C'est Rennes qui va ouvrir le bal de la journée de Ligue 1 vendredi soir à 19h00. Les bretons de Julien Stephan tenteront de repartir vers l'avant après la lourde défaite du Parc des Princes. Pour cela, le coach rennais pourra compter sur quelques retours mais aura aussi quelques absents.
DS 0205Ainsi, le Stade Rennais pourra aligner sa pépite Eduardo Camavinga tout comme son défenseur latéral gauche, Faitout Maouassa. Ce dernier était absent depuis plusieurs semaines pour soigner sa cheville droite. M'Baye Niang continue de revenir en forme mais ne devrait pas débuter la rencontre.

Le coach rennais a cependant quelques inquiétudes. Jérémy Doku n'a pas joué avec la Belgique à cause d'un souci musculaire et Daniele Rugani est toujours indisponible, touché à la cuisse. Aguerd et Traoré vont eux rentrer seulement ce jeudi matin de sélection.

A en croire L’Equipe, Eduardo Camavinga pourrait prolonger son contrat avec le Stade Rennais d’ici les fêtes de fin d’année.
DS 0206Eduardo Camavinga a beau n’avoir que 18 ans et à peine plus d’une saison chez les professionnels, le milieu de terrain breton compte parmi les joueurs les plus convoités du moment. Conséquence de ses débuts fracassants avec le Stade Rennais mais également avec l’équipe de France le mois dernier.

De nombreux cadors européens sont sur les rangs, parmi lesquels le Real Madrid, la Juventus Turin ou le PSG, et son transfert lors du prochain mercato estival est régulièrement évoqué. Et ce d’autant plus que le jeune milieu de terrain sera en fin de contrat en juin 2022 et donc en position de force pour quitter la Bretagne l’été prochain.

Une aubaine pour le Stade Rennais
Mais selon L’Equipe, l’international tricolore pourrait rapidement prolonger avec le Stade Rennais. Les discussions entre les dirigeants bretons et le père du joueur, Celesitino, sont en bonne voie et une issue favorable est attendue dans les prochaines semaines. Un accord pourrait être trouvé avant Noël.

Les négociations portent sur une prolongation d’un an. Ce nouveau bail jusqu’en 2023 serait évidemment assorti d’une substantielle revalorisation salariale pour le joueur et permettrait au Stade Rennais d’être en meilleure position dans ses négociations avec les clubs intéressés par son joueur vedette.

Nicolas Douchez, a abordé la rencontre à venir entre le Stade Rennais, son ancien club, et les Girondins de Bordeaux
DS 0207Pour l’ancien portier, désormais consultant Telefoot, dans l’échiquier de la Ligue 1, les bretons ont pris la place des bordelais. “Le Stade Rennais s’est imposé comme un club qui joue le Top 5 chaque saison maintenant. C’est un club qui s’est imposé pour accrocher les places européennes, chose que Bordeaux faisait régulièrement avant. La tendance s’est inversée mais on sait que le foot est assez cyclique : aujourd’hui, c’est Rennes, demain ça va être Lille et après peut-être que la roue va tourner et que Bordeaux reviendra dans la course. Mais c’est vrai qu’aujourd’hui, Bordeaux a un train de retard sur Rennes”.

Vendredi donc, les deux équipes s’affronteront. Mais les rennais disputeront quelques jours plus tard une rencontre de Ligue des Champions face à Chelsea. Est-ce que cela changera la donne “C’est évident. On a beau dire « non, on prend les matchs les uns après les autres », on n’a pas le choix de toute façon. Mais le fait de dire que Chelsea soit dans les têtes dès ce weekend, c’est sûr parce que les joueurs vont espérer ne pas se blesser. Même s’ils vont jouer à 100%, ils auront peur d’une blessure, ils auront peur de rater ce match. C’est la première fois que Rennes joue la Ligue des Champions, c’est l’affiche à ne pas manquer pour eux. Donc, oui, ça va y jouer, ça va être dans leurs têtes, c’est évident”.

Il y aura également le retour de plusieurs anciens rennais au Roazhon Park, qui évoluent aujourd’hui aux Girondins de Bordeaux. “A Bordeaux, il y a quand même de grands joueurs. C’est le retour d’Hatem face à Rennes. Jimmy revient dans son ancien club aussi, tout comme Benoît. Ça fait quand même pas mal d’anciens rennais qui sont du côté de Bordeaux. Généralement, quand on est ancien, même si on a passé de bons moments, on a une petite énergie supplémentaire pour essayer de gagner parce que ça fait toujours plaisir d’aller gagner chez son ancien club”.

La Ligue de football professionnel cherche une porte de sortie depuis que Mediapro, l'éditeur de la chaîne Telefoot, a annoncé qu'il ne paierait pas les deux dernières traites. La solution pourrait bien venir de Canal+, diffuseur historique.
DS 0208Vincent Labrune aurait préféré un autre début de mandat. Depuis quelques jours, les nuits sont courtes pour le nouveau président de la Ligue de Football professionnel qui a hérité de la catastrophe Mediapro et qui se démène depuis son élection pour trouver des solutions et éviter le dépôt de bilan de plusieurs clubs de Ligue 1 et Ligue 2.
Selon nos informations, les discussions se sont accélérées entre la LFP et le diffuseur historique Canal Plus. Les deux parties échangent depuis plusieurs jours afin d’envisager une reprise en partie ou totale des droits.
Marc Senechal, le mandataire judiciaire nommé conciliateur dans le dossier MediaPro-LFP doit remettre au président du Tribunal de Commerce de Nanterre un rapport intermédiaire sur la situation début décembre. Le conciliateur doit aller chercher des garanties financières de la solvabilité de MediaPro. En parallèle, son rôle est de trouver des solutions avec des acquéreurs potentiels de certains lots. L’objectif final étant qu’un accord global qui convienne à toutes les parties soit trouvé. La LFP souhaiterait qu’un accord avec Canal Plus soit trouvé rapidement afin de sauver l’échéance de décembre. MediaPro, qui pourrait lâcher une partie ou la totalité de ses droits, verrait aussi d’un bon œil un accord rapide. Canal Plus, qui ne veut pas se précipiter en s’engageant sur des montants importants, se retrouve donc en position de force pour négocier. Malgré l'empressement des présidents de Ligue 1 et de Ligue 2, Canal+ a des doutes sur le calendrier et veut connaître tous les éléments de la situation juridique avant d'avancer ses pions.

Objectif le match du dimanche soir
Pour l’instant, la LFP et Canal Plus n’ont pas encore parlé de chiffre mais les deux parties semblent vouloir recréer des liens forts. Les présidents de Ligue 1 et Ligue 2 ne se cachent plus, ils souhaitent trouver un accord avec le diffuseur historique. Mardi soir, dans Top of the Foot sur RMC, Waldemar Kita et Jean-Pierre Caillot avaient appelé de leurs voeux un retour de Canal. "Je pense et j'espère qu'ils seront avec nous", avait lâché le président nantais.
Mais cet accord n'atteindra pas le prix avancé par Mediapro, mais que le groupe sino-catalan se révèle incapable de payer. Selon plusieurs sources proches du diffuseur, Canal Plus juge que le produit a été dévalorisé cette saison et que la perte de la Ligue 1 n’a pas entraîné de perte d'abonnés. Fin octobre, le patron de Canal Maxime Saada avait expliqué dans les Echos qu'il n'entendait pas "réinvestir à perte dans le foot français". Pour autant, le groupe Canal Plus n’a jamais caché ses regrets d’avoir perdu le match du dimanche soir et pourrait faire de cette affiche une priorité des négociations.

En manque de joueurs d’expérience, le Stade Rennais a tenté de recruter Edinson Cavani et Thiago Silva à leur fin d’aventure au PSG cet été.
ds 0249Le Stade Rennais ne manque décidément plus d’ambition. Arrivé cet été en Bretagne, Florian Maurice a impulsé une nouvelle dynamique en terme de recrutement et a déjà fait ses preuves avec plusieurs nouveaux joueurs. Si tous ne sont pas encore des réussites, le directeur sportif du Stade Rennais avait aussi décidé de frapper fort au PSG. Selon L’Équipe, l’ancien Monsieur recrutement de l’OL a en effet songé à Edinson Cavani et Thiago Silva !

Le Stade Rennais avait besoin de joueurs d'expérience
"Rennes assimile ce mercato propre à ses moyens, conséquents mais portés sur plus de potentiels à développer que de certitudes, observe le quotidien sportif ce vendredi. Sans doute lui a-t-il manqué sur cette période un peu plus de métier, ce que recherchait aussi Florian Maurice avec Diego Godin ou quand il a pris des renseignements sur Thiago Silva et Edinson Cavani."

Les deux monstres sacrés arrivaient en fin de contrat au PSG cet été et se sont finalement engagés respectivement à Manchester United et Chelsea. Le SRFC, lui, a recruté à leur place Daniele Rugani (prêt) et Sehrou Guirassy.

Il ne s'offrira pas de retrouvailles avec le Stade Rennais ce vendredi (11e journée de Ligue 1). Mexer est même au fond du trou chez les Girondins de Bordeaux. Voilà pourquoi.
ds 0252Le Roazhon Park aurait pu rendre hommage à un des héros de la victoire en Coupe de France en 2019 (buteur de la tête en finale contre le Paris SG) ce vendredi (11e journée de Ligue 1). Mais Mexer (32 ans), aujourd'hui aux Girondins de Bordeaux, ne sera pas du voyage à Rennes. Souvent blessé, le Mozambicain, actuellement touché aux ischio-jambiers et 4e ou 5e à son poste dans la hiérarchie de Jean-Louis Gasset, n'a même pas encore joué une seule minute cette saison en championnat avec le club au scapulaire. Prévisible ? La réponse est oui si l'on en croit les informations de 20 Minutes.

Le journal révèle en effet que la visite médicale lors de sa signature, alors qu'il était libre puisqu'en fin de contrat avec le Stade Rennais, n'était pas totalement satisfaisante. "Je ne peux rien dire, mais son genou est très usé et s’il jouait la saison dernière avec Paulo Sousa, qui le voulait à tout prix dans son effectif, c’était souvent en marchant", glisse même un dirigeant du club sous couvert d'anonymat. S'il a tenu 21 apparitions la saison passée, l'axial serait aujourd'hui en difficulté en raison de ses soucis physiques.

Une visite médicale pas satisfaisante et un contrat trop lourd
Une situation qui pose la question du contrat (jusqu'en juin 2023) que lui ont offert les pensionnaires du Matmut Atlantique à l'été 2019, et qui avait poussé Olivier Létang, alors président du SRFC, à ne pas lui offrir une trop longue prolongation. "C’est complètement fou de proposer un tel contrat à un joueur de 30 ans qui a des soucis physiques", expose un proche de ce dossier à 20 Minutes pour qui l'ancien du Nacional Madère perçoit 4,7 M€ sur la durée de son bail en Gironde (prime à la signature incluse).

On comprend mieux pourquoi la nouvelle direction sportive bordelaise, emmenée par Alain Roche, souhaite se séparer de lui au plus vite. Cet été, le club n'a reçu aucune offre, malgré des marques d'intérêt en provenance de Turquie et de Grèce. En janvier, Bordeaux tentera sans doute encore de lui trouver preneur. Le natif de Maputo, lui, n'est pas si pressé. "Le joueur doit y trouver son compte et de toute manière il voulait rester. On fera un point en janvier mais pour le moment, il se soigne", indique-t-on dans son entourage. Et dire qu'il y a un peu plus d'un an, tout le monde considérait son arrivée comme un très joli coup...

Le président de la République, qui a expliqué que les pouvoirs publics avaient alerté la Ligue de "la fragilité" du contrat signé avec Mediapro, ne veut pas intervenir dans le conflit entre la LFP et son principal diffuseur.
DS 0198Cette fois-ci, c'est vraiment clair. Depuis le début des embrouilles entre Mediapro, qui n'a pas honoré sa traite du 5 octobre (172 millions d'euros) et la LFP, l'Élysée fait passer le message qu'il n'est pas question d'intervenir directement dans ce dossier.

Mardi matin, au cours d'une réunion avec le monde du sport, où un dispositif d'aides a été présenté, Emmanuel Macron a annoncé la couleur. Sondé sur ses intentions par Jean-Pierre Caillot, le président de Reims et du collège des clubs de Ligue 1, le chef de l'État a répondu : "Je pense qu'il y a suffisamment d'acteurs historiques pour trouver une solution intelligente entre les partenaires, mais je serai exigeant pour que l'État ne soit pas le substitut d'intérêts privés avec l'argent du contribuable."

À pas de velours, la Ligue Europa Conférence, nouvelle C4 dont la première édition se profile, pointe le bout de son nez. Et même si on ne risque pas d’y croiser les plus grandes écuries européennes, elle sera l’occasion de redécouvrir une tranche du football qui se fout des paillettes. Mais à quoi va-t-elle ressembler ?
DS 0197Une Coupe Intertoto 2.0
Si elle aura ses propres phases finales et qu’elle ne sera pas qualificative pour la Ligue Europa (hormis pour le vainqueur), force est de constater que cette Ligue Europa Conférence aura des allures d’Intertoto. Avec un format de 32 clubs qui fait la part belle aux championnats les plus modestes, on y retrouvera les dix mauvais élèves des tours préliminaires de la Ligue Europa, dix-sept équipes issues de sa propre phase qualificative et au moins neuf championnats nationaux. Le gratin des laissés-pour-compte en quelque sorte. On y retrouvera un seul représentant pour chacun des cinq premiers championnats à l’indice UEFA, tandis que ceux classés de la seizième à la cinquantième place de l’indice pourront compter jusqu’à trois représentants chacun. De quoi faire des heureux.

Un nouveau filon pour les chercheurs d’or et de pépites
Eh oui. Pour les nombreux clubs en recherche de jeunes pépites à bas prix, cette Ligue Europa Conférence fera office de banquet. S’ils sont certes en marge et loin du niveau de la fine fleur européenne, les championnats écossais, luxembourgeois, roumain, lituanien et compagnie regorgent forcément de quelques pépites à la recherche de projecteurs plus puissants. Les amateurs de Football Manager pourront d’ailleurs remplir leur calepin des noms de ces cracks qui ne demandent qu’à être sortis de leur semi-professionnalisme. Nul doute que les scouts de chez Red Bull et les vassaux de Luis Campos se fraieront un chemin jusqu’à ces stades de rase campagne pour avoir un œil sur la jeunesse talentueuse des contrées oubliées.

Une occasion de voir du neuf
La Ligue des champions c’est rigolo, mais ça fait bien longtemps que la glorieuse incertitude du sport l’a désertée. Seuls une poignée de clubs y prétendent, et chaque année, les phases finales sont des déjà-vu plus intangibles. Alors qu’est-ce qui est le plus excitant ? Un PSG-Manchester United qu’on a l’impression d’avoir maté cent fois, un Bayern-Salzbourg qui vire inévitablement au carnage attendu ou un FK Bodø/Glimt-Beerschot inédit qui nous garantit du suspense et une cargaison de buts ? Cette Ligue Europa Conférence peut prendre la forme d’un océan de possibilités. Ayons la curiosité de sauter à pieds joints dans ces parages inexplorés, décomplexés par les enjeux moindres, mais emplis de la même ferveur, de la même passion.

Une chance pour la Ligue 1 de briller à nouveau sur la scène européenne
Soyons chauvins quelques instants. Le début de campagne européenne catastrophique des porte-étendards de notre chère Ligue des Talents nous rappelle amèrement que les frissons d’un triomphe européen semblent plus lointains que jamais. Les beaux parcours de Lyon et Paris lors du Final 8 sont des trompe-l’œil sur lesquels il ne faut pas fonder d’espoirs candides. Pour renouer avec les belles heures de notre histoire européenne, il faut faire preuve d’humilité et boxer dans sa catégorie. Douze clubs français avaient remporté l’Intertoto. Surtout, cette place européenne supplémentaire permettra de récompenser l’invité surprise du haut du classement, souvent classé 5e ou 6e. Même défait en Hongrie, Reims a fait rêver ses anciens en renouant avec son identité d’antan et rendu fier ses plus jeunes supporters, trop contents de voir leur blason défendu sur la scène européenne. Une place de plus en Europe, ce sont des étoiles ajoutées dans les yeux d’enfants rêveurs. Et ça, ça n’a pas de prix.

Une nouvelle Coupe d’Europe au rabais ?
Certes, il semble assez improbable qu’on croise des jeux léchés, des techniciens ou des tacticiens hors norme et des pelouses taillées comme des billards dans cette Ligue Europa Conference. Les tactiques rustres, pragmatiques et les pelouses bosselées y seront sûrement mises à l’honneur. Si la première édition sera peut-être peu emballante, les années feront de cette nouvelle institution, attendue ou non, une compétition de premier plan, un peu à la manière de la Ligue des nations. Et puis soyons honnêtes, elle revêtira l’importance qu’on veut bien lui donner. Si les clubs français viennent à jouer les grands de la cour de récré, une ferveur enflera naturellement. Et si un club français vient à la remporter, comptez sur nous pour parader sur les Champs et crier aux oreilles de qui veut bien la tendre que la Ligue 1 est le meilleur championnat d’Europe.

Une réminiscence du football qu’on aime
Et si cet ersatz de Coupe de France à l’échelle européenne permettait à un public grisé de se réconcilier avec son sport favori ? De le faire crier, pleurer, rigoler devant des joueurs flirtant parfois avec l’amateurisme et défendant leurs couleurs pour l’amour du maillot et le simple plaisir de jouer ? En fait, la Ligue Europa Conférence, c'est un peu le Vrai Foot Day, non ?

DS 0196
Pour la première fois depuis son arrivée dans le monde professionnel, Eduardo Camavinga a fait son apparition dans la salle de presse du Roazhon Park, ce mercredi midi, avant son retour sur les terrains contre Bordeaux. Remis de sa blessure musculaire, le milieu de terrain rennais a rappelé qu'il n'était pas "focalisé sur la possibilité de disputer l'Euro" avec l'équipe de France l'été prochain.

Resté au calme pendant cette trêve internationale, Camavinga a pu se remettre en forme physiquement et surtout fêter sa majorité. Avec un beau cadeau le jour de ses 18 ans : le permis de conduire. "Je l'ai eu la semaine dernière, a souri le gamin de Fougères. Je l'ai eu du premier coup, haut la main ! J'étais conscient de mes qualités au volant, comme on dit. En revanche, mes parents ne me laissent pas encore trop conduire tout seul encore, donc je vais attendre d'avoir ma première voiture. C'est pour bientôt."

Une étape de plus dans la vie du jeune Camavinga, pour qui tout va très vite depuis sa première apparition en Ligue 1 au mois d'avril 2019. "Je sors beaucoup moins maintenant, c'est clair. Et quand je sors, je me cache un peu, a-t-il admis. Mes adversaires sur le terrain me regardent plus depuis un an et demi aussi, ça joue. Mais j'ai mes parents qui sont proches de moi, je sais qu'à la moindre bêtise, je vais me faire rappeler à l'ordre. J'ai le droit au petit discours de temps en temps." Sous contrat avec le SRFC jusqu'en 2022, Camavinga a résisté à la pression des nombreuses questions autour d'une éventuelle prolongation, bottant en touche et se concentrant sur le terrain et l'instant présent à Rennes.

Il s'agit désormais de ne pas se tromper de route.

Via une dérogation de la mairie, la TA Rennes avait repris l’entraînement. La démarche ayant soulevé un vent de colère chez d’autres clubs de la poule, la TA a décidé de rétropédaler.
DS 0195"Stoppé après six journées, le championnat de National 3 ne devrait pas reprendre avant 2021, mais certains clubs ont retrouvé le chemin de l’entraînement, parmi lesquels les Bretilliens de l’AS Vitré et de la TA Rennes. Samedi, l’entraîneur taïste Jacques Lenormand expliquait, dans nos colonnes, la démarche, permise par une dérogation de la Ville.

"Des attaques mesquines"
Mais après deux séances seulement, la TA a décidé de faire machine arrière d’elle-même, comme le révèle le président Jacques Aubry : Dans un article paru dernièrement, Le Télégramme s’est fait le porte-parole de certains présidents de clubs de N3. Ceux-ci se sont plaints que la TA ait obtenu l’accord de la Ville de Rennes, dans le cadre de son soutien au haut niveau amateur de tous les sports collectifs, pour continuer les entraînements malgré le confinement, avec des conditions très strictes. Bien que déçus par ces attaques un peu mesquines, et face à l’incompréhension de ces présidents, nous avons pris la décision de ne plus reprendre les entraînements. Ce souci d’équité ne sera cependant que partiel, les réserves en N3 des clubs professionnels pouvant continuer à s’entraîner… La TA prend bonne note de ces réactions pour le moins décevantes.

La TA n’est pas un cas isolé
Conseiller municipal délégué aux sports à la mairie de Rennes, Frédéric Bourcier précise : Tout le monde fonce sur la TA, mais ce n’était pas du tout une approche exclusive de notre part. Nous avons mis à disposition nos installations pour neuf équipes : en hand le CPB (N1M et N2F), en basket l’URB (N1M) et l’Avenir (N2F), en volley le REC (Élite M et F), en rugby le REC (F1) et le Stade Rennais (Élite F). Nous avons un service des sports suffisamment structuré pour vérifier que les conditions sanitaires sont bien respectées dans l’utilisation de nos équipements. Les gymnases sont occupés toute la journée par les scolaires et les périscolaires. Nous sommes évidemment capables de reproduire ces bonnes conditions d’utilisation de 18 à 22 heures, pour l’entraînement de nos équipes élites.

La Fédération pourrait faire évoluer son texte
La directive de la Fédération française de football pour les entraînements soumet la reprise au nombre de contrats fédéraux. Or, la TA n’en compte aucun, voilà pourquoi un accord de la Ville lui a été nécessaire. Il existe un texte fédéral précis qui doit être appliqué, même s’il comporte une certaine iniquité puisque tous les clubs ne peuvent pas s’entraîner, relève Philippe Georges, directeur de la Ligue de Bretagne. Les communes ne font que prêter leurs installations. Ensuite, c’est la responsabilité des clubs. À la Ligue de Bretagne, on espère que la Fédération modifiera le texte pour qu’il convienne plus à l’ensemble des clubs qui disputent ce championnat.

Actuellement relégable, comme la TA Rennes, Fougères compte un seul contrat fédéral et n’a pas repris l’entraînement : Les instances doivent se positionner, lance l’entraîneur Pierre-Yves David, et la situation soulève la problématique de la solidarité de l’ensemble des clubs amateurs du même profil que l’AS Vitré, la TA Rennes, Fougères, Milizac, Plouzané… Il faut parler d’une seule voix, c’est à ce titre-là que nous afficherons de la solidarité. Lorsque sur un principe général, tu crées seul une exception, tu te mets en danger parce que tu t’exposes aux autres. Cela doit servir d’expérience.

L’ancien coach de Saint-Malo repousse le débat au-delà des frontières du sport : "Je comprends, s ur le fond, l’envie de s’entraîner. Mais sur la forme, qui sommes-nous pour nous permettre, en N3, d’aller nous entraîner par rapport à l’échelle de ce qui se passe autour de nous, des entreprises qui vont mal, des commerces plus que vacillants… En plus, il ne faut pas oublier qu’en Ille-et-Vilaine, avant le confinement, nous étions le seul département breton soumis au couvre-feu.

À la Fédération de reprendre la parole, mais surtout, vivement que le ballon s’exprime à nouveau.

Le comité de gestion de la Prévalaye devait donner la parole aux opposants de l’extension du centre d’entraînement du Stade rennais.
DS 0194Ils attendent de voir. C’est en substance le bilan du premier "comité de gestion de la Prévalaye", qui s’est tenu le 16 octobre. Au menu, notamment, le projet polémique d’agrandissement du centre d’entraînement du Stade rennais. Installé là depuis 2000, les Rouge et noir s’y sentent un peu à l’étroit.

Le club y regrouperait bien son école de formation et construirait, en plus, des terrains d’entraînement pour les joueurs. Soit une extension de 8 ha. Début juillet, le président du club, Nicolas Hovleck, avait surpris son monde sur le plateau de l’émission de TVR Pleine lucarne en annonçant que les travaux pourraient commencer dès la fin 2021. Le dirigeant laissait même entendre qu’il en avait parlé avec Nathalie Appéré (lire Le Mensuel de Rennes de septembre).

Le sang des associations riveraines, dont une partie gravite autour de la défense de l’environnement et de l’agroécologie, n’avait alors fait qu’un tour. Pour elles, l’extension ne pourra se faire qu’en sacrifiant des terres cultivables. Un comble alors que la mairie s’était engagée à développer l’agriculture urbaine dans ce coin de nature aux portes de la ville.

Dans l’attente
Nicolas Hovleck a-t-il parlé trop vite à l’époque ? Oui. C’est en tout cas ce qu’ont compris plusieurs personnes présentes à la réunion du vendredi 16 octobre, en écoutant l’émissaire du club. Le projet est à l’ébauche et les travaux ne commenceront pas en 2021. "Rien n’est acté", confirme Didier Chapellon, adjoint à la biodiversité, aux manettes du comité de gestion.

D’après l’élu, des échanges ont bien eu lieu entre le Stade rennais et les services techniques de la Ville. "Mais pour le moment, on ne sait pas grand-chose de ce que sera leur projet", insiste-t-il, en soulignant la volonté du club d’associer les riverains à la réflexion. Il le concède cependant : selon toute vraisemblance, l’enceinte du futur centre d’entraînement devrait intégrer des terres agricoles. Elles sont situées à proximité immédiate de l’installation actuelle. Et le club entend garder une continuité entre ses différents bâtiments et ses terrains d’entraînement.

Les voisins des Rouge-et-noir sont donc, pour le moment, dans l’attente. Et restent vigilants. "La personne envoyée par le club nous a parlé de la volonté de construire avec nous ce projet mais nous ne savons pas vraiment ce que ça veut dire", s’interroge Nicolas Bon, président du Collectif agriculturel de la Prévalaye.

L’association a été retenue par la mairie pour transformer l’ancienne ferme de la Basse-cour en tiers-lieu. "On est tenté de croire que l’initiative de ce comité de gestion est sincère et que l’on ne nous réunira pas simplement pour nous présenter les décisions". L’instance a aussi vocation à être impliquée sur tous les projets du secteur, et pas seulement celui du club de foot. Mais la défiance est là. D’autant que les élus ont prévenu : c’est bien eux qui arbitreront.

Dans l'œil du cyclone en France, Mediapro a reconnu des pratiques frauduleuses dans l'obtention de droits télévisés de l'autre côté de l'Atlantique.
DS 0193Incapable d'honorer sa dernière traite à la Ligue de Football Professionnel, Mediapro semble en mauvaise posture, malgré le démenti public de son patron Jaume Roures il y a quelques semaines en conférence de presse. Les manœuvres ont déjà commencé en coulisses à la LFP, selon RMC Sport, pour que Canal + récupère une partie des droits télévisés de la Ligue 1.

Clairement en difficulté sur le plan économique, le groupe sino-espagnol a récemment vu sa note rétrogradée par l'agence Moody's... Pour ne rien arranger, l'entreprise est rattrapée par l'affaire du FIFA Gate, datant de 2018, qui avait vu la justice américaine lui infliger une amende de 20 M€.

Un aveu qui fait tache
Mediapro a en effet publié un communiqué ces derniers jours pour avouer que trois de ses anciens dirigeants avaient bel et bien octroyé des pots-de-vin à hauteur d'un million d'euros environ à des hauts dirigeants de la FIFA pour obtenir les droits télévisés des phases de qualifications de la zone CONCACAF pour les Mondiaux 2014, 2018 et 2022, reconnaissant ainsi avoir enfreint la législation américaine en la matière. «Imagina (holding Mediapro) reconnaît sa responsabilité, en tant que personne morale, pour le comportement criminel de ses représentants; que ledit comportement criminel dont Imagina était responsable comprenait le paiement de pots-de-vin pour l'achat de droits audiovisuels pour la phase de qualification dans les régions d'Amérique centrale et des Caraïbes (CONCACAF) pour les Championnats du monde de football 2014, 2018 et 2022 (...) en violation de la loi des États-Unis », peut-on notamment lire.

Un aveu, également relayé par Mundo Deportivo en Espagne, qui sème un peu plus le trouble sur les pratiques du groupe, qui rappelle tout de même se plier aux règles et aux certifications ISO 37001 liées à la lutte contre la corruption internationale... La nouvelle ne risque pas franchement de rassurer les acteurs du football professionnel français et confirme les craintes du chef de l'État Emmanuel Macron lui-même.

C’est un fait que tout fan de football aura constaté : des milliers de clubs amateurs qui existaient jadis, ont rendu les armes, pour de multiples raisons. Parmi elles, les nombreuses taxes qu’ils doivent verser aux instances du monde du football.
DS 0192Les clubs de football amateur ont du mal à joindre les deux bouts. Financièrement, il est même de plus en plus compliqué de tenir un budget. "Nous sommes sans arrêt prélevés", peste ce trésorier bénévole depuis 30 ans.

L’année dernière (footbalistiquement parlant), sur une saison qui s’est arrêtée prématurément en raison du Covid, son association a présenté un exercice comptable d’environ 50 000 €. 20 % de la somme (10 000 €) est partie dans les caisses des instances du football. "Cela devient de plus en plus dur à gérer entre les frais d’arbitrage, les frais d’inscriptions, la quote-part sur les licences (19,60 € en Ligue de Bretagne)… Il existe même une taxe lorsque l’on joue chez nous. Jouer à domicile, c’est perdre de l’argent."

"Racket organisé"
Et puis il y a les amendes, qui peuvent paraître absurdes lorsque vous êtes bénévoles. "Si vous n’avez pas assez d’arbitres, c’est 1 500 € la deuxième année par exemple. Si vous manquez une assemblée générale, c’est 40 €…" Eric Thomas, président de l’Association française du football amateur, une structure indépendante de la FFF, n’hésite pas à parler de "racket organisé. Vous avez, d’un côté, une fédération, des ligues et des districts qui vivent très bien. Et de l’autre, des clubs amateurs qui coulent."

Un rapport de la cour des comptes, sur les exercices 2011-2015, pointe un excédant de trésorerie dans les ligues et les districts. Elle conseille même à la FFF de mettre en place des mesures "pour les inciter à utiliser davantage leurs ressources disponibles pour financer le développement du football amateur".

85 millions pour le foot amateur
Pierre Samsonoff, directeur de la Ligue du football amateur à la FFF, parle-lui d’une gestion prudente et saine de l’activité. "Lorsque l’on voit ce qu’il se passe avec le Covid, on ne peut pas faire face à ces charges et aider les clubs sans cette réserve financière. Les réserves financières ont permis aux ligues et au district d’offrir les droits d’engagement cette saison. C’est une action assez significative."

Pas de quoi rassurer le trésorier du club, qui, hormis l’opération deuxième étoile organisée après la victoire française lors de la coupe du monde 2018, ne se souvient pas avoir bénéficié d’une aide financière de sa ligue. "Lors de la saison 2019-2020, la Fédération a pourtant consacré 85 millions d’euros au football amateur (sur un budget de 250)", assure Pierre Samsonoff.

Le groupe Canal et la LFP discuteraient déjà d'une reprise des droits TV de la Ligue 1 et de la Ligue 2.
DS 0191"On sait l’importance macroéconomique de ce contrat. Je vais vous dire franchement les choses, c’est un contrat de fou. On avait averti la Ligue. On savait que ce contrat était fragile. Je pense que les personnes qui l'ont négocié n'ont pas été très sérieuses. On s’est tous mis dans une situation impossible. Comme toujours lorsqu’on pense qu’il y a des situations mirifiques qui existent". Emmanuel Macron n'hésitait pas à adresser un sacré tacle à la LFP dans des propos rapportés par Le Parisien.

On le sait, les décideurs du championnat sont à la recherche de solutions pour compenser la catastrophe Mediapro, qui ne compte pas payer les droits TV. Si la ligue ne parvient pas à trouver de nouveau(x) diffuseur(s) - et donc de nouveaux fonds - le football français est en grand danger. Mais comme l'explique RMC Sport ce mercredi, Canal pourrait être la solution. Actuellement, le groupe TV n'a plus que deux rencontres de Ligue 1 (samedi 21h et dimanche 17h) mais diffuse notamment la Premier League, le National et récupèrera la Ligue des Champions l'an prochain.

Canal ne fera pas dans la surenchère
Le groupe français est ainsi en négociation avec la LFP et les discussions se seraient considérablement accélérées ces dernières heures. Toujours selon la radio, on évoque là une reprise partielle ou totale des droits des rencontres de la Ligue 1 et de la Ligue 2. Aucune somme n'a été évoquée, mais on serait a priori en-dessous des sommes promises par Mediapro. Canal n'aurait en tout cas pas l'intention de faire des folies et estime que le produit a perdu de la valeur.

"En réalité, l'arrivée de Téléfoot ne nous a pratiquement pas fait perdre d'abonnés lors de cette rentrée. Nous enregistrons même, pour la première fois depuis longtemps, une croissance de notre parc d'abonnés en France grâce au travail de Frank Cadoret (le directeur général de la distribution du groupe Canal, ndlr) et de ses équipes. Par ailleurs, nous avons réinvesti une large partie des sommes initialement consacrées à l'appel d'offres Ligue 1. [...] Cette stratégie fonctionne et il n'est pas question de faire plonger Canal+ dans le rouge en réinvestissant à perte dans le football", prévenait déjà Maxime Saada, président de Canal à la fin octobre. Le traditionnel match du dimanche soir sur Canal sera donc peut-être bientôt de retour...

Dans l'attente de la proposition de conciliation entre Mediapro et la LFP, la chaîne Téléfoot pourrait vendre dès maintenant le match du dimanche soir à Canal+ sans passer par la Ligue.
DS 0190Le début du mois de décembre est attendu avec impatience par les clubs de Ligue 1 puisque l’on saura si Mediapro revient sur sa décision de ne pas payer l’échéance du 5 décembre, ce qui est hautement improbable, mais on saura surtout ce que le conciliateur nommé par le tribune de commerce de Nanterre propose. Du côté de la Ligue de Football Professionnel, on a visiblement décidé d’accélérer les discussions avec Canal+ afin de trouver une sortie de crise rapide lorsque le divorce avec Mediapro sera possible. Mais selon Le Parisien, Jaume Roures et Maxime Saada pourraient s’entendre très rapidement pour que le match diffusé par la chaîne Téléfoot le dimanche soir soit désormais donné par Canal+. Un accord entre les deux sociétés est possible sans même qu’un appel d’offres soit lancé.

Dans le quotidien francilien, Christophe Lepetit, spécialiste de l’économie du football, pense que cette solution est en marche et peut rapidement se concrétiser. « A ce stade de la procédure, la LFP n’en a pas récupéré ses droits et ne peut donc en aucune manière passer d’accord avec Canal +. Ce qui est possible, en revanche, c’est que Mediapro sous-licencie un lot à la chaîne cryptée, par exemple le match du dimanche soir. Cette disposition était prévue par l’appel d’offres de 2018. Si Mediapro lâche un de ses lots principaux, son offre s’en trouvera dégradée au point que son modèle ne tiendra plus. Cela scellerait par conséquent le retrait de Mediapro. La Ligue récupérerait ses droits et réorganiserait un appel d’offres avec les acteurs traditionnels », explique le Responsable des études économiques du Centre d’économie et de droit du sport, qui estime que désormais les droits TV de la Ligue 1 ne pourront pas être valorisés à un milliard comme c'était le cas avec Mediapro, mais plutôt dans une fourchette autour de 800ME. Le rêve est passé pour le football français.

Eduardo Camavinga, milieu de terrain du Stade Rennais, s'est exprimé au sujet de son avenir, ce mercredi, en conférence de presse, à deux jours de Rennes - Bordeaux
ds 0261Eduardo Camavinga flatté par l'intérêt de gros clubs
Eduardo Camavinga quittera t'il le Stade Rennais au terme de la saison ? Difficile de répondre à cette question sachant que tout peut aller très vite dans le football. En tout cas une chose est sûre, le milieu de terrain international français de Rennes qui est convoité par le PSG, Manchester United, le Bayern Munich ou encore le Real Madrid, n'est pas pressé de quitter la Bretagne.

Eduardo Camavinga pas pressé de quitter Rennes
Présent en conférence de presse, ce mercredi, à deux jours de la rencontre Rennes - Bordeaux, Eduardo Camavinga a fait le point sur son avenir, et laissé entendre qu'il pourrait rester au Stade Rennais au terme de la saison.

"Je vois, j'entends. C'est quelque chose qui fait plaisir. Je suis au Stade Rennais. Les autres clubs, ce n'est pas pour maintenant. Je sais faire la part des choses. Ce n'est pas quelque chose qui va me distraire, ça fait plaisir de recevoir des éloges mais ce n'est pas quelque chose qui va me prendre la tête constamment." a déclaré Camavinga qui a ensuite évoqué les clubs qui le font rêver.

"il y a de nombreux clubs. Les gros, ça fait rêver. Je ne peux pas en citer un en particulier. (...) J'ai un contrat jusqu'en 2022. Je suis rennais et on verra la suite plus tard. Il me reste deux ans et on aura le temps de discuter de tout ça. Il y aura des discussions. Prolonger ? C'est mon club formateur et rester me ferait plaisir."

Pas certains que ces propos suffisent à stopper les spéculations autour de l'avenir d'Eduardo Camavinga ...

Stade Rennais - Girondins de Bordeaux, un match ô combien important pour le FCGB et Rennes qui restent sur deux défaites en trois matchs. Un match qui verra Hatem Ben Arfa faire son retour au Roazhon Park.
ds 0258Rennes doit prendre les 3 points face à Bordeaux
Ce vendredi, les Girondins de Bordeaux affronteront le Stade Rennais en ouverture de la 11e journée de Ligue 1. Avec 3 défaites lors des 4 derniers matchs de championnat, le FCGB qui s'est incliné coup sur coup face à l'AS Monaco (4-0) et Montpellier (0-2), se doit de réagir afin d'éviter de s'enfoncer dans la crise.

Chose qui ne sera pas aisée sur la pelouse de Rennes, qui doit également prendre les 3 points afin d'enclencher une nouvelle dynamique. Une grosse pression qui n'inquiète pas outre mesure Hatem Arfa.

Ben Arfa ne craint pas le Stade Rennais
Présent en conférence de presse à deux jours d'affronter son ancien club, le Stade Rennais, Hatem Ben Arfa s'est montré plutôt serein et optimiste pour l'avenir des Girondins de Bordeaux.

"Malgré tout ce qui peut se dire, on est serein. On sait qu'on doit gagner des matches mais c'est le cas à chaque fois. Ce ne sont pas ces deux matches (Rennes et PSG, ndlr) qui feront que notre saison sera comme ci ou comme ça. Il n'y a pas de pression, on doit voir à long terme. Je peux vous signer aujourd'hui qu'en fin de saison on sera mieux que notre objectif. On sait où on veut aller (...) Je suis très optimiste, très serein." a déclaré Ben Arfa.

La LFP aurait des discussions depuis plusieurs jours avec Canal + pour que la chaîne cryptée reprenne une partie ou la totalité des droits TV du football français.
ds 0255Bientôt la fin des matchs de Ligue 1 et de Ligue 2 sur la chaîne Téléfoot ? C'est en tout cas ce qu'annonce RMC, puisque des discussions actives seraient en cours entre la LFP et Canal + pour que la chaîne cryptée récupère une partie ou la totalité des droits TV. La Ligue de football est quelque peu en crise suite aux problèmes économiques rencontrés par Mediapro, et souhaiterait donc qu'un accord soit trouvé d'ici le mois de décembre avec Canal +. Le groupe dirigé par Maxime Saada serait ainsi en position de force, tandis que Mediapro serait déjà prêt à céder ses droits.

Un montant moins important
Les clubs de Ligue 1 et de Ligue 1 faisant pression sur la LFP, Canal + est donc assez libre de négocier le nouveau montant de ces droits TV. La chaîne cryptée pourrait payer pour un montant bien moins conséquent que celui de Mediapro, qui était à hauteur de 780 millions d'euros pour la Ligue 1 cette saison. Le football français est donc dans une impasse, et il semblerait que Canal + ait de plus en plus le rôle du sauveur.

Présent en conférence de presse mercredi en début d’après-midi, le jeune milieu de terrain international a évoqué sa situation contractuelle, qui le lie au Stade Rennais jusqu’en 2022.
ds 0262Après avoir raté les quatre derniers matches du Stade Rennais en raison d’une béquille, Eduardo Camavinga fera son retour contre les Girondins de Bordeaux, vendredi (19 h) au Roazhon Park, pour le compte de la 11e journée de Ligue 1. Pendant ses trois semaines sans jouer, le néo-international français n’est pas resté inactif puisqu’il a obtenu son permis de conduire. Le jour de ses 18 ans. "Pour l’instant, mes parents ne me laissent pas trop aller tout seul", a plaisanté Camavinga en conférence de presse.

L’occasion de rappeler le rôle de sa famille dans son évolution : "Mes parents restent proches de moi. Si je fais la moindre bêtise, je suis rappelé à l’ordre. J’ai droit à des petits discours de temps en temps. Mais je ne suis pas quelqu’un qui va prendre la grosse tête."

"Rester ici, ça me ferait plaisir"
Cela malgré un statut qui a énormément évolué depuis ses débuts professionnels avec le Stade Rennais : "Je sors beaucoup moins, je me cache un peu. La vie extra-sportive a changé et les adversaires me regardent plus qu’il y a un an et demi. Il ne faut pas regarder ce qui se passe autour et se concentrer sur l’essentiel."

Ce qui se passe autour, ce sont de nombreuses rumeurs qui l’envoient vers les plus grands clubs européens "Je vois, j’entends. Ça fait plaisir de recevoir des éloges mais ce n’est pas quelque chose qui va me rentrer dans la tête et me distraire, je sais faire la part des choses. Je suis au Stade Rennais et les autres clubs, ce n’est pas pour maintenant. On verra la suite plus tard." Son contrat actuel avec Rennes court jusqu’en 2022 et Camavinga reste encore évasif sur le sujet d’une éventuelle prolongation : "Il me reste deux ans et on aura le temps de rediscuter de tout ça. Il y aura des discussions. Après, prolonger, oui, c’est mon club formateur et rester ici, ça me ferait plaisir."

Selon les informations de RMC Sport, la LFP et Canal+ ont entamé des discussions autour des droits télé de la Ligue 1. Le diffuseur historique pourrait bien succéder à Mediapro.
ds 0256Nouvel épisode dans l'affaire Mediapro. Selon les informations de RMC Sport, la LFP et Canal + sont actuellement en discussion pour une éventuelle reprise partielle ou totale des droits de la Ligue 1 de la part du diffuseur historique. Aucun chiffre n'aurait pour l'instant été évoqué. Les présidents des club de l'élite, ainsi que ceux de Ligue 2, seraient favorables à cette solution. Un accord rapide est espéré par ces derniers.

Un produit dévalorisé ?
Pour rappel, le groupe sino-espagnol n'avait pas honoré sa traite du 5 octobre, fixée à 172 millions d'euros. De quoi mettre en péril la pérennité des clubs français. Depuis, Mediapro réclame une baisse des droits TV, espérant pouvoir renégocier son contrat avec la LFP. De son côté, Canal + estimerait que le produit a été dévalorisé cette saison d'après RMC Sport. Si un accord venait à être trouvé avec la LFP, il sera donc inférieur à celui initial avec Mediapro.

Début novembre, le président de l'instance Vincent Labrune avait réagi à cette affaire dans les colonnes du Journal du Dimanche. "J'attends d'eux qu'ils respectent leur engagement et qu'au minimum, ils fassent preuve de responsabilité dans le dénouement de la crise qui nous oppose, avait-il déclaré (...) En me présentant à la présidence de la Ligue, je savais le contexte général et les risques associés. Et je suis prêt à les affronter. Je savais qu'un tel séisme n'était pas à écarter et qu'une renégociation de ces droits télés était à prévoir."

Dans une interview accordée au quotidien L’Équipe, Jean-Pierre Caillot, président du Stade de Reims, est revenu sur la situation financière des clubs de Ligue 1. Et le conflit avec Mediapro pourrait s’avérer fatal.
DS 0189"Il faut être clair. À partir du 1er janvier, il n’y aura plus de rentrée financière pour les clubs liée aux droits télé." Jean-Pierre Caillot, président du Stade de Reims, n’y va pas par quatre chemins pour expliquer la situation préoccupante dans laquelle se trouvent les clubs de Ligue 1.

Mediapro, le principal diffuseur, n’avait pas honoré sa première échéance de paiement (170 M€), forçant la Ligue de football professionnel à contracter un prêt. Les deux parties étant engagées dans une procédure judiciaire, les clubs peuvent se retrouver sans ressources.

Caillot poursuit dans le quotidien L’Équipe. "Ceux (les droits tv) qui seront honorés par les autres diffuseurs (Canal + et Free) serviront à rembourser le prêt contracté pour couvrir les échéances de Mediapro. Soit Mediapro revient à la raison, mais sincèrement je n’y crois pas beaucoup, soit il faut que le conciliateur nous trouve une solution et qu’un diffuseur accepte de rémunérer nos droits télé. La situation est très grave. Le diffuseur ne paye pas, mais il est protégé (par le tribunal de commerce) et on ne peut même pas récupérer nos droits. C’est la deuxième lame."

Présent à la visioconférence avec le Président de la République mardi, Caillot en a profité pour envoyer un message à ce sujet à Emmanuel Macron. Mais le Président ne lui a pas répondu favorablement : "Le Président a entendu mon appel, mais m’a fait comprendre que ce n’était pas lui qui allait régler le problème de Mediapro. Après, on sait qu’il a quand même beaucoup de pouvoir. Il y a des diffuseurs historiques, peut-être qu’il peut leur faire passer un message."

Tandis que Mediapro refuse de payer le montant de ses droits télévisuels à la LFP, plusieurs présidents de Ligue 1 réclament le retour des diffuseurs historiques.
ds 0260Mardi soir, Jean-Pierre Caillot (Reims) et Waldemar Kita (Nantes) ont appelé le retour au premier plan des diffuseurs historiques de la Ligue 1. « Ce n'est pas à l'État de compenser un contrat commercial. Par contre, le président de la République a évidemment beaucoup de pouvoir et d'aura. Et s'il nous permet de nous rapprocher de nos diffuseurs historiques... » a notamment lancé le président champenois, qui a participé à une réunion de travail avec Emmanuel Macron et une vingtaine d’acteurs du sport amateur et professionnel, mardi en visioconférence.

Via son compte Twitter, Jean-Michel Aulas s’est également rangé derrière l’avis de Jean-Pierre Caillot. Pour le président de l’Olympique Lyonnais, le come-back au tout premier plan de Canal + serait une merveilleuse nouvelle. Mais « JMA » n’oublie pas non plus BeInSports, qui ne diffuse plus aucun match de Ligue 1 cette saison, mais qui s’est avéré être un diffuseur fiable les années précédentes avec un service de qualité et surtout, un paiement en règle envers la Ligue de Football Professionnel. « Ce serait bien aussi que BeIn accompagne notre diffuseur historique et pourquoi pas d’autres (FREE) ? » a publié Jean-Michel Aulas, pour qui il est évident que les lignes doivent bouger et que la situation actuelle ne peut pas durer. Car Mediapro, qui doit verser plus de 800 ME par an football français, a refusé de payer sa traite du mois d’octobre et devrait de nouveau esquiver le paiement du mois de décembre. Ce qui place automatiquement les clubs en alerte rouge financièrement, malgré les aides de l’Etat.

Aux yeux des dirigeants du Real Madrid, il sera préférable de recruter Kylian Mbappé (PSG) avant Eduardo Camavinga (Rennes) en 2021.
ds 0263D’après le site du quotidien As, les Merengue estiment donc que la venue du milieu axial de Rennes est « une opération secondaire » en vue du prochain mercato estival. Par conséquent, les pensionnaires du Stade Santiago Bernabeu voient d’un bon œil « toute indication qui pourrait faire baisser son prix » au cours des semaines et des mois à venir.

Lors des derniers matches, Camavinga était clairement moins en jambes. L’international français a peut-être du mal à digérer son changement de statut. Par ailleurs, une blessure musculaire l’a freiné dans son élan. Des « doutes commencent à surgir » sur le footballeur âgé de 18 ans. Mais au Real Madrid, les dirigeants et la cellule de recrutement jugent toujours qu’il est "l’un des milieux de terrain du futur".

Pérez affûte ses lames pour Camavinga
Au cours du marché des transferts estival, les Merengue devraient donc mettre le paquet sur le dossier Mbappé. Ensuite, ils s’attaqueraient à celui qui concerne Eduardo Camavinga. Le président Florentino Pérez pourrait offrir entre 40 et 50 millions d’euros pour le natif de Miconje. Notez que le contrat de Camavinga au Stade Rennais expirera le 30 juin 2022.

Le directeur sportif du Stade Rennais Florian Maurice a tout fait pour apporter des recrues de qualité tout au long du mercato estival. Quitte à viser très haut.
ds 0264La qualité du travail de Florian Maurice a déjà porté ses fruits au Stade Rennais. Débauché à l’OL cet été, le nouvel homme fort du recrutement des Rouge et Noir n’a pas traîné pour imposer sa patte en Bretagne. Force est de constater que les réussites sont plus nombreux que les revers même s’il reste un goût d’inachevé avec Jérémie Boga (23 ans).

Parmi l’un des premiers clubs à avoir contacté le milieu offensif de Sassuolo, le Stade Rennais a dû changer de cible en raison du prix trop élevé demandé par le club italien (25 M€). Aujourd’hui, on comprend mieux pourquoi : Roberto De Zerbi est convaincu de disposer avec l’ancien Rennais d’un Lionel Messi bis !

"Il est arrivé sans savoir se rapporter à ses coéquipiers et au but adverse. Mais dans sa capacité à éliminer son adversaire dans le 1 contre 1, je le mets derrière Messi et après je dois réfléchir. Aujourd'hui, il joue pour l'équipe", a expliqué le coach de Sassuolo à La Repubblica. Flatteur.

La Fédération française de football va décaler le 8e tour et les 32es de finale de la Coupe de France pour permettre la reprogrammation des deux tours qui n’ont pas encore pu se disputer.
DS 0188À cause de la suspension des compétitions amateurs annoncée fin octobre, qui a également conduit à l’arrêt temporaire de la Coupe de France, la Fédération française de football a pris la décision de décaler la tenue du 8e tour et des 32es de finale de la Coupe de France 2020-2021. Le 8e tour était programmé le dimanche 13 décembre 2020, avec l’entrée en lice des clubs de Ligue 2 ; les 32es de finale devaient se disputer les samedi 2 et dimanche 3 janvier 2021, avec l’entrée en lice des équipes de Ligue 1.

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