Dans la tempête depuis plusieurs semaines, Julien Stephan a recueilli le soutien précieux de son président Nicolas Holveck.
ds 0351Au zénith en début de saison, le Stade Rennais découvre actuellement l'ombre, et les tourments qui vont avec. Lors des 13 derniers matchs toutes compétitions confondues, les Bretons n'ont réussi à l'emporter qu'à deux reprises face à Brest et Lorient. Une situation délicate qui a abouti à une élimination des Coupes d'Europe et une septième place en Ligue 1. Des résultats qui mettent en difficulté Julien Stephan, l'actuel entraîneur.

Pour autant, le principal intéressé peut compter sur un soutien sans faille de son président Nicolas Holveck. Dans un entretien accordé à Ouest-France, il lui a une nouvelle fois accordé sa confiance.

"Je n’ai aucun doute sur Julien, aucun doute, insiste le dirigeant. Je suis certain de lui. Pour moi, il incarne parfaitement le projet sur le long terme. Je ne connais pas beaucoup de coaches qui intègrent autant les jeunes et notre projet passe par les jeunes, bien sûr avec des joueurs d’expérience aussi. Je vois quel est le travail quotidien de Julien et de son staff, avec Florian. Sincèrement, je n’ai jamais vu un staff travailler autant dans tous les détails. Les gains marginaux, dont on parle beaucoup, c’est leur préoccupation à chaque instant" a-t-il ainsi expliqué. Des propos qui ne manqueront pas de plaire à Stephan avant la réception de Lens demain à 17h00 dans une rencontre déjà décisive pour la suite de la saison des Bretons.

À la suite de la défaite du Stade Rennais à Krasnodar mercredi (0-1), le président Nicolas Holveck analyse l’échec en Ligue des champions et appelle à une rapide réaction d’orgueil des joueurs.
ds 0352Comment qualifiez-vous la campagne européenne du SRFC ?
C’est beaucoup de frustration, surtout. Notamment pour les supporters, qui nous ont beaucoup manqué. On sait qu’on a un douzième homme au Roazhon Park et quel douzième homme. On ne leur donne même pas la satisfaction de voir des matches au printemps et ça, ça me frustre et je suis malheureux pour eux. Après, on savait qu’on avait un groupe difficile. Séville, c’est quatre Ligues Europa dans les six dernières années. Chelsea c’est le plus gros mercato européen de l’été, on voit ce qu’ils sont en train de faire. Donc on savait qu’on avait deux très gros morceaux.

Mais Krasnodar, actuel dixième du championnat russe, était à votre portée.
C’était notre concurrent direct qui a fait deux huitièmes de finale de Ligue Europa dans les trois dernières années. On a vu leurs installations, on voit désormais quel club c’est. On avait donc deux très gros morceaux et un très gros concurrent, mais c’est normal, on était chapeau 4, on l’avait dit dès le départ. Maintenant, je pense que sur chacun des matches, à part à Séville où on n’a pas existé, les joueurs ont fait le maximum. Je me rappelle surtout du premier match contre Krasnodar où on avait fait une très bonne entrée dans la compétition. Sur le match retour, le problème c’est que c’est le même sentiment que lors des six derniers matches, c’est-à-dire qu’on n’a pas l’impression d’être dominé, mais d’un autre côté, on n’arrive pas à marquer et on prend toujours ce but qui fait très mal. C’est malheureusement à l’image de nos derniers matches. On ne peut pas dire qu’on fait des mauvais matches, mais on ne met pas tous les ingrédients pour aller tuer l’adversaire sur nos opportunités et éviter que lui ne nous tue fasse sur ses rares opportunités.

Vous disiez après le match à Chelsea que cette équipe rennaise était jeune mais apprenait vite. N’a-t-elle toutefois pas manqué de temps pour arriver prête dans la configuration particulière de cette Ligue des champions ?
Si, certainement. Puis c’est le plus haut niveau. Cette compétition est intransigeante, donc elle ne laisse aucune chance à la moindre erreur et on a une équipe très jeune. Encore une fois, on n’a pas d’excuses et je ne cherche surtout pas d’excuses, mais il nous manquait à Krasnodar cinq recrues au coup d’envoi, blessées ou absentes. Encore une fois, ça peut être l’une des explications. C’est notre première participation, ça prend beaucoup d’énergie aux joueurs. Je pense qu’ls ont tellement envie de manger dans ces matches que ça prend une énergie folle pour les autres matches de championnat autour. Encore une fois, il y avait la place et si on avait réussi à faire chacun un petit peu de dépassement de fonction, je pense qu’on aurait pu être reversé en Ligue Europa. C’est malheureusement terminé et la seule préoccupation maintenant, c’est le championnat et le match de samedi contre Lens, qui est importantissime.

Une remise en question est-elle faite en interne après cet échec ?
Dans ce contexte, le premier qui se remet en question, c’est moi puisque c’est moi le patron. Je me remets vraiment en cause, je me pose des questions sur ce que je n’ai peut-être pas assez bien fait, sur ce que j’ai fait qui n’a pas été productif, sur ce que j’aurais dû faire. Est-ce que je n’ai pas assez soutenu Julien (Stéphan) ? Est-ce que je n’ai pas été assez dur avec les joueurs dernièrement ? Le premier à se remettre en cause, c’est moi. Par contre, j’attends une réaction forte des joueurs parce que je suis convaincu que la réponse viendra des joueurs. Quand je vois tout ce que le staff fait, tout ce que Julien propose, les entretiens individuels et collectifs, les séances vidéo, les séances d’entraînement, toutes les solutions qui sont cherchées par Julien, Florian (Maurice), le staff… Honnêtement, je pense qu’ils vont chercher au plus loin qu’ils peuvent, donc moi, j’attends vraiment une réaction très forte du groupe, une réaction collective.

>Cette équipe ne manque-t-elle pas de joueurs de caractère capables de sonner la révolte dans les périodes compliquées ?
Ce que l’on a fait sur les six premiers matches de la saison, ce n’est pas possible que l’on ne soit pas capable de le refaire parce que c’était surtout des matches gagnés collectivement. Donc j’attends de retrouver cette force collective. On est une équipe, on n’a pas d’individualité forte qui fait tourner un match, donc ça passera par une prise de conscience collective et par une réaction collective. J’attends de l’orgueil, j’attends un engagement maximum, j’attends beaucoup de solidarité entre joueurs. Dès samedi à 17 heures, on doit commencer le match comme des morts de faim. Aujourd’hui, on n’est plus en Coupe d’Europe. Si le championnat s’arrêtait aujourd’hui, on ne serait pas européens, donc on doit redevenir l’équipe morte de faim qui veut aller tout manger et ça commence samedi.

La remise en question dont vous parlez vous concernant, concerne-t-elle le mercato ? N’a-t-il pas manqué des recrues d’expérience ? N’avez-vous pas, personnellement, des regrets ? Vous aviez évoqué quatre joueurs de standing Ligue des champions...
Déjà, le mercato s’est terminé le 5 octobre, donc le juger au bout de deux mois, je ne peux pas, très sincèrement. En plus, comment juger quand au coup d’envoi à Krasnodar il manque cinq joueurs du mercato : Gomis, Terrier, Guirrassy, Aguerd et Rugani. Donc c’est pour moi impossible de juger le mercato. Maintenant, les joueurs qui sont sur le terrain, c’est ceux qui ont gagné la troisième place l’année dernière, donc ils en sont capables, il n’y a même pas débat. L’année dernière, ils ont été chercher cette troisième place entre eux. Encore une fois, on n’a aucune excuse, on peut chercher des explications, mais pas des excuses. Et il ne faut surtout pas s’en chercher parce que c’est le meilleur moyen de ne pas trouver des solutions à nos manques actuels.

Vous parlez de réponse collective, mais quels sont les leviers pour enrayer cette mauvaise série de résultats ?
La réponse, je suis persuadé qu’elle sera collective. Ça a toujours été la force du Stade Rennais avec nos joueurs expérimentés, nos jeunes pousses, il faut qu’on retrouve cet allant. Encore une fois, les six premiers matches, on louait l’esprit d’équipe, vraiment le caractère agressif de notre jeu. Autant j’ai vraiment répété qu’il ne fallait pas se voir trop beaux après ces six premiers matches quand on était premier. Tout le monde était admiratif de notre jeu, donc on ne peut pas tout avoir perdu comme ça. Autant aujourd’hui il ne faut pas, non plus, qu’on jette tout à la poubelle. On n’a pas pu tout perdre en deux mois. Il faut juste prendre conscience, une bonne fois pour toutes, qu’on a les capacités, qu’on a l’effectif pour, même s’il y a des absents, et que ceux qui sont sur le terrain, qui sont à Rennes aujourd’hui, sont capables d’aller chercher ce pourquoi on se battra jusqu’à la fin de saison, c’est-à-dire cette place en Coupe d’Europe.

Vous considérez donc cet effectif taillé pour aller chercher l’Europe et même un nouveau podium ?
Comme on l’a dit, l’objectif c’est de se battre chaque saison pour une place en Coupe d’Europe. Et maintenant, on n’a plus qu’un seul objectif, c’est faire un très bon championnat pour retourner en Coupe d’Europe et montrer qu’on a appris. C’est la seule chose que je veux que les joueurs se mettent en tête aujourd’hui. On ne pense plus à ce qui s’est passé. La Coupe d’Europe, c’est fini. Maintenant, on a cinq matches de championnat en décembre, on va parler du court terme, un match contre Lens puis quatre qui s’enchaînent en deux semaines. Ces matches-là, on doit aller les chercher comme des morts de faim et les équipes qui vont nous rencontrer devront à nouveau avoir peur du Stade Rennais, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

Quel est l’objectif de classement à la trêve ?
Aujourd’hui, l’objectif à la trêve c’est d’être dans les cinq premiers. On doit être dans ce peloton des équipes dans les places qualifiables pour la Coupe d’Europe.

Qu’entendez-vous par "je n’ai peut-être pas été assez exigeant avec les joueurs" ?
Je n’ai peut-être pas assez aidé Julien et Florian, dans cette situation, c’est avant tout eux qui sont au contact quotidien des joueurs, c’est à eux de l’être et ils le sont. Mais est-ce que moi, j’ai assez aidé les deux, c’est la question que je me pose. Encore une fois, je me pose déjà des questions sur moi-même parce que j’ai la responsabilité du club et le premier qui doit se remettre en cause, c’est moi.

Quel regard portez-vous sur Julien Stéphan ?
Je n’ai aucun doute sur Julien, aucun doute. Je suis certain de lui. Pour moi, il incarne parfaitement le projet sur le long terme. Je ne connais pas beaucoup de coaches qui intègrent autant les jeunes et notre projet passe par les jeunes, bien sûr avec des joueurs d’expérience aussi. Je vois quel est le travail quotidien de Julien et de son staff, avec Florian. Sincèrement, je n’ai jamais vu un staff travailler autant dans tous les détails. Les gains marginaux, dont on parle beaucoup, c’est leur préoccupation à chaque instant. Donc tout est mis en œuvre pour les joueurs pour qu’on aille plus haut. Donc maintenant, c’est aux joueurs de se prendre en main parce que quand l’arbitre siffle le coup d’envoi d’un match, ce sont les joueurs qui décident et samedi à 17 heures, ils doivent décider, quoi qu’il se passe dans le match, d’aller gagner et de faire mal à Lens.

Parmi les joueurs, on attend beaucoup plus des cadres, qui n’ont pas porté l’équipe durant la campagne européenne, alors que des jeunes du centre de formation sont venues compenser cela, justement.
Non, je ne suis pas d’accord. Encore une fois, la réponse est toujours collective et on n’a pas d’individualité assez forte pour faire tourner les matches.

Mais vous avez un champion du monde avec Steven Nzonzi…
Oui, mais ce n’est pas un poste déterminant, ce n’est pas un avant-centre. Je ne remets personne en question et je ne pointerai personne du doigt, c’est collectif. D’un match à l’autre, ce n’est jamais le même joueur qui est un petit peu en dessous. Les données physiques sont là, on voit que les joueurs sont là, courent toujours. Alors, est-ce qu’ils courent bien, c’est un autre débat. Mais non, moi, je n’irai pas contre les cadres. Encore une fois, la solution est collective. On a des jeunes joueurs, certes, et une équipe très jeune, mais ce sont des joueurs de talent. Les cadres sont là aussi pour les encadrer. Eux, il y a un jour où ils ont été bien contents d’avoir ces jeunes.

Pour vous, il n’y a donc aucun problème avec le rendement de plusieurs cadres, Da Silva, Bourigeaud, Nzonzi ?
Non, c’est collectif. Les jeunes doivent apporter leur fraîcheur, les cadres leur expérience et c’est ce mix qui super bien marché en début de saison, donc il n’y a pas de raison qu’il ne remarche pas. Il faut juste en prendre conscience et en faire plus. De toute façon, si on n’a pas les résultats, le haut niveau, ça ne se joue à rien, 1 %, 2 %… Et bien il faut qu’on aille chercher ce 1 %, ces 2 % pour être meilleur que l’adversaire, ça passera par là, uniquement par là. Et aujourd’hui, c’est collectif et je pense que c’est surtout mental, mais il faut qu’on prenne conscience qu’aujourd’hui, on est une équipe normale. On n’est pas une équipe de Champions League, on n’est même pas une équipe d’Europa League, on est une équipe normale de Ligue 1. On doit refaire mal aux clubs qui sont au-dessus de nous pour aller les chercher et rejouer la Coupe d’Europe.

Voyez-vous Julien Stéphan et Florian Maurice avec la même motivation ?
Je n’ai aucun doute sur la motivation de Julien et Florian. Dès la fin du match à Krasnodar, la première priorité a été de chercher des solutions. On a échangé beaucoup avec Julien et Florian et ce n’est pas que ce match-là, ça fait quelque temps déjà qu’on cherche des solutions avec tout le staff. On n’est certainement pas spectateurs., on veut être acteurs du mois de décembre qui arrive, encore une fois prenons les choses par étapes. Et clairement, Julien et Florian sont en réflexion permanente entre eux et avec les joueurs. Il y a des échanges permanents. Je reste convaincu qu’on va trouver les leviers pour que dès le match de samedi les joueurs soient à 110 % parce qu’aujourd’hui, pour gagner un match, on a besoin d’être à 110 %, on n’a pas de marge et donc il faut qu’on fasse plus que l’adversaire. Voilà, c’est clair.

S’il n’est pas forcément sur un siège éjectable en raison des mauvais résultats du Stade Rennais, Julie Stéphan va vite devoir trouver le moyen de redresser la barre aux yeux de la famille Pinault.
ds 0348Il souffle comme un vent de panique au Stade Rennais. Incapables de réagir après un mercato prometteur et un début de saison brillant, les hommes de Julien Stéphan donnent l’impression d’être déjà arrivés à bout de souffle au tiers de la saison.

La défaite de samedi à domicile face au RC Lens (0-2) pourrait-elle précipiter le départ de l’entraîneur du SRFC ? A priori non. Selon Ouest France, l’actionnaire François Pinault aurait signifié à son coach qu’il lui maintenait sa confiance par téléphone.

Si le président Nicolas Holveck et le directeur sportif Florian Maurice ne se sont pas exprimés sur ce thème brûlant après le nouveau revers rennais, L’Équipe est plus circonspect sur les intentions de Pinault envers Stéphan. "La famille Pinault, très attachée à lui, commencerait tout de même à se poser des questions à son sujet", explique le quotidien sportif ce lundi. On pourrait rajouter qu' un entraîneur conforté par sa direction n’est jamais vraiment bon signe.

Alors que son avenir est remis en question, Julien Stéphan aurait été conforté à son poste par l'actionnaire du Stade Rennais.
ds 0346Il n'est pas question pour Julien Stéphan de s'inquiéter pour son avenir. Voilà en substance ce que l'actionneur du Stade Rennais François Pinault aurait signifié à son coach, qu'il aurait appelé hier matin, selon des informations de Ouest-France. Le propriétaire du SRFC conserverait toute confiance en son entraîneur, pourtant critiqué pour sa récente sortie médiatique après la défaite face au RC Lens samedi.

Totale confiance
"Si c’est moi le problème, il n’y a pas de difficulté. On est suffisamment sincères au sein du club pour prendre les décisions qu’il faudra prendre. Il n’y a pas de difficulté par rapport à ça. Si vraiment la problématique vient de moi, j’ai une relation avec mon actionnaire, mon président et mon directeur sportif qui est très, très saine. On parlera de tout ça en temps voulu." avait déclaré Stéphan hier soir, avant de parler de maintien, déclaration reprise et très critiqué par la suite. Il n'y aurait cependant donc aucun doute sur la continuité du coach aux manettes du Stade Rennais, pour le moment.

ds 0294"Il a un potentiel de fou, il a une marge de progression qui est énorme. On n’a pas eu beaucoup d’entraînements avec l’enchaînement des matches. Je pense qu’il essaie de savoir comment jouer, comment il peut combiner avec moi. C’est un jeune. Il ne faut pas oublier qu’il vient d’arriver, il faut un temps d’adaptation. Ça va venir, je sais qu’on va faire une bonne doublette et qu’on va apporter le danger sur le côté"

Un retour du public au stade envisagé dès le 16 décembre ; une Coupe de France annoncée "morte" par le Premier ministre, aussitôt démenti par le président de la fédération ; une reprise des seniors déjà effective… Le point sur le "footoir" ambiant.
ds 0301Invité ce mercredi matin sur RMC/BFM TV, le Premier ministre a ouvert la voie à un possible retour du public dans les stades dès le 15 décembre, faisant souffler un petit vent d’espoir pour les clubs pros, alors que le 17 novembre, Emmanuel Macron avait indiqué que ce ne serait pas avant 2021.

Mais l’interview de Jean Castex a aussi été remarquée par son timide "oui" lorsque son interviewer lui a suggéré que pour cette saison, la Coupe de France "est morte". Une incursion clairement en dehors de son champ de compétence, que Noël Le Graët a dû rectifier auprès de nos confrères du Parisien. "Nous réussirons à nous débrouiller et à trouver une formule, a assuré le président de la Fédération française de football (FFF). Pour moi c’est très clair : la Coupe de France aura lieu cette année. C’est sûr".

Des dérogations pour la Coupe de France ?
En attendant, la FFF a publié sur son site de nouvelles instructions, analogues à celles du rugby la veille, autorisant dès ce mercredi une reprise d’une pratique collective adaptée, pour les majeurs comme pour les mineurs : avec ballon mais sans contact. Bref, on se rapproche un peu du véritable foot (avec contacts), qui serait lui autorisé à partir du 15 décembre… mais uniquement dans le cadre d’entraînements internes au sein des clubs. En l’état actuel des bornes fixées par le gouvernement - liées à l’évolution sanitaire - la reprise des compétitions pour les amateurs serait autorisée à partir du 20 janvier.

Sur la base de ces données, la FFF travaille, selon nos informations, sur une reprise des championnats amateurs le 24 janvier. Dans une telle hypothèse, le 6e tour de la Coupe de France serait prioritaire ce jour-là pour les équipes concernées…. si du moins elles ne l’ont pas disputé auparavant en vertu de dérogations négociées avec le Ministère. La FFF rêverait encore de pouvoir faire disputer les 6e, 7e et 8e tours les 3, 10 et 17 janvier. Et dans un monde où "cela change tous les jours" (Le Graët) le rêve est permis.

Le carré vert du Roazhon Park souffre depuis les matchs contre Bordeaux et Chelsea, fin novembre. Une analyse est en cours au Stade Rennais, avec l’aide d’ingénieurs agronomes, pour déterminer l’origine du problème.
ds 0293La pelouse du Stade Rennais est à la peine. Le club a détecté le problème juste avant la rencontre de Ligue 1 face à Bordeaux, le 20 novembre. "La pelouse du Roazhon Park est un organisme vivant qui peut réagir à son environnement, et sa qualité s’est dégradée ces deux dernières semaines", indique-t-on au Stade Rennais, évoquant "une perte de densité".

Le gazon a tenu tant bien que mal face aux Girondins puis lors de la réception de Chelsea (Angleterre), mardi 24 novembre, en Ligue des champions. "Accompagnés par des ingénieurs agronomes, nous sommes en cours d’analyse. Le problème est à ce jour non identifié", explique-t-on.

Un champignon à l’été 2014
Le sujet n’est malheureusement pas inconnu au club. À l’été 2014, au moment de l’intersaison dans ce qui était alors le Stade de la route de Lorient, un champignon était apparu, fruit d’un mélange de pluie et de chaleur. Plus récemment, en janvier 2020, le Stade Rennais a écopé d’une amende de 20 000 €, assortie d’un sursis d’un an, pour le mauvais état de sa pelouse. Le club ne devrait pas avoir à la régler puisqu’il a doté le Roazhon Park, au sortir du premier confinement, d’un tout nouveau revêtement végétal : une pelouse hybride, combinaison de gazon naturel et de fibres en polypropylène de 25 centimètres. Le substrat, au-dessous, a également été remplacé.

Le Stade Rennais n’a pas dévoilé, en mai dernier, le coût de la nouvelle pelouse, conçue pour "résister davantage au piétinement et à l’arrachement, et devrait garantir une qualité de jeu optimale, même en hiver". Seulement que les travaux étaient "un investissement sur le long terme" et "qu’il sera amorti sur quatre ou cinq saisons".

Le jeune prodige de Rennes est moins décisif, une méforme qui s’explique aussi par ce qui se trame dans les coulisses de son avenir
ds 0303Le 7 octobre, Eduardo Camavinga fêtait sa première titularisation en équipe de France d’un superbe retourné acrobatique. À 17 ans et 10 mois, le prodige rennais devenait le plus jeune buteur des Bleus après-guerre, le deuxième de toute l’histoire. Un nouveau record de précocité pour "Cama" qui le mettait un peu plus sous les projecteurs. Il disputait aussi, sans doute, son meilleur match cette saison. Quelques semaines plus tard, il réalisait une remarquable première mi-temps pour sa première en Ligue des champions, avec des projections autoritaires conclues par deux frappes cadrées.

Depuis, le milieu de terrain est l’ombre de lui-même. Vendredi, dans le brouillard alsacien, Julien Stéphan l’a sorti à la pause. Pas de blessure mais "un choix sportif". Le jeune joueur est physiquement au-dessous, moins déterminant dans les duels défensifs et le jeu, faisant moins de différence, se projetant moins.

"Les adversairesme regardent plus"
À pareille époque l’an passé, il avait endossé le maillot de taulier. "Il impulse le pressing, casse les lignes avec sa verticalité, donne le tempo", écrivait-on lors du bilan de mi-saison. Son influence est telle sur le groupe que son coup de pompe n’est pas étranger à la mauvaise passe du Stade Rennais, même si, bien sûr, il n’est pas la seule cause.

Cette baisse de régime a plusieurs explications. Sa vie a changé, il a eu 18 ans, son permis, autant de choses qui ne sont pas sans effet dans la vie d’un jeune homme. Mais c’est surtout son statut qui n’est plus le même. La pression est plus forte. "Je sors beaucoup moins, je me cache un peu. La vie extra-sportive a changé et les adversaires me regardent plus qu’il y a un an et demi", avouait l’intéressé en conférence de presse avant le match contre Bordeaux, il y a deux semaines.

Même s’il a une "tête bien faite et bien posée sur ses épaules", comme dit Julien Stéphan, Camavinga ne peut rester insensible aux louanges et aux sirènes des grands clubs européens, aux sommes astronomiques à son égard. "Il ne faut pas regarder ce qui se passe autour et se concentrer sur l’essentiel. Je vois, j’entends. Ça fait plaisir de recevoir des éloges mais ce n’est pas quelque chose qui va me rentrer dans la tête et me distraire."

"On échange quels que soient ses interlocuteurs"
Quelle que soit sa maturité, ce contexte reste perturbant. D’autant plus que ça s’agite en coulisses pour la prolongation de son contrat qui court jusqu’en 2022. L’enjeu est de le prolonger avec l’espoir de le vendre plus cher. Florian Maurice avait révélé, que le club discutait uniquement avec son papa. Ouvrant ainsi la porte à des rumeurs sur la représentation du joueur, son entourage, alors que son agent est, depuis ses débuts en pro, Moussa Sissoko.

"On échange, on avance, quels que soient ses interlocuteurs, avec qui nous étions en contact encore la semaine dernière, avoue Nicolas Holveck, le président du Stade Rennais. Mais je n’ai pas l’habitude de révéler comment se passe ce genre de négociations. Il est en contrat jusqu’en 2022 et au final c’est Eduardo qui est maître du jeu et de son avenir."

Impossible dès lors de rester de marbre quand les plus grands agents bataillent pour conduire les destinées du jeune joueur. Et c’est sans doute une des raisons de cette méforme passagère. "La seule chose qui importe c’est qu’il se sente bien dans sa tête et apporte tout ce qu’il peut à l’équipe, nous avons besoin de tous nos leaders techniques en ce moment", insiste Nicolas Holveck.En particulier demain à Krasnodar pour cette finale qui pourrait projeter Rennes vers une campagne de Ligue Europa et un nouveau printemps pour Eduardo Camavinga.

Plusieurs mois après la campagne de promotion en faveur d’un émoji breton, le projet n’a pas été retenu par le consortium Unicode. L’association Point BZH ne baisse pourtant pas les bras.
ds 0282Vraie déception pour les internautes bretons : l’émoji drapeau breton n’a pas été retenu par Unicode qui valide la création de ces petits dessins utilisés sur les réseaux sociaux.

L’association Point BZH, à l’origine du projet, en a fait l’annonce dans un communiqué publié ce mardi 1er novembre.

En début d’année 2020, une intense campagne de promotion sur Twitter avait pourtant généré 405 886 mentions du hashtag #EmojiBZH en quatre semaines sur Twitter. Un chiffre par exemple supérieur aux nombres de drapeaux écossais ou grec partagés chaque mois sur le réseau social.

À l’époque, le président de l’association David Lesvenan s’était vanté d’un "succès populaire qui donne toutes ses chances au dossier de candidature d’aboutir dans les prochains mois".

Unicode interpellé
Malheureusement, Unicode qui réunit les géants d’internet comme Google, Facebook ou Apple, n’a pas donné une réponse favorable à cette demande.

"Nous prenons acte de cette décision mais interpellons l’organisation qui décide ou non de la création des nouveaux émojis, via le hashtag #WhatMoreDoYouNeed. Car cette décision soulève des questions légitimes quant à l’attribution des émojis et la diversité culturelle", a réagi l’association Point BZH.

Si le Stade Rennais a réussi à prendre un point vendredi à Strasbourg (1-1), il ne le doit pas vraiment à la nouvelle prestation insipide d’Eduardo Camavinga (18 ans).
ds 0312Le Stade Rennais n’y arrive plus. Si le club breton a réussi à prendre un point vendredi à Strasbourg en ouverture de la 12e journée de L1 grâce à Adrien Hunou (1-1), Eduardo Camavinga a participé à la première période défaillante des hommes de Julien Stéphan.

L’entraîneur du SRFC a pesté en conférence de presse contre cette production infâme et avait déjà agi en faisant sortir à la pause plusieurs de ses joueurs, dont son jeune milieu de terrain. Camavinga avait alors été remplacé par James Léa-Siliki, plus mordant dans l’entrejeu. Dans L’Équipe, Camavinga écope d’un médiocre 3/10 et prend cher dans les commentaires.

"L'automne est décidément compliqué pour l'international, revenu de blessure sur le même mode qu'avant : il a perdu sa spontanéité, son dynamisme, et a traversé la première période dans un anonymat étonnant. Au départ du but strasbourgeois, il accepte trop facilement le dribble adverse. Son remplaçant, Léa-Siliki (46e, note 6) a eu un tout autre impact", peut-on ainsi lire dans le quotidien sportif. Au micro de Canal+, Stéphan aura le mot de la fin sur Camavinga : "Malgré toutes ses qualités et son talent, on se doutait bien que ce serait plus compliqué cette année que la dernière."

L'élimination du SRFC en C1 serait une chose positive pour le club breton si l'on en croit le journaliste sportif Pierre Ménès :

ds 0317"Rennes a été éliminé de la Ligue des champions, ce qui est probablement la meilleure chose qui pouvait arriver aux Bretons dans l’optique du championnat. Les trente premières minutes ont été très compliquées pour les protégés de Stéphan, avec un Camavinga qui commence très sérieusement à piocher, ce qui est normal vu son âge et le nombre de matchs qu’il a joués ces derniers mois. Après cette entame difficile, le Stade Rennais s’est bien repris en fin de première période, avec quelques occasions. À l’arrivée, c’est une meilleure prestation qu’à Stamford Bridge mais une nouvelle fois, on ne peut que constater que la barre est trop haute pour les Rennais."

Depuis sa première dans l'élite sous le maillot de Caen, en 2014, à l'âge de 26 ans, Damien Da Silva fait partie des meubles de la Ligue 1. Arrivé à Rennes libre de tout contrat à l'été 2018, le défenseur est entré dans une nouvelle dimension et doit désormais assumer le rôle de capitaine dans une équipe qui dispute la Ligue des champions. Une réalité comme un rêve pour celui qui n'était pas programmé pour aller si haut. De nature discrète, Da Silva s'est longuement confié sur son parcours sinueux, sa nostalgie des parties de foot avec les copains dans la banlieue bordelaise et son attachement à ses origines portugaises. Entre autres.
ds 0234Depuis un peu plus de deux ans, tu collectionnes les grands moments entre les soirées européennes, la victoire en Coupe de France, la découverte de la Ligue des champions... Quand tu arrives au Stade rennais à l'été 2018, tu t'imagines vivre tout ça ?
Pas du tout. Quand je signe à Rennes, je ne me dis pas une seconde que je vais jouer la Ligue des champions. Au départ, je viens pour découvrir la Ligue Europa, c'est ce qui me motive quand le club fait appel à moi. J'estimais que c'était le niveau au-dessus de Caen, ça me permettait de poursuivre ma progression. Rien que découvrir l'Europe, c'était génial pour moi. La C1, ça a été une énorme surprise.

Tu attends le 24 juillet pour signer alors que tu es libre. Comment se passe cette période de flottement pour toi ?
Je ne peux pas te cacher que j'étais surpris. En me retrouvant sans contrat, je pensais avoir plus d'offres, notamment en France. Cela n'a pas été le cas, mais il y a tellement de paramètres qui entrent en compte : les agents, la communication... Sur le terrain, je sortais de quatre saisons positives avec Caen, je pensais avoir plus d'opportunités. Je me suis rendu compte que le foot était un monde complexe que je ne maîtrisais pas. Je n'avais pas peur, mais ça a pris du temps, et à la fin ça commençait à me peser. Quand Rennes est arrivé, c'est tombé au bon moment et ça a été un soulagement.

C'est dans ce genre de moment qu'un joueur se rend compte qu'il y a beaucoup de personnes et d'intérêts qui gravitent autour du foot ?
C'est ça, on se rend compte du bordel. On ne va pas se mentir, c'est un vrai business. C'est le côté du foot que j'aime un peu moins, ce qui m'intéresse c'est le terrain, la passion. Il y a beaucoup d'argent en jeu, des choses qui nous échappent. Finalement, ça n'a pas été une partie de plaisir de me retrouver libre, je ne l'ai pas bien vécu. Et à l'arrivée, je m'en sors très bien.

Dans un entretien donné aux Chamois niortais en 2014, tu expliques que "le plaisir de jouer peut se perdre dans le football professionnel" . Aujourd'hui, tu es un habitué de la Ligue 1, tu joues la Ligue des champions. Comment garder le plaisir de jouer quand on enchaîne les matchs avec de forts enjeux sportifs et économiques ?
Je confirme que la compétition fait qu'on peut parfois perdre ce plaisir. Ma vision des choses, c'est que si un joueur ne prend pas de plaisir, on ne pourra jamais obtenir 100% de ses capacités sur un terrain, j'en suis convaincu. C'est un défi pour un coach. Récemment, on a perdu des matchs et on ne peut pas dire qu'on prend du plaisir dans la défaite, c'est un sentiment qui doit être total. Seulement, quand on a tout donné sur le terrain, qu'on a joué notre jeu et qu'on s'est libérés, on peut aussi prendre du plaisir pendant la rencontre. La première période contre Chelsea à l'aller, c'est un peu ça.

On parle du foot à l'état pur. Il paraît que tu jouais beaucoup dans ton quartier quand tu étais petit. Peux-tu nous raconter ?
Ah, j'étais tout le temps dehors en train de jouer au foot. À l'époque, je vivais à Pessac, dans le quartier Arago-Chataigneraie, où ma mère vit toujours. On habitait dans un grand immeuble, et par chance, il y avait deux terrains juste en bas : un grand espace d'herbe idéal pour jouer et un terrain en bitume à l'école du coin. On pouvait varier les surfaces. (Rires.) Le luxe, c'est que notre balcon donnait directement sur le terrain, ma mère pouvait me surveiller. Il lui arrivait souvent de sortir pour me faire comprendre qu'il était l'heure de manger. Je jouais beaucoup avec les grands du quartier. Quand on était petit, il fallait être bon au foot, c'était une manière de s'intégrer. Quand tu es bon, c'est plus simple avec les grands, qui ne prennent que les meilleurs pour jouer. Sur le terrain, c'était la loi du plus fort, il fallait faire ses preuves. Il n'y avait pourtant pas de compétition ou de trophée, on jouait vraiment pour la gagne. J'ai beaucoup appris dans la rue.

Justement, qu'est-ce que le foot de rue peut apporter quand on débarque dans un centre de formation où tu peux parfois perdre cette insouciance sur le terrain ?
Je dirais que le foot de rue m'a surtout fait grandir au niveau de la tête, du mental. Quand je jouais avec les grands du quartier, je n'avais pas le droit de montrer que j'étais faible. Si tu es faible, tu ne joues pas. On faisait des cinq contre cinq, l'équipe qui perdait sortait, et je peux te dire que lorsqu'un gars n'était pas bon ou ne se donnait pas à fond, ça gueulait fort. Tout commence là, c'est l'essence même du football.

En août 2014, tu viens de découvrir la Ligue 1 et tu déclares ceci à Ouest-France : "Certains aiment marquer, moi mon plaisir ce sont les duels." Tu as toujours été comme ça ou plus jeune tu aimais aussi dribbler, marquer, attaquer comme quasiment tous les gamins ?
J'ai toujours été un défenseur dans l'âme. Quand on me prenait dans une équipe, c'était direct pour me mettre derrière. Il faut dire qu'il y avait des joueurs au top techniquement, ce n'est pas trop sur moi qu'on misait d'ailleurs. (Rires.) Mais j'adorais tacler, me foutre par terre, je prenais du plaisir là-dedans. Quand on me choisissait en disant : "Damien, il va tenir la baraque" , je kiffais trop.

Mais c'est une culture familiale cet amour pour la défense ? Ton père était défenseur ?
Ah, mais pas du tout, mon père était attaquant et fan absolu de Pedro Miguel Pauleta ! Il n'y a aucun lien, c'est juste que j'ai toujours aimé défendre et je ne saurais pas expliquer pourquoi. Je voulais juste qu'on me prenne dans une équipe pour que ce soit costaud derrière. Sauver des buts, c'est comme marquer pour moi ! Sauver un tir sur la ligne ou tacler l'attaquant quand il part au but, c'est la même chose que la joie d'un attaquant qui marque. Je me souviens que mes premiers coachs m'engueulaient tout le temps parce que je passais mon temps à tacler. Et ma mère, je ne te raconte pas quand elle me voyait rentrer à la maison tout sale... J'adorais jouer au foot quand il pleuvait ! Les trombes d'eau, la boue, ça me donnait envie de faire des tacles dans tous les sens.

Quand tu évoques tous ces souvenirs, on ressent une certaine nostalgie.
Oui, ça me manque énormément. C'est marrant que l'on parle de cette période parce qu'il n'y a pas très longtemps, quand je suis descendu à Bordeaux, j'ai revu le terrain de mon école. Tout a changé ! Ils ont changé la surface, ce n'est plus du bitume, c'est dur, mais lisse, un peu comme en salle. Ils ont mis des projecteurs, des filets autour, des grillages... On n'a pas connu ça, nous ! Tu sais, à la fin, on jouait dans le noir, on ne voyait plus le ballon tellement il était tard. Ces projecteurs, ça aurait été un problème pour beaucoup de parents. Sauf qu'un grand du quartier m'a dit que plus personne ne jouait au foot comme à l'époque. Et ça me touche vraiment quand on me dit que les jeunes ne jouent plus dans la rue. J'ai l'impression que ce n'est plus comme avant, tout le monde kiffait jouer au foot, c'était une vraie passion. Ça se perd un peu et ça m'a rendu triste. (Il marque une pause.) Ça me manque vraiment, et j'ai même dit qu'il faudrait qu'on se refasse des matchs avec les gars, à l'ancienne. C'était tellement génial.

Quand ta carrière sera terminée et que tu n'auras plus de contraintes, as-tu le projet de retrouver ce côté foot plaisir avec les copains ?
Complètement. Il faut déjà savoir que tous les ans, je fais un petit foot avec la famille et quelques amis dès que la saison se termine et que je rentre. C'est ma mère qui avait organisé ça pour me faire la surprise une fois, et c'est resté. Tout le monde joue : mes cousines, ma mère, tout le monde ! C'est agréable de voir sa famille jouer au foot. Après ma carrière professionnelle, j'ai envie de me trouver une équipe amateur pour jouer avec les potes d'enfance.

Il paraît que ça parlait énormément de ballon dans la famille Da Silva quand tu étais petit.
Ma famille portugaise, celle du côté de mon père, est beaucoup plus foot que celle française. Mon papa est un mordu de foot. Mon grand-père français adore le foot, mais il est un peu plus rugby. Chez les Portugais, c'est foot à fond ! Pour te dire : ma tante est coach d'une équipe féminine, ma cousine a fait le championnat de futsal au pays, une cousine a joué en France, ma belle-mère a aussi fait du foot... Même les femmes de la famille ont ça dans la peau, c'est une passion. Mes oncles, c'est une folie. Du coup, je suis pour la sélection portugaise parce que j'ai baigné là-dedans, mon père était à fond pour la Selecção. J'ai grandi en regardant les matchs avec lui et comme tout le monde, je supporte les équipes préférées de mon père. L'Euro 2004, ça m'a marqué, tout le monde pleurait autour de moi après la finale perdue contre la Grèce, c'était tellement triste.

Quel est ton lien avec la terre du Portugal ? As-tu souvent l'occasion de t'y rendre ?
J'ai un attachement, même si j'aimerais en avoir un encore plus fort. Quand j'étais petit, on y allait pendant un mois avec mes parents l'été. On prenait la voiture de Bordeaux et on roulait de nuit jusqu'à Guimarães. On passait une ou deux semaines avec la famille dans le nord du pays, puis on partait vers le sud pour profiter de la plage le reste du temps. Puis, je pouvais moins y aller à cause du foot vu qu'on reprenait les entraînements en août. J'ai mis du temps à y retourner tout seul, c'est plus simple depuis que je suis adulte et j'essaie d'y aller dès que je peux en prenant l'avion. J'aime le style de vie au Portugal, cette proximité entre les gens, tout le monde qui passe son temps dehors. C'est une autre culture.

Revenons un peu en arrière. Tu as passé une décennie chez les Girondins de Bordeaux entre ton enfance et ton adolescence. Tu devais regarder les joueurs professionnels avec des étoiles dans les yeux.
Jouer chez les Girondins, c'était bien vu. C'était une bonne façon de se présenter à des inconnus, ils pouvaient se dire que le gars en face était fort. J'ai tellement de souvenirs... Tu me parles des pros, mais on ne les croisait jamais au Haillan. C'était super rare de les voir ! Mais je peux te dire que dès qu'ils faisaient un footing dans le bois autour, on arrêtait tous de s'entraîner pour les regarder. Ils étaient juste en train de courir, mais pour moi, c'était un truc de dingue ! Un jour, j'étais parti faire les courses au centre commercial avec mon père et j'avais croisé Tony Vairelles. (Il a joué à Bordeaux de janvier à juillet 2001, N.D.L.R.) J'étais comme un fou, je l'ai suivi dans tous les rayons. Mon papa me disait : "Mais qu'est-ce que tu fais ?!" Je me contentais juste de le suivre, sans rien lui demander, j'étais trop timide pour ça. Il achetait un shampooing, je voulais le même ! Alors, quand je vois un gamin émerveillé aujourd'hui, ça me ramène à mon enfance, j'adore ça. Les petits qui vont te regarder avec des grands yeux, c'est ce que je préfère.

À quel moment comprends-tu que le foot peut devenir ton métier ?
(Il réfléchit.) Je ne crois pas y avoir pensé quand j'étais plus jeune, je ne le voyais pas comme un métier. Ce n'était pas concret. C'est sûr que j'avais cette envie d'être sur le terrain de Lescure, comme les grands, mais je savais aussi que c'était compliqué. Je me disais qu'ils étaient trop forts, je me disais : "Mais comment font-ils pour jouer aussi bien !" À l'école de foot, on nous répète sans cesse que c'est dur de réussir, ce qui est la vérité d'ailleurs.

Tu as pu vivre toute cette période de formation auprès de ta famille. On peut imaginer que c'est une chance pour ta construction.
Carrément. Je me souviens qu'à 13 ans, je suis entré au centre de préformation, c'était tout nouveau à Bordeaux. J'étais interne les deux premières années, mais après je suis devenu externe au centre de formation. Le club voulait garder des places pour d'autres, ils avaient proposé ce statut d'externe à des gars de la région, comme Paul Baysse ou moi. Du coup, on venait le matin au lycée et mon père venait me récupérer après les cours du soir vers 22 heures. J'ai eu beaucoup de chance d'avoir des parents qui m'ont suivi, certains ne pouvaient pas emmener leurs gamins chaque jour et ils ont dû stopper le foot. C'est aussi grâce à eux que j'en suis ici.

Sauf que tu apprends assez rapidement que tu ne signeras pas professionnel à Bordeaux. Comment vis-tu ce moment difficile pour un jeune joueur ?
Cela a été un gros, gros coup dur. Sans vouloir être prétentieux, je faisais partie des meilleurs joueurs à chaque fois depuis tout petit jusqu'à 13-14 ans. Tout le monde m'aimait bien, j'étais un peu le chouchou des coachs. Et quand à 13 ans, ils changent la politique de recrutement pour virer les trois quarts des jeunes de la région, je me suis retrouvé dans le dur. Je me voyais faire ma vie de footballeur là-bas, c'était mon rêve. Je me suis dit que c'était fini et que je ne serais jamais professionnel. Quand ils ne m'ont pas gardé, des dirigeants me disaient ouvertement que je n'avais pas le niveau pour jouer en Ligue 1. Je trouve ça aberrant de dire ça à un môme de 15 ans ! On m'a redirigé vers des clubs plutôt estampillés Ligue 2, je suis tombé de très haut. J'étais triste.

En 2005, tu rebondis finalement à Niort. Pour la première fois, tu quittes ta région natale et ta famille. C'est dur ou c'est un soulagement ?
Je suis quelqu'un de très famille, donc c'était difficile. J'ai envoyé plein de lettres à des clubs de Ligue 1, je ne recevais parfois même pas de réponses. J'ai essuyé beaucoup de refus et c'est Niort qui m'a invité à faire deux essais pour intégrer la section sports études du lycée et le club. J'ai été pris, mes débuts ont été compliqués. Les premiers mois, je voulais rentrer chez moi, ça me manquait trop. Puis, passer de Bordeaux à Niort, je le voyais comme une descente. J'ai mis du temps à retrouver la confiance, mais j'ai eu la chance énorme d'arriver dans une équipe de bons mecs et que le coach me mette immédiatement capitaine, ça m'a fait du bien mentalement. Avec le recul, c'était une évidence qu'il devait y avoir meilleur que moi chez les Girondins, il fallait juste finir par l'accepter. On parlait de plaisir au début de l'entretien, je crois que je l'avais un peu perdu à Bordeaux avant de le retrouver aux Chamois.

Tu as beaucoup vadrouillé dans les divisions inférieures (Niort, Châteauroux, Rouen, Clermont) au début de ta carrière professionnelle avant de découvrir la Ligue 1 avec Caen. Qu'est-ce que tu apprends de ces expériences ?
Chacun de ces clubs a contribué à ce que je suis devenu en tant que joueur, mais aussi en tant qu'homme. Signer pro à Niort, c'était génial, surtout que je voyais mes potes restés aux Girondins qui n'avaient pas réussi, je me disais que j'étais finalement chanceux. J'ai découvert le haut niveau, la pression des résultats... J'ai commencé le foot en jouant le maintien, c'est ça aussi. À Niort, on se sauve à la dernière journée la première année, puis je connais deux relégations d'affilée. Pareil à Châteauroux, je crois qu'on se maintient à la dernière journée contre Strasbourg. Tout cela m'a fait comprendre que le foot était aussi un enjeu important pour la vie d'un club et des salariés. Chaque expérience m'a fait grandir. Pour en revenir à Châteauroux, j'arrive sous les ordres d'un coach qui ne me connaît pas bien, et là je comprends que c'est important de discuter avec l'entraîneur avant de signer quelque part. Je ne l'avais jamais eu au téléphone, je n'avais pas cette notion.

On a l'impression que tu as eu besoin d'avancer par étapes et de prendre des coups pour comprendre le foot professionnel.
Mon passage à Châteauroux, c'est un tournant. Je me sentais un peu transparent dans le groupe, on ne me calculait pas, ça me faisait mal. Quand je ne me sens pas bien dans un groupe, je vais encore moins m'ouvrir qu'à l'habitude, c'est mon caractère. C'est le moment le plus dur de ma carrière, j'ai voulu arrêter le foot de haut niveau, ça m'a dégoûté. Je commençais à découvrir cette facette sombre du foot, celle que je déteste. Au même moment, Châteauroux veut me prêter, je pars faire un essai à Fréjus Saint-Raphaël, et mon agent me lâche... Je me retrouve seul, je joue en CFA2 avec des jeunes de 17 ans, alors que j'en ai 23, je fais même de la DH à Fréjus pendant les quinze jours d'essai. Je me souviens que j'appelle mes parents pour leur dire que je n'étais peut-être pas fait pour ce monde, ce n'était pas pour moi. Là, je veux clairement rentrer en Gironde, me trouver un petit club de quatrième ou cinquième division type Stade bordelais et faire autre chose de ma vie.

Tu te sers de tout ça pour garder les pieds sur terre aujourd'hui ?
Quand j'ai un coup de moins bien ou que je ne suis plus trop motivé, je me dis : "Oh souviens-toi du passé et bouge-toi le cul, de nombreuses personnes aimeraient être à ta place." Après cet épisode Châteauroux, c'est Rouen qui m'a sauvé. Pourtant, encore une fois, je tombe de haut en me retrouvant en National. Mais j'ai encore repris confiance avec le capitanat, c'est le même schéma qu'à Niort. Puis, il y a eu le dépôt de bilan du club, on n'a pas été payés pendant trois ou quatre mois, autant dire que ce n'était pas simple, car on ne touchait pas de gros salaires. Il y a malheureusement des joueurs qui ont coulé avec le club, moi c'était l'effet inverse. Je me suis retrouvé libre, j'ai eu la chance de rebondir à Clermont en Ligue 2 et c'était reparti.

Tu es maintenant installé en Ligue 1 depuis 2014. Mais si tu n'avais pas été joueur, tu as récemment dit que tu aurais aimé être journaliste sportif.
J'ai toujours aimé écrire, j'ai fait un bac littéraire. Je ne suis pas un écrivain, loin de là, mais je voulais combiner mes deux passions. Maintenant, je peux le dire : je ne pense pas que je serais devenu journaliste de sport, c'est surtout quelque chose qui m'intriguait.

Tu pourrais te lancer dans l'écriture d'un bouquin sur ta carrière ou même une fiction qui n'a rien à voir avec toi ?
J'y ai beaucoup pensé pendant le confinement. Pourquoi pas mon histoire ? Ce que j'ai vécu, mes sensations, mais je le verrais plus comme quelque chose de personnel pour ma famille, pas forcément dans le but de le sortir publiquement. Mes proches sont à 100% avec moi, ils ont limite plus d'émotions que moi devant les matchs. Quand j'appelle mon père après une rencontre, il est parfois plus énervé que moi ! Je veux partager ce que j'ai ressenti avec eux, pour qu'ils comprennent. La plus belle chose dans le foot, c'est le partage de la passion.

Ton contrat avec le Stade rennais prend fin en juin 2021. Après avoir passé l'intégralité de ta carrière sur les terrains français, n'as-tu pas envie de découvrir un championnat étranger ?
Pourquoi pas. Je m'étais déjà fait cette réflexion après Caen, je me projetais aussi vers un club étranger pour découvrir autre chose, un autre championnat, une autre culture, une autre mentalité. On n'a qu'une carrière, ça passe vite et il faut en profiter. Il ne faut pas se priver de partir à la découverte, ça fait partie de la vie d'un footballeur. Après, je peux aussi très bien rester en France et au Stade rennais, rien n'est décidé.

ds 0239Globalement, la valorisation marchande des footballeurs est à la baisse en 2020. Conséquence forcée de la crise et ses effets sur les ressources financières des équipes. C’est surtout vrai sur les joueurs les mieux cotés, et les moins accessibles. Dans la masse plus large, un plus grand nombre progresse, sur le terrain d’abord et par ricochet, en valeur estimée sur le marché des transferts. Au Stade Rennais particulièrement, d’après les données de la plateforme spécialisée, Transfermarkt.

Six joueurs du Stade Rennais dans le top 30 de la Ligue 1
Dans sa dernière mise à jour, elle pointe six joueurs du collectif breton, dans le top 30 de ceux pour qui l’estimation augmente le plus, en ce début de saison 2020-21. Et Eduardo Camavinga, deuxième, derrière le défenseur et capitaine du PSG, Marquinhos. La valorisation de Camavinga est à la hausse d’un peu plus de 42%, à 50 millions d’euros désormais. Selon Transfermarkt, il est le troisième footballeur le plus cher dans le monde, dans la tranche des U19, après Ansu Fati (17 ans), au Barça, et Alphonso Davies (19 ans), au Bayern Munich.

Camavinga et Doku pour principaux bénéficiaires
Les recrues de l’été (Doku, Guirassy, Aguerd et Gomis), tirent naturellement profit de leur transfert vers un club en lice en Ligue des champions, pour relever leur cote. Mais c’est surtout Jérémy Doku qui en profite le plus, puisqu’il est estimé aujourd’hui plus de 200% plus cher, qu’au début du confinement, au mois de mars dernier.

Les Rennais qui progressent le plus sur le mercato cette saison
6. Benjamin Bourigeaud = 15 M€ (+3 M€)
5. Nayef Aguerd = 8 M€ (+4 M€)
4. Alfred Gomis = 9 M€ (+6,6 M€)
3. Serhou Guirassy = 15 M€ (+7 M€)
2. Jérémy Doku = 20 M€ (+11 M€)
1. Eduardo Camavinga = 50 M€ (+12,5 M€)

Dans une déclaration à Téléfoot, le coach du Stade Rennais, Julien Stéphan, a indiqué que son attaquant, M’Baye Niang, a toujours un rôle à jouer au sein de la formation bretonne.
ds 0238"J’ai toujours dit à M’Baye que à 100% de ses qualités et en acceptant toute la concurrence qu’il pouvait y avoir, il aurait un rôle à jouer dans notre effectif et dans notre saison. Il a beaucoup travaillé pour revenir à un niveau de forme cohérent. Il s’entraîne avec le groupe depuis maintenant 15 jours. Il montre beaucoup d’entrain pour travailler au quotidien. Ça va être à lui de jouer maintenant pour aller titiller la concurrence et nous apporter son talent et ses qualités."

Après la défaite contre Bordeaux, Julien Stéphan a accordé un entretien à Téléfoot. Son avenir passe-t-il par le Stade Rennais ? C’est l’intéressé qui répond.
ds 0251Rennes patine encore. Après un début de saison magnifique, les hommes de Julien Stéphan enchaînent les mauvais résultats. Dernier exemple en date, vendredi dernier pour la onzième journée de Ligue 1. Alors qu’il recevait Bordeaux au Roazhon Park, le Stade Rennais s’est fait surprendre par un ancien de la maison, Hatem Ben Arfa. Une cinquième défaite en six matchs qui fait mal. Et qui fait mal à Julien Stéphan aussi. En fin de contrat en juin 2022, il s’est confié sur son avenir à l’antenne de Téléfoot.

"Bien sûr que je sais que je vais quitter le SRFC un jour. Quand j’ai accepté de prendre ce poste-là, j’avais bien conscience que ça pouvait arriver plus vite que si j’étais resté à la formation. On le sait. Je n’ai pas non plus envie de me projeter plus loin que cette saison-là, profiter des bons moments que l’on a à vivre, des expériences que l’on a à vivre également et puis on verra par la suite ce qu’il en sera. (…) Est-ce qu’on poursuit ? Est-ce qu’il y a de l’usure (…) Donc ça, c’est un devoir d’honnêteté intellectuelle à faire de l’actionnaire avec sa direction. Mais ça sera fait en fin de saison", a-t-il conclu.

Lors d’un entretien accordé à Téléfoot, l’entraîneur Julien Stéphan a jeté un voile sur son avenir au Stade Rennais.
ds 0248Interrogé vendredi, avant la défaite du Stade Rennais contre Bordeaux au Roazhon Park (0-1) par Téléfoot sur son avenir à moyen terme, alors qu’il est sous contrat avec le Stade Rennais jusqu’en juin 2022, Julien Stéphan a livré une réponse soulevant un certain doute : Bien sûr que je sais que je vais quitter le SRFC un jour. Quand j’ai accepté de prendre ce poste-là, j’avais bien conscience que ça pouvait arriver plus vite que si j’étais resté à la formation. On le sait. Je n’ai pas non plus envie de me projeter plus loin que cette saison-là, profiter des bons moments que l’on a à vivre, des expériences que l’on a à vivre également et puis on verra par la suite ce qu’il en sera.

"Est-ce que le cycle est terminé ?"
Et l’entraîneur de lancer, à propos d’une hypothétique prolongation de contrat : Ça, je ne sais pas, il faudra voir avec la direction. Surtout il y aura un bilan à faire à la fin de la saison puisque ce sera la fin de ma troisième saison. Est-ce que le cycle est terminé ? Est-ce qu’on en commence un autre ? Est-ce qu’on poursuit ? Est-ce qu’il y a de l’usure ? Est-ce qu’il n’y a pas d’usure ? Est-ce que tout le monde est content du travail ? Est-ce que le fonctionnement est ok ou pas ? Donc ça, c’est un devoir d’honnêteté intellectuelle à faire de l’actionnaire avec sa direction. Mais ça sera fait en fin de saison."

L’entraineur du Stade Rennais, Julien Stéphan, s’est exprimé dans une déclaration à Téléfoot au sujet d’une éventuelle prolongation en Bretagne.

ds 0247"Ça je ne sais pas, il faudra voir avec la direction surtout il y aura un bilan à faire à la fin de la troisième saison puisque ce sera la fin de ma troisième saison. Il y aura un bilan à faire. Est-ce que le cycle est terminé ? Est-ce qu'on en commence un autre ? Est-ce qu'on poursuit ? Est-ce qu'il y a de l'usure ? Est-ce qu'il n'y a pas d'usure ? Est-ce que tout le monde est content du travail ? Est-ce que le fonctionnement est ok ou pas ? Donc ça, c'est un devoir d'honnêteté intellectuelle à faire de l'actionnaire avec sa direction. Mais ça sera fait en fin de saison."

Venu en urgence pour aider Rennes, Dalbert a déçu à tous les niveaux et le club breton n'en veut déjà plus.
DS 0209

Auteur d’un début de saison tonitruant, Faitout Maouassa a subi un sérieux coup d’arrêt avec une grosse blessure à la cheville. Son remplaçant au pied levé, le jeune Adrien Truffert a répondu aux attentes, avec notamment un but et une passe décisive dès son entrée en jeu face à Monaco. Mais l’international espoir a été jugé trop jeune pour enchainer les matchs de Ligue 1 et de Ligue des Champions, et Rennes s’est ainsi fait prêter Dalbert en provenance de l’Inter Milan. Complètement mis à l’écart en Lombardie, le Brésilien avait ainsi l’occasion de se mettre en évidence en Ligue 1, où il avait brillé par le passé sous le maillot de Nice. Sportivement, ses début ont été catastrophiques, et cela ne s’est pas arrangé ensuite, à l’image de ses deux pénaltys concédés et de son rouge face à Chelsea.

En plus de cela, L’Equipe indique qu’au niveau de l’attitude, l’arrière gauche se voit beaucoup plus fort qu’il n’est réellement, et que la modestie ne fait clairement pas partie de son arsenal, avec une absence totale de remise en cause. Résultat, ces derniers temps, le Brésilien a été sorti du groupe, comme ce sera le cas ce vendredi contre Bordeaux. Désormais, le club breton regrette clairement de l’avoir fait venir pour cette saison, et envisagerait même selon le quotidien sportif de le rendre plus tôt que prévu à l’Inter, dès le mois de janvier. Ce sera difficile à boucler sachant que le prêt est signé jusqu’en juin, mais visiblement, Dalbert a déjà perdu toutes ses chances du côté de la Bretagne.

Julien Stéphan en a fait son adjoint dès sa nomination à la tête de l'équipe première du Stade Rennais. Véritable enfant du club, découvreur d'Eduardo Camavinga, Mathieu Le Scornet s'épanouit grâce au jeu et au travail technique.

DS 0201Arrivé comme jeune joueur au Stade Rennais en 1994, Mathieu Le Scornet n'a pas connu le bonheur d'une carrière professionnelle. Pas grave. Lui s'épanouit par les rencontres et par l'apprentissage. Rapidement recruté comme éducateur au club en 2000, il deviendra par la suite responsable de l'école de foot, puis de la pré-formation, avant que Julien Stéphan ne fasse appel à lui lors de sa nomination à la tête de l'équipe première du Stade Rennais en décembre 2018. Le Liffréen a le cœur Rouge et Noir, et nourrit une vraie passion pour le jeu.

Son parcours et sa relation avec Julien Stéphan

France Bleu Armorique : Que vous apporte au quotidien votre très bonne connaissance du club, vous qui y avez passé 25 ans ?

Mathieu Le Scornet : Maîtriser l'environnement, c'est toujours intéressant et c'est un souci de moins. Après, on sait que le contexte évolue au fil des années, voir au fil des mois en fonction de la saison. Maintenant, connaître les gens, que ce soit dans l'administratif ou dans le sportif, c'est toujours plus sécurisant comme contexte.

FBA : Comme Julien Stéphan, vous n'avez pas été joueur professionnel. Qu'est ce que ça change dans l'exercice de votre métier ?

Mathieu Le Scornet : Ca ne change pas grand chose, parce que comme vous venez de le dire, c'est un métier. Avoir été joueur, c'est un métier, être entraineur c'en est un autre, avec des soucis de management, d'entraînement, et de communication.

FBA : Est-ce qu'à l'inverse ça peut être un avantage, avec un regard plus neuf sur le jeu ?

Mathieu Le Scornet : Non. Moi j'ai toujours été détaché de la performance pure et dure. J'ai toujours eu cette passion pour le jeu. L'immédiateté de la performance, ce n'est pas quelque chose qui était dans mes gênes, mais on s'y fait tranquillement.

FBA : Dès son arrivée en décembre 2018, Julien Stéphan a choisi de vous nommer comme adjoint, est-ce que vous pouvez nous parler de votre relation ?

Mathieu Le Scornet : Il est arrivé comme éducateur des U19. Moi j'étais éducateur des U13. On partageait le même bureau, après sur les séances d'entraînement on était chacun avec notre catégorie donc au départ on ne partageait pas beaucoup sur le terrain. Par contre sur les échanges on s'est rapprochés au fil des années. Je crois qu'on avait une vision qui était partagée et constructive. Quand il m'a appelé pour le rejoindre chez les pros du Stade Rennais, c'était quelque chose de formidable mais de pas préparé.

France Bleu Armorique : Vous n'en aviez jamais discuté avant sa nomination, c'était une surprise ?

Mathieu Le Scornet : Une réelle surprise. Quand il m'a appelé ce lundi 3 décembre 2018, je pensais que c'était pour autre chose, plutôt d'ordre technique. Quand il m'a annoncé la nouvelle, j'avoue que j'étais un peu surpris !

FBA : Votre relation va-t-elle plus loin que le centre d'entraînement ? Est-ce qu'il y a de l'amitié entre vous ?

Mathieu Le Scornet : Dans la mesure où l'on partage pas mal de moments professionnels ensemble, et qu'en plus j'ai un grand respect pour l'homme qu'il est, ça pousse forcément les échanges. J'ai toujours aimé les gens. Quand on peut partager des moments, manger ensemble, c'est toujours sympa. Ses inspirations et mentors

FBA : Dans un précédent entretien vous parliez déjà de cet amour des gens, c'est ce qui vous a poussé vers la formation, vers l'encadrement ?

Mathieu Le Scornet : Oui. Au départ, on ne le sait pas, puis au fur à mesure du développement de notre métier d'entraîneur, on côtoie différentes personnalités, différentes sensibilités. Après, il n'y a pas que des moments privilégiés, mais j'ai eu la chance de faire de bonnes rencontres, notamment d'ordre technique qui m'ont amené à progresser dans ce métier.

FBA : Justement, l'un de vos mentors est Didier Le Bras*, est-ce que ça c'est une de vos rencontres marquantes sur le plan technique ? Je crois savoir qu'il vous a beaucoup transmis...

Mathieu Le Scornet : Didier a été à l'origine de ma venue au Stade Rennais. Il coachait mon frère (Guillaume), qui jouait en U13 dans son équipe. A force de venir voir ses matchs, on a sympathisé. Le jour où une place s'est libérée dans l'organigramme de l'école de foot, il n'a pas hésité à faire appel à moi, à me sonder pour savoir ce que j'en pensais. Et on connaît la suite ! J'ai ensuite pris la direction de l'école du foot, mais on était toujours très proches et on partageait la même vision sur le plan technique.

FBA : Que vous a-t-il transmis précisément ? Il aimait beaucoup travailler le pied de ses joueurs, est ce que c'est quelque chose que vous utilisez toujours chez les pros ? Didier Le Bras lui s'occupait exclusivement de jeunes joueurs.

Mathieu Le Scornet : Le travail technique dans sa globalité était important pour nous à l'école de foot à l'époque, dans la mesure où c'est compliqué d'avoir un projet de jeu tactique pour de très jeunes joueurs. On a cherché à d'abord développer les pieds, pour libérer les yeux et la capacité à percevoir les différents espaces de jeu, pour que l'équipe soit plus performante.

FBA : Vous auriez aimé qu'il soit encore là pour voir vos accomplissements ?

Mathieu Le Scornet : Je suis sûr que là où il est, il peut être fier de moi.

 

Son rôle dans le staff de Julien Stéphan

France Bleu Armorique : Quelles tâches Julien Stéphan vous délègue-t-il au quotidien ?

Mathieu Le Scornet : J'accompagne Julien dans tous les domaines techniques et d'entraînement. C'est lui le chef d'orchestre, c'est lui qui dispatche et je suis à son service. Je suis en charge du développement technique individuel des joueurs. C'est un domaine très intéressant, que je pratique plus avec les jeunes, parce qu'aujourd'hui le rythme des matchs est élevé et le travail collectif suffit pour les joueurs qui sont amenés à avoir le plus de temps de jeu. On essaie de faire des compléments techniques avec les autres, et le jour où ils sont appelés par le coach ils doivent être le plus prêt possible.

France Bleu Armorique : Croire qu'un joueur professionnel ne peut plus progresser techniquement, c'est une fausse idée ? On progresse encore à trente ans ?

Mathieu Le Scornet : Oui, je le crois. C'est un vaste débat, mais ça dépend de ce qui a été fait avant. Si le joueur ne s'optimise pas de lui-même, il y a une vraie marge pour progresser.

France Bleu Armorique : Je sais que vous vous intéressez également aux préférences motrices des joueurs, via la méthode Axel Foot, est-ce que vous pouvez nous expliquer un peu en quoi ça consiste et comment vous utilisez vos connaissances au quotidien ?

Mathieu Le Scornet : C'est une vision qui est là aussi partagée avec le coach. Ces connaissances là et cet outil là nous servent à optimiser la performance des joueurs. Au niveau technique surtout, mais le coach s'en sert aussi au niveau management. Cela nous donne un réel plus par rapport à l'accompagnement de nos joueurs.

 

Son travail avec les jeunes et sa relation avec Eduardo Camavinga

France Bleu Armorique : Au Stade Rennais on axe beaucoup la politique sur le centre de formation, sur sa valorisation, vous qui avez été éducateur au club, vous servez également à faire la passerelle aujourd'hui entre le centre et l'équipe première ?

Mathieu Le Scornet : Aujourd'hui, on s'inscrit pleinement dans ce qui est le projet du club, en tout cas depuis que moi j'y suis. L'équipe première doit s'appuyer sur les meilleurs éléments parmi les jeunes de l'académie. Après la passerelle se fait en fonction du contexte. Quand on les a connus jeunes, il n'y a plus cette barrière de communication au départ, donc ils sont jetés dans le bain avec le plan technique et tactique à penser. Ce sont eux d'abord qui ouvrent la porte : il faut avoir le niveau, il faut avoir les compétences pour pouvoir rentrer dans un groupe professionnel.

FBA : Au Stade Rennais, on remarque que les jeunes sont souvent tout de suite prêts à performer. Comment expliquer ça ? Est-ce que c'est la manière dont ils sont amenés au très haut niveau au club, est-ce que c'est une question de génération ?

Mathieu Le Scornet : Les générations évoluent. Les jeunes ont de plus en plus confiance et conscience de leurs niveau et de leurs qualités. La suite logique, s'exprimer dans un groupe professionnel, est optimisée. Aujourd'hui on ne parle plus d'âge ! Lorsqu'ils sont dans le groupe, c'est plutôt la compétence qui va être évaluée.

FBA : Romain Salin disait que les jeunes étaient l'âme du groupe. Comment trouver l'équilibre entre le cadre dans lequel ils doivent rentrer et leur insouciance, leur vitalité qui apporte de la fraîcheur ?

Mathieu Le Scornet : Chacun fait comme il peut et comme il veut, mais l'important c'est qu'ils rentrent dans le cadre fixé par notre coach. Il y a des règles d'action très précises, une méthodologie de travail très précise... Ils sont acteurs de leur projet, mais à travers ce cadre fixé par l'entraîneur.

FBA : C'est vous qui avez découvert Eduardo Camavinga quand il évoluait à Fougères et qui l'avez fait venir au Stade Rennais. Vous êtes fier quand vous le voyez devenir le plus jeune buteur des Bleus depuis plus de cent ans ?

Mathieu Le Scornet : Là ce sont les yeux du supporter et du spectateur averti qui sont dans le plaisir, c'est une évidence ! Après pour Eduardo, ce n'est pas arrivé d'un claquement de doigts : il travaille beaucoup. Il représente à merveille les valeurs du club chez les Bleus, mais aussi chaque week-end avec nous. L'avoir connu c'est un plus. Mais aujourd'hui, c'est surtout bien de le connaître pour lui faire passer des messages qui sont importants sur le terrain. C'est encore une fois ce contexte favorisant à l'éclosion des jeunes joueurs, on a eu la chance avec Julien d'avoir fait partie de l'aventure à l'académie et de se retrouver au plus haut niveau, c'est un clin d'oeil qui est intéressant. Maintenant, on est dans un autre monde, celui de la performance immédiate, et c'est aux jeunes de montrer au coach qu'ils ont les qualités pour faire performer l'équipe.

FBA : Mais avec Eduardo, il y a plus qu'une relation entraîneur/joueur ? Une forme de filiation ? Il était à votre mariage comme il le racontait chez nos confrères de Ouest-France...

Mathieu Le Scornet : C'est un événement annexe, mais au départ la relation s'est construite sur le mode entraîneur/entraîné. Après dans une progression il y a des moments plus délicats que d'autres et c'est dans ces moments que l'on doit dialoguer. Ce sont des moments pour développer d'autres vecteurs, d'autres aptitudes. On a toujours été proches de nos jeunes à l'académie et c'est pour ça que cette relation avec Eduardo continue d'exister. Ses objectifs personnels

France Bleu Armorique : Vous venez d'obtenir le BEFF, l'un des derniers grades de diplômes délivrés par la FFF, avant le BEPF qui permet d'entraîner une équipe pro. Vous vous imaginez prendre un jour la tête d'une équipe première vu votre parcours ?

Mathieu Le Scornet : Aujourd'hui, je ne me suis jamais projeté dans cette direction-là. Par contre, me former a toujours été pour moi une obsession. Pour toujours continuer de progresser, d'évoluer, d'être le plus complet et le plus compétent possible, pour faire progresser les joueurs qu'on a à disposition.

FBA : Donc pas d'objectifs d'être numéro 1 dans un club pro à long terme ?

Mathieu Le Scornet : Aujourd'hui, je vis quelque chose de formidable, je continue à progresser chaque jour dans ce nouvel univers. Cela fait deux ans et demi que j'y suis, et tous les jours il y a quelque chose à apprendre. je suis dans cette optique là, de toujours progresser pour être le meilleur possible. La saison en cours

France Bleu Armorique : Comment vous vivez cette saison au rythme infernal ? Est-ce que vous arrivez à vous adapter au niveau du staff ?

Mathieu Le Scornet : C'est une cadence infernale, mais une cadence méritée. Le travail du coach et le travail des joueurs est récompensé par la Ligue des Champions. Quand on rentre dans ces compétitions-là, on connaît la cadence de jouer tous les trois jours. le travail est fait d'une autre manière, avec moins de charge sur le terrain, et plus de charges vidéo, tactique, entretien, pour continuer à faire progresser les joueurs entre chaque match.

FBA : Et découvrir cette Ligue des Champions pour un enfant du club comme vous, qu'est-ce que ça représente ?

Mathieu Le Scornet : C'est une énorme fierté de faire partie de ce projet. On s'est pincés quand on a appris la nouvelle ! C'est un des moments appréciables, mais c'est le métier, il faut se préparer à ça et on s'est préparés à ça.

FBA : Est-ce que vous arrivez quand même parfois à réaliser que vous faîtes partie de cette belle génération rennaise, qui fait rêver les supporters comme ils n'avaient pas rêvé depuis longtemps ?

Mathieu Le Scornet : On profite d'un travail de très longue haleine. Autant aujourd'hui on fait partie des beaux moments, avec la Coupe de France 2019, mais j'étais déjà au club quand on l'a perdue. Il y a eu beaucoup de choses de faites pour en arriver là aujourd'hui. On ne peut pas oublier l'histoire non plus. Il y a eu beaucoup de moments douloureux, mais le club a toujours travaillé pour avoir des jours meilleurs. Ca se concrétise aujourd'hui, mais finalement, la roue tourne toujours donc il faut sans arrêt continuer d'être performants.

 

* Didier Le Bras est un ancien éducateur du Stade Rennais et du CO Pacé, décédé en 2018. Il est l'auteur du livre "Foot passion, foot prison ?" aux éditions Jets d'encre.

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Pour la première fois depuis son arrivée dans le monde professionnel, Eduardo Camavinga a fait son apparition dans la salle de presse du Roazhon Park, ce mercredi midi, avant son retour sur les terrains contre Bordeaux. Remis de sa blessure musculaire, le milieu de terrain rennais a rappelé qu'il n'était pas "focalisé sur la possibilité de disputer l'Euro" avec l'équipe de France l'été prochain.

Resté au calme pendant cette trêve internationale, Camavinga a pu se remettre en forme physiquement et surtout fêter sa majorité. Avec un beau cadeau le jour de ses 18 ans : le permis de conduire. "Je l'ai eu la semaine dernière, a souri le gamin de Fougères. Je l'ai eu du premier coup, haut la main ! J'étais conscient de mes qualités au volant, comme on dit. En revanche, mes parents ne me laissent pas encore trop conduire tout seul encore, donc je vais attendre d'avoir ma première voiture. C'est pour bientôt."

Une étape de plus dans la vie du jeune Camavinga, pour qui tout va très vite depuis sa première apparition en Ligue 1 au mois d'avril 2019. "Je sors beaucoup moins maintenant, c'est clair. Et quand je sors, je me cache un peu, a-t-il admis. Mes adversaires sur le terrain me regardent plus depuis un an et demi aussi, ça joue. Mais j'ai mes parents qui sont proches de moi, je sais qu'à la moindre bêtise, je vais me faire rappeler à l'ordre. J'ai le droit au petit discours de temps en temps." Sous contrat avec le SRFC jusqu'en 2022, Camavinga a résisté à la pression des nombreuses questions autour d'une éventuelle prolongation, bottant en touche et se concentrant sur le terrain et l'instant présent à Rennes.

Il s'agit désormais de ne pas se tromper de route.

Le comité de gestion de la Prévalaye devait donner la parole aux opposants de l’extension du centre d’entraînement du Stade rennais.
DS 0194Ils attendent de voir. C’est en substance le bilan du premier "comité de gestion de la Prévalaye", qui s’est tenu le 16 octobre. Au menu, notamment, le projet polémique d’agrandissement du centre d’entraînement du Stade rennais. Installé là depuis 2000, les Rouge et noir s’y sentent un peu à l’étroit.

Le club y regrouperait bien son école de formation et construirait, en plus, des terrains d’entraînement pour les joueurs. Soit une extension de 8 ha. Début juillet, le président du club, Nicolas Hovleck, avait surpris son monde sur le plateau de l’émission de TVR Pleine lucarne en annonçant que les travaux pourraient commencer dès la fin 2021. Le dirigeant laissait même entendre qu’il en avait parlé avec Nathalie Appéré (lire Le Mensuel de Rennes de septembre).

Le sang des associations riveraines, dont une partie gravite autour de la défense de l’environnement et de l’agroécologie, n’avait alors fait qu’un tour. Pour elles, l’extension ne pourra se faire qu’en sacrifiant des terres cultivables. Un comble alors que la mairie s’était engagée à développer l’agriculture urbaine dans ce coin de nature aux portes de la ville.

Dans l’attente
Nicolas Hovleck a-t-il parlé trop vite à l’époque ? Oui. C’est en tout cas ce qu’ont compris plusieurs personnes présentes à la réunion du vendredi 16 octobre, en écoutant l’émissaire du club. Le projet est à l’ébauche et les travaux ne commenceront pas en 2021. "Rien n’est acté", confirme Didier Chapellon, adjoint à la biodiversité, aux manettes du comité de gestion.

D’après l’élu, des échanges ont bien eu lieu entre le Stade rennais et les services techniques de la Ville. "Mais pour le moment, on ne sait pas grand-chose de ce que sera leur projet", insiste-t-il, en soulignant la volonté du club d’associer les riverains à la réflexion. Il le concède cependant : selon toute vraisemblance, l’enceinte du futur centre d’entraînement devrait intégrer des terres agricoles. Elles sont situées à proximité immédiate de l’installation actuelle. Et le club entend garder une continuité entre ses différents bâtiments et ses terrains d’entraînement.

Les voisins des Rouge-et-noir sont donc, pour le moment, dans l’attente. Et restent vigilants. "La personne envoyée par le club nous a parlé de la volonté de construire avec nous ce projet mais nous ne savons pas vraiment ce que ça veut dire", s’interroge Nicolas Bon, président du Collectif agriculturel de la Prévalaye.

L’association a été retenue par la mairie pour transformer l’ancienne ferme de la Basse-cour en tiers-lieu. "On est tenté de croire que l’initiative de ce comité de gestion est sincère et que l’on ne nous réunira pas simplement pour nous présenter les décisions". L’instance a aussi vocation à être impliquée sur tous les projets du secteur, et pas seulement celui du club de foot. Mais la défiance est là. D’autant que les élus ont prévenu : c’est bien eux qui arbitreront.

Aujourd’hui journaliste à L’Equipe, Yohann Hautbois, originaire du Pays de la Roche aux Fées, a écrit ses premiers articles à la rédaction du Journal de Vitré.
ds 0319Né à Rennes, et ayant grandi à Brie, près de Janzé, Yohann Hautbois s’est d’abord essayé au football. Au Stade Rennais, puis en sports études à Nantes.

Mais il comprend très vite qu’il n’a pas le niveau pour aller plus loin dans ce sport et se dirige alors vers des études pour devenir journaliste dans le reportage de guerre.

Ainsi, après le lycée Jean-Marie de la Mennais à Retiers, il démarre des études.
D’abord une licence d’Histoire, puis une maîtrise en Sciences politiques à Rennes 1. En parallèle, il écrit ses premières lignes au Journal de Vitré.

Une rencontre décisive à Kaboul
Yohann Hautbois débute en septembre 2000 comme correspondant sur le secteur de Janzé. "ça a été un centre de formation incroyable, grâce à Nicolas Bernard, le rédacteur en chef et Alexandre Boudard. Ils m’ont donné ma chance et m’ont fait confiance. Je leur suis très reconnaissant.":
Nicolas Bernard, avec qui il est resté ami, se souvient d’un correspondant "qui était bleu journalistiquement, mais qui avait très envie de faire ce métier, curieux, persévérant et qui aimait déjà pas mal la photographie".

Après, un stage au journal Le Monde en juin 2001, Yohann est contacté en septembre par Jean-Michel Desaunai pour occuper un poste sur le secteur de Rennes-Cesson-Noyal pour Le Journal de Vitré. Un poste qu’il occupera pendant 10 mois.
Une occasion que ce passionné de foot ne peut refuser. Après une année à enchaîner les piges pour des journaux rennais, Yohann décide en juin 2003 de partir à Kaboul en Afghanistan avec une association humanitaire du Nord de la France.

Entre Coupe du monde et Tour de France
Là-bas, Yohann va faire une rencontre décisive dans les rues de Kaboul.

"J’ai la chance de tomber sur le président de la fédération afghane de football, qui me raconte comment il tente de rebâtir le foot dans ce pays décimé par la guerre. Je passe plusieurs jours avec lui, il m’emmène sur le terrain, et je raconte ce que je vois, je prends des photos. En rentrant en France, c’est grâce à ce reportage que je suis repéré par France Football et L’Equipe qui me font ainsi piger régulièrement."

Yohann s’installe donc à Paris et est embauché à France Football en 2005, puis à L’Equipe en 2008.

"J’ai commencé dans la rubrique foot, où j’ai pu couvrir des événements comme la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud ou encore à Haïti et au Brésil pour la Coupe du Monde féminine 2011. Puis, je suis aussi passé dans la rubrique Extra où là j’ai pu toucher un peu à tous les sports comme le tennis avec Roland-Garros ou encore le cyclisme avec le Tour de France."
Un événement qui ne laisse pas insensible ce passionné de cyclisme, qui n’hésite pas à rentrer en Bretagne à vélo pour ses vacances d’été.

Depuis 2015, le journaliste breton est revenu dans la rubrique foot du principal quotidien sportif français.

En parallèle, il travaille aussi pour un éditeur, pour lequel il écrit notamment chaque année depuis trois ans 50 stars de la saison de football international, ou co-écrit la biographie de l’internationale française Wendie Renard.

Des projets éditoriaux
Et puis, en 2019, ce supporter du Stade Rennais, raconte dans un livre l’incroyable saison de l’équipe bretonne en relatant son épopée européenne et sa victoire en Coupe de France.

Un domaine de l’édition dans lequel il s’épanouit. "Je prends beaucoup de plaisir à écrire des livres", comme dans celui de la photographie, une autre grande passion du reporter.
Qui sait, peut-être un jour, pourrons nous observer une exposition de ses photos à Vitré ?

À l'origine de 48 000 décès en France chaque année, la pollution atmosphérique pourrait particulièrement impacter la santé des footballeurs, qui inhalent beaucoup de polluants puisqu'ils jouent souvent dans des stades situés près des axes routiers.
DS 0183"Il est plus que jamais nécessaire de protéger les joueurs. Nous devons prendre soin d'eux et les préserver contre les risques auxquels ils sont exposés." Pendant la première vague de Covid-19, Sylvain Kastendeuch, le coprésident de l'UNFP, avait délivré un message clair. La santé des joueurs doit passer avant tout le reste. Une prise de position forte qui vient se confronter, plus que jamais, à la réalité. Depuis la parution de sa tribune dans Le Monde, le 20 avril, nombre de joueurs ont été contaminés par le virus. Aucun n'a développé de forme grave, à l'exception de Junior Sambia. Admis en réanimation en avril dernier, le Montpelliérain de 24 ans a rapidement retrouvé l'intégralité de ses moyens physiques et enchaîne les matches depuis le début de la saison.

La deuxième vague est là, le Championnat se poursuit, mais une autre menace, plus sournoise, plane sur la santé des joueurs : la qualité de l'air. Car celui qu'ils respirent est loin d'être sain. Il est même tellement médiocre que notre pays a de nouveau été condamné le 30 octobre dernier, par la Cour de justice européenne, pour non-respect de sa qualité dans une douzaine d'agglomérations, notamment Paris, Marseille, Lyon, Nice, Strasbourg, Montpellier ou encore Reims (Toulouse, Grenoble, Clermont-Ferrand, Toulon et la vallée de l'Arve, au pied du mont Blanc, sont les autres zones concernées). Autant de villes qui comptent des clubs de Ligue 1.

Tous les joueurs de notre Championnat ont été exposés à une forte pollution atmosphérique et ils en ont absorbé beaucoup plus que le commun des mortels. "Plus on fait d'exercice, plus on inhale d'air, donc plus on absorbe de polluants", explique Gilles Dixsaut, médecin et président de la Fondation du souffle. "Durant un exercice intense, les athlètes peuvent respirer plus de 6 000 litres par heure. C'est six fois plus que pendant un exercice léger, celui d'un sportif amateur, et c'est jusqu'à douze fois plus qu'au repos. Un sportif inhale donc douze fois plus de polluants qu'un citadin lambda", détaille Rachel Nadif, responsable de l'équipe d'épidémiologie respiratoire intégrative à l'INSERM, qui effectue des recherches sur le lien entre la qualité de l'air et la santé des athlètes.

Ces polluants pénètrent directement dans le corps des footballeurs, puisqu'ils respirent par la bouche et ne bénéficient pas de la protection - relative - de leurs filtres nasaux. Pêle-mêle, ils inhalent de l'ozone, du dioxyde d'azote, des particules fines (PM10, PM2.5) et ultrafines (PM 0.1), dont le diamètre est inférieur à 10, 2,5 et 0,1 micromètres (millièmes de millimètre). À titre de comparaison, un cheveu humain est environ 20 fois plus gros qu'une particule PM2,5.

Dans ce cocktail, ces dernières particules, formées principalement par le trafic routier, sont les plus problématiques. "Plus elles sont fines, plus elles vont descendre profondément dans l'arbre bronchique, jusqu'à passer dans la circulation sanguine", éclaire Rachel Nadif. Elles sont particulièrement présentes dans les stades de Ligue 1 situés à quelques mètres d'axes routiers à très fort trafic pour en faciliter l'accès : des périphériques (Rennes, Nantes et Paris), des routes nationales (Dijon, Montpellier et Lille) et des autoroutes (c'est le cas de 12 stades, dont Lyon, Nîmes ou de nouveau Lille). "C'est une ânerie de les avoir construits à ces endroits, peste le Dr Dixsaut. On met en danger la santé des joueurs." Même si, reconnaît-il, "à l'époque de la construction de certains stades, on ne connaissait pas les risques liés à la pollution atmosphérique".

"Inhaler des polluants à doses trop importantes, de manière fréquente et régulière, a des incidences sur la santé. Ça a été démontré", avance Rachel Nadif. Et comme les footballeurs en absorbent plus que les autres, ils sont davantage à risques. Pascal Andujar, professeur des universités et praticien hospitalier, les énumère : "Il y a des risques de survenue ou d'aggravation de maladies respiratoires, telles que les asthmes, la bronchopneumopathie chronique obstructive, mais aussi des pathologies cardio-vasculaires, des accidents vasculaires cérébraux ou infarctus du myocarde, et le cancer du poumon." Autant de maladies qui augmentent le risque de développer des formes graves du Covid-19.

Une étude publiée fin octobre par la revue Cardiovascular Research démontre d'ailleurs que la pollution de l'air est un facteur important et aggravant de comorbidité. "Des questions commencent à se poser pour des maladies neurodégénératives", ajoute Andujar. "La pollution de l'air peut aussi être à l'origine de démences, de type Alzheimer, acquiesce le Dr Dixsaut. Mais aussi de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), connue sous le nom de maladie de Charcot. C'est un gros problème chez les sportifs de haut niveau, notamment en Italie."

Cette maladie neurologique, qui entraîne une paralysie progressive du corps, a tué plusieurs dizaines d'anciens joueurs de Serie A. Pietro Anastasi, un des plus grands buteurs de l'histoire de la Juventus, en a été victime en début d'année. Pour le médecin, "il y a probablement un lien avec l'exposition à la pollution générée par le trafic de l'autoroute situé à côté de l'ancien stade de la Juve. On ne peut pas faire de relation de causalité étant donné qu'il n'y a pas eu d'étude, mais la relation parait logique." Une théorie pour l'instant impossible à confirmer.

En revanche, une étude réalisée par Santé publique France estime que la pollution de l'air est responsable de 48 000 décès prématurés en France chaque année. Ce mauvais air réduit également l'espérance de vie. La baisse est de l'ordre de 15 mois en moyenne dans les zones urbaines de plus de 100 000 habitants, soit toutes les villes où sont basés les clubs de notre Championnat.

Parmi les stades à l'air particulièrement nocif, ceux de Paris et Marseille ont déjà été pointés du doigt. Le 18 septembre 2019, soir de PSG - Real Madrid (3-0), le taux de microparticules à proximité du Parc des Princes avait été mesuré par l'association Airparif : il était de 16,3 g/m3. Soit plus que la valeur recommandée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui est de 10 g/m3. En 2018, Greenpeace avait également effectué des mesures dans des stades municipaux à Paris, Marseille et Lyon, et avait trouvé le taux assez démentiel de 109,9 g/m3 de dioxyde d'azote dans la ville de l'OM. Près de trois fois le taux préconisé par l'OMS (40 g/m3) !

Étant donné que l'OMS a préconisé ces taux, ne serait-il pas logique de les respecter pour jouer au foot ? "Le problème, c'est qu'on ne sait pas quel seuil considérer pour la pratique du sport", répond Gilles Foret, physico-chimiste de l'atmosphère. "Il n'y a pas de valeur en dessous de laquelle il n'y a aucun risque", complète Gilles Dixsaut, avant d'ajouter : "Il est plus facile de se protéger de ce coronavirus avec des moyens appropriés que de la pollution atmosphérique contre laquelle il n'existe aucune possibilité claire de protection."

Alors que le Championnat a repris avec d'extrêmes précautions pour limiter les contaminations au Covid-19, il n'existe aucun point de règlement consacré à la qualité de l'air dans les règlements de la LFP. Aucun match n'a été reporté à cause d'un pic de pollution.

Ce danger est pourtant suffisamment pris au sérieux, notamment par l'IAAF, la Fédération mondiale d'athlétisme, qui a installé des capteurs dans tous ses stades. Concernant le foot, une solution serait de limiter la circulation routière autour des enceintes : selon le ministère de la Transition écologique, le trafic routier est à lui seul responsable de 57 % des émissions d'oxyde d'azote et d'une part significative des émissions directes de particules fines. "Ce serait efficace en hiver ou au printemps, où l'on trouve les taux de particules les plus élevés, estime Gilles Foret. Mais ce serait inefficace l'été, lorsque le polluant principal est l'ozone." La seule solution serait donc de réduire les émissions à la source. "Il faudrait non seulement diminuer la circulation mais aussi rendre les véhicules plus propres", résume Gilles Foret.

De la théorie à la pratique, le premier confinement est passé par là. En Île-de-France, les concentrations de particules ultrafines ont baissé de 50 %. Du jamais vu en quarante ans. Les niveaux d'oxyde d'azote ont également diminué partout en France, a dévoilé l'AASQA, le réseau des associations qui, chaque jour, surveille, mesure et informe sur la qualité de l'air. Une baisse de 75 % à Nantes, 73 % à Paris ou encore 69 % à Marseille, ce qui aurait évité 1 230 morts dans notre pays, selon le Centre for Research on Energy and Clean Air. Depuis la fin du premier confinement, la reprise progressive du trafic a conduit à une remontée des quantités de polluants à des niveaux équivalents à 80 % des émissions observées auparavant.

L'amélioration de la qualité de l'air profiterait à l'ensemble de la société, et donc en premier lieu aux footballeurs. Le gouvernement a d'ailleurs récemment promis la création d'une dizaine de zones à faibles émissions d'ici à 2021. Et a annoncé le renforcement du dispositif de surveillance en y intégrant les pesticides, que l'on retrouve dans toutes les pelouses des terrains de foot et qui présenteraient également des dangers pour la santé. Pour les footballeurs, les risques du métier sont peut-être bien plus élevés que ce qu'ils imaginent.

Tandis que le Stade Rennais se prépare à la réception de Bordeaux (vendredi 20 novembre) durant cette trêve internationale, Faitout Maouassa et M’Baye Niang ont effectué leur retour à l’entraînement collectif.
DS 0179Après deux défaites 0-3 à Chelsea en Ligue des champions puis Paris en Ligue 1, le Stade Rennais profite de la trêve internationale pour travailler en vue de la réception de Bordeaux, vendredi 20 novembre.

Niang opérationnel plus rapidement
Privé de plusieurs internationaux partis en sélection, le staff professionnel du Stade Rennais a néanmoins enregistré les retours de Faitout Maouassa et M’Baye Niang aux séances d’entraînement collectif. Le latéral gauche a un temps de retard sur l’attaquant, qui n’a cessé de travailler en individuel depuis le début de saison, alors que l’ancien Nancéien était tenu écarté des pelouses à cause d’une blessure. L’international sénégalais devrait donc logiquement être opérationnel plus rapidement.

Le 10 novembre 2002 est né Eduardo Camavinga. 18 ans plus tard, Iceman épate la planète football toute entière et décroche un record à chaque fois qu’il a la balle au pied. L’occasion de découvrir ou redécouvrir le Rennais en 18 anecdotes.

DS 0168

  1. Rescapé. Né en Angola, Eduardo Camavinga n’est devenu français qu’en 2019, ses documents d’état civil ayant brulé dans l’incendie de la maison familiale.
  2. Précocité. Lorsqu’il est en CP, plusieurs surveillants de son école de Bretagne remarquent son talent inné pour le football et poussent ses parents à l’inscrire au club de la ville.
  3. Caractère. Lors de son premier entraînement avec l’équipe première du Stade Rennais, Eduardo Camavinga a taclé de façon très marquée Hatem Ben Arfa.
  4. Parle pas d’âge. Il est le premier joueur né en 2002 à avoir joué dans un des cinq grands championnats européens.
  5. Impatient. Le 11 novembre 2019, il remplace au pied levé Mattéo Guendouzi en Équipe de France Espoirs, moins d’une semaine après sa naturalisation.
  6. Supercentenaire. Face à la Croatie en septembre dernier, il est devenu le plus jeune joueur français à être sélectionné depuis 1910.
  7. Timide. Avec les Bleus, il attend généralement que tout le monde soit assis dans le bus ou à table avant de s’installer.
  8. Impatient, bis. Il est également le plus jeune joueur pro, buteur et passeur décisif du Stade Rennais.
  9. Serein. À dix-sept ans et onze mois et face à l’Ukraine, il est devenu le plus jeune buteur des Bleus. Le tout avec un geste acrobatique, dos au but et en pleine lucarne.
  10. Sobriquet. Grâce à ses performances remarquées, L’Équipe le surnomme régulièrement « Eduardo pieds d’argent » dans ses colonnes.
  11. Rêve. Depuis tout petit, Camavinga est fan des Bleus, à tel point qu’il revisionne régulièrement la finale de la Coupe du Monde 1998.
  12. Responsabilités. « Ce qui vient de nous arriver est tragique mais c’est toi qui va relever la famille » lui a dit son père après l’incendie de leur maison. Devin ?
  13. Éclectisme. Lors de sa formation, il a évolué en attaque et en défense centrale avant d’être replacé au milieu.
  14. Basileboliesque. À 17 ans et 341 jours, il est devenu le plus jeune joueur à franchir la barre des 50 matches en Ligue 1. Mieux qu’un certain Basile Boli.
  15. Intégration. À Rennes, c’est Steven Nzonzi qui l’a pris sous son aile et qui l’aide au quotidien à se dépasser.
  16. Idole. Eduardo Camavinga est un fan assumé de Cristiano Ronaldo, qui lui a remis son maillot lors du dernier France – Portugal.
  17. Précocité, bis. Dans sa musette des records, le moins glorieux est sûrement celui décroché le 24 octobre 2019. A cette date, il est devenu le plus jeune joueur de l’histoire à être expulsé en Ligue Europa.
  18. Lucidité. Après une première saison réussie en 2019-2020, il a choisi de rester à Rennes pour s’aguerrir une année supplémentaire avant de s’envoler vers un top club.

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2 décembre 2020

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