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Le Stade Rennais accueille le Paris Saint-Germain, dimanche 3 octobre. Un match très attendu, mais les supporters grondent face au prix des places, qui grimpe jusqu’à 170 €. Cela n’empêche pas la billetterie d’être prise d’assaut. Après les abonnés, elle sera ouverte au grand public ce mercredi 29 septembre.

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La venue du club parisien est toujours un évènement. Dimanche 3 octobre, la perspective de voir les stars du PSG jouer sur la pelouse du Roazhon Park à Rennes fait déjà tourner les têtes, mais la colère gronde sur les réseaux sociaux face au prix des billets, jugé exorbitant. Jusqu’à 170 € en tarif classique, 136 € en tarif réduit (jeunes de moins de 16 ans, lycéens, étudiants, apprentis, demandeurs d’emploi, personnes en situation de handicap) et 102 € pour les « kids », c’est-à-dire les moins de 12 ans.

Ça ne donne pas envie d’aller au stade
"Il y a quatre ou cinq ans, pour un Rennes-PSG, tu avais une place pour 15 € en tribune Mordelles, 5 € pour les enfants », se souvient un supporter rennais, désabusé. « Je suis abonné, témoigne un autre. Pour voir dix-neuf matchs, je paye 155 €. Et là, pour un seul match, la place est à 170 € ! Vous trouvez ça normal ? » Une flambée des tarifs que condamnent beaucoup de supporters.

« C’est pas nouveau à Rennes, et pas que contre le PSG. Avec des prix comme ceux-là, ça ne donne pas envie d’aller au stade, même pour de plus petites affiches », réagit Lucas, un inconditionnel des Rouge et Noir. Certains s’interrogent même pour savoir si le stade sera plein, d’autant plus que l’horaire du match, à 13 h, n’est pas idéal.

Fin août, l’arrivée de Lionel Messi au sein du club parisien a fait grimper les prix des places partout où le PSG se déplace pour venir jouer. « Le PSG tue le football et beaucoup de choses sont déjà trop chères dans ce sport comme le prix de certaines places, des maillots ou des abonnements TV », tranche un autre internaute, sur son compte Twitter.

5 000 places vendues en 35 minutes
Malgré ces critiques, la billetterie est prise d’assaut à l’approche de la rencontre de Ligue 1. Pour les abonnés, elle était accessible en ligne dès lundi, et les 5 000 places sont parties en seulement 35 minutes. Elle sera ouverte au grand public ce mercredi, à partir de 10 h, et l’on s’attend encore à une ruée sur les billets. « Rien de scandaleux, c’est le principe de l’offre et de la demande », estime Cédric.

« Il n’y a pas qu’à Rennes que le prix des places augmente. Que ce soit contre le PSG, Marseille ou Lyon et les grosses écuries européennes, c’est toujours la même chose », observe un habitué, en sachant que les grosses affiches attirent toujours.

Sur les réseaux sociaux, les supporters du PSG estiment que leur club le vaut bien, avec son effectif de rêve : Mbappé, Neymar, Marquinhos… « Sans Paris, on serait comme le Luxembourg, on n’aurait qu’une seule place en Ligue des champions. Paris donne à manger à la Ligue 1 », assure un fan de la capitale, impatient de voir les joueurs du PSG fouler le sol breton, pour ce match très attendu.

Il était l’un des titulaires surprises face à Clermont hier soir, et n’a pas manqué l’occasion qui lui était donnée. Posté en sentinelle, Jonas Martin a fait dans le dépassement de soi pour inscrire le premier but des Rouge et Noir, et relancer la machine. Encore une fois.

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C’était le 6 février dernier. Dans la boue, à Lens. Au terme d’un 0-0 pas forcément heureux, un homme avait surnagé dans la gadoue du Nord. Revenu d’une blessure à la cheville, Jonas Martin redonnait l’espoir de le voir enfin endosser un rôle régulier dans l’équipe de Julien Stéphan, et faisait déjà preuve d’un caractère tant recherché à Rennes, au détour d’une brouille avec Yannick Cahuzac. Un mois plus tard, son entraîneur démissionnait, et Jonas se rendait peu à peu à l’évidence, celle de devoir opérer une cheville trop douloureuse.

Passé sur la table d’opération en avril, le milieu de terrain a repris le rythme d’entrainement tout doucement ces derniers mois, en spécifique avec Loïc Badé à Dinard, puis en stage en Espagne, retrouvant des sensations. La confiance, le milieu de terrain l’a semble t-il toujours eu malgré des débuts plus que compliqués avec Rennes. Arrivé en 2019, Martin avait disputé des bouts de matchs face à Brest et Lille, avant d’être titularisé face à Marseille le 29 septembre 2019, puis face à la Lazio Rome en Europa League, le 3 octobre, dernier match avant de devoir tirer un trait sur toute la saison à cause d’un problème à la cuisse.

Car Jonas Martin, c’est seulement 988 minutes de jeu depuis son arrivée il y a deux ans, autant dire une sacrée frustration pour un joueur régulier à Montpellier, Amiens, Séville au Bétis, puis Strasbourg. Sur le banc face à Reims puis Marseille, son heure est enfin venue hier, face à Clermont. « C’était le moment car ça fait 15 jours que je le vois monter en puissance à l’entraînement. Je suis là pour faire confiance aux joueurs qui montrent qu’ils le méritent. » lâchait Bruno Genesio après la rencontre. « On est dans un enchainement de matchs très serré, donc c’est important d’avoir des rotations et donner du temps de jeu à des joueurs qui avaient plus de fraicheur. C’est aussi un joueur expérimenté, qui nous fait du bien. C’est un des joueurs qui a certainement le plus de matchs en Ligue 1 dans l’effectif. Je suis content car il est passé par des moments très difficiles. »

Le sens du timing
Ces deux dernières années n’ont en effet pas été toutes roses pour le robuste milieu. Blessures à répétition, concurrence coriace avec le duo Nzonzi-Camavinga ou incapacité à enchainer les rencontres, tout était propice à une perte de confiance, ou de motivation. Et pourtant. « Il ne faut pas oublier que c’est un mec qui revient de blessure, il s’est fait opérer, et montre l’exemple. » confiait Nayef Aguerd hier soir, encensant son coéquipier. « A l’entraînement je le vois tout le temps à fond. Il donne tout aujourd’hui, il a même fini avec des crampes. C’est ça qu’on veut voir. » Dans l’état d’esprit, Jonas Martin a ces derniers mois montré un visage irréprochable. Très apprécié dans le vestiaire, le joueur de 31 ans incarne donc désormais un titulaire possible, dans un secteur de jeu considérablement remodelé cet été. Nzonzi et Camavinga partis, Baptiste Santamaria a fait son arrivée, officiant tantôt au côté de Flavien Tait lorsqu’il est posté plus bas, tantôt avec Lesley Ugochukwu, jeune joueur de 17 ans sur qui Genesio fonde beaucoup d’espoirs. Titulaires tous les deux à Marseille pour le naufrage des Rennais, ils ont hier soir laissé leur place à un Martin positionné devant la charnière, et épaulé par Tait en phase offensive, Benjamin Bourigeaud se rajoutant en phase défensive. Le tout donnait une prestation plus qu’aboutie pour Martin et son SRFC, auteur d’un carton face à Clermont. Nayef Aguerd le confirme, Rennes a du caractère, et c’est en grande partie grâce à des profils comme ceux de Jonas Martin, combatif et guerrier, à l’image de ce tacle rageur pour rattraper une erreur de Warmed Omari (37e) hier soir. Sur le flanc pendant trop longtemps, le milieu récupérateur entend bien jouer sa dernière carte et incarner plus qu’une solution de rechange pour Bruno Genesio. En fin de contrat en juin prochain, Jonas Martin sait ce qui lui reste à faire, au sein d’une équipe où la concurrence est abordable, et la jeunesse présente pour un tiers de l’effectif.

Hier, il connaissait le bonheur de marquer son premier but avec Rennes face à Clermont, ouvrant un festival auquel il participait plus tard en offrant à Laborde son deuxième but avec le SRFC. La dernière fois que Martin avait trouvé le chemin des filets en Ligue 1, c’était déjà à Rennes, mais avec Strasbourg. Le 2 décembre 2018, Jonas y allait de son doublé sur penalty, et affichait un statut de patron dont le RCSA tirait tous les bienfaits. Presque 3 ans plus tard, et revenu de galères qu’on ne voyait jamais finir, Jonas Martin exultait, au sens le plus strict du terme. Il n’y a qu’à se repasser son explosion de joie suite à la communion d’équipe succédant son but. Un cri pour évacuer la frustration. Un cri de révolte, au meilleur des moments pour le Stade rennais.

L'Observatoire du football (CIES) a fait tourner ses modèles prédictifs pour anticiper le bilan de la saison qui commence en Ligue 1. Résultat : le PSG reprendrait son trône, Saint-Etienne descendrait et le promu Clermont se sauverait.
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L'exercice est périlleux mais l'Observatoire du football du CIES (Centre International d'Etude du Sport) prend son risque en essayant dans une étude, lundi, d'anticiper qui sera champion et qui sera relégué dans les cinq grandes ligues européennes à la fin de la saison qui débute.

Les chercheurs suisses ne se hasardent pas à des prévisions de classement sans intégrer de nombreux facteurs de performance à leur projection. « Le modèle statistique utilisé inclut l'expérience des joueurs, les investissements en sommes de transfert pour composer les effectifs, ainsi que les performances des équipes lors des 365 derniers jours », détaillent-ils.

Stabilité dans le « big 5 », sauf en Espagne et en France
Ce modèle prédictif accouche de prévisions très proches des résultats de la saison dernière, sauf en Espagne où le Real Madrid devancerait le champion en titre, l'Atlético de Madrid, et le FC Barcelone, et en France où les pythies de l'Observatoire du football voient le PSG reprendre son leadership devant Marseille et Lyon, le champion en titre lillois devant se contenter du 5e rang.

« En Angleterre, le top 4 serait le même que l'an passé (Manchester City, Manchester United, Liverpool, Chelsea), tandis que l'Inter (champion l'an dernier) devancerait Naples en Italie, où la Juventus ne finirait qu'à la 6e place. En Allemagne, Wolfsburg se classerait 2e derrière le Bayern (champion en titre) ».

Troyes serait relégué avec Saint-Étienne, Brest barragiste
En bas de classement, « l'AS Saint-Étienne est un candidat sérieux à la relégation » en Ligue 1, selon l'Observatoire du football, une projection qui tombe mal alors que la vente du club connaît une nouvelle accélération. « Le néo-promu Clermont Foot sauverait sa peau, contrairement à Troyes, tandis que Stade Brestois serait barragiste. » En Italie, parmi les équipes condamnées selon le modèle, figure Salernitana, le promu qu'a rejoint Franck Ribéry.

Soir de fête au Roazhon Park pour le Stade Rennais qui signe sa plus large victoire en Ligue 1 depuis 1965, en écrasant Clermont 6-0. Les Rennais ont réalisé un match quasi parfait.

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Quel match du Stade Rennais ! Coincés dans une spirale de trois défaites consécutives en Ligue 1, les Rouge et Noir ont rebondi de la plus belle des manières, en proposant à leurs supporters une démonstration de football face à Clermont, conclue par une victoire 6-0 (Martin, Terrier, Sulemana x2, Laborde et Tait), la plus large en Ligue 1 depuis 1965.

Des Rennais enthousiastes et enthousiasmants
Face à une équipe clermontoise habituée à faire le jeu, Rennes a d'emblée empêché les Auvergnats de mettre le pied sur le ballon et de relancer de l'arrière : l'équipe a mis en place un pressing constant et étouffant. Sur l'une de ces phases, Jonas Martin récupère le ballon aux trente mètres et obtient un corner, joué rapidement à deux, que l'ancien strasbourgeois coupe de la tête au premier poteau pour tromper Desmas (1-0, 32e). Un Jonas Martin décisif, pas épargné par les blessures, et symbole d'un renouveau dans l'état d'esprit et dans le jeu côté rennais. Quatre minutes plus tard, Benjamin Bourigeaud lance Terrier dans le dos de la défense qui reprend le ballon en première intention et aggrave la marque (2-0, 36e). A la pause, Rennes rentre aux vestiaires après avoir livré sa meilleure mi-temps de la saison.

Et pourtant, elle sera tout de suite effacée par une mi-temps encore meilleure. En deuxième période, le Stade Rennais roule sur Clermont, et marque un troisième but à la 55e sur une action collective d'exception, avec plusieurs passes en une touche de balle, et une conclusion signée Kamaldeen Sulemana qui tacle le ballon devant Desmas (3-0, 55e). Le Ghanéen inscrit dans la foulée un second but, après avoir bien suivi une frappe repoussée de Laborde (4-0, 57e). L'ancien Montpelliérain se joint lui aussi à la fête, en marquant de la tête sur un centre de Jonas Martin (5-0, 64e). Flavien Tait clôt le score d'une superbe frappe de l'entrée de la surface (6-0, 77e). Une superbe soirée pour les Rennais, qui ont réalisé, de loin, leur meilleure prestation de la saison.

Le Stade Rennais reste sur trois défaites de rang en championnat et se doit de prendre les trois points ce soir face à Clermont Foot. Un début de saison donc compliqué pour Rennes malgré les 80 millions d'euros dépensés lors du dernier Mercato. Autant dire que Bruno Genesio va devoir rapidement redresser la barre sous peine de voir surgir le spectre d'un licenciement.

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Rothen ne comprend pas le management de Genesio
La question est donc désormais savoir si Bruno Genesio est capable de trouver la bonne formule ? Jérôme Rothen en doute. En effet, le consultant foot pour RMC Sport a pointé du doigt le manque de cohérence dans le management de l'entraîneur du Stade Rennais, mais également un manque de charisme de Genesio.

" Pour moi, ses idées sont farfelues, notamment sur le choix des hommes. Rennes a fait son match référence contre Tottenham, dans l’envie. Et pourtant, cette équipe qui avait une base solide, il a fallu lui apporter du changement, donc trois joueurs se sont retrouvés sur le banc. C’est une gestion bizarre, surtout que derrière, il n’y a pas de répondant. C’est une équipe qui est amorphe quand l’adversaire prend le dessus, à l’image de son entraîneur. Ce que dégage le coach sur le banc, c’est important pour les joueurs. Quand tu es dépassé, tu dois pouvoir regarder l’entraîneur, il doit pouvoir te rassurer, t’haranguer, te motiver différemment. Lui, non, il subit les choses. Je tire le signal d’alarme : oui, peut-être que les dirigeants rennais se sont trompés sur la doublette Bruno Genesio-Florian Maurice ", a déclaré Rothen.

Depuis le début de saison, Amazon n'offre pas d'accès gratuit aux résumés du Championnat de France le dimanche soir. Un choix qui fait débat.
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Il y a un an, l'affaire n'avait pas autant ému la concurrence. L'éphémère chaîne Téléfoot, propriété de Mediapro, avait pourtant réservé son magazine du dimanche soir avec tous les résumés de la Ligue 1, Le Vrai Mag, à ses seuls abonnés (25,90€ par mois). Une première dans l'histoire de la télévision en France, rapidement occultée par la crise de Mediapro et sa sortie du marché, quelques mois plus tard.

Cette fois, le nouveau venu Amazon propose son Dimanche Soir Football exclusivement à ses abonnés Prime (5,99€ mensuels ou 49€ par an), sans nécessité d'être abonné à son Pass Ligue 1 (12,99€ par mois). Mais l'accès gratuit aux images du Championnat de France, grâce au Canal Football Club lors de la dernière décennie ou à l'émission emblématique de TF1 Téléfoot avant lui, n'est plus.

Il y a treize ans déjà, Canal...
Cette semaine, dans nos colonnes, l'animateur du CFC Hervé Mathoux s'en est d'ailleurs ému, rappelant que sa chaîne, Canal+, aurait pu faire le même choix en 2008... : « Canal avait mis, alors que rien ne l'y obligeait, le CFC en clair parce qu'il y avait eu un débat sur le fait que le foot ne serait pas, pour la première fois, accessible en non-payant. Là, dans l'indifférence générale, la Ligue a décidé qu'il n'y aurait plus aucun accès aux images le dimanche en gratuit ».

Il est vrai qu'il y a treize ans déjà, les Français auraient pu voir disparaître les résumés du Championnat de France en accès libre. Le 6 février 2008, lors du résultat de l'appel d'offres des droits de diffusion de la Ligue 1 du cycle 2008-2012, Bertrand Méheut, alors grand patron de Canal+, annonçait que le magazine de la L1, qu'il venait d'acheter près de 35 M€ pour toute la durée du contrat, serait diffusé en crypté. Face à la levée de boucliers, notamment dans l'opinion publique, il avait finalement fait machine arrière et lancé le CFC, en gratuit, quelques mois plus tard.

« C'est une aberration qu'on ne puisse pas montrer quelques images fraîches de L1 dans Téléfoot aujourd'hui »

François Pellissier, DG adjoint sport et business de TF1
Le sujet de l'accès aux images du Championnat de France fait débat depuis que le foot est cathodique et l'anecdote fait encore sourire les acteurs des droits télé aujourd'hui. En 1976, le Groupement, l'ancêtre de la Ligue de football professionnel, cherche un relais télé pour attirer les sponsors dans les clubs. Jean Sadoul, président de de la Ligue, propose de payer Antenne 2 pour retransmettre un magazine hebdomadaire consacré au foot. Le monde à l'envers.

Pourtant, refus du patron des sports Robert Chapatte, « conseillé » par l'influent journaliste rugby Roger Couderc. Une scène racontée dans le livre d'Éric Maitrot, Sport et télé, les liaisons secrètes (éd. Flammarion) : « Mais Robert, ça n'intéressera personne ! Tout le monde s'en fout de voir des buts les uns après les autres ». Un an plus tard, TF1 profitera de l'occasion et paiera 200 000 francs pour les quinze premiers numéros de Télé Foot 1, l'ancêtre de Téléfoot.

Un mariage d'amour qui durera jusqu'en 2007 et regretté par François Pellissier. « C'est une aberration qu'on ne puisse pas montrer quelques images fraîches de L1 dans Téléfoot aujourd'hui, peste le directeur général adjoint sport et business de TF1. On ne peut même pas en acheter... C'est une erreur, cela ne changerait rien aux abonnements des uns et des autres ni à la valeur des droits. Ce n'est pas nouveau, cela fait quatorze ans que ça dure ! »

Impossible pour Téléfoot ou le CFC...
Outre la minute trente de droit à l'info, dont ne peuvent profiter légalement les émissions monothématiques comme Téléfoot ou le CFC, il est en effet impossible pour le détenteur des droits de sous-licencier, même contre rémunération, ses images. Dans les appels d'offres de la Ligue 1, le magazine des résumés est en général inclus dans le lot des meilleurs matches, comme c'est le cas dans le contrat signé avec Amazon. Et selon nos informations, le géant du numérique avait tout de suite indiqué à la Ligue que son émission du dimanche soir ne serait pas en clair...

Cette dernière n'a pas souhaité réagir, tout comme Amazon, sur ce changement pour les téléspectateurs. Du côté du ministère des Sports, on s'aligne sur la loi de la concurrence et l'impossibilité d'imposer la gratuité du magazine, qui serait considéré comme discriminatoire dans le cadre d'un appel d'offres : « Ce sujet ne fait pas partie des points d'échanges avec la Ligue. Par ailleurs, c'est conforme au cadre légal et cohérent avec la nature du contrat signé par la Ligue avec le diffuseur. Donc ce n'est pas un sujet pour nous ». Un membre du cabinet ajoute : « La question est surtout de savoir comment les acteurs du sport veulent rendre ou non leur sport plus visible mais ce n'est pas de la prérogative directe du ministère. »

« La création d'un lot spécifique dans les appels d'offres pourrait être une solution »

Cédric Roussel, député et président du groupe parlementaire Économie et Sport
Cédric Roussel , député LREM des Alpes-Maritimes et président du groupe parlementaire Économie et Sport, propose de revoir le cadre légal comme alternative : « Je suis favorable à la remise en cause du droit européen de la concurrence avec la création d'une exception sportive. Dans ce cadre, je regrette qu'il n'y ait plus de magazine en clair avec les moments forts des journées de L1. La création d'un lot spécifique dans les appels d'offres pourrait être une solution à la mise à disposition de ces extraits pour une chaîne en clair. »

Pour la Ligue 2, Amazon a opté pour une autre stratégie en confiant la diffusion du multiplex du samedi soir à la chaîne L'Équipe. Mais pour la Ligue 1, il ne reste désormais que trois possibilités pour les téléspectateurs dépourvus d'abonnement à Prime désirant voir les résumés de tous les matches du Championnat de France. Deux légales, soit via l'application Free Ligue 1, soit en attendant le dimanche minuit pour les regarder sur les différentes plateformes de la Ligue. Et une illégale : le piratage.

La nouvelle défaite du Stade Rennais dimanche à Marseille pourrait être celle de trop pour François Pinault, soucieux devant le début de saison calamiteux du club breton.

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Bruno Genesio a-t-il déjà perdu les clés du vestiaire du Stade Rennais ? Avec seulement cinq petits points et une 16e place médiocre au classement de L1, le club breton réalise un début de saison calamiteux.

La défaite d’hier face à l’OM à l’Orange Vélodrome (0-2) pourrait provoquer un coup de pression de François-Henri Pinault, histoire de recadrer tout ce petit monde avant la réception de Clermont dès mercredi au Roazhon Park (19h).

« La saison est encore longue, c’est vrai, mais on n’est pas à l’abri qu’elle soit catastrophique quand on voit le niveau actuel de l’équipe. Il va falloir une sacrée (r)évolution pour espérer autre chose. Le grand patron risque déjà de demander des explications », a commenté le journaliste de So Foot Clément Gavard sur Twitter.

La nouvelle défaite du Stade Rennais dimanche à Marseille (0-2) pourrait être celle de trop pour François Pinault, soucieux devant le début de saison ratée du club breton. Le patron du SRFC pourrait demander des comptes.

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Après la défaite face au Stade Rennais, Alban Lafont a haussé un peu le ton en conférence de presse d'après-match. Le gardien et capitaine du FC Nantes regrette l’attitude des joueurs après le but encaissé.

"Je pense qu'on a fait une bonne première mi-temps, on a eu une occasion franche avec Ludovic (Blas). La deuxième mi-temps a été trop pauvre au niveau technique et dès qu'on a pris le but, on a tout de suite baissé la tête. Je pense que cette année, on doit avoir cette force de caractère qui permet de remonter des scores", a confié le portier des Canaris.

Au lendemain d’une deuxième journée à 34 buts, on a envie de croire que ce n’est plus un frémissement, mais une tendance, écrit notre chroniqueur Jérôme Latta.

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La Ligue 1 va vivre une saison au bord du gouffre : le gouffre sportif qui sépare le PSG des autres clubs et le gouffre économique dans lequel ces derniers menacent de sombrer. "Ils sont exsangues", avait assené, à la mi-juillet, Jean-Marc Mickeler. Le président de la direction nationale du contrôle de gestion invitait à une "réforme volontariste, courageuse et immédiate", sans laquelle il n’y aurait "pas d’issue au-delà de la saison à venir".

Les clubs français sont-ils prêts à repenser leur modèle économique et leurs politiques sportives ? Le doute est permis, tant ils ne brillent pas par la qualité de leur gouvernance, mais tous les espoirs aussi, puisque nous sommes en début de saison.

Alors, faisons preuve d’un peu d’optimisme, laissons-nous emporter par la ferveur des supporteurs de retour dans les stades, par les promesses de l’été, par la jeunesse française balle au pied, par la beauté du nouveau maillot de Lens… : menacée de faillite, la Ligue 1 2021-2022 promet enfin du spectacle.

Le PSG endosse idéalement le rôle du supervilain
Déjà, prenons discrètement une part de satisfaction chauvine à voir notre Farmers League souvent moquée (à commencer par nous-mêmes) s’enorgueillir de la présence des trois joueurs extraordinaires que sont Neymar Jr, Kylian Mbappé et Lionel Messi, fût-ce au sein de la seule équipe du PSG.

Certes, il sera difficile d’échapper à la Messimania, qui promet d’être éprouvante. Que faire du poster grandeur nature de l’Argentin proposé par L’Equipe dans son édition du lundi 16 août, le quotidien imitant les magazines de notre enfance dans un élan de ferveur juvénile ?

L’effectif des Parisiens suggère une suprématie de nature à tuer tout suspens, mais on trouvera de l’excitation autant à le voir évoluer qu’à le voir tomber, le cas échéant, à la fin d’un match (voire de la saison, comme en 2017 et 2021). Club le plus admiré et le plus détesté du pays, le PSG endosse idéalement le rôle du supervilain.

Du côté du spectacle, l’apéritif est offert par Canal+, qui mange son chapeau en faisant la promotion de l’Argentin sur ses antennes, c’est-à-dire du lot 3 des droits de télévision dont la chaîne ne voulait plus, au point de se lancer dans un marathon judiciaire l’opposant à la Ligue et à son ex-allié BeIN Sports.

Messi arrive à point nommé pour revaloriser, au moins symboliquement, les droits de la Ligue 1. Quelques mois après la déroute de Mediapro et l’extinction précoce de Téléfoot la chaîne, on ne sait même pas combien de téléspectateurs regarderont la compétition par l’intermédiaire de son nouveau diffuseur principal, Prime Video.

La perspective de voir le sextuple Ballon d’Or affronter Nicolas Pallois, Marcelo ou Timothée Kolodziejczak vaut-elle les dix-neuf euros de l’abonnement et l’embarras de devenir client d’Amazon ? Au moins, si la Ligue abandonne sa gestion archaïque des images, la Ligue 1 aura un potentiel de rayonnement mondial avec ses gifs animés et ses vidéos.

Des idées pour ceux qui n’ont pas de pétrole
L’excitation la plus grande, du moins la plus inattendue, vient justement du côté de la "Ligue 1 football équitable", celle des dix-neuf autres clubs. Au lendemain d’une deuxième journée à 34 buts, on a envie de croire que ce n’est plus un frémissement, mais une tendance, de croire au glas du championnat de l’ennui, des complexes d’infériorité et des mauvaises excuses.

Subitement frappés par l’insuffisance du spectacle proposé, soudain convaincus que le salut passerait par le jeu et les émotions, plusieurs dirigeants français, pris de folie, ont nommé des entraîneurs crédibles ou excitants à la tête de leur équipe.

Peter Bosz (Lyon), Jorge Sampaoli (Marseille), Vladimir Petkovic (Bordeaux) sont arrivés cette année. Christophe Galtier a rejoint le projet niçois, et Olivier Dall’Oglio, celui de Montpellier, tandis que les ambitieux Franck Haise, Pascal Gastien et Laurent Battles poursuivent leur travail à Lens, Clermont et Troyes.

Tout redevient possible, même une politique de recrutement sensée à l’Olympique de Marseille. Avec les transferts de footballeurs prometteurs pendant l’été, l’espoir grandit de voir le championnat de France présenter des ambitions sur le terrain et dépasser sa fonction d’élevage de joueurs. Puisse l’atonie du marché permettre de voir plus longtemps les plus brillants d’entre eux.

Les intentions ne résisteront pas toutes à la pression du résultat, mais on misera sur la confirmation du regain d’intérêt perceptible depuis la saison passée. Souhaitons que les meilleurs y gagnent, que la Ligue 1 justifie mieux son slogan de "Ligue des talents" et sa (cinquième) place dans le "Big 5" européen. Et qu’elle saute par-dessus le gouffre.

Lionel Messi va endosser le n°30 sous les couleurs du Paris Saint-Germain en Ligue 1 Uber Eats cette saison : un numéro normalement réservé aux gardiens de but dans le championnat. Mais comme cela est permis, le club parisien a effectué une demande de dérogation à la LFP pour que sa nouvelle star puisse le porter.

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Car l’article 576 des Règlements encadre l’utilisation des numéros de maillot par les clubs de Ligue 1 Uber Eats. Tout d’abord, il permet de précisément les situer sur la tenue : ainsi les numéros figurent à la fois sur le dos du maillot et sur le devant droit du short et peuvent figurer sur chaque chaussette.

Ensuite, les joueurs susceptibles de jouer en équipe première lors de la saison de Ligue 1 Uber Eats se voient attribuer un numéro à l’année. Pour les autres joueurs, toutes les équipes doivent disposer d’un maillot numéroté 33, non attribué à un joueur et réservé aux remplacements de dernière heure.

Ce sont des débuts pour le moins remarqués qu’a réalisé Kamaldeen Sulemana pour son premier match officiel en France. Notre jeune international ghanéen revient sur ses débuts en Rouge et Noir.

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Kamaldeen, ce sont de bons débuts sur le plan personnel !
C’était un match compliqué. Avant le coup d’envoi, j’étais très excité à l’idée de faire mes débuts en match officiel pour le club. Je suis très heureux d’être dans cette équipe. Je suis entouré de bons joueurs. Marquer pour mon premier match, je n’aurais pas pu espérer mieux. Maintenant, il faut continuer de travailler et apprendre le français pour encore mieux m’entendre avec mes coéquipiers. Ce sera encore plus simple pour la suite. Mais pour une première en Ligue 1, ce n’est pas si mal.

Pas trop déçu du résultat ?
Bien sûr, j’aurais préféré que l’on gagne comme tout le monde. Un petit peu déçu mais tout ne peut pas être parfait dès le début.

Comment as-tu trouvé le rythme ?
C’était plus intense que ce que j’avais l’habitude de connaître mais j’ai réussi à m’y faire. J’aurais pu jouer un peu plus longtemps mais le coach veut que ce soit progressif. En faisant entrer Jérémy à ma place, ce n’est pas plus mal. Il n’y a pas de problème. Je vais vite trouver le rythme.

Tu as régalé le public avec ce joli but…
Ce sont des gestes que je travaille à l’entraînement, et que je travaillais aussi avant, des frappes de l’extérieur ou à l’intérieur de la surface. J’espère reproduire ce genre de situation dans les matchs à venir. Il faut savoir tenter sa chance. Quand tu te sens bien, la réussite est souvent au rendez-vous.

Qu’as-tu pensé de l’ambiance ?
C’est un plaisir de voir les supporters de retour dans les stades. J’ai eu un très bon accueil, leur soutien fait chaud au cœur. Ça fait du bien de partager ces premières émotions avec le public rennais, dans un très beau stade, avec une pelouse parfaite. J’ai vraiment apprécié. J’espère qu’on pourra procurer beaucoup de bonheur chez eux tout au long de la saison.

Tu vas connaître ton premier derby dimanche. Qu’espères-tu de ce match ?
J’espère avant tout la victoire et faire une grande performance avec l’équipe. Marquer pourquoi pas mais le plus important sera vraiment de prendre les trois points.

Sur les réseaux sociaux, certains supporters se hâtent de te voir aligné en même temps que Jérémy Doku…
Nous sommes tous les deux rapides, on aime tous les deux dribbler. On a des qualités similaires. Ça peut être intéressant pour les ailes de jouer ensemble. Après, avec la qualité de l’effectif du Stade Rennais, plusieurs combinaisons sont possibles et toutes aussi dangereuses pour les adversaires.

Un an et demi après leur fermeture en raison de la crise sanitaire, les parcages extérieurs ont à nouveau vibré ce week-end dans tout l’Hexagone. Fourgons, chants, autoroutes, escortes policières, les axes du pays ont vu déferler des milliers de supporters. Les Lensois, eux, goûtaient à cette sensation pour la première fois dans l’élite depuis mai 2015. Ça valait bien une journée de gaudriole du Pas-de-Calais à Rennes sur la vraie route des vacances, celle du dep’.

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Aire de Maucomble, dans la campagne normande. Il est 5h28 au milieu de nulle part sur l’A28, à quarante bornes au nord de Rouen. Une poignée de touristes néerlandais et belges finissent leur pause-café et le plein d’essence avant de refiler sur l’autoroute des congés. Sur le côté, l’un des deux fourgons J9 des Turbulens, association de supporters lensois, crache un remix techno de Kim Wilde, Cambodia. «?Putain, que c’est bon d’être là?» , lâche Thomas, l’un des 23 Calaisiens du jour, mordus du Racing Club de Lens, à avoir pris son baluchon direction Rennes. Les quelques routiers stationnés sur le côté, dans les bras de Morphée, n’ont pas encore un rayon de soleil dans leur cabine qu’une poignée de Lensois a décidé de sonner le clairon pour tous. «?En plus, vous avez le Bluetooth ici ?, rage Fabrice. Nous on a un J9 de merde, à chaque changement de ville la radio se coupe, c’est l’bordel. En plus, la vitre avant côté passager ne se ferme plus !?» L’instant pourrait être banal, il est singulier au possible. Dylan, 26 ans, responsable logistique chez Lapeyre, jure ne pas avoir dormi de la nuit, se casse la voix sur un chant et sort la boîte à mouchoirs : «?Un an et demi sans parcage, sans plaisir de voir ses potes au stade, c’était trop. Interminable. J’étais trop excité, je n’ai pas réussi à fermer l’œil. Le dep’, c’est une autre manière de vivre ta vie de supporter.?»

Chaise de pêcheur dans le coffre
En cette journée dominicale, ils sont 1500 Lensois au total à renouer avec les parcages extérieurs. Exit, pour le moment, les interdictions arbitraires de déplacement, et cette pandémie devenue synonyme de huis clos systématique ou presque depuis le printemps 2020. Enfin, la Covid-19 n’est jamais bien loin. «?Vous avez bien tous votre pass et de la batterie sur votre portable ??» , s’inquiète le boss de la section, Jean-François, responsable d’une animalerie. Réponse unanime au milieu d’une discussion entre vaccinés, pas vaccinés, anti-Macron, anti tout, avant que l’un des gars de la clique ne clôt le débat : «?On s’en fiche les gars, on est juste là pour le Racing.?» La machine se remet en branle, devant eux encore trois heures à bouffer du bitume avant le Roazhon Park, soit autant de temps à s’enquiller quelques verres de punch, whisky ou bière et à refaire le monde dans une bulle bien à eux. Certains sont arrivés au point de rendez-vous à 3 heures, sur le parking de la mairie de Calais, pas vraiment frais comme des gardons. Sorti des bars de Calais Nord, Thomas, avec son look casual, a quand même le réflexe d’amener ses chaises de camping made in Decathlon, «?soit celle des dealers ou des pêcheurs?» , se marre le supporter.

Des chaises pour le fourgon ? C’est qu’un J9 n’est jamais vraiment un J9 s’il ne déborde pas un peu. Inconscience diront les raisonnables, folie du dep’ répondront les autres, quelques-uns sont casés dans le coffre. «?Être à 14 dans un J9, c’est vrai que ça commence à faire beaucoup, glisse Dylan, qui a lui aussi déboursé 60 euros pour être de la partie. Mais ça va nous permettre de créer encore plus de liens. Ces potes-là, je vais avec eux au stade depuis des années et avec la Covid-19, on ne s’est parfois pas vu depuis plusieurs mois.?» Les kilomètres défilent, Desireless et son intemporel Voyage voyage tombe à point nommé pour un énième arrêt pipi réclamé par la jeune garde des petites vessies. De quoi rouvrir les archives ? «?Tu te souviens du dernier dep' ??» , interroge Valentin après avoir avalé une poignée de biscuits apéro 3D. Ça fuse de tous les côtés. «?Paris FC pour le premier match de Haise, Guingamp, Châteauroux.?» Analyse fine de Thomas, «?des déplacements parfois de merde, hein?» . Éclat de rire général, le Lensois égrène «?ces années de Ligue 2 où le lundi tu allais te les geler au stade de la Vallée du Cher à Tours pour un vieux 0-0. Ou encore à Quevilly avec une vieille 206 où on était entassés, on ne dépassait pas les 90 km/h en côte. Là c’est kiffant de se dire qu’on va dans un parcage de Ligue 1.?»

Au-delà du foot

Le soleil est proche de son zénith, l’escorte policière à quelques encablures de Rennes, sur l’A84, est à vue. Les chants s’intensifient, le chambrage aussi, l’autoroute devient un corridor artésien. Le moment choisi par Geoffrey, dans sa tenue de Sam – «?il faut bien des gars sérieux pour amener tout ce beau monde au stade sain et sauf?» - pour jouer les vieux de la vieille. Le policier, papa de deux garçons, a connu «?Berlin, Leverkusen, Heerenveen?» , des déplacements d’un autre temps «?où on partait le mercredi à 20 heures pour un match le jeudi à 20 heures et un retour dans la nuit. Ma femme ne me fera pas lever à 2 heures du mat’, mais Lens, oui, et elle le sait (Rires.) . C’est au-delà du foot, on ne va pas seulement d’un point A à un point B pour voir un match de foot, et c’est valable pour tous les supporters de France qui retrouvent les parcages. Il y a la préparation du dep’, les heures de route à chanter, blaguer, discuter et être coupé du quotidien. Que tu foutes du NTM ou du Jul dans la playlist, je m’en fiche, je suis avec les copains.?»

"Au début c’est compliqué de leur faire comprendre que je vais faire 1000 kilomètres en une journée pour un match"

Quand bien même les escortes policières «?limitent les virées en ville maintenant?» , le trentenaire ne compte pas délaisser cette «?étiquette de barjot. C’est ce que mes parents disaient quand je commençais à faire des déplacements partout en France il y a une vingtaine d’années. Je suis le seul footeux dans ma famille alors forcément au début c’est compliqué de leur faire comprendre que je vais faire 1000 kilomètres en une journée pour un match. Maintenant j’espère surtout qu’un jour j’y emmènerai mes enfants. Qu’ils découvrent ce que c’est.?» En parlant découverte, le Roazhon Park pointe sa truffe au loin. Il est midi, l’heure choisie pour entrer dans le parcage, coller quelques sticks, mettre à mal des cordes vocales moins sollicitées ces derniers mois.

Les frissons parcourent l’échine, quelques stories sur les réseaux sociaux permettent de rappeler à ceux restés dans le Nord, que la passion se vit avant tout dans les gradins. Trois heures plus tard, le Racing a obtenu le nul, quelques fumis ont été craqués, toute la troupe regrimpe dans les J9 en direction du Pas-de-Calais. Certains roupillent déjà, d’autres sont encore chauds comme la braise. Le GPS indique plus de 500 kilomètres avant l’arrivée. Un dernier stop au McDonald’s de Boulogne-sur-Mer, «?une commande de 23 personnes d’un coup, ça passe?» , assure Jean-François. Il est 23 heures, retour à la case départ. L’aspirateur est à peine passé dans des fourgons rendus plus blancs que blancs que Dylan pense déjà à la suite. «?Je vous tien au courant pour le match à Monaco dans deux semaines ! C’est presque comme avant, c’est génial.?» On the road again, again…

En plus d'un nouveau logo, la Ligue 1 Uber Eats dispose d'un nouveau marquage pour la saison 2020/2021.
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Pour la première fois depuis 2008, le marquage des noms et numéros sur les tenues des joueurs de Ligue 1 Uber Eats évolue pour la saison 2020/2021. Le code adopté est plus moderne et assure une cohérence avec les nouvelles identités de marque des championnats.

Le style de la typographie s’inspire de la nouvelle identité de la Ligue 1 Uber Eats.

Sur les maillots des joueurs, les noms doivent être utilisés à une hauteur de 6 cm. Pour les noms longs, comme par exemple celui du Lyonnais Reine-Adélaïde, il est possible de les compresser pour respecter la largeur du maillot. De même pour les noms courts, tels que Glik, il est possible d’augmenter l’interlettrage pour une meilleure visibilité caméra.

Ensuite, les chiffres doivent être utilisés à une hauteur de 20 cm. Sur les shorts des joueurs, les chiffres doivent être à une hauteur de 10 cm.

Un marquage personnalisé
Concernant les noms des joueurs, il est désormais possible de les entourer ou non par un liseré – jusqu’à présent celui-ci était obligatoire. Ce dernier doit impérativement être d’une couleur différente de celle des caractères. Le choix des couleurs des caractères et de leur liseré est libre et propre à chaque club. Néanmoins, les couleurs choisies doivent contraster avec la couleur du maillot.

Pour les numéros présents sur les maillots, une personnalisation est également possible. Trois types de liserés sont ainsi mis à disposition des clubs pour enrichir leurs maillots, et ainsi renouveler leurs visuels d’un jeu de maillot à un autre, ou d’une saison à une autre. De plus, le symbole de la compétition (Ligue 1 Uber Eats) doit être présent dans la partie inférieure de chaque chiffre.

Amazon lancera le 1er août, à l'occasion du Trophée des champions, sa chaîne Prime Video Ligue 1. Réservée uniquement à ses abonnés Prime (5,99 € par mois ou 49 € par an), elle sera commercialisée au prix de 12,99 € par mois.

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Depuis le 11 juin et l'acquisition par Amazon de 80 % de la Ligue 1, soit les droits laissés par Mediapro, les consommateurs attendaient de connaître le prix de l'abonnement. Ce mardi, Amazon annonce qu'elle commercialisera sa chaîne Prime Video Ligue 1 au tarif de 12,99 € par mois. Pour y accéder, il faudra être déjà abonné au service Prime d'Amazon (livraison express et streaming vidéo, entre autres, commercialisé 5,99 € par mois ou 49 € par an).

Prime Video Ligue 1 retransmettra huit matches par journée, dont le match du dimanche soir (désormais programmé à 20h45 sur demande d'Amazon) incluant les dix meilleures affiches. La chaîne sera lancée le 1er août, à l'occasion du Trophée des champions Lille-PSG. Ce premier match sera accessible gratuitement pour l'ensemble des abonnés Prime, tout comme l'émission du dimanche soir qui lancera chaque semaine l'affiche diffusée sur la chaîne.

Cette fois le divorce est consommé entre Canal+ et la Ligue 1, puisque la chaîne cryptée a adressé un courrier à BeInSports et à la LFP pour dire qu'elle n'était plus liée au fameux contrat pour les deux matchs.

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Vincent Labrune a eu du courrier ce mardi, et dans l’une des enveloppes il y avait une lettre signée de Maxime Saada au nom de Canal+. Selon L’Equipe, la chaîne historique du football a fait savoir au président de la Ligue de Football Professionnel qu’elle se retirait du contrat signé avec BeInSports qui avait revendu à C+ deux matchs de Ligue 1 par soirée de championnat. Deux rencontres qui coûtent 332 millions d’euros par saison pendant encore trois ans à la chaîne qatarie, laquelle avait signé un contrat avec Canal+ pour lui rétrocéder ces rencontres. Outre ce courrier à la LFP, le patron de la chaîne du groupe Bolloré a prévenu BeInSports que l’engagement pris de diffuser ces deux matchs moyennant 332ME était terminé, C+ reprochant à la chaîne qatarie de ne pas avoir contesté devant la justice le choix de la Ligue de vendre 80% de la Ligue 1 à Amazon pour 250ME par saison.

Canal+ a confirmé au quotidien sportif l’envoi de ces courriers et se dit désormais totalement dégagé de toutes ses relations contractuelles avec BeinSports et donc la Ligue 1. Pour l’instant, la chaîne sportive qatarie n’a pas encore réagi à cette décision prise par C+, mais il est évident que le média dirigé par Nasser Al-Khelaifi ne voudra pas payer ces 332 millions d’euros et ira également au clash avec la LFP. A moins d’un mois du début de la saison de Ligue 1, la Ligue risque donc de se retrouver avec deux matchs sur les bras, même s’il est évident que cette histoire ira au tribunal. Mais il faudra un peu de temps pour régler cela et forcément l’argent n’entrera pas dans les caisses.

Mécontent de payer 330 ME pour deux matchs par week-end, quand Amazon paie 250 ME pour huit matchs, Canal + pourrait tout de même diffuser la Ligue 1 au mois d'août prochain.

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Que va-t-il advenir du lot 3, qui contient deux matchs de Ligue 1 par journée pour 330 ME sur la période 2020-2024, détenu par BeInSports et sous-licencié à Canal + la saison dernière ? La question se posait il y a encore quelques jours. Mécontent du prix de son lot, fixé en 2018 et qui ne correspond plus aux prix actuels du marché, Canal + ne devrait finalement pas renoncer à diffuser les deux matchs de Ligue 1 par week-end qu’il détient. Selon les informations de L’Equipe, BeInSports et Canal + ont calmé le jeu auprès de la LFP au cours des dernières heures.

Les tensions étaient pourtant extrêmes car il y a quelques jours, BeInSports a refusé de payer à la LFP sa première échéance d’un montant de 7,5 ME pour la diffusion de deux matchs de Ligue 2 par journée. La chaîne qatarie a fait machine arrière et a pris la décision d’honorer son contrat. Quant à Canal +, un lien a été noué avec la LFP en ce début de semaine afin de discuter de la programmation du championnat, preuve que la chaîne cryptée souhaite faire partie de l’aventure. « Canal+ a communiqué hier avec la LFP sur la programmation de la première journée de L1, pour le premier week-end d’août. Comme Amazon, elle a échangé et a notamment indiqué les 5 matches qu’elle ne souhaitait pas programmer dans ses deux cases. La chaîne cryptée a aussi glissé ses désidératas pour les deux matches concernés » détaille le quotidien national. Comme prévu, la Ligue 1 pourrait donc être diffusée par Amazon et Canal +, même si après la première annonce de la LFP sur la programmation de la 1ère journée de Ligue 1 on n'en sait pas beaucoup plus. En effet, la Ligue va attendre le 19 juillet et le tirage au sort qui permettra de savoir le calendrier de l'AS Monaco pour le 3e tour de qualification pour la Ligue des champions avant de communiquer les diffuseurs des dix matchs, la LFP ayant seulement donné le menu des 5 rencontres des 8 qu'Amazon a achetées.

La Ligue de Football Professionnel a communiqué ce jeudi une partie de la programmation TV de la première journée de Ligue 1, et uniquement des matchs du dimanche sur Amazon. Pour le reste, il faudra patienter jusqu'au 19 juillet.

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Alors que l'on attendait pour cette semaine la programmation complète de la première journée de Ligue 1, ce qui aurait permis d'en savoir plus sur les intentions de BeInSports et de Canal+ sur les deux matchs que le média qatari possède, la LFP a repoussé à plus tard une partie de ce menu.

Compte tenu des contraintes de programmation de la 1ère journée de Ligue 1 liées à la participation de l’AS Monaco au troisième tour qualificatif de l’UEFA Champions League et en application des nouvelles dispositions prévues sur le cycle 2020/24, les diffuseurs ont choisi cinq matchs en commun qui resteront programmés le dimanche 8 août :

Dimanche 8 août 2021 à 13h00 sur Prime Video

Stade Rennais FC – RC Lens

Dimanche 8 août 2021 à 15h00 sur Prime Video

AS Saint-Etienne – FC Lorient

FC Girondins de Bordeaux – Clermont Foot 63

OGC Nice – Stade de Reims

RC Strasbourg Alsace – Angers SCO

Le reste de la programmation de cette 1ère journée de Ligue 1 sera communiqué à l’issue du tirage au sort du 3ème tour qualificatif de l’UEFA Champions League, indique la LFP. Pour information, ce tirage au sort est prévu le 19 juillet prochain.

Le président rennais Nicolas Holveck a expliqué pourquoi il était favorable à une L1 à 18 clubs.
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Ce lundi matin, le président rennais Nicolas Holveck a balayé l'actualité de son club, européen pour la quatrième saison d'affilée en étant qualifié pour la Ligue Europa Conférence. Il a aussi été interrogé sur la perspective d'une Ligue 1 à 18 clubs : "Il y a eu un collège qui s'est prononcé pour envisager ce passage à 18, qui n'est pas la seule solution à nos problèmes. Maintenant, en 2024, la cinquième association européenne aura la chance d'avoir trois clubs directement qualifiés pour la C1, plus un. Et je pense qu'il est essentiel de conserver cette 5e place, car c'est 250 à 300 M d'euros de plus pour le foot français, la plupart de ces montants étant réinvestis dans les clubs français.

Mais si on veut rester cinquièmes, il va falloir être extrêmement performants en Coupe d'Europe les deux prochaines années. On va perdre presque toute l'avance qu'on a sur le Portugal, donc les deux prochaines saisons vont être essentielles pour conserver la petite avance qu'on a sur eux. Et pour performer, je pense que la France ne peut se permettre d'avoir autant de matches. Les Portugais jouent à 18 avec plus de différences de niveau, avec des matches où le Sporting, Porto ou Benfica peuvent parfois présenter une équipe bis. Et donc, si nous on veut être performants, je pense qu'il faut réduire le nombre de rencontres, pour élever le niveau."

"Les micros sur les arbitres, une évolution essentielle"
À l'heure où le foot français a aussi comme préoccupation majeure les droits TV, il faudrait aussi, selon Holveck, "améliorer le marketing de notre produit et progresser sur l'arbitrage, sur le VAR. Comme Jean-Pierre Rivère (Nice), je pense que les micros pour les arbitres, ça me semble être une évolution essentielle. Ça fonctionne très bien dans le rugby. Il faut prendre des mesures très rapidement avant qu'il ne soit trop tard."

Le millionaire François Pinault est amateur de ballon rond (propriétaire du Stade Rennais) et de vins (propriétaire de Château Latour).

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Pour sauver les Girondins, lâchés par le fonds King Street, il écrit à ses collègues, propriétaires de grands crus bordelais.

“Comme tous les Français amoureux du football, je suis ému à l’idée de voir les Girondins de Bordeaux en risque de disparaître”, précise-t-il. “Breton et propriétaire du Stade Rennais, je mesure depuis des décennies combien l’identité d’un club et si possible ses succès participent du contrat social dans une région. Associé depuis trente ans à la vie bordelaise, à travers Château Latour, je pense que l’existence du club mythique que sont les Girondins est importante pour Bordeaux, son rayonnement, son équilibre auxquels tous les propriétaires viticoles ne peuvent que s’identifier.”

Pour lui, pas de doute, les grands propriétaires n’ont pas le choix.

“Quelle est la force économique qui, dans cette région, peut se donner l’objectif de sauvegarder les Girondins et de les développer ? Le monde du vin et en particulier les propriétaires de grands crus. Les règles légitimes en matière de possession des clubs m’interdisent de monter un projet de reprise des Girondins, dès lors que mon groupe est l’actionnaire unique du Stade Rennais. En revanche, je suis prêt à apporter mon soutien à toute opération montée par les acteurs du vin et je le ferai avec enthousiasme.

J’appelle donc mes collègues propriétaires à se réunir afin de préparer un projet de reprise des Girondins.”

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Le latéral Sacha Boey, prêté par Rennes cette saison à Dijon, ne pourra jouer contre son club ce dimanche en vertu d'un accord entre les deux clubs.

C'est une clause que les clubs prêteurs insèrent régulièrement dans les contrats des joueurs qu'ils souhaitent voir s'aguerrir ailleurs. Et cette clause, qui figure dans le contrat de prêt du Dijonnais Sacha Boey (20 ans), ne lui permettra pas de jouer ce dimanche face à Rennes. Le latéral droit va donc manquer ce match de la 34e journée, en lien avec cet accord entre les deux clubs conclu lors du prêt l'été dernier. Le défenseur du DFCO avait d'ailleurs manqué le match aller dans ce cadre.

Les négociations continuent entre Canal + et la LFP dans l’optique de la nouvelle répartition des droits TV. Dans l’attente qu’un nouvel appel d’offres soit lancé, Maxime Saada, le patron de la chaîne cryptée, a détaillé dans un courrier son offre de pay-per-view. Un dispositif qui consisterait à payer pour visionner la rencontre de son choix.
ds 0365C’est à travers un courrier adressé à la Ligue de football professionnelle, auquel nos confrères de RMC Sport ont eu accès, que Maxime Saada a précisé son offre de pay-per-view pour la Ligue 1 et la Ligue 2. Alors que les négociations se poursuivent entre la LFP et Canal +, qui reste dans l’attente qu’un nouvel appel d’offres soit officiellement lancé pour la redistribution des droits TV du football français, le patron de la chaîne cryptée a avancé encore un peu plus ses pions sur l’échiquier et démontré qu’il planchait activement à une solution. Même temporaire. Parce qu’un tel dispositif n’a pas vocation à s’installer durablement… ?"Dans l’intervalle, et si la tenue d’un appel à candidatures devait prendre plus de temps, nous vous proposons de rendre accessibles ces matchs en Pay Per View sur notre plateforme MyCanal, écrit Maxime Saada dans son courrier adressé à la Ligue. Dans cette hypothèse, Groupe Canal + assurerait les prestations techniques nécessaires permettant à tout consommateur, abonné ou non aux offres Canal +, d’y accéder, sur la base de modalités à définir entre nous."

Les recettes seraient reversées à la LFP
Une offre de bonne grâce, dans la mesure où le diffuseur historique du football français, qui a annoncé vouloir restituer dans un premier temps le lot 3 dont il avait fait l’acquisition, n’aurait financièrement pas à y gagner puisqu’elle "reverserait à la LFP l’intégralité des recettes y afférentes déduction faite des coûts supportés", par son groupe.

L’idée du pay-per-view (télévision à la carte) donne l’opportunité aux consommateurs d’accéder à la rencontre de leur choix contre le paiement d’une somme largement inférieure à un abonnement classique. Une offre, à laquelle la LFP semble aussi réfléchir en interne avec la création de sa propre chaîne, qui peut s’avérer particulièrement intéressante pour les supporters d’un club bien précis mais beaucoup moins pour un suiveur attentif des championnats de Ligue 1 et de Ligue 2.

"Mediapro a irrémédiablement altéré la valeur et l’image des droits"
Et si c’était le meilleur pansement pour soigner temporairement la plaie actuellement ouverte ? Car Mediapro, qui a abandonné les droits faute de pouvoir en assurer la responsabilité financière, a garanti qu’il continuerait à assurer à ses frais la retransmission des rencontres jusqu’au 31 janvier, au plus tard. Une date butoir qui pourrait faire craindre l’écran noir… ?"Cette solution (de pay-per-view) nous semble la seule à même d’éviter notamment la solution qui consisterait à continuer de diffuser les matches par l’intermédiaire de Mediapro, alors que cet opérateur est défaillant, a profondément déstabilisé notre secteur et a irrémédiablement altéré la valeur et l’image des droits dont vous avez le mandat de commercialisation", précise Maxime Saada.

D'après les informations de L'Equipe, le groupe sino-espagnol Mediapro a annoncé l'arrêt de la chaîne Téléfoot à l'ensemble de ses salariés. En amont, la LFP aurait décidé de mettre fin au contrat des droits TV avec le diffuseur selon l'AFP. Si aucune date d'arrêt n'a encore été précisée, l'épilogue malheureux du feuilleton semble bien arrivé.
ds 0361Cette fois, c'est bien fini. Le triste épilogue, tant redouté, est arrivé au terme d'un feuilleton loin d'être glorieux pour le football français. Selon l'AFP, la Ligue de football professionnel français (LFP) a décidé de mettre fin au contrat avec son diffuseur majeur Mediapro après deux mois de conflit sur les droits télévisés. La sortie du diffuseur sino-espagnol, défaillant, doit encore être validée par le tribunal de commerce de Nanterre, a précisé une source, indiquant que la LFP devait récupérer ses droits de diffusion d'ici au 21 décembre. Un conseil d'administration de la LFP a été tenu vendredi matin pour étudier la question. Contacté par l'AFP, Mediapro n'a pas répondu.

Mediapro a prévenu ses salariés
De son côté, L'Equipe précise que le groupe Mediapro a annoncé l'arrêt de la chaîne Téléfoot à l'ensemble des salariés. Pour rappel, le groupe sino-espagnol n'avait pas versé ses deux dernières échéances : en octobre (172,3 millions d'euros) puis en décembre (152,5 millions d'euros). Au total, il avait acquis les principaux matches des deux premières divisions françaises pour un montant annuel de 830 millions d'euros sur la période 2020-2024.

"J'attends d'eux qu'ils respectent leur engagement et qu'au minimum, ils fassent preuve de responsabilité dans le dénouement de la crise qui nous oppose", avait déclaré le président de la LFP Vincent Labrune début novembre. Plus d'un mois plus tard, le point final a été inscrit. Le chapitre Mediapro va tristement se refermer.

La LFP pourrait trouver rapidement un accord avec Mediapro pour récupérer ses droits. Mais en perdant l'essentiel des sommes dues par son principal diffuseur.
ds 0360L'interminable feuilleton entre la LFP et Mediapro, qui n'a pas payé son échéance du 5 octobre (172,3 millions d'euros) ni la suivante, le 5 décembre (152,5 millions d'euros), livre ses derniers épisodes. Jeudi matin, lors du conseil d'administration (CA) de l'instance, Marc Sénéchal, le conciliateur nommé par le tribunal de commerce de Nanterre, a expliqué être encore en négociation, mais très proche de la fin des discussions avec le groupe sino-espagnol.

Ce qui ne résout pas tous les problèmes. Car, comme l'a expliqué ce spécialiste des entreprises en grande difficulté, le football français est désormais devant un choix cornélien : soit il accepte les conditions de Mediapro (en gros, un abandon du contrat en payant une très faible indemnité, inférieure à 50 M€, et la garantie de ne pas être poursuivi ni par la Ligue ni par SFR, Free, Orange et Bouygues Télécom, les fournisseurs d'accès à Internet), soit il va au clash et le diffuseur est placé en liquidation judiciaire.

On entrerait alors dans un combat juridique long et incertain. "Le choix entre la peste et le choléra", comme l'a résumé un participant. Pour le conciliateur, pas de doute, il faut opter pour un accord avec Mediapro, même si les conditions ne sont pas idéales, afin que la LFP récupère ses droits.

Dans la foulée, Vincent Labrune a pris la parole, avec un discours un peu plus dur. Le président de la Ligue veut, lui aussi, sortir Mediapro du jeu pour se tourner vers un diffuseur solvable mais en obtenant une indemnité financière plus importante. Si le nouvel entrant en instance de départ est en mesure de la verser...

18 décembre, la date butoir pour la conciliation
Labrune a également annoncé qu'un nouveau CA pourrait être convoqué dès aujourd'hui pour prendre une décision définitive si c'est nécessaire. Ou se réunir les jours suivants, puisque, tard jeudi soir, aucune convocation n'avait été envoyée aux administrateurs de la LFP. En sachant qu'il reste encore un petit peu de marge, car la date officielle de fin de la conciliation est le 18 décembre. Mais la LFP et le conciliateur veulent aller vite.

Lors du CA, Jean-Pierre Rivère, le président niçois, s'est également dit favorable à une issue rapide avec Mediapro afin de passer à autre chose. Et a milité pour que quelques présidents de club épaulent Labrune, si nécessaire, dans la toute dernière ligne droite, afin de peser sur les ultimes arbitrages. Le ton ne contenait aucune défiance vis-à-vis de la direction de la LFP, mais une volonté d'aider. Nasser al-Khelaïfi, le président du PSG, s'est exprimé rapidement, selon un observateur, "en donnant le sentiment, entre les lignes, qu'il était est plutôt pour l'option dure vis-à-vis de Mediapro".

Dans la soirée, les discussions se sont poursuivies entre la LFP, Mediapro et le conciliateur. Labrune entend obtenir la restitution des droits plus une somme d'argent qui s'approche de la valorisation des matches diffusés par Téléfoot, la chaîne de Mediapro, et non payés. Cette facture tourne autour de 140 M€. Une somme qui sera sans doute impossible à obtenir.

La forte rancune de Canal + à l'égard de Mediapro
Si ces ultimes tractations aboutissent, il faudra alors trouver un opérateur solvable susceptible de prendre très vite le relais. Canal +, le diffuseur "historique" de la L1, n'a pas formulé d'offre, mais se dit prêt à le faire si la situation se décante avec une proposition globale autour de 590 M€, plus environ 100 M€ de bonus liés à une hausse éventuelle du nombre de ses abonnements. Et la possibilité de faire un geste pour la saison en cours (la plus compliquée, financièrement, pour les clubs), sous forme d'avance.

Mais Canal + ne veut pas bouger avant que l'horizon ne soit totalement dégagé. Cette attitude très distante des dirigeants de la chaîne cryptée, ces dernières heures, a créé un début d'inquiétude à la Ligue. "Il y a plusieurs raisons pour lesquelles Canal + ne veut pas bouger vite, croit savoir un observateur. La première est financière. Il s'agit d'une entreprise cotée en Bourse. Ce n'est pas évident de réaliser une telle opération à quinze jours de la clôture des comptes. Cela peut avoir une répercussion sur le cours de Bourse."

Le ressentiment à l'égard de Mediapro est également puissant, n'incitant pas Canal + (au grand dam de la LFP et de Marc Sénéchal) à participer à un règlement global. "Vincent Bolloré (qui contrôle Vivendi, la maison mère de la chaîne cryptée) en veut terriblement à Mediapro, poursuit ce proche du dossier. La sortie peu "honorable" du groupe sino-espagnol, ça lui déplaît fortement. Le côté : "On a occupé l'appartement pendant six mois, on a un peu tout cassé et vous rend les clés", ça ne lui va pas. Et il se dit au passage : "Chaque jour qui passe, je leur fais un peu plus mettre un genou à terre". Il n'a donc aucun intérêt à se presser. Pour acheter à des prix incroyables, il est champion du monde."

S'il traîne, risque-t-on de vivre la situation inédite d'un diffuseur parti avant que le suivant n'arrive ? Avec des matches non diffusés en attendant ? Ou même de voir Mediapro qui décide unilatéralement les retransmissions pour mettre la pression ? Personne ne veut y croire, même si, dans cette affaire, on n'est plus à une mauvaise surprise près.

Du côté de la LFP et de Mediapro, on a quelques jours supplémentaires pour trouver un accord négocié, mais c'est une évidence les patrons de Téléfoot veulent s'en sortir sans risque.ds 0359Entre le football français et Mediapro l’histoire d’amour n’aura pas duré longtemps, et il semble probable que Téléfoot aura été l’une des chaînes sportives les plus éphémères du Paysage Audiovisuel Français. Sauf miracle on ne voit pas comment le média pourra survivre au non-paiement des échéances des droits TV de la Ligue 1. Et même si les équipes de Téléfoot n’ont rien à se reprocher, la Ligue de Football Professionnel veut au plus vite stopper la mauvaise blague. Vendredi, faute d’un accord, le conciliateur nommé par le tribunal de commerce de Nanterre a accordé quelques jours supplémentaires à Mediapro et la LFP pour trouver une solution convenable. Mais pour Etienne Moatti, il est évident que le groupe sino-espagnol devra lâcher l’affaire et ne peut plus envisager d'aller au bout de son contrat jusqu’en 2024. Reste à trouver une porte de sortie honorable et c’est ce qui fait durer les négociation, car Jaume Roures veut éviter le goudron et les plumes.

Et le spécialiste des droits TV au sein de la rédaction de L’Equipe d’en dire un peu plus. « Pour Mediapro, le débat n’est plus d’obtenir un rabais sur la première année de son contrat. Mediapro ne paie pas ses factures à la LFP, et donc Mediapro ne donne pas des garanties pour le futur non plus. L’idée est de sortir Mediapro pour trouver un autre diffuseur et il n’y en a qu’un seul capable de reprendre les droits en cours de route, c’est bien sûr Canal+. Mais avant ça, il faut sortir proprement Mediapro. Les patrons de Téléfoot ont de nombreuses exigences afin de ne pas payer ce qu’ils doivent et ne pas être embêtés sur le plan judiciaire dans l’avenir. Il y a énormément de garanties demandées à la Ligue et au médiateur, qui ne sont pour le moment pas en mesure de leur fournir. Une fois que toutes ces exigences-là sont établies, ce sera possible de trouver un nouveau diffuseur, sachant que les montants seront divisés par deux », prévient Etienne Moatti, qui ne croit plus du tout à l’avenir français de Téléfoot.

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