La politique tarifaire outrancière de Mediapro est en train de faire très mal au football tricolore selon un spécialiste.
ds 026850 euros par an. C’est la somme qu’il suffirait de débourser via IPTV pour avoir accès à toute l’offre sportive, football inclus. Un piratage florissant en France avec des souscripteurs par millions comme le dénonce dans les colonnes du Figaro, Pauline Blassel, secrétaire générale de l’Hadopi, qui protège les droits d’auteur. "Actuellement, on estime à près de 3 millions les personnes qui consomment des programmes sportifs illégalement. Ça a considérablement augmenté ces dernières semaines". Si le piratage explose, c’est que l’offre de Mediapro est perçue comme exagérée par les consommateurs. Pour rappel, le prix réclamé par le groupe sino-espagnol pour la chaîne Téléfoot tourne autour de 25 euros par mois rien que pour l Ligue et la Ligue 2, alors que les offres pirates offrent en plus la Ligue des Champions… Différents spécialistes estiment ainsi que cette politique tarifaire outrancière a favorisé la recherche de solutions illégales chez les fans de football.

Depuis l'explosion des droits TV de la Ligue 1, le marché parallèle explose et le football risque de le payer très longtemps. Les 25 euros de Mediapro auront un prix.
DS 0184La Ligue de Football Professionnel fait de son mieux pour corriger les effets dévastateurs de la position de kamikaze prise par Jaume Roures, dont la société, Mediapro, n’a pas payé l’échéance d’octobre (172ME) des droits TV de la Ligue 1, le patron espagnol ayant déjà fait savoir qu’il en sera de même début décembre. Et tandis que Vincent Labrune a obtenu des crédits pour permettre aux clubs de s’en sortir provisoirement, le prix réclamé par Mediapro pour la chaîne Téléfoot, autour de 25 euros par mois, torpille sur la longue durée la valeur du championnat français. En effet, si le groupe sino-espagnol et la LFP pensaient que les amateurs de football paieraient cette somme en plus de Canal+ pour s’offrir toute la Ligue 1, ils ont eu tort. Non pas que les téléspectateurs se soient détournés de la L1, mais ils ont trouvé des services nettement moins onéreux pour s’offrir la totalité des matchs non seulement de L1 et L2, mais également des champions européens et de la LDC.

Pour cela, direction l’IPTV où moyennant quelques dizaines d’euros par an vous avez accès à toute l’offre sportive, et pas uniquement le football. Bien évidemment c’est illégal, mais les abonnés à ces services se comptent par millions. « Actuellement, on estime à près de 3 millions les personnes qui consomment des programmes sportifs illégalement. Ça a considérablement augmenté ces dernières semaines », précise, dans Le Figaro, Pauline Blassel, la secrétaire générale de l’Hadopi, qui protège les droits d’auteur. Et même si les polices européennes s'activent pour démanteler les réseaux qui commercialisent ces offres, les consommateurs qui auront déboursé 50 euros par an pour du football, n'accepteront plus de débourser le double par mois pour regarder légalement la même chose. A force d'en demander toujours plus, et avec le bug Mediapro, la Ligue 1 risque de pleurer longtemps.

Le coach du Stade Rennais, Julien Stéphan, a décidé de soumettre son effectif à un effort intensif durant la trêve internationale afin de revenir plus fort en Ligue 1 et en compétition européenne.
ds 0267"Dans une saison, ça n’arrive pas souvent de ne pas jouer sur une période comme celle-ci, surtout avec notre calendrier, concède Del Castillo. L’an dernier déjà, nous avions à peu près ce même rythme à la même période. Il faut gérer ce temps-là et s'adapter, mais nous ne sommes pas dépaysés puisque les séances sont intenses et peuvent se rapprocher des efforts que l’on fournit en match. Tout est fait pour ne pas perdre la cadence.", a indiqué le coach des Bretons.

Le président de la LFP pousse l'idée d'une réduction de l'élite française à dix-huit équipes. Quelles sont les intentions derrière ce projet?
DS 0177L'idée ressort des tiroirs à intervalles réguliers, mais la crise lui donne plus de consistance: faut-il, comme le souhaite le nouveau président de la LFP Vincent Labrune, prêt à "ouvrir le débat", réduire le championnat de France à dix-huit clubs?

La principale justification avancée pour cette réforme est la recherche d'une amélioration de la "compétitivité" des clubs français. On pourrait entendre ce terme au sens sportif (resserrer l'élite pour en hausser le niveau), mais il résonne surtout au sens économique.

Car les motivations premières sont plus prosaïques, et ce sont essentiellement celles des gros clubs: moins de parts, c'est plus de gâteau pour chacun. D'autant que ce rétrécissement s'accompagnerait d'une diminution du nombre de relégations – probablement à deux, et pas forcément directes.

Un leitmotiv des réformateurs est en effet de "rassurer les investisseurs", qui hésitent en raison du risque sportif, en l'occurrence celui d'une relégation. Vieille contradiction entre la logique économique et la logique sportive, qui a conduit à une constante réduction de l'incertitude des résultats.

Une Ligue 1 à dix-huit clubs figurait dans notre Manifeste de 2003 (avec la suppression de la Coupe de la Ligue), mais notre souci premier était de réduire l'épuisement des joueurs, les risques de dopage et la saturation des calendriers et des écrans.

Et puis, nous imaginions quatre accessions-relégations pour créer une dynamique entre les deux échelons, favoriser les projets sportifs ambitieux et éviter qu'une descente en Ligue 2 ne soit un désastre. Tout le contraire d'un programme consistant à sécuriser les maintiens dans l'élite.

Même si Vincent Labrune admet une surabondance de matches et de compétitions en Europe et prétend vouloir "retrouver de l'incertitude", son "en même temps" très macroniste laisse peu de doutes: il faut "faire passer un cap aux plus gros clubs" et "en même temps, il faut chercher à renforcer les plus petits".

Sur le plan sportif, au-delà de meilleures conditions de récupération et de préparation, une Ligue 1 à dix-huit présente en théorie quelques avantages: une hausse du niveau moyen, un ventre mou amoindri, plus d'adversité pour les meilleures équipes. Mais, dans ces années 2020, c'est surtout un projet politique.

Dans le package qui se dessine, il y a en effet "la création d'une filiale commerciale qui gère directement les droits de nos championnats" (sur le modèle de la Premier League), et la volonté de donner encore plus de pouvoir aux clubs puissants (sur le modèle du Project Big Picture de la Premier League).

Didier Deschamps en a résumé la philosophie: "Ça va dans le sens de l'élite". Il soutient le projet, peut-être contre son camp: le grand chambardement des calendriers qui s'annonce a une victime déjà désignée, le football de sélections.

La Ligue 1 à dix-huit serait une bonne idée dans un autre contexte. Dans celui-ci, a-t-elle une chance de servir l'intérêt collectif plutôt que des intérêts particuliers?

Les comptes du propriétaire de la chaîne Téléfoot montrent que Mediapro a réalisé 188 millions d'euros de bénéfices en 2019. Depuis, la crise sanitaire a frappé et le groupe a cessé ses versements à la LFP.
DS 0176Mediapro, le principal diffuseur du football français, sortait d'une année positive avant de rencontrer ses difficultés financières actuelles, d'après les derniers chiffres déposés au registre du commerce espagnol, et rapportés par le quotidien El Pais. En 2019, le propriétaire de la chaîne Téléfoot, qui, en octobre, n'a pas payé son échéance à la Ligue de football professionnel (LFP), soit 172 millions d'euros, avait enregistré une hausse de 45% de ses bénéfices (188 millions d'euros après impôts). Un résultat obtenu notamment grâce à son contrat de commercialisation des droits de la Liga à l'étranger (4,48 milliards sur 5 ans) et en Espagne.

En France, Mediapro s'est placé sous la protection du tribunal de commerce, en essayant parallèlement de renégocier à la baisse son contrat avec la LFP (780 millions d'euros par saison pour la Ligue 1). Nommé par le tribunal de commerce de Nanterre, un conciliateur espère trouver un accord entre les parties le 7 décembre. Initialement, le groupe sino-espagnol devait verser 152,5 millions d'euros lors de l'échéance suivante, prévue début décembre.

Un autre bras de fer avec la Serie A
Malgré ces bons résultats, tempérés par une baisse de 19% du chiffre d'affaires de Mediapro en 2019 (1,2 milliard d'euros), la note évaluant la fiabilité financière de Joye Media SL, propriété du fonds chinois Orient Hontai Capital, a été dégradée plusieurs fois d'affilée par l'agence de notation Moody's, passant de « B3 » à « Caa1 » (un « très haut risque ») en octobre, après le refus de Téléfoot de payer son échéance à la LFP. En conflit financier avec la LFP en France, Mediapro dispute aussi un bras de fer avec la Serie A, à laquelle elle réclame 52 millions d'euros après l'annulation d'un contrat de diffusion en 2018, selon La Informacion.

Le vendredi 27 novembre, le Stade Rennais accueillera le RC Strasbourg au Roazhon Park. Si les Alsaciens s'inclinent en Bretagne, Thierry Laurey pourrait être démis de ses fonctions.
DS 0172La trêve internationale est arrivée au bon moment pour le Stade Rennais, qui a enchaîné les déconvenues juste avant. De Chelsea à Paris, les Rouge et Noir ont encaissé deux 0-3 en quatre jours ayant mis en valeur leurs faiblesses du moment. La coupure de deux semaines va permettre de soigner les organismes autant que les têtes et de repartir du bon pied.

Laurey sur un siège éjectable
En plus, la reprise du championnat se fera en douceur avec deux rencontres face à des adversaires prenables, contre les Girondins de Bordeaux à domicile le 20 novembre et le RC Strasbourg à la Meinau une semaine plus tard. Cette dernière partie pourrait d'ailleurs être fatale à l'entraîneur alsacien, Thierry Laurey. En effet, d'après L'Equipe, même si les dirigeants du RCSA n'ont fixé aucun ultimatum à leur coach, les deux prochains matches pourraient être décisifs.

Avant-dernier du classement avec 6 points, Strasbourg affiche de grosses carences dans le jeu. L'Equipe croit savoir que de nouvelles défaites à Montpellier et donc face à Rennes, sans esprit de révolte, pourraient être fatales à Laurey, en poste depuis quatre ans. Julien Stéphan à l'origine du renvoi d'un confrère, ça pourrait devenir une réalité…

Dans l’incapacité d’honorer ses engagements et de payer à la Ligue de Football Professionnel les droits télévisuels, Mediapro met le foot français dans l'embarras.
DS 0171Et pour cause, en pleine crise du Covid-19, les clubs de Ligue 1 et de Ligue 2 n’avaient pas besoin d’un diffuseur principal mauvais payeur. C’est pourtant le cas avec Mediapro, qui n’a toujours pas versé un centime à la Ligue de Football Professionnel pour la diffusion de huit matchs de L1 et huit matchs de L2 par journée depuis la fin du mois d’août. Début octobre, le groupe sino-espagnol n’a pas honoré le paiement de sa première traite, et en fera de même en décembre. Interrogé à ce sujet sur les ondes de RMC, Jean-Michel Aulas a purement et simplement proposé d’enlever un certain nombre de lots de matchs à la chaîne Téléfoot. Ce qui conduirait à une réattribution de certains droits télévisuels de la Ligue 1.

"Je pense que dans le cadre de la médiation qui est en cours, on doit pouvoir, en fonction des lots attribués à Mediapro, trouver un bon équilibre pour qu’il abandonne un certain nombre de lots et qu’un groupement de gens qui veulent sauver le football français viennent à nous. L’Etat doit nous aider à régler le problème, peut-être en faisant abstraction d’un certain nombre de charges sociales. Deuxième type de solution, c’est de se situer dans une autre approche. Il faut trouver une approche digitale qui ne soit plus telle qu’elle a été conçue avec des lots exclusifs, qui sont limités par définition. Il faut trouver quelque chose qui permettra de calibrer l’offre en prix et en segmentation en fonction de ce que souhaite l’utilisateur" a indiqué Jean-Michel Aulas, lequel a par ailleurs regretté un certain nombre d’erreurs de la part de Mediapro dans la distribution de sa chaîne.

Des erreurs dans la distribution de la chaîne
"Mediapro a toujours pensé que ses images seraient diffusées par Canal Satellite et un certain nombre d’autres diffuseurs. Tous les abonnés de Canal Satellite n’ont pas eu accès aux images que diffusait Mediapro. Quand Mediapro a défini un prix à l’époque, il paraissait hyper cher, mais il paraissait, au travers du nombre d’utilisateurs qui pourraient y accéder, possible. Petit à petit, tout s’est refermé. Parce qu’encore une fois, on a démarré le championnat trop tôt. C’est une erreur vraiment dramatique. Mediapro s’est trouvé dans l’incapacité de distribuer" a lancé le président de l’OL. Des erreurs qui font de Téléfoot une chaîne peu suivie, qui compte environ 600.000 abonnés. Un chiffre qui ne permet pas à Mediapro de rentrer dans ses fraus et de payer en bonne et due forme la LFP.

Dans l’oeil du cyclone depuis le début du mois d’octobre et sa décision de ne pas payer les échéances des droits TV prévues dans son contrat avec la LFP, Médiapro connait des débuts catastrophiques.
DS 0170La société audiovisuelle est très loin du compte en ce qui concerne ses abonnements, et estime devoir renégocier les quelques 800 ME qu’elle doit payer chaque année pour diffuser la Ligue 1 et la Ligue 2. Les raisons invoquées ? La crise sanitaire et économique, qui a changé la situation par rapport au moment de l’appel d’offres il y a deux ans. Si la donne est en effet bien différente, il est bon de rappeler que Médiapro comptait surtout revendre des matchs et pas forcément les produire, ce qu’il n’a pas réussi à faire. En plus de cela, il n’a pas trouvé d’accord avec Canal+ pour une diffusion plus globale (quasiment 9 millions d’abonnés potentiels). Résultat, entre les difficultés de diffusion et le prix demandé de 25 euros, Téléfoot ne compte que 600.000 abonnés alors qu’à terme, le chiffre de 3 millions était avancé.

Une claque forcément lié au prix demandé, alors qu’il faut toujours avoir BeIN Sports, Canal+ et RMC pour suivre l’ensemble des compétitions de football. Résultat, de nombreux passionnés de football ont décidé de suivre les rencontres en streaming ou par l’IPTV, qui serait utilisé par 3 millions de foyers en France selon Hadopi. L’occasion pour Médiapro de pousser un vrai coup de gueule contre le gouvernement français, qui a récemment mis en sommeil un projet de loi sur la réforme de l’audiovisuel qui permettait de saisir la justice pour faire cesser une diffusion en temps réel. « Le piratage a évidemment des répercussions sur les abonnements qui ne sont pas pris. Le gouvernement n'a pas identifié que c'est une priorité pour le secteur. C'est un vrai problème », a fait savoir Médiapro dans les colonnes des Echos. Une remontrance que Canal+ et BeIN Sports ne contesteront pas, eux qui se sont déjà plaints des pertes financières liées au piratage, qui touche forcément tous les acteurs de l’audiovisuel en France.

IPTV : ces quatre lettres cartonnent chez les amateurs de football et de sport en général et sont le cauchemar des diffuseurs. Pour une somme défiant toute concurrence, un utilisateur peut accéder de façon simple mais illégale à tout le catalogue foot.
DS 0169Le football français fait face depuis plusieurs semaines au refus de Mediapro d’honorer son contrat d’1,1 milliard d’euros signé en 2018 pour diffuser les rencontres de ligue 1 et de ligue 2. Mais les diffuseurs font face à une autre menace, l’IPTV. Décryptage.

L’IPTV, c’est quoi ?
L’IPTV, qui signifie en anglais Internet Protocol Television, est une plateforme illégale permettant de regarder le petit écran en ligne. Le boîtier, qui s’achète facilement sur Internet car légal, est en même temps le Graal des télévores – il permet de visionner jusqu’à plusieurs milliers de chaînes payantes du monde et d’avoir accès aux services de vidéo à la demande – et le cauchemar des diffuseurs.

Là où aujourd’hui et de façon légale, il faudrait s’abonner à Canal +, Téléfoot, RMC sport, beIN Sports ou encore Eurosport pour accéder à tous les contenus foot contre environ 80 € par mois selon les offres, l’IPTV regroupe le tout pour la modique somme de 60 €… par an.

Pourquoi ça explose ?
Le morcellement de l’offre audiovisuelle depuis des années, les changements de diffuseurs tous les quatre ans, et pour certains le coût jugé trop cher des abonnements… Autant de raisons qui peuvent expliquer le choix des amateurs du ballon rond de se tourner vers le piratage.

Comme Yann*, qui s’est résolu à regarder le foot de façon illégale. "On devient trop des vaches à lait. Il y a sans arrêt des changements, il faut plusieurs abonnements différents, ça devient excessif…", peste ce fan de l’Olympique de Marseille. "Et puis pourquoi payer un abonnement quand la plupart des matchs ont lieu le dimanche après-midi, au même moment que le foot amateur ?", s’interroge-t-il. "Actuellement, on estime à près de 3 millions les personnes qui consomment des programmes sportifs illégalement. Ça a considérablement augmenté ces dernières semaines", confirme Pauline Blassel, la secrétaire générale de l’Hadopi, l’organe de protection des droits d’auteur.

Quels risques pour les utilisateurs ?
L’utilisation d’une IPTV en France est illégale et comprend deux risques majeurs. Le premier est juridique. L’utilisateur tombe sous le coup de la loi sur la contrefaçon, délit puni jusqu’à 3 ans de prison et 300 000 € d’amende.

Le second est informatique. Brancher un boîtier inconnu sur son réseau domestique est loin d’être un geste anodin et peut constituer une faille dans la sécurité de l’installation. Confier ses données bancaires à des personnes inconnues, non plus.

Que font les diffuseurs pour lutter contre ?
Pour les diffuseurs, la facture se révèle salée. Dès 2015, beIN Sports avait estimé les pertes pour l’ensemble des diffuseurs à l’époque à 500 millions d’euros par an. Réunis au sein de l’APPS (Association de protection des programmes sportifs) depuis trois ans, ces derniers tentent de lutter contre ce fléau, et n’étaient pas loin de voir leurs efforts aboutir.

Le projet de loi sur la réforme de l’audiovisuel comporte en effet une mesure qui permettrait de saisir la justice pour faire stopper la diffusion en temps réel.

Mais le texte a été mis en sommeil depuis le confinement. "Incompréhensible", selon Caroline Guenneteau, directrice juridique de beIN Sports. "Le gouvernement n’a pas identifié que c’est une priorité pour le secteur. C’est un vrai problème", regrette-t-on aussi chez Mediapro.

*Le prénom a été modifié

DS 0167

Deux mois après la disparition de Sébastien Desiage, l'arbitrage français est de nouveau en deuil. Le syndicat des arbitres d'élite (SAFE) vient d'annoncer le décès de Stéphane Moulin à l'âge de 57 ans.

Cet ancien arbitre international a arbitré plus de 300 matches au plus haut niveau en Ligue 1, Ligue 2 et avait notamment arbitré le trophée des Champions en 2000. Depuis 2012, il avait intégré le comité directeur de l’arbitrage au sein de la Fédération Française de Football.

Tandis que Téléfoot continue à diffuser la Ligue 1 sans payer les droits, il semble désormais acquis que jamais Mediapro ne règlera la somme promise à la LFP.
DS 0165Le dossier Mediapro-Téléfoot est un vrai casse-tête pour le football français, et Vincent Labrune ne l’a pas caché ce week-end, l’attitude négative du groupe sino-espagnol n’incite pas à l’optimisme. Même si le patron de Ligue de Football Professionnel veut trouver une solution rapide dans le cadre de la procédure de conciliation lancée par le Tribunal de Commerce de Nanterre à la demande de Mediapro, tout semble indiquer que Jaume Roures ne paiera jamais la somme qu’il s’était engagé à régler lorsqu’il avait acheté les droits TV de la Ligue 1 et de la Ligue 2. Pour Arnaud Simon, ancien patron d’Eurosport France et désormais patron d’une société de conseil stratégique, il est clair que les clubs français peuvent dire adieu au rêve de toucher 1 milliard d’euros par an, personne n’étant désormais en mesure de débourser autant pour la L1.

Se confiant sur SoFoot, Arnaud Simon estime que la LFP a bien compris que la messe est dite et que le mirage Mediapro va disparaître. « C’est très rare, dans le business, que tu ne payes pas une erreur stratégique. Le choix Mediapro est très clairement une erreur stratégique, et il y aura des conséquences fâcheuses pour la ligue et les clubs. On peut trouver des solutions pour les compenser ou les diminuer, mais, quoi qu’il arrive, tu ne peux plus imaginer une Ligue 1 valorisée à un milliard d’euros, c’est terminé. Qu’il y ait ou pas l’arrivée des GAFA, d’Amazon ou d’Apple, peu importe, personne ne voudra parier sur des droits à un milliard après l’échec commercial de Mediapro. Les clubs doivent l’intégrer et réduire leur voilure, réduire leurs dépenses, leurs charges de fonctionnement, les salaires versés, les dépenses réalisées, etc », explique le spécialiste du sport et de la télévision.

En s’imposant dans le derby face au Stade Brestois 29 (2-1), samedi, lors de la 9e journée de Ligue 1 Uber Eats, le Stade Rennais F.C. a renoué avec la victoire après 3 matchs sans succès.
DS 0161Le Stade Rennais F.C. peut remercier sa charnière centrale. Menés contre le cours du jeu après un but de Franck Honorat, les Rouge et Noir s’en sont remis à l'efficacité de leurs deux défenseurs centraux pour retrouver le chemin de la victoire. Sur deux coups de pied arrêtés, le SRFC a finalement renversé le Stade Brestois 29, samedi, grâce à Damien Da Silva et Nayef Aguerd. Avec cette victoire, comptant pour la 9e journée de Ligue 1 Uber Eats, les Rennais reviennent provisoirement à la hauteur du PSG et du LOSC en tête. Ils ne s'étaient plus imposés depuis la 5e journée, le 26 septembre, à Saint-Etienne.

Les Rouge et Noir contrôlent le match en première période mais ne se montrent pas suffisamment dangereux pour tromper Larsonneur. Il faut attendre la 26e minute pour assister à la première grosse occasion de la rencontre. Hamari Traoré décale Del Castillo sur la droite. En une touche, l’attaquant rennais remet en retrait vers Terrier. La reprise sans contrôle de l’ancien Lyonnais est bien enroulée mais c’est la transversale qui renvoie le ballon (26e). Del Castillo tente sa chance à son tour juste avant la pause. Après avoir repiqué dans l’axe, l’ailier droit tire du pied gauche. Le ballon frôle le montant gauche de Larsonneur (44e).

Le duo Da Silva-Aguerd relance Rennes
Toujours aussi dominateurs après la mi-temps, les Rouge et Noir concèdent pourtant l’ouverture du score. Trouvé au second poteau sur une remise de la tête de Mounié, après une hésitation de la défense du SRFC, Franck Honorat réussit sa demi-volée et trompe Gomis (0-1, 57e). Piqués, les Rennais ont une belle réaction d’orgueil. Faussurier n’est pas loin de marquer contre son camp sur un centre mais le poteau sauve les Brestois (63e).

Les Finistériens ne peuvent finalement pas empêcher le retour des hommes de Julien Stéphan, portés par leur charnière centrale. Dans un premier temps, c’est Damien Da Silva qui égalise, de la tête, en reprenant un coup franc tiré sur la gauche par Del Castillo (1-1, 66e). Moins de cinq minutes plus tard, c’est au tour de l’autre défenseur central rennais, Nayef Aguerd, de s’illustrer. Sur un corner de Bourigeaud, l’international marocain catapulte le ballon au fond des filets et permet au SRFC de prendre les devants (2-1, 70e).

Da Silva-Aguerd, un duo de choc !

Les Brestois ont les occasions pour égaliser. Mais Le Douaron, à bout portant, manque de justesse technique pour mettre le ballon hors de portée d'Alfred Gomis (79e), alors que Perraud manque son tir en force, sur la gauche de la surface, et voit le ballon s’envoler (84e). Dans le camp d’en face, Gautier Larsonneur sort le grand jeu en envoyant sur sa transversale, d’une manchette, une tête de Guirassy sur corner (88e). Le score ne bouge plus et le Stade Rennais peut fêter sa première victoire depuis plus d’un mois.

La stat : Aucun défenseur n’a plus marqué que Damien Da Silva et Nayef Aguerd en Ligue 1 Uber Eats cette saison (3 buts chacun, à égalité avec Ismaël Traoré).

Mediapro ne suscite pas que des soucis aux seuls clubs de football et à la Ligue. Le diffuseur, qui est aussi producteur, impacte également les prestataires techniques français qui réalisent les rencontres.
DS 0160Pour eux aussi, la pilule passe difficilement. Ils sont dans l'ombre du grand barnum qu'est le Championnat de France de football. Mais en sont un rouage majeur. Les sociétés de services techniques françaises historiques, AMP Visual TV et Euromedia, produisent les matchs pour les détenteurs de droits, Canal+ (2 matches de Ligue 1 par journée) et beIN Sports (2 matches de Ligue 2 par journée) mais pas pour Mediapro qui retransmet tout le reste. Le nouveau diffuseur, au coeur d'une profonde crise après avoir refusé de payer à la Ligue l'échéance de droits télé du mois d'octobre (172 M€) - et qui, après s'être placé sous la protection du Tribunal de commerce de Nanterre, ne devrait pas non plus honorer l'échéance de décembre -, fait travailler ses propres équipes de production sans faire appel aux françaises, quitte à faire venir des moyens du Portugal, d'Espagne ou de Turquie. "Si le foot français trinque, les prestataires techniques ont déjà payé l'addition depuis que Mediapro diffuse les matchs, explique ainsi Gilles Sallé, le patron d'AMP Visual TV. Depuis cinq ans avec Euromedia, on produisait entre 80 et 100 % des rencontres, désormais on est à 20 % seulement."

Les deux entreprises françaises, qui travaillent sur les grands évènements sportifs planétaires (Coupe du monde et Championnat d'Europe de foot, Jeux Olympiques), ont gardé seulement les matches diffusés par Canal+ et beIN Sports en Ligue 1 et en Ligue 2. AMP Visual TV a donc perdu 8% de ses revenus, Euromedia près de 25%. "Le foot génère vingt-cinq millions d'euros de revenus chaque année aux industries techniques, on est plus ou moins dépendant du football, poursuit Gilles Sallé. Ce n'est pas négligeable. Nos capacités d'investissement afin de moderniser notre matériel dépendent en grande partie de cette activité. C'est ainsi que nous sommes parmi les plus reconnus au monde. Si cela continue, il en va de la souveraineté de la réalisation technique à la française." Outre le football, AMP Visual TV gère la captation de plusieurs grands évènements en France, notamment les cérémonies du 14 juillet, les 24 Heures du Mans, la cérémonie des César ou le Festival de Cannes pour lesquels elle doit sans cesse renouveler ses technologies. Actuellement, elle et Euromedia - cette dernière couvre aussi la captation d'événements comme le Grand Prix de Monaco ou les festivals des Francofolies et des Solidays - investissent des millions d'euros sur l'Ultra haute définition (UHD) et la technologie HDR qui rend l'image plus belle.

François-Charles Bideaux, co-directeur d'Euromedia, se dit aussi inquiet que Gilles Sallé et se montre particulièrement critique. "Avec Mediapro, il y a une dégradation de la qualité de la captation, car Mediapro utilise des moyens technologiques (caméras, car-régie, mélangeurs vidéo) vieillissants. Ils remplissent a minima le cahier des charges de production demandé par la Ligue, raconte l'ancien réalisateur vedette de Canal+ pendant des années. Il y a des défaillances, des problèmes de son... En Belgique, c'est pareil et les clubs se plaignent." Il pointe une autre problématique : "Mediapro change les bases sociales des travailleurs en appliquant ses méthodes dans les pays où elle a acquis la production. Un local ne travaillera pas tant qu'il n'acceptera pas les conditions du diffuseur espagnol (salaire, jours fériés...)." Pour les deux dirigeants, c'est toute l'industrie audiovisuelle française et l'écosystème lié au football qui sont menacés. Ils en appellent aux pouvoirs publics.

Mediapro réfute ces accusations. Elle nous a fait savoir que "contrairement à Canal+ qui n'est que diffuseur, Mediapro possède une division dédiée à la production qui travaille dans le monde entier et est présente en France depuis de plus de dix ans (elle était notamment le prestataire du dispositif technique de beIN Sports France entre 2012 et 2020). Euromedia travaille dans d'autres pays comme nous, poursuit-on chez le producteur-diffuseur sino-catalan. C'est nous qui avons produit le Final 8 de Ligue des champions pour l'UEFA à Lisbonne pour le monde entier ainsi que les trois finales européennes de la saison dernière. On peut comprendre que nos concurrents français soient mécontents d'avoir perdu des marchés mais nous aussi, parfois, on en perd." Au sujet des critiques portant sur les conditions de travail, là encore Mediapro les dément et annonce que "plus de 90 % des techniciens travaillant pour nous en France sont Français."

Tandis que le patron Canal+ a fait savoir qu'aucune folie ne sera faite pour éventuellement racheter les droits TV de la Ligue 1, du côté de la LFP on semble avoir tranché concernant Mediapro.
DS 0159Maxime Saada a jeté un pavé dans la mare en affirmant dans Les Echos que Canal+ n’était pas disposé à compenser financièrement une impossibilité totale de Mediapro de régler les droits TV de la Ligue 1 et de la Ligue 2, de quoi forcément faire passer un frisson dans le dos du football français. Même si cette position brutale doit être relativisée, dans la mesure où il est évident que la chaîne cryptée ne pourra pas tirer une balle dans le dos des clubs tricolores dont il diffuse déjà des matchs, la déclaration du patron de Canal+ a fait du bruit dans les coulisses de la Ligue 1. Pour l’instant, tout cela est cependant lié à la conciliation réclamée par Médiapro au Tribunal de commerce de Nanterre. Jaume Roures l’a confié la semaine passée en conférence de presse, il souhaite que la Ligue de Football Professionnel se mette avec lui autour de la table et négocie un prix au rabais pour la saison 2020-2021 en attendant des jours meilleurs.

Pour l’instant, la LFP reste totalement muette face à cette prise en otage par Mediapro et Téléfoot, la Ligue n’empêchant pas la chaîne de diffuser les matches de Ligue 1 et Ligue 2 qu’elle n’a pas payés. Mais selon Vincent Duluc, du côté de Vincent Labrune et de la Ligue de Football Professionnel le sort de Mediapro n’est pas loin d’être réglé. « D’après ce que je crois savoir et de ce que j'ai entendu, la Ligue n’a pas très envie que le conciliateur concilie. La LFP veut faire table rase, que ça pète avec Mediapro et de recommencer autre chose », explique le journaliste de L’Equipe qui est persuadé que la mission du conciliateur nommé par le tribunal de commercial n'aboutira pas à un accord.

Maxime Saada s'est exprimé sur l'absence de paiement de Mediapro pour les droits TV de la Ligue 1.
DS 0156Dans un entretien accordé ce vendredi au quotidien Les Échos, le patron de Canal+, Maxime Saada, est revenu sur le défaut de paiement de Mediapro, le principal diffuseur de la Ligue 1 et de la Ligue 2, où il n'a pas manqué de critiquer la chaîne espagnole.

"La situation de Téléfoot n'a rien à voir avec la crise sanitaire. Depuis la reprise, les matches se sont joués. Il ne faudrait pas que cette situation d'absence de paiement des droits TV dure trop longtemps, cela risquerait d'abîmer l'image, la qualité, et in fine la valeur de la Ligue 1. Déjà, nous le voyons, les gens s'en détournent. On observe par ailleurs une véritable explosion du piratage depuis le lancement de Téléfoot…", a confié le boss de Canal+.

Obligé de laisser ses partenaires face au FC Séville, Daniele Rugani pourrait être absent pour plusieurs semaines, tout comme Eduardo Camavinga a indiqué Julein Stephan en conférence de presse.
DS 0153C'était l'un des gros coups du mercato à Rennes. Dans les derniers jours du marché des transferts, les Bretons s'attachaient, sous la forme d'un prêt, les services de Daniele Rugani, le défenseur de la Juventus Turin. Immédiatement lancé par Julien Stephan, l'Italien a séduit avant de connaître un premier coup dur lors du match de Ligue des Champions face au FC Séville. Dès la première période, il a dû quitter la pelouse, touché à la cuisse gauche.


En conférence de presse, Julien Stephan, l'entraîneur rennais, a indiqué que son joueur devrait être indisponible pour plusieurs semaines. Il en va de même pour Eduardo Camavinga, la pépite bretonne. Déjà absent face aux Andalous en Ligue des Champions, il ne devrait pas revenir avant la trêve internationale selon son coach, et loupera donc les chocs face à Chelsea et le Paris Saint-Germain. Un double coup dur qui fait très mal pour les Bretons en plein milieu d'une période charnière pour le club.

Ce samedi (17h), le Stade Rennais reçoit Brest pour un petit derby breton. Côté armoricain, on réfléchit déjà à une stratégie hyper-défensive...
DS 0152Alors que le Stade Rennais se prépare à recevoir le Stade Brestois avec une équipe A' et un turn-over important, du côté du club armoricain le derby est clairement vu comme le match le plus important du moment... Et on étudie déjà une stratégie pour faire dérailler les Rouge et Noir.

Restant sur deux défaites de rang (comme le Stade Rennais), le SB29 ne fera pas une troisième opération porte-ouverte après les gifles concédées à Nantes (1-3) et à la maison contre Strasbourg (0-3). Jean-Kévin Duverne évoque déjà la stratégie que pourraient adopter les visiteurs au Roazhon Park samedi (17h).

"Est-ce qu'il faut mettre le bus ? A certains moments, il le faut, à d'autres moments, non. Il faut trouver le juste milieu. On l'a fait contre une bonne équipe de Monaco, avec le soutien du public. C'était plus simple. Cette victoire 1-0 nous a fait du bien. A Rennes, il va falloir que l'on soit solide. On reste sur deux défaites, eux aussi. Ils voudront se venger sur nous. Mais après Nantes et Strasbourg, ce serait bien d'éviter de relancer Rennes", a glissé le défenseur et capitaine du club armoricain dans des propos retranscrits par le Télégramme.

La Ligue de Football Professionnel a fait un point sur le classement des pelouses de Ligue 1 et Ligue 2 après 8 journées disputées.
DS 0151Parce que le spectacle offert par le football professionnel français dépend aussi de la qualités de ses pelouses, la LFP continue cette saison son classement (voir règlement en bas de page) des meilleurs « billards » de Ligue 1 et Ligue 2. Qui sont les bons et mauvais élèves après 8 journées parmi les 40 clubs répertoriés ? Dans l’élite, c’est Montpellier qui possède le titre de premier de la classe avec 18,34 de moyenne (sur 20), devant Lens (18,07) et Reims (18,00). Le PSG, double champion en titre grâce notamment à son célèbre « groundsman », Jonathan Calderwood (en photo), est pour l’instant 17e ! A noter que les deux clubs azuréens, Nice et Monaco, figurent aux deux dernières places du classement.

DS 0151

DS 0148Avec les annonces du Président Emmanuel Macron hier, le pire pouvait être craint par le monde du football pro, mis à l’arrêt au printemps dernier. Il n’en sera rien cette fois-ci, puisque Roxana Maracineanu, lors de l’examen du budget des Sports au Palais-Bourbon, a confirmé le maintien des compétitions : "Les semaines qui arrivent seront rudes économiquement mais aussi humainement. C’est pourquoi je voulais vous confirmer que la continuité du sport qui se pratique comme un métier est aujourd’hui assurée. Les sportifs de haut niveau et les sportifs professionnels pourront continuer à s’entraîner. Et ils pourront aussi continuer à faire des compétitions puisque les déplacements pour raisons professionnelles sont autorisés",

Le Stade Rennais continuera donc son bonhomme de chemin en Ligue 1 mais à huis clos, sans son public tout au long du mois de novembre.

Mercredi soir, le Stade Rennais s’est incliné sur la pelouse du Séville FC (1-0) pour le compte de la 2e journée de Ligue des champions. Durant la partie, Daniele Rugani et Benjamin Bourigeaud sont sortis sur blessure. Ils pourraient être absents pour la réception de Brest en Ligue 1, ce samedi (17 h). Un vrai casse-tête pour l’entraîneur Julien Stéphan.
DS 0147Julien Stéphan et son staff sont repartis d’Andalousie, ce midi, avec du pain sur la planche, le technicien pointant la première conséquence du déplacement. Ce qui m’inquiète le plus, ce sont les blessures qui s’accumulent parce que ce sont des blessures musculaires et ce n’est pas bon signe. Ça veut dire que les organismes sont déjà fatigués, pourtant ils ont été bien préparés.

Sur la pelouse du dernier vainqueur de la Ligue Europa, le SRFC a perdu Daniele Rugani après quinze minutes. Totalement dépité, l’Italien s’est assis sur une chaise en plastique à proximité du banc, se tenant l’arrière de la cuisse, tête baissée. Ensuite, après trois minutes en seconde période, c’est Benjamin Bourigeaud qui a aussi dû sortir. L’ancien Lensois est pourtant réputé pour son volume, il y a deux ans, il avait été l’élément le plus utilisé, avec cinquante-quatre apparitions.

"L’inquiétude vient surtout de l’état physique de certains joueurs"
Dani (Rugani), c’est musculaire. Benjamin Bourigeaud, aussi. Eduardo (Camavinga, forfait la veille du match), également. C’est regrettable et dommageable, pestait Stéphan. On n’a qu’un point sur six en Ligue des champions, mais l’inquiétude, elle vient surtout de l’état physique de certains joueurs.

"Et le coach de prolonger, à propos de Jonas Martin et Clément Grenier, titulaires sans être prêts à jouer 90 minutes dans un tel rendez-vous, en tout cas à 100 %, alors que Flavien Tait (Covid-19) et Steven Nonzi (suspendu par l’UEFA la veille du match…) manquaient également : "Jonas a eu des soucis avec une cheville, il a été arrêté longtemps, il s’est accroché et il a fini avec des crampes. Clem’ enchaînait son troisième match en peu de temps après l’amical contre Lorient et celui à Dijon. Ils ont donné tout ce qu’ils pouvaient."

Brest débarque au Roazhon Park samedi (17 h) et pour l’instant, Stéphan n’est assuré que de récupérer Nzonzi. Léa Siliki a certes retrouvé la compétition, mais Grenier et Martin ont laissé beaucoup d’énergie en Andalousie. Un casse-tête pour composer le trident du milieu…

Le maintien des matches de Ligue 1, un manque d’efficacité sur les moments clés et une absence de leaders naturels… Ce qu’il faut retenir de la conférence de presse de l’entraîneur finistérien avant le déplacement à Rennes, samedi (17 h).
DS 0146Seul absent pour la réception de Strasbourg, Ronaël Pierre-Gabriel, reste toujours en phase de reprise à cause d’un souci musculaire au quadriceps. Il est le seul absent de l’effectif pour l le déplacement au Stade Rennais.

Au lendemain des annonces d’Emmanuel Macron concernant le reconfinement national à partir de vendredi minuit, des interrogations entouraient le sport professionnel. Les annonces faites par la ministre des Sports, Roxana Maracineanu à l’Assemblée Nationale ont eu de quoi rassurer. Une chose est sûre, la rencontre Rennes-Brest aura lieu. Ce match, on va le jouer. On est en train de voir un peu les conditions de déplacement pour se rendre à Rennes, expliquait Olivier Dall’Oglio, l’entraîneur du Stade Brestois.

Des annonces qui entraînent inévitablement la tenue de la rencontre à huis clos. "On ne va pas jouer de gaieté de cœur à huis clos. Surtout lors d’un derby qui a énormément de sens pour les supporters. Avec 5 000 personnes c’était encore un peu intéressant. Mais on a la chance de pouvoir faire les matches, c’est bien, on va s’adapter à la situation", relativise l’entraîneur du club finistérien.

Sur la lourde défaite subie face à Strasbourg : "Après Strasbourg, j’avais évoqué le fait que face à une équipe athlétique, on avait subi. Si on regarde les stats, on voit aussi qu’on prend beaucoup de buts sans concéder énormément d’occasions. On manque d’efficacité sur des moments clés. Forcément, on est très déçus de perdre chez nous."

D’un point de vue plus global, Olivier Dall’Oglio regrette des faits de match évitable qui changent toute la physionomie de la rencontre. On encaisse beaucoup de buts mais on subit très peu d’occasions. On commet trop d’erreurs individuelles et ça nous plombe. Ça ne tourne pas vraiment pour nous. Nous ne sommes pas submergés dans les matches, ce qui nous fait mal, ce sont les coups de l’adversaire. Il n’y a pas que l’impact physique qui pose problème, il y a aussi la concentration sur les moments clés. Il faut toujours trouver des solutions, c’est mon métier.

Dimanche dernier, il reconnaissait un manque de leaders au sein de son équipe. Depuis le début, on sait très bien qu’on a des joueurs jeunes ou timides et on travaille à faire émerger certains. Il faut travailler sur l’humain et ça peut prendre du temps. On a amené une personne qui travaille là-dessus en plus.

Après deux défaites consécutives en championnat, Brest se déplace face à Rennes, troisième en championnat. Une opposition sur le papier déséquilibrée. On sait que le Stade Rennais est plus fort que nous, ça va nous obliger à monter notre niveau. Il y aura une attention supérieure de mes joueurs. Impossible de rêver sur ce genre de match parce que ça peut aller très vite en face.

Dans un Roazhon Park à huis clos, face à Rennes qui vient de jouer mercredi soir à Séville et une série de trois matches sans succès en championnat, c’est peut-être le meilleur moment pour Brest de jouer Rennes. Une idée écartée par Olivier Dall’Oglio : "Je ne sais pas si c’est le meilleur moment pour les jouer. On ne pourra répondre à cette question qu’à la fin du match."

Toutes les bonnes choses ont une fin. Sauf la galette saucisse, peut-être. En tout cas, le fidèle partenaire de toujours de la FFL, le Stade Rennais, semble vouloir prendre ses distances avec nous. Une idylle que l’on pensait éternelle. Mais on sait bien, les relations fanent parfois avec le temps. La lassitude s’installe. Pourtant, nous avons vécu de belles choses avec le Stade Rennais. Une armoire de trophée quasi-vide, le but de Fauvergue, les désillusions en finale de coupe. Mais un homme semble vouloir couper court à cette histoire. Alors cette missive s’adresse à toi, Julian Stephan. Rends-nous le Stade Rennais.
DS 0136La saison passée du Stade Rennais
Si le Stade Rennais nous a fait plaisir sur la scène européenne (4e de son groupe d’Europa League avec un festival de la lose à Cluj), sur la scène locale, c’est un fiasco complet. Ça commence en dent de scie pourtant. 3 victoires d’affilée pour débuter, puis un retour vers le ventre mou en octobre après un 7e match sans victoire. Et si une rencontre contre Toulouse venait logiquement interrompre cette série, nous ne nous attendions pas au drame qui suivra.
5 victoires d’affilée en L1. Une 3e place à la trêve, qu’ils ne lâcheront plus, malgré le retour en puissance de Lille. Olivier Letang, conscient du drame qui est en train de se passer, quitte le club. Mais cela ne suffira pas, et ils y mettront même la manière en battant Nantes dans des circonstances incroyables.
La défaite contre Saint-Etienne en demi-finale de Coupe de France n’y changera rien. Les Rennais sont en Ligue des Champions. Un coup de poignard dans le dos de notre institution qui n’a toujours pas cicatrisé. Pire encore, via les résultats en Europa League, le Stade Rennais est directement qualifié en phases finales de la prochaine C1. Et là-bas, il ne pourront même pas faire mieux que Marseille et son 0 pointé.

Le joueur à suivre
Pour ponctuer la souffrance de notre rupture, le Stade Rennais s’est offert (en prêt) un champion du monde. Qui a été crucial lors de la finale 2018. Non, ça n’est ni MBappé ni Griezmann, mais NZonzi. Remplaçant à la mi-temps un N’Golo Kanté diminué gastriquement, il a solidifié le milieu de terrain tel du Smecta, et offert à notre nation sa seconde étoile.
Alors, quand le Stade Rennais l’a recruté, nous avons pris un coup dans le casque. C’est un peu comme quand ton ex change de photo de profil juste après la rupture, se remet à poster sur Instagram pour te faire passer des messages subliminaux. Et nous, avec notre Ben & Jerry devant Netflix, nous n’avions plus que nos yeux pour pleurer. Et quand il envoie en Story « Contrat prolongé au Stade Rennais pour 1 an car qualifié en C1!« , bah déprime directe.

Il va nous manquer
Alors oui, il n’est pas parti bien loin. Mais Jérémy Morel, c’était un peu ce qui rattachait le Stade Rennais à cette Ligue 1 qu’on aime. Pas la plus talentueuse, pas la plus technique, mais humble et besogneuse. Bielsa ne disait-il pas de lui que Benjamin Mendy a tout à apprendre de lui ? En tout cas, son message d’adieu nous fait beaucoup de peine : Un projet fait de titres et de remplissage de palmarès, très peu pour nous. Tu as fait le bon choix Jérémy.

Notre pronostic
Il est compliqué de pronostiquer quelque chose. Ne sachant pas si c’est notre raison ou notre cœur qui parle. Encore dans un déni de rupture, nous souhaitons bien évidemment que le Stade Rennais revienne à la raison et à son éternel ADN: la déception, le ventre mou. Mais nous voyons bien tous ces signes. Tous ces regards dérobés. Cette flamme qui ne brille plus dans la galette saucisse. Alors, le cœur espère le ventre mou, mais la raison regarde plus haut.

Même si le gouvernement a de nouveau recours au confinement ou étend le couvre-feu, les compétitions professionnelles seront maintenues.
DS 0134Dans l'attente des décisions prises par le président de la République, Emmanuel Macron, pour lutter contre la pandémie de Covid-19, le football professionnel, mais aussi plusieurs autres disciplines s'inquiètent d'un possible arrêt des compétitions, comme la saison dernière. Mais selon nos informations, ce scénario catastrophe n'aura pas lieu. "Il n'y a pas de scénario dans lequel on considèrerait indispensable de devoir interrompre ou suspendre le sport professionnel, indique-t-on à l'Elysée. Le sport professionnel continuera quel que soit le scénario retenu en termes de restrictions et de protocole sanitaire. Dans la diversité des solutions qui existent aujourd'hui pour adapter notre réponse à la situation du virus, aucune ne prévoit, à date, une suspension des activités du sport professionnel. »

"On n'est pas dans le même contexte que la saison dernière [...] On est en situation de pouvoir se confronter à n'importe quel scénario et maintenir une activité."
Un proche du président de la République, Emmanuel Macron

Ce proche du président Macron justifie ainsi cette décision : "On n'est pas dans le même contexte que la saison dernière. On a quand même une expérience aujourd'hui assez élevée et une maturité dans la manière dont doivent se passer les cadres de restrictions. On a aussi une connaissance bien plus forte de la question des contrôles et des tests. On est en situation de pouvoir se confronter à n'importe quel scénario et maintenir une activité. »

La Ligue de football professionnel (LFP) a été tenue informée, oralement, ces dernières heures, de la volonté des pouvoirs publics de maintenir les matches de L1 et de L2 quel que soit le scénario retenu. Même chose pour la Ligue nationale de rugby (LNR). Ces deux disciplines vont poursuivre les compétitions, ce qui leur permettra notamment de prétendre aux droits télé. C'est moins sûr pour les Championnats de basket. La LNB réfléchit à interrompre ses saisons au cas où les annonces d'Emmanuel Macron entraîneraient un huis clos, situation qui n'est pas viable pour les clubs. Reste à savoir si, avec une telle décision, ces derniers pourraient bénéficier des aides gouvernementales, type chômage partiel...

En ce qui concerne la poursuite des compétitions de sport amateur, en revanche, rien n'est sûr. «Les fédérations devront décider en fonction des scénarios sanitaires retenus », conclut-on à l'Élysée. La ministre déléguée aux Sports Roxana Maracineanu, qui a poussé pour le maintien des compétitions professionnelles, souhaite que les jeunes puissent continuer à pratiquer.

Malgré son refus catégorique d’honorer ses engagements en payant la LFP, Téléfoot continue de diffuser la Ligue 1 comme si de rien était.

ds 0272La situation devrait s’éterniser au minimum jusqu’au mois de décembre, avant que la Ligue de Football Professionnel n’ait réellement les moyens d’agir. Et pour cause, les entreprises sont beaucoup plus protégées en raison de la crise du Covid-19 et la LFP n’a pas le pouvoir de casser aussi facilement que cela le contrat avec Mediapro. Une situation délicate et stressante pour les clubs de Ligue 1, sous perfusion financièrement avec des prêts contractés par l’instance du football français. Ce scénario était malheureusement prévisible selon Denis Balbir, lequel regrette le bon vieux temps de Canal + et de BeInSports qui payaient la Ligue 1 moins chères certes, mais qui honorait leurs engagements financiers…

"Pour moi, l'erreur initiale est d'avoir vendu des droits aussi chers. Quand on a sollicité le premier prêt en se basant sur les droits à venir de Mediapro, la crise sanitaire était déjà entamée. Pourquoi on n'a pas cherché à jouer la sécurité ? Avec Canal+ et beIN Sports, on avait deux diffuseurs. L'un historique avec les reins solides, l'autre qui avait fait ses preuves. On aurait pu s'asseoir sur quelques millions pour vivre plus sereinement par la suite. Les millions que Mediapro ne donnera pas vont devoir être rattrapés par ceux qui suivront... Et on ne parviendra plus à vendre le championnat un milliard. Une somme qu'il ne vaut pas" a lancé le journaliste sur But, avant de conclure. "A mon sens, cette gigantesque erreur vient d'une guerre entre la Ligue et Canal+ qui date de 2018. Les tensions étaient de plus en plus vives. Certains étaient sans doute heureux de voir Canal détrônée. On voit ce que ça donne aujourd'hui. Quand on a la chance d'avoir un diffuseur depuis 1984, avec tous les paramètres de sécurité financier et rédactionnel démontré depuis tant d'années, on aurait quand même pu se poser plus de questions". Un avis que partageront certainement les abonnés de Canal… mais pas uniquement.

Titulaire sur côté droit samedi soir, Hamari Traoré a vu un autre latéral briller dans le couloir opposé. L’international malien évoque la belle prestation de l’équipe, celle également d’Adrien Truffert et l’importance d’être soudés, tous ensemble, joueurs et supporters.
ds 0345Hamari, l’abnégation rennaise a encore frappé samedi soir…
On connaît nos forces et on s’est donné les moyens de faire un gros match. Monaco était un bel adversaire, ils ont fait un bon match. Il y avait beaucoup d’intensité, très peu d’arrêts de jeu. On a fait ce que le coach nous a demandé, ça a payé.

Nouvelle preuve aussi d’une grosse force de caractère dans le vestiaire…
L’équipe grandit, la mentalité aussi. On est une équipe qui ne lâche jamais. On peut marquer à tout moment. Même quand il reste 15 secondes, on y croit jusqu’au coup de sifflet final. On essaie de faire le maximum et de ne pas baisser les bras, comme nos supporters qui continuent de nous encourager jusqu’à la fin. Leurs encouragements nous font beaucoup de bien. On est dans le même bateau avec eux.

10 points en 4 matches, c’est ce que l’on appelle un bon départ ?
C’est bien. Maintenant, il faut garder les pieds sur terre et continuer à bien travailler. Le championnat vient de commencer. C’est la continuité qui est le plus important et c’est ce qui est le plus difficile. Il faut trouver la constance pour continuer à progresser.

Tu jouais ton deuxième match de la saison. As-tu retrouvé le rythme ?
Ça va, j’ai raté plusieurs matches. J’étais en pleine forme à la fin de la préparation. Je commence à revenir. Il me reste encore quelques matches pour retrouver mon meilleur niveau. Je suis satisfait du match que l’on a fait avec l’équipe. À moi de bien travailler pour atteindre le niveau souhaité.

La prestation d’Adrien Truffert a encore mis en lumière la qualité des latéraux au club. Les solutions sont multiples à ces postes…
Ça veut dire qu’il y a un bon groupe. La concurrence est saine. Chez les jeunes et les anciens, ça travaille bien. Que ce soit avec Brandon (Soppy), Sacha (Boey), Adrien (Truffert) et Faitout (Maouassa), on s’entraide au quotidien pour améliorer nos points forts et corriger les points faibles. On se parle beaucoup. C’est bien pour l’équipe et pour le club. Tant que le groupe est soudé et que l’on travaille ensemble, on montrera encore de meilleures choses. C’est bénéfique pour chaque joueur car on a beaucoup de matches cette saison. Chaque joueur aura son mot à dire. Je ne suis pas surpris par Adrien, connaissant le joueur. C’est un bosseur, il a des qualités. Pendant la préparation, je lui parlais beaucoup. Voir aujourd’hui ce qu’il réalise, je suis vraiment content pour lui. C’est un garçon qui aime apprendre.

Faitout et toi avez prolongé vos contrats avec le club. Deux très bonnes nouvelles accueillies par les supporters.
Nous sommes restés car il y a un beau projet. Nous sommes dans un bon groupe. On grandit comme le club grandit. On veut continuer à avancer. On verra ce que donnera la suite mais c’est de bon augure. C’est ma quatrième saison à Rennes. Je m’y sens bien. Tout se passe bien.

Vous vous déplacez à Saint-Étienne samedi prochain, une autre équipe en forme de ce début de saison…
Tous les matches sont des chocs. Il faut toujours être au top pour faire de bons matches. Saint-Étienne est une belle équipe avec de bons joueurs. À nous de rester focus sur nous-mêmes comme on l’a toujours fait. En travaillant bien cette semaine, on peut aller chercher quelque chose là-bas.

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