• DS_0210.jpg
  • DS_0148.jpg
  • DS_0123.jpg
  • DS_0071.jpg
  • ds_0712.jpeg
  • ds_0609.jpeg
  • ds_0794.jpeg
  • ds_0404.jpg
  • DS_0029.jpg
  • ds_0272.jpg
  • DS_0213b.jpg
  • ds_0761.jpeg
  • DS_0012.jpg
  • ds_0376.jpg
  • ds_0671.jpeg
  • DS_0090.jpg
  • ds_0285.jpg
  • ds_0357.jpg
  • ds_0435.jpg
  • DS_0184.jpg

Ancien joueur de l'équipe de France, du Stade Rennais, du RC Lens ou de l'OL, Tony Vairelles a été condamné à trois ans de prison ferme ce lundi par un tribunal de Nancy.

ds 0834

Agé de 49 ans, Tony Vairelles a pris sa retraite de footballeur depuis près de 10 ans, mais personne n’a oublié le formidable joueur qu’il a été, notamment sous le maillot de Lens, avec qui il a été champion de France, et de Lyon, ce qui lui avait valu d’être retenu en équipe de France après le Mondial 1998. Mais si Tony Vairelles fait parler de lui en 2022 c’est hélas dans la rubrique des faits divers. Jugé en mars derniers avec trois de ses frères pour avoir tiré sur trois videurs d’une boîte de nuit en octobre 2011, l’ancien joueur a été reconnu coupable et condamné à trois ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Nancy pour « violences avec arme » et il va donc retourner en prison. Dans le cadre de cette affaire, Tony Vairelles avait déjà passé cinq mois en prison un an après les faits.

Pris à partie par les supporters des Girondins de Bordeaux lors de la défaite de Marine et Blanc contre Montpellier (0-2), ce dimanche, Benoît Costil a notamment subi des accusations de racisme. Le portier de 34 ans peut compter sur le soutien affiché par les supporters du Stade Rennais, son ancien club.

ds 0819

Benoît Costil vit sans doute ses heures les plus difficiles en tant que gardien des Girondins de Bordeaux. Dimanche, lors du revers concédé par les Bordelais contre Montpellier (0-2), le portier de 34 ans a été pris à partie par une grande parie des supporters du Matmut Atlantique. Alors qu’un échange très tendu a eu lieu entre le porte-parole des Ultramarines et Costil à la fin de la première période, le groupe de supporters majoritaire du club aquitain a ensuite scandé des « Costil raciste » depuis les tribunes de l’enceinte bordelaise.

Costil a le soutien du vestiaire
Face à l’attitude des supporters, et ce malgré le mutisme de la direction girondine sur ce sujet, le vestiaire a fait savoir qu’il faisait bloc autour du gardien de 34 ans. Concernant ces faits supposés de racisme, aucun élément précis n’a été communiqué par les Ultramarines.

Dans la tourmente, Benoît Costil peut compter sur les fans du Stade Rennais. Le gardien, passé par le club rouge et noir entre 2011 et 2017, a reçu plusieurs messages de soutien sur les réseaux sociaux. « Costil raciste… et puis quoi encore ? ! ? On connaît bien Benoît à Rennes… Et c’est des grosses conneries… » ou encore « C’est indigne de s’en prendre ainsi à un tel gardien qui se dépense sans compter dans tous les clubs où il évolue avec un professionnalisme remarquable ; la bêtise de certains supporters atteint des sommets de médiocrité ».

Le hashtag #SoutienCostil a rapidement été repris sur les réseaux sociaux.

Après 29 journées, les Girondins de Bordeaux pointent à la 20e place, à 6 points du premier non-relégable.

Raphinha est courtisé par le FC Barcelone, qui a même proposé 35 M€ pour le faire venir la saison prochaine. C'est Leeds qui tient désormais les manettes. Plusieurs options se posent devant le club anglais, certaines plus risquées mais aussi plus lucratives que d'autres.
ds 0818

La carrière de Raphinha risque bien de prendre un tournant à la fin de cette saison. Depuis son arrivée en Angleterre à l'été 2020 et sous les ordres de Marcelo Bielsa, l'ailier a pris une dimension internationale. Appelé depuis l'an dernier par la Seleçao (6 sélections, 3 buts), le Brésilien est devenu l'un des joueurs clés de Leeds, malgré cette dernière saison en dent de scie, voire carrément mauvaise. Les résultats ont même eu raison de l'entraîneur argentin, pourtant adoré par tout le monde.

Raphinha (25 ans) risque d'être le prochain à partir sur la liste. Ses prestations sont épiées par l'Europe du football. Le PSG s'est intéressé à lui puis le Bayern Munich a été tout proche de sortir le carnet de chèques cet hiver. On parlait alors d'un transfert bouclé à 50 M€. Il est finalement resté chez les Peacocks jusqu'à la fin de la saison afin de les aider à obtenir le maintien. C'est d'ailleurs en partie de cela dont il s'agit dans cet article car Leeds occupe une préoccupante 16e place, 7 points devant le premier relégable.

Leeds hésite pour Raphinha
De cet avenir en Premier League dépendra aussi l'avenir de l'ancien Rennais. Le maintien ou non déterminera surtout sa valeur. On apprenait hier par l'intermédiaire des médias catalans que le FC Barcelone l'avait choisi pour assurer l'avenir après le départ très probable d'Ousmane Dembélé, en fin de contrat en juin prochain. Une offre de 35 M€ a même déjà été formulée, alors que Leeds l'avait recruté environ 20 M€ à Rennes. Une belle somme mais qui pose aussi un joli casse-tête à la direction.

Tandis que les négociations pour une prolongation n'avancent pas, le Brésilien possède une clause libératoire de 75 M€, une somme beaucoup trop élevée pour les finances blaugranas. Le club anglais serait inspiré de refuser l'offre barcelonaise pour faire grimper la note seulement il y a un gros risque. Selon Sport, cette clause tombe à 25 M€ en cas de relégation en Championship. La possibilité d'une descente en fin de saison existe car Everton, actuel 17e, a trois matchs de retard, comme Burnley, 19e, et 8 points derrière les Whites.

Un risque réel de relégation
Watford (18e) et Norwich (20e), les deux autres relégables, comptent également un match en moins par rapport à Leeds, qui a réussi à mettre fin à une série de 8 matchs sans victoire (7 défaites) il y a dix jours, notamment grâce la venue de Jesse Marsch. Le nouvel entraîneur sait d'ailleurs qu'il sera compliqué de conserver ses meilleurs joueurs. «J'aimerais garder des gars comme Kalvin (Philipps), Patrick (Bamford) et Raphinha. J'aimerais garder ces gars ici aussi longtemps que possible. Alors on verra. Ces conversations auront lieu.» Même en cas de maintien.

L'ancien milieu de terrain Jean-Luc Ribar, formé à Saint-Etienne et passé par le Stade Rennais à la fin des années 80 et début 90, est mort, à l'âge de 57 ans.

ds 0815

Formé à l'ASSE, qui annonce son décès, Jean-Luc Ribar a porté le maillot rouge et noir durant 183 matchs, rapporte le site rougemémoire. Le joueur est également passé par Lille et Quimper durant sa carrière. Une carrière stoppée à l'âge de 30 ans, suite à des problèmes de hanche.

"Ce passionné de basket dirigeait plusieurs entreprises de nettoyage dans sa ville natale", indique l'AS Saint-Étienne qui "pleure la disparition tragique et soudaine de son ancien joueur." Une minute d'applaudissements en mémoire du milieu défensif est prévue ce vendredi soir, à l'occasion de la rencontre de Ligue 1 ASSE-Troyes.

Il fut le milieu de terrain et capitaine du Stade Rennais au début des années 2000 jusqu’à son départ en 2008. Des anecdotes, Etienne Didot en a des sacs entiers. Voici quelques secrets et petites perles de vestiaires, pour votre plus grand plaisir.

ds 0809

Ton plus gros fou rire à l’entraînement ou en causerie ?

Il y en a eu tellement, même un peu étouffés… Dans une carrière, tu en entends des choses mais là, comme ça, je dirais quand même avec Vahid Halilhodzic, qui m’appelait Maradona à l’entraînement parce que j’étais petit et que j’avais du réussir deux dribbles dans une séance. Du Vahid…

La plus grosse énigme connue dans le vestiaire ?

Alors là, je pense à Georgei Ivanov. Le mec est arrivé, c’était une star en Bulgarie, on pensait que le mec allait être super fort et tout. Et puis non… Il ne s’est jamais adapté sur le terrain mais le plus drôle, c’était à côté. Le mec était sympa, venait avec nous sur les sorties mais arrivait toujours aux repas avec une compagne différente. Déjà ça, c’était énorme mais le mieux, c’est avant un match de Ligue 1, où juste avant l’échauffement, on le cherche, on ne sait pas où il est puis on le retrouve aux toilettes en train de fumer sa clope. Franchement, exceptionnel !

Le pire souvenir en « Rouge et Noir » ?

Je ne vais pas être très original mais ce « foutu » Lille – Rennes… Dans les vestiaires, certains pleuraient, nous étions totalement dégoutés ! C’était terrible de se faire cueillir comme ça après une saison pareille. Nicolas Fauvergue ? Ah ça, on l’a tous eu mauvaise, bien sûr, surtout , au-delà de son but, pour la célébration qui a suivie. On aurait dit qu’il venait de gagner la coupe du monde alors que Lille ne jouait rien et nous tuait notre rêve, propre et net. Je l’avais connu en espoir, sur le moment, je lui ai demandé mais pourquoi « tu fêtes ça comme ça ? » C’était une émotion incroyable qui reste encore vive aujourd’hui.

A l’inverse, la meilleure ?

J’avoue que mon but marqué à la Beaujoire et la fin de la série sans victoire à Nantes pour nous, c’était aussi très fort, à part !

Le mec le plus fou dans un vestiaire ?

Alors, petite entorse, ce n’est pas à Rennes pour le coup mais à Toulouse, avec « Dédé » Gignac. Comme ça, on ne dirait pas mais ce mec, c’est connerie sur connerie, tout le temps. Un hyper actif en la matière ! A Rennes, on n’avait pas ce mec, un peu fou. Peut-être mon copain Ivanov, à la rigueur !

Les joueurs les plus forts avec qui tu aies joué ?

Ah là, il y a du monde, difficile d’en ressortir mais quand même, Olivier Monterrubio, c’était assez dingue ce qu’il faisait avec son pied. Il mettait le ballon où il le voulait, il a été très fort chez nous. John Utaka, également, on en parle moins mais quel attaquant ! Ensuite, évidemment, deux monstres, Yoann Gourcuff et Petr Cech, chacun dans son registre.

La meilleure troisième mi-temps ?

Après Lille, paradoxalement… Nous sommes rentrés dans la nuit à Rennes et nous avions envie, malgré tout, de rester ensemble. On avait réservé le Pub Gall, pour noyer un peu notre chagrin. La nuit fut courte et le lendemain, à Langoat, mon père organisait un match de charité avec notamment une sélection de joueurs bretons de Ligue 1… J’y suis passé, avec Christophe Revault et du coup, on a pris de nouveau un peu de temps pour rester sur place, trinquer… Puis j’ai fini au petit matin avec Christophe, pour terminer la fête. Nous avons bien eu besoin, au final, de 72 heures pour évacuer cette défaite mais a aussi en retirer de beaux souvenirs…

As-tu un dossier sur un gars pour qui cela est très difficile à trouver, à savoir notre ami Romain Danzé ?

Ah, Romain ! Difficile, franchement ! Il a toujours été très pro, c’est un super mec. On a bien essayé de l’emmener avec nous, parfois, il venait hein, mais restait super calme, tranquille. Désolé, mais de dossier sur Romain (rires) !

Si tu devais partir en vacances avec Laszlo Boloni ou Vahid Halilhodzic, qui choisis-tu ?

Ah, franchement, pas évident mais j’y vais avec Vahid. D’une manière ou d’une autre, je suis sûr qu’il y a moyen de déconner quand même !

Tu dois choisir quelqu’un pour te relooker. Tu appelles Laurent Batlles ou Arnaud Le Lan ?

Oh, c’est moche ça ! Direct, Lolo Batlles. Oui, look très soft, « style papa » mais une fois, avant d’entrer en boite, il m’a prêté un jeans et ça, c’est gravé à vie (rires) !!! Arnaud, ce n’était pas possible, parfois il arrivait en tenue de peintre avec encore un peu de peinture dans les cheveux. Ah Nono…

Entre toi et Yoann Gourcuff, qui est le plus breton ?

Ah, bonne question mais il n’y a pas de débat et j’espère qu’il le lira : c’est moi ! Je suis de la Bretagne Nord, les paysages, le granit, la nature. Yo, c’est la Bretagne sud, ce n’est pas pareil, il le sait (rires) !

Le rapport aux journalistes était-il différent avant ?

Franchement, j’ai toujours eu de bons rapports avec la presse, quel que soit le club où j’évolue. J’aimais bien parler avec vous tous, je n’ai jamais été attaqué injustement et puis il n’y avait aussi pas tout ce qui existe aujourd’hui avec les réseaux. A l’époque, souvent, des journalistes venaient même boire une bière avec nous, en après match en ville, c’était cool. Je n’ai aucun problème avec ce métier et ce côté-là du foot et aujourd’hui, en étant devenu consultant, je vois aussi tout le boulot que c’est et j’aime beaucoup !

 

Non conservé par le Stade Rennais dans sa jeunesse, passé par les divisions inférieures en Ille-et-Vilaine, le Rennais Victor Nirennold réalise une carrière de footballeur professionnel qui lui a permis de jouer sur trois continents différents.

ds 0784

Né à Rennes au début des années 1990, Victor Nirennold a grandi un ballon entre les pieds. Passé par les équipes de jeunes du Stade Rennais, puis de la TA Rennes, avant de jouer deux ans dans les bas-fonds des divisions de district avec ses amis, aux Cheminots Rennais, le défenseur a pris en main sa carrière au début de sa vingtaine. Une prise de conscience qui lui a permis de devenir footballeur professionnel, et d'exercer sur trois continents différents. Fin janvier 2022, il signe à Motherwell, 4e du championnat écossais, pour un nouveau défi excitant.

Aux USA, des "piges" pour de l'argent de poche
Après le lycée, et un bac ES en poche, Victor Nirennold s'envole pour les Etats-Unis et l'université de Fort Lauderdale, au nord de Miami en Floride. "Je suis un mordu de foot, explique le défenseur. Quand j'étais aux USA, j'étais soit en classe, soit sur un terrain de foot. Je voulais jouer tous les jours. Je me suis retrouvé à jouer pour trois équipes en même temps : le FC Miami, une équipe de la ligue jamaïcaine et une équipe de la ligue mexicaine. Je gagnais 150 dollars par week-end, et ça me faisait mon argent de poche pour la semaine. J'étais sur un visa étudiant, donc je n'avais pas le droit de travailler à proprement parler. Je me débrouillais comme je pouvais entre ça et des cours de français que je donnais à côté."

C'est à ce moment-là que le déclic opère chez le jeune homme : "J'allais obtenir mon diplôme et il fallait que je commence à chercher un boulot. Je ne me sentais pas prêt, et je sentais que j'allais laisser passer l'opportunité d'être joueur professionnel. Et c'est là que j'ai eu la chance de signer mon premier contrat pro à 24 ans." Un déclic salvateur pour un joueur talentueux mais souvent considéré comme peu travailleur lors de ses jeunes années rennaises.

La League One anglaise pour débuter
Par chance, un agent tombe sur une compilation de ses meilleures actions dans ses matchs aux Etats-Unis, et l'envoie à des clubs des divisions inférieures en Angleterre. Le club de Fleetwood, qui évolue en League One (la troisième division anglaise) lui propose un essai de deux semaines, jugé concluant, qui lui permet de signer ce premier contrat professionnel. "C'est un petit club familial de troisième division, détaille Victor Nirennold. Mais c'est un club très bien organisé, qui a des moyens. On est le plus petit stade de la Ligue mais c'est déjà 6000 personnes."

 Au départ, il lui faut s'adapter au professionnalisme : "Au début j'ai du mal à m'adapter au rythme professionnel. Mon corps souffre, je me blesse rapidement, c'était beaucoup trop intensif pour moi, je n'avais jamais vraiment fait de musculation avant. Pareil pour la nourriture, avant Fleetwood je n'avais jamais remarqué à quel point c'était important de bien s'alimenter pour performer. Même le public, je n'avais jamais vu autant de monde, ça m'a pris six mois pour m'adapter. Il y a aussi les réseaux sociaux, tu vois tous les commentaires négatifs quand tu as fait une mauvaise prestation, et tu y penses à deux fois avant d'y retourner le match d'après." Lors de son premier contrat, le défenseur polyvalent touche environ 2500€ par mois, hors primes de matchs.

A l'inverse, le Rennais s'adapte assez naturellement à la vie sur place, bien aidé par la présence sur place de son ami rencontré à Rennes Vincent Dorel, originaire de Châteaugiron et gardien de but à Fleetwood à l'époque. Dans la station balnéaire du nord-ouest de l'Angleterre, il rencontre sa future épouse, avec qui il attend aujourd'hui un deuxième enfant. Côté sportif, avec Fleetwood, il disputera les barrages d'accession pour le Championship lors de la saison 2016/2017, et rencontre en match amical le Liverpool de Sadio Mané et Roberto Firminio en juillet 2016.

Court passage en Slovaquie, avant de mettre le cap vers l'Asie du sud-est
Mais lors de la saison 2017/2018, Victor Nirennold se brouille avec le coach : "Il décide de m'envoyer en équipe réserve. Je fais six mois avec eux, je suis prêté (à Guiseley, NDLR) et ça m'allait parce que je voulais jouer. Mon objectif quand j'étais en Angleterre c'était d'aller en 2e division (le Championship, NDLR). J'ai eu des offres mais seulement de 3e division, et du coup je me suis dit que j'allais essayer quelque chose d'autre." Il signe au FK Senica en première division slovaque : "En Slovaquie, tu as beaucoup d'exposition, tu as pas mal de joueurs qui signent après en Italie."

Au départ, le Breton est conquis, avant de déchanter rapidement : "Sur le papier, quand tu parles au directeur sportif, au coach, le projet est super... Mais ils ne payaient pas les salaires à l'heure tout simplement. Malheureusement, il y a énormément de clubs comme ça dans les pays de l'Est. Dans les clubs phares de la Ligue, il n'y a aucun souci. Mais dans les autres... Quand j'étais en Slovaquie, 90% des clubs étaient en retard sur le versement des salaires des joueurs. Pour moi c'était en moyenne trois mois de retard. Du coup j'ai "coupé" mon contrat et je suis parti. Le problème c'est que les joueurs locaux ne peuvent rien dire sinon ils sont blacklistés. C'est problématique parce qu'on ne te dit rien avant, les structures et le niveau sont supers, mais sans salaire, forcément, ce n'est pas intéressant." Il quitte le pays après six mois seulement.

Au Vietnam, sur notre terrain d'entraînement, parfois il y avait des serpents sur la pelouse ! C'est ma phobie, la première fois j'ai flippé. Les joueurs locaux couraient après les serpents, ils les attrapaient à main nue, et ils les jetaient hors du terrain. C'était fou !

Sans club, il se remémore une discussion partagée avec son épouse après des vacances au Vietnam : "On avait adoré la vie sur place. Je lui avais dit que si un jour j'avais l'opportunité de jouer ici, on viendrait vivre au Vietnam. Elle se moquait un peu de moi, en me disant "ramène le contrat et on verra". Le contrat est arrivé, et on est partis là-bas tout simplement." Grâce à son agent, il s'engage avec le Đà Nẵng Club, qui évolue dans l'élite du foot vietnamien.

"Ils étaient en retard sur tout, niveau foot, niveau infrastructures... J'ai joué en DH à la TA Rennes et franchement le niveau étaient meilleur qu'au Vietnam, se remémore le défenseur. On a un contrat pro, mais c'est du foot amateur, tout simplement. Mais les stades sont pleins, il y a des stades de 20, 30, 40 000 personnes ! Et les fans chantent tout le temps, ils t'encouragent, dans les bons comme dans les mauvais moments."

Et cette aventure vietnamienne lui a valu une anecdote complètement folle : "Au Vietnam, sur notre terrain d'entraînement, parfois il y avait des serpents sur la pelouse ! C'est ma phobie, la première fois j'ai flippé. Les joueurs locaux couraient après les serpents, ils les attrapaient à main nue, et ils les jetaient hors du terrain. C'était fou ! La première fois que j'ai vu ça, je m'étais dit que c'était sans doute juste une fois, mais en fait non, ça arrivait quasiment une fois par semaine." Après une saison au Vietnam, Victor Nirennold met le cap au sud, direction la Malaisie où il signe pour le club de l'UITM FC.

Deux saisons en Malaisie avant de signer à Motherwell, en Ecosse, en janvier dernier
Là-bas, le Rennais s'éclate : il est nommé parmi les meilleurs défenseurs du championnat, il intègre à plusieurs reprises l'équipe-type de la semaine et porte le brassard de capitaine régulièrement. De tous ces voyages, le trentenaire garde des souvenirs marqués au fer rouge, et des leçons de vie : "Tu te rends compte que tu es un privilégié, ça t'ouvre les yeux. En Asie du sud-est, tu vois beaucoup plus de pauvreté qu'en Europe, tu deviens conscient du privilège que tu as de bien vivre de ta passion. Et je sais que foot ou pas foot, je continuerai à voyager après ma carrière." Mais après deux ans en Malaisie, son épouse a le mal du pays et la famille repart vivre en Angleterre à la fin de l'année 2021.

De retour au Royaume-Uni, Victor Nirennold passe un coup de fil à son ancien coach à Fleetwood Town, Graham Alexander, qui dirige aujourd'hui Motherwell en première division écossaise : "Il m'a dit qu'il était intéressé, et il me propose de venir à l'essai une semaine en janvier. J'y suis allé, ça s'est bien passé, et j'ai signé jusqu'à la fin de saison." Le club est en lice pour disputer les play-offs et pourquoi pas jouer des barrages de coupe d'Europe l'été prochain. Pour Victor Nirennold, l'avenir footballistique est incertain, puisque son contrat se termine en juin. Mais le Rennais ne se fait pas de soucis, il veut d'abord retrouver le rythme avant de penser à la suite. Et à son prochain voyage.

Grande promesse du football français mais victime de débuts plus que contrastés dans le monde professionnel, marqués notamment par deux graves blessures aux ligaments croisés, Rafik Guitane (22 ans) s'épanouit pleinement au CS Marítimo, où il est prêté pour la deuxième saison consécutive après un passage délicat au Stade Rennais. Officiellement transféré au Stade de Reims, cet été, et prêté dans la foulée par les Champenois sur l'île de Madère, le milieu offensif, élu à quatre reprises homme du match au cours des dernières semaines, semble aujourd'hui retrouver son plein potentiel. Doté d'une belle vision du jeu, armé d’un mental d’acier et fort d'une technique au-dessus de la moyenne, celui qui a fait ses débuts aux côtés de Dayot Upamecano ou encore Ousmane Dembélé s'apprête désormais à rejoindre la Ligue 1 avec l'ambition de démontrer, enfin, toute l'étendue de son talent. Entretien.
ds 0783

Foot Mercato : bonjour Rafik, avant de parler de votre actualité, revenons sur votre parcours. Vous débutez à Évreux avant de rejoindre le Havre, pouvez-vous nous raconter vos débuts en Normandie ?

Rafik Guitane : mes premiers pas dans le football se sont effectués à Évreux, principalement à la Madeleine, j’étais entouré de Dayot Upamecano, Ousmane Dembélé, tous ces talents que l’on connaît aujourd’hui. De mon côté, j’ai commencé très tôt et j’ai gravi les échelons progressivement à Évreux et globalement tout s’est très bien passé là-bas. Avec tous ces joueurs, je prenais du plaisir, on prenait du plaisir au début et c’est là qu’on s’est mis à être encore un peu plus sérieux. Quand je dis plus sérieux, c’est de jouer encore et encore au football, à des moments où on devait se reposer ou se consacrer à l’école, nous on sortait pour aller jouer au foot...

FM : vous parlez d’Ousmane Dembélé, actuellement au Barça, mais plus globalement d’une génération, justement quelles sont vos relations avec elle ?

RG : aujourd’hui, je continue d’entretenir des relations avec ces joueurs que j’ai côtoyés à Évreux, on se parle quasiment tous les jours, les relations sont très bonnes. Si on regarde Ousmane Dembélé, déjà à nos débuts, on savait de quoi il était capable donc on est les plus heureux à le voir là où il est aujourd’hui et on espère tout le bonheur pour lui.

FM : pour revenir sur vos débuts, après Évreux, comment s’est faite votre arrivée au HAC ? Qu’est-ce que ça fait de signer son premier contrat professionnel dans un club qui a vu passer des joueurs comme Pogba, Mahrez… etc ?

RG : le passage d’Évreux au Havre.. Je suis arrivé au Havre à 12 ans et franchement c'était un peu difficile parce que du coup je me suis retrouvé éloigné de ma famille, mais vu que je suis arrivé très jeune, on arrive assez rapidement à se faire des amis et après forcément c’est beaucoup mieux, ça facilite les choses. Et puis j’ai eu ce soutien familial aussi, car je pars du coup à 1h45 d’Évreux, mais mon père me dit qu’il va être souvent là, que je vais souvent rentrer donc ça facilite aussi la réflexion et je décide d’y aller.

FM : j’ai lu d’ailleurs que le club n’était pas forcément disposé à vous offrir ce contrat au départ, pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

RG : oui c’est vrai, il me trouvait encore un peu trop jeune et ce que je peux comprendre totalement, la principale raison était là, pas assez forgé… En fait, j’avais joué qu’en U17 et en U19 et je n’avais pas fait d’année en CFA, mais pour eux il fallait faire ce passage en CFA avant de pouvoir prétendre signer un premier contrat professionnel. 

FM : vous débutez malgré tout très jeune (17 ans) avec le groupe pro du Havre, tout le monde vous décrit comme quelqu’un de spécial. Premièrement comment gérer toutes ces attentes environnantes ?

RG : c’est forcement flatteur, toutes ces attentes, ça fait plaisir, mais après c’est là aussi où il faut savoir garder la tête sur les épaules, ne pas se prendre pour quelqu’un d’autre. Après ça s’explique aussi par le fait qu’à cette époque on me connaissait déjà via les classes jeunes de l’équipe de France que ce soit en U17, U18 ou U19. Mais oui évidemment que ça fait plaisir, après c’est une forme de pression et avec ces attentes, faut pas forcément vouloir faire tout bien à tout prix. Il y a une trajectoire, tout n’est pas possible d’entrée de jeu.

FM : malheureusement dans la continuité, on va devoir en parler, mais vous connaissez un coup dur avec cette première grosse blessure et une rupture des ligaments croisés du genou gauche ? Dans quel état d’esprit est-on à ce moment-là ? Et comment revient-on à son meilleur niveau ?

RG : ce n’était vraiment pas facile à vivre, d’autant plus que c’était ma première année professionnelle et jusqu’à ce moment-là je n’avais pas connu de blessure. A cet âge-là, tout allait bien sur le plan physique et même avant. Je n’avais jamais connu trop de blessures, donc mon premier ressenti est que j’allais m’en remettre assez rapidement, mais je ne savais pas que ça allait être aussi difficile. C’est une blessure qui est arrivée au cours d’un entraînement, j’étais avec les pros du Havre à ce moment-là et ils m’ont demandé de revenir aider les U19 pour un match de Gambardella et c’est sur un entraînement, la veille du match que je me fais ça... Après je dois dire aussi que dans ces moments difficiles, j’ai reçu l’aide de ma famille, de mes amis, du club et ça m’a aidé à bien revenir.

«Avec Marítimo ? Je joue, j’ai cette confiance du club et je peux enchaîner !»

FM : c’est d’ailleurs un coup dur qui ne vous freine pas forcément dans votre progression, parce que derrière vous terminez très bien la saison au Havre avec notamment deux buts et deux passes décisives et ensuite Rennes vous recrute pour près de 10M€...

RG : oui c’est vrai et très sincèrement cette première blessure aux ligaments croisés, je trouve que ça m’a aguerri physiquement, à la suite de ce coup dur, je suis devenu plus solide physiquement, sur les contacts je tenais plus et au final c’est bizarre à dire, mais je trouve que ce premier pépin physique m’a beaucoup aidé dans ma trajectoire de footballeur. On entend toujours autour de nous des personnes qui disent : « ouais c’est très compliqué de revenir d’une blessure aux ligaments croisés », il y a d’ailleurs plein de gros talents qui ne sont jamais vraiment revenus d’une telle blessure, donc oui j’appréhendais un peu, mais je savais aussi qu’en travaillant, il n’y avait pas de risque que mon football ne revienne pas.

FM : dans la foulée, vous vous engagez donc à Rennes pour ce qui est, au regard de votre très jeune âge un gros transfert, globalement que gardez-vous de cette expérience avec le club breton ?

RG : ce passage au Stade Rennais est là aussi fait de hauts et de bas avec encore une blessure aux ligaments croisés… c’était ma première année à Rennes et celle-là a été vraiment difficile pour moi. Après j’ai également été soutenu, j’ai rencontré des personnes merveilleuses qui m’ont beaucoup aidé dans ces nouveaux moments difficiles. Mais mentalement, c’était vraiment, mais vraiment compliqué parce que je savais déjà que les ligaments ça reste difficile pour s’en sortir et là de se les faire une deuxième fois, j’ai directement pensé à tout ce que j’allais devoir refaire pour encore revenir et sincèrement, ça m’a mis une claque.

FM : un début de carrière chaotique avec ceux deux graves blessures et derrière un prêt au Portugal. Pourquoi ce choix de partir de Rennes ?

RG : le Maritimo déjà m’a montré beaucoup d’intérêt, mais il y a aussi mon club à l’époque, Rennes, qui voulait que j’aille acquérir de l’expérience ailleurs et de ce fait les choses se sont faites très naturellement, les dirigeants au Portugal ont contacté Rennes, tout s’est très bien passé dans les négociations et moi j’ai directement accepté ce nouveau challenge.

FM : vous avez aujourd’hui 22 ans seulement, considéré comme un crack dès vos débuts et vous revenez de deux blessures graves qui ont logiquement retardé votre progression, comment gérez-vous ça ? Dans quel état d’esprit êtes-vous aujourd’hui ?

RG : la première chose, c’est que quand on revient de deux blessures comme j’ai subi, ça forge le mental. Avec ces deux blessures, j’ai beaucoup appris et maintenant je me sers aussi de ça et je pense que ça va me servir pour la suite de ma carrière.

FM : depuis quelque temps, vous retrouvez vos sensations avec Maritimo. Vous sortez d’une saison pleine avec eux et Reims, qui vient de vous recruter, vous a de nouveau prêté dans ce club, pouvez-vous nous parler de ce championnat portugais ? Comment vous vous sentez dans cet effectif ?

RG : au début quand je suis arrivé à Maritimo, ce n’était pas évident, c’était un peu difficile, déjà par rapport à la langue et puis même par rapport à cette culture, à une mentalité qu’on découvre, qu’on ne connait pas trop, il faut trouver ses propres repères. Donc la première année ici je vais dire que c’était plutôt une année d’adaptation, mais cette seconde année sur le plan personnel, elle se passe plutôt bien. Après pour revenir sur le championnat portugais, c’est un championnat avec beaucoup de qualités techniques, physiques, très physiques même et puis ça reste une ligue ouverte où tout le monde peut battre tout le monde. Sur le plan sportif après à titre personnel, au début ça ne s’est pas bien passé, mais le changement d’entraîneur (Vasco Seabra a été nommé le 13 novembre dernier pour remplacer Julio Velazquez, ndlr) a aussi changé les choses pour moi et pour le groupe. Maintenant je joue, j’ai cette confiance et je peux enchaîner et oui ça se passe très bien.

FM : justement à ce sujet, quelles sont les consignes de votre coach à votre égard ?

RG : j’ai cette liberté, le coach me demande de jouer comme je sais le faire. J’ai aussi eu ce repositionnement dans le couloir droit par rapport au nouveau dispositif mis en place par notre entraîneur (4-2-3-1, ndlr) et j’ai bien réussi à m’intégrer à ce nouveau système tactique.

FM : dans cette optique, 3 buts et 1 passe décisive depuis le début de la saison, Maritimo est 8e du championnat, comment jugez-vous vos performances individuelles et collectives ?

RG : déjà pour parler du plan collectif et de nos performances, je trouve qu’on a bien réagi par rapport à notre début de saison, car on a vraiment un groupe de qualité, mais au départ, on n'arrivait pas forcément à bien jouer ensemble, mais là depuis un certain temps on arrive à trouver cette alchimie et ça se traduit au niveau des résultats. Je pense que l’ambition du club de toute façon au départ c’était de ne pas descendre, en première partie de saison on était quand même dans les derniers (Maritimo était encore avant-dernier du championnat en novembre denier, ndlr), mais après oui il y a un grand écart entre nous et les 4/5 premiers donc l’objectif va être de finir au mieux et on fera les comptes à la fin. Après sur le plan individuel, au niveau des statistiques j’essaie de marquer ou de faire des passes décisives (rires), au maximum. Au départ, les statistiques n’étaient pas forcément quelque chose qui comptait pour moi, mais plus j’avance dans ma carrière et plus je prends cette dimension en compte, c’est devenu quelque chose d’important pour un joueur offensif. 

«Avec Reims ? Je veux prouver aux gens autour de moi ce que je suis capable de faire !»

FM : comment expliquez-vous d’ailleurs ce renouveau affiché entre la première partie de saison et la dynamique récente ?

RG : depuis que le nouveau coach est arrivé, il y a une nouvelle dynamique, le groupe est plus conquérant à l’entraînement, plus conquérant en match, il y a ce nouvel élan.

FM : pouvez-vous nous expliquer le choix du Stade de Reims que vous allez définitivement rejoindre à l’issue de la saison ?

RG : c’est un club qui m’a fait confiance, il m’a montré son intérêt et je suis très content d’avoir signé chez eux, je ferai tout mon possible pour être à mon meilleur niveau et leur redonner cette confiance qu’ils m’ont accordée.

FM : qu’attendez-vous de ce nouveau challenge ?

RG : je sais que je n’ai jamais vraiment gouté à la Ligue 1 (il compte deux petites apparitions avec Rennes, ndlr) donc il y a aussi cette envie de fouler les pelouses de ce championnat, de faire tout mon possible pour aider le club et de prouver aux gens autour de moi ce que je suis capable de faire.

FM : la Ligue 1 justement va vous découvrir. En tant que joueur, comment vous décririez-vous sur un terrain ? Quel est votre profil ?

RG : au niveau de mon profil, je me considère comme un joueur capable de se projeter rapidement vers l’avant. J’ai une bonne qualité technique après même si j’ai déjà commencé à le faire, je pense que je dois encore progresser au niveau physique, cette capacité à résister quand je suis au duel, de tenir le choc dans le contact. Pour le reste, je sais aussi que j’ai une bonne vision du jeu.

«Le tirage de la Ligue Europa ? Que ce soit pour Lyon comme pour Monaco, c’est du 50/50 pour moi.»

FM : vous avez déjà un long parcours, mais vous êtes encore très jeune, quelles sont vos ambitions personnelles pour la suite de votre carrière ?

RG : très sincèrement j’essaie, au quotidien, de ne pas trop me fixer de limites, là dans un avenir proche je vais intégrer un nouveau club, avec un nouveau coach, de nouveaux dirigeants, d’autres ambitions et une philosophie de jeu. Je vais essayer de m’adapter au mieux à tout ça et surtout de montrer à tout le monde ce que je suis capable d’apporter, montrer ce que je sais faire, de quoi je suis capable. C’est mon premier objectif, de réunir tout ça, de mettre toutes les chances de mon côté pour montrer à la Ligue 1 ce que je peux faire.

FM : de vos débuts à Évreux à ce transfert à Reims en passant par ces deux blessures, quelle vision cela vous donne-t-il du football, de votre carrière ? Avez-vous un conseil à donner aux jeunes qui débutent vu ce parcours qui résume concrètement les hauts et les bas de la vie d’un footballeur ?

RG : mon conseil est de travailler au maximum, je le sais maintenant, même avec le talent, le talent sans le travail ça ne fonctionne pas et ça d’ailleurs je l’ai compris assez tardivement, mais heureusement que j’ai fini par le comprendre. Le déclic à ce niveau-là, je pense que c’était lors de ma deuxième blessure. Tu reprends tout sur l’hygiène de vie, sur ton implication à la salle, comment bien dormir, comment bien s’hydrater, c’est un ensemble. L’idée c’est ça, prendre soin de son corps, car pour moi, c’est mon outil de travail.

FM : le tirage au sort de la Ligue Europa a réservé deux clients de taille pour Monaco (Porto) et Lyon (Braga), deux formations que vous connaissez bien. Pouvez-vous nous en dire plus sur leurs forces et leurs faiblesses ?

RG : ouais j’ai vu ça, on m’en a parlé d’ailleurs quand j’étais à l’entraînement aujourd’hui (jeudi 3 mars, ndlr). D’abord pour Monaco, c’est Porto, on connaît tous Porto, ce qu’ils sont capables de faire, c’est un grand du Portugal voire un grand d’Europe, en tout cas pour moi c’est l’adversaire le plus fort de notre championnat avec un mélange entre des joueurs très talentueux et des joueurs très expérimentés, ça manie très bien le ballon, collectivement c’est en place et c’est très efficace. Et concernant Braga, pour moi c’est l’équipe la plus sous-cotée du championnat, peut être pas du championnat, mais en tout cas du top 4, top 5. Sous-coté dans le sens où je pense sincèrement qu’ils peuvent aller titiller des équipes comme Porto, Benfica ou le Sporting. C’est mon opinion, mais la principale faiblesse de Braga, c’est qu’il y a un manque de régularité dans ce club. Je m’explique, mais par exemple, ils peuvent battre Benfica et le match d’après perdre contre le dernier ou l’avant-dernier, mais franchement c’est une équipe qui ne refusera jamais le jeu, elle joue au football, elle joue au ballon, peut-être même plus que Porto et de manière générale ils ont de vrais bons joueurs, il y a de la qualité donc il faudra faire très attention à Braga. Que ce soit pour Lyon comme pour Monaco, c’est du 50/50 pour moi.

FM : pour conclure, qu’est ce qu’on peut vous souhaiter pour votre fin de saison et cette nouvelle aventure qui va débuter au Stade de Reims ?

RG : comme je le disais auparavant, cette fin de saison on va se concentrer sur nos résultats et j’espère qu’on pourra finir le plus haut possible au classement après pour la saison prochaine. Qu’est ce qu’on peut me souhaiter, qu’est ce qu’on peut espérer (hésitation) ? Pas de blessure ça serait très très bien déjà, pas de blessure... (rires)

Transféré l’été dernier au Real Madrid, Eduardo Camavinga a connu des débuts en fanfare dans la capitale espagnole, marquant dès son premier match avec les Merengues. Mais depuis quelque temps, le Français apparaît moins sur le terrain. Bloqué derrière le trio Kroos-Modric-Casemiro, il continue l’apprentissage du très haut niveau en jouant, un peu, et en observant, beaucoup.

ds 0779

Cette saison, Eduardo Camavinga (19 ans) doit apprendre quelque chose de nouveau à Madrid : la patience. Propulsé en professionnel à 16 ans au Stade Rennais, devenu titulaire chez les Bretons en quelques semaines, international français à 17 ans, plus jeune buteur chez les Bleus depuis 1914, le crack a brûlé les étapes en début de carrière.

Une accumulation de cartons jaunes
Mais depuis son arrivée au Real l’été dernier, le Français joue moins. Logique, quand on signe dans le club le plus titré de l’histoire du football. Pourtant, à son arrivée dans la capitale espagnole, Camavinga est encore allé plus vite que son ombre. Premier but pour son premier match (contre le Celta Vigo), première passe décisive pour sa première apparition en Ligue des champions (face à l’Inter Milan), il a connu des débuts idylliques.

 Mais depuis, l’aventure est un peu plus compliquée pour le Tricolore. Il n’a plus marqué ou fait de passe décisive. À l’inverse, son accumulation de cartons jaunes en Liga (5 en 16 matches) a fait parler dans la presse ibérique, où son manque de contrôle a été signalé. Mais rien de gravissime, lui qui est décrit comme quelqu’un d’humble et d’attentif, à l’écoute de son entraîneur, Carlo Ancelotti, lui-même ancien milieu de terrain, et de ses partenaires.

Notamment Karim Benzema. En octobre dernier, Camavinga nous confiait que l’attaquant met à l’aise tout le monde. En tant que Français, c’est sûr que c’est plus simple. Je suis à côté de lui à table, on rigole ensemble. Il m’a expliqué comment tout se passait ici, si j’ai besoin de quelque chose je lui demande.

Apprécié par le club et la presse
Apprécié au sein du vestiaire des Merengues, Camavinga profite surtout de sa première année pour apprendre. Dans l’ombre du trio du milieu, Toni Kroos – Luka Modric – Casemiro, qui performe une année de plus, le Français est dans la rotation avec Federico Valverde et Dani Ceballos. Après avoir profité de la blessure de Kroos au début de saison pour s’illustrer, il est revenu à la place qui lui était réservée à son arrivée, celle du prodige grandissant dans l’ombre pour préparer l’avenir, alors que les trois titulaires du milieu affichent une moyenne d’âge de 32,7 ans.

Camavinga a tout de même pu obtenir des titularisations en Coupe du Roi, mais en quart, quand il n’a pas débuté, le Real a été éliminé par l’Athtletic Bilbao (0-1). Ces rares apparitions l’ont fait reculer dans le classement de FourFourTwo , qui classe les meilleurs joueurs de moins de 20 ans, passant de la 7e à la 13e place.

Mais à Madrid, on ne s’inquiète aucunement pour son avenir. La presse locale est toujours sous son charme, même si elle pointe parfois son manque de maturité, comme quand AS écrit que Camavinga « joue si vite qu’il semble sortir du dernier Mad Max » car quand il touche le ballon on peut s’attendre à tout​. Sauf blessures des titulaires, la hiérarchie ne devrait pas bouger dans l’entrejeu d’ici la fin de saison.

Avant de connaître une évolution cet été ? Possible, car Luka Modric est en fin de contrat. Mais le Croate, qui aura 37 ans en septembre, pourrait à nouveau prolonger son bail. Camavinga, lui, peut voir venir. Lié au club jusqu’en 2027, il a tout le temps de se perfectionner, que ce soit en club ou chez les Espoirs, avec qui il a été rappelé cette saison. Et, avec une clause libératoire fixée à 700 millions d’euros, le Real a clairement indiqué au reste du continent que le futur de l’ex-Rennais s’écrira à Madrid.

Bernard Lama, l’ancien gardien international de l’équipe de France de football, du PSG et du Stade Rennais, vit depuis la fin de sa carrière professionnelle dans sa Guyane natale où il a créé une marque d’eau de source. Prolongation est allé lui rendre visite. Engagé et tourné vers la jeunesse, il raconte sa reconversion.

ds 0777

Au bord d’une route détrempée de Remire-Montjoly, une banlieue pavillonnaire de Cayenne en Guyane, un adolescent, sac de sport sur le dos, marche en direction du stade de foot. Son caleçon est apparent. Une voiture ralentit à son niveau. La vitre se baisse. « Remonte ton pantalon. Tu te crois où ? » Le jeune garçon reconnaît le manager général de son club de foot et obtempère sans broncher. Il est comme cela, Bernard Lama : franc, direct, un peu vieux jeu mais plein de valeurs et furieusement tourné vers les autres et surtout les jeunes.

Au volant de sa voiture, il raconte son enfance en enchaînant les bouffées de sa cigarette roulée. Son surnom lui va toujours aussi bien. « Le chat » ne saute plus sur les ballons mais il a gardé une ligne de sportif de haut niveau. Son regard de félin est rempli de malice. Et parfois, lorsqu’il s’agit de sujets qui lui tiennent à cœur, il griffe.

10 000 gosses sans école
Depuis la fin de sa carrière professionnelle de footballeur, il est revenu vivre dans « [sa] Guyane ». « Je n’ai pas trouvé de raison suffisante pour rester de l’autre côté de l’Atlantique. J’avais acheté une maison en 2005 et je m’y suis fixé. J’y vis avec ma mère depuis. »

Heureux donc ? « Je suis content d’être chez moi, de pouvoir me balader sur la plage ou dans la forêt équatoriale. Une vie simple liée à la nature. Mais non, pas heureux. On ne peut pas être heureux quand on voit la pauvreté ici. Il y a tellement d’inégalités. Ici, 50 % des gens vivent sous le seuil de pauvreté, il y a des problèmes de santé, d’éducation, 10 000 gosses sans école. »

Dans le sang de l’ancien international français coule une fibre sociale. « Mon grand-père et mon arrière-grand-père ont construit ce département. Mon père, chirurgien, a été maire de Rémire-Montjoly pendant 35 ans. On parlait plus de politique et de l’avenir de la Guyane que de sport. Tous les ingrédients pour développer une pensée sociale et faire preuve de solidarité. »

50 % des réserves d’eau en Amazonie
Alors, pour sa reconversion, Bernard Lama n’a pas choisi « d’investir dans l’immobilier et s’enrichir sur le dos des plus pauvres » ou de faire « de l’import-export depuis la France ». Pour aider les siens, il faut d’abord poser un diagnostic : « Il y a tout en Guyane. L’océan, la forêt, des gens simples, de bonne composition, habitués à accueillir. Il manque une seule chose : la volonté politique ».

Il ne reste plus qu’à trouver ce qui pourrait être précieux pour les Guyanais. « En 1999, j’ai appris en lisant Le Monde que 50 % des réserves mondiales d’eau étaient en Amazonie. J’ai fait le lien. Quand, jeune footballeur, je revenais en Guyane, j’étais frustré, il n’y avait pas d’eau locale. Alors pourquoi ne pas créer la première eau de source guyanaise ? »

Bernard Lama s’associe alors avec son ami d’enfance. Mais le projet est long à démarrer. « Il a fallu 10 ans avant de mettre une bouteille sur le marché. Nous avons rencontré beaucoup de difficultés. Trouver un terrain, une source et puis l’administration… Ici, en Guyane, nous sommes soumis aux lois françaises et européennes. Mais nous sommes sur le continent américain avec son climat, sa terre… Les lois ne se sont pas adaptées à notre quotidien. »

Pas de sens d’exporter de l’eau
Malgré les obstacles, Bernard Lama s’est obstiné et l’usine est sortie de terre à une quarantaine de kilomètres de Cayenne. Son entreprise, Dilo, emploie aujourd’hui une dizaine de salariés, « sans le transport ».

L’an dernier, le chiffre d’affaires de Dilo s’élevait à 3,3 millions d’euros. « Nous commençons à bien maîtriser notre métier. » En 2021, 5,3 millions de bouteilles d’eau sortaient de l’usine. 35 % de l’eau en bouteille consommée en Guyane est produite par l’entreprise dont Bernard Lama est le PDG.

Une croissance qui permettra un jour de boire l’eau Dilo en métropole ? « Non. Cela n’a pas de sens d’exporter de l’eau. Notre planète va assez mal comme ça. » Car le changement climatique, Bernard Lama « le voit ». « Les saisons ne sont plus tranchées comme dans mon enfance. L’été, on grille littéralement sous le soleil. Les cotes bougent, l’océan a avancé, c’est sidérant. »

À Brest, on avait une belle équipe…
Et le football ? Il fait toujours partie de sa vie. Jusqu’en 2021, Bernard Lama était le vice-président de la ligue de football guyanaise. Il exerce toujours comme manager général de « son club », l’USL Montjoly. « Jusqu’à la fin de ma vie. Ce club, c’est ma deuxième famille. »

Alors il se bat, avec force, sans langue de bois. « Encore un paradoxe de la Guyane ! Il y a une végétation verte partout et à l’heure actuelle, il n’y a qu’un seul terrain digne de ce nom. Nous sommes dans le département le plus jeune de France mais il y a peu de structures pour eux. Que font-ils ? Ils passent leur bac et partent étudier en métropole. Ils ne reviennent que très peu car il n’y a pas de boulot ici. »

Le champion du monde 98 suit toujours l’actualité du football en France, plus particulièrement celle de ses anciens clubs. « À Brest, on avait une belle équipe, avec Corentin Martins, David Ginola, Stéphane Guivarc’h… On fait une belle saison mais on est rétrogradé pour des raisons financières. Je serais resté sinon. »

Mbappé ? Une pépite
Mais Bernard Lama porte aussi un regard critique sur son sport. « Je n’aurais pas aimé être footballeur en ce moment, tranche-t-il. On ne comprend plus rien. Il y a trop de matches, la ligue des nations, les Coupes du monde en hiver… Tout cela n’a plus de sens. Les joueurs sont cramés, on ignore l’aspect physiologique de ce sport. »

Un joueur le « bluffe » pourtant. « Mbappé ! C’est une pépite ce gamin ! Il va devenir une star planétaire. Il est mature, il est déjà un porte-drapeau, il prend position. »

Passion du foot, passion de « sa » Guyane, passion des autres, les pieds sur le terrain mais les yeux vers les étoiles. C’est toute la leçon donnée au jeune adolescent croisé au bord de la route : si tu veux courir comme Mbappé, remonte d’abord ton pantalon !

Quelques repères…

L’institut Diambras, son combat pour le foot africain. Créé en 2000 par Saer Seck, investisseur sénégalais, et les anciens footballeurs Jimmy Adjovi-Boco, Bernard Lama et Patrick Vieira, l’institut Diambras forme une centaine de jeunes footballeurs africains. « L’objectif de ce projet, explique Bernard Lama, c’est de faire du football un moteur pour l’éducation, former les citoyens de demain. Lorsque je jouais, j’avais des coéquipiers africains qui étaient illettrés. »

La fondation comporte une section sport études et une équipe professionnelle de première division sénégalaise, plusieurs fois titrée. « Quelques joueurs formés chez nous ont percé en Europe comme Bamba Dieng à l’OM ou Idrissa Gueye au PSG. »

Champion du monde 98. Chaque année, les champions du monde 98 se retrouvent le temps d’un repas pour se remémorer les bons souvenirs. « On n’a pas pu le faire depuis le début du Covid mais il me tarde de les retrouver. On a écrit une page de l’histoire du sport français. Avant 98, l’équipe de France de foot n’était pas considérée comme des vainqueurs. » Il garde de cette épopée de belles amitiés. « Lilian Thuram, Manu Petit ou Christian Karembeu… Ce sont des frères. »

Son palmarès. Champion du monde en 1998. Champion d’Europe en 2000. Vainqueur de la Coupe des Coupes 1996 avec le PSG. Champion de France en 1994 avec le PSG. Vainqueur de la Coupe de France en 1993 et 1995 avec le PSG. Vainqueur du Trophée des Champions en 1995 avec le PSG. 44 sélections en équipe de France, de 1993 à 2001 dont deux fois capitaine. 489 matches en Championnat de France (Lille, Metz, Brest, Lens, PSG, Rennes), de 1985 à 2001. 12 matches en Premier League, avec West Ham, en 1997-1998.

L’ancien Rennais Clément Grenier s’est engagé pour six mois (plus un an en option) avec Majorque, 16e de Liga.
ds 0776

Clément Grenier a retrouvé un club. Libre depuis mai 2021 et le non-renouvellement de son contrat au Stade Rennais, le milieu de terrain formé à Lyon rebondit à Majorque. Clément Grenier (31 ans) a signé jusqu’à la fin de la saison, avec une année supplémentaire en option.

L’ancien joueur de l’En Avant Guingamp s’entraînait depuis plusieurs jours avec l’équipe professionnelle de Majorque, qui lutte pour se maintenir en Liga. Majorque est actuellement 16e du championnat espagnol.

Libre de tout contrat depuis son départ du Stade Rennais l'été dernier, Clément Grenier s'entraîne avec Majorque.

ds 0766

Annoncé dans le viseur de l'AS Saint-Etienne cet hiver, Clément Grenier est toujours sans club. Mais l'ancien milieu de terrain de l'Olympique Lyonnais et du Stade Rennais pourrait poursuivre sa carrière en Espagne.

En effet, comme annoncé ce mardi par Majorque sur son compte Twitter, Clément Grenier s'entraîne avec l'actuel 16e de Liga où il a intégré le groupe professionnel en vue d’un éventuel transfert.

Après une décennie passée au Stade rennais, Arnaud Tattevin quittait la Bretagne il y a un an et demi. Arrivé à Avranches cet hiver, l’attaquant prometteur du SRFC, en quête de temps de jeu, a choisi un nouveau challenge en National. Entretien avec un joueur au parcours atypique.

ds 0758

Comment es-tu arrivé au Stade rennais ?
J’étais à Saint-Jacques, et une fois on a gagné contre le Stade rennais, j’avais mis trois buts. Thierry Doisneau m’avait invité à faire des entraînements. J’ai intégré le Stade rennais l’année suivante, à 10 ans. A cet âge, c’est très loisir, il n’y a pas de mauvais état d’esprit, je ne me prenais pas trop la tête. La compétition a commencé en U15 je dirais, en préformation. On était 15-20 et on est passés à 9. Tu entres un peu plus dans la formation, dans le grand bain.

Tu étais demi-pensionnaire, ça influe forcément sur ta formation ?
C’était pas mal de rentrer chez moi tous les jours. J’avais des coéquipiers venant de loin, c’était un peu plus dur pour eux. Ça me faisait du bien d’avoir un bol d’air frais tous les jours, avec mes parents. C’est important, mais ça peut être une bonne chose aussi de partir et de se concentrer sur le foot. A certains moments, je pense que j’étais un peu trop chez moi, trop proche de mes amis et de ma famille. Il y a eu plus de relâchement je pense.

Tu fais partie de la grosse génération 2000 arrivée au Stade rennais…
Oui, on a dû rentrer au centre de formation à 18 joueurs je crois. C’était spécial car on était beaucoup et il y a eu un fossé entre les joueurs en avance et ceux qui l’étaient moins. Certains s’entrainaient plus haut, d’autres avec leur catégorie. C’était une génération de bons joueurs. Certains avaient un déficit athlétique, par exemple Lorenz Assignon qui a été plus performant quand il a eu sa croissance.

Quand on parle de toi, on dit souvent que tu étais un de ceux sur qui le club a le plus misé. Est-ce que tu l’as senti ?
Oui, à partir des U15 surtout. J’étais le premier à jouer en réserve, premier à signer stagiaire, j’étais un peu en avance à ce moment. Sur le moment c’était bien car je me montrais en réserve à 16 ans, mais comme tout est arrivé vite, je pense que je me suis reposé sur mes acquis. Le football ne va pas toujours comme on veut. Il y a des hauts et des bas, et je pense que j’ai mal géré les bas. J’étais chez moi, je me renfermais sur moi-même, et je pense que je ne me suis pas assez mis dans le dur pour surmonter tout ça. Mon problème c’était que j’étais très irrégulier. Je pouvais être fort pendant 2-3 matchs, et après faire un match horrible. C’étaient les montagnes russes. Je pense que la maturité joue aussi, de savoir se faire mal, travailler davantage. Je me donnais aux entraînements, mais je ne me surpassais pas.

Tu l’as réalisé sur le moment, ou plus tard ?
Ça, je me le dis après coup. On m’a beaucoup parlé, les coachs, les directeurs de centre. Je me suis un peu voilé la face. J’ai compris tard, la dernière année au Stade rennais. Il y a eu un certain électrochoc un jour de Gambardella en 2019. On a perdu, et je n’ai plus joué en réserve par la suite. Ça a été un tournant, une prise de conscience, je pense. Je me suis dit qu’il allait falloir que je travaille. L’été suivant j’ai pris un préparateur physique, j’ai bossé, je me suis affuté. Je suis revenu en juin avec la patate. Deux semaines après, je me fais rupture des ligaments de la cheville, sous plâtre, forfait pour 5 mois. En plus quelques semaines après mon retour, je me fais l’autre cheville. Je reviens finalement en février 2020, je fais 4-5 matchs, puis il y a eu le covid. Confinement, et fin de saison.

Le national, c’est un tremplin

Comment s’est passée la fin de ton aventure au Stade rennais ?
C’était une période un peu bizarre. Les entraînements se sont arrêtés, et quand ils ont appris que la saison n’allait pas reprendre, ils ont commencé à faire les programmes de la saison suivante. En avril, j’ai reçu un appel du directeur du centre de formation (Denis Arnaud, ndlr) pour me dire qu’on n’allait pas continuer l’aventure ensemble. Je m’y attendais. En début de saison, c’est ma dernière année de contrat, je me dis qu’il faut que j’aille chercher mon contrat professionnel. Quand je me blesse et que j’en ai pour plusieurs mois, je me dis que ça va être compliqué mais que c’est faisable, qu’ils me connaissent et savent que ce que je sais faire. Puis je reviens et c’est compliqué, je n’ai pas les mêmes sensations. Je me refais la blessure, et le covid arrive, donc je m’y attendais.

Tout ça a dû rendre ton confinement encore plus compliqué à vivre ?
Pas forcément, car je m’y attendais. Quand tu as un plâtre, tu as beaucoup de moments pour réfléchir. Ça a commencé à ce moment là. Mentalement j’étais un peu préparé. J’avais eu des appels de clubs intéressés l’été précédant, donc j’étais un peu triste, mais je gardais la conviction que j’allais rebondir. L’Olympique de Marseille m’a contacté, mais ils savaient que je n’avais pas beaucoup joué cette saison-là. J’y vais pour faire des tests, ça se passe bien, et je reste par là-bas car ils me disent que j’aurai une réponse rapidement. Je m’entraîne alors avec le club du FC Côte Bleue pour garder la forme. Toujours pas de nouvelles, et le championnat de N3 reprend, avec un match contre Nice. On me dit que je peux jouer, en prenant une licence. Je fais le match, je marque. Après ce match, Marseille me dit que ça ne va pas le faire. Dans la foulée, Angers était intéressé donc je pars y faire un test. Finalement je n’ai fait qu’un match avec Côte Bleue. A Angers, le test ne se passe pas très bien, et deux jours après je vais au Paris FC, où ça le fait direct. Le coach de la réserve s’était renseigné sur moi, il connaissait Mathieu Le Scornet. En octobre 2020, je commence au Paris FC.

Tu es ensuite passé avec l’équipe première.
Je suis arrivé après un été compliqué, j’avais même pris un peu de poids. J’ai fait une prépa avant de pouvoir jouer, donc j’ai vraiment commencé en novembre-décembre avec la réserve. Mais le championnat s’est de nouveau arrêté avec le covid. On a fait des matchs en interne jusqu’en janvier 2021, puis le club a décidé de faire une série de matchs amicaux contre des clubs professionnels. On joue Lille, Reims puis le Stade rennais. C’est là que se lance ma saison, je marque deux buts contre Rennes, puis ensuite une dizaine de buts en dix matchs amicaux. Arrivé en fin de saison, le PFC me dit que je vais reprendre avec les professionnels. J’ai pas mal joué pendant les amicaux, mais j’ai ensuite joué davantage avec la réserve quand il a fallu réduire le groupe pro au moment où la saison a commencé. Puis fin août, on joue Amiens et Le Havre en amicaux, je mets doublé et triplé, puis je pars en sélection pour les qualifications à la Coupe du Monde (avec la Centrafrique, ndlr). En revenant, je n’ai plus quitté le groupe pro de Ligue 2 pendant deux mois. J’ai été titulaire à Sochaux (18 septembre 2021), j’ai marqué mon premier but face à Niort (24 septembre 2021), j’ai été appelé quelques fois ensuite, puis plus du tout pendant trois mois. Je n’ai pas eu vraiment d’explications, c’était un peu bizarre.

A ce moment, tu te dis rapidement que tu dois aller chercher du temps de jeu ailleurs ?
En novembre, décembre et janvier, j’étais en réserve. J’ai vu qu’ils recrutaient dans le groupe pro, et je me suis dit que ça allait être compliqué, qu’il fallait aller chercher du temps de jeu en National. Je n’ai pas fait beaucoup de matchs en Ligue 2 pour me montrer. Donc aller dans un autre club de Ligue 2 pour me battre pour du temps de jeu... Je me suis dit qu’il valait mieux redescendre d’un cran. Le National, c’est un tremplin. J’avais déjà eu des contacts avec Avranches l’été dernier, mais j’avais privilégié le projet Ligue 2 avec le PFC. Le 31 janvier, on m’a dit qu’on allait m’appeler, et tout s’est fait le dernier jour. La veille, j’avais appris que Khalid Boutaïb allait s’engager avec le PFC, je me dis dit « go ». J’ai joué deux matchs pour le moment, ça se passe bien. Je connais du monde ici, Rennes n’est pas très loin. Le plus important c’est de jouer, me montrer, faire des stats.

il n’y a pas de parcours-type

Récemment, Warmed Omari et Lorenz Assignon se sont révélés avec le Stade rennais. On imagine que tu as suivi ça…
Ce sont de bons potes. Je ne suis pas surpris car je les connais depuis longtemps, je connais leurs qualités. Ça fait plaisir de voir que les potes réussissent, on s’encourage. Warmed et Lorenz sont toujours arrivés par la petite porte. Le problème de Warmed, c’était physique. Il a toujours eu cette qualité de passe, cette intelligence de jeu. Même contre moi, ça a toujours été un duel intéressant. Warmed n’a pas fait d’équipe de France, ça joue beaucoup quand tu es jeune. Celui qui fait l’équipe de France va souvent être davantage mis en avant que celui qui ne l’a pas fait. Ils ont bossé, ils n’ont rien lâché, aujourd’hui ils sont là où ils sont, et ce n’est pas pour rien. C’est le destin. Ils ont recruté Loic Badé en début de saison, Warmed n’a rien lâché, il a montré. Lorenz n’a pas hésité à aller faire 6 mois en National pour se faire les jambes, et quand il est revenu, il a montré que c’était un bon joueur. Il n’y a pas de parcours-type. Dans notre génération, 13 joueurs ont joué en Ligue 1 ou Ligue 2, aucun n’a le même parcours.

Est-ce que tu t’es fixé un objectif ?
Aller le plus haut, c’est toujours ça. C’est vrai que j’ai eu un parcours atypique. J’étais attendu, je me suis un peu endormi sur mes lauriers, il y a eu les blessures, les circonstances. Mais au final, j’ai quand même fait des matchs en Ligue 2, j’en connais le niveau maintenant. L’objectif est de remonter, et de faire mon chemin.

Pour peut-être recroiser Warmed Omari ou Lorenz Assignon ?
Pourquoi pas ! Non, ce sont des poisons les deux (rires). Warmed a bien progressé sur sa gestion des émotions. Mais les deux là, il ne faut jamais perdre contre eux. Si tu perds, tu sais qu’ils vont ouvrir leur bouche.

Côté sélection, tu joues aujourd’hui pour la Centrafrique, après avoir connu les sélections France en jeunes. Comment ça s’est fait ?
J’ai fait les sélections France en U16 et U17, puis ensuite plus rien. Mon cousin connait bien le directeur sportif de la sélection centrafricaine, et ils revenaient souvent sur mon cas. Ils m’ont appelé et je suis parti faire un stage avec eux au Niger, puis je suis revenu en juin pour deux amicaux face au Rwanda, et les éliminatoires à la Coupe du Monde. Prochainement, il y aura les qualifications pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations. Ma mère a grandi en Centrafrique, il y avait la curiosité de savoir ce qu’elle avait connu, même si ça a sûrement changé depuis. En Afrique, quand tu es joueur de ton pays, tu es presque un ministre. Surtout, Geoffrey Kondogbia était à ce moment là la tête d’affiche, et le joueur qui jouait au plus niveau ensuite, c’était moi. J’ai senti cette ferveur.

Gardes-tu toujours un oeil sur le Stade rennais ?
Oui, j’étais au stade dimanche d’ailleurs (face à Troyes, ndlr). J’ai revu plein de têtes que je connais, les joueurs je les connais bien. Le Stade rennais, c’est dix ans de ma vie quand même, c’est un club que je supporterai toujours. Quand je repense à mon parcours, j’étais jeune, j’ai fait des conneries, mais ils m’ont fait monter quand même. Parfois il me mettaient des coups, mais ils m’ont beaucoup aidé, soutenu. Ça s’est fini avec les blessures, c’était inévitable, il n’y a pas eu de sentiment d’injustice.

La commission de discipline de la LFP ne devrait pas ouvrir d'instruction concernant l'entraîneur messin. Ce dernier pourrait écoper d'environ six matches de suspension ferme pour la bousculade qu'il a provoquée à Lille.
ds 0720

Après la sérieuse bousculade provoquée par Frédéric Antonetti, le coach des Grenats (expulsé vendredi soir par l’arbitre de Lille-Metz), la commission de discipline de la Ligue, qui se réunit ce mercredi, va se saisir de l’affaire. Mais elle ne devrait pas mettre en instruction le dossier, ce qui n’est pas obligatoire dans les règlements. Elle doit le faire si les faits reprochés concernent un officiel ou si elle n’a pas les éléments matériels pour juger. Là, les faits reprochés à l’entraîneur messin sont matérialisés par les images, ce qui ne doit pas rendre nécessaire une instruction.

Dans les textes disciplinaires, suivant la qualification finalement retenue, Antonetti risque entre deux matches et quatre mois de suspension. Mais au vu des faits, il pourrait écoper d’environ six matches ferme de suspension, plus sans doute quelques-uns avec sursis. Sylvain Armand, le coordinateur sportif de Lille, bousculé par Antonetti, qui lui reprochait de mettre la pression sur le quatrième arbitre et d’être dans sa zone technique, sera lui aussi auditionné.

Arrivé en provenance du Stade Rennais l’été dernier, Eduardo Camavinga avait parfaitement réussi ses débuts au Real Madrid. Mais depuis, le milieu de terrain n’est pas parvenu à confirmer. Et voit son statut de futur crack remis en cause.

ds 0712

Il faudra évidemment laisser du temps à Eduardo Camavinga. Mais après quelques mois passés dans la capitale espagnole, force est de constater que le milieu du Real Madrid ne répond pas encore aux attentes. Tout avait pourtant bien commencé après son arrivée l’été dernier. Pour ses débuts, l’ancien joueur du Stade Rennais s’était offert un but contre le Celta Vigo (5-2), ainsi qu’une passe décisive face à l’Inter Milan (1-0) en Ligue des Champions. La presse locale ne tardait pas à s’emballer sur celui qui avait été recruté pour 35 millions d’euros.

A ce moment, l’objectif était d’offrir à l’entraîneur Carlo Ancelotti une alternative pour faire souffler les cadres Casemiro, Luka Modric et Toni Kroos dans l’entrejeu. Mais Eduardo Camavinga n’a pas confirmé par la suite. Sa tendance à prendre des cartons jaunes et son incapacité à contrôler sa fougue ont incité le coach italien à diminuer son temps de jeu. La preuve, le Français n’a débuté que six matchs cette saison en Liga. Et même lorsque les milieux du Real Madrid étaient dominés par le Paris Saint-Germain (1-0) mardi en Ligue des Champions, le technicien n’a pas jugé nécessaire de faire entrer sa recrue estivale.

C’est dire à quel point Eduardo Camavinga a chuté dans la hiérarchie de Carlo Ancelotti, mais aussi dans le classement des 50 meilleurs jeunes (moins de 20 ans) établi par Four Four Two. En effet, l’international tricolore, septième l’année dernière, n’apparaît qu’en 13e position. Le magazine estime que le jeune talent de 19 ans a rejoint la Maison Blanche un peu trop tôt. Et pour le moment, il est difficile de contredire cette explication.

Frédéric Antonetti en est venu aux mains avec Sylvain Armand ce vendredi à la fin du match entre Lille et Metz. Le technicien Corse a été exclu et s'est emporté en conférence de presse d'après match.

ds 0711

Lille recevait le FC Metz ce vendredi à l'occasion de la 25ème journée de Ligue 1. Dans un match tendu, les deux équipes se sont séparées sur un score nul et vierge. En toute fin de match, des échauffourées ont eu lieu et une bagarre a éclaté. On joue la 95ème minute lorsque l'entraîneur messin, Frédéric Antonetti en vient aux mains avec le coordinateur sportif du LOSC, Sylvain Armand.

À la suite de cet incident, l'arbitre de la rencontre, Bastien Dechepy a exclu le coach du FC Metz. En conférence de presse d'après match, ce dernier est revenu sur la raison de l'échauffourée entre les deux hommes. « Est-ce que vous croyez que le président de Lille et son coordinateur sportif doivent être à deux mètres de moi dans la surface pour mettre la pression sur le quatrième arbitre ? » a-t-il déclaré.

"Je le sais, je ne suis pas aimé"
Par la suite, agacé de tous ces événements, l'entraîneur du FC Metz s'est emporté. « Quand on m'agresse je réponds. J'ai pris le rouge mais je ne me laisse pas faire sur un terrain. Je dois faire le beauf de service... Vous adorez les entraîneurs BCBG. En France, vous n'aimez que les BCBG. Vous n'aimez pas les mecs qui ont un peu de tempérament. Je le sais, je ne suis pas aimé... Ce n'est pas grave. » a-t-il conclu.

À la suite de cette réponse, furieux, Frédéric Antonetti a mis fin à la conférence de presse et a quitté la salle.

Page 1 sur 9

Recherche

Calendrier

Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31

Partenaires

Articles

15 mars 2022

Connexion

Tipeee

Tipeee

S.G.S.B.

SGSB

Cantine de Mumbly

Cantine

Hébergé par

Reglyss.bzh

© 1996 - 2022 www.StadeRennais.Net
© 2022 Da'Squad - L'actu du Stade Rennais

Free Joomla templates by L.THEME