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Amazon lancera le 1er août, à l'occasion du Trophée des champions, sa chaîne Prime Video Ligue 1. Réservée uniquement à ses abonnés Prime (5,99 € par mois ou 49 € par an), elle sera commercialisée au prix de 12,99 € par mois.

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Depuis le 11 juin et l'acquisition par Amazon de 80 % de la Ligue 1, soit les droits laissés par Mediapro, les consommateurs attendaient de connaître le prix de l'abonnement. Ce mardi, Amazon annonce qu'elle commercialisera sa chaîne Prime Video Ligue 1 au tarif de 12,99 € par mois. Pour y accéder, il faudra être déjà abonné au service Prime d'Amazon (livraison express et streaming vidéo, entre autres, commercialisé 5,99 € par mois ou 49 € par an).

Prime Video Ligue 1 retransmettra huit matches par journée, dont le match du dimanche soir (désormais programmé à 20h45 sur demande d'Amazon) incluant les dix meilleures affiches. La chaîne sera lancée le 1er août, à l'occasion du Trophée des champions Lille-PSG. Ce premier match sera accessible gratuitement pour l'ensemble des abonnés Prime, tout comme l'émission du dimanche soir qui lancera chaque semaine l'affiche diffusée sur la chaîne.

Cette fois le divorce est consommé entre Canal+ et la Ligue 1, puisque la chaîne cryptée a adressé un courrier à BeInSports et à la LFP pour dire qu'elle n'était plus liée au fameux contrat pour les deux matchs.

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Vincent Labrune a eu du courrier ce mardi, et dans l’une des enveloppes il y avait une lettre signée de Maxime Saada au nom de Canal+. Selon L’Equipe, la chaîne historique du football a fait savoir au président de la Ligue de Football Professionnel qu’elle se retirait du contrat signé avec BeInSports qui avait revendu à C+ deux matchs de Ligue 1 par soirée de championnat. Deux rencontres qui coûtent 332 millions d’euros par saison pendant encore trois ans à la chaîne qatarie, laquelle avait signé un contrat avec Canal+ pour lui rétrocéder ces rencontres. Outre ce courrier à la LFP, le patron de la chaîne du groupe Bolloré a prévenu BeInSports que l’engagement pris de diffuser ces deux matchs moyennant 332ME était terminé, C+ reprochant à la chaîne qatarie de ne pas avoir contesté devant la justice le choix de la Ligue de vendre 80% de la Ligue 1 à Amazon pour 250ME par saison.

Canal+ a confirmé au quotidien sportif l’envoi de ces courriers et se dit désormais totalement dégagé de toutes ses relations contractuelles avec BeinSports et donc la Ligue 1. Pour l’instant, la chaîne sportive qatarie n’a pas encore réagi à cette décision prise par C+, mais il est évident que le média dirigé par Nasser Al-Khelaifi ne voudra pas payer ces 332 millions d’euros et ira également au clash avec la LFP. A moins d’un mois du début de la saison de Ligue 1, la Ligue risque donc de se retrouver avec deux matchs sur les bras, même s’il est évident que cette histoire ira au tribunal. Mais il faudra un peu de temps pour régler cela et forcément l’argent n’entrera pas dans les caisses.

Mécontent de payer 330 ME pour deux matchs par week-end, quand Amazon paie 250 ME pour huit matchs, Canal + pourrait tout de même diffuser la Ligue 1 au mois d'août prochain.

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Que va-t-il advenir du lot 3, qui contient deux matchs de Ligue 1 par journée pour 330 ME sur la période 2020-2024, détenu par BeInSports et sous-licencié à Canal + la saison dernière ? La question se posait il y a encore quelques jours. Mécontent du prix de son lot, fixé en 2018 et qui ne correspond plus aux prix actuels du marché, Canal + ne devrait finalement pas renoncer à diffuser les deux matchs de Ligue 1 par week-end qu’il détient. Selon les informations de L’Equipe, BeInSports et Canal + ont calmé le jeu auprès de la LFP au cours des dernières heures.

Les tensions étaient pourtant extrêmes car il y a quelques jours, BeInSports a refusé de payer à la LFP sa première échéance d’un montant de 7,5 ME pour la diffusion de deux matchs de Ligue 2 par journée. La chaîne qatarie a fait machine arrière et a pris la décision d’honorer son contrat. Quant à Canal +, un lien a été noué avec la LFP en ce début de semaine afin de discuter de la programmation du championnat, preuve que la chaîne cryptée souhaite faire partie de l’aventure. « Canal+ a communiqué hier avec la LFP sur la programmation de la première journée de L1, pour le premier week-end d’août. Comme Amazon, elle a échangé et a notamment indiqué les 5 matches qu’elle ne souhaitait pas programmer dans ses deux cases. La chaîne cryptée a aussi glissé ses désidératas pour les deux matches concernés » détaille le quotidien national. Comme prévu, la Ligue 1 pourrait donc être diffusée par Amazon et Canal +, même si après la première annonce de la LFP sur la programmation de la 1ère journée de Ligue 1 on n'en sait pas beaucoup plus. En effet, la Ligue va attendre le 19 juillet et le tirage au sort qui permettra de savoir le calendrier de l'AS Monaco pour le 3e tour de qualification pour la Ligue des champions avant de communiquer les diffuseurs des dix matchs, la LFP ayant seulement donné le menu des 5 rencontres des 8 qu'Amazon a achetées.

La Ligue de Football Professionnel a communiqué ce jeudi une partie de la programmation TV de la première journée de Ligue 1, et uniquement des matchs du dimanche sur Amazon. Pour le reste, il faudra patienter jusqu'au 19 juillet.

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Alors que l'on attendait pour cette semaine la programmation complète de la première journée de Ligue 1, ce qui aurait permis d'en savoir plus sur les intentions de BeInSports et de Canal+ sur les deux matchs que le média qatari possède, la LFP a repoussé à plus tard une partie de ce menu.

Compte tenu des contraintes de programmation de la 1ère journée de Ligue 1 liées à la participation de l’AS Monaco au troisième tour qualificatif de l’UEFA Champions League et en application des nouvelles dispositions prévues sur le cycle 2020/24, les diffuseurs ont choisi cinq matchs en commun qui resteront programmés le dimanche 8 août :

Dimanche 8 août 2021 à 13h00 sur Prime Video

Stade Rennais FC – RC Lens

Dimanche 8 août 2021 à 15h00 sur Prime Video

AS Saint-Etienne – FC Lorient

FC Girondins de Bordeaux – Clermont Foot 63

OGC Nice – Stade de Reims

RC Strasbourg Alsace – Angers SCO

Le reste de la programmation de cette 1ère journée de Ligue 1 sera communiqué à l’issue du tirage au sort du 3ème tour qualificatif de l’UEFA Champions League, indique la LFP. Pour information, ce tirage au sort est prévu le 19 juillet prochain.

Le président rennais Nicolas Holveck a expliqué pourquoi il était favorable à une L1 à 18 clubs.
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Ce lundi matin, le président rennais Nicolas Holveck a balayé l'actualité de son club, européen pour la quatrième saison d'affilée en étant qualifié pour la Ligue Europa Conférence. Il a aussi été interrogé sur la perspective d'une Ligue 1 à 18 clubs : "Il y a eu un collège qui s'est prononcé pour envisager ce passage à 18, qui n'est pas la seule solution à nos problèmes. Maintenant, en 2024, la cinquième association européenne aura la chance d'avoir trois clubs directement qualifiés pour la C1, plus un. Et je pense qu'il est essentiel de conserver cette 5e place, car c'est 250 à 300 M d'euros de plus pour le foot français, la plupart de ces montants étant réinvestis dans les clubs français.

Mais si on veut rester cinquièmes, il va falloir être extrêmement performants en Coupe d'Europe les deux prochaines années. On va perdre presque toute l'avance qu'on a sur le Portugal, donc les deux prochaines saisons vont être essentielles pour conserver la petite avance qu'on a sur eux. Et pour performer, je pense que la France ne peut se permettre d'avoir autant de matches. Les Portugais jouent à 18 avec plus de différences de niveau, avec des matches où le Sporting, Porto ou Benfica peuvent parfois présenter une équipe bis. Et donc, si nous on veut être performants, je pense qu'il faut réduire le nombre de rencontres, pour élever le niveau."

"Les micros sur les arbitres, une évolution essentielle"
À l'heure où le foot français a aussi comme préoccupation majeure les droits TV, il faudrait aussi, selon Holveck, "améliorer le marketing de notre produit et progresser sur l'arbitrage, sur le VAR. Comme Jean-Pierre Rivère (Nice), je pense que les micros pour les arbitres, ça me semble être une évolution essentielle. Ça fonctionne très bien dans le rugby. Il faut prendre des mesures très rapidement avant qu'il ne soit trop tard."

Le millionaire François Pinault est amateur de ballon rond (propriétaire du Stade Rennais) et de vins (propriétaire de Château Latour).

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Pour sauver les Girondins, lâchés par le fonds King Street, il écrit à ses collègues, propriétaires de grands crus bordelais.

“Comme tous les Français amoureux du football, je suis ému à l’idée de voir les Girondins de Bordeaux en risque de disparaître”, précise-t-il. “Breton et propriétaire du Stade Rennais, je mesure depuis des décennies combien l’identité d’un club et si possible ses succès participent du contrat social dans une région. Associé depuis trente ans à la vie bordelaise, à travers Château Latour, je pense que l’existence du club mythique que sont les Girondins est importante pour Bordeaux, son rayonnement, son équilibre auxquels tous les propriétaires viticoles ne peuvent que s’identifier.”

Pour lui, pas de doute, les grands propriétaires n’ont pas le choix.

“Quelle est la force économique qui, dans cette région, peut se donner l’objectif de sauvegarder les Girondins et de les développer ? Le monde du vin et en particulier les propriétaires de grands crus. Les règles légitimes en matière de possession des clubs m’interdisent de monter un projet de reprise des Girondins, dès lors que mon groupe est l’actionnaire unique du Stade Rennais. En revanche, je suis prêt à apporter mon soutien à toute opération montée par les acteurs du vin et je le ferai avec enthousiasme.

J’appelle donc mes collègues propriétaires à se réunir afin de préparer un projet de reprise des Girondins.”

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Le latéral Sacha Boey, prêté par Rennes cette saison à Dijon, ne pourra jouer contre son club ce dimanche en vertu d'un accord entre les deux clubs.

C'est une clause que les clubs prêteurs insèrent régulièrement dans les contrats des joueurs qu'ils souhaitent voir s'aguerrir ailleurs. Et cette clause, qui figure dans le contrat de prêt du Dijonnais Sacha Boey (20 ans), ne lui permettra pas de jouer ce dimanche face à Rennes. Le latéral droit va donc manquer ce match de la 34e journée, en lien avec cet accord entre les deux clubs conclu lors du prêt l'été dernier. Le défenseur du DFCO avait d'ailleurs manqué le match aller dans ce cadre.

Les négociations continuent entre Canal + et la LFP dans l’optique de la nouvelle répartition des droits TV. Dans l’attente qu’un nouvel appel d’offres soit lancé, Maxime Saada, le patron de la chaîne cryptée, a détaillé dans un courrier son offre de pay-per-view. Un dispositif qui consisterait à payer pour visionner la rencontre de son choix.
ds 0365C’est à travers un courrier adressé à la Ligue de football professionnelle, auquel nos confrères de RMC Sport ont eu accès, que Maxime Saada a précisé son offre de pay-per-view pour la Ligue 1 et la Ligue 2. Alors que les négociations se poursuivent entre la LFP et Canal +, qui reste dans l’attente qu’un nouvel appel d’offres soit officiellement lancé pour la redistribution des droits TV du football français, le patron de la chaîne cryptée a avancé encore un peu plus ses pions sur l’échiquier et démontré qu’il planchait activement à une solution. Même temporaire. Parce qu’un tel dispositif n’a pas vocation à s’installer durablement… ?"Dans l’intervalle, et si la tenue d’un appel à candidatures devait prendre plus de temps, nous vous proposons de rendre accessibles ces matchs en Pay Per View sur notre plateforme MyCanal, écrit Maxime Saada dans son courrier adressé à la Ligue. Dans cette hypothèse, Groupe Canal + assurerait les prestations techniques nécessaires permettant à tout consommateur, abonné ou non aux offres Canal +, d’y accéder, sur la base de modalités à définir entre nous."

Les recettes seraient reversées à la LFP
Une offre de bonne grâce, dans la mesure où le diffuseur historique du football français, qui a annoncé vouloir restituer dans un premier temps le lot 3 dont il avait fait l’acquisition, n’aurait financièrement pas à y gagner puisqu’elle "reverserait à la LFP l’intégralité des recettes y afférentes déduction faite des coûts supportés", par son groupe.

L’idée du pay-per-view (télévision à la carte) donne l’opportunité aux consommateurs d’accéder à la rencontre de leur choix contre le paiement d’une somme largement inférieure à un abonnement classique. Une offre, à laquelle la LFP semble aussi réfléchir en interne avec la création de sa propre chaîne, qui peut s’avérer particulièrement intéressante pour les supporters d’un club bien précis mais beaucoup moins pour un suiveur attentif des championnats de Ligue 1 et de Ligue 2.

"Mediapro a irrémédiablement altéré la valeur et l’image des droits"
Et si c’était le meilleur pansement pour soigner temporairement la plaie actuellement ouverte ? Car Mediapro, qui a abandonné les droits faute de pouvoir en assurer la responsabilité financière, a garanti qu’il continuerait à assurer à ses frais la retransmission des rencontres jusqu’au 31 janvier, au plus tard. Une date butoir qui pourrait faire craindre l’écran noir… ?"Cette solution (de pay-per-view) nous semble la seule à même d’éviter notamment la solution qui consisterait à continuer de diffuser les matches par l’intermédiaire de Mediapro, alors que cet opérateur est défaillant, a profondément déstabilisé notre secteur et a irrémédiablement altéré la valeur et l’image des droits dont vous avez le mandat de commercialisation", précise Maxime Saada.

D'après les informations de L'Equipe, le groupe sino-espagnol Mediapro a annoncé l'arrêt de la chaîne Téléfoot à l'ensemble de ses salariés. En amont, la LFP aurait décidé de mettre fin au contrat des droits TV avec le diffuseur selon l'AFP. Si aucune date d'arrêt n'a encore été précisée, l'épilogue malheureux du feuilleton semble bien arrivé.
ds 0361Cette fois, c'est bien fini. Le triste épilogue, tant redouté, est arrivé au terme d'un feuilleton loin d'être glorieux pour le football français. Selon l'AFP, la Ligue de football professionnel français (LFP) a décidé de mettre fin au contrat avec son diffuseur majeur Mediapro après deux mois de conflit sur les droits télévisés. La sortie du diffuseur sino-espagnol, défaillant, doit encore être validée par le tribunal de commerce de Nanterre, a précisé une source, indiquant que la LFP devait récupérer ses droits de diffusion d'ici au 21 décembre. Un conseil d'administration de la LFP a été tenu vendredi matin pour étudier la question. Contacté par l'AFP, Mediapro n'a pas répondu.

Mediapro a prévenu ses salariés
De son côté, L'Equipe précise que le groupe Mediapro a annoncé l'arrêt de la chaîne Téléfoot à l'ensemble des salariés. Pour rappel, le groupe sino-espagnol n'avait pas versé ses deux dernières échéances : en octobre (172,3 millions d'euros) puis en décembre (152,5 millions d'euros). Au total, il avait acquis les principaux matches des deux premières divisions françaises pour un montant annuel de 830 millions d'euros sur la période 2020-2024.

"J'attends d'eux qu'ils respectent leur engagement et qu'au minimum, ils fassent preuve de responsabilité dans le dénouement de la crise qui nous oppose", avait déclaré le président de la LFP Vincent Labrune début novembre. Plus d'un mois plus tard, le point final a été inscrit. Le chapitre Mediapro va tristement se refermer.

La LFP pourrait trouver rapidement un accord avec Mediapro pour récupérer ses droits. Mais en perdant l'essentiel des sommes dues par son principal diffuseur.
ds 0360L'interminable feuilleton entre la LFP et Mediapro, qui n'a pas payé son échéance du 5 octobre (172,3 millions d'euros) ni la suivante, le 5 décembre (152,5 millions d'euros), livre ses derniers épisodes. Jeudi matin, lors du conseil d'administration (CA) de l'instance, Marc Sénéchal, le conciliateur nommé par le tribunal de commerce de Nanterre, a expliqué être encore en négociation, mais très proche de la fin des discussions avec le groupe sino-espagnol.

Ce qui ne résout pas tous les problèmes. Car, comme l'a expliqué ce spécialiste des entreprises en grande difficulté, le football français est désormais devant un choix cornélien : soit il accepte les conditions de Mediapro (en gros, un abandon du contrat en payant une très faible indemnité, inférieure à 50 M€, et la garantie de ne pas être poursuivi ni par la Ligue ni par SFR, Free, Orange et Bouygues Télécom, les fournisseurs d'accès à Internet), soit il va au clash et le diffuseur est placé en liquidation judiciaire.

On entrerait alors dans un combat juridique long et incertain. "Le choix entre la peste et le choléra", comme l'a résumé un participant. Pour le conciliateur, pas de doute, il faut opter pour un accord avec Mediapro, même si les conditions ne sont pas idéales, afin que la LFP récupère ses droits.

Dans la foulée, Vincent Labrune a pris la parole, avec un discours un peu plus dur. Le président de la Ligue veut, lui aussi, sortir Mediapro du jeu pour se tourner vers un diffuseur solvable mais en obtenant une indemnité financière plus importante. Si le nouvel entrant en instance de départ est en mesure de la verser...

18 décembre, la date butoir pour la conciliation
Labrune a également annoncé qu'un nouveau CA pourrait être convoqué dès aujourd'hui pour prendre une décision définitive si c'est nécessaire. Ou se réunir les jours suivants, puisque, tard jeudi soir, aucune convocation n'avait été envoyée aux administrateurs de la LFP. En sachant qu'il reste encore un petit peu de marge, car la date officielle de fin de la conciliation est le 18 décembre. Mais la LFP et le conciliateur veulent aller vite.

Lors du CA, Jean-Pierre Rivère, le président niçois, s'est également dit favorable à une issue rapide avec Mediapro afin de passer à autre chose. Et a milité pour que quelques présidents de club épaulent Labrune, si nécessaire, dans la toute dernière ligne droite, afin de peser sur les ultimes arbitrages. Le ton ne contenait aucune défiance vis-à-vis de la direction de la LFP, mais une volonté d'aider. Nasser al-Khelaïfi, le président du PSG, s'est exprimé rapidement, selon un observateur, "en donnant le sentiment, entre les lignes, qu'il était est plutôt pour l'option dure vis-à-vis de Mediapro".

Dans la soirée, les discussions se sont poursuivies entre la LFP, Mediapro et le conciliateur. Labrune entend obtenir la restitution des droits plus une somme d'argent qui s'approche de la valorisation des matches diffusés par Téléfoot, la chaîne de Mediapro, et non payés. Cette facture tourne autour de 140 M€. Une somme qui sera sans doute impossible à obtenir.

La forte rancune de Canal + à l'égard de Mediapro
Si ces ultimes tractations aboutissent, il faudra alors trouver un opérateur solvable susceptible de prendre très vite le relais. Canal +, le diffuseur "historique" de la L1, n'a pas formulé d'offre, mais se dit prêt à le faire si la situation se décante avec une proposition globale autour de 590 M€, plus environ 100 M€ de bonus liés à une hausse éventuelle du nombre de ses abonnements. Et la possibilité de faire un geste pour la saison en cours (la plus compliquée, financièrement, pour les clubs), sous forme d'avance.

Mais Canal + ne veut pas bouger avant que l'horizon ne soit totalement dégagé. Cette attitude très distante des dirigeants de la chaîne cryptée, ces dernières heures, a créé un début d'inquiétude à la Ligue. "Il y a plusieurs raisons pour lesquelles Canal + ne veut pas bouger vite, croit savoir un observateur. La première est financière. Il s'agit d'une entreprise cotée en Bourse. Ce n'est pas évident de réaliser une telle opération à quinze jours de la clôture des comptes. Cela peut avoir une répercussion sur le cours de Bourse."

Le ressentiment à l'égard de Mediapro est également puissant, n'incitant pas Canal + (au grand dam de la LFP et de Marc Sénéchal) à participer à un règlement global. "Vincent Bolloré (qui contrôle Vivendi, la maison mère de la chaîne cryptée) en veut terriblement à Mediapro, poursuit ce proche du dossier. La sortie peu "honorable" du groupe sino-espagnol, ça lui déplaît fortement. Le côté : "On a occupé l'appartement pendant six mois, on a un peu tout cassé et vous rend les clés", ça ne lui va pas. Et il se dit au passage : "Chaque jour qui passe, je leur fais un peu plus mettre un genou à terre". Il n'a donc aucun intérêt à se presser. Pour acheter à des prix incroyables, il est champion du monde."

S'il traîne, risque-t-on de vivre la situation inédite d'un diffuseur parti avant que le suivant n'arrive ? Avec des matches non diffusés en attendant ? Ou même de voir Mediapro qui décide unilatéralement les retransmissions pour mettre la pression ? Personne ne veut y croire, même si, dans cette affaire, on n'est plus à une mauvaise surprise près.

Du côté de la LFP et de Mediapro, on a quelques jours supplémentaires pour trouver un accord négocié, mais c'est une évidence les patrons de Téléfoot veulent s'en sortir sans risque.ds 0359Entre le football français et Mediapro l’histoire d’amour n’aura pas duré longtemps, et il semble probable que Téléfoot aura été l’une des chaînes sportives les plus éphémères du Paysage Audiovisuel Français. Sauf miracle on ne voit pas comment le média pourra survivre au non-paiement des échéances des droits TV de la Ligue 1. Et même si les équipes de Téléfoot n’ont rien à se reprocher, la Ligue de Football Professionnel veut au plus vite stopper la mauvaise blague. Vendredi, faute d’un accord, le conciliateur nommé par le tribunal de commerce de Nanterre a accordé quelques jours supplémentaires à Mediapro et la LFP pour trouver une solution convenable. Mais pour Etienne Moatti, il est évident que le groupe sino-espagnol devra lâcher l’affaire et ne peut plus envisager d'aller au bout de son contrat jusqu’en 2024. Reste à trouver une porte de sortie honorable et c’est ce qui fait durer les négociation, car Jaume Roures veut éviter le goudron et les plumes.

Et le spécialiste des droits TV au sein de la rédaction de L’Equipe d’en dire un peu plus. « Pour Mediapro, le débat n’est plus d’obtenir un rabais sur la première année de son contrat. Mediapro ne paie pas ses factures à la LFP, et donc Mediapro ne donne pas des garanties pour le futur non plus. L’idée est de sortir Mediapro pour trouver un autre diffuseur et il n’y en a qu’un seul capable de reprendre les droits en cours de route, c’est bien sûr Canal+. Mais avant ça, il faut sortir proprement Mediapro. Les patrons de Téléfoot ont de nombreuses exigences afin de ne pas payer ce qu’ils doivent et ne pas être embêtés sur le plan judiciaire dans l’avenir. Il y a énormément de garanties demandées à la Ligue et au médiateur, qui ne sont pour le moment pas en mesure de leur fournir. Une fois que toutes ces exigences-là sont établies, ce sera possible de trouver un nouveau diffuseur, sachant que les montants seront divisés par deux », prévient Etienne Moatti, qui ne croit plus du tout à l’avenir français de Téléfoot.

Téléfoot, la chaîne du groupe Mediapro, doit codiffuser la Ligue des champions et la Ligue Europa avec RMC Sport. Sans souci, a priori.
ds 0335Si Jaume Roures a annoncé jeudi dans L'Équipe avoir demandé un délai de paiement pour sa deuxième échéance concernant les droits de la Ligue 1 et de la Ligue 2 et vouloir également en renégocier le montant, le patron de Mediapro (maison mère de la chaîne Téléfoot) ne s'est pas prononcé sur le paiement de celui de la Ligue des champions et de la Ligue Europa, que sa chaîne codiffusera cette saison avec RMC Sport. Contactés sur le sujet, ni Mediapro ni Téléfoot n'ont souhaité réagir sur ce point.

En juillet, Altice (maison mère de RMC Sport) avait annoncé, en parallèle de son accord de distribution de la chaîne Téléfoot, avoir signé un contrat de sous-licence avec Mediapro pour les Coupes d'Europe de football. Ce deal signifie que le groupe audiovisuel sino-espagnol doit régler la moitié de la dernière année du contrat d'Altice avec l'UEFA, évalué à 350 M€ par saison sur la période 2018-2021...

Même si tous les diffuseurs ont obtenu, de la part de l'instance européenne, un rabais global de 566 M€ après le reformatage de la phase finale de la saison 2019-2020, ramassée sur une dizaine de jours en août en raison de la crise sanitaire.

Le paiement de Mediapro ne doit pas s'effectuer directement auprès de l'UEFA mais auprès d'Altice, détentrice du contrat. Celle-ci a récemment réglé une première échéance à l'UEFA. Avec la quote-part de Mediapro ? Rien ne permet de l'affirmer aujourd'hui, même si les échos de ces derniers jours sont positifs.

Par ailleurs, du côté de la rédaction de Téléfoot, on assure que la chaîne diffusera sans problème la Ligue des champions dans dix jours. Les réunions de préparation s'enchaînent et les journalistes ont tous reçu leur planning pour l'occasion.

Le Stade Rennais qui joue le maintien ? Julien Stéphan dénonce une transformation de ses propos après la défaite de Rennes face au RC Lens.
ds 0354Samedi, le Stade Rennais s'est incliné à domicile face au RC Lens (0-2) de Gaël Kakuta et Arnaud Kalimuendo. Une nouvelle défaite très inquiétante pour le club breton, qui a particulièrement irrité Julien Stéphan. En effet, le coach du SRFC a lâché le mot "maintien" lors de la conférence de presse d'après match : " Faut être lucide et avoir un comportement d'une équipe qui va lutter pour le maintien..." a t'il déclaré.

Des propos qui ont été mal interprété. Présent en conférence de presse, ce lundi, la veille de la rencontre de Ligue des Champions Stade Rennais - FC Séville, Julien Stéphan est revenu sur ses propos en précisant le fond de sa pensée.

"Le message que j'ai envoyé après le match, ce n'est pas qu'on jouait le maintien, mais qu'on devait avoir le comportement d'une équipe qui joue le maintien. Ça a été complètement transformé par des esprits un peu tendancieux qui ont voulu faire croire que je disais qu'on jouait le maintien. Je n'ai jamais dit ça. Il faut bien reprendre les propos qui ont été dits" a déclaré le coach de Rennes.

En d'autres termes, Julien Stéphan a évoqué le maintien en terme de comportement et non en terme d'objectif. Une nuance qui fait toute la différence.

L' accord de distribution de la chaîne Téléfoot et de co-diffusion de la Ligue des champions permet à Mediapro de ne pas régler de droits pour la Coupe d'Europe... Mais lui rapporte aussi très peu d'argent cette saison.
ds 0356Mediapro n'a pas réglé le groupe Altice pour avoir le droit de co-diffuser, cette saison, la Ligue des champions et de la Ligue Europa. Mais cela n'a rien à voir avec le gel des paiements des droits de la Ligue 1 et de la Ligue 2 que le groupe audiovisuel sino-espagnol inflige depuis octobre dernier à la Ligue de football professionnel (LFP), espérant obtenir via une procédure de conciliation auprès du tribunal de Commerce, un rabais sur le montant de la facture due pour cette saison (830 M€).

Cette fois, Jaume Roures, le patron du groupe, ne fait que respecter le contrat conclu en juillet dernier avec le groupe Altice, la maison-mère de SFR et de RMC Sport. En effet, selon nos informations, Altice n'a pas réclamé d'argent à Mediapro pour partager la diffusion de ses compétitions européennes, qu'il règle 350 M€ par saison à l'UEFA pour la période 2018-2021. Le groupe de Patrick Drahi a trouvé une autre formule...

En juillet dernier, lors de la signature du contrat de quatre ans, Mediapro - qui lançait sa chaîne Téléfoot un mois plus tard - devait à la fois enrichir sa grille en semaine pour compléter son offre Ligue 1-Ligue 2 du week-end (huit matches par journée de chaque Championnat), et débloquer un premier accord de distribution avec un opérateur pour appâter le chaland et inciter les autres (Bouygues, Free, Orange) à suivre... D'autant que les discussions avec Canal+ étaient au point mort et qu'on s'inquiétait déjà de leur rentabilité et de leur visibilité.

environ 200 000 abonnés à Téléfoot viendraient de SFR
Il a alors été décidé que pour la première saison, l'opérateur SFR ne réglerait aucun minimum garanti à Mediapro et, surtout, récupérerait l'intégralité du montant des abonnements à l'offre couplée RMC Sport-Téléfoot générés lors de cette première année de collaboration avec le nouvel acteur. En contrepartie, Mediapro a obtenu cette précieuse co-diffusion de la Ligue des champions et de la Ligue Europa nécessaire pour booster son lancement et la campagne promotionnelle l'accompagnant.

Mais, problème pour Mediapro, environ 200 000 des 600 000 abonnés à Téléfoot annoncés par la chaîne aujourd'hui proviendraient de SFR. Et en large majorité de la fameuse offre couplée que SFR a logiquement mise en avant sur son site et dans ses campagnes de pub en la bradant, à la rentrée, à 19,90 € par mois. Des ventes flash à ce tarif étaient d'ailleurs encore organisées ces dernières semaines. Si les chiffres n'emballent ni l'opérateur ni Mediapro, qui s'attendaient tous deux à mieux, environ un tiers du parc d'abonnés à Téléfoot proviendrait donc de SFR, soit pratiquement autant de revenus potentiels qui n'entreraient pas dans les caisses de Mediapro depuis son lancement.

Une raison supplémentaire pour réclamer une ristourne auprès de la LFP sur le premier exercice. À compter de la saison prochaine, Altice ne détenant plus les droits de la Ligue des champions et de la Ligue Europa, l'accord prévoit en effet cette fois un système de partage de revenus classique entre l'opérateur et le diffuseur. SFR devra alors rétrocéder à Mediapro un important pourcentage du revenu de chaque abonnement généré par son biais. Mais ce second pan de l'accord s'activera seulement à l'été 2021... Mediapro sera-t-il toujours présent sur le marché français à ce moment-là ?

Le foot français en mal de trésorerie: réunis jeudi en assemblée générale après le non-paiement des droits TV par Mediapro, les clubs de L1 craignent de vivre "à crédit", entre incertitudes sur la capacité de la Ligue à emprunter et possibles reports de salaires.
ds 0357Avec le non-respect par Mediapro de l'échéance due au 5 décembre, après celle d'octobre (172,3 millions d'euros) déjà impayée par le diffuseur espagnol, le manque à gagner pour la Ligue de football professionnel (LFP) approche les 350 millions d'euros... Certes, les clubs ont reçu une avance en octobre pour compenser leurs manques en droits TV, via un emprunt de la Ligue. Mais il faudra rembourser ce prêt dès le mois de février 2021, selon l'échéancier validé en assemblée générale.

Certains dirigeants commencent donc à trépigner, alors que la négociation en cours entre Mediapro et la Ligue n'a pas encore abouti et que Téléfoot, la chaîne du groupe catalan, continue de diffuser la Ligue 1 sans verser de contrepartie financière depuis deux mois. "Je ne connais pas d'entreprise qui peut perdre plus de 50% de son chiffre d'affaires et qui peut s'en sortir. Ça va durer combien de temps ?", s'impatiente un dirigeant de club de Ligue 1.

L’entraîneur de Rennes, Julien Stephan, estime que son équipe, qui visait une place européenne cette saison, allait devoir se montrer "lucide" et commencer à penser au maintien en Ligue 1, après la défaite 2-0 face à Lens.
ds 0358Avez-vous l’impression de revivre chaque fois le même match ?
On est dans une spirale extrêmement négative, avec l’obligation de reconsidérer l’ensemble des objectifs au regard de la situation, de la dynamique. On doit avoir un comportement d’une équipe qui va lutter pour le maintien. C’est une grande alerte pour tout le monde : il faut être lucide. Il faudrait être inconscient pour ne pas être inquiet ! Il y a trop de déchets, trop de distances dans notre bloc-équipe…

Quels leviers vous reste-il à activer ?
On a tenté des choses sur les 48 dernières heures. Ça n’a pas marché, on va tenter d’autres choses. On va bien réfléchir en interne. Il y a différents leviers, on va les activer. Je suis déçu par ce qui se passe sur le terrain et déjà en réflexion de solutions. Là, malgré les quatre changements à la pause, ça n’a pas redynamisé l’équipe. Changer des joueurs, c’est déjà un levier important… Il va falloir préparer tout le monde. On n’est pas prêt mentalement à vivre ce que l’on va vivre.

Dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Si je suis le problème, il n’y a pas de difficulté ! On est suffisamment sincère en interne pour se dire les choses. On a une relation avec mon actionnaire, mon président, mon directeur sportif qui est très, très saine. On parlera de tout ça en temps voulu. Après, on ne peut pas toujours tout expliquer. On n’était pas préparé à recevoir tant de louanges en début de saison et désormais, il va falloir se préparer à laisser des équipes derrière nous… Le problème est de retrouver de la férocité, de la qualité pour créer des occasions et marquer des buts.

Après la nouvelle défaite (0-2) face au RC Lens pour le compte de la 13e journée de Ligue 1, le milieu de terrain rennais, Benjamin Bourigeaud, a vidé son sac.
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Troisième défaite en quatre matchs de championnat, rien ne va plus pour le Stade Rennais. Défaits 0-2 sur leurs terres hier samedi face à Lens, l’équipe de Julien Stéphan est en crise. Après cette dernière rencontre, le milieu de terrain Benjamin Bourigeaud a poussé un énorme coup de gueule afin de tenter de réveiller les siens.

Benjamin Bourigeaud "On s’est fait niquer aujourd’hui"

"On n’a rien fait aujourd’hui. On s’est fait manger dans tous les compartiments. On n’a pas gagné un duel. Il faut arrêter de se mentir et se sortir les doigts du cul. On s’est fait niquer aujourd’hui, retourner chez nous, soulever dans les duels […] Faitout Maouassa a eu des paroles crues dans le vestiaire, il a eu un discours intelligent. Ça me casse les couilles de rentrer chez moi et d’être triste et énervé alors que je devrais être heureux avec ma famille, que je ne vois déjà pas beaucoup" s’est exprimé le joueur de 26 ans, des propos qui ont été relayés par Ouest France. Un coup de gueule qui va réveiller l’équipe ? Réponse lors du prochain match de championnat, dimanche 13 décembre, à 13h, face à Nice.

Attaqué parce que son nom n'apparaissait pas dans le communiqué de soutien à Sébastien Thoen, viré par Canal+, Stéphane Guy a frappé fort en direct pendant Montpellier-PSG.
ds 0353A ceux qui l’accusaient de s’être couché devant Vincent Bolloré, patron du groupe Canal+, en ne signant pas le communiqué réalisé par les journalistes et consultants de la chaîne cryptée suite au limogeage express de Sébastien Thoen, Stéphane Guy a prouvé qu’il était un esprit libre et capable de frapper encore plus fort. Et c’est en direct à l’antenne de Canal+ que le journaliste a montré qu’il avait le courage d’assumer sa position. Alors que Montpellier et le Paris Saint-Germain s’apprêtaient à donner le coup d’envoi de la seconde période du match de samedi soir, le journaliste a mis les pieds dans le plat, avec à ses côtés Habib Beye, qui a lui signé le fameux communiqué de soutient au comique viré pour avoir fait un sketch avec Julien Cazarre se moquant de Pascal Praud et l’Heure des Pros. Une émission de Cnews, autre chaîne de Vincent Bolloré.

Calmement et sans s’énerver, Stéphane Guy a ciblé droit dans les yeux ses employeurs. "Je salue l’ami Sébastien Thoen qui n’a peut-être pas eu la sortie qu’il aurait méritée. On lui souhaite bon vent et on sait que le bel esprit de Marie Portolano permettra d’assurer la continuité dans le Canal Sport Club. Et comme le disait Coluche, l’un des pères fondateurs de notre belle chaîne Canal+, il faut se méfier des comiques, parce que quelques fois ils disent des choses pour plaisanter", a lancé le journaliste. Un message qui n'aura évidemment pas échappé aux dirigeants de la chaîne cryptée, visiblement pas amateurs du second degré.

Le foot français se prépare à une assemblée générale sous tension, jeudi. Face au refus de Mediapro de payer les droits TV, les clubs de Ligue 1 redoutent d’être bientôt en cessation de paiements.
ds 0347Le foot français en mal de trésorerie. Réunis jeudi en assemblée générale après le non-paiement des droits TV par Mediapro, les clubs de L1 craignent de vivre "à crédit", entre incertitudes sur la capacité de la Ligue à emprunter et possibles reports de salaires. Avec le non-respect de l’échéance due au 5 décembre, après celle d’octobre (172,3 M €) déjà impayée par le diffuseur espagnol, le manque à gagner pour la Ligue de football professionnel (LFP) approche les 350 millions d’euros…

Certes, les clubs ont reçu une avance en octobre pour compenser leurs manques en droits TV, via un emprunt de la Ligue. Mais il faudra rembourser ce prêt dès le mois de février 2021, selon l’échéancier validé en assemblée générale. Certains dirigeants commencent donc à trépigner, alors que la négociation en cours entre Mediapro et la Ligue n’a pas encore abouti et que Téléfoot, la chaîne du groupe catalan, continue de diffuser la Ligue 1 sans verser de contrepartie financière depuis deux mois. "Je ne connais pas d’entreprise qui peut perdre plus de 50 % de son chiffre d’affaires et qui peut s’en sortir. Ça va durer combien de temps ?", s’impatiente un dirigeant de club de Ligue 1.

"On s’étouffe"
L’urgence se fait d’autant plus grande que la Ligue risque de connaître des difficultés pour contracter un nouveau prêt en vue de payer les clubs au plus vite. En effet, la LFP s’est endettée, depuis le printemps, de près de 350 millions d’euros. Cela complique la tâche pour offrir des garanties auprès des établissements prêteurs, ont confirmé des sources proches des instances.

Conséquence : les clubs redoutent d’être livrés à eux-mêmes au point de devoir contracter individuellement un prêt auprès de leurs banques respectives. Certains ont déjà pris les devants : Lyon, par exemple, vient d’annoncer la signature d’un "pré-accord" en vue d’un prêt garanti par l’Etat (PGE) d’un montant de 76,4 millions d’euros. "Tous ces emprunts, c’est de l’argent à rembourser. Il y a des effets de ciseau pas très agréables, donc il faut attendre le résultat de la conciliation pour savoir quelles recettes il y aura en face. Laissons Vincent Labrune (le président de la LFP) travailler", positive Claude Michy, patron de l’UCPF, le syndicat regroupant la majorité des clubs de Ligue 2.

D’autres dirigeants sont plus inquiets. "Les clubs se sont mis à vivre à crédit pour s’en sortir", reconnaît un président de club de Ligue 1, avant d’évoquer, fataliste, des impacts potentiellement plus graves. "À un moment donné, on s’étouffe. Et si on ne trouve pas de solution sur les droits TV, la seule solution sera de reporter les salaires".

Cessations de paiements redoutées
Le sujet, déjà venu sur la table au printemps lors de l’arrêt des championnats, n’est plus tabou. Le président de Reims et du collège regroupant les 20 clubs de Ligue 1, Jean-Pierre Caillot, a concédé, dans les colonnes du Parisien, que "plus de la moitié des clubs pourraient se retrouver en cessation de paiements" en février ou en mars. Et l’entraîneur de Lille, Christophe Galtier, n’a pas masqué son inquiétude, samedi, en conférence de presse. "Mon président fait tout pour que les salariés du club puissent être payés. Mais sans rentrées d’argent, les choses se compliquent. Il y a automatiquement des endettements. C’est une situation très, très préoccupante", a pointé le technicien.

Dans ces conditions, plusieurs dirigeants se tournent avec autant d’espoir que de ressentiment vers les pouvoirs publics, auxquels certains reprochent des dispositifs trop peu ambitieux. Les exonérations de charges patronales étant limitées à 800 000 euros sur l’année, les clubs en ont, en effet, déjà bénéficié au printemps. Et les 48 millions d’euros de compensation des pertes de billetterie du football professionnel, annoncés ces derniers jours, sont apparus pour certains comme un écran de fumée, tout comme la promesse d’étudier l’hypothèse d’un retour partiel des fans mi-décembre.

"C’est une façon de se déculpabiliser", peste un dirigeant de club de Ligue 1. La ministre déléguée aux Sports, Roxana Maracineanu, a tenté de rassurer en indiquant "partager l’inquiétude" du foot pro : "Il faut qu’on veille à ce que (…) nos structures restent en vie", a-t-elle lancé, vendredi. Pas suffisant pour le moment pour rassurer les clubs, dont l’assemblée générale jeudi s’annonce tendue.

En conflit avec la LFP au sujet des droits TV de la Ligue 1 et de la Ligue 2, Mediapro pourrait perdre les droits des deux championnats dans les prochains jours. Canal+ et BeIn Sports sont déjà prêts à prendre le relais pour diffuser les compétitions.
ds 0299Les deux entreprises sont en place ! Après l’annonce du non-paiement de Mediapro des droits TV (172,3 M€ le 5 octobre et 172 M€ le 5 décembre) de la Ligue 1 et de la Ligue 2, la LFP a rapidement fait le tour du marché pour sonder les autres diffuseurs. Deux entreprises ont pris les devants : Canal+ et BeIn Sports. Longtemps ennemis, les deux chaînes sont aujourd’hui liées par un contrat de distribution et détiennent 80% de l’offre sportive en France.

Selon les informations de L’Equipe, Canal + a réglé, il y a quelques jours, l’échéance du 5 décembre, soit 63,7 M€, à beIn Sports qui détient la licence du lot de deux matches par journée en Ligue 1 (330 M€ par saison) et la chaîne, propriété du Qatar, doit effectuer le virement à la LFP dans les prochaines heures. L’objectif des dirigeants est de montrer qu’avec eux, il n’y aura aucune difficulté pour honorer les paiements…contrairement à Mediapro.

Pour le moment Canal et BeIn Sports estiment la Ligue 1 à 650 millions d’euros. Les clubs français vont dans tout les cas devoir faire face à une forte chute de leurs revenus concernant les droits TV. Pour faire pression sur la LFP, Canal et BeIn pourraient évoquer leur catalogue exceptionnel concernant le sport avec la Formule 1, le TOP 14, la MotoGP pour le premier. L’Euro 2021, la Bundesliga, la Liga pour le second. Les présidents des clubs ont déjà une idée : la fin de la Ligue 1 et de la Ligue 2 sur Téléfoot La Chaîne n’est plus qu’une question de jours…

Quel avenir pour la Ligue des Champions sur Téléfoot ?
C’est la grande question de ce dossier. La Ligue des Champions et la Ligue Europa, actuellement co-diffusées par RMC Sport et Téléfoot, pourraient revenir en exclusivité sur la chaîne du groupe Altice. Pendant l’été, SFR avait trouvé un accord pour co-diffuser les deux compétition avec Mediapro en échange de la distribution de la chaîne Téléfoot à un tarif préférentiel. Si la Ligue 1 et la Ligue 2 pourraient disparaitre de Téléfoot, la C1 et la C3 aussi. RMC Sport se retrouverait donc seul diffuseur des deux compétitions en France jusqu’à la fin de la saison…avant de nouveaux rebondissements.

Dans l'attente du rapport du médiateur nommé par un tribunal, les clubs de Ligue 1 espèrent que l'état va intervenir afin de faire plier Mediapro face à la LFP.
ds 0298Les dirigeants de la Ligue de Football Professionnel et des clubs de Ligue 1 et Ligue 2 ont entouré en rouge la date du vendredi 5 décembre, puisque c’est ce jour-là que Marc Sénéchal, conciliateur nommé par le tribunal de commerce de Nanterre doit rendre le fruit de son travail concernant le dossier Mediapro. Et à 48 heures de ce rendez-vous, rien n’indique qu’entre le détenteur de l’essentiel des droits TV de la L1 et de la L2 jusqu’en 2024 et la LFP un accord amiable est possible, sachant que Jaume Roures n’a pas payé l’échéance d’octobre et qu’il ne paiera pas celle de décembre. Tandis que Vincent Labrune se débat pour trouver une solution permettant d’aider financièrement les clubs, aucune fumée blanche n’est visible du côté de Nanterre.

Même si les avocats des deux camps ont tenté, en vain pour l’instant, de trouver un terrain d’entente, les dirigeants des clubs sont également entrés dans la danse, et là encore rien n’est acté avec Mediapro, qui n’a pas l’intention de faire des cadeaux, même si Téléfoot continuer à recueillir le prix des abonnements. Selon L’Equipe, face à cette situation pas loin d’être totalement à l’arrêt, les regards se tournent vers l’état. « Les clubs attendent un geste des pouvoirs publics pour impulser une solution dans un dossier qui semble assez bloqué. Car la LFP est coincée entre Mediapro, manifestement pas pressé de régler ses factures, et Canal+, le diffuseur « historique », attendu comme le sauveur, mais pas forcément pressé de s’engager davantage », explique le quotidien sportif. D'ici vendredi, cela va flipper dur dans la plupart des clubs professionnels, car sans accord amiable on va tout droit vers un très long contentieux.

Le Premier ministre Jean Castex a indiqué mercredi sur RMC/BFM TV que les spectateurs pourraient faire leur retour dans les stades mais "pas avant le 15 décembre" alors qu'Emmanuel Macron avait évoqué janvier.
ds 0290Interrogé par sur RMC/BFM TV sur le fait de savoir quand les spectateurs allaient pouvoir revenir dans les stades dans le cadre des championnats professionnels, le Premier ministre Jean Castex a répondu : "C'est un sujet qui est en cours de discussion, pas avant le 15 décembre, c'est sûr".

La ministre des Sports Roxana Maracineanu avait récemment estimé "envisageable" cette date du 15 décembre, une demande des clubs qu'elle a "portée" auprès du Premier ministre.

Plus tôt que prévu
Le 17 novembre, à l'occasion d'une rencontre avec le monde du sport, Emmanuel Macron avait indiqué que le retour du public dans les stades n'interviendra pas avant le début de l'année 2021 et devra respecter une jauge qui sera liée à la capacité des stades ou des salles.

S'agissant des salles de sport, qui sont pour certaines, dans certaines zones de France très touchées par l'épidémie, fermées depuis le mois d'octobre, le Premier ministre a confirmé qu'elles ne pourraient pas rouvrir leurs portes "avant le 20 janvier".

Selon les informations de L'Equipe, la LFP pourrait se voir refuser un nouveau prêt bancaire si Mediapro, le diffuseur principal du championnat de France, ne règle pas son échéance de décembre.
ds 0284Les clubs professionnels français guettent l'affaire de près. D'ici ce samedi, Mediapro, le diffuseur principal de la Ligue 1 (8 matches sur 10), devra payer son échéance de décembre, fixée à environ 162 millions d'euros. Au regard de la tendance actuelle, le groupe sino-espagnol ne semble pas parti pour payer la LFP, qui n'a toujours pas reçu l'échéance d'octobre, soit 172 millions d'euros. Mais selon L'Equipe, la Ligue pourrait cette fois-ci se voir refuser un nouvel emprunt bancaire.

La LFP a en effet déjà contracté un prêt de 120 millions d'euros en octobre dernier auprès d'une filiale anglaise d'une banque américaine, sans compter le prêt garanti par l'Etat (224,5 millions d'euros) au printemps dernier, après l'arrêt du championnat, qu'il faudra rembourser un jour. D'après le quotidien, la Ligue ne serait pas en mesure d'apporter les garanties indispensables pour se faire de nouveau prêter 100 millions d'euros car elle doit déjà rembourser le prêt d'octobre, soit trois fois 40 millions, selon le calendrier suivant : février, avril et juin 2021.

Au rayon des recettes, la Ligue perçoit 45 millions d'euros tous les deux mois de la part des autres diffuseurs (Canal +, beIN Sports et Free). Soit une somme jugée trop faible pour pouvoir de nouveau emprunter. En parallèle, la LFP tente de trouver un accord avec Mediapro devant le tribunal de commerce de Nanterre. Mais l'heure est grave pour les clubs français déjà privés de recettes de billeterie depuis pratiquement neuf mois.

Sévèrement touché vendredi à Strasbourg, l'attaquant rennais ne devrait pas rejouer en 2020. Il ratera au moins six semaines de compétition.
ds 0279La nouvelle est tombée ce lundi après que Serhou Guirassy a passé des examens approfondis suite à sa blessure à Strasbourg.

L'attaquant de 24 ans est non seulement forfait pour le déplacement à Krasnodar mercredi (18h55) en Ligue des champions, mais il devrait rater au moins six semaines de compétition selon nos informations.

Durement touché sur un tacle du Strasbourgeois Stefan Mitrovic vendredi soir, Serhou Guirassy ne rejouera donc pas d'ici la fin de l'année 2020.

ds 0307Il va falloir encore patienter pour revoir les Rennais gagner une belle victoire en Ligue 1 ! Contre Strasbourg, ce vendredi soir, les Rouge et Noir ont décroché un nul, après avoir été menés durant soixante minutes. Mais que ce fut dur pour revenir au score ! ” Je suis déçu de notre première période, très déçu même, en tout cas des 35 dernières minutes du premier acte. On avait bien entamé la rencontre et puis on a arrêté au bout de dix minutes. On a arrêté de jouer sur la largeur, d’aller créer de la supériorité numérique sur les côtés. On n’a plus gagné de duel. On a été en retard dans beaucoup de domaines. Ça a été trop insuffisant”, a expliqué Julien Stéphan, le coach rennais.

Après une première mi-temps insipide des Bretons et le but strasbourgeois d’Adrien Thomasson, le deuxième round fut meilleur en tout point. Hunou, remplaçant de Guirassy descendu par Mitrovic à deux pas de la surface de réparation, libérait les Rennais par une tête bien placée et pensée (60e minute). On pensait alors voir les Rennais débouler vers le but adverse. Mais le gardien strasbourgeois Kawashima, ses montants et la main de Simakan empêchaient les Rennais de renouer avec les trois points du succès.

Dommage…car le coach Julien Stéphan avait fait tout fait pour rentrer à Rennes sans un nul. Il avait remplacé Nzonzi par Niang et fait confiance en début de deuxième période à Gboho, Truffert et Lea Siliki (auteur d’une belle frappe à la 64e minute). Mais la tête d’Adrien Hunou sur le poteau strasbourgeois, ni celle de Léa-Siliki permettaient aux Rennais de prendre l’avantage. Mercredi, les Rennais affrontent Krasnodar en Ligue des Champions. Victoire attendue pour redonner de la confiance et continuer en Ligue Europa.

LA FEUILLE DE MATCH. 12e journée de Ligue 1 Uber Eats. RC Strasbourg Alsace / Stade Rennais F.C. : 1-1. Vendredi 26 novembre 2020 – 21h00. Stade de la Meinau (huis clos). Buts : Adrien Thomasson (24’), Adrien Hunou (60’). Avertissement : Stefan Mitrovic (rouge 40’). La composition du RC Strasbourg Alsace : Eiji Kawashima, Kenny Lala, Stefan Mitrovic (c), Mohamed Simakan, Anthony Caci (Ismaïl Aaneba 87’), Ibrahima Sissoko, Jean-Eudes Aholou, Jean-Ricner Bellegarde, Adrien Thomasson (Lionel Carole 73’), Habib Diallo (Mehdi Chahiri 86’), Ludovic Ajorque (Dimitri Liénard 63’). Entraîneur : Thierry Lauret. La composition du Stade Rennais F.C. : Alfred Gomis, Hamari Traoré, Damien Da Silva (c), Gerzino Nyamsi (M’Baye Niang 70’), Faitout Maouassa (Adrien Truffert 46’), Eduardo Camavinga (James Léa Siliki 46’), Steven Nzonzi, Benjamin Bourigeaud, Flavien Tait (Yann Gboho 46’), Jérémy Doku, Serhou Guirassy (Adrien Hunou 45’).

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