La Ligue de football professionnel met en demeure Mediapro, principal diffuseur de la Ligue 1 et Ligue 2, de payer ses échéances. Un peu plus de 170 millions d'euros. L'instance menace de faire appel à d'autres opérateurs, une crise qui pourrait avoir de graves conséquences sur les clubs bretons.
DS 0126Le bras de fer entre la Ligue de football professionnel (LFP) et Mediapro a franchi un nouveau pallier ce jeudi. En plus de mettre en demeure son principal diffuseur, la LFP a dû contracter un nouveau prêt, et elle annonce qu'elle pourrait se tourner vers d'autres opérateurs. Le torchon brûle et les conséquences pour le système économique du foot français pourraient être catastrophiques, notamment pour les clubs bretons.

Brest et Lorient, les plus dépendants
Les clubs bretons, comme les autres, se sont appuyés sur la hausse des droits TV pour augmenter leur budget cette saison. Brest et Lorient sont ceux qui dépendent le plus de cette manne financière. Les estimations avancent 34 millions d'euros pour le Stade Brestois, soit un peu plus de 70% de son budget. Une part qui est encore plus élevée pour le FC Lorient : près de 80% des finances lorientaises, avec 31 millions.

Les dirigeants bretons restent très discrets : la Ligue a donné pour consigne de ne pas répondre sur le sujet. Christophe Pélissier, l’entraîneur lorientais, ne s'étend pas non plus : "On en parle avec les joueurs et le staff. Ça nous interpelle bien sûr parce qu'on est dans ce milieu. Mais je ne suis pas là pour les commenter non plus."

Rennes semble préservé
Le Stade Rennais est le club breton le moins dépendant des droits télé : 52 millions d'euros, mais c'est environ la moitié de son budget. Et surtout, l'actionnaire majoritaire, la famille Pinault, pourrait renflouer les caisses en cas de scénario catastrophe pour le foot français.

Les sommes sont beaucoup plus petites pour En Avant Guingamp, en Ligue 2. Les 9 millions issus des droits TV représentent quand même près des deux tiers du budget costarmoricain.

Le groupe espagnol est désormais entre les mains d'un mandataire ad hoc, avec l'objectif de trouver une solution sur les paiements à la LFP. Une situation explosive pour le football français.
DS 0124Nouveau rebondissement dans l'affaire Mediapro qui fait trembler l'univers du football français. Alors que le groupe espagnol tente de renégocier à la baisse le montant des droits télé du championnat entre clubs tricolores (80 % des matchs sont diffusés sur sa chaîne Téléfoot) , dont il doit s'acquitter auprès de la Ligue professionnelle de football (LFP) - 780 millions d'euros par an pour la Ligue 1 et 34 millions pour la Ligue 2 -, il vient de se mettre sous la protection d'un mandataire ad hoc rattaché au tribunal de commerce de Nanterre, selon nos sources confirmant les révélations du « Canard enchaîné ».

Avec les autres parties prenantes dans le dossier - la LFP aurait accepté cette médiation -, l'idée va être de trouver une solution à ses difficultés financières.

Délai de paiement
Il y a un peu plus d'une semaine, le propriétaire de la chaîne Téléfoot avait provoqué la stupeur en demandant du temps pour régler l'échéance de 172 millions d'euros qu'il aurait dû théoriquement verser le 6 octobre à la LFP et dont il ne s'est toujours pas acquitté. Un délai de paiement refusé ensuite par les clubs français de football, dont la santé financière est déjà grandement fragilisée par la crise sanitaire.

La Ligue est prise en tenaille. Car les clubs lui réclament l'argent dont la source devait être les échéances payées par Mediapro. Il s'agit de 7 millions par club pour la seule échéance d'octobre, la prochaine intervenant en décembre. La LFP aurait communiqué aux clubs qu'elle allait convoquer un conseil d'administration rapidement pour décider d'un emprunt et ensuite organiser une assemblée générale pour le faire approuver.

De l'autre côté, Mediapro, qui a généré 1,8 milliard de revenus et 224 millions de résultat d'exploitation en 2019, reconnaît avec cette procédure qu'il est en difficulté. Les agences de notation S&P et Moody's ont toutes deux abaissé leur notation sur Joye Media, maison mère de Mediapro, au printemps. Beaucoup doutent qu'on puisse forcer son actionnaire à 53 %, le chinois Orient Hontai Capital, à se substituer à Mediapro pour payer la LFP.

Crise sanitaire
La Ligue a des arguments à faire valoir durant cette procédure. Même si Téléfoot a déçu pour son lancement, il n'a jamais été question que la chaîne génère assez de revenus pour ses premières échéances : pour celles-ci, il devait bien avoir prévu des réserves de liquidités.

Mais de l'autre côté, Mediapro risque de faire valoir que le championnat n'est pas ce qui lui a été vendu étant donné la crise sanitaire, d'autant qu'il risque de se voir ensuite demander des dommages et intérêts par les clubs. Il peut faire traîner l'affaire ou lancer une autre procédure en justice, pour pousser la Ligue à baisser son prix, d'autant qu'elle n'a pas forcément beaucoup d'alternatives pour les vendre au même prix si elle devait les récupérer. En revanche, si Mediapro se plaçait dans une procédure de liquidation ou de cessation des paiements, « la LFP aurait du mal à récupérer son dû », explique Pierre-Alain Bouhenic, avocat chez Brown Rudnick.

Cela dit, beaucoup pensent que si Mediapro a si rapidement demandé de nouvelles conditions, c'est qu'il veut renoncer rapidement et partir dans les meilleures conditions possible.

Avant de faire un sale coup à la Ligue de football professionnel, Mediapro avait déjà tenté le diable auprès de la Serie A. Mais les Italiens ont été bien plus précautionneux.
DS 0123Le football français est en alerte maximale. En effet, Mediapro, le principal diffuseur de la Ligue 1 et de la Ligue 2, a décidé de stopper ses paiements et doit la bagatelle de 172 millions d'euros à la Ligue de football professionnel (LFP). Les dirigeants de Ligue 1 en ont d'ailleurs déjà appelé au Président de la République, Emmannuel Macron, pour faire pression sur son homologue chinois.

Mais certains signaux auraient dû alerter les dirigeants du football hexagonal. Comme ce qui s'est passé en Italie avec le groupe sino-espagnol. En février 2018, Mediapro récupère les droits télévisuels de la Serie A (cycle 2018-2021) contre une offre de 1,05 milliard d’euros par saison. Autant dire que cela ne plaisait guère aux diffuseurs historiques de la Botte que sont Mediaset et Sky.

Mediapro avait comme projet à l'époque de revendre les droits. Mais Sky en décidait autrement et saisissait alors un tribunal de Milan. Le 9 mai 2018, le projet du groupe de Jaume Roures était retoqué en Lombardie. Une première pierre dans son jardin, donc. Mais la chute ne s'arrêtait pas là. La Ligue italienne de football avait déjà stoppé les négociations avec Mediapro après le refus du groupe d’avancer la garantie bancaire.

Sky et Perform à la rescousse
Finalement, après quatre rounds de négociations, la Serie A avait fini par trouver des diffuseurs alors que le championnat allait reprendre un peu plus d'un mois plus tard. Le 13 juin, Sky et Perform remportaient les droits pour 973 M€ par an pour la période 2018-2021. Cela est bien évidemment en baisse par rapport à Mediapro, mais en hausse par rapport au cycle précédent (950). Mediapro n'était pas candidat cette fois et Sky allait donc diffuser 7 matches par journée (780 M€) et Perform (plateforme DAZN) les trois autres (193 M€).

Maintenant, on se demande un peu comment la France va bien pouvoir réagir vis-à-vis de cela. Un nouvel appel d'offre avec Canal +, le diffuseur historique, et beIN Sports ? Ou alors une solution très différente, comme évoquait Jean-Michel Aulas ? « L'idée que je veux défendre, c'est qu'il faut un Spotify du foot ou un Deezer du foot, il faut une offre unique avec un prix attractif et que le public n'ait plus à se poser la question sur quelle chaîne est le match », avait ainsi lâché le boss lyonnais. En attendant, les clubs français devraient encore connaître quelques mois difficiles...

La LFP compte bien gagner sa bataille. Selon L'Equipe, l'instance a décidé de "mettre en demeure" Mediapro, qui refuse toujours de régler son échéance de 172 millions d'euros. Les clubs en ont eu la confirmation dans un courrier.
DS 0122Un bras de fer, ni plus ni moins. Entre la LFP et Mediapro, principal diffuseur de la Ligue 1 cette saison, le conflit est total. Après avoir repoussé sa demande de délai de paiement, l'instance, qui n'a toujours pas reçu son échéance prévue début octobre (172 millions d'euros), a décidé de passer aux choses formelles. Ainsi, le groupe sino-espagnol a été "mis en demeure" par la LFP.

Une rupture du contrat n'est pas à exclure
Comme le dévoile L'Equipe ce jeudi, un courrier a été envoyé aux membres du conseil d'administration de la LFP et aux clubs. "Mediapro s'est bien placé sous la protection du Tribunal de commerce de Nanterre dans le cadre d'une procédure de mandat ad hoc, mentionne le document, confirmant les révélations du Canard Enchaîné. Nous avons fait application du contrat qui nous lie avec Mediapro et les avons mis en demeure (sic) de régler les échéances des 1er et 5 octobre, tout en activant la garantie donnée par la société mère du groupe Mediapro". Il s'agit du fonds chinois Orient Hontai Capital.

Désormais, selon l'instance, il reste deux options. "Soit une issue favorable est trouvée avec Mediapro, soit ce n'est pas le cas, et il faudra envisager la reprise du contrat par d'autres opérateurs", est-il précisé dans l'extrait du courrier communiqué par L'Equipe.

Le Stade Rennais pourrait boucler une série de 10 matchs sans défaites, une première depuis 2008-2009
DS 0121Rennes s'avance en favori ce vendredi pour affronter Dijon. Le club breton, leader du championnat, se déplace chez la lanterne rouge. Mais attention tout de même, comme le rappelle Julien Stéphan. "Sur les quatre derniers déplacements que l'on a fait là-bas, on a perdu quatre fois. Ils ont un bon potentiel offensif avec des joueurs capables de vitesse et d'éliminations, de profondeur aussi. Il faut faire très attention et prendre cette équipe au sérieux."

Mais face à Dijon, le Stade Rennais a surtout l'occasion d'aller chercher une nouvelle série. Le SRFC en est déjà en Ligue 1 à 9 matchs sans défaites (7 victoires, 2 nuls), une performance qui ne l'avait pas été depuis août-octobre 2010. Vendredi en cas de non-défaite, les Rennais atteindraient la barre des 10 matchs sans défaites, série atteinte la dernière fois en août 2008-janvier 2009. Les Bretons avaient alors atteint 18 matchs sans défaite.

Cascade d'absences à Rennes
Dijon : Pour la réception du Stade Rennais, le Dijon FCO devra se passer de l'attaquant ivoirien Roger Assalé, qui souffre des adducteurs. Le milieu Romain Amalfitano, en phase de reprise après une blessure à la cuisse, n'est pas encore opérationnel. A noter que le match se jouera devant 1.000 personnes, à la suite du passage de Dijon en alerte renforcée, le 10 octobre dernier.

Rennes : Le leader du championnat se déplace chez la lanterne rouge avec le souvenir des quatre défaites subies lors de ses quatre derniers déplacements à Dijon, et un effectif très diminué. Le capitaine Damien Da Silva et l'international Steven Nzonzi sont suspendus après une accumulation de cartons jaunes. Les convalescents Gersino Nyamsi et James Lea-Siliki sont toujours trop justes, tout comme l'attaquant vedette M’Baye Niang, finalement revenu de ses envies d'ailleurs. C'est aussi le cas du gardien Alfred Gomis, passé de Dijon à Rennes il y a deux semaines, tandis que l'intérimaire Romain Salin est incertain, ce qui pourrait laisser le jeune Pépé Bonnet dans les cages. Sont aussi incertains le milieu Jonas Martin et les internationaux Nayef Aguerd (Maroc) et Hamari Traoré (Mali), ainsi que les deux pépites Jérémy Doku (Belgique) et Eduardo Camavinga (France), qui ont joué en sélection mercredi soir.

Ecarté du groupe pour la Ligue 1 dès le début du championnat mais ayant pris part à la préparation estivale, Clément Grenier a travaillé en silence, sans aucune déclaration tapageuse ni jérémiade, acceptant la concurrence et attendant une solution, consistant jusque-là à un départ ou un retour dans le groupe. Le choix du club, à un an de la fin de son contrat, semblait se porter sur la première solution mais le mercato étant désormais terminé, l’ancien lyonnais revient en toute logique dans la rotation souhaitée par son coach, qui va devoir faire face à partir de demain à un calendrier important, où tout le monde devrait avoir son mot à dire.
DS 0120A Dijon, puis ensuite face à Angers et Brest, des rotations devraient être opérées, la Ligue des Champions démarrant mardi prochain face à Krasnodar. Trop juste pour être dans le groupe, James Lea-Siliki, de retour de blessure, ne sera pas demain en Bourgogne, pas plus que Steven N’Zonzi, suspendu. Utilisé une demi-heure par Didier Deschamps, Eduardo Camavinga pourrait également être ménagé, lui qui ne fut pas épargné en présaison par les pépins physique. L’heure, naturelle, du retour de Clément Grenier apparaît donc probable, et ce peut-être directement titulaire où il entrerait en concurrence avec Benjamin Bourigeaud, Jonas Martin ou encore Flavien Tait, pouvant aussi évoluer milieu axial.

"Ce mercato s’est enfin terminé, "Clem" est à disposition, il est là et bien là, et c’est très bien comme ça". C’est ainsi que Julien Stéphan a évoqué le retour possible de l’ancien international français, dépassé la saison passée par le tandem N’Zonzi-Camavinga, qui a refusé plusieurs offres lucratives cet été mais peu intéressantes sportivement pour rester compétitif, si possible avec les "Rouge et Noir". Inscrit par le club sur la liste UEFA pour participer à la Ligue des Champions, son expérience pourrait être précieuse, s’il parvient à retrouver le niveau de performance qui fut le sien lors de sa première saison rennaise, il y a deux ans. Bosseur et altruiste, alors que d’autres ont eu plus de mal avec la notion de concurrence, Clément Grenier mérite sa chance. Réponse dès demain avec le groupe de Julien Stéphan.

Le feuilleton se poursuit, et la LFP organise la riposte. Mediapro n’ayant pas effectué le versement de l’échéance d’octobre, l’instance va contracter un prêt auprès d’une banque étrangère, comme l’indique L’Équipe. Le quotidien précise qu’elle solliciterait 120 millions d’euros pour couvrir la plus large partie des 172 millions dus par Mediapro.
DS 0119Mediapro se serait tourné vers le tribunal de commerce pour négocier avec la LFP
"?La Ligue va ajouter 50 millions d'euros apportés sur ses fonds propres pour atteindre le montant dû et non réglé par Mediapro. Dès la fin de la semaine, 50 millions d'euros seront redistribués aux clubs?" , explique le quotidien français. Face à une telle situation, la LFP a décidé d’anticiper en prenant également une option "?pour l’échéance du 5 décembre, dans l’hypothèse, assez probable, où Mediapro continuerait de ne pas régler ses dettes. Le montant de ce potentiel 2e emprunt est du même ordre que le premier?" .
Encore plus haletant que Les Feux de l'amour.

Le coach du Stade Rennais, Julien Stéphan, aurait clairement convaincu l’attaquant, M’Baye Niang, de rester au sein du club breton selon le journaliste Antoine Besson sur Téléfoot.
ds 0326"C’est M’Baye Niang lui-même qui a changé d’avis, convaincu non seulement par ses deux représentants, mais aussi convaincu par l’appel de Julien Stéphan, son entraîneur à Rennes, alors que Niang était déjà à Saint-Etienne."

Le principal détenteur des droits TV Mediapro met le football français sens dessus dessous. Le président de l'OL Jean-Michel Aulas est sorti de son silence pour tenir un discours ferme à l'encontre du groupe sino-espagnol, qui a pris ses dispositions pour geler sa dette de 172 M€.
ds 0332Le football français est inquiet. Alors que l'épidémie de coronavirus et la crise économique qui en découle touchent au portefeuille les clubs, voilà que l'une des principales sources de revenus a déclaré forfait il y a quelques jours. En effet, Mediapro n'a pas payé sa deuxième échéance, de 172 M€, à la LFP (Ligue de football professionnel), qui ne va donc pas pouvoir redistribuer aux formations professionnelles leur part, attendue le 17 octobre. Jaume Roures, patron de Mediapro, a, dans la foulée, indiqué son intention de renégocier le prix d'achat des droits de la L1 et de la L2 acquis pour la période 2020-2024. De quoi imaginer des mois très difficiles pour les clubs professionnels...

Muet sur le sujet depuis cette annonce, le président de l'Olympique Lyonnais Jean-Michel Aulas est sorti du silence, interrogé par le Parisien. Pour évoquer sa surprise de voir Mediapro agir de la sorte. "Mediapro demandait il y a encore quelques jours aux clubs de faire le maximum pour présenter un produit extrêmement vendeur. Les clubs ont joué le jeu. Cette réaction est disproportionnée. Cela cache autre chose. Tout était miraculeux, beau, et un mois après on arrive à cette situation… Qu'est-ce qui justifie ce changement d'attitude ? Il y a autre chose, qu'on ne connaît pas, en tout cas pas moi !"

Pour le patron de l'OL, qui n'avait pas été impliqué par ses pairs dans l'appel d'offres, il faut "avoir une attitude extrêmement ferme. Je sais que Vincent Labrune (le nouveau président de la LFP, ndlr) a cette idée-là. On est dans notre droit. Le football peut paraître floué. Ce n'est pas l'intérêt de Mediapro d'enfreindre un règlement d'appel d'offres de droits TV très strict. Je n'ai pas participé de très près à cet appel d'offres, j'avais participé à tous les précédents, mais celui-là, on m'a rappelé à la fin… La règle, c'est que quand vous êtes en défaut de paiement, vous perdez la propriété des droits. Eux-mêmes, ils creusent leur tombe", prévient-il.

Mediapro veut geler sa dette !
Dans le même temps, le journal satirique Le Canard Enchaîné, à paraître ce mercredi, explique que dès le 29 septembre, la société sino-espagnole a engagé le 29 septembre une procédure de médiation auprès du président du tribunal de commerce de Nanterre avec pour but de geler la dette de 172 M€. Une procédure dont Vincent Labrune aurait pris connaissance et qu'il souhaiterait accepter pour rééchelonner le paiement attendu... Cependant, selon L'Equipe, la LFP aurait bel et bien refusé de négocier avec Mediapro.

Aulas, lui, est partisan de la ligne dure. "Il faut qu'ils payent, et s'ils ne payent pas, il y aura des négociations avec d'autres." Pour les autres en question, le président lyonnais imagine plutôt de nouveaux acteurs, comme Free, Amazon, Alibaba ou Netflix plutôt que Canal Plus ou BeIN Sports. "L'idée que je veux défendre, c'est qu'il faut un Spotify du foot ou un Deezer du foot, il faut une offre unique avec un prix attractif et que le public n'ait plus à se poser la question sur quelle chaîne est le match", conclut Aulas. Les prochaines semaines s'annoncent dans tous les cas très importantes pour l'avenir du football professionnel français.

Revenant sur la situation de Mediapro et de Téléfoot, Daniel Riolo estime que le pari était perdu d'avance et que la LFP va devoir trouver un nouveau diffuseur pour cette saison de Ligue 1.

ds 0336Depuis l'annonce du retard de paiement de Mediapro pour l'échéance d'octobre, les événements se précipitent concernant la diffusion de la Ligue 1 et de la Ligue 2 en France. Alors que la chaîne Téléfoot semblait devoir être le tube de l'année, l'histoire tourne au naufrage total, au point même que l'on ne serait désormais plus étonné que le contrat entre la LFP et le groupe dirigé par Jaume Roures soit dénoncé dans les prochaines semaines. Pour Daniel Riolo, le dirigeant espagnol a tenté un pari et s'est planté, mais la Ligue a clairement été abusé par Mediapro. Et le journaliste de RMC de prévoir une fin imminente pour Téléfoot et un nouvel appel d'offre lancé par la LFP pour trouver un diffuseur.

"Mediapro, c’était une arnaque dès le départ. Ils se sont dit, on va prendre les droits, on va mettre un milliard d'euros et on verra bien s’il y a les abonnés. Et s’il n’y a pas les abonnés, on se casse. C’est facile pour eux puisque 53% de Mediapro sont détenus par le Parti Communiste chinois. Sérieusement on va se retourner vers eux ? Roxana Maracineanu elle peut s’agiter autant qu’elle veut, elle va aller voir le PC chinois et lui dire qu’il faut filer l’oseille ? Jamais de la vie. Mediapro a tout perdu en Espagne, ils n’ont plus que la diffusion du championnat dans les bars. Roures est empêtré dans une tonne d’affaires du fait de ses histoires politiques. C’est un séparatiste catalan, et il n’y a plus que Podemos (Ndlr : un parti politique espagnol) qui le soutient et cela risque de très mal se passer pour lui. Vers qui tu vas te retourner ? Il fallait y penser avant. En pleine pandémie, quand Canal+ a arrêté de payer, Roures est venu donner la leçon (…) Les autres diffuseurs (C+, BeInSports, RMC) n’ont pas que la Ligue 1, et penser que tu pouvais demander 25 euros par mois que pour la Ligue 1, car la Ligue 2 ça ne compte pas, et même pas 100% de la Ligue 1, c’était impossible. Dans la panique, ils ont négocié avec nous pour la Ligue des champions et avec Netflix. Ils ont gratté des abonnements, mais on est à des années lumières de la rentabilité. Ils ne pourront jamais faire le 1.5 million d’abonnés prévus à la fin de cette première saison. De toute façon, on n’y arrivera pas au bout de cette saison, il y aura un nouvel appel d’offre", a lancé un Daniel Riolo ulcéré par cette situation qui était prévisible selon. Et cela même si en 2018 son confrère Frédéric Hermel avait, lui, indiqué sur RMC que Mediapro était une société en béton.

Le 30 mai 2018, au lendemain de l’attribution des droits télé de la Ligue 1 à Mediapro pour la période 2020-2024, Maxime Saada, le patron de Canal Plus, s’exprimait sur Europe 1. Une interview visionnaire.
ds 0339La scène se passe en mai 2018, au lendemain de l’attribution des droits télé à Mediapro. Maxime Saada, le patron de Canal Plus, est l’invité de Patrick Cohen sur Europe 1. Alors dans la tourmente et à un moment où beaucoup se demandent comment Canal, diffuseur de la Ligue 1 depuis 34 ans va survivre à un tel affront, le dirigeant garde le cap.

Depuis quelques heures, la vidéo fait le tour des réseaux sociaux. Deux ans en avance, Maxime Saada avait peut-être une vision annonciatrice de ce qui se joue actuellement entre la Ligue de foot et Mediapro, ce dernier ayant demandé un délai de paiement qui lui a été refusé.

"Je rappelle qu’on parle de prix payé mais qu’il n’y a pas de paiement"
"Je suis déçu de ne pas avoir remporté les droits, mais à ces prix-là, c’était complètement déraisonnable. C’était impossible pour nous de miser ces sommes et je crois que c’est impossible pour un quelconque acteur de miser ces sommes", commence par dire Maxime Saada.

Et de poursuivre, interrogé sur ce qui se passera dans deux ans, en 2020, donc. "Deux ans, c’est long, on verra. Regardez en Italie ce qu’il s’est produit, où tout un tas de gens se sont exprimés sur le désastre italien avec les matches qui disparaissent de Sky Italia en particulier, puisque ça fait 20 ans qu’ils diffusent la compétition, pour découvrir il y a quelques jours que finalement l’attribution de ces droits était suspendue et que Mediapro, le même acteur, qui a remporté les droits de la Serie A, a été disqualifié pour cause d’insuffisance de garanties financières. Je rappelle d’ailleurs qu’on parle de prix payé mais qu’il n’y a pas de paiement. Là aussi, on verra dans deux ans."

"La question que je pose, c’est la survie de Mediapro"
Dès 2018, le dirigeant ne croyait pas à l’offre Mediapro. "Pour concourir, il fallait créer une chaîne, donc c’était une obligation pour cet acteur. Deuxième chose, j’estime qu’ils ont payé 850 M€ pour les droits acquis. Pour les rentabiliser, il faudrait à peu près 7M d’abonnés à 15 € par mois. BeInsport, ça fait six ans qu’ils sont là, ils ont beaucoup plus de droits que la Ligue 1 et ils sont à peine arrivés à 3,5 M d’abonnés. Je ne vois pas comment un acteur peut rentabiliser ça. On me parle beaucoup de la survie de Canal, moi la question que je pose, c’est la survie de Mediapro et des autres, pardon. Je suis sûr que Canal survivra. Pourquoi ? Parce que je n’ai pas misé 1,150 milliard hier."

Face à la volonté de Mediapro de revoir à la baisse le montant de son contrat de retransmission de la Ligue 1 et de la Ligue 2, la LFP n'a aucune marge de manoeuvre. Faute de garanties bancaires et d'alternatives immédiates.

DS 0099L'entretien avec Jaume Roures publié jeudi dans le journal L'Équipe a fait l'effet d'une bombe. Le président de Mediapro y annonçait sa volonté de faire baisser le montant de son contrat avec la Ligue de football professionnel (780 millions d'euros annuels pour la Ligue 1 et 34 M€ par an pour la Ligue 2), à peine plus d'un mois après le début de la saison et sans avoir honoré le deuxième versement (172 M€), prévu lundi.

"On veut renégocier le prix, expliquait-il clairement. On a demandé d'établir un calendrier pour mener à terme cette négociation. Nous voulons rediscuter le contrat de cette saison. Elle est très affectée par le Covid-19, tout le monde le sait car tout le monde souffre." Au passage, il lançait, sans détour, que l'échéance ne serait pas réglée avant le 17 octobre, date à laquelle les versements de tous les diffuseurs du Championnat de France - Mediapro, Canal +, Free - doivent être redistribués aux clubs : "C'est évident que le 17 octobre, on n'aura pas trouvé un accord." Sollicités, Canal +, Free et beIN Sports, qui retransmet deux matches de Ligue 2 par journée, n'ont pas souhaité répondre à nos questions.

La situation est donc grave. Déjà privés de recettes de billetterie depuis le début de la saison, abandonnés par de nombreux sponsors, les clubs attendent des droits télévisés qu'ils les maintiennent à flot. Désormais dirigée par l'ancien président de l'OM Vincent Labrune, la Ligue en a parfaitement conscience.

Mais elle n'a pas beaucoup de latitude, même si les contrats avec les diffuseurs prévoient de sanctionner les mauvais payeurs. L'échéancier prévoit 6 versements annuels, tous les deux mois : le 5 août (17 %), le 5 octobre (17 %), le 5 décembre (16 %), le 5 février (17 %), le 5 avril (17 %) et le 5 juin (16 %). Et des pénalités.

"Le paiement de la contribution financière de l'attributaire et le strict respect de l'échéancier de paiement sont des obligations essentielles, est-il indiqué dans le règlement de l'appel d'offres que nous avons pu consulter. L'attributaire reconnaît que tout retard de paiement entraîne un préjudice considérable tant pour la LFP que pour les clubs. En conséquence et sans préjudice de l'exigibilité immédiate des sommes dues par l'attributaire à la LFP à chaque échéance de paiement, tout retard de paiement pour quelque échéance, montant et saison que ce soient donne lieu de plein droit, au profit de la LFP, sans qu'une mise en demeure préalable par cette dernière ne soit nécessaire, à l'application d'intérêts moratoires [...] et au paiement d'un montant forfaitaire dû au titre d'indemnité pour frais de recouvrement [...] sans préjudice de toute indemnisation complémentaire supérieure dont la LFP pourrait justifier."

Mais, dans les faits, ce ne sera pas simple. Car la LFP est prise au piège. Si elle refuse de traiter avec Mediapro, rien n'indique que son principal partenaire télévisé va revenir à la raison et la régler rubis sur l'ongle. Et si elle s'engage sur la voie de la discussion, elle s'expose à de sérieux problèmes juridiques. Les droits acquis par Mediapro l'ont été par le biais d'un appel d'offres très encadré. Si la LFP accepte de revoir à la baisse les montants promis par le diffuseur sino-espagnol, les perdants de la consultation ne manqueront sans doute pas de contester devant les tribunaux un petit arrangement qui serait conclu dans leur dos. Dès lors, le football professionnel est pris dans une ornière. Et ne doit pas forcément attendre d'être sauvé par les pouvoirs publics, même si la ministre déléguée aux Sports, Roxana Maracineanu, a réagi hier.

Roxana Maracineanu soutient la LFP
La Ligue de football professionnel, qui a confirmé son refus d'accorder un délai de paiement à Mediapro, a reçu jeudi le soutien de Roxana Maracineanu. "Quand des engagements contractuels sont pris, il s'agit de les respecter, a déclaré la ministre déléguée aux Sports. Donc nous veillerons de très près, au niveau du ministère des Sports et de l'État à ce que ce contrat soit respecté, que les engagements pris, soient maintenus. Parce qu'il en va aujourd'hui de la survie non seulement du football professionnel, mais du football tout court, puisque cette convention qui lie la Ligue et le football amateur est conséquente et qu'une bonne partie des fonds qui émanent de ce contrat revient au sport amateur."
"L'État n'a pas à intervenir auprès d'un acteur privé, Mediapro, qui a pris son risque et est en relation contractuelle avec la Ligue, indique-t-on à l'Élysée. On veut bien essayer de rapprocher les points de vue. Mais l'attitude de Mediapro est franchement déplorable. Ce ne sont pas des manières. Nous sommes surpris et déçus de la façon dont Mediapro traite cet écosystème. La méthode est critiquable. Ce que l'on demande à Mediapro, ce n'est pas de la charité, c'est d'assumer des engagements contractuels. Il est évident que cela prend un peu de temps, d'atteindre leur objectif final d'abonnés. Par définition, il doit y avoir pour eux un recours à la dette et l'investissement. C'était prévu et il n'y a donc aucune surprise. La Ligue et les clubs ne peuvent pas se permettre d'autoriser des rééchelonnements qui les priveraient de leur trésorerie. Ils ont besoin de ces traites des diffuseurs pour ne pas avoir recours à l'emprunt. D'autant qu'ils ont déjà souscrit des emprunts pour faire face à la crise du Covid-19. Ce serait trahir l'appel d'offres, de revenir sur le prix que Mediapro doit payer."

À la Ligue, on ne tient pas à faire de commentaires mais Vincent Labrune, élu il y a à peine un mois, connaît un sacré baptême du feu. Il n'a pas participé à la sélection de Mediapro, opérée par l'équipe précédente, notamment Didier Quillot, l'ancien directeur général exécutif de la LFP, et Nathalie Boy de la Tour, la présidente, qui ont tous deux quitté l'instance. Et qui, au vu de la situation actuelle, ne doivent pas forcément le regretter.

DS 0096

Mediapro, par la voix de son patron Jaume Roures, a expliqué, après avoir demandé un délaie de paiement sur son échéance en date du 5 octobre, qu'il souhaitait renégocier les droits TV de la saison en cours à la baisse avec la Ligue de Football Professionnel. L'instance vient de réagir officiellement, via un communiqué.


"Suite aux articles de presse parus ce jour, la LFP confirme que Mediapro a demandé le 24 septembre 2020 un délai de paiement sur l’échéance des droits audiovisuels de Ligue 1 et de Ligue 2 en date du 5 octobre 2020. La LFP a signifié par courrier qu’elle refusait d’accorder un délai de paiement à Mediapro. La LFP a désormais pour priorité d’être en capacité d’assurer le paiement aux clubs de l’échéance en date du 17 octobre 2020. La LFP ne fera aucun autre commentaire", peut-on lire. Un sacré bras de fer s'annonce.

Tout nouveau diffuseur de la Ligue 1, Mediapro demande déjà à renégocier le contrat sur fond de crise économique et sanitaire. Une demande qui passe très mal du côté de la LFP.
DS 0093
Ce n’est que la deuxième échéance du contrat faramineux signé entre la LFP et Mediapro, tout nouveau diffuseur de la majorité de la Ligue 1, via Téléfoot la chaîne, et pourtant le diffuseur espagnol à capitaux chinois a déjà demandé un délai de paiement. Le président de Mediapro, Jaume Roures a même demandé dans la foulée à renégocier le contrat signé bien avant la crise sanitaire. Fin de non recevoir de la LFP, qui n’a pas encore pris la parole hormis via un communiqué lapidaire.

Le contrat des droits TV prévoit le cas de figure d’un défaut de paiement que connait aujourd’hui le foot français. Dans ce cas-là, la Ligue dispose de deux options:

>>> Option 1: Elle demande une garantie à Joye Media, holding détenue à 53% par l’actionnaire chinois Joye Media Hong Kong LTD (ex-Orient Hontai Capital), fonds souverain détenu par des villes chinoises et donc directement lié à l’Etat chinois. Cette garantie engagerait l’actionnaire à couvrir tous les défauts de paiement de sa filiale Mediapro France et l’ensemble des dus à la LFP. Si cette garantie n’est pas fournie ou si elle n’est pas respectée, la Ligue peut rompre le contrat des droits TV.

>>> Option 2: la LFP demande une garantie bancaire à Mediapro France pour assurer la prochaine échéance de paiement. Soit celle prévue début décembre d’un montant d’environ 125 millions d’euros. Mediapro France aurait alors l’obligation de fournir cette garantie bancaire plusieurs jours avant l’échéance de paiement. Une fois cette échéance-là passée, même si l’engagement est honoré, la Ligue a la possibilité, après réflexion sur la confiance qu’elle accorde à Mediapro, de rompre de contrat.

Un nouvel appel d'offre dans six mois?
Avant la reprise du championnat, l’agence Moody’s avait déjà donné l’alerte le 27 avril 2020, en abaissant de deux crans la note de Joye Media, la plaçant de B1 à B3 (spéculatif haut risque crédit). La note a encore été abaissée le 20 juillet 2020 de B3 à B3 "pd" (probability of default).

Selon certains acteurs du marché des droits TV, la Ligue serait capable d’organiser un nouvel appel d’offre en six mois environ. Durant cette période, les journées de championnat voire les matches pourraient être vendus à l’unité à certains diffuseurs le temps qu’un acteur unique rachète la plupart des droits. En revanche, la loi française interdit aux clubs de commercialiser seuls leurs propres matchs. La loi impose qu’ils centralisent leurs droits au sein de la Ligue.

L'Elysée surveille
Si le versement du mois d’octobre ne parvient pas aux clubs, certains d’entre eux vont se retrouver dans une situation très délicate pour payer les salaires. Le Prêt garanti par l’Etat (PGE), que plusieurs clubs ont souscrit, sert à combler le manque à gagner de la billetterie et du sponsoring. En revanche, leur part de droits TV, censée être garantie, constituerait un minimum vital pour respecter leur plan de trésorerie, excepté peut-être pour le PSG.

Selon nos informations, ce dossier est surveillé de près à l’Elysée. Si certains arguments avancés par Jaume Roures sont jugés recevables sur le fond (le produit actuel n’est pas vraiment celui acheté en 2018 dû à la crise: pas de public dans les stades, campagne d’abonnements décevante…), la forme consistant à ne pas payer avant de discuter est jugée intolérable après seulement cinq semaines d’exploitation des droits. L’entourage présidentiel estime que des accords pourraient être trouvés comme par exemple une baisse des prochaines traites qui serait récupérée grâce à une hausse des traites en fin de saison. En revanche, il est évidemment hors de question, pour l’exécutif, que de l’argent public soit engagé pour quelque garantie que ce soit, l’Etat estimant qu’il a déjà joué son rôle pour le foot professionnel au début de la crise.

Reste à connaître maintenant la stratégie choisie par la Ligue qui a refusé d’accorder le délai de paiement demandé par Mediapro. Son bureau réuni hier soir a largement été consacré à cette crise que connaît le foot pro.

Très actif sur le marché des transferts cet été, le Stade rennais est le club français qui a le plus dépensé sur ce mercato, devant le Paris Saint-Germain, avec environ 70 millions d'euros d'achat. Au moment de découvrir les joies de la Ligue des champions, le club breton s'est donné les moyens de ses ambitions.

DS 0083Sur le terrain comme en coulisses, le Stade rennais fait tout doucement son entrée dans une nouvelle dimension. Au lendemain d'une dernière journée de mercato agitée pour les Rouge et Noir, leaders de Ligue 1 pour encore au moins une dizaine de jours, le trio Nicolas Holveck, Florian Maurice et Julien Stéphan s'est présenté devant une petite vingtaine de journalistes, au Roazhon Park, afin de dresser un premier bilan d'un mercato jugé "très long" par l'entraîneur. Mais qui aura permis au SRFC de se donner les moyens de ses ambitions. La preuve par les chiffres : Rennes est le club français qui a le plus dépensé cet été sur le marché des transferts (un peu de plus de 70 millions d'euros), devant le Paris Saint-Germain (environ 60 millions d'euros d'achats). Rien que ça.
"On a aussi beaucoup vendu, a immédiatement tempéré le président Holveck, rappelant notamment le départ inattendu d'Édouard Mendy contre 25 millions d'euros à Chelsea. On est aujourd'hui le sixième budget en France, il ne faut pas se tromper. On remercie l'actionnaire (la famille Pinault, N.D.L.R.) pour les efforts consentis. Il a assumé le risque covid, qui est loin d'être neutre, en nous permettant d'avancer grâce à son soutien et sans avoir à prendre en compte nos pertes sur la billetterie et tout le reste, qui s'estiment quand même entre dix et quinze millions d'euros." Un confort assumé par la direction rennaise, qui a piloté un mercato suffisamment sexy pour considérer le Stade rennais comme un nouveau candidat sérieux au podium du championnat de France. En attendant la découverte de la Ligue des champions.

Le record Doku
Entre deux grosses averses, Rennes a aussi présenté trois de ses quatre dernières recrues (Rugani, Dalbert et Gomis) aux médias. Un gardien à quinze millions d'euros et deux renforts défensifs (en prêt) venus tout droit de la Serie A. Mais le symbole de cette nouvelle attractivité rennaise, confirmée par les trois joueurs cités, n'était pas présent dans les coursives du Roazhon Park. Son nom, pourtant inconnu du grand public la semaine dernière, suffit déjà à donner quelques frissons aux supporters bretons : Jérémy Doku, attaquant belge de 18 ans, est devenu lundi la recrue la plus chère de l'histoire du Stade rennais en signant un contrat de cinq ans sur les bords de la Vilaine. Un transfert estimé à 26 millions d'euros (sans les bonus), qui devrait soulager Sévérino Lucas, désormais ancien détenteur de ce fameux record.
Et surtout un choix mûrement réfléchi. "C'est un joueur qu'on suit depuis quelque temps déjà, on a passé des heures à le regarder en vidéo sachant qu'on ne peut plus se déplacer en Belgique pour voir des matchs, a déroulé Florian Maurice, l'air satisfait, mais le visage fatigué. On le connaît depuis la saison passée avec la cellule, qui suit aussi de très près le marché belge. Honnêtement, il a un potentiel incroyable, ce qu'il est capable de faire à cet âge-là... On compte sur lui dans l'immédiat, je pense qu'il est prêt." Un plaisir partagé par Julien Stéphan, bien décidé à "l'intégrer progressivement" à son groupe et conscient que le joueur allait devoir "digérer" ce transfert. "Il a des caractéristiques assez incroyables en un contre un, il a des qualités de vitesse, d'élimination, mais il ne sait pas faire que ça, a insisté le technicien breton. C'est aussi un joueur qui peut s'inscrire dans un jeu collectif et combiner avec les autres. En tout cas, c'est un profil qui nous manquait dans l'effectif." Seulement, un mercato n'est jamais parfait.

L'énigme Raphinha
Si le Stade rennais aura plutôt réussi à mener sa barque intelligemment ces trois derniers mois, en bouclant des recrues connaissant la Ligue 1 (Terrier, Aguerd, Guirassy) ainsi qu'en parvenant à conserver une majorité des cadres de l'effectif, contrairement à l'été dernier, il aura eu le droit à départ inattendu dernière minute. Celui de Raphinha, pourtant titulaire et buteur dimanche contre Reims, parti en vitesse à Leeds dans les dernières heures du mercato contre un chèque de 17 millions d'euros (plus six millions de bonus). "On a essayé de le retenir jusqu'au dernier moment, mais son choix était d'aller en Premier League, on n'a pas souhaité s'y opposer, a indiqué Florian Maurice pour répondre à l'incompréhension générale. Pour faire un deal, il faut que les trois parties soient d'accord, c'était le cas. Il n'y a pas de manques, il a été remplacé par Doku et il ne faut pas oublier qu'il y a des jeunes derrière."
Un avis évidemment partagé par Holveck : "Conserver un joueur contre son gré, ce n'est pas forcément une bonne idée et on l'a tous vécu ici. Aujourd'hui, on insiste sur l'état d'esprit des joueurs qui nous ont rejoint et qui sont là. On veut des joueurs concentrés sur le projet du Stade rennais et qui veulent uniquement jouer pour ce club." Une façon de tourner la page et de mettre la poussière sous le tapis pour la direction des Rouge et Noir, qui a également assuré pouvoir faire une plus-value avec les bonus inclus dans le transfert du Brésilien, qui avait été acheté pour environ 23 millions d'euros un an plus tôt. Et qui devra trouver une solution pour M'Baye Niang - qui pourrait être prêté à Saint-Étienne comme joker - et Clément Grenier, deux joueurs aux salaires importants qui n'ont pas trouvé de point de chute. Les comptes attendront, il faut désormais se tourner vers la suite d'une saison aussi excitante qu'importante.

Les premières pierres du triumvirat
En attendant de voir les résultats sportifs, en Ligue 1 comme en Ligue des champions, le triumvirat rennais a pu prendre ses marques ces six derniers mois. Comme à chaque conférence de presse cet été, le trio Holveck, Maurice, Stéphan est apparu serein, convaincant et surtout soudé au moment d'évoquer ces longues semaines de travail en commun. "Je suis très satisfait de la manière dont on a fonctionné à trois sur notre premier mercato. C'est une belle satisfaction. Comme je l'ai dit en arrivant, je suis quelqu'un qui est dans le partage, s'est réjoui Florian Maurice. On sent que le club grandit de manière constante depuis plusieurs années, on sent cette attractivité." De quoi retrouver un peu de calme en interne, en tout cas pour l'instant, après les tensions assumées entre Olivier Létang, l'ancien président rennais limogé en février, et l'entraîneur Julien Stéphan. Rennes s'est donné les moyens de rester en haut de l'affiche, il reste au coach rennais de trouver la bonne formule pour que cela se traduise sur le terrain. "On continue sur l'objectif de vouloir se battre pour les cinq premières places, être européens, a déroulé le président Holveck, sans parler de podium ou d'ambitions démesurées. Il ne faut pas se voir trop beaux. On a seulement joué six matchs, ce n'est pas grand-chose. On sait qu'on va être à la lutte avec des équipes comme Lyon, Marseille, qui font revenir et qui ont des effectifs importants. On veut se mêler à cette bagarre avec beaucoup d'ambitions, mais aussi pour asseoir le projet pour les années à venir." Qu'on se le dise, le Stade rennais n'a plus envie de faire rire.

Le Stade Rennais confirme la jauge de 1.000 personnes pour la réception du Stade de Reims, dimanche 4 octobre. Cette jauge était jusqu'ici de 5.000 spectateurs.

DS 0051

Le Roazhon Park va bien accueillir du public pour le prochain mach Stade Rennais - Reims, ce dimanche 4 octobre. Mais vraiment très peu. La jauge est fixée à 1.000 personnes, comme le prévoit le passage en zone rouge de l'Ille-et-Vilaine. Jusqu'ici cette jauge était fixée à 5.000 spectateurs.

Les joueurs, staff, journalistes, techniciens sont comptés dans cette jauge. Les places restantes vont donc se partager entre les partenaires et les abonnés. Pour les abonnés, la réservation se fera en ligne sur le site web du Stade Rennais le jeudi 1er octobre à 12h00.

DS 0047

Leaders du championnat, Saint-Etienne et Rennes ont en commun d’avoir vu leurs ambitions changer depuis leurs succès en Gambardella et Coupe de France en 2019 à Saint-Denis.

Ce samedi 27 avril 2019, les Rennais découvraient la pelouse de Stade de France. Au son de "We are the champions", de Queen. Le tube de la bande de Freddie Mercury résonnait pour de jeunes Verts, vainqueurs de la Gambardella (2-0) aux dépens de la jeune garde toulousaine.

Dans les heures qui suivaient, Julien Stephan et son équipe allaient donner au Stade Rennais une troisième Coupe de France, en venant à bout du PSG (2-2, 5-4 aux t.a.b.). Dix-sept mois plus tard, en Bretagne et dans le Forez, ces succès pèsent sur les réussites actuelles. À Rennes, les ambitions n’ont cessé de grandir. La troisième place au printemps l’a surligné.

"À tous les niveaux, on se professionnalise un peu plus. Le club montre ses ambitions un peu plus. C’est vrai, on est vu différemment par rapport aux années précédentes", admet Benjamin Bourigeaud. "Il y a un peu plus de sollicitations. Car la Ligue des champions attire aussi… C’est plutôt bon signe sur l’évolution du club", ajoute le coach Julien Stephan.

Abi, Fofana, Bajic…
À "Sainté", après des années où des éléments d’expérience, souvent très bien payés, faisaient la joie de Geoffroy-Guichard, le choix a été de miser sur la jeunesse. Avec un recrutement de jeunes pousses et avec l’appui des vainqueurs 2019, qui ont trouvé, en nombre limité, leur place dans le groupe de Claude Puel.

Si Abi et Fofana sont les plus utilisés, Bajic est portier n° 2, Sidibé a fait ses débuts à Nantes (2-2). "Il m’appartient de développer des joueurs. On est toujours dans l’expectative de réduire la masse salariale. Beaucoup de choses se passent autour de ces jeunes hommes… S’il y a l’aspect terrain, l’aspect environnemental dans le quotidien et tout cela, ça s’apprend, ça se gère"., livre Puel.

"Je ne regarde pas les cartes d’identité"
Les deux clubs ont puisé des ambitions nouvelles dans le berceau dionysien. "Chaque club a son projet. Avec celui-ci, ils ont de la fouge, de la générosité… Chaque coach est dans l’obligation de faire des choix. Moi non plus, je ne regarde pas les cartes d’identité, les dates de naissance pour faire mon équipe", sourit Stephan, connu, comme Puel, pour lancer des néophytes. Dans le Chaudron, choc au carrefour des ambitions et des projets. Pour s’installer seul en tête de la L1.

La fiche technique

Arbitre : Benoît Bastien.

SAINT-ÉTIENNE. Moulin - Moueffek, Fofana (ou Moukoudi), Kolodziejczak, Maçon - Neyou (ou Fofana), Camara - Nordin, Aouchiche, Bouanga - Hamouma. Entraîneur : Claude Puel.

STADE RENNAIS. Salin - H. Traoré, Da Silva (cap.), Aguerd, Truffert - Nzonzi - Del Castillo, Camavinga, Bourigeaud, Terrier - Guirassy. Entraîneur : Julien Stephan.

DS 0046

La rencontre de cinquième journée de Ligue 1 entre Saint-Étienne et Rennes se jouera sans public ce samedi (17 heures) à Geoffroy-Guichard. Décision du club suite à l'abaissement de la jauge autorisée à 1.000 personnes en raison de l'aggravation de la situation sanitaire à Saint-Étienne.

Il fallait s'y attendre. Depuis que Olivier Véran, le ministre de la santé, a annoncé ce mercredi soir le passage de Saint-Étienne (avec 7 autres métropoles) en "zone d'alerte renforcée", la jauge autorisée pour les rassemblements a été abaissé de 5.000 à 1.000 personnes.

Dans un communiqué publié ce jeudi, l'AS Saint-Étienne annonce que la rencontre de ce samedi (17 heures) face à Rennes se disputera donc sans le "grand public". "Cette jauge (de 1.000 personnes) inclut les joueurs, l'encadrement des clubs, les officiels et toutes les catégories de personnel officiant dans le cadre d'un match" explique l'ASSE dans son communiqué.

DS 0040

Après un protocole assoupli au niveau terrain, la suite à venir au niveau des tribunes ?

Fini les 4 cas positifs synonymes de report du match.

La LFP vient de voter une nouvelle règle. Chaque club devra fournir une liste de 30 joueurs. Si parmi eux au moins 20 sont testés négatifs la veille du match, la rencontre aura bien lieu.

Reste à valider ce protocole par les services de l'État.

DS 0037

Le Stade Rennais a annoncé la suspicion de nouveaux cas positifs au coronavrius ce lundi soir. Nicolas Holveck, le président rennais, a confirmé les tests positifs au micro de la chaîne Téléfoot"On a fait un autre test hier (lundi) matin pour avoir plus de sécurité et, malheureusement, trois nouveaux joueurs ont été testés positifs", a-t-il annoncé.

 

Le club breton doit affronter Montpellier ce samedi mais avec trois cas positifs, la rencontre pourrait être reportée. "On est dans une situation un peu particulière, une situation d'attente. Pour l'instant, le match a lieu mais la situation peut évoluer au cours de la semaine", a expliqué le dirigeant.

DS 0030

Nouvelle illustration du foot casino, ce groupe audiovisuel espagnol a acheté une fortune les droits de retransmission télé du championnat de foot français. Un pari audacieux alors que la chaîne Téléfoot est lancée ce vendredi 21 août.
C’est peu de dire que la nouvelle a surpris. Le 2 juin dernier, Jaume Roures, le patron de Mediapro, société barcelonaise détentrice des droits de diffusion des matchs de Ligue 1 et de Ligue 2 pour quatre ans à partir de la saison 2020-2021, est sorti de sa réserve à l’occasion d’une conférence de presse. Alors qu’il se retranchait dans le silence depuis un long moment, ce septuagénaire à l’air un peu intello avec sa barbe, son crâne dégarni et ses lunettes rondes a annoncé une alliance spectaculaire avec TF1.

Ce deal va lui permettre de baptiser sa nouvelle chaîne «Téléfoot», du nom de la célèbre émission dominicale de la Une. «Nous aurons d’emblée une identité forte», se félicite l’homme d’affaires catalan. Ce dernier profitera aussi de certains moyens techniques de la chaîne du groupe Bouygues pour la production d’un magazine hebdomadaire. Il disposera enfin du duo de commentateurs vedettes qui suit l’équipe de France, Grégoire Margotton et Bixente Lizarazu, 20 soirs par saison.

Même avec l’appui de TF1, le nouveau venu se lance dans une aventure risquée. Et très consommatrice en cash comme on le sait bien chez BeIn Sports, précédent titulaire des droits sur la Ligue 1: la chaîne qatarie a perdu plus de 1 milliard d’euros depuis son arrivée dans le foot français en 2012. Des déboires qui n’ont pas empêché Mediapro de faire sauter les compteurs: pour huit matchs de Ligue 1 et de Ligue 2 par journée, l’espagnol a allongé 780 millions d’euros. A ce niveau de prix jamais vu, il n’a même pas l’exclusivité puisque Canal+ conserve deux affiches clé, le samedi soir et le dimanche après-midi, tandis que BeIn garde deux matchs de L2 et que Free s’est aussi offert un petit résumé hebdomadaire.

 

Cumulés, les droits lâchés par les différents diffuseurs ont fait un bon de 60%! A priori une bonne nouvelle pour les clubs qui tirent la moitié de leur recette de la télévision. Mais c’est vraiment très cher payé pour Mediapro. Il faut savoir que la L1, un championnat avec seulement deux clubs vainqueurs d’une compétition européenne (l’OM en 1993 et le PSG en 1996), est très loin d’avoir l’aura du Calcio italien (29 titres européens) et de la Bundesliga allemande (18) qui touchent pourtant une manne télévisuelle du même niveau (la Premier League anglaise et la Liga espagnole, plus cotées, sont nettement mieux dotées). La mise de Jaume Roures est tellement stupéfiante qu'avant sa conférence de presse, certains dans le milieu s’inquiétaient des réelles ressources dont disposait cet homme quasi inconnu de ce côté-ci des Pyrénées.

Que sait-on au juste de ce nouvel arrivant? Passé par le trotskisme dans sa jeunesse et aujourd’hui supporter acharné de l’indépendance de la Catalogne, il est à la tête d’un poids lourd du paysage audiovisuel ibérique. Mediapro compte environ 7000 salariés actifs dans une cinquantaine de pays et affiche un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros et un excédent brut d’exploitation de 220 millions en 2019 (le résultat net n’est pas connu).

L’entreprise créée en 1994 touche un peu à tout, du cinéma (elle a produit des films de Woody Allen) à la gestion de droits en passant par des prestations techniques. «Ils sont très réputés pour la qualité de leurs retransmissions de foot», reconnaît-on volontiers chez Canal+. Les équipes de Mediapro ont ainsi travaillé dans une vingtaine de championnats, de l’Amérique latine à la Turquie en passant par la France, pour le compte de BeIn. «J’ai toujours été payé en temps et en heure», raconte, pour sa part, un journaliste sportif qui travaille pour eux depuis plusieurs années. Bref, ils sont considérés comme des pros.

 

Ce pedigree plutôt flatteur ne garantit pourtant en rien le succès de Téléfoot. «Il nous faut attirer 3,5 millions d’abonnés pour rentabiliser notre chaîne, nous allons y arriver, j’en suis persuadé», soutient pourtant Jaume Roures. Pour y parvenir, il faudrait donc que la moitié des 7 millions de Français qui se disent fans d’au moins un club, selon la Ligue de football professionnel (LFP), sortent leurs chéquiers. Ce qui semble quand même improbable, surtout à une époque où de nombreux Français, y compris les mordus de ballon rond, s’inquiètent pour leur pouvoir d’achat. «Cela ne peut de toute façon pas marcher, ils n’auront jamais assez de monde, tranche pour sa part Pierre Ménès, consultant de Canal+. BeIn est bien parvenu à ce niveau d’abonnement, à son sommet, en 2020, mais son offre était autrement plus complète avec le Mondial, la L1, la Champions League, les tournois de tennis ou encore la NBA.»

Pour ne rien arranger, il n’est même pas certain que le spectacle sera au rendez-vous. Explication: l’arrêt du championnat à la mi-mars a encore mis à mal les finances des clubs qui n’étaient déjà pas folichonnes puisque des «gros» comme Bordeaux, Marseille ou Monaco accumulent les pertes depuis des années. Le déficit de la Ligue 1 pourrait devenir abyssal, au-delà des 500 millions d’euros pour la saison 2019-2020.

Résultat, les équipes qui avaient déjà l’habitude de se séparer de leurs joueurs les plus «bankables» pour rééquilibrer leur compte – un quart des revenus de la L1 dépendent des transferts – risquent d’en vendre encore plus à l’étranger. «Cela m’inquiète un peu et j’espère qu’il n’y aura pas trop de départs», admet d’ailleurs Jaume Roures, bien conscient du problème. Peu de vedettes donc à attendre pour animer les débats. Sans oublier que, pour des raisons sanitaires, une bonne partie des matchs risquent de se jouer à huis clos, rendant le show encore plus tristounet. Au moins dans ce cas, certains habitués des tribunes se sentiraient-ils obligés de s’abonner pour quelques mois…

 

Et puis il reste une incertitude que Mediapro n’a pas entièrement levée, c’est celle de sa surface financière. D’autant plus que l’entreprise présente un niveau d’endettement élevé – 727 millions d’euros fin 2019 – vu sa taille. En tout cas, les responsables du foot italien se sont méfiés. Jaume Roures avait acheté les droits du Calcio moyennant 1 milliard d’euros par saison, pour trois ans à compter de l’été 2018. Mais, à la dernière minute, les clubs transalpins ont estimé que ses garanties bancaires n’étaient pas suffisantes.

Un certain mystère plane aussi sur l’actionnaire principal et ses motivations, le fonds chinois Orient Hontai Capital (OHC). Ce dernier a racheté 54% des parts à divers minoritaires début 2018, en lâchant la coquette somme de 900 millions d’euros. D’OHC, l’on sait juste qu’il s’agit de la filiale d’une banque d’investissement cotée à Shanghai. Son P-DG, Tony Ma, a alors précisé que cette prise de participation rentrait dans «le cadre de la nouvelle route de la soie», la stratégie de conquête de l’empire du Milieu. «Il est certain que Pékin place ses pions dans le foot européen, constate Luc Arrondel, économiste du football. Des investisseurs chinois sont aussi entrés dans des clubs comme Lyon, l’Inter de Milan ou le Manchester City. L’arrivée d’OHC dans les droits télés confirme une tendance lourde.» Mediapro serait-il un cheval de Troie?

Pour l’heure, Mediapro n’a pas conclu de deal avec Canal+, mais négocie des accords de distribution avec l’ensemble des opérateurs télécoms. Et il assure que Bouygues, le principal actionnaire de TF1, n’aura droit à aucun traitement de faveur…

DS 0027

Le Stade Rennais compte 17.000 abonnés pour la saison 2020/2021. Un chiffre record pour le Roazhon Park dont la capacité est de 29.194 spectateurs (soit 58% d'abonnés).

DS 0026

Détenteur des droits du Championnat de France de football en quasi-direct, Free va proposer différents contenus sur son application "Free Ligue 1", lancée ce mercredi.

Disponible à la fois sur l'interface de la Freebox et sur une l'application "Free Ligue 1", l'offre de foot de l'opérateur télécoms est désormais connue. L'application en question est téléchargeable depuis ce mercredi et Free annonce offrir les deux premières journées de Championnat à l'ensemble des utilisateurs.

En effet, si Free Ligue 1 sera disponible gratuitement sur les box et sur les forfaits mobiles 4G (hors offres promotionnelles), les autres consommateurs devront donc s'abonner au contenu payant de Free Ligue 1 à partir de la troisième journée de Championnat.

Le tarif reste non communiqué à ce jour mais l'opérateur nous fait savoir qu'il sera "attractif". Le contenu payant de l'application concernera par ailleurs uniquement les matches en direct et les résumés des rencontres.

Jusqu'à 30 minutes de quasi-direct par match de L1

Détenteur du lot en "quasi-direct" (réglé près de 50 millions d'euros par an jusqu'en 2024), Free aura la possibilité d'alerter ses abonnés box et mobile par des notifications afin de les renvoyer vers différents extraits des rencontres présélectionnées par l'utilisateur. "Cela permet de regarder en quasi-direct, jusqu'à 30 minutes d'images par match, sous la forme de clips pouvant aller jusqu'à 60 secondes, précise Thomas Reynaud, DG de l'opérateur télécoms. On enverra des notifications dans des délais records, de quelques secondes, avec l'idée d'aller à l'essentiel du match : les buts, les meilleures actions, les plus beaux arrêts. Finalement, on sera la seule plateforme à donner accès à 100 % des buts de la L1 en vidéo".

L'abonné aura la possibilité de sélectionner sur sa box ou son application un ou plusieurs clubs afin d'être alerté des meilleurs moments d'une ou plusieurs équipes. "Nous avons également accès à la zone flash d'interviews, comme les autres détenteurs de droits (Téléfoot et Canal +), ajoute Thomas Reynaud. Nous souhaitons évidemment donner la parole aux joueurs à la fin des matches et nous diffuserons leurs réactions dans la foulée."

Les résumés des matches et ceux des journées de Championnat seront également proposés sous la forme de vidéos, allant de deux à cinq minutes chacune et diffusables peu de temps après le coup de sifflet final.

Une dizaine de programmes chaque semaine

Outre son offre de quasi-directs et de résumés, Free prépare des contenus propres, "dans des formats courts et faciles à consommer", promet l'opérateur. "On a travaillé avec plusieurs boîtes de production pour produire des contenus rapides, percutants, adaptés à un mode de consommation sur smartphone, confirme le directeur général. On souhaite parler du football sous tous ses angles : de la Ligue 1 en passant par le freestyle, les jeux vidéo, la dimension économique et sociétale. La semaine sera rythmée par une petite dizaine de rendez-vous. Il y aura notamment des tournages tournés au sein des clubs de Ligue 1."
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Mais aussi dans les centres de formation de l'élite avec la web-série "U19" qui partira à la rencontre des futures pépites du Championnat. "Le bureau des stats", lui, annonce avec son seul nom la couleur. "Cadré" s'articulera autour d'une interview second degré durant laquelle les joueurs seront "chahutés". Mais on trouve aussi un podcast nommé "Football Society" abordant différents angles sociétaux liés à la discipline.

Mais le rendez-vous phare de Free, baptisé "U-Foot", sera mis en ligne le vendredi et le lundi, afin d'encadrer chaque journée de Championnat. On y retrouve Thomas Thouroude à la présentation. L'ancien présentateur de Canal + promet d'y aborder "le football à 360 degrés", entouré d'une bande de chroniqueurs, pour la plupart venus du web (Vinsky, Wiloo...).

DS 0025

Nouvelle saison et nouveaux horaires pour la Ligue 1. A partir de cet exercice 2020-2021, et jusqu’en 2024, le championnat de France de football va proposer à ses fidèles passionnés une nouvelle programmation des matchs.

Comme jusqu’à maintenant, une journée type de L1 s’ouvrira avec une rencontre programmée le vendredi soir à 21h. Elle sera suivie d’une confrontation le samedi à 17h. Mais, première nouveauté, il n’y aura plus de multiplex le samedi soir. Il sera remplacé par un match avec un coup d’envoi à 21h.

Le dimanche sera la journée la plus chargée avec sept rencontres : un premier match à 13h, puis quatre autres en multiplex à 15h, un autre à 17h et enfin la grande affiche toujours à 21h.

La Répartition Des Matchs De Ligue 1
Vendredi
Un match à 21h sur Téléfoot

Samedi
Un match à 17h sur Téléfoot
Un match à 21h sur Canal+

Dimanche
Un match à 13h sur Téléfoot
Quatre matchs à 15h sur Téléfoot
Un match à 17h sur Canal+
Un match à 21h sur Téléfoot

DS 0024

Après les changements opérés en raison des quatre cas positifs décelés à l'OM, retrouvez le programme actualisé de la 1ère journée de Ligue 1 qui débutera avec Bordeaux-Nantes, vendredi à 19 heures.

La Ligue des champions et le coronavirus perturbent la 1ère journée de Ligue 1. On savait déjà que les rencontres du PSG et de Lyon, engagés en demi-finales de la C1, étaient reportées au 16 septembre (face à respectivement Metz et Montpellier). En raison des quatre cas positifs au Covid-19 décelés à l'Olympique de Marseille, le match de l'OM contre Saint-Etienne, qui devait ouvrir cette journée inaugurale de L1, vendredi soir (19 heures), a également été reporté (au 16 ou 17 septembre).
 
Du coup, la LFP a avancé Bordeaux-Nantes, prévu initialement samedi à 17 heures, à vendredi soir afin de constituer la première affiche de la reprise. La Ligue a également décalé Dijon-Rennes, programmé à la base dimanche à 15 heures, à samedi 17 heures. Dimanche, Monaco-Reims aura lieu à partir de 13 heures, Lorient-Strasbourg et Nîmes-Brest restent à 15 heures, et Nice-Lens demeure avec un coup d'envoi fixé à 17 heures.
 
Le programme de la 1ère journée de Ligue 1 :
Vendredi 21 août 2020
19 heures : Bordeaux-Nantes
 
Samedi 22 août 2020
17 heures : Dijon-Angers
21 heures : Lille-Rennes
 
Dimanche 23 août 2020
13 heures : Monaco-Reims
15 heures : Lorient-Strasbourg
15 heures : Nîmes-Brest
17 heures : Nice-Lens
 
Mercredi 16 septembre 2020
19 heures : Paris-SG-Metz
19 heures : Montpellier-Lyon
 
Mercredi 16 septembre ou jeudi 17 septembre 2020
Horaire à préciser : Marseille - Saint-Etienne

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