Tandis que Téléfoot continue à diffuser la Ligue 1 sans payer les droits, il semble désormais acquis que jamais Mediapro ne règlera la somme promise à la LFP.
DS 0165Le dossier Mediapro-Téléfoot est un vrai casse-tête pour le football français, et Vincent Labrune ne l’a pas caché ce week-end, l’attitude négative du groupe sino-espagnol n’incite pas à l’optimisme. Même si le patron de Ligue de Football Professionnel veut trouver une solution rapide dans le cadre de la procédure de conciliation lancée par le Tribunal de Commerce de Nanterre à la demande de Mediapro, tout semble indiquer que Jaume Roures ne paiera jamais la somme qu’il s’était engagé à régler lorsqu’il avait acheté les droits TV de la Ligue 1 et de la Ligue 2. Pour Arnaud Simon, ancien patron d’Eurosport France et désormais patron d’une société de conseil stratégique, il est clair que les clubs français peuvent dire adieu au rêve de toucher 1 milliard d’euros par an, personne n’étant désormais en mesure de débourser autant pour la L1.

Se confiant sur SoFoot, Arnaud Simon estime que la LFP a bien compris que la messe est dite et que le mirage Mediapro va disparaître. « C’est très rare, dans le business, que tu ne payes pas une erreur stratégique. Le choix Mediapro est très clairement une erreur stratégique, et il y aura des conséquences fâcheuses pour la ligue et les clubs. On peut trouver des solutions pour les compenser ou les diminuer, mais, quoi qu’il arrive, tu ne peux plus imaginer une Ligue 1 valorisée à un milliard d’euros, c’est terminé. Qu’il y ait ou pas l’arrivée des GAFA, d’Amazon ou d’Apple, peu importe, personne ne voudra parier sur des droits à un milliard après l’échec commercial de Mediapro. Les clubs doivent l’intégrer et réduire leur voilure, réduire leurs dépenses, leurs charges de fonctionnement, les salaires versés, les dépenses réalisées, etc », explique le spécialiste du sport et de la télévision.

Mi-septembre, le PSG apprenait une terrible nouvelle avec la rupture des ligaments croisés de Juan Bernat.
DS 0164Titulaire indiscutable du Paris Saint-Germain au poste de latéral gauche, le défenseur espagnol manque cruellement à Thomas Tuchel. Certes, le champion de France en titre compte deux autres joueurs à ce poste, à savoir Layvin Kurzawa et Mitchel Bakker. Mais pour l’heure, ni l’international français ni l’ancien joueur de l’Ajax Amsterdam ne parviennent à faire oublier Juan Bernat. Ainsi, il serait judicieux de recruter un latéral gauche lors du mercato hivernal. Mais comme cet été, les moyens seront limités pour Leonardo. Il faudra ainsi se creuser la tête et selon Don Balon, une piste totalement inattendue est étudiée par l’état-major du PSG.

Cette piste mène à un ancien joueur de Ligue 1, à savoir Ramy Bensebaini. Excellent depuis son départ de Rennes pour le Borussia Mönchengladbach, l’international algérien figure sur les tablettes de plusieurs clubs européens. A en croire le média espagnol, l’Atlético de Madrid et la Juventus Turin ont également coché le nom de l’ancien défenseur de Rennes, capable d’évoluer en défense centrale mais qui s’est spécialisé au poste de latéral gauche depuis de longs mois. De plus en plus à son aise en Bundesliga, Ramy Bensebaini ne sera toutefois pas bradé par le Borussia Mönchengladbach au mercato hivernal. Et pour cause, le média affirme que le club allemand souhaite au minimum récupérer 25 ME en cas de départ de l’ancien Rennais. Un tarif bien élevé pour le Paris Saint-Germain, qui s’est contenté de prêts avec option d’achat lors du mercato estival, et qui n’aura sans doute pas la volonté de faire des folies au mois de janvier…

Réservé cet été à la Ligue des champions de football, le huis clos s’étend désormais aux autres sports professionnels. Entre perte de légitimité du sportif et baisse de motivation, comment bien jouer devant des tribunes vides ?
DS 0163Un stade en fusion. Une bronca pas possible à chaque possession de l’équipe adverse. Des chants qui montent des tribunes et qui vous "mettent les poils". Un joueur au regard extatique qui se tourne vers les tribunes en se tapant le poing sur le cœur… Tout ça n’existe plus autour des terrains aujourd’hui. La faute à cet insupportable huis clos, mal nécessaire pour aller mieux, mais qui rend malade le sport professionnel en France.

"On joue pour jouer devant un stade plein"
"J’aime ça, les atmosphères qui se dégagent des matchs. J’en fais une force, je joue avec ça. Tout footballeur joue pour jouer dans un stade plein. Face à Monaco, s’il y a zéro spectateur, on ne gagne peut-être pas. Le football sans spectateur, c’est un crève-cœur", pointe le gardien du Stade Brestois Gautier Larsonneur.

À une semaine et demie de jouer un premier match à huis clos à La Rabine contre Perpignan, le pilier du Rugby Club de Vannes Blaise Dumas est tout aussi circonspect. "Ça nous chiffonne qu’il n’y ait pas notre public, c’est quand même notre 16e homme, qui sait nous pousser dans les moments durs pour nous et qui nous redonne le moral quand on a ces coups de mou".

Plus le héros qui entre dans l’arène
Ancien triathlète, préparateur mental pour l’équipe du Quimper Volley depuis sept saisons et pour celle de basket des Béliers de Kemper depuis cette année, Ronan Salaün détaille les conséquences imposées par le huis clos.

"Chaque sportif vit cette situation de façon différente, mais il y a quand même un aspect général que je peux ainsi résumer : sans public, le sport, qui est un très puissant secteur d’émotions, perd de son sens et le sportif sa légitimité car il n’assume plus son rôle de conducteur d’émotions, il n’est plus le héros qui entre dans l’arène pour faire plaisir à son public en jouant un rôle social important avec son environnement".

Baisse de motivation
Le corollaire immédiat, c’est la baisse de motivation. "J’ai clairement remarqué que la motivation était amenuisée chez les sportifs qui jouent à huis clos. Ils ne sont plus sublimés par leurs supporters et il n’y a plus de différence pour eux entre un match et un entraînement, voire une rencontre à l’extérieur", complète Ronan Salaün.

"Quand on voit le public arriver au fur et à mesure lors de l’échauffement, ça met en condition. Toute cette ambiance-là fait que tu te concentres pour offrir aux spectateurs un spectacle, ça motive forcément. C’est un inconvénient de n’avoir personne dans les tribunes, l’équipe à domicile peut moins se transcender", confirme la handballeuse du Brest BH Pauline Coatanéa. "Les joueuses ont besoin d’être portées, sublimées par des gens qui les soutiennent, l’ambiance fait partie d’une espèce de conditionnement chez les joueuses, même si elles sont professionnelles. Il y a un partage de l’émotion, c’est pour ça qu’on fait du sport", renchérit son entraîneur Laurent Bezeau.

Gautier Larsonneur a également remarqué que "l’aspect sensoriel joue beaucoup. Quand tu entends crier, applaudir, c’est important, ça met plus d’intensité".

Et sur un plan purement comptable, sans parler des recettes en moins et d’une perte sèche, une équipe qui se produit à domicile sans public aurait de moins bons résultats. "J’ai lu une étude sur le foot qui montre que les équipes à domicile à huis clos gagnent moins et produisent moins d’actions, moins de tirs cadrés moins de dribbles etc. Sans oublier le poids conscient ou inconscient des supporters sur le corps arbitral", livre Ronan Salaün.

Comment faire abstraction ?
Comment faire abstraction d’un tel contexte ? "Il faut se recentrer sur soi-même, s’accrocher à autre chose comme sa prestation personnelle et la cohésion collective", estime l’entraîneur du Quimper Volley Martin Hroch. Pour le premier match à huis clos que son équipe a disputé samedi dernier, il n’a d’ailleurs rien changé de particulier à la préparation de cette rencontre. "Ça n’a pas été dérangeant dans notre façon de jouer, mais c’est un élément à surveiller si ça le devient pour les joueuses".

Le rugbyman vannetais Blaise Dumas est raccord. "Pour notre match à huis clos du 19 novembre, on ne va pas changer notre mode de fonctionnement. Tout le monde sait ce qu’il a à faire sur un terrain. Ça reste particulier et ça fait bizarre mais ça ne change rien dans notre préparation. Il faut simplement se dire que c’est pour avoir des jours meilleurs avec nos supporters".

"Il faut être plus fort mentalement quand les supporters sont absents. Mais il n’y a rien de mieux qu’un public en feu pour faire basculer un match serré", avoue le basketteur des Béliers de Kemper Bathiste Tchouaffé.

Eduardo Camavinga était présent en conférence de presse ce mercredi, et a du répondre aux questions sur sa situation.
ds 0259Difficile d'éviter le sujet. Pour sa première conférence de presse, Eduardo Camavinga a forcément du balayer un bon nombre de sujets, en plus d'une vingtaine de minutes. Généreux dans ses réponses, mais forcément bien rodé à ce nouvel exercice, le milieu de terrain a notamment évoqué sa situation contractuelle. Sous contrat pour encore un an et demi, le joueur qui a fêté ses 18 ans récemment avait bien huilé son discours, et a évidemment voulu rester sobre.

"J’ai un contrat jusqu’en 2022. On aura le temps de reparler de tout ça. Prolonger ? On verra, c’est mon club formateur, j’aimerais bien." explique celui qui botte en touche lorsqu'on lui demande quel championnat il préfère regarder, ou quel club le fait rêver. "Je ne pourrais pas vous en citer un en particulier."

L'attaquant international ghanéen Asamoah Gyan a décidé de poursuivre sa carrière à Legon Cities, dans son pays natal.
DS 0162Libre depuis la fin de son bail au NorthEast United FC (Super League indienne) en janvier dernier, Asamoah Gyan a choisi de revenir aux sources. 17 ans après son départ, l’attaquant international ghanéen s’est officiellement engagé en faveur du club ghanéen de Legon Cities FC (ex-Wa All Stars FC) pour une durée d’un an ce dimanche. Un gros coup pour cette formation basée à Accra et modeste 15eme du dernier championnat.

"Je suis heureux de rejoindre ce club, qui a un projet pour l’avenir du football ghanéen", a écrit Gyan après sa signature. Passé par l’Udinese, Rennes ou Sunderland, le Black Star, meilleur buteur africain de l’histoire en Coupe du monde (6 buts), avait évolué par la suite à Al-Ain (Emirats arabes unis), au Shanghaï SIPG ou encore à Kayserispor lors de sa longue carrière.

En s’imposant dans le derby face au Stade Brestois 29 (2-1), samedi, lors de la 9e journée de Ligue 1 Uber Eats, le Stade Rennais F.C. a renoué avec la victoire après 3 matchs sans succès.
DS 0161Le Stade Rennais F.C. peut remercier sa charnière centrale. Menés contre le cours du jeu après un but de Franck Honorat, les Rouge et Noir s’en sont remis à l'efficacité de leurs deux défenseurs centraux pour retrouver le chemin de la victoire. Sur deux coups de pied arrêtés, le SRFC a finalement renversé le Stade Brestois 29, samedi, grâce à Damien Da Silva et Nayef Aguerd. Avec cette victoire, comptant pour la 9e journée de Ligue 1 Uber Eats, les Rennais reviennent provisoirement à la hauteur du PSG et du LOSC en tête. Ils ne s'étaient plus imposés depuis la 5e journée, le 26 septembre, à Saint-Etienne.

Les Rouge et Noir contrôlent le match en première période mais ne se montrent pas suffisamment dangereux pour tromper Larsonneur. Il faut attendre la 26e minute pour assister à la première grosse occasion de la rencontre. Hamari Traoré décale Del Castillo sur la droite. En une touche, l’attaquant rennais remet en retrait vers Terrier. La reprise sans contrôle de l’ancien Lyonnais est bien enroulée mais c’est la transversale qui renvoie le ballon (26e). Del Castillo tente sa chance à son tour juste avant la pause. Après avoir repiqué dans l’axe, l’ailier droit tire du pied gauche. Le ballon frôle le montant gauche de Larsonneur (44e).

Le duo Da Silva-Aguerd relance Rennes
Toujours aussi dominateurs après la mi-temps, les Rouge et Noir concèdent pourtant l’ouverture du score. Trouvé au second poteau sur une remise de la tête de Mounié, après une hésitation de la défense du SRFC, Franck Honorat réussit sa demi-volée et trompe Gomis (0-1, 57e). Piqués, les Rennais ont une belle réaction d’orgueil. Faussurier n’est pas loin de marquer contre son camp sur un centre mais le poteau sauve les Brestois (63e).

Les Finistériens ne peuvent finalement pas empêcher le retour des hommes de Julien Stéphan, portés par leur charnière centrale. Dans un premier temps, c’est Damien Da Silva qui égalise, de la tête, en reprenant un coup franc tiré sur la gauche par Del Castillo (1-1, 66e). Moins de cinq minutes plus tard, c’est au tour de l’autre défenseur central rennais, Nayef Aguerd, de s’illustrer. Sur un corner de Bourigeaud, l’international marocain catapulte le ballon au fond des filets et permet au SRFC de prendre les devants (2-1, 70e).

Da Silva-Aguerd, un duo de choc !

Les Brestois ont les occasions pour égaliser. Mais Le Douaron, à bout portant, manque de justesse technique pour mettre le ballon hors de portée d'Alfred Gomis (79e), alors que Perraud manque son tir en force, sur la gauche de la surface, et voit le ballon s’envoler (84e). Dans le camp d’en face, Gautier Larsonneur sort le grand jeu en envoyant sur sa transversale, d’une manchette, une tête de Guirassy sur corner (88e). Le score ne bouge plus et le Stade Rennais peut fêter sa première victoire depuis plus d’un mois.

La stat : Aucun défenseur n’a plus marqué que Damien Da Silva et Nayef Aguerd en Ligue 1 Uber Eats cette saison (3 buts chacun, à égalité avec Ismaël Traoré).

Mediapro ne suscite pas que des soucis aux seuls clubs de football et à la Ligue. Le diffuseur, qui est aussi producteur, impacte également les prestataires techniques français qui réalisent les rencontres.
DS 0160Pour eux aussi, la pilule passe difficilement. Ils sont dans l'ombre du grand barnum qu'est le Championnat de France de football. Mais en sont un rouage majeur. Les sociétés de services techniques françaises historiques, AMP Visual TV et Euromedia, produisent les matchs pour les détenteurs de droits, Canal+ (2 matches de Ligue 1 par journée) et beIN Sports (2 matches de Ligue 2 par journée) mais pas pour Mediapro qui retransmet tout le reste. Le nouveau diffuseur, au coeur d'une profonde crise après avoir refusé de payer à la Ligue l'échéance de droits télé du mois d'octobre (172 M€) - et qui, après s'être placé sous la protection du Tribunal de commerce de Nanterre, ne devrait pas non plus honorer l'échéance de décembre -, fait travailler ses propres équipes de production sans faire appel aux françaises, quitte à faire venir des moyens du Portugal, d'Espagne ou de Turquie. "Si le foot français trinque, les prestataires techniques ont déjà payé l'addition depuis que Mediapro diffuse les matchs, explique ainsi Gilles Sallé, le patron d'AMP Visual TV. Depuis cinq ans avec Euromedia, on produisait entre 80 et 100 % des rencontres, désormais on est à 20 % seulement."

Les deux entreprises françaises, qui travaillent sur les grands évènements sportifs planétaires (Coupe du monde et Championnat d'Europe de foot, Jeux Olympiques), ont gardé seulement les matches diffusés par Canal+ et beIN Sports en Ligue 1 et en Ligue 2. AMP Visual TV a donc perdu 8% de ses revenus, Euromedia près de 25%. "Le foot génère vingt-cinq millions d'euros de revenus chaque année aux industries techniques, on est plus ou moins dépendant du football, poursuit Gilles Sallé. Ce n'est pas négligeable. Nos capacités d'investissement afin de moderniser notre matériel dépendent en grande partie de cette activité. C'est ainsi que nous sommes parmi les plus reconnus au monde. Si cela continue, il en va de la souveraineté de la réalisation technique à la française." Outre le football, AMP Visual TV gère la captation de plusieurs grands évènements en France, notamment les cérémonies du 14 juillet, les 24 Heures du Mans, la cérémonie des César ou le Festival de Cannes pour lesquels elle doit sans cesse renouveler ses technologies. Actuellement, elle et Euromedia - cette dernière couvre aussi la captation d'événements comme le Grand Prix de Monaco ou les festivals des Francofolies et des Solidays - investissent des millions d'euros sur l'Ultra haute définition (UHD) et la technologie HDR qui rend l'image plus belle.

François-Charles Bideaux, co-directeur d'Euromedia, se dit aussi inquiet que Gilles Sallé et se montre particulièrement critique. "Avec Mediapro, il y a une dégradation de la qualité de la captation, car Mediapro utilise des moyens technologiques (caméras, car-régie, mélangeurs vidéo) vieillissants. Ils remplissent a minima le cahier des charges de production demandé par la Ligue, raconte l'ancien réalisateur vedette de Canal+ pendant des années. Il y a des défaillances, des problèmes de son... En Belgique, c'est pareil et les clubs se plaignent." Il pointe une autre problématique : "Mediapro change les bases sociales des travailleurs en appliquant ses méthodes dans les pays où elle a acquis la production. Un local ne travaillera pas tant qu'il n'acceptera pas les conditions du diffuseur espagnol (salaire, jours fériés...)." Pour les deux dirigeants, c'est toute l'industrie audiovisuelle française et l'écosystème lié au football qui sont menacés. Ils en appellent aux pouvoirs publics.

Mediapro réfute ces accusations. Elle nous a fait savoir que "contrairement à Canal+ qui n'est que diffuseur, Mediapro possède une division dédiée à la production qui travaille dans le monde entier et est présente en France depuis de plus de dix ans (elle était notamment le prestataire du dispositif technique de beIN Sports France entre 2012 et 2020). Euromedia travaille dans d'autres pays comme nous, poursuit-on chez le producteur-diffuseur sino-catalan. C'est nous qui avons produit le Final 8 de Ligue des champions pour l'UEFA à Lisbonne pour le monde entier ainsi que les trois finales européennes de la saison dernière. On peut comprendre que nos concurrents français soient mécontents d'avoir perdu des marchés mais nous aussi, parfois, on en perd." Au sujet des critiques portant sur les conditions de travail, là encore Mediapro les dément et annonce que "plus de 90 % des techniciens travaillant pour nous en France sont Français."

Tandis que le patron Canal+ a fait savoir qu'aucune folie ne sera faite pour éventuellement racheter les droits TV de la Ligue 1, du côté de la LFP on semble avoir tranché concernant Mediapro.
DS 0159Maxime Saada a jeté un pavé dans la mare en affirmant dans Les Echos que Canal+ n’était pas disposé à compenser financièrement une impossibilité totale de Mediapro de régler les droits TV de la Ligue 1 et de la Ligue 2, de quoi forcément faire passer un frisson dans le dos du football français. Même si cette position brutale doit être relativisée, dans la mesure où il est évident que la chaîne cryptée ne pourra pas tirer une balle dans le dos des clubs tricolores dont il diffuse déjà des matchs, la déclaration du patron de Canal+ a fait du bruit dans les coulisses de la Ligue 1. Pour l’instant, tout cela est cependant lié à la conciliation réclamée par Médiapro au Tribunal de commerce de Nanterre. Jaume Roures l’a confié la semaine passée en conférence de presse, il souhaite que la Ligue de Football Professionnel se mette avec lui autour de la table et négocie un prix au rabais pour la saison 2020-2021 en attendant des jours meilleurs.

Pour l’instant, la LFP reste totalement muette face à cette prise en otage par Mediapro et Téléfoot, la Ligue n’empêchant pas la chaîne de diffuser les matches de Ligue 1 et Ligue 2 qu’elle n’a pas payés. Mais selon Vincent Duluc, du côté de Vincent Labrune et de la Ligue de Football Professionnel le sort de Mediapro n’est pas loin d’être réglé. « D’après ce que je crois savoir et de ce que j'ai entendu, la Ligue n’a pas très envie que le conciliateur concilie. La LFP veut faire table rase, que ça pète avec Mediapro et de recommencer autre chose », explique le journaliste de L’Equipe qui est persuadé que la mission du conciliateur nommé par le tribunal de commercial n'aboutira pas à un accord.

Arrivé à Rennes lors du dernier mercato avec l’étiquette de joueur le plus cher de l’histoire du club, l’ailier belge de 18 ans n’a pas encore dévoilé toute l’étendue de son talent. Julien Stéphan, conscient des qualités et des progrès que Jérémy Doku doit réaliser, demande de la patience.
DS 0158Il est arrivé au Stade Rennais avec l’étiquette du plus gros transfert de l’histoire du club (26 millions + bonus à la revente). Du haut de ses 18 printemps, c’est la première fois que Jérémy Doku quitte son plat pays natal. Par le passé, son talent précoce avait déjà attiré les convoitises de clubs plus huppés. En 2017, Liverpool s’était notamment positionné. À l’époque, il avait préféré décliner ces avances.

Cette fois, quand Rennes a fait preuve de son intérêt, l’international belge (cinq sélections depuis le mois de septembre) n’a pas hésité longtemps. C’est allé très vite, retrace celui qui possède aussi la nationalité ghanéenne. J’ai été mis au courant une semaine avant mon arrivée. Le projet proposé m’a convaincu. À mon âge, j’ai besoin de jouer. Ce club m’a vraiment attiré. Je sentais que je pouvais franchir une nouvelle étape ici. Je ne voulais pas aller trop haut non plus. Rennes, c’est le club où je peux jouer, les autres clubs me voient et je participe à la Ligue des champions. C’est parfait, c’est magnifique. C’est vrai que j’ai eu des contacts avec des plus grands clubs. Mais ça ne m’intéressait pas.

Supersonique sur le terrain, Jérémy Doku préfère ne pas griller les étapes quand il s’agit de sa carrière. Après huit saisons au RCS Anderlecht où il a été formé et a paraphé son premier contrat pro à 16 ans, c’était le bon moment pour lui de se frotter à un championnat d’une autre envergure. Ça va très vite en Ligue 1, concède-t-il. Si tu ne marques pas, tu paies cash derrière. Dans les duels, c’est très dur aussi.

"Il faut être patient avec lui"
Débarqué dans les dernières heures du mercato, Jérémy Doku a connu une intégration atypique avec le SRFC. Juste après avoir signé son contrat de cinq saisons avec le club breton, il a rejoint sa sélection pour une campagne de trois matches internationaux (deux fois titulaires, une fois entré en cours de jeu). Il a connu sa première en Ligue 1 le 16 octobre dernier, à Dijon (2-2), où il est entré en fin de partie. Depuis, le nouveau numéro 18 de Rennes a pris part à une autre rencontre de championnat (Angers) et deux de Ligue des champions (Krasnodar et Séville).

Sa principale difficulté est d’arriver à une période où on ne s’entraîne plus (du fait de l’enchaînement des matches), précise Julien Stéphan. Pour tous ceux qui sont arrivés en fin de mercato, a fortiori lui qui est parti avec sa sélection très rapidement, ce n’est pas simple. Les matches vont s’enchaîner, les repères et les automatismes seront de mieux en mieux avec ses partenaires.

Jusqu’ici, le technicien breton l’a exclusivement utilisé dans le couloir droit. Mais il peut aussi évoluer sur le flanc gauche. Auteur de trois buts la saison passée avec Anderlecht, Jérémy Doku n’a pas encore trouvé le chemin des filets avec ses nouvelles couleurs. Pas de quoi inquiéter Julien Stéphan qui se montre satisfait des premiers pas de son nouvel atout offensif. Ce qui m’a plu, c’est qu’il est entré dans les rencontres sans dénaturer son style de jeu. C’est important. Il doit exprimer ses qualités : l’explosivité, le dribble et l’élimination. Il n’a pas été timide. Mais il faut être patient avec lui. Il a peu d’entraînements communs avec ses coéquipiers.

"Je dois être encore plus efficace"
L’entraîneur des Rouge et Noir en convient : Jérémy Doku doit encore travailler afin de donner la pleine mesure de son potentiel. Ce qui implique aussi une gestion particulière. Son profil explosif et musculeux requiert une attention particulière. Le Belge découvre aussi les semaines chargées avec des rencontres tous les trois jours. À l’unisson avec son entraîneur, il est conscient qu’il doit progresser. J’ai pu montrer ce que je suis capable de faire, mais je dois être encore plus efficace. Je suis venu pour marquer et délivrer des passes décisives. Je dois m’améliorer là-dessus.

Jérémy Doku doit maintenant passer de la parole aux actes. Le derby, face à un Stade Brestois timoré, est une belle occasion pour ouvrir son compteur buts avec les Rouge et Noir.

N’entrant pas dans les plans de Julien Stéphan au Stade Rennais, M’Baye Niang serait toujours sur le départ, et pourrait retrouver la Série A dès cet hiver.
DS 0157Recruté lors de l’été 2019 après une saison en prêt concluante, M’Baye Niang n’entre désormais plus dans les plans de Julien Stéphan au Stade Rennais malgré de bonnes performances la saison passée. Annoncé sur le départ cet été, le club breton et l’ASSE avaient trouvé un accord pour un prêt de M’Baye Niang cet été, mais l’opération est tombée à l’eau en raison des agents du joueur, qui se sont opposés au départ de l’international sénégalais.

De retour au Stade Rennais, M’Baye Niang avait affirmé être concentré sur un retour dans le onze de départ de Julien Stéphan malgré le recrutement de Serhou Guirassy. Toutefois, selon les informations de la Gazzetta Dello Sport, le buteur de 25 ans continuerait de pousser pour un retour en Série A, lui qui a déjà évolué sous les couleurs de l’AC Milan, du Torino et du Genoa. Le quotidien italien affirme également que le Genoa pourrait le récupérer lors du prochain mercato hivernal…

Maxime Saada s'est exprimé sur l'absence de paiement de Mediapro pour les droits TV de la Ligue 1.
DS 0156Dans un entretien accordé ce vendredi au quotidien Les Échos, le patron de Canal+, Maxime Saada, est revenu sur le défaut de paiement de Mediapro, le principal diffuseur de la Ligue 1 et de la Ligue 2, où il n'a pas manqué de critiquer la chaîne espagnole.

"La situation de Téléfoot n'a rien à voir avec la crise sanitaire. Depuis la reprise, les matches se sont joués. Il ne faudrait pas que cette situation d'absence de paiement des droits TV dure trop longtemps, cela risquerait d'abîmer l'image, la qualité, et in fine la valeur de la Ligue 1. Déjà, nous le voyons, les gens s'en détournent. On observe par ailleurs une véritable explosion du piratage depuis le lancement de Téléfoot…", a confié le boss de Canal+.

L'attaquant brésilien Luis Fabiano avait été recruté en grands pompes par le Stade Rennais à l'été 2000. Ce fut un échec total que le joueur impute à Christian Gourcuff, aujourd'hui à Nantes.
DS 0155Avant de devenir l'un des très bons clubs de Ligue 1, le Stade Rennais a pas mal vivoté. Il a souvent emprunté l'ascenseur entre l'élite et la L2 dans les années 80-90 avant de se stabiliser après l'arrivée aux commandes de la famille Pinault. Mais au début, cette dernière s'est dit qu'attirer des stars pourrait fonctionner. Elle a donc sorti le carnet de chèques, notamment à l'été 2000 pour attirer de nombreux talents, dont le Brésilien Luis Fabiano, qui fut un flop.

"Gourcuff n'a pas voulu m'aider"
Celui qui a ensuite rencontré le succès avec le FC Séville de 2005 à 2011 a accordé une longue interview à Ouest France dans laquelle il est revenu sur ses déboires sportifs en Bretagne. S'il a apprécié la vie en dehors, notamment les restaurants Hippopotamus, il a beaucoup aimé côtoyer Christian Gourcuff, qui a succédé à Paul Le Guen en 2001.
"Le Guen a été très important pour moi. Il me disait la vérité, il m’aidait beaucoup. Il connaissait mes qualités, savait que j’étais jeune, que j’avais une marge de progression. Il a vraiment été important pour moi. Gourcuff n’aimait pas mon profil, il n’a pas voulu m’aider et je suis donc rentré au Brésil (en prêt à Sao Paulo)." Les deux passages du technicien breton au Stade Rennais (2001/02 et 2016/17) furent aussi brefs que décevants.

DS 0154

Isidore Odorico ancien président du Stade Rennais Université Club (1931-38) est né un 30 octobre.

Son nom a été donné à la structure scolaire qui soutient le centre de formation du Stade rennais : l'École technique privée Odorico.

Obligé de laisser ses partenaires face au FC Séville, Daniele Rugani pourrait être absent pour plusieurs semaines, tout comme Eduardo Camavinga a indiqué Julein Stephan en conférence de presse.
DS 0153C'était l'un des gros coups du mercato à Rennes. Dans les derniers jours du marché des transferts, les Bretons s'attachaient, sous la forme d'un prêt, les services de Daniele Rugani, le défenseur de la Juventus Turin. Immédiatement lancé par Julien Stephan, l'Italien a séduit avant de connaître un premier coup dur lors du match de Ligue des Champions face au FC Séville. Dès la première période, il a dû quitter la pelouse, touché à la cuisse gauche.


En conférence de presse, Julien Stephan, l'entraîneur rennais, a indiqué que son joueur devrait être indisponible pour plusieurs semaines. Il en va de même pour Eduardo Camavinga, la pépite bretonne. Déjà absent face aux Andalous en Ligue des Champions, il ne devrait pas revenir avant la trêve internationale selon son coach, et loupera donc les chocs face à Chelsea et le Paris Saint-Germain. Un double coup dur qui fait très mal pour les Bretons en plein milieu d'une période charnière pour le club.

Ce samedi (17h), le Stade Rennais reçoit Brest pour un petit derby breton. Côté armoricain, on réfléchit déjà à une stratégie hyper-défensive...
DS 0152Alors que le Stade Rennais se prépare à recevoir le Stade Brestois avec une équipe A' et un turn-over important, du côté du club armoricain le derby est clairement vu comme le match le plus important du moment... Et on étudie déjà une stratégie pour faire dérailler les Rouge et Noir.

Restant sur deux défaites de rang (comme le Stade Rennais), le SB29 ne fera pas une troisième opération porte-ouverte après les gifles concédées à Nantes (1-3) et à la maison contre Strasbourg (0-3). Jean-Kévin Duverne évoque déjà la stratégie que pourraient adopter les visiteurs au Roazhon Park samedi (17h).

"Est-ce qu'il faut mettre le bus ? A certains moments, il le faut, à d'autres moments, non. Il faut trouver le juste milieu. On l'a fait contre une bonne équipe de Monaco, avec le soutien du public. C'était plus simple. Cette victoire 1-0 nous a fait du bien. A Rennes, il va falloir que l'on soit solide. On reste sur deux défaites, eux aussi. Ils voudront se venger sur nous. Mais après Nantes et Strasbourg, ce serait bien d'éviter de relancer Rennes", a glissé le défenseur et capitaine du club armoricain dans des propos retranscrits par le Télégramme.

Pas au niveau et battu par meilleur mercredi soir au Sánchez-Pizjuán par le Séville Fc en étant archi-dominé, le Stade Rennais est distancé et peut regretter Krasnodar. DS 0152Contre les Russes, les hommes de Julien Stéphan avaient concédé le match nul (1-1), à domicile, la semaine dernière.
Le Stade Rennais le savait et Julien Stéphan n’a cessé de le répéter. Séville 2020 n’a rien à voir avec 2019. Le Séville FC et ses six Ligues Europa au palmarès n’est pas le modeste Betis, certes très populaire, mais nettement moins compétitif sur la scène européenne.

Sur la pelouse du Séville FC, au palmarès européen long comme le bras à faire rager de jalousie son ennemi juré du Betis, et qui n’a plus perdu à l’estadio Ramón Sánchez-Pizjuán en compétitions européennes depuis deux ans et demi (face au Bayern, 1-2 en Ligue des champions), les Rennais ont été dépassés.

35 % de possession, 2 tirs seulement à 23, et deux fois sauvés par la barre transversale, sans compter un sauvetage sur sa ligne de Bourigeaud. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Difficile donc de faire part de quelconques regrets car Rennes ne s’est pas créé la grosse opportunité qui (nous) aurait permis de marquer, reconnaissait, lucide, l’entraîneur Julien Stéphan.

"Krasnodar, là où on devait prendre des points"
Un aveu simple et logique d’infériorité, concédé aussi par Clément Grenier. On savait qu’on n’allait pas dominer Séville, qu’on n’allait pas rivaliser dans la possession et que ça allait être difficile. C’est la première fois qu’on joue la Ligue des champions, et des équipes d’un tel niveau. Encore "en phase d’apprentissage", le Stade Rennais ne semble tout simplement pas en mesure de prendre des points face à ces équipes-là, de la classe supérieure, encore moins lorsqu’il se présente sans plusieurs de ses cadres.

Les regrets sont plus lointains. Prendre des points ici aurait été un exploit, tout le monde le sait, le savait, relevait Clément Grenier. On était à l’extérieur chez l’une des meilleures équipes d’Europe. C’est la réalité. Peut-être que les regrets, on doit les avoir contre Krasnodar à domicile. C’est là où on devait prendre des points." Comprenez face à un adversaire abordable, de la même cour que le SRFC et lui aussi néophyte en C1.

Krasnodar était largement à la portée des Rennais, le 4-0 infligé à Chelsea en Russie l’a confirmé. S’il n’est jamais bon de ressasser le passé, la domination infructueuse face aux Russes la semaine dernière au Roazhon Park (1-1) fait donc déjà ruminer côté rennais. Car ces deux points de perdus coûtent déjà chers et terminer aux deux premières places semble déjà illusoire. Les deux cadors Séville et Chelsea s’éloignent déjà au classement, après s’être pourtant affrontés (0-0). L’atout du SRFC reste le calendrier car si les Sévillans battent les Blues au Sánchez-Pizjuán, la première place sera jouée avant le retour entre Rennais et Sévillans, au Roazhon Park, lors du dernier match. Mais pour arriver à ce rendez-vous avec de l’espoir, faudra-t-il déjà ne pas perdre en Russie, une semaine plus tôt, face à Krasnodar, adversaire direct déjà désigné du Stade Rennais pour la troisième place qualificative pour la Ligue Europa. La compétition pour laquelle le SRFC est taillé."

La Ligue de Football Professionnel a fait un point sur le classement des pelouses de Ligue 1 et Ligue 2 après 8 journées disputées.
DS 0151Parce que le spectacle offert par le football professionnel français dépend aussi de la qualités de ses pelouses, la LFP continue cette saison son classement (voir règlement en bas de page) des meilleurs « billards » de Ligue 1 et Ligue 2. Qui sont les bons et mauvais élèves après 8 journées parmi les 40 clubs répertoriés ? Dans l’élite, c’est Montpellier qui possède le titre de premier de la classe avec 18,34 de moyenne (sur 20), devant Lens (18,07) et Reims (18,00). Le PSG, double champion en titre grâce notamment à son célèbre « groundsman », Jonathan Calderwood (en photo), est pour l’instant 17e ! A noter que les deux clubs azuréens, Nice et Monaco, figurent aux deux dernières places du classement.

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On parle bien de "normalité", qui n’existe plus vraiment en cette année 2020 inédite. Sans la Covid-19, l’UEFA devrait déjà avoir communiqué sur le montant de l’enveloppe allouée à la campagne 2020-21, de la Ligue des champions. Elle devrait dépasser, les 1,95 milliards d’euros de la précédente édition, puisque ce total est régulièrement rebvu à la hausse, en fonction des droits de la télé. Seulement voilà, entre les diffuseurs pénalisés par le spectacle sans public et le manque à gagner des jours de matches, le prize money n’a pas encore été révélé. Et l’on devine qu’il sera cette saison, à la baisse.

De 18 à 46 M€ et plus pour le PSG, l’OM et le Stade Rennais
Dans le cas contraire, en prenant pour base les sommes annoncées pour l’exercice 2019-20, les trois clubs français engagés – l’OM, le PSG et le Stade Rennais – auraient déjà gagné, respectivement 23, 46,76 et 18,36 millions d’euros. Cela sous la seule forme des bonus, sans prise en compte des recettes de l’audiovisuel prévues en plus. Dans le détail, les Marseillais sont les seuls à ne pas avoir pris de point, après 2 journées en phase de poule de la Ligue des champions. Les Phocéens se limitent à la potion minime de la prime commune aux 32 équipes qualifiées (15,25 M€ la saison dernière) et la prime dite du "classement au coefficient". A l’OM, elle devrait rapporter 7,756 millions d’euros.

Un monde qui n’offre plus de certitudes sur l’avenir
Et plus du triple au PSG, car il est septième de ce classement. Soit 28,808 millions à ajouter aux 15,25 millions communs et 2,7 millions du succès sur Basaksehir. Quant à Rennes, sont nul lui rapporte 900 000 euros, qui s’ajoute au reste, dont la prime du coefficient qui est au plus bas ou presque pour le collectif breton. Dans un monde normal, ces primes déjà conséquente, se complèteraient des revenus de l’audiovisuel. Mais dans ce contexte, nul n’est sûr de rien. La vérité du jour peut même changer dès le lendemain.

Inquiet de la cascade de blessures qui frappe le Stade Rennais, Julien Stéphan réfléchirait à un large turn-over pour le derby face à Brest samedi (17h).
DS 0149Préoccupé par les nouvelles blessures de Daniele Rugani et Benjamin Bourigeaud à Séville faisant suite au pépin musculaire d'Eduardo Camavinga et au cas de Covid-19 de Flavien Tait, Julien Stéphan aurait en tête de faire largement tourner son effectif samedi (17 heures) à l'occasion de la réception du Stade Brestois.

En effet, si l'on en croit le Télégramme, Adrien Hunou, Romain Del Castillo, James Léa-Siliki, Yann Gboho et même Gerzino Nyamsi sont pressentis titulaires afin de faire souffler plusieurs cadres (Guirassy, Aguerd) en prévision du premier des deux chocs face à Chelsea mercredi prochain à Stamford Bridge.

En revanche, Steven Nzonzi, qui est suspendu mercredi en Andalousie, devrait bel et bien être titulaire dans ce derby breton.

DS 0148Avec les annonces du Président Emmanuel Macron hier, le pire pouvait être craint par le monde du football pro, mis à l’arrêt au printemps dernier. Il n’en sera rien cette fois-ci, puisque Roxana Maracineanu, lors de l’examen du budget des Sports au Palais-Bourbon, a confirmé le maintien des compétitions : "Les semaines qui arrivent seront rudes économiquement mais aussi humainement. C’est pourquoi je voulais vous confirmer que la continuité du sport qui se pratique comme un métier est aujourd’hui assurée. Les sportifs de haut niveau et les sportifs professionnels pourront continuer à s’entraîner. Et ils pourront aussi continuer à faire des compétitions puisque les déplacements pour raisons professionnelles sont autorisés",

Le Stade Rennais continuera donc son bonhomme de chemin en Ligue 1 mais à huis clos, sans son public tout au long du mois de novembre.

Mercredi soir, le Stade Rennais s’est incliné sur la pelouse du Séville FC (1-0) pour le compte de la 2e journée de Ligue des champions. Durant la partie, Daniele Rugani et Benjamin Bourigeaud sont sortis sur blessure. Ils pourraient être absents pour la réception de Brest en Ligue 1, ce samedi (17 h). Un vrai casse-tête pour l’entraîneur Julien Stéphan.
DS 0147Julien Stéphan et son staff sont repartis d’Andalousie, ce midi, avec du pain sur la planche, le technicien pointant la première conséquence du déplacement. Ce qui m’inquiète le plus, ce sont les blessures qui s’accumulent parce que ce sont des blessures musculaires et ce n’est pas bon signe. Ça veut dire que les organismes sont déjà fatigués, pourtant ils ont été bien préparés.

Sur la pelouse du dernier vainqueur de la Ligue Europa, le SRFC a perdu Daniele Rugani après quinze minutes. Totalement dépité, l’Italien s’est assis sur une chaise en plastique à proximité du banc, se tenant l’arrière de la cuisse, tête baissée. Ensuite, après trois minutes en seconde période, c’est Benjamin Bourigeaud qui a aussi dû sortir. L’ancien Lensois est pourtant réputé pour son volume, il y a deux ans, il avait été l’élément le plus utilisé, avec cinquante-quatre apparitions.

"L’inquiétude vient surtout de l’état physique de certains joueurs"
Dani (Rugani), c’est musculaire. Benjamin Bourigeaud, aussi. Eduardo (Camavinga, forfait la veille du match), également. C’est regrettable et dommageable, pestait Stéphan. On n’a qu’un point sur six en Ligue des champions, mais l’inquiétude, elle vient surtout de l’état physique de certains joueurs.

"Et le coach de prolonger, à propos de Jonas Martin et Clément Grenier, titulaires sans être prêts à jouer 90 minutes dans un tel rendez-vous, en tout cas à 100 %, alors que Flavien Tait (Covid-19) et Steven Nonzi (suspendu par l’UEFA la veille du match…) manquaient également : "Jonas a eu des soucis avec une cheville, il a été arrêté longtemps, il s’est accroché et il a fini avec des crampes. Clem’ enchaînait son troisième match en peu de temps après l’amical contre Lorient et celui à Dijon. Ils ont donné tout ce qu’ils pouvaient."

Brest débarque au Roazhon Park samedi (17 h) et pour l’instant, Stéphan n’est assuré que de récupérer Nzonzi. Léa Siliki a certes retrouvé la compétition, mais Grenier et Martin ont laissé beaucoup d’énergie en Andalousie. Un casse-tête pour composer le trident du milieu…

Le maintien des matches de Ligue 1, un manque d’efficacité sur les moments clés et une absence de leaders naturels… Ce qu’il faut retenir de la conférence de presse de l’entraîneur finistérien avant le déplacement à Rennes, samedi (17 h).
DS 0146Seul absent pour la réception de Strasbourg, Ronaël Pierre-Gabriel, reste toujours en phase de reprise à cause d’un souci musculaire au quadriceps. Il est le seul absent de l’effectif pour l le déplacement au Stade Rennais.

Au lendemain des annonces d’Emmanuel Macron concernant le reconfinement national à partir de vendredi minuit, des interrogations entouraient le sport professionnel. Les annonces faites par la ministre des Sports, Roxana Maracineanu à l’Assemblée Nationale ont eu de quoi rassurer. Une chose est sûre, la rencontre Rennes-Brest aura lieu. Ce match, on va le jouer. On est en train de voir un peu les conditions de déplacement pour se rendre à Rennes, expliquait Olivier Dall’Oglio, l’entraîneur du Stade Brestois.

Des annonces qui entraînent inévitablement la tenue de la rencontre à huis clos. "On ne va pas jouer de gaieté de cœur à huis clos. Surtout lors d’un derby qui a énormément de sens pour les supporters. Avec 5 000 personnes c’était encore un peu intéressant. Mais on a la chance de pouvoir faire les matches, c’est bien, on va s’adapter à la situation", relativise l’entraîneur du club finistérien.

Sur la lourde défaite subie face à Strasbourg : "Après Strasbourg, j’avais évoqué le fait que face à une équipe athlétique, on avait subi. Si on regarde les stats, on voit aussi qu’on prend beaucoup de buts sans concéder énormément d’occasions. On manque d’efficacité sur des moments clés. Forcément, on est très déçus de perdre chez nous."

D’un point de vue plus global, Olivier Dall’Oglio regrette des faits de match évitable qui changent toute la physionomie de la rencontre. On encaisse beaucoup de buts mais on subit très peu d’occasions. On commet trop d’erreurs individuelles et ça nous plombe. Ça ne tourne pas vraiment pour nous. Nous ne sommes pas submergés dans les matches, ce qui nous fait mal, ce sont les coups de l’adversaire. Il n’y a pas que l’impact physique qui pose problème, il y a aussi la concentration sur les moments clés. Il faut toujours trouver des solutions, c’est mon métier.

Dimanche dernier, il reconnaissait un manque de leaders au sein de son équipe. Depuis le début, on sait très bien qu’on a des joueurs jeunes ou timides et on travaille à faire émerger certains. Il faut travailler sur l’humain et ça peut prendre du temps. On a amené une personne qui travaille là-dessus en plus.

Après deux défaites consécutives en championnat, Brest se déplace face à Rennes, troisième en championnat. Une opposition sur le papier déséquilibrée. On sait que le Stade Rennais est plus fort que nous, ça va nous obliger à monter notre niveau. Il y aura une attention supérieure de mes joueurs. Impossible de rêver sur ce genre de match parce que ça peut aller très vite en face.

Dans un Roazhon Park à huis clos, face à Rennes qui vient de jouer mercredi soir à Séville et une série de trois matches sans succès en championnat, c’est peut-être le meilleur moment pour Brest de jouer Rennes. Une idée écartée par Olivier Dall’Oglio : "Je ne sais pas si c’est le meilleur moment pour les jouer. On ne pourra répondre à cette question qu’à la fin du match."

Bien trop forts pour les Bretons, les Espagnols ont remporté leur deuxième match de poules de Ligue des Champions, mercredi 28 octobre, à Séville.
DS 0145L’addition aurait pu être bien plus salée. Mais c’est avec zéro point que les Rennais repartent de Séville. Mercredi 28 octobre 2020, pour leur deuxième match de Ligue des champions, ils ont été battus (0-1) par une équipe espagnole d’un niveau nettement supérieur au leur.

Privés de leur jeune prodige Eduardo Camavinga et du taulier Steven Nzonzi, Les Rouge et Noir auront tenu bon une première mi-temps, malgré les assauts répétés espagnols contre les camps. En témoignent les parades d’Alfred Gomis sur les tirs de Jésus Navas (5e), Munir El Haddadi (6e), ou encore Lucas Ocampos (27e).

Souffrance
Benjamin Bourigeaud a même sauvé un ballon sur la ligne (29e). En grande souffrance, les Bretons n’ont été capables de tirer qu’à une seule reprise vers le but adverse avec une frappe bien triste de Martin Terrier.

Le couperet est tombé au retour des vestiaires avec un superbe centre de Marcos Acuna que Luuk de Jung a glissé dans les cages de Gomis.

A la 62e, le Néerlandais a failli doubler la mise avec une belle tête qu’Alfred Gomis a de nouveau sauvée.

Une seule occasion rennaise
La première vraie occasion (et la seule) rennaise est venue d’un coup-franc de Clément Grenier à la 70e. Mais le tir a été dévié par Yassine Bounou, qui n’avait pas encore été sollicité de la rencontre.

Les Sévillans auraient pu clouer les Rennais à la 78e, mais la frappe de Joan Jordán est venue s’écraser sur la transversale.

Au final, deux tirs pour le Stade Rennais, contre 23 pour Séville, soit la pire stat’ de Ligue des champions avec Marseille contre Manchester City. Et surtout deux blessures, celles de Benjamin Bourigeaud et de Daniele Rugani.

"C’est du très haut niveau"
"Ça a été une soirée compliquée. On le savait, on est tombés sur une équipe très forte avec une grosse maîtrise collective, a reconnu le coach breton, Julien Stéphan. Séville a beaucoup de maîtrise et de maturité, on l’a vu en fin de match dans sa faculté à gérer les dernières minutes. C’est du très haut niveau."

Dernier de son groupe, Rennes rencontrera Chelsea à Londres, mercredi 4 novembre.

Le reconfinement a rebattu les cartes dans la lutte qui oppose Mediapro à la LFP. Le diffuseur est désormais en meilleure position pour négocier.
DS 0144Et si le reconfinement était la meilleure chose qui pouvait arriver au groupe Mediapro ? Pour rappel, les compétitions sportives professionnelles ne seront pas suspendues, comme l’a annoncé la ministre des Sports Roxana Maracineanu devant l’Assemblée nationale mercredi soir. Et les championnats de football continueront à être diffusés par le groupe sino-espagnol.

La mobilisation de la Ligue et des acteurs du foot français devrait faiblir avec cette nouvelle donne, qui semble être une véritable aubaine pour Mediapro. En l’état actuel des choses, Téléfoot continue à diffuser les rencontres de Ligue 1 et de Ligue 2 sans avoir payé le moindre euro en octobre, obligeant la LFP à emprunter. On se dirige vers la même chose début décembre, en attendant une éventuelle solution de la part de la LFP. Ce statu quo fait le jeu de Mediapro et de son président Jaume Roures, lequel ne espère toujours une renégociation des droits TV. « Personne ne pouvait prévoir les effets socio-économiques du Covid. Cela nous a amenés à voir avec la Ligue comment nous adapter à cette situation, sans remettre en cause l’engagement d’avril 2018, a-t-il justifié. Il faut avoir confiance dans le processus de conciliation. Je ne vois pas pourquoi on ne trouverait pas des solutions ».

La crise sur le gâteau
Mediapro a avant tout besoin de temps et le reconfinement lui offre une belle quantité de cette denrée. Si l’objectif affiché du diffuseur est d’obtenir à terme 3,5 millions d’abonnés pour arriver au point d’équilibre, la chaîne ne compte pour l’heure 600.000 suiveurs. Selon l’avocat du groupe, la conciliation peut durer trois à quatre mois, à majorer par le reconfinement qui a tendance à ralentir les processus administratifs et judiciaires. Ce qui aura pour conséquence, en outre, de geler la prochaine échéance à venir de décembre. « Nous sommes très confiants », a avancé l’avocat du groupe, estimant que le taux d’issue favorable à une conciliation étant généralement très élevé. Bref, pour l’heure, dans le bras de fer qui l’oppose à la LFP, Mediapro ne pouvait pas rêver mieux, étant désormais en position de force. Le sprint vers une solution rapide s’est transformé course d’endurance et à ce jeu, le diffuseur ibérique espère avoir la LFP à l’usure. Les solutions de remplacement ne sont pas légion, la conciliation risque de durer plusieurs mois et le reconfinement arrive comme une crise sur un gâteau déjà fort peu ragoûtant. Une certitude, une seule, émerge : les clubs français ne risquent pas d’être à la fête en cette fin d’année.

Les Rennais se sont inclinés 1-0 face au Séville FC. Sans un très bon Alfred Gomis, le score aurait été plus large.
DS 0143GOMIS (7/10). Le gardien rennais a vu d’entrée son but assiégé et n’a, dans un premier temps, pas rassuré en se trouant sur un corner et en enchaînant quelques mauvaises relances lointaines. Mais on retiendra son festival car le portier sénégalais a ensuite sorti le grand jeu, aidé aussi à deux reprises par sa barre. S’il a autant brillé, il faut dire qu’il en a eu l’opportunité, tant les situations se sont succédé devant son but tout au long de la rencontre. Bien sorti devant Ocampos (26’), présent sur la frappe lointaine de Koundé (28’), puis déterminant face à De Jong (63’), pour ne citer que ces occasions. Il a été déterminant et permis aux siens d’y croire jusqu’au bout.

SOPPY (4). Un baptême compliqué pour sa première titularisation en Ligue des champions. Le jeune arrière gauche a souvent été pris, puis a semblé essoufflé. L’unique but vient de son côté. Peu d’apport offensif, son entente avec Doku n’a pas fonctionné. Suppléé par DALBERT (77’).

DA SILVA (4). Le capitaine a semblé impuissant, frustré, en atteste son jaune reçu en fin de match.

RUGANI (non noté). Sorti sur blessure à la cuisse (14’). Remplacé (17’) par AGUERD (3,5), qui n’est pas tout blanc sur le but de De Jong mais rentre en cours de jeu alors que l’équipe est en souffrance. Peu évident.

TRAORÉ (4). Aligné à son poste face à Krasnodar, il a cette fois débuté à gauche, préféré à Dalbert et Truffert. Avec Ocampos devant lui, il a eu beaucoup de mal.

BOURIGEAUD (5). Seul rescapé du premier match face à Krasnodar au milieu de terrain, le n° 14 rennais a sauvé un ballon sur sa ligne et a tenté de dynamiser le milieu mais il est sorti blessé. Remplacé par LÉA-SILIKI (48’), qui a fait son retour sept mois après son dernier match mais n’a eu que peu d’impact.

GRENIER (3). Des passes dans le mauvais timing, il se fait complètement enrhumer dans sa surface par Fernando, il n’a pas été à la hauteur. Remplacé par DEL CASTILLO (77’), qui ne passe pas le seul joueur du mur sur un coup franc excentré à la 90e alors que Rennes peut encore y croire.

MARTIN (2,5). Titularisé pour la 3e fois de la saison, il est passé à côté.

DOKU (4,5). Des mésententes avec Soppy, il a apporté de la percussion sur son côté, gratté des ballons et fautes. Il décale bien Terrier (33’).

GUIRASSY (4). Il a touché 6 ballons en 25 minutes puis est venu les chercher plus bas. Il a ensuite gagné des fautes mais n’a pas eu de vraies situations pour s’illustrer. Serré de près par Koundé et Diego Carlos.

TERRIER (3). Lui aussi très peu en vue. On retiendra ce raté sur l’un des deux seuls tirs rennais du match après un beau décalage de Doku.

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