de Bordeaux, ne sera pas du voyage à Rennes. Souvent blessé, le Mozambicain, actuellement touché aux ischio-jambiers et 4e ou 5e à son poste dans la hiérarchie de Jean-Louis Gasset, n'a même pas encore joué une seule minute cette saison en championnat avec le club au scapulaire. Prévisible ? La réponse est oui si l'on en croit les informations de 20 Minutes.

Le journal révèle en effet que la visite médicale lors de sa signature, alors qu'il était libre puisqu'en fin de contrat avec le Stade Rennais, n'était pas totalement satisfaisante. "Je ne peux rien dire, mais son genou est très usé et s’il jouait la saison dernière avec Paulo Sousa, qui le voulait à tout prix dans son effectif, c’était souvent en marchant", glisse même un dirigeant du club sous couvert d'anonymat. S'il a tenu 21 apparitions la saison passée, l'axial serait aujourd'hui en difficulté en raison de ses soucis physiques.

Une visite médicale pas satisfaisante et un contrat trop lourd
Une situation qui pose la question du contrat (jusqu'en juin 2023) que lui ont offert les pensionnaires du Matmut Atlantique à l'été 2019, et qui avait poussé Olivier Létang, alors président du SRFC, à ne pas lui offrir une trop longue prolongation. "C’est complètement fou de proposer un tel contrat à un joueur de 30 ans qui a des soucis physiques", expose un proche de ce dossier à 20 Minutes pour qui l'ancien du Nacional Madère perçoit 4,7 M€ sur la durée de son bail en Gironde (prime à la signature incluse).

On comprend mieux pourquoi la nouvelle direction sportive bordelaise, emmenée par Alain Roche, souhaite se séparer de lui au plus vite. Cet été, le club n'a reçu aucune offre, malgré des marques d'intérêt en provenance de Turquie et de Grèce. En janvier, Bordeaux tentera sans doute encore de lui trouver preneur. Le natif de Maputo, lui, n'est pas si pressé. "Le joueur doit y trouver son compte et de toute manière il voulait rester. On fera un point en janvier mais pour le moment, il se soigne", indique-t-on dans son entourage. Et dire qu'il y a un peu plus d'un an, tout le monde considérait son arrivée comme un très joli coup...

Le président de la République, qui a expliqué que les pouvoirs publics avaient alerté la Ligue de "la fragilité" du contrat signé avec Mediapro, ne veut pas intervenir dans le conflit entre la LFP et son principal diffuseur.
DS 0198Cette fois-ci, c'est vraiment clair. Depuis le début des embrouilles entre Mediapro, qui n'a pas honoré sa traite du 5 octobre (172 millions d'euros) et la LFP, l'Élysée fait passer le message qu'il n'est pas question d'intervenir directement dans ce dossier.

Mardi matin, au cours d'une réunion avec le monde du sport, où un dispositif d'aides a été présenté, Emmanuel Macron a annoncé la couleur. Sondé sur ses intentions par Jean-Pierre Caillot, le président de Reims et du collège des clubs de Ligue 1, le chef de l'État a répondu : "Je pense qu'il y a suffisamment d'acteurs historiques pour trouver une solution intelligente entre les partenaires, mais je serai exigeant pour que l'État ne soit pas le substitut d'intérêts privés avec l'argent du contribuable."

À pas de velours, la Ligue Europa Conférence, nouvelle C4 dont la première édition se profile, pointe le bout de son nez. Et même si on ne risque pas d’y croiser les plus grandes écuries européennes, elle sera l’occasion de redécouvrir une tranche du football qui se fout des paillettes. Mais à quoi va-t-elle ressembler ?
DS 0197Une Coupe Intertoto 2.0
Si elle aura ses propres phases finales et qu’elle ne sera pas qualificative pour la Ligue Europa (hormis pour le vainqueur), force est de constater que cette Ligue Europa Conférence aura des allures d’Intertoto. Avec un format de 32 clubs qui fait la part belle aux championnats les plus modestes, on y retrouvera les dix mauvais élèves des tours préliminaires de la Ligue Europa, dix-sept équipes issues de sa propre phase qualificative et au moins neuf championnats nationaux. Le gratin des laissés-pour-compte en quelque sorte. On y retrouvera un seul représentant pour chacun des cinq premiers championnats à l’indice UEFA, tandis que ceux classés de la seizième à la cinquantième place de l’indice pourront compter jusqu’à trois représentants chacun. De quoi faire des heureux.

Un nouveau filon pour les chercheurs d’or et de pépites
Eh oui. Pour les nombreux clubs en recherche de jeunes pépites à bas prix, cette Ligue Europa Conférence fera office de banquet. S’ils sont certes en marge et loin du niveau de la fine fleur européenne, les championnats écossais, luxembourgeois, roumain, lituanien et compagnie regorgent forcément de quelques pépites à la recherche de projecteurs plus puissants. Les amateurs de Football Manager pourront d’ailleurs remplir leur calepin des noms de ces cracks qui ne demandent qu’à être sortis de leur semi-professionnalisme. Nul doute que les scouts de chez Red Bull et les vassaux de Luis Campos se fraieront un chemin jusqu’à ces stades de rase campagne pour avoir un œil sur la jeunesse talentueuse des contrées oubliées.

Une occasion de voir du neuf
La Ligue des champions c’est rigolo, mais ça fait bien longtemps que la glorieuse incertitude du sport l’a désertée. Seuls une poignée de clubs y prétendent, et chaque année, les phases finales sont des déjà-vu plus intangibles. Alors qu’est-ce qui est le plus excitant ? Un PSG-Manchester United qu’on a l’impression d’avoir maté cent fois, un Bayern-Salzbourg qui vire inévitablement au carnage attendu ou un FK Bodø/Glimt-Beerschot inédit qui nous garantit du suspense et une cargaison de buts ? Cette Ligue Europa Conférence peut prendre la forme d’un océan de possibilités. Ayons la curiosité de sauter à pieds joints dans ces parages inexplorés, décomplexés par les enjeux moindres, mais emplis de la même ferveur, de la même passion.

Une chance pour la Ligue 1 de briller à nouveau sur la scène européenne
Soyons chauvins quelques instants. Le début de campagne européenne catastrophique des porte-étendards de notre chère Ligue des Talents nous rappelle amèrement que les frissons d’un triomphe européen semblent plus lointains que jamais. Les beaux parcours de Lyon et Paris lors du Final 8 sont des trompe-l’œil sur lesquels il ne faut pas fonder d’espoirs candides. Pour renouer avec les belles heures de notre histoire européenne, il faut faire preuve d’humilité et boxer dans sa catégorie. Douze clubs français avaient remporté l’Intertoto. Surtout, cette place européenne supplémentaire permettra de récompenser l’invité surprise du haut du classement, souvent classé 5e ou 6e. Même défait en Hongrie, Reims a fait rêver ses anciens en renouant avec son identité d’antan et rendu fier ses plus jeunes supporters, trop contents de voir leur blason défendu sur la scène européenne. Une place de plus en Europe, ce sont des étoiles ajoutées dans les yeux d’enfants rêveurs. Et ça, ça n’a pas de prix.

Une nouvelle Coupe d’Europe au rabais ?
Certes, il semble assez improbable qu’on croise des jeux léchés, des techniciens ou des tacticiens hors norme et des pelouses taillées comme des billards dans cette Ligue Europa Conference. Les tactiques rustres, pragmatiques et les pelouses bosselées y seront sûrement mises à l’honneur. Si la première édition sera peut-être peu emballante, les années feront de cette nouvelle institution, attendue ou non, une compétition de premier plan, un peu à la manière de la Ligue des nations. Et puis soyons honnêtes, elle revêtira l’importance qu’on veut bien lui donner. Si les clubs français viennent à jouer les grands de la cour de récré, une ferveur enflera naturellement. Et si un club français vient à la remporter, comptez sur nous pour parader sur les Champs et crier aux oreilles de qui veut bien la tendre que la Ligue 1 est le meilleur championnat d’Europe.

Une réminiscence du football qu’on aime
Et si cet ersatz de Coupe de France à l’échelle européenne permettait à un public grisé de se réconcilier avec son sport favori ? De le faire crier, pleurer, rigoler devant des joueurs flirtant parfois avec l’amateurisme et défendant leurs couleurs pour l’amour du maillot et le simple plaisir de jouer ? En fait, la Ligue Europa Conférence, c'est un peu le Vrai Foot Day, non ?

DS 0196
Pour la première fois depuis son arrivée dans le monde professionnel, Eduardo Camavinga a fait son apparition dans la salle de presse du Roazhon Park, ce mercredi midi, avant son retour sur les terrains contre Bordeaux. Remis de sa blessure musculaire, le milieu de terrain rennais a rappelé qu'il n'était pas "focalisé sur la possibilité de disputer l'Euro" avec l'équipe de France l'été prochain.

Resté au calme pendant cette trêve internationale, Camavinga a pu se remettre en forme physiquement et surtout fêter sa majorité. Avec un beau cadeau le jour de ses 18 ans : le permis de conduire. "Je l'ai eu la semaine dernière, a souri le gamin de Fougères. Je l'ai eu du premier coup, haut la main ! J'étais conscient de mes qualités au volant, comme on dit. En revanche, mes parents ne me laissent pas encore trop conduire tout seul encore, donc je vais attendre d'avoir ma première voiture. C'est pour bientôt."

Une étape de plus dans la vie du jeune Camavinga, pour qui tout va très vite depuis sa première apparition en Ligue 1 au mois d'avril 2019. "Je sors beaucoup moins maintenant, c'est clair. Et quand je sors, je me cache un peu, a-t-il admis. Mes adversaires sur le terrain me regardent plus depuis un an et demi aussi, ça joue. Mais j'ai mes parents qui sont proches de moi, je sais qu'à la moindre bêtise, je vais me faire rappeler à l'ordre. J'ai le droit au petit discours de temps en temps." Sous contrat avec le SRFC jusqu'en 2022, Camavinga a résisté à la pression des nombreuses questions autour d'une éventuelle prolongation, bottant en touche et se concentrant sur le terrain et l'instant présent à Rennes.

Il s'agit désormais de ne pas se tromper de route.

Via une dérogation de la mairie, la TA Rennes avait repris l’entraînement. La démarche ayant soulevé un vent de colère chez d’autres clubs de la poule, la TA a décidé de rétropédaler.
DS 0195"Stoppé après six journées, le championnat de National 3 ne devrait pas reprendre avant 2021, mais certains clubs ont retrouvé le chemin de l’entraînement, parmi lesquels les Bretilliens de l’AS Vitré et de la TA Rennes. Samedi, l’entraîneur taïste Jacques Lenormand expliquait, dans nos colonnes, la démarche, permise par une dérogation de la Ville.

"Des attaques mesquines"
Mais après deux séances seulement, la TA a décidé de faire machine arrière d’elle-même, comme le révèle le président Jacques Aubry : Dans un article paru dernièrement, Le Télégramme s’est fait le porte-parole de certains présidents de clubs de N3. Ceux-ci se sont plaints que la TA ait obtenu l’accord de la Ville de Rennes, dans le cadre de son soutien au haut niveau amateur de tous les sports collectifs, pour continuer les entraînements malgré le confinement, avec des conditions très strictes. Bien que déçus par ces attaques un peu mesquines, et face à l’incompréhension de ces présidents, nous avons pris la décision de ne plus reprendre les entraînements. Ce souci d’équité ne sera cependant que partiel, les réserves en N3 des clubs professionnels pouvant continuer à s’entraîner… La TA prend bonne note de ces réactions pour le moins décevantes.

La TA n’est pas un cas isolé
Conseiller municipal délégué aux sports à la mairie de Rennes, Frédéric Bourcier précise : Tout le monde fonce sur la TA, mais ce n’était pas du tout une approche exclusive de notre part. Nous avons mis à disposition nos installations pour neuf équipes : en hand le CPB (N1M et N2F), en basket l’URB (N1M) et l’Avenir (N2F), en volley le REC (Élite M et F), en rugby le REC (F1) et le Stade Rennais (Élite F). Nous avons un service des sports suffisamment structuré pour vérifier que les conditions sanitaires sont bien respectées dans l’utilisation de nos équipements. Les gymnases sont occupés toute la journée par les scolaires et les périscolaires. Nous sommes évidemment capables de reproduire ces bonnes conditions d’utilisation de 18 à 22 heures, pour l’entraînement de nos équipes élites.

La Fédération pourrait faire évoluer son texte
La directive de la Fédération française de football pour les entraînements soumet la reprise au nombre de contrats fédéraux. Or, la TA n’en compte aucun, voilà pourquoi un accord de la Ville lui a été nécessaire. Il existe un texte fédéral précis qui doit être appliqué, même s’il comporte une certaine iniquité puisque tous les clubs ne peuvent pas s’entraîner, relève Philippe Georges, directeur de la Ligue de Bretagne. Les communes ne font que prêter leurs installations. Ensuite, c’est la responsabilité des clubs. À la Ligue de Bretagne, on espère que la Fédération modifiera le texte pour qu’il convienne plus à l’ensemble des clubs qui disputent ce championnat.

Actuellement relégable, comme la TA Rennes, Fougères compte un seul contrat fédéral et n’a pas repris l’entraînement : Les instances doivent se positionner, lance l’entraîneur Pierre-Yves David, et la situation soulève la problématique de la solidarité de l’ensemble des clubs amateurs du même profil que l’AS Vitré, la TA Rennes, Fougères, Milizac, Plouzané… Il faut parler d’une seule voix, c’est à ce titre-là que nous afficherons de la solidarité. Lorsque sur un principe général, tu crées seul une exception, tu te mets en danger parce que tu t’exposes aux autres. Cela doit servir d’expérience.

L’ancien coach de Saint-Malo repousse le débat au-delà des frontières du sport : "Je comprends, s ur le fond, l’envie de s’entraîner. Mais sur la forme, qui sommes-nous pour nous permettre, en N3, d’aller nous entraîner par rapport à l’échelle de ce qui se passe autour de nous, des entreprises qui vont mal, des commerces plus que vacillants… En plus, il ne faut pas oublier qu’en Ille-et-Vilaine, avant le confinement, nous étions le seul département breton soumis au couvre-feu.

À la Fédération de reprendre la parole, mais surtout, vivement que le ballon s’exprime à nouveau.

Le comité de gestion de la Prévalaye devait donner la parole aux opposants de l’extension du centre d’entraînement du Stade rennais.
DS 0194Ils attendent de voir. C’est en substance le bilan du premier "comité de gestion de la Prévalaye", qui s’est tenu le 16 octobre. Au menu, notamment, le projet polémique d’agrandissement du centre d’entraînement du Stade rennais. Installé là depuis 2000, les Rouge et noir s’y sentent un peu à l’étroit.

Le club y regrouperait bien son école de formation et construirait, en plus, des terrains d’entraînement pour les joueurs. Soit une extension de 8 ha. Début juillet, le président du club, Nicolas Hovleck, avait surpris son monde sur le plateau de l’émission de TVR Pleine lucarne en annonçant que les travaux pourraient commencer dès la fin 2021. Le dirigeant laissait même entendre qu’il en avait parlé avec Nathalie Appéré (lire Le Mensuel de Rennes de septembre).

Le sang des associations riveraines, dont une partie gravite autour de la défense de l’environnement et de l’agroécologie, n’avait alors fait qu’un tour. Pour elles, l’extension ne pourra se faire qu’en sacrifiant des terres cultivables. Un comble alors que la mairie s’était engagée à développer l’agriculture urbaine dans ce coin de nature aux portes de la ville.

Dans l’attente
Nicolas Hovleck a-t-il parlé trop vite à l’époque ? Oui. C’est en tout cas ce qu’ont compris plusieurs personnes présentes à la réunion du vendredi 16 octobre, en écoutant l’émissaire du club. Le projet est à l’ébauche et les travaux ne commenceront pas en 2021. "Rien n’est acté", confirme Didier Chapellon, adjoint à la biodiversité, aux manettes du comité de gestion.

D’après l’élu, des échanges ont bien eu lieu entre le Stade rennais et les services techniques de la Ville. "Mais pour le moment, on ne sait pas grand-chose de ce que sera leur projet", insiste-t-il, en soulignant la volonté du club d’associer les riverains à la réflexion. Il le concède cependant : selon toute vraisemblance, l’enceinte du futur centre d’entraînement devrait intégrer des terres agricoles. Elles sont situées à proximité immédiate de l’installation actuelle. Et le club entend garder une continuité entre ses différents bâtiments et ses terrains d’entraînement.

Les voisins des Rouge-et-noir sont donc, pour le moment, dans l’attente. Et restent vigilants. "La personne envoyée par le club nous a parlé de la volonté de construire avec nous ce projet mais nous ne savons pas vraiment ce que ça veut dire", s’interroge Nicolas Bon, président du Collectif agriculturel de la Prévalaye.

L’association a été retenue par la mairie pour transformer l’ancienne ferme de la Basse-cour en tiers-lieu. "On est tenté de croire que l’initiative de ce comité de gestion est sincère et que l’on ne nous réunira pas simplement pour nous présenter les décisions". L’instance a aussi vocation à être impliquée sur tous les projets du secteur, et pas seulement celui du club de foot. Mais la défiance est là. D’autant que les élus ont prévenu : c’est bien eux qui arbitreront.

Dans l'œil du cyclone en France, Mediapro a reconnu des pratiques frauduleuses dans l'obtention de droits télévisés de l'autre côté de l'Atlantique.
DS 0193Incapable d'honorer sa dernière traite à la Ligue de Football Professionnel, Mediapro semble en mauvaise posture, malgré le démenti public de son patron Jaume Roures il y a quelques semaines en conférence de presse. Les manœuvres ont déjà commencé en coulisses à la LFP, selon RMC Sport, pour que Canal + récupère une partie des droits télévisés de la Ligue 1.

Clairement en difficulté sur le plan économique, le groupe sino-espagnol a récemment vu sa note rétrogradée par l'agence Moody's... Pour ne rien arranger, l'entreprise est rattrapée par l'affaire du FIFA Gate, datant de 2018, qui avait vu la justice américaine lui infliger une amende de 20 M€.

Un aveu qui fait tache
Mediapro a en effet publié un communiqué ces derniers jours pour avouer que trois de ses anciens dirigeants avaient bel et bien octroyé des pots-de-vin à hauteur d'un million d'euros environ à des hauts dirigeants de la FIFA pour obtenir les droits télévisés des phases de qualifications de la zone CONCACAF pour les Mondiaux 2014, 2018 et 2022, reconnaissant ainsi avoir enfreint la législation américaine en la matière. «Imagina (holding Mediapro) reconnaît sa responsabilité, en tant que personne morale, pour le comportement criminel de ses représentants; que ledit comportement criminel dont Imagina était responsable comprenait le paiement de pots-de-vin pour l'achat de droits audiovisuels pour la phase de qualification dans les régions d'Amérique centrale et des Caraïbes (CONCACAF) pour les Championnats du monde de football 2014, 2018 et 2022 (...) en violation de la loi des États-Unis », peut-on notamment lire.

Un aveu, également relayé par Mundo Deportivo en Espagne, qui sème un peu plus le trouble sur les pratiques du groupe, qui rappelle tout de même se plier aux règles et aux certifications ISO 37001 liées à la lutte contre la corruption internationale... La nouvelle ne risque pas franchement de rassurer les acteurs du football professionnel français et confirme les craintes du chef de l'État Emmanuel Macron lui-même.

C’est un fait que tout fan de football aura constaté : des milliers de clubs amateurs qui existaient jadis, ont rendu les armes, pour de multiples raisons. Parmi elles, les nombreuses taxes qu’ils doivent verser aux instances du monde du football.
DS 0192Les clubs de football amateur ont du mal à joindre les deux bouts. Financièrement, il est même de plus en plus compliqué de tenir un budget. "Nous sommes sans arrêt prélevés", peste ce trésorier bénévole depuis 30 ans.

L’année dernière (footbalistiquement parlant), sur une saison qui s’est arrêtée prématurément en raison du Covid, son association a présenté un exercice comptable d’environ 50 000 €. 20 % de la somme (10 000 €) est partie dans les caisses des instances du football. "Cela devient de plus en plus dur à gérer entre les frais d’arbitrage, les frais d’inscriptions, la quote-part sur les licences (19,60 € en Ligue de Bretagne)… Il existe même une taxe lorsque l’on joue chez nous. Jouer à domicile, c’est perdre de l’argent."

"Racket organisé"
Et puis il y a les amendes, qui peuvent paraître absurdes lorsque vous êtes bénévoles. "Si vous n’avez pas assez d’arbitres, c’est 1 500 € la deuxième année par exemple. Si vous manquez une assemblée générale, c’est 40 €…" Eric Thomas, président de l’Association française du football amateur, une structure indépendante de la FFF, n’hésite pas à parler de "racket organisé. Vous avez, d’un côté, une fédération, des ligues et des districts qui vivent très bien. Et de l’autre, des clubs amateurs qui coulent."

Un rapport de la cour des comptes, sur les exercices 2011-2015, pointe un excédant de trésorerie dans les ligues et les districts. Elle conseille même à la FFF de mettre en place des mesures "pour les inciter à utiliser davantage leurs ressources disponibles pour financer le développement du football amateur".

85 millions pour le foot amateur
Pierre Samsonoff, directeur de la Ligue du football amateur à la FFF, parle-lui d’une gestion prudente et saine de l’activité. "Lorsque l’on voit ce qu’il se passe avec le Covid, on ne peut pas faire face à ces charges et aider les clubs sans cette réserve financière. Les réserves financières ont permis aux ligues et au district d’offrir les droits d’engagement cette saison. C’est une action assez significative."

Pas de quoi rassurer le trésorier du club, qui, hormis l’opération deuxième étoile organisée après la victoire française lors de la coupe du monde 2018, ne se souvient pas avoir bénéficié d’une aide financière de sa ligue. "Lors de la saison 2019-2020, la Fédération a pourtant consacré 85 millions d’euros au football amateur (sur un budget de 250)", assure Pierre Samsonoff.

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15 mai 2021

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