Obligé de laisser ses partenaires face au FC Séville, Daniele Rugani pourrait être absent pour plusieurs semaines, tout comme Eduardo Camavinga a indiqué Julein Stephan en conférence de presse.
DS 0153C'était l'un des gros coups du mercato à Rennes. Dans les derniers jours du marché des transferts, les Bretons s'attachaient, sous la forme d'un prêt, les services de Daniele Rugani, le défenseur de la Juventus Turin. Immédiatement lancé par Julien Stephan, l'Italien a séduit avant de connaître un premier coup dur lors du match de Ligue des Champions face au FC Séville. Dès la première période, il a dû quitter la pelouse, touché à la cuisse gauche.


En conférence de presse, Julien Stephan, l'entraîneur rennais, a indiqué que son joueur devrait être indisponible pour plusieurs semaines. Il en va de même pour Eduardo Camavinga, la pépite bretonne. Déjà absent face aux Andalous en Ligue des Champions, il ne devrait pas revenir avant la trêve internationale selon son coach, et loupera donc les chocs face à Chelsea et le Paris Saint-Germain. Un double coup dur qui fait très mal pour les Bretons en plein milieu d'une période charnière pour le club.

Ce samedi (17h), le Stade Rennais reçoit Brest pour un petit derby breton. Côté armoricain, on réfléchit déjà à une stratégie hyper-défensive...
DS 0152Alors que le Stade Rennais se prépare à recevoir le Stade Brestois avec une équipe A' et un turn-over important, du côté du club armoricain le derby est clairement vu comme le match le plus important du moment... Et on étudie déjà une stratégie pour faire dérailler les Rouge et Noir.

Restant sur deux défaites de rang (comme le Stade Rennais), le SB29 ne fera pas une troisième opération porte-ouverte après les gifles concédées à Nantes (1-3) et à la maison contre Strasbourg (0-3). Jean-Kévin Duverne évoque déjà la stratégie que pourraient adopter les visiteurs au Roazhon Park samedi (17h).

"Est-ce qu'il faut mettre le bus ? A certains moments, il le faut, à d'autres moments, non. Il faut trouver le juste milieu. On l'a fait contre une bonne équipe de Monaco, avec le soutien du public. C'était plus simple. Cette victoire 1-0 nous a fait du bien. A Rennes, il va falloir que l'on soit solide. On reste sur deux défaites, eux aussi. Ils voudront se venger sur nous. Mais après Nantes et Strasbourg, ce serait bien d'éviter de relancer Rennes", a glissé le défenseur et capitaine du club armoricain dans des propos retranscrits par le Télégramme.

Pas au niveau et battu par meilleur mercredi soir au Sánchez-Pizjuán par le Séville Fc en étant archi-dominé, le Stade Rennais est distancé et peut regretter Krasnodar. DS 0152Contre les Russes, les hommes de Julien Stéphan avaient concédé le match nul (1-1), à domicile, la semaine dernière.
Le Stade Rennais le savait et Julien Stéphan n’a cessé de le répéter. Séville 2020 n’a rien à voir avec 2019. Le Séville FC et ses six Ligues Europa au palmarès n’est pas le modeste Betis, certes très populaire, mais nettement moins compétitif sur la scène européenne.

Sur la pelouse du Séville FC, au palmarès européen long comme le bras à faire rager de jalousie son ennemi juré du Betis, et qui n’a plus perdu à l’estadio Ramón Sánchez-Pizjuán en compétitions européennes depuis deux ans et demi (face au Bayern, 1-2 en Ligue des champions), les Rennais ont été dépassés.

35 % de possession, 2 tirs seulement à 23, et deux fois sauvés par la barre transversale, sans compter un sauvetage sur sa ligne de Bourigeaud. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Difficile donc de faire part de quelconques regrets car Rennes ne s’est pas créé la grosse opportunité qui (nous) aurait permis de marquer, reconnaissait, lucide, l’entraîneur Julien Stéphan.

"Krasnodar, là où on devait prendre des points"
Un aveu simple et logique d’infériorité, concédé aussi par Clément Grenier. On savait qu’on n’allait pas dominer Séville, qu’on n’allait pas rivaliser dans la possession et que ça allait être difficile. C’est la première fois qu’on joue la Ligue des champions, et des équipes d’un tel niveau. Encore "en phase d’apprentissage", le Stade Rennais ne semble tout simplement pas en mesure de prendre des points face à ces équipes-là, de la classe supérieure, encore moins lorsqu’il se présente sans plusieurs de ses cadres.

Les regrets sont plus lointains. Prendre des points ici aurait été un exploit, tout le monde le sait, le savait, relevait Clément Grenier. On était à l’extérieur chez l’une des meilleures équipes d’Europe. C’est la réalité. Peut-être que les regrets, on doit les avoir contre Krasnodar à domicile. C’est là où on devait prendre des points." Comprenez face à un adversaire abordable, de la même cour que le SRFC et lui aussi néophyte en C1.

Krasnodar était largement à la portée des Rennais, le 4-0 infligé à Chelsea en Russie l’a confirmé. S’il n’est jamais bon de ressasser le passé, la domination infructueuse face aux Russes la semaine dernière au Roazhon Park (1-1) fait donc déjà ruminer côté rennais. Car ces deux points de perdus coûtent déjà chers et terminer aux deux premières places semble déjà illusoire. Les deux cadors Séville et Chelsea s’éloignent déjà au classement, après s’être pourtant affrontés (0-0). L’atout du SRFC reste le calendrier car si les Sévillans battent les Blues au Sánchez-Pizjuán, la première place sera jouée avant le retour entre Rennais et Sévillans, au Roazhon Park, lors du dernier match. Mais pour arriver à ce rendez-vous avec de l’espoir, faudra-t-il déjà ne pas perdre en Russie, une semaine plus tôt, face à Krasnodar, adversaire direct déjà désigné du Stade Rennais pour la troisième place qualificative pour la Ligue Europa. La compétition pour laquelle le SRFC est taillé."

La Ligue de Football Professionnel a fait un point sur le classement des pelouses de Ligue 1 et Ligue 2 après 8 journées disputées.
DS 0151Parce que le spectacle offert par le football professionnel français dépend aussi de la qualités de ses pelouses, la LFP continue cette saison son classement (voir règlement en bas de page) des meilleurs « billards » de Ligue 1 et Ligue 2. Qui sont les bons et mauvais élèves après 8 journées parmi les 40 clubs répertoriés ? Dans l’élite, c’est Montpellier qui possède le titre de premier de la classe avec 18,34 de moyenne (sur 20), devant Lens (18,07) et Reims (18,00). Le PSG, double champion en titre grâce notamment à son célèbre « groundsman », Jonathan Calderwood (en photo), est pour l’instant 17e ! A noter que les deux clubs azuréens, Nice et Monaco, figurent aux deux dernières places du classement.

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On parle bien de "normalité", qui n’existe plus vraiment en cette année 2020 inédite. Sans la Covid-19, l’UEFA devrait déjà avoir communiqué sur le montant de l’enveloppe allouée à la campagne 2020-21, de la Ligue des champions. Elle devrait dépasser, les 1,95 milliards d’euros de la précédente édition, puisque ce total est régulièrement rebvu à la hausse, en fonction des droits de la télé. Seulement voilà, entre les diffuseurs pénalisés par le spectacle sans public et le manque à gagner des jours de matches, le prize money n’a pas encore été révélé. Et l’on devine qu’il sera cette saison, à la baisse.

De 18 à 46 M€ et plus pour le PSG, l’OM et le Stade Rennais
Dans le cas contraire, en prenant pour base les sommes annoncées pour l’exercice 2019-20, les trois clubs français engagés – l’OM, le PSG et le Stade Rennais – auraient déjà gagné, respectivement 23, 46,76 et 18,36 millions d’euros. Cela sous la seule forme des bonus, sans prise en compte des recettes de l’audiovisuel prévues en plus. Dans le détail, les Marseillais sont les seuls à ne pas avoir pris de point, après 2 journées en phase de poule de la Ligue des champions. Les Phocéens se limitent à la potion minime de la prime commune aux 32 équipes qualifiées (15,25 M€ la saison dernière) et la prime dite du "classement au coefficient". A l’OM, elle devrait rapporter 7,756 millions d’euros.

Un monde qui n’offre plus de certitudes sur l’avenir
Et plus du triple au PSG, car il est septième de ce classement. Soit 28,808 millions à ajouter aux 15,25 millions communs et 2,7 millions du succès sur Basaksehir. Quant à Rennes, sont nul lui rapporte 900 000 euros, qui s’ajoute au reste, dont la prime du coefficient qui est au plus bas ou presque pour le collectif breton. Dans un monde normal, ces primes déjà conséquente, se complèteraient des revenus de l’audiovisuel. Mais dans ce contexte, nul n’est sûr de rien. La vérité du jour peut même changer dès le lendemain.

Inquiet de la cascade de blessures qui frappe le Stade Rennais, Julien Stéphan réfléchirait à un large turn-over pour le derby face à Brest samedi (17h).
DS 0149Préoccupé par les nouvelles blessures de Daniele Rugani et Benjamin Bourigeaud à Séville faisant suite au pépin musculaire d'Eduardo Camavinga et au cas de Covid-19 de Flavien Tait, Julien Stéphan aurait en tête de faire largement tourner son effectif samedi (17 heures) à l'occasion de la réception du Stade Brestois.

En effet, si l'on en croit le Télégramme, Adrien Hunou, Romain Del Castillo, James Léa-Siliki, Yann Gboho et même Gerzino Nyamsi sont pressentis titulaires afin de faire souffler plusieurs cadres (Guirassy, Aguerd) en prévision du premier des deux chocs face à Chelsea mercredi prochain à Stamford Bridge.

En revanche, Steven Nzonzi, qui est suspendu mercredi en Andalousie, devrait bel et bien être titulaire dans ce derby breton.

DS 0148Avec les annonces du Président Emmanuel Macron hier, le pire pouvait être craint par le monde du football pro, mis à l’arrêt au printemps dernier. Il n’en sera rien cette fois-ci, puisque Roxana Maracineanu, lors de l’examen du budget des Sports au Palais-Bourbon, a confirmé le maintien des compétitions : "Les semaines qui arrivent seront rudes économiquement mais aussi humainement. C’est pourquoi je voulais vous confirmer que la continuité du sport qui se pratique comme un métier est aujourd’hui assurée. Les sportifs de haut niveau et les sportifs professionnels pourront continuer à s’entraîner. Et ils pourront aussi continuer à faire des compétitions puisque les déplacements pour raisons professionnelles sont autorisés",

Le Stade Rennais continuera donc son bonhomme de chemin en Ligue 1 mais à huis clos, sans son public tout au long du mois de novembre.

Mercredi soir, le Stade Rennais s’est incliné sur la pelouse du Séville FC (1-0) pour le compte de la 2e journée de Ligue des champions. Durant la partie, Daniele Rugani et Benjamin Bourigeaud sont sortis sur blessure. Ils pourraient être absents pour la réception de Brest en Ligue 1, ce samedi (17 h). Un vrai casse-tête pour l’entraîneur Julien Stéphan.
DS 0147Julien Stéphan et son staff sont repartis d’Andalousie, ce midi, avec du pain sur la planche, le technicien pointant la première conséquence du déplacement. Ce qui m’inquiète le plus, ce sont les blessures qui s’accumulent parce que ce sont des blessures musculaires et ce n’est pas bon signe. Ça veut dire que les organismes sont déjà fatigués, pourtant ils ont été bien préparés.

Sur la pelouse du dernier vainqueur de la Ligue Europa, le SRFC a perdu Daniele Rugani après quinze minutes. Totalement dépité, l’Italien s’est assis sur une chaise en plastique à proximité du banc, se tenant l’arrière de la cuisse, tête baissée. Ensuite, après trois minutes en seconde période, c’est Benjamin Bourigeaud qui a aussi dû sortir. L’ancien Lensois est pourtant réputé pour son volume, il y a deux ans, il avait été l’élément le plus utilisé, avec cinquante-quatre apparitions.

"L’inquiétude vient surtout de l’état physique de certains joueurs"
Dani (Rugani), c’est musculaire. Benjamin Bourigeaud, aussi. Eduardo (Camavinga, forfait la veille du match), également. C’est regrettable et dommageable, pestait Stéphan. On n’a qu’un point sur six en Ligue des champions, mais l’inquiétude, elle vient surtout de l’état physique de certains joueurs.

"Et le coach de prolonger, à propos de Jonas Martin et Clément Grenier, titulaires sans être prêts à jouer 90 minutes dans un tel rendez-vous, en tout cas à 100 %, alors que Flavien Tait (Covid-19) et Steven Nonzi (suspendu par l’UEFA la veille du match…) manquaient également : "Jonas a eu des soucis avec une cheville, il a été arrêté longtemps, il s’est accroché et il a fini avec des crampes. Clem’ enchaînait son troisième match en peu de temps après l’amical contre Lorient et celui à Dijon. Ils ont donné tout ce qu’ils pouvaient."

Brest débarque au Roazhon Park samedi (17 h) et pour l’instant, Stéphan n’est assuré que de récupérer Nzonzi. Léa Siliki a certes retrouvé la compétition, mais Grenier et Martin ont laissé beaucoup d’énergie en Andalousie. Un casse-tête pour composer le trident du milieu…

Le maintien des matches de Ligue 1, un manque d’efficacité sur les moments clés et une absence de leaders naturels… Ce qu’il faut retenir de la conférence de presse de l’entraîneur finistérien avant le déplacement à Rennes, samedi (17 h).
DS 0146Seul absent pour la réception de Strasbourg, Ronaël Pierre-Gabriel, reste toujours en phase de reprise à cause d’un souci musculaire au quadriceps. Il est le seul absent de l’effectif pour l le déplacement au Stade Rennais.

Au lendemain des annonces d’Emmanuel Macron concernant le reconfinement national à partir de vendredi minuit, des interrogations entouraient le sport professionnel. Les annonces faites par la ministre des Sports, Roxana Maracineanu à l’Assemblée Nationale ont eu de quoi rassurer. Une chose est sûre, la rencontre Rennes-Brest aura lieu. Ce match, on va le jouer. On est en train de voir un peu les conditions de déplacement pour se rendre à Rennes, expliquait Olivier Dall’Oglio, l’entraîneur du Stade Brestois.

Des annonces qui entraînent inévitablement la tenue de la rencontre à huis clos. "On ne va pas jouer de gaieté de cœur à huis clos. Surtout lors d’un derby qui a énormément de sens pour les supporters. Avec 5 000 personnes c’était encore un peu intéressant. Mais on a la chance de pouvoir faire les matches, c’est bien, on va s’adapter à la situation", relativise l’entraîneur du club finistérien.

Sur la lourde défaite subie face à Strasbourg : "Après Strasbourg, j’avais évoqué le fait que face à une équipe athlétique, on avait subi. Si on regarde les stats, on voit aussi qu’on prend beaucoup de buts sans concéder énormément d’occasions. On manque d’efficacité sur des moments clés. Forcément, on est très déçus de perdre chez nous."

D’un point de vue plus global, Olivier Dall’Oglio regrette des faits de match évitable qui changent toute la physionomie de la rencontre. On encaisse beaucoup de buts mais on subit très peu d’occasions. On commet trop d’erreurs individuelles et ça nous plombe. Ça ne tourne pas vraiment pour nous. Nous ne sommes pas submergés dans les matches, ce qui nous fait mal, ce sont les coups de l’adversaire. Il n’y a pas que l’impact physique qui pose problème, il y a aussi la concentration sur les moments clés. Il faut toujours trouver des solutions, c’est mon métier.

Dimanche dernier, il reconnaissait un manque de leaders au sein de son équipe. Depuis le début, on sait très bien qu’on a des joueurs jeunes ou timides et on travaille à faire émerger certains. Il faut travailler sur l’humain et ça peut prendre du temps. On a amené une personne qui travaille là-dessus en plus.

Après deux défaites consécutives en championnat, Brest se déplace face à Rennes, troisième en championnat. Une opposition sur le papier déséquilibrée. On sait que le Stade Rennais est plus fort que nous, ça va nous obliger à monter notre niveau. Il y aura une attention supérieure de mes joueurs. Impossible de rêver sur ce genre de match parce que ça peut aller très vite en face.

Dans un Roazhon Park à huis clos, face à Rennes qui vient de jouer mercredi soir à Séville et une série de trois matches sans succès en championnat, c’est peut-être le meilleur moment pour Brest de jouer Rennes. Une idée écartée par Olivier Dall’Oglio : "Je ne sais pas si c’est le meilleur moment pour les jouer. On ne pourra répondre à cette question qu’à la fin du match."

Bien trop forts pour les Bretons, les Espagnols ont remporté leur deuxième match de poules de Ligue des Champions, mercredi 28 octobre, à Séville.
DS 0145L’addition aurait pu être bien plus salée. Mais c’est avec zéro point que les Rennais repartent de Séville. Mercredi 28 octobre 2020, pour leur deuxième match de Ligue des champions, ils ont été battus (0-1) par une équipe espagnole d’un niveau nettement supérieur au leur.

Privés de leur jeune prodige Eduardo Camavinga et du taulier Steven Nzonzi, Les Rouge et Noir auront tenu bon une première mi-temps, malgré les assauts répétés espagnols contre les camps. En témoignent les parades d’Alfred Gomis sur les tirs de Jésus Navas (5e), Munir El Haddadi (6e), ou encore Lucas Ocampos (27e).

Souffrance
Benjamin Bourigeaud a même sauvé un ballon sur la ligne (29e). En grande souffrance, les Bretons n’ont été capables de tirer qu’à une seule reprise vers le but adverse avec une frappe bien triste de Martin Terrier.

Le couperet est tombé au retour des vestiaires avec un superbe centre de Marcos Acuna que Luuk de Jung a glissé dans les cages de Gomis.

A la 62e, le Néerlandais a failli doubler la mise avec une belle tête qu’Alfred Gomis a de nouveau sauvée.

Une seule occasion rennaise
La première vraie occasion (et la seule) rennaise est venue d’un coup-franc de Clément Grenier à la 70e. Mais le tir a été dévié par Yassine Bounou, qui n’avait pas encore été sollicité de la rencontre.

Les Sévillans auraient pu clouer les Rennais à la 78e, mais la frappe de Joan Jordán est venue s’écraser sur la transversale.

Au final, deux tirs pour le Stade Rennais, contre 23 pour Séville, soit la pire stat’ de Ligue des champions avec Marseille contre Manchester City. Et surtout deux blessures, celles de Benjamin Bourigeaud et de Daniele Rugani.

"C’est du très haut niveau"
"Ça a été une soirée compliquée. On le savait, on est tombés sur une équipe très forte avec une grosse maîtrise collective, a reconnu le coach breton, Julien Stéphan. Séville a beaucoup de maîtrise et de maturité, on l’a vu en fin de match dans sa faculté à gérer les dernières minutes. C’est du très haut niveau."

Dernier de son groupe, Rennes rencontrera Chelsea à Londres, mercredi 4 novembre.

Le reconfinement a rebattu les cartes dans la lutte qui oppose Mediapro à la LFP. Le diffuseur est désormais en meilleure position pour négocier.
DS 0144Et si le reconfinement était la meilleure chose qui pouvait arriver au groupe Mediapro ? Pour rappel, les compétitions sportives professionnelles ne seront pas suspendues, comme l’a annoncé la ministre des Sports Roxana Maracineanu devant l’Assemblée nationale mercredi soir. Et les championnats de football continueront à être diffusés par le groupe sino-espagnol.

La mobilisation de la Ligue et des acteurs du foot français devrait faiblir avec cette nouvelle donne, qui semble être une véritable aubaine pour Mediapro. En l’état actuel des choses, Téléfoot continue à diffuser les rencontres de Ligue 1 et de Ligue 2 sans avoir payé le moindre euro en octobre, obligeant la LFP à emprunter. On se dirige vers la même chose début décembre, en attendant une éventuelle solution de la part de la LFP. Ce statu quo fait le jeu de Mediapro et de son président Jaume Roures, lequel ne espère toujours une renégociation des droits TV. « Personne ne pouvait prévoir les effets socio-économiques du Covid. Cela nous a amenés à voir avec la Ligue comment nous adapter à cette situation, sans remettre en cause l’engagement d’avril 2018, a-t-il justifié. Il faut avoir confiance dans le processus de conciliation. Je ne vois pas pourquoi on ne trouverait pas des solutions ».

La crise sur le gâteau
Mediapro a avant tout besoin de temps et le reconfinement lui offre une belle quantité de cette denrée. Si l’objectif affiché du diffuseur est d’obtenir à terme 3,5 millions d’abonnés pour arriver au point d’équilibre, la chaîne ne compte pour l’heure 600.000 suiveurs. Selon l’avocat du groupe, la conciliation peut durer trois à quatre mois, à majorer par le reconfinement qui a tendance à ralentir les processus administratifs et judiciaires. Ce qui aura pour conséquence, en outre, de geler la prochaine échéance à venir de décembre. « Nous sommes très confiants », a avancé l’avocat du groupe, estimant que le taux d’issue favorable à une conciliation étant généralement très élevé. Bref, pour l’heure, dans le bras de fer qui l’oppose à la LFP, Mediapro ne pouvait pas rêver mieux, étant désormais en position de force. Le sprint vers une solution rapide s’est transformé course d’endurance et à ce jeu, le diffuseur ibérique espère avoir la LFP à l’usure. Les solutions de remplacement ne sont pas légion, la conciliation risque de durer plusieurs mois et le reconfinement arrive comme une crise sur un gâteau déjà fort peu ragoûtant. Une certitude, une seule, émerge : les clubs français ne risquent pas d’être à la fête en cette fin d’année.

Les Rennais se sont inclinés 1-0 face au Séville FC. Sans un très bon Alfred Gomis, le score aurait été plus large.
DS 0143GOMIS (7/10). Le gardien rennais a vu d’entrée son but assiégé et n’a, dans un premier temps, pas rassuré en se trouant sur un corner et en enchaînant quelques mauvaises relances lointaines. Mais on retiendra son festival car le portier sénégalais a ensuite sorti le grand jeu, aidé aussi à deux reprises par sa barre. S’il a autant brillé, il faut dire qu’il en a eu l’opportunité, tant les situations se sont succédé devant son but tout au long de la rencontre. Bien sorti devant Ocampos (26’), présent sur la frappe lointaine de Koundé (28’), puis déterminant face à De Jong (63’), pour ne citer que ces occasions. Il a été déterminant et permis aux siens d’y croire jusqu’au bout.

SOPPY (4). Un baptême compliqué pour sa première titularisation en Ligue des champions. Le jeune arrière gauche a souvent été pris, puis a semblé essoufflé. L’unique but vient de son côté. Peu d’apport offensif, son entente avec Doku n’a pas fonctionné. Suppléé par DALBERT (77’).

DA SILVA (4). Le capitaine a semblé impuissant, frustré, en atteste son jaune reçu en fin de match.

RUGANI (non noté). Sorti sur blessure à la cuisse (14’). Remplacé (17’) par AGUERD (3,5), qui n’est pas tout blanc sur le but de De Jong mais rentre en cours de jeu alors que l’équipe est en souffrance. Peu évident.

TRAORÉ (4). Aligné à son poste face à Krasnodar, il a cette fois débuté à gauche, préféré à Dalbert et Truffert. Avec Ocampos devant lui, il a eu beaucoup de mal.

BOURIGEAUD (5). Seul rescapé du premier match face à Krasnodar au milieu de terrain, le n° 14 rennais a sauvé un ballon sur sa ligne et a tenté de dynamiser le milieu mais il est sorti blessé. Remplacé par LÉA-SILIKI (48’), qui a fait son retour sept mois après son dernier match mais n’a eu que peu d’impact.

GRENIER (3). Des passes dans le mauvais timing, il se fait complètement enrhumer dans sa surface par Fernando, il n’a pas été à la hauteur. Remplacé par DEL CASTILLO (77’), qui ne passe pas le seul joueur du mur sur un coup franc excentré à la 90e alors que Rennes peut encore y croire.

MARTIN (2,5). Titularisé pour la 3e fois de la saison, il est passé à côté.

DOKU (4,5). Des mésententes avec Soppy, il a apporté de la percussion sur son côté, gratté des ballons et fautes. Il décale bien Terrier (33’).

GUIRASSY (4). Il a touché 6 ballons en 25 minutes puis est venu les chercher plus bas. Il a ensuite gagné des fautes mais n’a pas eu de vraies situations pour s’illustrer. Serré de près par Koundé et Diego Carlos.

TERRIER (3). Lui aussi très peu en vue. On retiendra ce raté sur l’un des deux seuls tirs rennais du match après un beau décalage de Doku.

A la suite de l’annonce par le Président de la République des mesures sanitaires de confinement pour lutter contre la pandémie de Covid-19, la FFF a pris la décision de suspendre l’ensemble des compétitions de Ligues, de Districts, des championnats nationaux du National 3, du National 2, de la D2 féminine, des Coupes de France masculine et féminine, et des championnats nationaux de jeunes (féminins et masculins) jusqu’au mardi 1er décembre.
DS 0142Toutes les rencontres qui ne pourront se jouer durant cette période seront reportées à des dates ultérieures, en fonction de l’évolution de la situation sanitaire.

Les championnats du National, de la D1 Arkema et de la D1 Futsal ne sont pas concernés par cette décision. Les matchs pourront donc se jouer, à huis clos.

Les rencontres internationales initialement prévues de l’Equipe de France, de l’Equipe de France Féminine et des Espoirs sont également maintenues.

Le monde du football se doit de participer à l’effort collectif pour lutter contre la deuxième vague de cette épidémie.

L'entraîneur rennais, Julien Stéphan, aborde le match de mercredi à Séville en Ligue des champions avec beaucoup de prudence et d'incertitude. Mais il sent ses joueurs "déterminés" à réaliser une performance.
DS 0141"À quel type de match vous attendez-vous à Séville ?
C'est une équipe très forte, très expérimentée, qui a l'habitude de jouer les compétitions européennes et qui a gagné quatre des six dernières Ligues Europa. Ils ont fait des rotations ces derniers temps, ça n'a pas tourné en leur faveur, même s'ils ont eu de nombreuses occasions. On s'attend à un match très compliqué de par ses joueurs et son expérience européenne.

Vous retrouvez Séville où le club avait réalisé un exploit il y a deux ans, comment sentez-vous les joueurs avant cette rencontre ?
Je les sens très déterminés. C'est une compétition différente, il y a inévitablement un attrait très fort pour la Ligue des champions. Séville est un bon souvenir pour nous, mais c'est un autre club (que le Betis éliminé en Ligue Europa en 2019). C'est un bon souvenir dans le partage avec nos supporters qui nous manquent énormément en ce moment. On avait vécu un moment exceptionnel. Maintenant, c'est un autre moment, une autre équipe. Je les sens très concentrés et déterminés par rapport à la qualité de l'adversaire et la compétition qu'on va jouer.

Compte tenu des absences, pourriez-vous utiliser un nouveau système et notamment revenir à une défense à cinq ?
Différentes options peuvent être envisagées. J'ai besoin encore de réfléchir avant de prendre la décision demain. Le système à cinq défenseurs, on ne l'a plus utilisé depuis de nombreux mois. J'ai encore besoin d'un temps de réflexion.

Quels sont vos objectifs pour les deux prochains matches en C1 ?
On ne réfléchit pas comme ça. On se déplace à Séville et à Chelsea, contre les deux favoris du groupe. Il faut regarder match après match. J'ai fait la promesse avec les joueurs de jouer chaque minute et chaque seconde de chaque match pour n'avoir aucun regret. Face contre Krasnodar, même si on n'a pas gagné, ce qu'on fait les joueurs dans l'intensité, c'est bien. On fera les comptes à la fin. On verra où ça nous mènera. Il n'y a pas d'objectif chiffré."

Le Stade Rennais s’est bien battu mais est tout de même tombé face à Séville (1-0) pour la 2e journée de Ligue des champions. Privé de plusieurs cadres, les Bretons ont rendu les armes en deuxième période.
ds 0269L'apprentissage continue : pour le deuxième match de Ligue des champions de son histoire, Rennes, sans ses cadres Steven Nzonzi (suspendu) et Eduardo Camavinga (diminué), a longtemps résisté avant de céder 1-0 mercredi à Séville dans le cadre de la deuxième journée de C1. Symptomatique : c'est sur une longue passe de Fernando pour Marcos Acuña, et un centre de l'Argentin pour Luuk de Jong (55’), que Rennes a fini par rompre sous les assauts répétés des vainqueurs en titre de la Ligue Europa.

Mais les Rennais peuvent nourrir des regrets. Car pendant longtemps, les hommes de Julien Stéphan ont plié sans rompre. Les rouge et noir ont énormément souffert des longues transversales à répétition destinées à Jesus Navas et Munir El Haddadi, très remuant mercredi soir, par-dessus la défense bretonne. Transversale, centre, tir : l'action-type du plan de jeu proposé par le technicien basque Julen Lopetegui... et un plan efficace, vu l'outrageuse domination de ses hommes, avec 11 corners à rien, et 22 frappes à deux.

"Pour notre première expérience dans cette compétition, on savait qu'on serait outsider partout ou presque", justifiait d'avance le technicien rennais Julien Stéphan mardi en conférence de presse.

Doku, remuant
Dommage pour Rennes, longtemps resté imperméable aux assauts andalous, mais qui n'a jamais réussi à profiter de cette étanchéité et de la maladresse adverse pour prendre l'avantage. Toutes les occasions bretonnes ont été bêtement gaspillées, à l'image de ce centre raté (12’) ou de cette frappe contrée de Martin Terrier (33’).

Serhou Guirassy bien cadenassé par les anciens défenseur de Ligue 1 Diego Carlos et Jules Koundé (tout juste remis de sa semaine de confinement après un test positif au coronavirus), seul Jérémy Doku, sur son aile droite, a tenté de porter le danger dans le camp sévillan. C'est là que l'absence des internationaux français Steven Nzonzi et Eduardo Camavinga s'est fait sentir dans l'entrejeu rennais : sans leurs deux repères, les hommes de Julien Stéphan ont manqué de contrôle, de lecture de jeu, et ne sont pas parvenus à s'organiser pour relancer proprement.

"C'est très regrettable et très pénalisant pour nous, on devra s'adapter", avait soufflé Stéphan mardi. "Leur absence est préjudiciable pour toute l'équipe", avait abondé Serhou Guirassy dans la foulée. Et cela n'est pas allé en s'arrangeant pour les rouge et noir : à la 14e, le défenseur central international italien Daniele Rugani doit céder sa place, visiblement touché à la jambe gauche, et est remplacé par Nayef Aguerd. Puis dès le retour des vestiaires, Benjamin Bourigeaud quitte le terrain à son tour de manière prématurée, remplacé par James Léa-Siliki.

Chelsea en vue
L'apprentissage est rude, mais Rennes n'en est qu'à ses balbutiements dans la plus grande ligue européenne... ce qui mène à des approximations, à l'image du capitaine Damien Da Silva, qui a oublié d'échanger son fanion avec son homologue du Séville FC Jesus Navas avant le coup d'envoi. Après un nul lors de la première expérience de l'histoire du club en Ligue des champions contre Krasnodar (1-1) la semaine dernière, Rennes devra encore attendre pour ramener une première victoire historique en C1.

Et ses soucis risquent de se corser à Stamford Bridge contre l'illustre Chelsea, prochain rendez-vous des Rennais en Ligue des champions mercredi. Côté sévillan, Lopetegui peut souffler, après la défaite contre le modeste Eibar (1-0) le week-end dernier en Liga. Mais les reproches adressés à sa formation depuis plusieurs semaines n'ont pas été réparés. Après avoir remporté quatre des six dernières Ligues Europa, Séville devra retrouver l'efficacité offensive qui faisait sa force la saison passée, s'il veut passer le cap au sein de la "grande" coupe d'Europe.

Clément Grenier (milieu de Rennes, défait par Séville 1-0 en Ligue des champions, au micro de Téléfoot): On avait un plan de jeu avec beaucoup de sacrifices et d'efforts défensifs car on savait que c'était une équipe qui a la possession. Ils ont eu beaucoup plus d'occasions que nous, Alfred (Gomis, le gardien) nous a maintenu longtemps dans le match. On les a un peu embêtés en 1re période, après c'est du très haut niveau en face, avec beaucoup d'expérience. On continue d'apprendre et de donner le maximum. On peut être fier de nous ce soir. On est tombé sur une équipe prête pour cette compétition.

Julien Stéphan, entraîneur de Rennes, défait 1-0 par Séville mercredi en Ligue des champions, en conférence de presse : On est en phase d'apprentissage, c'est la première fois qu'on est là. On va apprendre énormément de cette rencontre, évidemment. Alfred (Gomis) a fait un gros match, il nous a permis de rester dans le match longtemps. J'ai quelques regrets sur la manière dont on encaisse le but, c'est dommageable, je pense que cette action-là, on aurait pu mieux la gérer. Il nous a manqué de la maîtrise quand on a récupéré le ballon. Ce qui m'inquiète le plus, c'est les blessures qui s'accumulent. Ce sont des blessures musculaires, Dani (Rugani), Benjamin (Bourigeaud), Eduardo (Camavinga) c'est musculaire... Ca veut dire que les organismes sont déjà fatigués.

Ce mardi, l'UEFA a annoncé la suspension du milieu de terrain de Rennes Steven Nzonzi (31 ans, 7 matchs et 1 but toutes compétitions cette saison) pour le match de Ligue des Champions face au FC Séville mercredi en raison "d'un comportement jugé antisportif à l’issue de la réception de Krasnodar (1-1)". Devant les médias, l'entraîneur du club breton Julien Stéphan a expliqué cette sanction.

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"Pour être très transparent, à l'issue du match, il y a eu un contrôle antidopage. Avec un peu de frustration, Steven a eu un geste d'humeur en shootant dans une bouteille. Pour nous, c'est très pénalisant et très regrettable, mais on devra s'adapter. Ça change un certain nombre de choses", a reconnu le technicien français.

DS 0137aIls s’appellent Anthony Morand, David Poisot, Céline Vervale et sont membres du collectif de sauvegarde de la Prévalaye composé d’habitants de tous les quartiers rennais. Tous trois et leurs soutiens (nombreux) dénoncent le projet d’extension de huit hectares du club rennais (nouveaux terrains, nouvelle restauration…), autour de la Piverdière. “Nous avons appris l’info comme tous les habitants de Rennes par la presse dans le courant de l’année 2019 “, explique David Poisot.
DS 0137bUne fin de non recevoir
Très remontés, les trois Rennais et leurs amis s’opposent aujourd’hui vivement à l’agrandissement. “La ville de Rennes a voté l’état d’urgence climatique en juin 2019”, explique David Poisot. “Nous ne leur avons pas mis un pistolet automatique sur la tempe pour ce vote ! Or ce qui se passe ici dans le cadre de l’aménagement du Stade Rennais est en violation complète des enjeux bioclimatiques et du vœu pris par la mairie ! “

Avec le club de football et la mairie, les membres du collectif n’ont pas eu d’explications. “Nous avons eu aucun contact de la part du Stade Rennais”, peste Céline. “C’est une fin de non-recevoir quasi systématique de la part de la mairie”, ajoute Anthony Morand. Un sentiment partagé par le troisième riverain, David Poisot : “La ville s’est pliée au diktat du Stade Rennais en engageant des négociations secrètes et opaques. C’est tout à fait contraire à son désir de mettre de la démocratie dans ses décisions”

Le retrait pur et simple du projet
En février, les trois riverains ont contacté l’écologiste Matthieu Theurier, aujourd’hui allié de la maire Nathalie Appéré. “Notre liste est contre tout projet d’extension du stade qui dénaturait le site de la Prévalaye », aurait dit le candidat. “Mais on a le sentiment que la composante officiellement écologiste ne s’est pas foncièrement préoccupée de cette extension”, ajoute David Poisot. “Depuis, elle ne s’est d’ailleurs pas encore prononcée sur le sujet.”

Le collectif de sauvegarde de la Prévalaye demande désormais au club breton de retirer son projet d’extension et à Rennes métropole de cesser immédiatement une “négociation inacceptable” au regard des enjeux démocratiques et bioclimatiques rennais. “”Nous n’avons rien contre le Stade rennais. Mais nous sommes désormais déterminés à faire abandonner un projet inique et inepte. Nous en espérons l’annulation. Cette extension est du XXe siècle et non du 21e”, précise Anthony Morand.

Une pétition lancée
Une pétition a été lancée par les opposants au projet (1000 signatures). Le site de la Prévalaye est composé aujourd’hui de l’éco-centre de la Taupinais, des jardins familiaux (une centaine), des terrains des jardins des Mille Pas, d’une écoferme (Perma G’Rennes)… “C’est une zone calme et de ressourcement”, assure David Poisot. « Nous sommes sur des terres agricoles expertisées comme telles par Agrocampus Ouest, il y a quelques années. Celles-ci peuvent tout à fait répondre aux souhaits de la ville d’une agriculture urbaine, durable et paysanne.”

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Toutes les bonnes choses ont une fin. Sauf la galette saucisse, peut-être. En tout cas, le fidèle partenaire de toujours de la FFL, le Stade Rennais, semble vouloir prendre ses distances avec nous. Une idylle que l’on pensait éternelle. Mais on sait bien, les relations fanent parfois avec le temps. La lassitude s’installe. Pourtant, nous avons vécu de belles choses avec le Stade Rennais. Une armoire de trophée quasi-vide, le but de Fauvergue, les désillusions en finale de coupe. Mais un homme semble vouloir couper court à cette histoire. Alors cette missive s’adresse à toi, Julian Stephan. Rends-nous le Stade Rennais.
DS 0136La saison passée du Stade Rennais
Si le Stade Rennais nous a fait plaisir sur la scène européenne (4e de son groupe d’Europa League avec un festival de la lose à Cluj), sur la scène locale, c’est un fiasco complet. Ça commence en dent de scie pourtant. 3 victoires d’affilée pour débuter, puis un retour vers le ventre mou en octobre après un 7e match sans victoire. Et si une rencontre contre Toulouse venait logiquement interrompre cette série, nous ne nous attendions pas au drame qui suivra.
5 victoires d’affilée en L1. Une 3e place à la trêve, qu’ils ne lâcheront plus, malgré le retour en puissance de Lille. Olivier Letang, conscient du drame qui est en train de se passer, quitte le club. Mais cela ne suffira pas, et ils y mettront même la manière en battant Nantes dans des circonstances incroyables.
La défaite contre Saint-Etienne en demi-finale de Coupe de France n’y changera rien. Les Rennais sont en Ligue des Champions. Un coup de poignard dans le dos de notre institution qui n’a toujours pas cicatrisé. Pire encore, via les résultats en Europa League, le Stade Rennais est directement qualifié en phases finales de la prochaine C1. Et là-bas, il ne pourront même pas faire mieux que Marseille et son 0 pointé.

Le joueur à suivre
Pour ponctuer la souffrance de notre rupture, le Stade Rennais s’est offert (en prêt) un champion du monde. Qui a été crucial lors de la finale 2018. Non, ça n’est ni MBappé ni Griezmann, mais NZonzi. Remplaçant à la mi-temps un N’Golo Kanté diminué gastriquement, il a solidifié le milieu de terrain tel du Smecta, et offert à notre nation sa seconde étoile.
Alors, quand le Stade Rennais l’a recruté, nous avons pris un coup dans le casque. C’est un peu comme quand ton ex change de photo de profil juste après la rupture, se remet à poster sur Instagram pour te faire passer des messages subliminaux. Et nous, avec notre Ben & Jerry devant Netflix, nous n’avions plus que nos yeux pour pleurer. Et quand il envoie en Story « Contrat prolongé au Stade Rennais pour 1 an car qualifié en C1!« , bah déprime directe.

Il va nous manquer
Alors oui, il n’est pas parti bien loin. Mais Jérémy Morel, c’était un peu ce qui rattachait le Stade Rennais à cette Ligue 1 qu’on aime. Pas la plus talentueuse, pas la plus technique, mais humble et besogneuse. Bielsa ne disait-il pas de lui que Benjamin Mendy a tout à apprendre de lui ? En tout cas, son message d’adieu nous fait beaucoup de peine : Un projet fait de titres et de remplissage de palmarès, très peu pour nous. Tu as fait le bon choix Jérémy.

Notre pronostic
Il est compliqué de pronostiquer quelque chose. Ne sachant pas si c’est notre raison ou notre cœur qui parle. Encore dans un déni de rupture, nous souhaitons bien évidemment que le Stade Rennais revienne à la raison et à son éternel ADN: la déception, le ventre mou. Mais nous voyons bien tous ces signes. Tous ces regards dérobés. Cette flamme qui ne brille plus dans la galette saucisse. Alors, le cœur espère le ventre mou, mais la raison regarde plus haut.

Julen Lopetegui s'attend à rencontrer une équipe de Rennes très au point, mercredi, en Ligue des Champions.
DS 0135"Vous ne m'avez pas beaucoup interrogé sur Rennes. C'est une grande équipe, une très grande équipe. Ils ont terminé deuxièmes (troisièmes, NDLR), l'année passée. C'est le premier match chez nous contre un très bon adversaire. Ils ont recruté beaucoup de joueurs à l'intersaison, ils vont nous obliger à faire un grand match pour gagner. Il faut bien évidemment respecter l'adversaire", a déclaré le coach breton face à la presse, ce mardi.

Pour rappel, le FC Séville avait fait match nul à Chelsea (0-0), lors de la première journée.

Même si le gouvernement a de nouveau recours au confinement ou étend le couvre-feu, les compétitions professionnelles seront maintenues.
DS 0134Dans l'attente des décisions prises par le président de la République, Emmanuel Macron, pour lutter contre la pandémie de Covid-19, le football professionnel, mais aussi plusieurs autres disciplines s'inquiètent d'un possible arrêt des compétitions, comme la saison dernière. Mais selon nos informations, ce scénario catastrophe n'aura pas lieu. "Il n'y a pas de scénario dans lequel on considèrerait indispensable de devoir interrompre ou suspendre le sport professionnel, indique-t-on à l'Elysée. Le sport professionnel continuera quel que soit le scénario retenu en termes de restrictions et de protocole sanitaire. Dans la diversité des solutions qui existent aujourd'hui pour adapter notre réponse à la situation du virus, aucune ne prévoit, à date, une suspension des activités du sport professionnel. »

"On n'est pas dans le même contexte que la saison dernière [...] On est en situation de pouvoir se confronter à n'importe quel scénario et maintenir une activité."
Un proche du président de la République, Emmanuel Macron

Ce proche du président Macron justifie ainsi cette décision : "On n'est pas dans le même contexte que la saison dernière. On a quand même une expérience aujourd'hui assez élevée et une maturité dans la manière dont doivent se passer les cadres de restrictions. On a aussi une connaissance bien plus forte de la question des contrôles et des tests. On est en situation de pouvoir se confronter à n'importe quel scénario et maintenir une activité. »

La Ligue de football professionnel (LFP) a été tenue informée, oralement, ces dernières heures, de la volonté des pouvoirs publics de maintenir les matches de L1 et de L2 quel que soit le scénario retenu. Même chose pour la Ligue nationale de rugby (LNR). Ces deux disciplines vont poursuivre les compétitions, ce qui leur permettra notamment de prétendre aux droits télé. C'est moins sûr pour les Championnats de basket. La LNB réfléchit à interrompre ses saisons au cas où les annonces d'Emmanuel Macron entraîneraient un huis clos, situation qui n'est pas viable pour les clubs. Reste à savoir si, avec une telle décision, ces derniers pourraient bénéficier des aides gouvernementales, type chômage partiel...

En ce qui concerne la poursuite des compétitions de sport amateur, en revanche, rien n'est sûr. «Les fédérations devront décider en fonction des scénarios sanitaires retenus », conclut-on à l'Élysée. La ministre déléguée aux Sports Roxana Maracineanu, qui a poussé pour le maintien des compétitions professionnelles, souhaite que les jeunes puissent continuer à pratiquer.

A la quête d'un concurrent pouvant prendre la succession de Jesus Navas, Séville et son directeur sportif Monchi auraient jeté leur dévolu sur un jeune élément de Rennes, Brandon Soppy.
ds 0271S'il est un homme qui connaît bien le marché français, c'est bien Monchi, le directeur sportif du Sevilla FC. En effet, l'Espagnol aime le championnat de France et ne cesse de recruter dans l'Hexagone dès que l'occasion se présente. Derniers exemples marquants : Lucas Ocampos à l'Olympique de Marseille et l'excellent défenseur central international Espoirs Jules Koundé, en provenance de Bordeaux.

Réputé pour préparer ses coups bien à l'avance, le dirigeant espagnol a déjà des idées pour venir renforcer les Andalous pour la saison prochaine. Cet été déjà, il cherchait un jeune joueur capable de doubler et de concurrencer, voire de prendre la relève du vieillissant Jesus Navas, l'ancien ailier droit repositionné au poste d'arrière latéral. On a longtemps pensé qu'il essayerait de recruter Bouna Sarr.

Rennes demanderait 8 M€
Sauf que le Marseillais s'est finalement engagé avec le Bayern Munich cet été et cette piste est désormais à écarter. Mais Monchi scrute toujours l'élite française. Selon les informations d'Estadio Deportivo, c'est du côté de la Bretagne et de Rennes, que Séville affronte ce mercredi en C1, plus précisément, qu'il compte bien trouver la perle rare. Il s'agit de Brandon Soppy, le droitier de 18 ans.

Le média régional révèle en plus que le joueur avait déjà tapé dans l'œil de nombreux clubs lors de la participation du SRFC en Youth League et qu'il ne ferait que confirmer tout le bien que Monchi pense de lui au plus haut niveau. Le RB Leipzig était un temps intéressé par le joueur dont le club breton réclame une indemnité de transfert à hauteur de 8 millions d'euros. Une somme relativement jouable pour le Séville de Monchi.

Malgré son refus catégorique d’honorer ses engagements en payant la LFP, Téléfoot continue de diffuser la Ligue 1 comme si de rien était.

ds 0272La situation devrait s’éterniser au minimum jusqu’au mois de décembre, avant que la Ligue de Football Professionnel n’ait réellement les moyens d’agir. Et pour cause, les entreprises sont beaucoup plus protégées en raison de la crise du Covid-19 et la LFP n’a pas le pouvoir de casser aussi facilement que cela le contrat avec Mediapro. Une situation délicate et stressante pour les clubs de Ligue 1, sous perfusion financièrement avec des prêts contractés par l’instance du football français. Ce scénario était malheureusement prévisible selon Denis Balbir, lequel regrette le bon vieux temps de Canal + et de BeInSports qui payaient la Ligue 1 moins chères certes, mais qui honorait leurs engagements financiers…

"Pour moi, l'erreur initiale est d'avoir vendu des droits aussi chers. Quand on a sollicité le premier prêt en se basant sur les droits à venir de Mediapro, la crise sanitaire était déjà entamée. Pourquoi on n'a pas cherché à jouer la sécurité ? Avec Canal+ et beIN Sports, on avait deux diffuseurs. L'un historique avec les reins solides, l'autre qui avait fait ses preuves. On aurait pu s'asseoir sur quelques millions pour vivre plus sereinement par la suite. Les millions que Mediapro ne donnera pas vont devoir être rattrapés par ceux qui suivront... Et on ne parviendra plus à vendre le championnat un milliard. Une somme qu'il ne vaut pas" a lancé le journaliste sur But, avant de conclure. "A mon sens, cette gigantesque erreur vient d'une guerre entre la Ligue et Canal+ qui date de 2018. Les tensions étaient de plus en plus vives. Certains étaient sans doute heureux de voir Canal détrônée. On voit ce que ça donne aujourd'hui. Quand on a la chance d'avoir un diffuseur depuis 1984, avec tous les paramètres de sécurité financier et rédactionnel démontré depuis tant d'années, on aurait quand même pu se poser plus de questions". Un avis que partageront certainement les abonnés de Canal… mais pas uniquement.

Julien Stéphan devrait confirmer le forfait d’Eduardo Camavinga face au FC Séville mercredi en Ligue des champions (21h).
DS 0133En plus de Flavien Tait, le Stade Rennais se présentera demain sans Eduardo Camvinga au stade Sanchez-Pizjuan (21h). Comme hier, le milieu international était absent de la séance d’entraînement du jour. Julien Stéphan devrait confirmer la nouvelle lors de sa conférence de presse à venir. La raison n'est pas sportive, Mohamed Toubache-Ter affirme qu'il s'agit d'une béquille.

Béquille pour Camavinga, première pour Ugochukwu ?
En attendant, le journaliste de Goal Benjamin Quarez assure sur Twitter que l’entraîneur du Stade Rennais devrait faire vivre à Lesley Ugochukwu son premier déplacement en Ligue des champions. Né en 2004, le jeune milieu axial, élancé (1,88m) et prometteur, a l’habitude de briller chez les U19 du club breton.

Après l’annonce de l’absence d’Eduardo Camavinga, c’est au tour de Steven Nzonzi ! Le milieu de terrain français manquera lui aussi le match de Ligue des champions contre le FC Séville mercredi (21 h). Il a été suspendu un match par l’UEFA pour un geste d’humeur lors du contrôle antidopage après le match contre Krasnodar.
ds 0270Julien Stéphan pourrait avoir des maux de tête pour construire son milieu de terrain contre le FC Séville mercredi (21 h). Après Eduardo Camavinga, absent du groupe, c’est Steven Nzonzi, suspendu, qui manquera le 2e match de l’histoire de la Ligue des champions du Stade Rennais.

L’international français a été suspendu un match par l’UEFA pour un comportement jugé antisportif à l’issue de la rencontre contre Krasnodar (1-1), la semaine dernière. Les Rouge et Noir ont publié un communiqué dans la foulée sur leur site internet.

"Steven Nzonzi est suspendu un match par l’UEFA suite à un comportement jugé antisportif à l’issue de la réception de Krasnodar. Cette suspension prend effet immédiatement, peut-on lire dans le communiqué relayé sur les réseaux sociaux du Stade Rennais.

Un coup de pied dans une bouteille
Steven Nzonzi manquera donc les retrouvailles avec son ancien club, le FC Séville, et le stade où il a disputé de nombreux matches sous le maillot andalou, le Ramon Sanchez Pizjuan.

Julien Stéphan est revenu sur cette suspension en conférence de presse, donnant quelques éléments de compréhension. "À l’issue du match contre Krasnodar, il y avait un contrôle antidopage. Il y avait un peu de frustration, et Steven a eu un geste d’humeur en shootant dans une bouteille. Ça lui a valu un match de suspension", a expliqué l’entraîneur rennais Julien Stéphan mardi soir à Séville.

Stéphan : "Regrettable et très pénalisant"
"On a eu la décision en début d’après-midi, juste avant de décoller. C’est très regrettable et très pénalisant pour nous, on devra s’adapter", a ajouté le technicien, précisant que c’est une sanction "définitive, il n’y a aucune chance de le voir sur le terrain demain (mercredi). Ca change des choses. On a d’autres joueurs prêts, disposés à jouer ce match-là. Je vais devoir réfléchir dans la soirée et cette nuit pour prendre la meilleure option possible, pour construire notre match sur la durée", a détaillé Stéphan mardi soir.

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29/08 17h00
SRFC-MHSC
Ligue 1 - Journee : 2

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2 décembre 2020

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