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Le stade devrait être presque plein pour la réception de Leicester jeudi soir.
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Jeudi soir pour la rencontre opposant le Stade Rennais à Leicester, le Roazhon Park devrait être quasiment rempli.
Ce jeudi, Rennes sera condamné à l’exploit. Après la défaite 2-0 sur la pelouse de Leicester en huitième de finale aller de la Ligue Europa Conférence, les Bretons se retrouvent dos au mur et contraint de s’imposer par au moins deux buts d’écart pour espérer se qualifier ou au moins obtenir une prolongation.

Même si les pronostics ne jouent pas en leur faveur, les hommes de Bruno Génésio pourront s’appuyer sur leur forme du moment: 4 victoires consécutives en Ligue 1 (avec 14 buts marqués) dont un cinglant 4-2 infligé à l’Olympique Lyonnais. De leur côté, les Foxes peinent à enchaîner et viennent d’être défaits par Arsenal en championnat (0-2).

Mais le SRFC pourra également s’appuyer sur son public. L’Équipe révèle en effet que déjà 25 000 places ont été vendues pour la rencontre. La capacité du Roazhon Park étant de 29 194 places, il pourrait donc être quasiment plein et se rapprocher des records d’affluence établis en 2005 (plus de 29 000 spectateurs contre Saint-Étienne, Nantes et Marseille).

A noter que les supporters anglais ont réservé 1100 des 1396 places mises à disposition dans le parcage visiteur. Aux joueurs rennais de tirer profit de l’engouement que suscite cette rencontre pour aller chercher le premier quart de finale européen de l’histoire du club.

Les matchs comptant pour la 36e journée de Ligue 1 Uber Eats des finalistes de la Coupe de France ont été reportés.
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En raison de la participation de l’OGC Nice et du FC Nantes à la finale de la Coupe de France, les rencontres comptant pour la 36e journée de Ligue 1 Uber Eats, OGC Nice-AS Saint-Étienne et FC Nantes-Stade Rennais FC sont reportées au mercredi 11 mai.

Les heures des coups d’envoi seront fixées lors de la programmation de la 36e journée de Ligue 1 Uber Eats.

Le nouveau phénomène du Stade rennais n'est ni un attaquant ni un milieu de terrain : Warmed Omari, 21 ans, est défenseur central. À l'inverse des récentes pépites Ousmane Dembélé ou Eduardo Camavinga, le joueur né à Mayotte a pris son temps avant de s'imposer sur les terrains de Ligue 1. Si la confiance de Bruno Genesio et de Florian Maurice a été capitale dans son ascension récente, Omari a dû digérer un bac+2 en parallèle de sa formation et surtout apprendre à se canaliser.

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À le voir quitter le Roazhon Park dans son survêtement et avec un léger sourire dévoilant son appareil dentaire, Warmed Omari passerait presque pour un pensionnaire du centre de formation venu rêver devant le match des grands. Mais c'est bien lui que les éducateurs peuvent désormais ériger en modèle de réussite entre les murs de l'ETP Odorico, où les potentielles pépites de demain façonnées par le Stade rennais prennent leurs quartiers durant leurs années au lycée. Dimanche dernier, à quelques mètres à peine de ces locaux vieillots collés à l'enceinte bretonne, Omari s'est faufilé à travers la grille à pied, checkant au passage deux ou trois supporters pendant que ses coéquipiers rennais défilaient à bord de leurs bolides après le succès rennais contre Angers. Le défenseur de 21 ans n'est pourtant plus sur les bancs de l'école ni au stade des fantasmes. Inconnu du grand public l'été dernier et titulaire pour la première fois en Ligue 1 le 12 septembre (une défaite contre Reims), Omari s'est rapidement imposé comme une évidence, au point de passer devant Loïc Badé, défenseur le plus cher de l'histoire du club breton (17 millions d'euros), dans les plans de Bruno Genesio. « Warmed n'a pas besoin de moi pour progresser, souriait son compère de charnière Nayef Aguerd le week-end dernier en zone mixte. Il grandit match après match, et je suis très content pour lui. J'essaye juste de l'aider, et lui aussi m'aide parfois. » Une ascension aussi remarquable que sa patience, rare et exemplaire à une époque marquée par une jeunesse pressée et les records de précocité.

« Il voit des choses que d'autres défenseurs ne voient pas. »
Romain Ferrier, son formateur à Rennes

Omari et fame, un mariage tardif
Le parcours de Warmed Omari ressemble à celui d'une ribambelle de footballeurs en herbe : des premiers contacts avec le ballon dans la région de Dijon, où il débarque enfant, puis à la TA Rennes, avant de passer aux choses sérieuses en rejoignant le pôle espoirs de Ploufragan et le Stade rennais en parallèle. Chez les jeunes, le défenseur répète ses gammes au SRFC au sein d'une génération 2000 prometteuse, dont fait partie Sofiane Diop, sans que personne ne fasse de lui un futur crack en puissance. Le gamin a pourtant des qualités techniques « au-dessus de la moyenne » et « une très bonne lecture du jeu » , mais n'est pas non plus de la trempe d'Ousmane Dembélé ou Eduardo Camavinga. « Je pense que ça l'a protégé de ne pas être exposé trop rapidement, ça peut brûler des ailes. Il a besoin de temps, de comprendre. Attention, le potentiel était là, mais de là à dire qu'il allait atteindre ce niveau... expose Romain Ferrier, qui l'a connu pendant sa formation à Rennes. Il prouve aux jeunes joueurs que ce n'est pas parce qu'on n'arrive pas en Ligue 1 très tôt qu'on n'est pas au niveau. »

La preuve par 28, comme le nombre de matchs disputés par Omari avec les pros cette saison. Derrière une certaine nonchalance sur le terrain, le joueur né à Mayotte crève l'écran depuis quelques mois. Dur sur l'homme, élégant et capable de trouver des passes bluffantes pour faire avancer le jeu, Omari a une palette élargie et les qualités d'un défenseur central des années 2020. Sa prestation le mois dernier au Parc des Princes, où il a contenu Kylian Mbappé de manière remarquable, est un modèle du genre. « Il aime le duel, il n'a pas peur et malgré sa morphologie, il est quand même bien dessiné si vous le voyez torse nu » , juge Ferrier. Le coach aujourd'hui à Bordeaux était encore en Bretagne la saison dernière, quand Omari regardait son pote Camavinga des tribunes du Roazhon Park et poursuivait sa progression en National 3 avec la réserve. « On l'a installé au milieu de terrain pour sa dernière année de formation, en 6 ou en 8, pour le développer athlétiquement et améliorer sa réflexion sur le jeu. Il était question de le sortir de sa zone de confort, explique Ferrier. Il voit des choses que d'autres défenseurs ne voient pas. Il y a l'idée que les défenseurs centraux sont les premiers meneurs de jeu et quand on voit comment il fait avancer l'équipe aujourd'hui... »

« Warmed a encore des choses à faire à Rennes, l'idée n'est pas de partir dans un an. »
Un membre de son entourage

Omari les a tuer
Sa carrière aurait pu cependant ne pas décoller, ou tout du moins prendre un tournant moins glorieux. Au-delà des aspects technique et tactique, Omari a dû se battre avec ses démons, ou plutôt son mental. Dans ses jeunes années, le défenseur était du genre très nerveux sur le rectangle vert, à l'entraînement comme en match, ce qui lui a valu une convocation à la commission de discipline lors de ses années passées à l'US Saint-Méen en U11 et U13 (Stade rennais online) et quelques tours dans le bureau de Landry Chauvin, directeur de l'Académie des Rouge et Noir de 2015 à 2019. « Il ne supporte pas l'injustice, et pour lui, c'était une zone de doute. Il pouvait sortir d'un match ou avoir une réaction virulente, agressive, avec des mots ou des gestes, image Ferrier. Même lors des séances, ça lui est arrivé d'en venir aux mains avec des coéquipiers. Là-dessus, il a vraiment avancé et il a eu l'avantage d'être bien entouré. » Ses agents, tombés sous le charme du joueur lors d'un match de Youth League en octobre 2019, ont ainsi mis en place un programme pour l'aider à se canaliser sur les terrains. Résultat : Omari n'a pas fait énormément de vagues depuis son arrivée chez les grands (5 cartons jaunes), même si le naturel peut parfois revenir au galop, comme à Montpellier le mois dernier quand il s'est frotté à Elye Wahi.

Rien n'a jamais été gagné d'avance pour celui qui vit toujours avec sa famille dans la région rennaise et qui avait eu la surprise de se voir proposer un premier contrat professionnel d'un an plus deux en option à l'été 2020 après l'obtention d'un BTS gestion et unités commerciales. Une question de mauvais comportements ? Une histoire de quelques retards à l'entraînement ? Rien de tout ça, selon Romain Ferrier : « À 20 ans, il avait toujours un double parcours ! Il y avait encore quelques fragilités, il fallait lui donner du temps, le club voulait aussi lui mettre une carotte au bout pour qu'il comprenne certaines choses. Pendant un an, il allait pouvoir ne penser qu'au foot, et on voulait voir ce que ça allait donner. » Ils ont vu, l'option a été levée, et le 30 décembre dernier, Omari a déjà prolongé son bail à Rennes jusqu'en 2026. Le défenseur qui s'est fait draguer par les Comores pour disputer la dernière CAN n'est plus un inconnu, c'est une promesse sur laquelle plusieurs clubs européens gardent désormais un œil. « Warmed a encore des choses à faire ici, balaye-t-on dans son entourage. L'idée n'est pas de partir dans un an, mais de jouer beaucoup avec matchs avec Rennes. » Le prochain au calendrier : Lyon, ce dimanche, dans l'ancien jardin de son coach, où une belle prestation devrait lui permettre encore un peu plus de ne plus être confondu avec un petit gars du centre de formation.

Il fut le milieu de terrain et capitaine du Stade Rennais au début des années 2000 jusqu’à son départ en 2008. Des anecdotes, Etienne Didot en a des sacs entiers. Voici quelques secrets et petites perles de vestiaires, pour votre plus grand plaisir.

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Ton plus gros fou rire à l’entraînement ou en causerie ?

Il y en a eu tellement, même un peu étouffés… Dans une carrière, tu en entends des choses mais là, comme ça, je dirais quand même avec Vahid Halilhodzic, qui m’appelait Maradona à l’entraînement parce que j’étais petit et que j’avais du réussir deux dribbles dans une séance. Du Vahid…

La plus grosse énigme connue dans le vestiaire ?

Alors là, je pense à Georgei Ivanov. Le mec est arrivé, c’était une star en Bulgarie, on pensait que le mec allait être super fort et tout. Et puis non… Il ne s’est jamais adapté sur le terrain mais le plus drôle, c’était à côté. Le mec était sympa, venait avec nous sur les sorties mais arrivait toujours aux repas avec une compagne différente. Déjà ça, c’était énorme mais le mieux, c’est avant un match de Ligue 1, où juste avant l’échauffement, on le cherche, on ne sait pas où il est puis on le retrouve aux toilettes en train de fumer sa clope. Franchement, exceptionnel !

Le pire souvenir en « Rouge et Noir » ?

Je ne vais pas être très original mais ce « foutu » Lille – Rennes… Dans les vestiaires, certains pleuraient, nous étions totalement dégoutés ! C’était terrible de se faire cueillir comme ça après une saison pareille. Nicolas Fauvergue ? Ah ça, on l’a tous eu mauvaise, bien sûr, surtout , au-delà de son but, pour la célébration qui a suivie. On aurait dit qu’il venait de gagner la coupe du monde alors que Lille ne jouait rien et nous tuait notre rêve, propre et net. Je l’avais connu en espoir, sur le moment, je lui ai demandé mais pourquoi « tu fêtes ça comme ça ? » C’était une émotion incroyable qui reste encore vive aujourd’hui.

A l’inverse, la meilleure ?

J’avoue que mon but marqué à la Beaujoire et la fin de la série sans victoire à Nantes pour nous, c’était aussi très fort, à part !

Le mec le plus fou dans un vestiaire ?

Alors, petite entorse, ce n’est pas à Rennes pour le coup mais à Toulouse, avec « Dédé » Gignac. Comme ça, on ne dirait pas mais ce mec, c’est connerie sur connerie, tout le temps. Un hyper actif en la matière ! A Rennes, on n’avait pas ce mec, un peu fou. Peut-être mon copain Ivanov, à la rigueur !

Les joueurs les plus forts avec qui tu aies joué ?

Ah là, il y a du monde, difficile d’en ressortir mais quand même, Olivier Monterrubio, c’était assez dingue ce qu’il faisait avec son pied. Il mettait le ballon où il le voulait, il a été très fort chez nous. John Utaka, également, on en parle moins mais quel attaquant ! Ensuite, évidemment, deux monstres, Yoann Gourcuff et Petr Cech, chacun dans son registre.

La meilleure troisième mi-temps ?

Après Lille, paradoxalement… Nous sommes rentrés dans la nuit à Rennes et nous avions envie, malgré tout, de rester ensemble. On avait réservé le Pub Gall, pour noyer un peu notre chagrin. La nuit fut courte et le lendemain, à Langoat, mon père organisait un match de charité avec notamment une sélection de joueurs bretons de Ligue 1… J’y suis passé, avec Christophe Revault et du coup, on a pris de nouveau un peu de temps pour rester sur place, trinquer… Puis j’ai fini au petit matin avec Christophe, pour terminer la fête. Nous avons bien eu besoin, au final, de 72 heures pour évacuer cette défaite mais a aussi en retirer de beaux souvenirs…

As-tu un dossier sur un gars pour qui cela est très difficile à trouver, à savoir notre ami Romain Danzé ?

Ah, Romain ! Difficile, franchement ! Il a toujours été très pro, c’est un super mec. On a bien essayé de l’emmener avec nous, parfois, il venait hein, mais restait super calme, tranquille. Désolé, mais de dossier sur Romain (rires) !

Si tu devais partir en vacances avec Laszlo Boloni ou Vahid Halilhodzic, qui choisis-tu ?

Ah, franchement, pas évident mais j’y vais avec Vahid. D’une manière ou d’une autre, je suis sûr qu’il y a moyen de déconner quand même !

Tu dois choisir quelqu’un pour te relooker. Tu appelles Laurent Batlles ou Arnaud Le Lan ?

Oh, c’est moche ça ! Direct, Lolo Batlles. Oui, look très soft, « style papa » mais une fois, avant d’entrer en boite, il m’a prêté un jeans et ça, c’est gravé à vie (rires) !!! Arnaud, ce n’était pas possible, parfois il arrivait en tenue de peintre avec encore un peu de peinture dans les cheveux. Ah Nono…

Entre toi et Yoann Gourcuff, qui est le plus breton ?

Ah, bonne question mais il n’y a pas de débat et j’espère qu’il le lira : c’est moi ! Je suis de la Bretagne Nord, les paysages, le granit, la nature. Yo, c’est la Bretagne sud, ce n’est pas pareil, il le sait (rires) !

Le rapport aux journalistes était-il différent avant ?

Franchement, j’ai toujours eu de bons rapports avec la presse, quel que soit le club où j’évolue. J’aimais bien parler avec vous tous, je n’ai jamais été attaqué injustement et puis il n’y avait aussi pas tout ce qui existe aujourd’hui avec les réseaux. A l’époque, souvent, des journalistes venaient même boire une bière avec nous, en après match en ville, c’était cool. Je n’ai aucun problème avec ce métier et ce côté-là du foot et aujourd’hui, en étant devenu consultant, je vois aussi tout le boulot que c’est et j’aime beaucoup !

 

L'entraîneur du Stade Rennais Bruno Genesio s'est dit déçu par la performance de son équipe contre Leicester, hier, en Ligue Europa Conference.

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Rennes manque son rendez-vous. Ce jeudi soir, à l'occasion des huitièmes de finale aller de Ligue Europa Conference, le club breton s'est effectivement incliné sur la pelouse de Leicester, douzième de Premier League (0-2). Mais au-delà du résultat, et avant la manche retour au Roazhon Park dans une semaine, c'est par la prestation de son équipe que Bruno Genesio s'est montré déçu. Avec en travers de la gorge, notamment, le deuxième but encaissé dans les ultimes secondes de la partie.

"Il reste un match retour"
"On paie le manque de discernement encore à la fin comme à Paris, a regretté le technicien rennais en conférence de presse, en référence à la défaite dans les arrêts de jeu au Parc des Princes il y a quelques semaines. Cette fois c’est pire encore car ce n’est pas la première fois que ça nous arrive. Il y a de la colère car ce n’est pas digne d’une équipe qui veut jouer la Coupe d’Europe", a constaté Bruno Genesio.

"Ce que je regrette, c'est de ne pas apprendre de nos erreurs, a continué l'entraîneur breton. Je n'ai pas grand-chose à reprocher à mes joueurs sur le contenu du match. On n'a pas concédé beaucoup d'occasions. Il reste un match retour. On a montré qu'on est capable de leur marquer des buts, de leur poser des problèmes. On aura notre public", a terminé un Bruno Genesio revanchard.

Le coach des Rouge et Noir déplore l’inefficacité de son équipe dans les deux surfaces et surtout son manque d’agressivité devant le but.
Le Stade Rennais s’est incliné 2-0 à Leicester, plombant sérieusement ses chances de qualifications en quart de finale
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Bruno Genesio : « Je pense qu’on a fait beaucoup de bonnes choses dans ce match, dans la maîtrise technique, dans les situations, les occasions qu’on s’est créées. Malheureusement, dans le football, il faut être efficace dans les deux surfaces, ce qui n’a pas été le cas ce soir. Mais ce qui est encore plus regrettable, c’est d’encaisser un deuxième but dans ces conditions-là. On peut manquer d’adresse et de réussite, mais on avait la possibilité de mieux gérer la fin de match. Mais il y a deux matches pour se qualifier, on a encore toutes nos chances, mais en prenant ce deuxième but on se complique le match retour […] Ce que je regrette, c’est de ne pas apprendre de nos erreurs. Je n’ai pas grand chose à reprocher à mes joueurs sur le contenu du match, on n’a pas concédé beaucoup d’occasions. Il reste un match retour. On a montré qu’on est capable de leur marquer des buts, de leur poser des problèmes, on aura notre public. On va préparer ça dès la fin du match contre Lyon (dimanche pour le compte de la 28e journée de Ligue 1, NDLR) ».

Hamari Traoré (capitaine), au micro de RMC Sport. « Le deuxième but est terrible, il nous fait mal. On doit mieux négocier la situation. On maîtrisait la fin de match, on voulait égaliser. Maintenant, il faut rester concentré pour essayer d’aller chercher la qualification au match retour. Sur nos temps forts, on n’a pas su concrétiser nos occasions. On a été bon, plutôt cohérent. Mais ils ont été plus efficaces. On va regarder ce qui n’a pas été pour continuer à travailler et revenir plus fort. Avec ce qu’on a montré ce soir, il y a des raisons d’y croire. En tout cas, nous, on y croit. »

Benjamin Bourigeaud, au micro de Canal + Sport. « C’est un match de Coupe d’Europe, c’est différent, notamment au niveau de l’intensité, la moindre erreur se paye cash. On a plutôt fait un bon match, sérieux, rigoureux. Le 1-0 nous faisait plus de bien pour le match retour, malheureusement le deuxième fait mal à la tête. Ce n’est pas la première fois que ça nous arrive. Il va falloir qu’on apprenne, car c’est frustrant de faire des performances comme ça et de ne pas terminer le boulot. On a péché dans le dernier geste. Eux, ils ont été efficaces. Le match retour sera très important, rien n’est terminé. »

 

​L’entraîneur du Stade Rennais va faire son retour au Groupama Stadium ce dimanche 13 mars, près de trois ans après son départ de l’Olympique lyonnais. L’ancien Lyonnais évoque ce déplacement particulier et l’accueil qu’il imagine demain.

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Le retour de Bruno Genesio à Lyon est au centre du choc entre l’Olympique lyonnais et le Stade Rennais, dimanche 13 mars (17 h 05) au Groupama Stadium pour le compte de la 28e journée de Ligue 1. Interrogé sur ce retour en conférence de presse, l’entraîneur des Rouge et Noir revient sur ses années lyonnaises et l’importance de match à titre personnel.

Vous faites votre retour à Lyon, près de trois ans après y être parti. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Il y a deux façons de répondre à votre question. La première, c’est de faire de la langue de bois. Mais comme je n’aime pas ça, je vais vous dire ce que je pense vraiment. C’est un match particulier pour moi, je mentirais si je vous disais le contraire. J’ai commencé à jouer à Lyon à l’âge de cinq ans et demi, j’ai été professionnel là-bas, j’ai eu la chance d’être entraîneur pendant trois saisons et demie avec beaucoup de joies et de très bons souvenirs. Évidemment que c’est un match particulier, par le sens de l’histoire que j’ai avec ce club et avec cette ville, puisque je suis né là-bas. Je ne peux pas effacer ces 30 ou 35 ans de vie à Lyon, avec l’Olympique lyonnais.

Après, aujourd’hui, je suis entraîneur du Stade Rennais, je viens à Lyon pour gagner comme on va dans tous les autres stades. Mais ce sera particulier pour moi de me retrouver dans le vestiaire visiteur. Je vais essayer de ne pas me tromper de côté en arrivant (rire) ! »

On a vu la semaine dernière les supporters de Saint-Étienne déployer une grande banderole pour Frédéric Antonetti. Vous n’imaginez pas les Lyonnais faire de même pour vous demain ?

Ça dépend la teneur de la banderole (rire). Cela fait bientôt trois saisons que je ne suis plus à Lyon et j’aimerais honnêtement que l’on cesse avec tous ces clichés. Bien sûr qu’il y a eu des critiques, mais on voit bien que maintenant, c’est inhérent à notre métier et dans beaucoup de clubs. Encore une fois, j’ai aussi connu de beaucoup de très bons moments, y compris avec les supporters, notamment la première saison, avec les gens du club, tous les gens que je connais et qui sont encore au club. Franchement, ce sera un bon moment de les retrouver demain.

Échangez-vous encore avec des employés du club, voire le président ?

Avec quelques-uns, oui. Le président, je l’ai croisé il n’y a pas longtemps puisque j’étais au match de Lyon contre Lille. Il y a beaucoup de respect entre nous parce qu’on a vécu trois ans et demi, ce qui est beaucoup dans un club comme Lyon. On a connu beaucoup de joies, des désillusions aussi. Je l’ai déjà dit, j’ai deux échecs qui m’ont marqué : les deux demi-finales perdues contre l’Ajax Amsterdam (Ligue Europa 2017) et Rennes (Coupe de France 2019). C’est peut-être un signe du destin que je retourne à Lyon pour la première fois en étant entraîneur du Stade Rennais, face à l’entraîneur (Peter Bosz) qui nous avait éliminés avec l’Ajax.

Vous conservez un bilan en Ligue 1 meilleur que vos successeurs. Qu’est-ce que cela vous évoque ?

Pour un entraîneur, les stats sont toujours importantes puisqu’on est jugés sur les résultats. Ça prouve qu’avec mon staff, on a quand même fait un travail correct, même si j’assume l’échec des deux demi-finales qui sont, pour moi, les deux points noirs de mon passage à Lyon. On aurait dû faire mieux. Il y a eu des choses bien, des choses moins bien mais ce n’est pas à moi de juger mon parcours, on peut faire dire ce qu’on veut à tous ces chiffres. Le plus important, c’est que j’ai pris beaucoup de plaisir pendant ces trois ans et demi à Lyon. Même s’il y a eu des moments difficiles, c’est le lot de tous les entraîneurs

On les imagine revanchards après le match aller (4-1)…

Oui, ils l’ont déjà exprimé et je sais comment ça fonctionne, je l’ai expérimenté pendant trois saisons et demie donc je sais très bien tous les leviers qui ont pu être utilisés par le président et le staff. Mais on est prêts.

Alors qu’on commence à parler d’un « Genesio time » qui est l’exact contraire du « Stephan time », puisque ce sont six points laissés en route en Ligue 1 et peut-être une qualification en quart de finale de Coupe d’Europe, l’entraîneur de Rennes assume sa responsabilité et entend y remédier.

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Ce but encaissé jeudi soir à la 93e minute de jeu par le Stade Rennais, contre Leicester, est le but de trop. C’est en effet le 6e depuis le début de la saison que les Rouge et Noir encaissent dans les arrêts de jeu (Brest, Bordeaux, Lens, Paris, Vitesse et donc Leicester). Un tweet moqueur appuie là où ça fait mal : « Il y avait le Stéphan Time, maintenant il y a le Genesio Time ».

Dans les travées du King Power Stadium, à l’issue du 8e de finale aller de Ligue Europa Conférence, le coach de Rennes déclarait d’ailleurs : « J’assume ma responsabilité. Parce que ça fait plusieurs fois qu’on encaisse ce genre de buts dus à des erreurs de débutants, et on n’arrive pas à le régler. Mais c’est aussi et surtout ma responsabilité, et je vais remédier à tout ça, avec certainement un autre comportement dans les jours qui arrivent. »

Changer de discours
Attention, la fessée est désormais interdite. Et au foot, impossible comme au rugby, d’en passer par une bonne séance de combat dans un petit périmètre, impossible de faire suer les joueurs avec une bonne grosse séance de physique avec deux grosses échéances aussi rapprochées. Impossible de sanctionner des joueurs en les laissant sur le banc. Il est trop juste en défense et ne peut se passer de ses cadres.

Le technicien devrait donc juste hausser le ton, et changer de discours.

Car, c’est sans doute à cause du discours qu’il a tenu dimanche après le match d’Angers et mercredi avant Leicester qu’il a sa part de responsabilité. Deux fois, il a répété : « Je l’ai déjà dit, je ne vais pas reprocher aux joueurs d’avoir voulu gagner le match en fin de partie au Parc. Même si ça nous a coûté un point. »

Trouver des solutions
On ne devrait donc plus entendre ce genre de discours, les joueurs non plus. « Ce sont des erreurs de gamins qu’on fait, de juniors, qu’on répète, et c’est pour ça que je dis que ma responsabilité est engagée. Parce que ce n’est pas la première fois que ça nous arrive cette saison. On a lâché beaucoup de points dans les fins de match en faisant des erreurs de débutants, et c’est que je suis le premier aussi à ne pas pouvoir corriger ça. C’est à moi de trouver des solutions et ce sera fait dans les jours qui viennent », ajoute l’entraîneur des Rouge et Noir.

Rennes a en effet perdu six points depuis le début de la saison en encaissant un but dans les arrêts de jeu et serait 2e de Ligue 1 avec un matelas de 3 points d’avance du Nice. Il est donc à souhaiter qu’il trouve rapidement la solution pour éviter des regrets, si ce n’est des désillusions.

Gambardella (quarts de finale). Bobigny – Rennes, dimanche (14 h 30). Nouveau déplacement en Ile de France pour les jeunes Rennais vont tenter d’obtenir leur place dans le dernier carré.

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Dominateur sur le terrain du Paris 13 Atlético en 8es de finale (0-2), le Stade Rennais retrouve le dernier club du district parisien pour une rencontre historique, diffusé ce dimanche sur FFFTV. Si ce tirage semble de nouveau favorable au quatrième centre de formation européen, les Rennais seront attendus de pied ferme au stade Auguste-Delaune.

En effet, le FC 93 prend cette Coupe très au sérieux. Et c’est en montrant beaucoup de caractère que les hommes de Karim Mazeghrane étaient revenus dans leur match lors du tour précédent contre Saran. Menés 2-0 à la pause, les Franciliens avaient refait leur retard en seconde période pour arracher leur qualification aux tirs au but. Sans complexe, Naïny Diallo ne trahit pas d’ambitions dans le dernier reportage de la FFF consacré au club parisien. L’attaquant rêve déjà d’une finale au Stade de France.

Samaké attendu au tournant
Côté rennais, Laurent Viaud devra, comme en huitièmes de finale, adapter ses plans en fonction de ceux de la réserve, qui se déplace à Saint-Brieuc, ainsi que ceux du groupe professionnel qui ira à Lyon. Buteurs à Concarneau le week-end dernier, Wilson Samaké et Djaoui Cissé, les hommes providentiels des Rouge et Noir, seront attendus au tournant.

Quoiqu’il advienne, les Rouge et Noir n’officieront plus sur leur pelouse lors de cette édition, étant donné que le vainqueur se déplacera chez le gagnant du match entre Lyon La Duchère et le SM Caen. Invaincus toutes compétitions confondues depuis 4 semaines, les Rennais ne sont plus qu’à trois marches d’un trophée après lequel ils courent depuis 2008. Réciproquement, les Franciliens aborderont cette affiche sans pression, bien que soucieux de poursuivre leur ascension historique vers une finale à la maison.

Les 500 supporters rennais se sont rendus du centre-ville de Leicester jusqu’au stade en procession. Une procession bon enfant et haute en symbole rappelant l’épopée de 2019.

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Les quelque 500 supporters rennais qui ont fait le déplacement à Leicester ont convergé en cortège depuis le centre de la capitale des Midlands jusqu’au King Power Stadium, après avoir bien profité des plaisirs houblonnés dans les pubs.

Une procession chantante et bon enfant, menée par le RCK, dont les supporters Rouge et Noir étaient privés depuis deux ans à cause du Covid et qui n’avait pas été autorisé à Arnhem. La dernière fois, c’était « un jour il y a longtemps », comme le dit l’un des hymnes de la tribune Mordelles qui a retenti à plusieurs reprises dans les rues de Leicester.

Rythmé pas le pas de chevaux
« Nous sommes les Rennais et nous chantons en chœur ». Ils sont les Rennais et ils marchent en chœur. Durant les 2,5 km du parcours les chants n’ont jamais cessé. L’espace de quelques heures, Leicester était bretonne. Les passants intrigués et visiblement peu habitués s’arrêtaient même pour faire des photos.

Cette « fan walk » était menée par quatre chevaux de la police montée dont le pas des sabots sur le pavé semblait rythmer les chants.

Le cortège était bien entendu encadré par la police de Leicester qui, il faut le souligner, a géré cela à la perfection, avec sourire et bienveillance. Les policiers se prêtant au jeu des selfies, allant même jusqu’à se mettre à genoux comme l’ensemble de la troupe démarrant une chanson piano au ras du sol pour finir en bondissant à pleins poumons. Ça a aussi contribué à ce qu’il n’y ait aucune tension, même à l’arrivée au stade.

Ce beau moment de partage évoque forcément l’épopée de 2019. Mais comme cette année-là, Rennes a subi le réalisme anglais.

Le Stade Rennais s'apprête à défier Leicester, ce jeudi soir (21h) au King Power Stadium en 1/8e de finale aller de Ligue Conférence. Si l'affrontement paraît équilibré, il est l'heure pour Rennes de faire parler son expérience accumulée au gré de ses quatre campagnes européennes successives.

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La phase de l'apprentissage est terminée. Après plusieurs années à perdre - sans jamais se déshonorer - en coupe d'Europe, Rennes a prouvé lors de la phase de groupes de Ligue Conférence que les défaites encourageantes faisaient partie du passé, et qu'elles pouvaient laisser place à des victoires méritées, et à un statut assumé. Ces expériences passées doivent servir les Rouge et Noir, à l'heure de défier Leicester, champion d'Angleterre en 2016, sur ses terres, en 1/8e de finale aller de Ligue Conférence.

On a beaucoup travaillé pour se qualifier et terminer premiers du groupe lors de la première partie de saison. - Bruno Genesio

Dans un poule relevée, où figuraient Mura, le Vitesse Arnhem et Tottenham, le Stade Rennais est sorti haut la main en tête de la poule, assuré de cette première place avant même de se déplacer à Londres pour rencontrer Tottenham lors de la dernière journée, un match qui ne sera finalement jamais disputé en raison de nombreuses absences chez les Anglais et de l'impossibilité de reporter cette rencontre. Cette qualification "facile" n'a rien d'anecdotique, puisque lors de leurs deux campagnes européennes précédentes (Ligue Europa en 2019/2020 et Ligue des Champions en 2020/2021) les Rennais avaient fini derniers de leur poule.

Dans le championnat de France, à part Paris, Rennes est la seule équipe à avoir une série en cours de quatre qualifications européennes consécutives. Côté Leicester, si les Foxes ont disputé un quart de finale de Ligue des Champions en 2017, depuis, les qualifications se font plus rares. Les coéquipiers de Jamie Vardy, absent ce jeudi soir, ont terminé troisièmes de leur poule de Ligue Europa en première partie de saison, et ont éliminé les Randers (Danemark) en barrage de Ligue Conférence. Sur l'expérience récente, Rennes semble un tout petit peu mieux armé. Mais pour Bruno Genesio, son équipe n'en devient pas favorite pour autant.

Pour moi Leicester est favori. - Bruno Genesio

Le coach rennais assure que ce n'est pas un communication pour mettre la pression sur l'adversaire : "Non, pas du tout, c'est la vérité, c'est une équipe qui est construite pour jouer la Ligue des Champions, pour jouer le titre en Premier League, puisqu'ils ont été champions il y a quelques années. Pour moi ils sont favoris, ce n'est pas simplement un discours de façade pour s'enlever de la pression, parce que la pression on l'a autant qu'eux." De son côté, le directeur technique du SRFC Florian Maurice parlait même "d'exploit" au moment d'envisager une qualification rennaise après le tirage au sort.

Une ambition nouvelle
Pour autant, fort de ses expériences passées en Europe et d'une qualité de jeu rarement vue à Rennes, le Stade Rennais n'ira pas à Leicester dans le simple espoir de garder le 0-0 tout le match assure Bruno Genesio : "On veut imposer notre jeu. Je ne sais pas si c'est nouveau, mais en tout cas c'est ce que j'ai envie d'inculquer au groupe et au club, parce que je pense que c'est la meilleure manière de gagner des matchs. Ce n'est pas faire preuve de suffisance ou de prétention de dire ça, c'est simplement que j'ai confiance en mes joueurs, en mon équipe."

Au club, on ne cache pas en interne un profond désir d'aller loin dans cette compétition. "Elle est taillée pour un club de notre envergure" glissait récemment en privé un cadre du Stade Rennais à France Bleu Armorique. Pour s'en assurer, il faudra déjà écarter l'encombrant obstacle Leicester, avec si possible un résultat dès l'aller en terre anglaise ce jeudi soir.

Quatrième de L1 (46 points) à un point du podium, deuxième meilleure attaque de France derrière le PSG (53 buts), premier de sa poule européenne à l’automne, le Stade Rennais a-t-il encore des choses à envier à son adversaire anglais, actuel 9e de son championnat, de ce 8e de finale européen ?
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Bruno Genesio s’en amuse presque. L’interroger sur le jeu de la communication sur « Qui est le favori ? » de ce 8e de finale de Ligue Europa Conférence lui décroche un sourire. Dès la victoire engrangée contre Angers dimanche (2-0), le technicien a entonné cette litanie : Leicester a la pancarte, Rennes demeure ambitieux. « Ce n’est pas un discours de façade ! Ils ont une équipe construite pour gagner la Premier League et jouer la Ligue des Champions ! Pour nous aussi, la Ligue Europa Conférence est un objectif, mais ils sont mieux armés que nous, assène-t-il. C’est une équipe très forte, avec beaucoup d’expérience, qui a l’habitude des matchs de Coupe d’Europe tous les week-ends. Il ne faut pas s’attendre à une équipe qui prendra le match par-dessus la jambe. Il y a du talent devant, avec des éléments capables de gestes de classe pour faire la différence. Et ce, même quand l’équipe est moins bien ».

Rodgers : « Rennes joue un beau football, très offensif »
« C’est une équipe très forte en transitions notamment. On sait que leurs entames sont très, très fortes, mais ça ne nous fait pas peur. On a nos arguments à faire valoir », lançait, motivé déjà, Baptiste Santamaria, dimanche. « On joue une grande équipe, on le sait… Il faut qu’on reste confiant, mais qu’on garde les pieds sur terre. On ira avec nos armes : si on ne le fait pas, on sera perdus sur le terrain », assure, lui, Flavien Tait.

Outre-Manche, où il est rare que les coachs soient questionnés sur les… adversaires, Brendan Rodgers a renvoyé, poliment, la balle à son homologue. Sans refuser, a priori, son statut de favori. « Rennes est en train de réaliser une vraie bonne saison. Ils jouent un beau football, très offensif, avec des joueurs dangereux. Sur les deux matchs, il faudra vraiment être à notre meilleur niveau. Mais nous avons confiance sur le fait qu’on peut leur poser des problèmes », a indiqué le technicien de Leicester.

Tulett : « Le potentiel pour bousculer Leicester »
Darren Tulett, le journaliste anglais de beIN SPORTS, lui, fait clairement de Leicester le favori de cette double confrontation. « Même si en coupes européennes, ils ont peu d’expérience, au niveau effectif, ils ont plus d’internationaux que Rennes par exemple. De plus, il reste encore quelques joueurs de l’épopée du titre, comme Schmeichel et Vardy (ce dernier est blessé et absent), des mecs qui ont vécu des moments intenses. Au milieu, quand tous les joueurs sont là, ils sont aussi impressionnants et forts. J’aime beaucoup Tielemans, Ndidi, qui a remplacé Kanté, qui met de l’impact, Dewsbury-Hall, Maddison, et encore Barnes », révèle-t-il.

Tout en n’excluant pas « le potentiel » rennais « pour surprendre Leicester. En Angleterre, on a un peu tendance à se regarder le nombril, on regarde peu la L1. Certains joueurs ne sont pas connus comme ils devraient l’être… Il faut rappeler que Rennes a fait un nul 2-2 plus tôt cette saison face à Tottenham, équipe sur le papier plus forte que Leicester ».

Rennes n’ira, en aucun cas, en victime expiatoire au King Power Stadium. L’ambition de figurer dans le dernier carré de l’épreuve est bien là. « Il y a certainement des choses à exploiter… On va jouer notre jeu, on ne va pas se renier ! C’est ce que j’ai envie d’inculquer à mon groupe et au club, ce n’est pas faire preuve de suffisance et de prétention. Je veux imposer ce qu’on sait bien faire, en jouant notre chance à fond. Jouer avec ses points forts, c’est la meilleure manière d’avoir le plus de chances de se qualifier », assène encore Bruno Genesio. Les statuts sont faits pour être bousculés. Le Stade Rennais entend être de ceux-là.

Habitué de la Coupe d’Europe, le club breton passe maintenant au révélateur d’une équipe anglaise ce qui doit permettre d’évaluer ses progrès et la qualité de son jeu, tant vantée en France.

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Le Stade Rennais est désormais un habitué de la scène européenne. C’est sa quatrième participation en quatre saisons. Mais il lui reste encore du chemin avant de s’y faire un nom. Comme en témoigne, l’incapacité du jeune défenseur Luke Thomas mais aussi du staff de Leicester de citer le moindre joueur de Rennes, hier matin au centre d’entraînement.

Ce 8e de finale est donc une étape importante. Car jouer un club anglais n’est jamais anodin, au regard du niveau de la Premier League, de son intensité et des joueurs qui y évoluent. Peu importe que cette équipe des Foxes (surnom en référence au premier président amateur de chasse à courre) soit engluée à la 12e place, elle a remporté la Cup l’an passée et possède quelques pointures dans son effectif, malgré la blessure de Vardy.

Confirmer la qualité du mercato
« C’est une équipe qui a du talent devant, avec des joueurs capables de faire la différence sur des gestes de classe, de renverser les choses à eux seuls, même lorsqu’elle est moins bien. Un milieu de terrain très performant aussi, pointe Bruno Genesio. Elle met beaucoup de rythme, à l’image de toutes les équipes anglaises, qui ont l’habitude dans leur championnat de jouer des matches de Coupe d’Europe quasiment tous les week-ends. »

Cette double confrontation contre Leicester va donc permettre de jauger un Stade Rennais qui brille en Ligue 1. Dont beaucoup vantent le jeu collectif et combiné. C’est un peu tout le foot français qui passe au révélateur. Ce qui en sort doit être d’un Rouge incandescent et d’un Noir puissant, pour aussi confirmer la qualité de ce mercato record de l’été dernier et honorer les ambitions affichées dans cette « petite » Coupe d’Europe.

« Même si elle a été un peu sous-évaluée, on se rend compte qu’il y a de la concurrence, de belles équipes dans les 16 dernières. C’est une belle compétition et une belle manière de nous évaluer », poursuit Genesio.

Pour cela, l’entraîneur rennais, qui a connu de beaux succès avec Lyon contre des clubs anglais, conserve ses principes de jeu. « Je pense qu’on doit être capables d’imposer ce qu’on sait bien faire. Je veux voir une équipe ambitieuse, pas une équipe qui joue avec le frein à main et se laisse impressionner. »

À Rennes de faire forte impression en battant le champion d’Angleterre 2016, nouveau riche du foot appuyé sur la fortune du groupe thaïlandais King Power. Il est question de renom.

Qui va démarrer le 8e de finale de Ligue Europa Conférence opposant Leicester au Stade Rennais, ce jeudi soir ? Si le forfait de Vardy est l’info cruciale de la journée de mercredi, la présence à l’entraînement, côté Rouge et Noir, de Lovro Majer a été un soulagement profond pour les supporters rennais.

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Doku ou Majer
Si Bruno Genesio a laissé planer le doute sur une potentielle titularisation de Jérémy Doku, il est fort à parier que c’est le jeune international croate Lovro Majer qui va démarrer. Même si le jeune belge a démontré un retour en forme époustouflant lors des deux derniers matchs. « Il a déjà fait deux rentrées en cours de match. Une dizaine de minutes lors du premier match, un peu plus contre Angers. Il avance, il a peut-être une possibilité demain de débuter. »

Mais Genesio aime entretenir le mystère, aussi inutile soit-il contre des clubs anglais qui ne connaissent même pas ses joueurs. Le doute plane donc entre Doku et Majet. « Lovro, c’est différent car il a été arrêté simplement trois jours entre le match de Montpellier et celui d’Angers. Ce n’est pas le même délai, pas le même genre de blessure. Il n’a perdu de rythme », déclare le coache de Rennes.

Une chose est sûre, c’est Guirassy qui fait les frais de ce retour. En revanche difficile d’imaginer une titularisation des deux artistes, sauf à sortir du onze de départ un des deux milieux axiaux (Martin ou Santamria) ce qui est impensable en vue de la Castagne prévue (en référence au défenseur belge de Leicester).

Les compos probables
LEICESTER. Schmeichel (cap) – Justin, Amartey, Söyüncü, Thomas – Tielemans, Ndidi, Dewsbury-Hall – Maddison, Daka, Barnes.

Remplaçants : Ward (g), Vestergaard, Brunt, Soumaré, Choudhury, Mendy, Albrighton, Lookman, Pérez, Iheanacho.

RENNES. Gomies – Traoré (cap), Omari, Aguerd, Meling – Santamaria, Martin, Majer – Bourigeaud, Laborde, Terrier.

Remplaçants : Alemdar, Bonet, Assignon, Belocian, Truffert, Diuouf, Doué, Tait, Doku, Tchaouna, Guirassy, Tel

Lovro Majer fait l'unanimité au Stade Rennais depuis son arrivée et s'est déjà hissé parmi les meilleurs milieux du championnat.

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Certains ont besoin d'être omniprésents sur un terrain de football pour effectuer un grand match, ce n'est pas le cas de Lovro Majer. S'il semble être plus qu'en jambes depuis sa signature au Stade Rennais, le joueur débarqué du Dynamo Zagreb était réputé pour ne pas être quelqu'un qui aime avaler les kilomètres lorsqu'il n'était encore qu'un adolescent. Dans le cadre d'un reportage, Prolongation est allé à la rencontre de ses proches et notamment de sa maman, Antonija Malec.

"Je n’ai jamais dit à Lovro qu’il était bon si ce n’était pas vrai. Je ne lui ai jamais dit des choses fausses. Il m’a dit une fois, quand il était vexé : « Vous êtes les seuls parents qui ne me soutiennent pas. » Par exemple, quand il fait un mauvais match, je lui dis qu’il a fait un mauvais match. Et il ne veut pas entendre ça (rires) ! Après les matchs, on échange et je lui dis la vérité ! Avant, Lovro n’aimait pas entendre ça. Mais au fil du temps, il a commencé à accepter que parfois, c’était bien ou pas bien. Il sait maintenant s’il a été bon, comment il aurait pu faire pour être meilleur." a-t-elle tout d'abord confié avant de revenir sur un événement qui l'a marqué sur le jeune Rennais.

"Lovro pense différent des autres joueurs. Beaucoup disaient que Lovro ne courait pas assez. Je le lui avais dit, quand il avait douze ans. Il m’avait répondu : « Je ne suis pas stupide, je sais où le ballon sera ». Il voit les choses que les autres joueurs ne voient pas. Il n’est pas le plus rapide, pas le plus fort. Il joue avec sa tête." a conclu la maman du génie croate dans des propos rapportés par Ouest-France.

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15 mars 2022

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