Emmanuel Macron s’entretenait ce mardi matin avec des responsables du monde du sport pour écouter les besoins d’un secteur durement éprouvé par la crise du Covid-19. Le Président a annoncé ce que beaucoup redoutaient : les stades et salles resteront vides jusqu’à la fin de l’année.
DS 0187Le retour des spectateurs dans les stades n’interviendra pas avant le début de l’année 2021 et il devra respecter une jauge qui sera liée à la capacité des stades ou des salles, a affirmé l’Élysée ce mardi, après une rencontre avec des acteurs du sport.

Le retour du public « n’est pas envisageable en décembre » en raison de l’évolution de l’épidémie de Covid-19, a estimé Emmanuel Macron, au cours de cette visioconférence avec le monde sportif. Cette absence de public est préjudiciable pour le sport professionnel, qui connaît des pertes énormes en termes de billetteries et de sponsoring.

Le président du HBC Nantes, Gaël Pelletier, avait été l’un de ceux qui avaient lancé l’alerte en disant : « Si on joue à huis clos, dans quatre mois on est mort ». Depuis des semaines, ils sont nombreux à s’inquiéter de l’avenir du sport en France. Reste à savoir ce que le Gouvernement va proposer aux clubs pour les aider à traverser cette période de crise.

La politique tarifaire outrancière de Mediapro est en train de faire très mal au football tricolore selon un spécialiste.
ds 026850 euros par an. C’est la somme qu’il suffirait de débourser via IPTV pour avoir accès à toute l’offre sportive, football inclus. Un piratage florissant en France avec des souscripteurs par millions comme le dénonce dans les colonnes du Figaro, Pauline Blassel, secrétaire générale de l’Hadopi, qui protège les droits d’auteur. "Actuellement, on estime à près de 3 millions les personnes qui consomment des programmes sportifs illégalement. Ça a considérablement augmenté ces dernières semaines". Si le piratage explose, c’est que l’offre de Mediapro est perçue comme exagérée par les consommateurs. Pour rappel, le prix réclamé par le groupe sino-espagnol pour la chaîne Téléfoot tourne autour de 25 euros par mois rien que pour l Ligue et la Ligue 2, alors que les offres pirates offrent en plus la Ligue des Champions… Différents spécialistes estiment ainsi que cette politique tarifaire outrancière a favorisé la recherche de solutions illégales chez les fans de football.

Dans le podcast officiel de la Ligue 1, le Suédois Petter Hansson était revenu sur ses 3 saisons au Stade Rennais et sur Jimmy Briand qui vient d'atteindre les 100 buts dans le championnat.
DS 0186Signant au Stade Rennais F.C. en 2007, le grand suédois a cumulé 102 matchs de Ligue 1 Uber Eats aidant le club à terminer dans le top 10 à trois reprises. Peter Hansson devient également le capitaine de l’équipe bretonne lors de sa dernière saison et participe à son parcours jusqu’en finale de Coupe de France en 2009.

Une nouvelle expérience
L’ex-international suédois évoluait depuis cinq saisons avec le SC Heerenveen, mais à l’âge de 31 ans il décide de venir jouer en France :"J’ai reçu des conseils de la part de joueurs suédois qui avaient évolué en Ligue 1 Uber Eats et je me sentais à la hauteur d’un nouveau challenge. Je pense que Rennes m’a voulu pour mon expérience, mais aussi pour mes qualités, enfin j’espère [rires]. J’étais le genre de joueur qui communiquait constamment avec mes coéquipiers. Je n’étais pas le meilleur joueur, pas le plus technique, mais j’organisais bien l’équipe et surtout la défense".

"J’étais surpris par la qualité individuelle des joueurs en France"
"On avait des vrais joueurs de qualité et un très bon effectif, même si on n’a pas atteint notre potentiel. La qualité individuelle des joueurs en France est très bonne, j’étais surpris. Je ne pensais pas que la différence entre le championnat néerlandais et la Ligue 1 Uber Eats allait être aussi grande. C’est pour ça qu’à mon arrivée j’ai eu du mal".

Le Stade Rennais F.C est très réputé pour sa formation de jeunes joueurs et à cette époque quelques joueurs établis aujourd’hui commençaient à faire leurs premiers pas en Ligue 1 Uber Eats, Yann Mvila, Stéphane Mbia et Jimmy Briand par exemple."J’ai le souvenir du fait que Rennes exigeait beaucoup de la part de ses jeunes joueurs. Ils devaient déjà être plus musclés, plus athlétique que les joueurs de l’équipe pro. Ils étaient très bons, il y en avait qui faisaient déjà partie de l’équipe type. Jimmy Briand avait été sélectionné chez Les Bleus et je peux dire que c’est l’un des meilleurs joueurs avec lequel j’ai pu jouer dans ma carrière".

"Zlatan avait tout"
Coéquipier international de Zlatan Ibrahimovic avec la Suède pendant plusieurs années, Hansson a aussi expliqué pourquoi le légendaire Zlatan était si bon en Ligue 1 Uber Eats et comment il fallait défendre sur lui :"Il avait beaucoup de puissance physique. Il protégeait la balle en tant que pivot, allait au duel, pouvait prendre la profondeur, il avait tout. C’était très difficile de jouer contre lui, il fallait essayer d’être plus malin que lui. Pour le contrer on pouvait défendre à deux sur lui, on pouvait demander aux milieux de se mettre devant lui, l’empêcher d’avoir la balle, il fallait protéger la profondeur. C’était très compliqué de défendre sur lui. J’ai joué face à lui lorsque je jouais en Suède puis au Pays-Bas également".

Alors qu’elle ne dispose d’aucun contrat fédéral, la TA Rennes, en N3, a été autorisée à s’entraîner grâce à une dérogation accordée par la ville de Rennes. Les présidents des autres clubs de la poule crient à l’iniquité.
DS 0185La nouvelle a fait grand bruit dans le Landerneau du foot breton. Alors qu’il ne dispose d’aucun contrat fédéral, le club bretillien de la TA Rennes, en N3, a été autorisé, en plein confinement, à s’entraîner grâce à une dérogation accordée par la ville de Rennes. "Nous n’avons aucun commentaire à faire", a-t-on répondu du côté de la Ligue. Pourtant, cette décision a généré une profonde incompréhension au sein des autres clubs de la poule, les dirigeants y voyant une profonde iniquité.

Bernard Ségalen (président de Milizac) : "Soit tout le monde, soit personne"
"La question que je me pose est la suivante : pourquoi certains, pourquoi pas nous ?, regrette Bernard Ségalen, le président de Milizac. Je n’irai pas contre les décisions gouvernementales, mais là, des équipes peuvent s’entraîner et il risque d’y avoir un écart physique important lors de la reprise. Attention, je ne jette pas la pierre à la TA, mais j’ai du mal à comprendre ces incohérences alors que Rennes est toujours en zone rouge. C’est soit tout le monde, soit personne".

Un point de vue partagé par l’ensemble de ses homologues. "On doit avoir les mêmes règles, tempête Jérôme Prévost, le président de la GSI Pontivy. Nous n’avons pas fait de demande à la mairie. Comme beaucoup de clubs, même si on trouve cela dommage, on respecte le confinement".
"Vu que plusieurs équipes comme la TA Rennes et les réserves auront plus d’entraînements que nous au moment de la reprise, on en arrive à un championnat complètement biaisé", poursuit Steven Le Plénier, du Stade Pontivyen.

Si ce sentiment fait l’unanimité au sein des clubs dans l’impossibilité de s’entraîner et que plusieurs présidents se sont appelés, aucune action commune n’est pour le moment envisagée. "J’espère seulement que la Fédération et la Ligue nous laisseront un mois entre la reprise des entraînements et le retour à la compétition", glisse Philippe Cousyn, le président lannionnais. Un avis partagé par Guillaume Allanou, qui mise sur une reprise de l’entraînement entre le 15 et le 20 décembre, suivie d’une reprise du N3 mi-janvier. "Cela nous laisserait le temps de refaire une préparation physique de trois-quatre semaines a minima", espère l’entraîneur de la réserve briochine, dont les joueurs n’ont pas non plus le droit de s’entraîner.

D’autres dérogations à venir ?
La décision de la maire de Rennes, proche de Jacques Aubry, le président de la TA, dont le nom était sur sa liste électorale lors des dernières municipales, pourrait-elle créer une brèche ? "On a fait une demande à la mairie de Locminé, reconnaît Hervé Laudic, le président de la Saint-Co. On attend de voir si le maire peut prendre un arrêté nous autorisant à reprendre dans des conditions claires. L’autre point important que je mets en avant, c’est que l’on est encore qualifié en Coupe de France et on risque de reprendre plus tôt que le championnat de N3… Mais on ne connaît pas encore le calendrier qui sera fixé par la Fédération. J’attends de voir".

Même son de cloche du côté de Dinan-Léhon : "Le maire adjoint de Dinan rencontre le préfet des Côtes-d’Armor, mercredi, détaille Serge Lefort, le président du DLFC. Je lui ai demandé de poser la question : pourquoi n’a-t-on pas le droit de s’entraîner alors que la TA, qui est dans le même groupe et qui n’a pas de contrats fédéraux, en a la possibilité ?" Seule certitude pour l’heure, la dérogation accordée à la TA Rennes n’a pas fini de faire du bruit…

Depuis l'explosion des droits TV de la Ligue 1, le marché parallèle explose et le football risque de le payer très longtemps. Les 25 euros de Mediapro auront un prix.
DS 0184La Ligue de Football Professionnel fait de son mieux pour corriger les effets dévastateurs de la position de kamikaze prise par Jaume Roures, dont la société, Mediapro, n’a pas payé l’échéance d’octobre (172ME) des droits TV de la Ligue 1, le patron espagnol ayant déjà fait savoir qu’il en sera de même début décembre. Et tandis que Vincent Labrune a obtenu des crédits pour permettre aux clubs de s’en sortir provisoirement, le prix réclamé par Mediapro pour la chaîne Téléfoot, autour de 25 euros par mois, torpille sur la longue durée la valeur du championnat français. En effet, si le groupe sino-espagnol et la LFP pensaient que les amateurs de football paieraient cette somme en plus de Canal+ pour s’offrir toute la Ligue 1, ils ont eu tort. Non pas que les téléspectateurs se soient détournés de la L1, mais ils ont trouvé des services nettement moins onéreux pour s’offrir la totalité des matchs non seulement de L1 et L2, mais également des champions européens et de la LDC.

Pour cela, direction l’IPTV où moyennant quelques dizaines d’euros par an vous avez accès à toute l’offre sportive, et pas uniquement le football. Bien évidemment c’est illégal, mais les abonnés à ces services se comptent par millions. « Actuellement, on estime à près de 3 millions les personnes qui consomment des programmes sportifs illégalement. Ça a considérablement augmenté ces dernières semaines », précise, dans Le Figaro, Pauline Blassel, la secrétaire générale de l’Hadopi, qui protège les droits d’auteur. Et même si les polices européennes s'activent pour démanteler les réseaux qui commercialisent ces offres, les consommateurs qui auront déboursé 50 euros par an pour du football, n'accepteront plus de débourser le double par mois pour regarder légalement la même chose. A force d'en demander toujours plus, et avec le bug Mediapro, la Ligue 1 risque de pleurer longtemps.

Aujourd’hui journaliste à L’Equipe, Yohann Hautbois, originaire du Pays de la Roche aux Fées, a écrit ses premiers articles à la rédaction du Journal de Vitré.
ds 0319Né à Rennes, et ayant grandi à Brie, près de Janzé, Yohann Hautbois s’est d’abord essayé au football. Au Stade Rennais, puis en sports études à Nantes.

Mais il comprend très vite qu’il n’a pas le niveau pour aller plus loin dans ce sport et se dirige alors vers des études pour devenir journaliste dans le reportage de guerre.

Ainsi, après le lycée Jean-Marie de la Mennais à Retiers, il démarre des études.
D’abord une licence d’Histoire, puis une maîtrise en Sciences politiques à Rennes 1. En parallèle, il écrit ses premières lignes au Journal de Vitré.

Une rencontre décisive à Kaboul
Yohann Hautbois débute en septembre 2000 comme correspondant sur le secteur de Janzé. "ça a été un centre de formation incroyable, grâce à Nicolas Bernard, le rédacteur en chef et Alexandre Boudard. Ils m’ont donné ma chance et m’ont fait confiance. Je leur suis très reconnaissant.":
Nicolas Bernard, avec qui il est resté ami, se souvient d’un correspondant "qui était bleu journalistiquement, mais qui avait très envie de faire ce métier, curieux, persévérant et qui aimait déjà pas mal la photographie".

Après, un stage au journal Le Monde en juin 2001, Yohann est contacté en septembre par Jean-Michel Desaunai pour occuper un poste sur le secteur de Rennes-Cesson-Noyal pour Le Journal de Vitré. Un poste qu’il occupera pendant 10 mois.
Une occasion que ce passionné de foot ne peut refuser. Après une année à enchaîner les piges pour des journaux rennais, Yohann décide en juin 2003 de partir à Kaboul en Afghanistan avec une association humanitaire du Nord de la France.

Entre Coupe du monde et Tour de France
Là-bas, Yohann va faire une rencontre décisive dans les rues de Kaboul.

"J’ai la chance de tomber sur le président de la fédération afghane de football, qui me raconte comment il tente de rebâtir le foot dans ce pays décimé par la guerre. Je passe plusieurs jours avec lui, il m’emmène sur le terrain, et je raconte ce que je vois, je prends des photos. En rentrant en France, c’est grâce à ce reportage que je suis repéré par France Football et L’Equipe qui me font ainsi piger régulièrement."

Yohann s’installe donc à Paris et est embauché à France Football en 2005, puis à L’Equipe en 2008.

"J’ai commencé dans la rubrique foot, où j’ai pu couvrir des événements comme la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud ou encore à Haïti et au Brésil pour la Coupe du Monde féminine 2011. Puis, je suis aussi passé dans la rubrique Extra où là j’ai pu toucher un peu à tous les sports comme le tennis avec Roland-Garros ou encore le cyclisme avec le Tour de France."
Un événement qui ne laisse pas insensible ce passionné de cyclisme, qui n’hésite pas à rentrer en Bretagne à vélo pour ses vacances d’été.

Depuis 2015, le journaliste breton est revenu dans la rubrique foot du principal quotidien sportif français.

En parallèle, il travaille aussi pour un éditeur, pour lequel il écrit notamment chaque année depuis trois ans 50 stars de la saison de football international, ou co-écrit la biographie de l’internationale française Wendie Renard.

Des projets éditoriaux
Et puis, en 2019, ce supporter du Stade Rennais, raconte dans un livre l’incroyable saison de l’équipe bretonne en relatant son épopée européenne et sa victoire en Coupe de France.

Un domaine de l’édition dans lequel il s’épanouit. "Je prends beaucoup de plaisir à écrire des livres", comme dans celui de la photographie, une autre grande passion du reporter.
Qui sait, peut-être un jour, pourrons nous observer une exposition de ses photos à Vitré ?

À l'origine de 48 000 décès en France chaque année, la pollution atmosphérique pourrait particulièrement impacter la santé des footballeurs, qui inhalent beaucoup de polluants puisqu'ils jouent souvent dans des stades situés près des axes routiers.
DS 0183"Il est plus que jamais nécessaire de protéger les joueurs. Nous devons prendre soin d'eux et les préserver contre les risques auxquels ils sont exposés." Pendant la première vague de Covid-19, Sylvain Kastendeuch, le coprésident de l'UNFP, avait délivré un message clair. La santé des joueurs doit passer avant tout le reste. Une prise de position forte qui vient se confronter, plus que jamais, à la réalité. Depuis la parution de sa tribune dans Le Monde, le 20 avril, nombre de joueurs ont été contaminés par le virus. Aucun n'a développé de forme grave, à l'exception de Junior Sambia. Admis en réanimation en avril dernier, le Montpelliérain de 24 ans a rapidement retrouvé l'intégralité de ses moyens physiques et enchaîne les matches depuis le début de la saison.

La deuxième vague est là, le Championnat se poursuit, mais une autre menace, plus sournoise, plane sur la santé des joueurs : la qualité de l'air. Car celui qu'ils respirent est loin d'être sain. Il est même tellement médiocre que notre pays a de nouveau été condamné le 30 octobre dernier, par la Cour de justice européenne, pour non-respect de sa qualité dans une douzaine d'agglomérations, notamment Paris, Marseille, Lyon, Nice, Strasbourg, Montpellier ou encore Reims (Toulouse, Grenoble, Clermont-Ferrand, Toulon et la vallée de l'Arve, au pied du mont Blanc, sont les autres zones concernées). Autant de villes qui comptent des clubs de Ligue 1.

Tous les joueurs de notre Championnat ont été exposés à une forte pollution atmosphérique et ils en ont absorbé beaucoup plus que le commun des mortels. "Plus on fait d'exercice, plus on inhale d'air, donc plus on absorbe de polluants", explique Gilles Dixsaut, médecin et président de la Fondation du souffle. "Durant un exercice intense, les athlètes peuvent respirer plus de 6 000 litres par heure. C'est six fois plus que pendant un exercice léger, celui d'un sportif amateur, et c'est jusqu'à douze fois plus qu'au repos. Un sportif inhale donc douze fois plus de polluants qu'un citadin lambda", détaille Rachel Nadif, responsable de l'équipe d'épidémiologie respiratoire intégrative à l'INSERM, qui effectue des recherches sur le lien entre la qualité de l'air et la santé des athlètes.

Ces polluants pénètrent directement dans le corps des footballeurs, puisqu'ils respirent par la bouche et ne bénéficient pas de la protection - relative - de leurs filtres nasaux. Pêle-mêle, ils inhalent de l'ozone, du dioxyde d'azote, des particules fines (PM10, PM2.5) et ultrafines (PM 0.1), dont le diamètre est inférieur à 10, 2,5 et 0,1 micromètres (millièmes de millimètre). À titre de comparaison, un cheveu humain est environ 20 fois plus gros qu'une particule PM2,5.

Dans ce cocktail, ces dernières particules, formées principalement par le trafic routier, sont les plus problématiques. "Plus elles sont fines, plus elles vont descendre profondément dans l'arbre bronchique, jusqu'à passer dans la circulation sanguine", éclaire Rachel Nadif. Elles sont particulièrement présentes dans les stades de Ligue 1 situés à quelques mètres d'axes routiers à très fort trafic pour en faciliter l'accès : des périphériques (Rennes, Nantes et Paris), des routes nationales (Dijon, Montpellier et Lille) et des autoroutes (c'est le cas de 12 stades, dont Lyon, Nîmes ou de nouveau Lille). "C'est une ânerie de les avoir construits à ces endroits, peste le Dr Dixsaut. On met en danger la santé des joueurs." Même si, reconnaît-il, "à l'époque de la construction de certains stades, on ne connaissait pas les risques liés à la pollution atmosphérique".

"Inhaler des polluants à doses trop importantes, de manière fréquente et régulière, a des incidences sur la santé. Ça a été démontré", avance Rachel Nadif. Et comme les footballeurs en absorbent plus que les autres, ils sont davantage à risques. Pascal Andujar, professeur des universités et praticien hospitalier, les énumère : "Il y a des risques de survenue ou d'aggravation de maladies respiratoires, telles que les asthmes, la bronchopneumopathie chronique obstructive, mais aussi des pathologies cardio-vasculaires, des accidents vasculaires cérébraux ou infarctus du myocarde, et le cancer du poumon." Autant de maladies qui augmentent le risque de développer des formes graves du Covid-19.

Une étude publiée fin octobre par la revue Cardiovascular Research démontre d'ailleurs que la pollution de l'air est un facteur important et aggravant de comorbidité. "Des questions commencent à se poser pour des maladies neurodégénératives", ajoute Andujar. "La pollution de l'air peut aussi être à l'origine de démences, de type Alzheimer, acquiesce le Dr Dixsaut. Mais aussi de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), connue sous le nom de maladie de Charcot. C'est un gros problème chez les sportifs de haut niveau, notamment en Italie."

Cette maladie neurologique, qui entraîne une paralysie progressive du corps, a tué plusieurs dizaines d'anciens joueurs de Serie A. Pietro Anastasi, un des plus grands buteurs de l'histoire de la Juventus, en a été victime en début d'année. Pour le médecin, "il y a probablement un lien avec l'exposition à la pollution générée par le trafic de l'autoroute situé à côté de l'ancien stade de la Juve. On ne peut pas faire de relation de causalité étant donné qu'il n'y a pas eu d'étude, mais la relation parait logique." Une théorie pour l'instant impossible à confirmer.

En revanche, une étude réalisée par Santé publique France estime que la pollution de l'air est responsable de 48 000 décès prématurés en France chaque année. Ce mauvais air réduit également l'espérance de vie. La baisse est de l'ordre de 15 mois en moyenne dans les zones urbaines de plus de 100 000 habitants, soit toutes les villes où sont basés les clubs de notre Championnat.

Parmi les stades à l'air particulièrement nocif, ceux de Paris et Marseille ont déjà été pointés du doigt. Le 18 septembre 2019, soir de PSG - Real Madrid (3-0), le taux de microparticules à proximité du Parc des Princes avait été mesuré par l'association Airparif : il était de 16,3 g/m3. Soit plus que la valeur recommandée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui est de 10 g/m3. En 2018, Greenpeace avait également effectué des mesures dans des stades municipaux à Paris, Marseille et Lyon, et avait trouvé le taux assez démentiel de 109,9 g/m3 de dioxyde d'azote dans la ville de l'OM. Près de trois fois le taux préconisé par l'OMS (40 g/m3) !

Étant donné que l'OMS a préconisé ces taux, ne serait-il pas logique de les respecter pour jouer au foot ? "Le problème, c'est qu'on ne sait pas quel seuil considérer pour la pratique du sport", répond Gilles Foret, physico-chimiste de l'atmosphère. "Il n'y a pas de valeur en dessous de laquelle il n'y a aucun risque", complète Gilles Dixsaut, avant d'ajouter : "Il est plus facile de se protéger de ce coronavirus avec des moyens appropriés que de la pollution atmosphérique contre laquelle il n'existe aucune possibilité claire de protection."

Alors que le Championnat a repris avec d'extrêmes précautions pour limiter les contaminations au Covid-19, il n'existe aucun point de règlement consacré à la qualité de l'air dans les règlements de la LFP. Aucun match n'a été reporté à cause d'un pic de pollution.

Ce danger est pourtant suffisamment pris au sérieux, notamment par l'IAAF, la Fédération mondiale d'athlétisme, qui a installé des capteurs dans tous ses stades. Concernant le foot, une solution serait de limiter la circulation routière autour des enceintes : selon le ministère de la Transition écologique, le trafic routier est à lui seul responsable de 57 % des émissions d'oxyde d'azote et d'une part significative des émissions directes de particules fines. "Ce serait efficace en hiver ou au printemps, où l'on trouve les taux de particules les plus élevés, estime Gilles Foret. Mais ce serait inefficace l'été, lorsque le polluant principal est l'ozone." La seule solution serait donc de réduire les émissions à la source. "Il faudrait non seulement diminuer la circulation mais aussi rendre les véhicules plus propres", résume Gilles Foret.

De la théorie à la pratique, le premier confinement est passé par là. En Île-de-France, les concentrations de particules ultrafines ont baissé de 50 %. Du jamais vu en quarante ans. Les niveaux d'oxyde d'azote ont également diminué partout en France, a dévoilé l'AASQA, le réseau des associations qui, chaque jour, surveille, mesure et informe sur la qualité de l'air. Une baisse de 75 % à Nantes, 73 % à Paris ou encore 69 % à Marseille, ce qui aurait évité 1 230 morts dans notre pays, selon le Centre for Research on Energy and Clean Air. Depuis la fin du premier confinement, la reprise progressive du trafic a conduit à une remontée des quantités de polluants à des niveaux équivalents à 80 % des émissions observées auparavant.

L'amélioration de la qualité de l'air profiterait à l'ensemble de la société, et donc en premier lieu aux footballeurs. Le gouvernement a d'ailleurs récemment promis la création d'une dizaine de zones à faibles émissions d'ici à 2021. Et a annoncé le renforcement du dispositif de surveillance en y intégrant les pesticides, que l'on retrouve dans toutes les pelouses des terrains de foot et qui présenteraient également des dangers pour la santé. Pour les footballeurs, les risques du métier sont peut-être bien plus élevés que ce qu'ils imaginent.

Pourtant convoqué par Roberto Martinez, Jérémy Doku est encore absent de la feuille de match face à l'Angleterre.
DS 0182Jérémy Doku n'entrera pas en jeu ce dimanche avec la Belgique. Comme face à la Suisse en match amical mercredi (2-1), le joueur du Stade Rennais est encore absent de la feuille de match. Aucune motivation n'a été donnée pour le moment, pour le joueur qui est bien présent avec le groupe belge pour ce nouveau rassemblement.

Le nom du laboratoire Pfizer a fait le tour du monde ces derniers jours, après l'annonce faite par le groupe d'avancées dans le test d'un vaccin "efficace à 90%" selon l'entreprise. Longtemps, le nom de Pfizer a été associé en Bretagne à celui du Stade Rennais. On vous explique pourquoi.
DS 0181aPendant onze saisons, de 1982/1983 à 1992/1993, le nom du laboratoire Pfizer s'est affiché en toutes lettres sur le maillot du Stade Rennais. Mais les relations entre le groupe pharmaceutique et le club allaient bien au-delà d'un simple sponsoring maillot. Explications.

Pourquoi Pfizer a choisi de sponsoriser le Stade Rennais
Au début des années 1980, Pfizer développe via sa branche vétérinaire le Mecadox, un médicament animal à destination principale des porcs. La Bretagne étant une très grande région d'élevage porcin, Pfizer choisit donc de sponsoriser le Stade Rennais, pour augmenter sa visibilité dans la région. D'ailleurs, jusqu'en 1989/1990, c'est Pfizer Mecadox qui s'inscrit sur le maillot rennais, avant que la mention Mecadox ne disparaisse sur les trois dernières saisons du partenariat. "Je me rappelle qu'on invitait 400 à 500 personnes par match, toutes issues du monde agricole. Ce n'était pas un hasard, c'était parce qu'on était en Bretagne, parce que le monde porcin se développait. D'ailleurs au début sur les maillots c'était la mention Mecadox qui apparaissait avant Pfizer" témoigne Georges Bartel, ancien directeur commercial du Stade Rennais recruté en 1989 et témoin de cette époque.
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Des liens très étroits entre Pfizer et le club
Sponsor principal, à une époque où la mairie était actionnaire majoritaire du Stade Rennais avant l'arrivée des Pinault, Pfizer a même poussé son influence jusqu'à obtenir la nomination à la tête du club de Jean-Raphaël Soucaret, qui n'était ni plus ni moins que le président de Pfizer France. Il effectuera deux mandats à la tête du club entre 1987 et 1990. Entraîneur adjoint du Stade Rennais sous sa présidence, Jean-Marc Mézenge garde un bon souvenir de M. Soucaret : "C'était un homme avec beaucoup d'élégance, beaucoup de culture. C'était un chef d'entreprise de très haut niveau. Il défendait les intérêts de Pfizer, quelquefois ça pouvait paraître incohérent au regard de l'importance de la mairie dans le capital du club, mais il était toujours à l'écoute du sportif. Il avait beaucoup d'affection pour l'entraîneur Raymond Kéruzoré. Il nous laissait travailler, il n'était pas du tout interventionniste."
DS 0181dMalgré le départ de Jean-Raphaël Soucaret à la fin de l'année 1990, remplacé par René Ruello, Pfizer restera sponsor maillot jusqu'en 1992-1993. Le président de Pfizer France tentera même un retour au club quelques mois après son éviction, sans succès. Il évoquait son possible retour dans cette interview à Ouest-France :
DS 0181ePfizer perdra son influence au Stade Rennais dès l'arrivée du Groupe Pinault, en 1993 comme sponsor maillot, puis comme actionnaire principal en 1998.

Le coach du Stade Rennais, Julien Stéphan, a décidé de soumettre son effectif à un effort intensif durant la trêve internationale afin de revenir plus fort en Ligue 1 et en compétition européenne.
ds 0267"Dans une saison, ça n’arrive pas souvent de ne pas jouer sur une période comme celle-ci, surtout avec notre calendrier, concède Del Castillo. L’an dernier déjà, nous avions à peu près ce même rythme à la même période. Il faut gérer ce temps-là et s'adapter, mais nous ne sommes pas dépaysés puisque les séances sont intenses et peuvent se rapprocher des efforts que l’on fournit en match. Tout est fait pour ne pas perdre la cadence.", a indiqué le coach des Bretons.

L’international néerlandais n’est resté qu’un an en France et pourtant il a marqué les esprits de ceux qui ont eu la chance de le voir évoluer sur les bords de Vilaine. Avant le déplacement des Rouge et Noir à Londres, Mario Melchiot, ancien défenseur de Chelsea où il a joué 164 matchs, revient sur son passage en Bretagne.
DS 0180Mario, pourquoi avez-vous choisi de jouer au Stade Rennais F.C il y a 14 ans ? Un choix qui a pu paraître étonnant à l’époque.
Je voulais venir en France car, en tant que joueur, j’étais un grand fan de Zinédine Zidane.
Au début de ma carrière, j’ai joué contre lui quand j’étais à l’Ajax en demi-finale de la Ligue des Champions. Grâce à des relations que j’avais en France, j’ai eu l’opportunité de découvrir ce championnat. Je savais que le football français, c’était du très haut niveau physiquement et tactiquement. Je voulais montrer à certaines personnes de quoi j’étais capable dans un nouveau championnat. En quatre ou cinq mois, j’ai prouvé et d’autres clubs français me sollicitaient déjà.

"j’ai aimé la chaleur qu'il y avait dans le club"
Que retenez-vous de votre passage à Rennes ?
Ce sont des souvenirs d’équipe que je garde. J’ai eu la chance de jouer avec ce groupe et il y a deux joueurs clés qui m’ont vraiment fait sentir chez moi. Bruno Cheyrou et Jacques Faty. Ils ont pris soin de moi. J’ai joué contre Bruno quand il était à Liverpool. Jacques m’a aidé à trouver une maison, il venait me chercher pour aller à l’entraînement. Il m’a même aidé à porter un frigidaire chez moi. Ça te montre la valeur des personnes. Je discute encore avec eux aujourd’hui.

Quand je suis venu à Rennes, j’ai aimé la chaleur qu'il y avait dans le club. On s’occupait bien de nous. On nous faisait sentir que l’on était au bon endroit. Au Stade Rennais F.C., on m’a traité comme un membre de la famille.

Votre transfert à Rennes a été une grande réussite. Vous étiez l’un des meilleurs défenseurs du championnat…
Le succès, c’est la détermination. Lorsque les entraînements commençaient à 9h du matin, à 7h j’allais faire un footing avant les séances. Personne ne le savait dans le vestiaire. J’avais 30 ans et je voulais m’assurer d’avoir la même condition physique que les autres joueurs de l’équipe et ensuite apporter mes qualités de footballeur.

Vous aussi très vite devenu un cadre malgré la barrière de la langue…
Beaucoup de joueurs dans l’équipe étaient intéressés par le football anglais. J’ai eu la chance d’y jouer longtemps. Ça nous faisait un sujet de conversation. On est devenu proche dans le vestiaire et on se motivait les uns les autres. Pierre Dréossi m’a dit un jour où nous avions des difficultés en championnat : "Parle aux joueurs ! Je suis sûr qu’ils vont t’écouter et te suivre". Il voulait que je transmette certains messages. À partir de ce moment, l’objectif était d’apprendre le français le plus vite possible.

On vous voit parfois commenter l’actualité du club sur les réseaux sociaux. Vous vous êtes attaché au club ?
Quand les gens vous accueillent bien, vous ne pouvez que garder de bons souvenirs. Je me rappelle du jour où le propriétaire du club Monsieur François Pinault est venu me voir et m’a remercié d’avoir rejoint le club. Il a été très classe.

Vous imaginiez à l’époque un tel destin pour les Rouge et Noir ?
Lors de ma saison à Rennes, on jouait pour la 3e place. Je ne suis pas surpris. C’est un bon club qui forme de grands joueurs. De l’intérieur, ça a toujours très bien travaillé. Ce que j’aime avec ce club, c’est qu’il ne fait pas de bruit mais il est capable de réaliser des choses dingues. Il y a beaucoup de qualité, du goal jusqu’aux attaquants.

Quelles seront les chances du Stade Rennais F.C. à Londres mercredi ?
Le Stade Rennais F.C. est très bon techniquement, également dans les transitions. C’est un des points forts en France. Quand l’équipe gagne le ballon, il le remonte très vite. Si Chelsea joue compact, ce sera un match très rugueux pour Rennes. Si Chelsea ouvre les espaces quand il attaque et que le Stade Rennais est bien organisé, il y aura des opportunités. Il faudra défendre en équipe. Chelsea part favori mais ce n’est pas grave. Si les Rennais y croient, se battent et s’organisent bien pour boucher les espaces et resserrer les lignes, ce sera aussi difficile pour Chelsea. Il faudra bien jouer les contre-attaques.

Que représente Chelsea pour vous ?
Comme Rennes, c’est l’un des meilleurs choix de ma carrière.
"la pression est sur Chelsea"
Quel est leur potentiel ?
Ils ont dépensé beaucoup d’argent pour en arriver là mais c’est aussi un club qui sait former les jeunes pour le haut niveau. Ça apporte de la concurrence. Ils essaient aujourd’hui de reconstruire l’équipe. Ils peuvent faire de grandes choses. Chelsea est le plus gros nom du groupe E. Ils n’ont pas remporté de trophée la saison dernière. Avec leurs ambitions, ils doivent finir premiers du groupe. Ils ont beaucoup d’expérience européenne, le club plus que l’équipe. Dans ce groupe, il n’y a pas d’équipe qui a une plus grande expérience en Ligue des Champions, la pression est sur eux.

Lors de votre saison à Rennes, Romain Danzé faisait ses débuts avec l’équipe première. Vous vous souvenez de ces premiers pas ?
Bien sûr ! Il était timide au début mais il faisait des efforts. Il s’entendait bien avec tous les joueurs. Quand tu commences, tu es réservé et tu ne parles pas beaucoup mais il s’est affirmé sur le terrain et a montré ses qualités. J’ai beaucoup aimé sa progression dans la saison. Il a beaucoup travaillé. Sa carrière a été extraordinaire. Peu de joueurs peuvent dire qu’ils ont joué au haut niveau avec le même club.

Que faites-vous désormais ?
Je suis producteur de télévision et créateur de documentaires et de jeux télévisés. Je commente aussi des matchs de football. Je vis à Los Angeles.

Tandis que le Stade Rennais se prépare à la réception de Bordeaux (vendredi 20 novembre) durant cette trêve internationale, Faitout Maouassa et M’Baye Niang ont effectué leur retour à l’entraînement collectif.
DS 0179Après deux défaites 0-3 à Chelsea en Ligue des champions puis Paris en Ligue 1, le Stade Rennais profite de la trêve internationale pour travailler en vue de la réception de Bordeaux, vendredi 20 novembre.

Niang opérationnel plus rapidement
Privé de plusieurs internationaux partis en sélection, le staff professionnel du Stade Rennais a néanmoins enregistré les retours de Faitout Maouassa et M’Baye Niang aux séances d’entraînement collectif. Le latéral gauche a un temps de retard sur l’attaquant, qui n’a cessé de travailler en individuel depuis le début de saison, alors que l’ancien Nancéien était tenu écarté des pelouses à cause d’une blessure. L’international sénégalais devrait donc logiquement être opérationnel plus rapidement.

Si une majorité du football amateur est à l'arrêt, l'AGL Drapeau Fougères compte une nouvelle arrivée pour renforcer son groupe N3 !
DS 0178Serial buteur au Stade Brestois en catégories jeunes avec plusieurs doublés consécutifs, Assadillahi Ahamada a également fréquenté les rangs du CPB Bréquigny en U17 DH ainsi que celles du CPB Blosne au tout début de sa formation. Rennais d’origine, l’ancien meneur de jeu brestois (21 ans) a également porté les couleurs du Stade Rennais pendant sa formation (2009 – 2014). Appelé en février 2018 pour honorer les couleurs de l’Equipe de France en U19, il intégrait le groupe professionnel et participait aux entraînements du Stade Brestois en compagnie de six autres pousses : Hianga M’Bock, Rafiki Saïd, Félix Menn, Eric Bocat, Idrissa Dioh et le gardien Titouan Guéguen c’est assurément un renfort de poids pour la N3 de l’AGL Drapeau Fougères alors qu’il arrive libre dans le groupe de Pierre-Yves David !

Le président de la LFP pousse l'idée d'une réduction de l'élite française à dix-huit équipes. Quelles sont les intentions derrière ce projet?
DS 0177L'idée ressort des tiroirs à intervalles réguliers, mais la crise lui donne plus de consistance: faut-il, comme le souhaite le nouveau président de la LFP Vincent Labrune, prêt à "ouvrir le débat", réduire le championnat de France à dix-huit clubs?

La principale justification avancée pour cette réforme est la recherche d'une amélioration de la "compétitivité" des clubs français. On pourrait entendre ce terme au sens sportif (resserrer l'élite pour en hausser le niveau), mais il résonne surtout au sens économique.

Car les motivations premières sont plus prosaïques, et ce sont essentiellement celles des gros clubs: moins de parts, c'est plus de gâteau pour chacun. D'autant que ce rétrécissement s'accompagnerait d'une diminution du nombre de relégations – probablement à deux, et pas forcément directes.

Un leitmotiv des réformateurs est en effet de "rassurer les investisseurs", qui hésitent en raison du risque sportif, en l'occurrence celui d'une relégation. Vieille contradiction entre la logique économique et la logique sportive, qui a conduit à une constante réduction de l'incertitude des résultats.

Une Ligue 1 à dix-huit clubs figurait dans notre Manifeste de 2003 (avec la suppression de la Coupe de la Ligue), mais notre souci premier était de réduire l'épuisement des joueurs, les risques de dopage et la saturation des calendriers et des écrans.

Et puis, nous imaginions quatre accessions-relégations pour créer une dynamique entre les deux échelons, favoriser les projets sportifs ambitieux et éviter qu'une descente en Ligue 2 ne soit un désastre. Tout le contraire d'un programme consistant à sécuriser les maintiens dans l'élite.

Même si Vincent Labrune admet une surabondance de matches et de compétitions en Europe et prétend vouloir "retrouver de l'incertitude", son "en même temps" très macroniste laisse peu de doutes: il faut "faire passer un cap aux plus gros clubs" et "en même temps, il faut chercher à renforcer les plus petits".

Sur le plan sportif, au-delà de meilleures conditions de récupération et de préparation, une Ligue 1 à dix-huit présente en théorie quelques avantages: une hausse du niveau moyen, un ventre mou amoindri, plus d'adversité pour les meilleures équipes. Mais, dans ces années 2020, c'est surtout un projet politique.

Dans le package qui se dessine, il y a en effet "la création d'une filiale commerciale qui gère directement les droits de nos championnats" (sur le modèle de la Premier League), et la volonté de donner encore plus de pouvoir aux clubs puissants (sur le modèle du Project Big Picture de la Premier League).

Didier Deschamps en a résumé la philosophie: "Ça va dans le sens de l'élite". Il soutient le projet, peut-être contre son camp: le grand chambardement des calendriers qui s'annonce a une victime déjà désignée, le football de sélections.

La Ligue 1 à dix-huit serait une bonne idée dans un autre contexte. Dans celui-ci, a-t-elle une chance de servir l'intérêt collectif plutôt que des intérêts particuliers?

Les comptes du propriétaire de la chaîne Téléfoot montrent que Mediapro a réalisé 188 millions d'euros de bénéfices en 2019. Depuis, la crise sanitaire a frappé et le groupe a cessé ses versements à la LFP.
DS 0176Mediapro, le principal diffuseur du football français, sortait d'une année positive avant de rencontrer ses difficultés financières actuelles, d'après les derniers chiffres déposés au registre du commerce espagnol, et rapportés par le quotidien El Pais. En 2019, le propriétaire de la chaîne Téléfoot, qui, en octobre, n'a pas payé son échéance à la Ligue de football professionnel (LFP), soit 172 millions d'euros, avait enregistré une hausse de 45% de ses bénéfices (188 millions d'euros après impôts). Un résultat obtenu notamment grâce à son contrat de commercialisation des droits de la Liga à l'étranger (4,48 milliards sur 5 ans) et en Espagne.

En France, Mediapro s'est placé sous la protection du tribunal de commerce, en essayant parallèlement de renégocier à la baisse son contrat avec la LFP (780 millions d'euros par saison pour la Ligue 1). Nommé par le tribunal de commerce de Nanterre, un conciliateur espère trouver un accord entre les parties le 7 décembre. Initialement, le groupe sino-espagnol devait verser 152,5 millions d'euros lors de l'échéance suivante, prévue début décembre.

Un autre bras de fer avec la Serie A
Malgré ces bons résultats, tempérés par une baisse de 19% du chiffre d'affaires de Mediapro en 2019 (1,2 milliard d'euros), la note évaluant la fiabilité financière de Joye Media SL, propriété du fonds chinois Orient Hontai Capital, a été dégradée plusieurs fois d'affilée par l'agence de notation Moody's, passant de « B3 » à « Caa1 » (un « très haut risque ») en octobre, après le refus de Téléfoot de payer son échéance à la LFP. En conflit financier avec la LFP en France, Mediapro dispute aussi un bras de fer avec la Serie A, à laquelle elle réclame 52 millions d'euros après l'annulation d'un contrat de diffusion en 2018, selon La Informacion.

DS 0175

  • Stade Rennais FC – Adrien Hunou
  • Stade Rennais FC – James Léa Siliki
  • Stade Rennais FC – Gerzino Nyamsi
  • Stade Rennais FC – Yann Gboho
  • Stade Rennais FC – Georginio Rutter
  • Stade Rennais FC – Eduardo Camavinga
  • Stade Rennais FC – Pépé Bonet
  • Stade Rennais FC – Adrien Truffert
  • Stade Rennais FC – Brandon Soppy
  • Everton FC – Abdoulaye Doucouré
  • Fulham FC – Maxime Le Marchand
  • FC Barcelona – Ousmane Dembélé
  • Granada CF – Dimitri Foulquier
  • Sevilla FC – Joris Gnagnon
  • AS Monaco – Sofiane Diop
  • Dijon FCO – Sacha Boey
  • FC Girondins de Bordeaux – Jimmy Briand
  • FC Lorient – Sylvain Marveaux
  • FC Lorient – Fabien Lemoine
  • FC Lorient – Pierre-Yves Hamel
  • FC Lorient – Armand Laurienté
  • FC Metz – Vincent Pajot
  • Montpellier Hérault SC – Damien Le Tallec
  • OGC Nice – Alexis Trouillet
  • SSC Napoli – Tiemoué Bakayoko
  • Royal Antwerp FC – Jérémy Gélin
  • PFK Beroe Stara Zagora – Steve Furtado
  • GNK Dinamo Zagreb – Kévin Théophile-Catherine
  • Aalborg BK – Timothé Nkada
  • Olympiacos FC – Yann M’Vila
  • PAS Lamia 1964 – Devis Epassy
  • Vitória SC Guimarães – Nicolas Janvier
  • Vitória SC Guimarães – Denis Poha
  • SC Astra Giurgiu – George Merloi
  • FC Lausanne-Sport – Lucas da Cunha

L’UEFA a sanctionné le Stade Rennais pour non-respect du protocole sanitaire lors de la réception de Krasnodar au Roazhon Park. Le club breton a reçu une amende globale de 32 000 €.
DS 0174La commission de discipline de l’instance européenne a infligé au Stade Rennais une amende globale de 32 000 €, dont 10 000 € pour "violation du protocole sanitaire" à l’occasion de la réception de Krasnodar (1-1), le 20 octobre, match auquel 5 000 spectateurs avaient assisté malgré la pandémie de Covid-19.

Le club est sanctionné notamment pour ne pas avoir fait respecter "la distanciation sociale" parmi les spectateurs.

L’UEFA aurait entamé des discussions avec la Fédération anglaise de football pour l’organisation du tournoi du 11 juin au 11 juillet.
DS 0173L’UEFA n’a pas caché il y a un mois qu’elle travaille sur plusieurs scénarios pour l’organisation de l’Euro l’été prochain alors que la crise sanitaire se poursuit. Même si le président de l’instance européenne Aleksander Ceferin s’affiche confiant sur le maintien du format à 12 pays hôtes, d’autres pistes seraient à l’étude qui engageraient moins de pays voire un seul. Récemment, le quotidien français Le Parisien évoquait l’option de la Russie, qui vient tout juste d’organiser la Coupe du monde en 2018. On apprend désormais qu’un autre pays pourrait se présenter comme seul organisateur.

Le Daily Mail révèle en effet que l’UEFA aurait entamé des discussions avec la Fédération anglaise afin d’accueillir l’entièreté du tournoi au Royaume-Uni du 11 juin au 11 juillet. Dans le format actuel, le pays est déjà le théâtre de onze rencontres entre Wembley en Angleterre et Hampden Park en Écosse, avec notamment les demi-finales et la finale prévues à Londres.

En plus d’un potentiel changement de format, la question des supporters n’est toujours pas tranchée. L’UEFA réfléchit aussi bien à des stades vides qu’à une occupation à 30 %, 50 % ou encore 70 %. La Fédération anglaise est quant à elle plutôt confiante sur la présence des fans en tribunes, se penchant sur un protocole qui verrait la tenue de tests massifs autour des stades.

Le vendredi 27 novembre, le Stade Rennais accueillera le RC Strasbourg au Roazhon Park. Si les Alsaciens s'inclinent en Bretagne, Thierry Laurey pourrait être démis de ses fonctions.
DS 0172La trêve internationale est arrivée au bon moment pour le Stade Rennais, qui a enchaîné les déconvenues juste avant. De Chelsea à Paris, les Rouge et Noir ont encaissé deux 0-3 en quatre jours ayant mis en valeur leurs faiblesses du moment. La coupure de deux semaines va permettre de soigner les organismes autant que les têtes et de repartir du bon pied.

Laurey sur un siège éjectable
En plus, la reprise du championnat se fera en douceur avec deux rencontres face à des adversaires prenables, contre les Girondins de Bordeaux à domicile le 20 novembre et le RC Strasbourg à la Meinau une semaine plus tard. Cette dernière partie pourrait d'ailleurs être fatale à l'entraîneur alsacien, Thierry Laurey. En effet, d'après L'Equipe, même si les dirigeants du RCSA n'ont fixé aucun ultimatum à leur coach, les deux prochains matches pourraient être décisifs.

Avant-dernier du classement avec 6 points, Strasbourg affiche de grosses carences dans le jeu. L'Equipe croit savoir que de nouvelles défaites à Montpellier et donc face à Rennes, sans esprit de révolte, pourraient être fatales à Laurey, en poste depuis quatre ans. Julien Stéphan à l'origine du renvoi d'un confrère, ça pourrait devenir une réalité…

Dans l’incapacité d’honorer ses engagements et de payer à la Ligue de Football Professionnel les droits télévisuels, Mediapro met le foot français dans l'embarras.
DS 0171Et pour cause, en pleine crise du Covid-19, les clubs de Ligue 1 et de Ligue 2 n’avaient pas besoin d’un diffuseur principal mauvais payeur. C’est pourtant le cas avec Mediapro, qui n’a toujours pas versé un centime à la Ligue de Football Professionnel pour la diffusion de huit matchs de L1 et huit matchs de L2 par journée depuis la fin du mois d’août. Début octobre, le groupe sino-espagnol n’a pas honoré le paiement de sa première traite, et en fera de même en décembre. Interrogé à ce sujet sur les ondes de RMC, Jean-Michel Aulas a purement et simplement proposé d’enlever un certain nombre de lots de matchs à la chaîne Téléfoot. Ce qui conduirait à une réattribution de certains droits télévisuels de la Ligue 1.

"Je pense que dans le cadre de la médiation qui est en cours, on doit pouvoir, en fonction des lots attribués à Mediapro, trouver un bon équilibre pour qu’il abandonne un certain nombre de lots et qu’un groupement de gens qui veulent sauver le football français viennent à nous. L’Etat doit nous aider à régler le problème, peut-être en faisant abstraction d’un certain nombre de charges sociales. Deuxième type de solution, c’est de se situer dans une autre approche. Il faut trouver une approche digitale qui ne soit plus telle qu’elle a été conçue avec des lots exclusifs, qui sont limités par définition. Il faut trouver quelque chose qui permettra de calibrer l’offre en prix et en segmentation en fonction de ce que souhaite l’utilisateur" a indiqué Jean-Michel Aulas, lequel a par ailleurs regretté un certain nombre d’erreurs de la part de Mediapro dans la distribution de sa chaîne.

Des erreurs dans la distribution de la chaîne
"Mediapro a toujours pensé que ses images seraient diffusées par Canal Satellite et un certain nombre d’autres diffuseurs. Tous les abonnés de Canal Satellite n’ont pas eu accès aux images que diffusait Mediapro. Quand Mediapro a défini un prix à l’époque, il paraissait hyper cher, mais il paraissait, au travers du nombre d’utilisateurs qui pourraient y accéder, possible. Petit à petit, tout s’est refermé. Parce qu’encore une fois, on a démarré le championnat trop tôt. C’est une erreur vraiment dramatique. Mediapro s’est trouvé dans l’incapacité de distribuer" a lancé le président de l’OL. Des erreurs qui font de Téléfoot une chaîne peu suivie, qui compte environ 600.000 abonnés. Un chiffre qui ne permet pas à Mediapro de rentrer dans ses fraus et de payer en bonne et due forme la LFP.

Dans l’oeil du cyclone depuis le début du mois d’octobre et sa décision de ne pas payer les échéances des droits TV prévues dans son contrat avec la LFP, Médiapro connait des débuts catastrophiques.
DS 0170La société audiovisuelle est très loin du compte en ce qui concerne ses abonnements, et estime devoir renégocier les quelques 800 ME qu’elle doit payer chaque année pour diffuser la Ligue 1 et la Ligue 2. Les raisons invoquées ? La crise sanitaire et économique, qui a changé la situation par rapport au moment de l’appel d’offres il y a deux ans. Si la donne est en effet bien différente, il est bon de rappeler que Médiapro comptait surtout revendre des matchs et pas forcément les produire, ce qu’il n’a pas réussi à faire. En plus de cela, il n’a pas trouvé d’accord avec Canal+ pour une diffusion plus globale (quasiment 9 millions d’abonnés potentiels). Résultat, entre les difficultés de diffusion et le prix demandé de 25 euros, Téléfoot ne compte que 600.000 abonnés alors qu’à terme, le chiffre de 3 millions était avancé.

Une claque forcément lié au prix demandé, alors qu’il faut toujours avoir BeIN Sports, Canal+ et RMC pour suivre l’ensemble des compétitions de football. Résultat, de nombreux passionnés de football ont décidé de suivre les rencontres en streaming ou par l’IPTV, qui serait utilisé par 3 millions de foyers en France selon Hadopi. L’occasion pour Médiapro de pousser un vrai coup de gueule contre le gouvernement français, qui a récemment mis en sommeil un projet de loi sur la réforme de l’audiovisuel qui permettait de saisir la justice pour faire cesser une diffusion en temps réel. « Le piratage a évidemment des répercussions sur les abonnements qui ne sont pas pris. Le gouvernement n'a pas identifié que c'est une priorité pour le secteur. C'est un vrai problème », a fait savoir Médiapro dans les colonnes des Echos. Une remontrance que Canal+ et BeIN Sports ne contesteront pas, eux qui se sont déjà plaints des pertes financières liées au piratage, qui touche forcément tous les acteurs de l’audiovisuel en France.

IPTV : ces quatre lettres cartonnent chez les amateurs de football et de sport en général et sont le cauchemar des diffuseurs. Pour une somme défiant toute concurrence, un utilisateur peut accéder de façon simple mais illégale à tout le catalogue foot.
DS 0169Le football français fait face depuis plusieurs semaines au refus de Mediapro d’honorer son contrat d’1,1 milliard d’euros signé en 2018 pour diffuser les rencontres de ligue 1 et de ligue 2. Mais les diffuseurs font face à une autre menace, l’IPTV. Décryptage.

L’IPTV, c’est quoi ?
L’IPTV, qui signifie en anglais Internet Protocol Television, est une plateforme illégale permettant de regarder le petit écran en ligne. Le boîtier, qui s’achète facilement sur Internet car légal, est en même temps le Graal des télévores – il permet de visionner jusqu’à plusieurs milliers de chaînes payantes du monde et d’avoir accès aux services de vidéo à la demande – et le cauchemar des diffuseurs.

Là où aujourd’hui et de façon légale, il faudrait s’abonner à Canal +, Téléfoot, RMC sport, beIN Sports ou encore Eurosport pour accéder à tous les contenus foot contre environ 80 € par mois selon les offres, l’IPTV regroupe le tout pour la modique somme de 60 €… par an.

Pourquoi ça explose ?
Le morcellement de l’offre audiovisuelle depuis des années, les changements de diffuseurs tous les quatre ans, et pour certains le coût jugé trop cher des abonnements… Autant de raisons qui peuvent expliquer le choix des amateurs du ballon rond de se tourner vers le piratage.

Comme Yann*, qui s’est résolu à regarder le foot de façon illégale. "On devient trop des vaches à lait. Il y a sans arrêt des changements, il faut plusieurs abonnements différents, ça devient excessif…", peste ce fan de l’Olympique de Marseille. "Et puis pourquoi payer un abonnement quand la plupart des matchs ont lieu le dimanche après-midi, au même moment que le foot amateur ?", s’interroge-t-il. "Actuellement, on estime à près de 3 millions les personnes qui consomment des programmes sportifs illégalement. Ça a considérablement augmenté ces dernières semaines", confirme Pauline Blassel, la secrétaire générale de l’Hadopi, l’organe de protection des droits d’auteur.

Quels risques pour les utilisateurs ?
L’utilisation d’une IPTV en France est illégale et comprend deux risques majeurs. Le premier est juridique. L’utilisateur tombe sous le coup de la loi sur la contrefaçon, délit puni jusqu’à 3 ans de prison et 300 000 € d’amende.

Le second est informatique. Brancher un boîtier inconnu sur son réseau domestique est loin d’être un geste anodin et peut constituer une faille dans la sécurité de l’installation. Confier ses données bancaires à des personnes inconnues, non plus.

Que font les diffuseurs pour lutter contre ?
Pour les diffuseurs, la facture se révèle salée. Dès 2015, beIN Sports avait estimé les pertes pour l’ensemble des diffuseurs à l’époque à 500 millions d’euros par an. Réunis au sein de l’APPS (Association de protection des programmes sportifs) depuis trois ans, ces derniers tentent de lutter contre ce fléau, et n’étaient pas loin de voir leurs efforts aboutir.

Le projet de loi sur la réforme de l’audiovisuel comporte en effet une mesure qui permettrait de saisir la justice pour faire stopper la diffusion en temps réel.

Mais le texte a été mis en sommeil depuis le confinement. "Incompréhensible", selon Caroline Guenneteau, directrice juridique de beIN Sports. "Le gouvernement n’a pas identifié que c’est une priorité pour le secteur. C’est un vrai problème", regrette-t-on aussi chez Mediapro.

*Le prénom a été modifié

Le 10 novembre 2002 est né Eduardo Camavinga. 18 ans plus tard, Iceman épate la planète football toute entière et décroche un record à chaque fois qu’il a la balle au pied. L’occasion de découvrir ou redécouvrir le Rennais en 18 anecdotes.

DS 0168

  1. Rescapé. Né en Angola, Eduardo Camavinga n’est devenu français qu’en 2019, ses documents d’état civil ayant brulé dans l’incendie de la maison familiale.
  2. Précocité. Lorsqu’il est en CP, plusieurs surveillants de son école de Bretagne remarquent son talent inné pour le football et poussent ses parents à l’inscrire au club de la ville.
  3. Caractère. Lors de son premier entraînement avec l’équipe première du Stade Rennais, Eduardo Camavinga a taclé de façon très marquée Hatem Ben Arfa.
  4. Parle pas d’âge. Il est le premier joueur né en 2002 à avoir joué dans un des cinq grands championnats européens.
  5. Impatient. Le 11 novembre 2019, il remplace au pied levé Mattéo Guendouzi en Équipe de France Espoirs, moins d’une semaine après sa naturalisation.
  6. Supercentenaire. Face à la Croatie en septembre dernier, il est devenu le plus jeune joueur français à être sélectionné depuis 1910.
  7. Timide. Avec les Bleus, il attend généralement que tout le monde soit assis dans le bus ou à table avant de s’installer.
  8. Impatient, bis. Il est également le plus jeune joueur pro, buteur et passeur décisif du Stade Rennais.
  9. Serein. À dix-sept ans et onze mois et face à l’Ukraine, il est devenu le plus jeune buteur des Bleus. Le tout avec un geste acrobatique, dos au but et en pleine lucarne.
  10. Sobriquet. Grâce à ses performances remarquées, L’Équipe le surnomme régulièrement « Eduardo pieds d’argent » dans ses colonnes.
  11. Rêve. Depuis tout petit, Camavinga est fan des Bleus, à tel point qu’il revisionne régulièrement la finale de la Coupe du Monde 1998.
  12. Responsabilités. « Ce qui vient de nous arriver est tragique mais c’est toi qui va relever la famille » lui a dit son père après l’incendie de leur maison. Devin ?
  13. Éclectisme. Lors de sa formation, il a évolué en attaque et en défense centrale avant d’être replacé au milieu.
  14. Basileboliesque. À 17 ans et 341 jours, il est devenu le plus jeune joueur à franchir la barre des 50 matches en Ligue 1. Mieux qu’un certain Basile Boli.
  15. Intégration. À Rennes, c’est Steven Nzonzi qui l’a pris sous son aile et qui l’aide au quotidien à se dépasser.
  16. Idole. Eduardo Camavinga est un fan assumé de Cristiano Ronaldo, qui lui a remis son maillot lors du dernier France – Portugal.
  17. Précocité, bis. Dans sa musette des records, le moins glorieux est sûrement celui décroché le 24 octobre 2019. A cette date, il est devenu le plus jeune joueur de l’histoire à être expulsé en Ligue Europa.
  18. Lucidité. Après une première saison réussie en 2019-2020, il a choisi de rester à Rennes pour s’aguerrir une année supplémentaire avant de s’envoler vers un top club.

DS 0167

Deux mois après la disparition de Sébastien Desiage, l'arbitrage français est de nouveau en deuil. Le syndicat des arbitres d'élite (SAFE) vient d'annoncer le décès de Stéphane Moulin à l'âge de 57 ans.

Cet ancien arbitre international a arbitré plus de 300 matches au plus haut niveau en Ligue 1, Ligue 2 et avait notamment arbitré le trophée des Champions en 2000. Depuis 2012, il avait intégré le comité directeur de l’arbitrage au sein de la Fédération Française de Football.

DS 0166Eduardo Camavinga fête aujourd'hui ses 18 ans et on peut dire qu'il a déjà réalisé de grandes choses pour son jeune âge !

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