Les négociations continuent entre Canal + et la LFP dans l’optique de la nouvelle répartition des droits TV. Dans l’attente qu’un nouvel appel d’offres soit lancé, Maxime Saada, le patron de la chaîne cryptée, a détaillé dans un courrier son offre de pay-per-view. Un dispositif qui consisterait à payer pour visionner la rencontre de son choix.
ds 0365C’est à travers un courrier adressé à la Ligue de football professionnelle, auquel nos confrères de RMC Sport ont eu accès, que Maxime Saada a précisé son offre de pay-per-view pour la Ligue 1 et la Ligue 2. Alors que les négociations se poursuivent entre la LFP et Canal +, qui reste dans l’attente qu’un nouvel appel d’offres soit officiellement lancé pour la redistribution des droits TV du football français, le patron de la chaîne cryptée a avancé encore un peu plus ses pions sur l’échiquier et démontré qu’il planchait activement à une solution. Même temporaire. Parce qu’un tel dispositif n’a pas vocation à s’installer durablement… ?"Dans l’intervalle, et si la tenue d’un appel à candidatures devait prendre plus de temps, nous vous proposons de rendre accessibles ces matchs en Pay Per View sur notre plateforme MyCanal, écrit Maxime Saada dans son courrier adressé à la Ligue. Dans cette hypothèse, Groupe Canal + assurerait les prestations techniques nécessaires permettant à tout consommateur, abonné ou non aux offres Canal +, d’y accéder, sur la base de modalités à définir entre nous."

Les recettes seraient reversées à la LFP
Une offre de bonne grâce, dans la mesure où le diffuseur historique du football français, qui a annoncé vouloir restituer dans un premier temps le lot 3 dont il avait fait l’acquisition, n’aurait financièrement pas à y gagner puisqu’elle "reverserait à la LFP l’intégralité des recettes y afférentes déduction faite des coûts supportés", par son groupe.

L’idée du pay-per-view (télévision à la carte) donne l’opportunité aux consommateurs d’accéder à la rencontre de leur choix contre le paiement d’une somme largement inférieure à un abonnement classique. Une offre, à laquelle la LFP semble aussi réfléchir en interne avec la création de sa propre chaîne, qui peut s’avérer particulièrement intéressante pour les supporters d’un club bien précis mais beaucoup moins pour un suiveur attentif des championnats de Ligue 1 et de Ligue 2.

"Mediapro a irrémédiablement altéré la valeur et l’image des droits"
Et si c’était le meilleur pansement pour soigner temporairement la plaie actuellement ouverte ? Car Mediapro, qui a abandonné les droits faute de pouvoir en assurer la responsabilité financière, a garanti qu’il continuerait à assurer à ses frais la retransmission des rencontres jusqu’au 31 janvier, au plus tard. Une date butoir qui pourrait faire craindre l’écran noir… ?"Cette solution (de pay-per-view) nous semble la seule à même d’éviter notamment la solution qui consisterait à continuer de diffuser les matches par l’intermédiaire de Mediapro, alors que cet opérateur est défaillant, a profondément déstabilisé notre secteur et a irrémédiablement altéré la valeur et l’image des droits dont vous avez le mandat de commercialisation", précise Maxime Saada.

Consultant sur la chaîne Téléfoot depuis son départ du Stade Rennais l’été dernier, Sylvain Armand rebondit en Ligue 1 du côté de Lille. L’ancien défenseur a été nommé coordinateur sportif et retrouve Olivier Létang, le président avec lequel il collaboré pendant près de deux ans au SRFC.
ds 0364Sylvain Armand retrouve Olivier Létang, avec qui il a collaboré au Stade Rennais entre janvier 2018 et février 2020. L’ancien coordinateur sportif du club Rouge et Noir devient dès aujourd’hui celui de Lille où a été nommé président Olivier Létang le 18 décembre dernier. "Le LOSC a le plaisir d’officialiser l’arrivée de Sylvain Armand au sein de son organigramme, a informé le club nordiste à travers un communiqué publié sur son site internet. Olivier Létang renouvelle sa confiance en Sylvain Armand suite à la réussite de leur récente collaboration, lui qui l’avait nommé à ce poste de coordinateur sportif en 2018 au Stade Rennais."

Titulaire d’un diplôme de management du Centre de Droit et d’Economie du Sport, Sylvain Armand va œuvrer à ?"organiser le quotidien du secteur sportif de l’équipe professionnelle, en concertation avec le staff technique et la direction du club" mais également ?"faciliter l’intermédiation entre les différents services au sein du LOSC, notamment la détection et le recrutement".

Grégory Bourillon comptabilise plus de 400 matches en professionnel. Retraité depuis la saison dernière, celui qui a été formé à Laval aurait pu rejoindre le centre de formation des Girondins de Bordeaux, mais a finalement choisi celui du Stade Rennais. Suiveur attentif du monde du football mais aussi du club au scapulaire, il possède un avis précis sur notre actualité, mais aussi sur de nombreux joueurs (ou anciens) bordelais qu’il a côtoyé tout au long de sa riche carrière. Rennes, Paris, Lorient, Reims, Angers, Châteauroux, une carrière bien pleine, mais aussi une très belle image, celle d’un joueur sans frasques, et donnant toujours tout pour le maillot que ce soit en défense ou au milieu de terrain. Nous avons partagé un vrai bon moment en sa compagnie, et avons retrouvé l’image que nous nous faisions de lui

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Quand on vous parle des Girondins de Bordeaux, quelle image avez-vous du club ? Y-a-t-il des souvenirs particuliers de leur histoire qui vous viennent en tête ?

Le premier souvenir qui me vient en tête c’est l’année du titre acquis au Parc, avec l’époque de Feindouno, etc… Ca remonte déjà pas mal, je n’avais pas encore commencé ma carrière pro. Je me souviens de ce soir-là quand ils avaient été titrés sur ce dernier match. C’est vrai qu’à mon époque, à chaque fois que j’affrontais Bordeaux, c’était une grosse cylindrée du championnat. Ca s’est modifié ces derniers années puisque les résultats sont moins bons qu’à une certaine époque. Pour ma part, ça a toujours été compliqué de jouer à Bordeaux. De mémoire, je crois que je n’ai jamais gagné à Chaban. J’ai gagné une fois au Matmut mais sinon, à Chaban, je n’ai jamais réussi à gagner. C’était toujours de bonnes équipes avec de bons joueurs. Ca jouait bien au ballon, c’était une équipe qui était agréable à voir jouer. C’était toujours compliqué, on savait que ça allait être des matches compliqués en venant jouer à Chaban. Après, c’était aussi toujours un déplacement agréable parce qu’on connaît la ville et le climat. C’était agréable pour le confort, mais pas vraiment pour les résultats. C’était toujours un bon moment dans la saison de venir jouer à Bordeaux.

Malgré les nombreuses difficultés rencontrées par les Girondins ces dernières années, peut-on toujours considérer Bordeaux comme un grand club de France ou le club a vraiment perdu son standing ?

Ca fait partie des grands clubs. C’est un club avec une histoire, qui a gagné des titres, ça on ne pourra jamais leur enlever. Après, c’est sûr que ce n’est pas la meilleure phase de leur histoire qu’ils traversent en ce moment, mais ça arrive à tous les clubs de passer des périodes plus compliquées. Ils sont dans une période de relance, ils sont en train de restructurer le club. Avec Jean-Louis Gasset, je pense qu’au niveau sportif, ils sont plutôt bien lotis et avec Alain Roche aussi qui est arrivé en début de saison. Je n’ai pas de doute là-dessus mais à mon avis, ça va prendre plusieurs années car il y a eu pas mal de dégâts au niveau de l’actionnariat. Il va falloir relancer le club mais les gens qui sont en place sont compétents, je n’ai aucun doute là-dessus. Ca fait partie de l’histoire d’un club aussi de traverser des périodes délicates mais je ne doute pas sur le fait qu’ils parviendront à redresser la barre et redevenir le club avec les résultats qu’ils avaient auparavant.

Est-ce que lors de votre carrière, vous avez déjà été approché par les Girondins de Bordeaux ? Si oui, pourquoi ça ne s’est pas fait ?

J’ai été approché très tôt dans ma carrière. Moi, je suis de Laval et quand je suis parti à Rennes, en fait je devais faire un choix entre Rennes et Bordeaux. Déjà à l’époque, j’avais été en contact avec eux mais j’avais choisi Rennes parce que c’était le centre de formation numéro 1, et c’était à une heure de route de chez moi, donc c’était beaucoup plus facile. C’est le seul moment de ma carrière où j’ai failli signer à Bordeaux, quand j’avais 15-16 ans. J’aurais pu intégrer le centre de formation de Bordeaux mais j’ai préféré aller à Rennes.

Est-ce que vous auriez aimé jouer à Bordeaux ?

Oui, bien sûr ! Dans ma carrière, j’ai connu Bordeaux beaucoup plus haut que ce qu’il ne l’est actuellement. Pour moi, sur l’ensemble de ma carrière, ils étaient dans les 5 gros du championnat. C’était toujours des gros matches, il y avait toujours de très grands joueurs. J’ai affronté aussi l’époque Gourcuff, Chamakh, quand ils ont été Champions. Ils étaient impressionnants et il y a eu la Ligue des Champions l’année qui a suivi. C’était un club qui donnait envie et je pense qu’il donne toujours envie. Les résultats sont un peu compliqués sur les dernières années mais pour moi, c’était un club qui donnait envie, j’aurais aimé y jouer à un moment donné mais ça n’a jamais été le cas et j’ai fait d’autres choix.

Dans votre carrière, vous avez côtoyé de nombreux bordelais, anciens et actuels. Pour commencer, vous avez commencé votre carrière à Rennes, aux côtés de Jimmy Briand, avec qui vous avez joué pendant au moins 4 ans. Aujourd’hui, il a passé la barre des 100 buts en Ligue 1 et continue de jouer à 35 ans. Quels souvenirs gardez-vous de ses débuts et quel avis avez-vous sur sa longévité ?

Jimmy, c’est quelqu’un que je connais depuis qu’on a 15-16 ans. On a toujours été très proches, au centre de formation déjà on a toujours été liés. Je suis très fier de sa carrière, il a fait des choses extraordinaires en termes de longévité et atteindre la barre des 100 buts en Ligue 1, c’est quand même un exploit, c’est fait par peu de personnes. Jimmy a toujours les mêmes qualités qu’à ses débuts, il fait des efforts pour le collectif, il est toujours disponible pour tout le monde. Il a un état d’esprit remarquable et irréprochable. Il est arrivé un an après moi au centre de formation à Rennes et on savait déjà quand il est arrivé que ça allait être un joueur de Ligue 1, il avait tout pour réussir. Et il a réussi à atteindre son but et de fort belle manière. Je pense que ça fait presque 20 ans qu’il joue pro, c’est remarquable. Il a gardé son état d’esprit, il n’a pas changé, c’est beau. Je suis vraiment content pour lui de ce qu’il a réussi à faire.

Vous avez également vu arriver dans le monde professionnel Yoann Gourcuff, qui a été un des éléments essentiels du titre des Girondins de Bordeaux en 2009. Malheureusement, sa carrière a été semée d’embuches et il n’a pas eu la carrière que tout le monde lui prédisait. Quels souvenirs avez-vous de lui et quel regard vous portez sur sa carrière ?

Pour nous, c’était le phénomène du centre de formation quand il est arrivé, un an après moi. Il a répondu aux attentes de suite, il a été hyper précoce. Je crois qu’à 17 ans, il a commencé à jouer en Ligue 1 avec les performances qu’on lui connaît. A Bordeaux, sa première année, il a explosé. Son talent s’est révélé aux yeux du monde. Pour différentes raisons, il n’a pas confirmé le talent qu’il avait. C’est quelqu’un de timide, qui n’aime pas trop le monde du football, ses travers et à-côtés. C’est aussi un peu pour ça qu’il n’a pas fait la carrière qui collait avec son talent. C’était un joueur extraordinaire, avec un état d’esprit extraordinaire. Sa personnalité de garçon timide, réservé et très poli ne collait pas forcément avec les groupes avec lesquels il a évolué. Ca l’a desservi, c’est dommage parce qu’il avait un talent hors normes, mais c’est comme ça…

Il faisait partie de cette fameuse équipe de 2009, menée par Laurent Blanc, qui a été championne de France. Quels souvenirs avez-vous des Girondins, vous qui jouiez alors au PSG ?

Ils étaient injouables cette année-là. Derrière, il y avait Diawara, Trémoulinas, il y avait Fernando au milieu… Je ne me souviens plus exactement de toute l’équipe mais c’était marqué de la patte de Laurent Blanc. C’était un football léché, qui était agréable à voir. Ils jouaient pour avoir le ballon et marquer des buts. On ne va pas comparer avec le Paris de maintenant car c’est un autre niveau mais ils dominaient le championnat par la possession, la qualité dans le jeu. C’était vraiment agréable. Je me souviens, avec Paris, on était venus, on en avait pris une belle, avec un but extraordinaire de Yoann Gourcuff, c’était incroyable. C’était sympa de venir jouer à Bordeaux mais pas ces années-là (rires).

Au PSG, vous avez joué avec un attaquant extraordinaire, qui a marqué tous les supporters bordelais, c’est bien évidemment Pauleta. Il a fait 3 saisons incroyables aux Girondins, en inscrivant 91 buts en 130 matchs. On imagine que c’est le genre de joueur que l’on préfère avoir dans son équipe plutôt qu’en face sur le terrain…

Oui, c’est sûr ! Pedro, je l’ai connu lors de sa dernière année. Je suis arrivé à Paris lors de sa dernière année. Il avait un certain âge déjà mais on voyait dans les déplacements et surtout dans la finition devant le but qu’il était chirurgical. Il cadrait toutes ses frappes. Physiquement, il avait un peu baissé mais ça ne se voyait pas vraiment parce qu’il était toujours aussi intelligent dans ses déplacements. Il n’a pas basé sa carrière sur son physique, il avait toujours ses déplacements et sa qualité face au but. Au niveau de l’état d’esprit, de l’éthique du travail, du professionnalisme, c’était un exemple. C’était un mec qui bossait tout le temps. Il n’était pas toujours titulaire l’année où j’ai joué avec lui mais il a toujours eu un bon état d’esprit, c’est un leader par l’exemple, par le travail. Ça reste un très bon souvenir d’avoir joué avec lui. Il y a beaucoup de gens qui me demandent souvent si je l’ai croisé à Paris. Je suis content d’avoir joué avec lui car c’est un mec qui m’a apporté dans le professionnalisme. C’était un joueur remarquable et même à 35 ans, il avait des qualités. Il était extraordinaire et très professionnel.

Vous êtes arrivé en 2007 à Paris, et c’est Alain Roche qui vous a fait venir. Aujourd’hui, il est  l’actuel directeur sportif des Girondins. Quel regard portez-vous sur sa nomination actuelle au FCGB ?

Comme je vous disais tout à l’heure, je pense qu’avec Alain et Jean-Louis Gasset, le club prend une bonne direction. Le travail ne va pas se faire si facilement qu’on aimerait mais ils vont essayer de remettre le train dans le bon sens. Il y a beaucoup de travail mais le club est entre de bonnes mains. J’ai eu la chance de recroiser Alain récemment, on a pu échanger là-dessus. Je suis content, ce sont des gens bien qui sont à la tête du club actuellement. J’espère que le travail va porter ses fruits assez rapidement pour qu’on puisse retrouver Bordeaux là où il devrait être. Il y a du travail car ils ont repris le club dans un état un peu délicat. Je ne doute pas qu’ils vont réussir à relancer tout ça.

Vous avez joué avec Nicolas De Préville, l’attaquant actuel des Girondins de Bordeaux. Son expérience en Gironde a été pour le moins irrégulière. Les changements répétés d’entraineurs sur le banc bordelais ne l’ont pas aidé. Aujourd’hui, il a perdu sa place de titulaire en début d’année et semble se diriger vers un départ (fin de contrat). Que pensez-vous de sa situation actuelle ?

Nico est dans une situation un peu délicate. Après, c’est quelqu’un qui a un fort caractère et qui ne va pas lâcher. Même si les choses ne tournent pas rond pour lui actuellement, c’est quelqu’un qui a du tempérament et qui va se battre pour essayer de regagner sa place. Il a fait quand même de belles choses depuis qu’il est arrivé à Bordeaux, je pense que les gens ne vont pas oublier ça quand même. Il a subi la situation du club, beaucoup de changements d’entraîneurs, le flou au niveau de la direction… Il n’est pas arrivé dans la meilleure période de Bordeaux non plus. Ce n’est pas forcément le meilleur moment pour s’éclater sur le terrain. Il lui reste au moins 6 mois donc j’espère qu’il va inverser la tendance. Je le connais, c’est un mec qui ne lâche pas, qui est à maturité et qui a des qualités. Il a encore la possibilité de faire changer les choses. J’espère qu’il se donne les moyens pour inverser la tendance, qu’il travaille bien et que les choses vont s’améliorer pour lui. Je lui souhaite de tout cœur.

Vous avez joué sur deux postes lors de votre carrière : défenseur central et milieu défensif. On aimerait avoir votre avis sur les joueurs qui occupent ces postes à Bordeaux actuellement. Dans un premier temps, on va bien évidemment parler de Laurent Koscielny, avec qui vous avez joué. Il fait profiter le groupe de sa grande expérience. Vous qui l’avez vu éclore à Lorient, quel regard portez-vous sur sa carrière et sur son rôle dans le groupe des Girondins ?

Sa carrière a été extraordinaire. Je l’ai vu commencer en Ligue 1, il était déjà le joueur qu’il est maintenant. Il était dominant physiquement, bon techniquement, dans les duels et le jeu aérien. Il était très complet, niveau ++. Sa carrière est extraordinaire, à l’image de ses qualités. C’est quelqu’un d’une grande humilité. Je ne l’ai croisé que 6 mois à Lorient, on n’a pas pu beaucoup échanger mais je sais que les Lorientais en gardent un très bon souvenir, en tout cas tous les joueurs qui ont évolué avec lui. Sa carrière n’est pas due au hasard non plus. C’est quelqu’un qui travaille. Tout n’a pas été facile pour lui. Avant Lorient, il a débuté en Ligue 2. Guinguamp, ça ne s’est pas passé comme il voulait, il a dû aller à Tours pour se relancer. Il sait d’où il vient aussi. Il a gardé cette humilité-là. Sa carrière, que ce soit à Arsenal ou en Equipe de France, a été extraordinaire. Après, pour l’avoir vu jouer à Bordeaux, on retrouve le Laurent que l’on connaît :  très bon dans l’anticipation, les lectures de trajectoire, dans les duels, dans le jeu aérien… C’est un défenseur moderne parfait. Il est très complet.

A côté de lui, il a Paul Baysse, qui a réussi à inverser la tendance. Ça n’a pas été simple pour lui depuis qu’il est revenu à Bordeaux. En plus, il y a eu de l’affect parce que c’est son club formateur. Je suis content pour lui. Et il y a Pablo aussi qui est aussi un joueur de haut niveau. Je pense que la défense centrale de Bordeaux n’est pas en manque de talent. Déjà, ce socle défensif est assez costaud cette année.

En milieu défensif, Bordeaux s’appuie principalement sur Otávio, qui est un joueur essentiel pour l’équilibre des Girondins actuellement. Et on sent justement que lorsqu’il n’est pas là, l’équipe est destructurée. Que pensez-vous de ce joueur ?

Justement, heureusement qu’il est là parce qu’à part lui, il n’y a pas d’autres milieux défensifs. C’est vrai que l’effectif est constitué d’une façon un peu bizarre. Mais c’est un joueur que j’aime beaucoup, qui est très bon dans le jeu court, il est bon techniquement. Il n’est pas dominant par son physique mais il apporte beaucoup de choses. Il colmate beaucoup de brèches, il compense beaucoup des erreurs de placement des joueurs devant lui. C’est un joueur intelligent, fin techniquement et très bon dans la relance. J’aime bien ce profil de joueur, il apporte beaucoup à l’équipe.

Ce weekend, Lorient et Bordeaux s’affronte pour conclure cette première partie du championnat. Lorient a chuté sévèrement face à Monaco cette semaine et Bordeaux, de son côté, a fait 0-0 à Metz. Comment voyez-vous ce match ?

Lorient va arriver déjà avec l’envie de ne pas prendre de but, vu qu’ils en ont déjà pris 5 mercredi. Ils sont très mal classés, ils sont avant-derniers. A mon avis, ils vont venir pour fermer le jeu. Même si ce n’est pas la vision du club, je pense qu’ils vont quand même le faire. Bordeaux jouera sans Hatem Ben Arfa, ils savent que ça va être un peu moins pétillant. Donc je pense que Lorient va venir d’abord pour ne pas prendre de but et ramener au moins un match nul. Ils vont essayer de se rassurer parce que les derniers matches sont un peu inquiétants, notamment la défaite de mercredi. Et Bordeaux, je n’ai pas vu les derniers matches donc c’est difficile de se prononcer mais j’ai l’impression qu’il y a du mieux dans le jeu. J’espère qu’ils seront meilleurs offensivement et qu’ils pourront se créer des situations. J’espère qu’on verra un joli match. Dans tous les cas, le résultat me conviendra parce que j’aime Bordeaux et j’aime Lorient. Je suis un peu partagé, j’ai du mal à choisir mon camp (rires).

Si Lorient vient pour fermer le jeu face à Bordeaux qui a eu son 10ème clean-sheet cette semaine, on se dirige vers un 0-0, non ?

Je n’espère pas. Mais c’est vrai que Bordeaux a retrouvé une base défensive, c’est important pour faire une saison consistante. On sait que ça pêche offensivement, ça manque un peu de liant, de réalisme. Mais je pense que Lorient a besoin de se rassurer… Je ne parierais pas sur le 0-0 parce que je ne le souhaite pas, mais si j’avais une pièce, je mettrais sur ce score-là quand même.

Après son incident violent avec le chauffeur de bus du club, l'entraîneur du MC Oujda Abdeslam Ouaddou sollicite la médiation de la Fédération marocaine.
ds 0362L’affaire "Ouaddou-MC Oujda" connaît ce mardi de nouveaux développements. L’ancien défenseur, aujourd’hui coach du MCO, a passé une contre-visite médicale auprès de la commission médicale régionale, qui a approuvé le certificat médical d’une durée de 20 jours, nous apprend Le 360. Par ailleurs, l’ex-Rennais a adressé un courrier au secrétaire général de la Fédération royale marocaine de football, Tarek Najem. Dans celui-ci, Ouaddou sollicite la médiation de l’instance et demande une rencontre avec le président du MCO afin de mettre les choses à plat, une condition nécessaire à une poursuite de sa mission sur le banc mouloudéen pour l’entraîneur.

D'après les informations de L'Equipe, le groupe sino-espagnol Mediapro a annoncé l'arrêt de la chaîne Téléfoot à l'ensemble de ses salariés. En amont, la LFP aurait décidé de mettre fin au contrat des droits TV avec le diffuseur selon l'AFP. Si aucune date d'arrêt n'a encore été précisée, l'épilogue malheureux du feuilleton semble bien arrivé.
ds 0361Cette fois, c'est bien fini. Le triste épilogue, tant redouté, est arrivé au terme d'un feuilleton loin d'être glorieux pour le football français. Selon l'AFP, la Ligue de football professionnel français (LFP) a décidé de mettre fin au contrat avec son diffuseur majeur Mediapro après deux mois de conflit sur les droits télévisés. La sortie du diffuseur sino-espagnol, défaillant, doit encore être validée par le tribunal de commerce de Nanterre, a précisé une source, indiquant que la LFP devait récupérer ses droits de diffusion d'ici au 21 décembre. Un conseil d'administration de la LFP a été tenu vendredi matin pour étudier la question. Contacté par l'AFP, Mediapro n'a pas répondu.

Mediapro a prévenu ses salariés
De son côté, L'Equipe précise que le groupe Mediapro a annoncé l'arrêt de la chaîne Téléfoot à l'ensemble des salariés. Pour rappel, le groupe sino-espagnol n'avait pas versé ses deux dernières échéances : en octobre (172,3 millions d'euros) puis en décembre (152,5 millions d'euros). Au total, il avait acquis les principaux matches des deux premières divisions françaises pour un montant annuel de 830 millions d'euros sur la période 2020-2024.

"J'attends d'eux qu'ils respectent leur engagement et qu'au minimum, ils fassent preuve de responsabilité dans le dénouement de la crise qui nous oppose", avait déclaré le président de la LFP Vincent Labrune début novembre. Plus d'un mois plus tard, le point final a été inscrit. Le chapitre Mediapro va tristement se refermer.

La LFP pourrait trouver rapidement un accord avec Mediapro pour récupérer ses droits. Mais en perdant l'essentiel des sommes dues par son principal diffuseur.
ds 0360L'interminable feuilleton entre la LFP et Mediapro, qui n'a pas payé son échéance du 5 octobre (172,3 millions d'euros) ni la suivante, le 5 décembre (152,5 millions d'euros), livre ses derniers épisodes. Jeudi matin, lors du conseil d'administration (CA) de l'instance, Marc Sénéchal, le conciliateur nommé par le tribunal de commerce de Nanterre, a expliqué être encore en négociation, mais très proche de la fin des discussions avec le groupe sino-espagnol.

Ce qui ne résout pas tous les problèmes. Car, comme l'a expliqué ce spécialiste des entreprises en grande difficulté, le football français est désormais devant un choix cornélien : soit il accepte les conditions de Mediapro (en gros, un abandon du contrat en payant une très faible indemnité, inférieure à 50 M€, et la garantie de ne pas être poursuivi ni par la Ligue ni par SFR, Free, Orange et Bouygues Télécom, les fournisseurs d'accès à Internet), soit il va au clash et le diffuseur est placé en liquidation judiciaire.

On entrerait alors dans un combat juridique long et incertain. "Le choix entre la peste et le choléra", comme l'a résumé un participant. Pour le conciliateur, pas de doute, il faut opter pour un accord avec Mediapro, même si les conditions ne sont pas idéales, afin que la LFP récupère ses droits.

Dans la foulée, Vincent Labrune a pris la parole, avec un discours un peu plus dur. Le président de la Ligue veut, lui aussi, sortir Mediapro du jeu pour se tourner vers un diffuseur solvable mais en obtenant une indemnité financière plus importante. Si le nouvel entrant en instance de départ est en mesure de la verser...

18 décembre, la date butoir pour la conciliation
Labrune a également annoncé qu'un nouveau CA pourrait être convoqué dès aujourd'hui pour prendre une décision définitive si c'est nécessaire. Ou se réunir les jours suivants, puisque, tard jeudi soir, aucune convocation n'avait été envoyée aux administrateurs de la LFP. En sachant qu'il reste encore un petit peu de marge, car la date officielle de fin de la conciliation est le 18 décembre. Mais la LFP et le conciliateur veulent aller vite.

Lors du CA, Jean-Pierre Rivère, le président niçois, s'est également dit favorable à une issue rapide avec Mediapro afin de passer à autre chose. Et a milité pour que quelques présidents de club épaulent Labrune, si nécessaire, dans la toute dernière ligne droite, afin de peser sur les ultimes arbitrages. Le ton ne contenait aucune défiance vis-à-vis de la direction de la LFP, mais une volonté d'aider. Nasser al-Khelaïfi, le président du PSG, s'est exprimé rapidement, selon un observateur, "en donnant le sentiment, entre les lignes, qu'il était est plutôt pour l'option dure vis-à-vis de Mediapro".

Dans la soirée, les discussions se sont poursuivies entre la LFP, Mediapro et le conciliateur. Labrune entend obtenir la restitution des droits plus une somme d'argent qui s'approche de la valorisation des matches diffusés par Téléfoot, la chaîne de Mediapro, et non payés. Cette facture tourne autour de 140 M€. Une somme qui sera sans doute impossible à obtenir.

La forte rancune de Canal + à l'égard de Mediapro
Si ces ultimes tractations aboutissent, il faudra alors trouver un opérateur solvable susceptible de prendre très vite le relais. Canal +, le diffuseur "historique" de la L1, n'a pas formulé d'offre, mais se dit prêt à le faire si la situation se décante avec une proposition globale autour de 590 M€, plus environ 100 M€ de bonus liés à une hausse éventuelle du nombre de ses abonnements. Et la possibilité de faire un geste pour la saison en cours (la plus compliquée, financièrement, pour les clubs), sous forme d'avance.

Mais Canal + ne veut pas bouger avant que l'horizon ne soit totalement dégagé. Cette attitude très distante des dirigeants de la chaîne cryptée, ces dernières heures, a créé un début d'inquiétude à la Ligue. "Il y a plusieurs raisons pour lesquelles Canal + ne veut pas bouger vite, croit savoir un observateur. La première est financière. Il s'agit d'une entreprise cotée en Bourse. Ce n'est pas évident de réaliser une telle opération à quinze jours de la clôture des comptes. Cela peut avoir une répercussion sur le cours de Bourse."

Le ressentiment à l'égard de Mediapro est également puissant, n'incitant pas Canal + (au grand dam de la LFP et de Marc Sénéchal) à participer à un règlement global. "Vincent Bolloré (qui contrôle Vivendi, la maison mère de la chaîne cryptée) en veut terriblement à Mediapro, poursuit ce proche du dossier. La sortie peu "honorable" du groupe sino-espagnol, ça lui déplaît fortement. Le côté : "On a occupé l'appartement pendant six mois, on a un peu tout cassé et vous rend les clés", ça ne lui va pas. Et il se dit au passage : "Chaque jour qui passe, je leur fais un peu plus mettre un genou à terre". Il n'a donc aucun intérêt à se presser. Pour acheter à des prix incroyables, il est champion du monde."

S'il traîne, risque-t-on de vivre la situation inédite d'un diffuseur parti avant que le suivant n'arrive ? Avec des matches non diffusés en attendant ? Ou même de voir Mediapro qui décide unilatéralement les retransmissions pour mettre la pression ? Personne ne veut y croire, même si, dans cette affaire, on n'est plus à une mauvaise surprise près.

Du côté de la LFP et de Mediapro, on a quelques jours supplémentaires pour trouver un accord négocié, mais c'est une évidence les patrons de Téléfoot veulent s'en sortir sans risque.ds 0359Entre le football français et Mediapro l’histoire d’amour n’aura pas duré longtemps, et il semble probable que Téléfoot aura été l’une des chaînes sportives les plus éphémères du Paysage Audiovisuel Français. Sauf miracle on ne voit pas comment le média pourra survivre au non-paiement des échéances des droits TV de la Ligue 1. Et même si les équipes de Téléfoot n’ont rien à se reprocher, la Ligue de Football Professionnel veut au plus vite stopper la mauvaise blague. Vendredi, faute d’un accord, le conciliateur nommé par le tribunal de commerce de Nanterre a accordé quelques jours supplémentaires à Mediapro et la LFP pour trouver une solution convenable. Mais pour Etienne Moatti, il est évident que le groupe sino-espagnol devra lâcher l’affaire et ne peut plus envisager d'aller au bout de son contrat jusqu’en 2024. Reste à trouver une porte de sortie honorable et c’est ce qui fait durer les négociation, car Jaume Roures veut éviter le goudron et les plumes.

Et le spécialiste des droits TV au sein de la rédaction de L’Equipe d’en dire un peu plus. « Pour Mediapro, le débat n’est plus d’obtenir un rabais sur la première année de son contrat. Mediapro ne paie pas ses factures à la LFP, et donc Mediapro ne donne pas des garanties pour le futur non plus. L’idée est de sortir Mediapro pour trouver un autre diffuseur et il n’y en a qu’un seul capable de reprendre les droits en cours de route, c’est bien sûr Canal+. Mais avant ça, il faut sortir proprement Mediapro. Les patrons de Téléfoot ont de nombreuses exigences afin de ne pas payer ce qu’ils doivent et ne pas être embêtés sur le plan judiciaire dans l’avenir. Il y a énormément de garanties demandées à la Ligue et au médiateur, qui ne sont pour le moment pas en mesure de leur fournir. Une fois que toutes ces exigences-là sont établies, ce sera possible de trouver un nouveau diffuseur, sachant que les montants seront divisés par deux », prévient Etienne Moatti, qui ne croit plus du tout à l’avenir français de Téléfoot.

Téléfoot, la chaîne du groupe Mediapro, doit codiffuser la Ligue des champions et la Ligue Europa avec RMC Sport. Sans souci, a priori.
ds 0335Si Jaume Roures a annoncé jeudi dans L'Équipe avoir demandé un délai de paiement pour sa deuxième échéance concernant les droits de la Ligue 1 et de la Ligue 2 et vouloir également en renégocier le montant, le patron de Mediapro (maison mère de la chaîne Téléfoot) ne s'est pas prononcé sur le paiement de celui de la Ligue des champions et de la Ligue Europa, que sa chaîne codiffusera cette saison avec RMC Sport. Contactés sur le sujet, ni Mediapro ni Téléfoot n'ont souhaité réagir sur ce point.

En juillet, Altice (maison mère de RMC Sport) avait annoncé, en parallèle de son accord de distribution de la chaîne Téléfoot, avoir signé un contrat de sous-licence avec Mediapro pour les Coupes d'Europe de football. Ce deal signifie que le groupe audiovisuel sino-espagnol doit régler la moitié de la dernière année du contrat d'Altice avec l'UEFA, évalué à 350 M€ par saison sur la période 2018-2021...

Même si tous les diffuseurs ont obtenu, de la part de l'instance européenne, un rabais global de 566 M€ après le reformatage de la phase finale de la saison 2019-2020, ramassée sur une dizaine de jours en août en raison de la crise sanitaire.

Le paiement de Mediapro ne doit pas s'effectuer directement auprès de l'UEFA mais auprès d'Altice, détentrice du contrat. Celle-ci a récemment réglé une première échéance à l'UEFA. Avec la quote-part de Mediapro ? Rien ne permet de l'affirmer aujourd'hui, même si les échos de ces derniers jours sont positifs.

Par ailleurs, du côté de la rédaction de Téléfoot, on assure que la chaîne diffusera sans problème la Ligue des champions dans dix jours. Les réunions de préparation s'enchaînent et les journalistes ont tous reçu leur planning pour l'occasion.

En plein départ pour l’ASSE la semaine dernière, M’Baye Niang (25 ans) aurait eu un tête-à-tête houleux avec le président du Stade Rennais Nicolas Holveck.
ds 0334Le feuilleton M’Baye Niang est encore loin d’avoir touché à sa fin. Dans son édition du jour, L’Équipe livre de nouvelles révélations sur le faux transfert de l’attaquant du Stade Rennais à l’ASSE. Le quotidien sportif revient notamment sur la fameuse prime collective de 150 000 € que lui doit le SRFC.

Au nom des joueurs, Niang avait, avec Damien Da Silva, accepté que son paiement soit différé de la fin de la saison dernière à l’automne. Son attaquant se trouvant en partance, Nicolas Holveck estimait ne plus la lui devoir. « Cela provoque un tête-à-tête houleux entre les deux hommes, mardi dernier, en début d’après-midi », expliquent nos confrères.

La prime a été un sujet houleux au Stade Rennais
Ce mardi coïncide aussi avec le jour au cours duquel les deux clubs finissent par trouver un accord entre eux. Comme déjà expliqué par But! ces derniers jours, l’ASSE avait accepté de prendre à sa charge une partie du salaire (1 M€), Rennes, les 2 M€ restants. Les Verts avaient également dealé de verser une somme au club breton au nombre de matches joués par Niang. De son côté, ce dernier avait résolu son problème de prime et pouvait alors enfin,prendre la direction de la Loire jeudi soir. L’affaire a capoté.

Le Stade Rennais a tenté de recruter le milieu offensif argentin, Rodrigo De Paul
ds 0333Qualifié pour la première fois de son histoire pour la phase de poules de la Ligue des Champions, Rennes a réalisé un mercato estival ambitieux avec les arrivées de Martin Terrier, Nayef Aguerd, Serhou Guirassy, Alfred Gomis, Dalbert, Daniele Rugani et Jérémy Doku. Mais le club breton aurait également pu recruter un international argentin.

De Paul trop cher pour Rennes
Selon les informations de France Football, les dirigeants du Stade Rennais se seraient renseignés pour enrôler le milieu offensif de l'Udinese, Rodrigo De Paul. Mais le prix demandé par le club italien, entre 30 et 35 millions d'euros, a refroidi les ardeurs des pensionnaires du Roazhon Park.

Rennes, qui découvrira la Ligue des champions, a animé le mercato. Les Bretons ont recruté un bel et prometteur élément offensif : l'ailier international belge Jérémy Doku (Anderlecht), transféré pour environ 26 millions d'euros, un record pour Rennes. Les Rouge et Noir ont envoyé leur gardien Edouard Mendy à Chelsea et leur attaquant Raphinha à Leeds, tout en attirant, en prêt, le latéral Dalbert (Inter) ou le défenseur Daniele Rugani (Juventus). Le bilan des arrivées et des départs.
ds 0341Le Stade Rennais a poursuivi son recrutement européen en engageant pour cinq ans l'espoir belge Jérémy Doku, mais a laissé son intenable ailier brésilien Raphinha partir à Leeds. Le point sur les départs et les arrivées.

Dans le sens des arrivées…
Martin Terrier. L’attaquant de 23 ans est arrivé en provenance de Lyon, le 6 juillet dernier contre 12 M€. Il a été la première recrue du triumvirat Holveck-Maurice-Stéphan. La durée de son contrat : cinq ans. Depuis, le joueur a disputé quatre matches avec le SRFC (1 passe).

Nayef Aguerd. Le défenseur central s’est engagé pour quatre saisons avec Rennes le 14 août contre une somme de 5 M€. Venu de Dijon, l’international marocain de 24 ans a joué les 6 matches de Ligue 1 et déjà inscrit 2 buts.

Serhou Guirassy. L’avant-centre de 24 ans a signé, le 27 août dernier, un contrat de cinq ans avec le SRFC. Arrivé d’Amiens contre un chèque de 15 M€, il a disputé cinq matches avec Rennes (3 buts et 1 passe).

Alfred Gomis. L’ancien gardien de Dijon s’est engagé le 29 septembre pour cinq saisons avec Rennes. Le montant du transfert : 16 M€. Blessé à son arrivée, l’international sénégalais de 27 ans n’a toujours pas joué de match avec son nouveau club.

Dalbert Henrique. Le latéral gauche de l’Inter Milan, 27 ans, a été officiellement prêté une saison avec option d’achat par le club Nerazzurri, ce samedi. Un prêt payant d’une valeur de 2 M€ pour l’ancien niçois avec option à 13 M€..

Daniele Rugani. Le défenseur central de la Juventus est lui aussi arrivé ce samedi, à Rennes. Son contrat : un prêt payant de 2 M€ d’euros sans option d’achat. L’international italien de 26 ans n’a pas encore joué sous ses nouvelles couleurs.

Jérémy Doku. La pépite d’Anderlecht, 18 ans, achetée pour un montant record de 26 M€ (plus bonus), s’est officiellement engagée hier avec le Stade Rennais. L’ailier international belge est désormais lié avec le club breton jusqu’en 2025.

Et dans le sens des départs…
Edouard Mendy (gardien, 28 ans, vendu à Chelsea contre 26 M€), Raphinha (attaquant, 24 ans, vendu à Leeds contre 17 M€ + 6 millions de bonus),

Souleyman Doumbia (défenseur, 23 ans, vendu à Angers contre 3 M€),

Armand Laurienté (attaquant, 21 ans, vendu à Lorient contre 3,5 M€),

Lucas Da Cunha (attaquant, 19 ans, vendu à Nice contre 1 M€),

Denis Will Poha (milieu, 23 ans, vendu au Vitoria Guimarães contre 300 000 euros),

Jérémy Gélin (défenseur, 23 ans, prêté un an à Antwerp sans option d’achat),

Sacha Boey (défenseur, 20 ans, prêté un an à Dijon),

Lilian Brassier (défenseur, 20 ans, prêté un an à Brest avec option d’achat à 2 M€),

Jérémy Morel (défenseur, 36 ans, parti libre à Lorient),

Joris Gnagnon (défenseur, 23 ans, retour de prêt du Séville FC),

Jordan Siebatcheu (attaquant, 24 ans, prêté un an aux Young Boys avec option d’achat à 7 M€),

Jordan Tell (attaquant, 23 ans, parti libre à Clermont),

Metehan Güclü (attaquant, 21 ans, prêté un an à Valenciennes),

Hakim El Mokeddem (milieu, 21 ans, prêté à Sète (Nat.)),

Rafik Guitane (milieu, 21 ans, prêté un an au Maritimo),

Riffi Mandanda (gardien, 27 ans, parti libre et sans club).

Aimar Sher, pépite disputée par le SRFC ou l'OL
ds 0309Le Stade Rennais a pour habitude de mettre en lumière de jeunes et talentueux joueurs. Ousmane Dembélé, Ismaïla Sarr ou Eduardo Camavinga en font partie. Le recrutement des bretons et souvent juste et les dirigeants semblent avoir du flair lorsqu'ils s'offrent une pépite, un joueur à potentiel.

Le SRFC est donc sur un nouveau coup avec dans le viseur le jeune Aimar Sher. Jeune milieu suédois de 17 ans, il évolue à Hammarby, club de première division suédoise. Le scandinave, international espoir, a déjà pris part à 27 rencontres en 2020, malgré son jeune âge,

Plus étonnant, le milieu défensif de formation est capable de jouer attaquant droit ou gauche. Un profil polyvalent qui fait de lui un atout de taille. Il a inscrit 1 but en 18 rencontres de championnat. Courtisé par l'OL ou le Borussia Mönchengldabach en plus du Stade Rennais, il est évalué à 3 millions d'euros par la presse scandinave.

Le Stade Rennais qui joue le maintien ? Julien Stéphan dénonce une transformation de ses propos après la défaite de Rennes face au RC Lens.
ds 0354Samedi, le Stade Rennais s'est incliné à domicile face au RC Lens (0-2) de Gaël Kakuta et Arnaud Kalimuendo. Une nouvelle défaite très inquiétante pour le club breton, qui a particulièrement irrité Julien Stéphan. En effet, le coach du SRFC a lâché le mot "maintien" lors de la conférence de presse d'après match : " Faut être lucide et avoir un comportement d'une équipe qui va lutter pour le maintien..." a t'il déclaré.

Des propos qui ont été mal interprété. Présent en conférence de presse, ce lundi, la veille de la rencontre de Ligue des Champions Stade Rennais - FC Séville, Julien Stéphan est revenu sur ses propos en précisant le fond de sa pensée.

"Le message que j'ai envoyé après le match, ce n'est pas qu'on jouait le maintien, mais qu'on devait avoir le comportement d'une équipe qui joue le maintien. Ça a été complètement transformé par des esprits un peu tendancieux qui ont voulu faire croire que je disais qu'on jouait le maintien. Je n'ai jamais dit ça. Il faut bien reprendre les propos qui ont été dits" a déclaré le coach de Rennes.

En d'autres termes, Julien Stéphan a évoqué le maintien en terme de comportement et non en terme d'objectif. Une nuance qui fait toute la différence.

L'entraîneur du Stade Rennais Julien Stéphan a tenu son point presse à la veille du choc contre le FC Séville en Ligue des champions (21h).
ds 0355C’est un Julien Stéphan combatif et droit dans ses bottes qui s’est présenté à 13h en conférence de presse malgré la crise de résultats qui accompagne le Stade Rennais. Le coach du club breton ne veut pas prendre la réception du FC Séville à la légère demain en Ligue des champions (21h).

"On réalise bien la chance et l’honneur qu’on a de disputer de la Ligue des champions, on ne veut pas la galvauder car on ne sait pas si on la rejouera un jour, a-t-il annoncé avant d’évoquer un gros coup dur qui touche son effectif. On fera quelques rotations à cause de l’enchaînement des matches. Il y en aura quelques-unes mais les possibilités sont réduites et restreintes. Je n’ai pas perdu Nyamsi, non, c’est un autre joueur : on a perdu Roman Del Castillo pour plusieurs semaines à cause d’un problème musculaire."

Del Castillo out plusieurs semaines !
À propos de la crise traversée par le Stade Rennais, Stéphan va activer certains leviers et pourrait peut-être récupérer Nayef Aguerd, touché récemment par le Covid-19. "Il a repris l’entraînement, on va voir aujourd’hui dans quel état il est et comment il réagit lors du prochain entraînement réduit pour savoir s’il sera dans le groupe de demain, a-t-il poursuivi. Maintenant, il faut trouver les signaux plus positifs et enclencher certaines choses. Il faut prendre chaque opportunité comme telle. Les leviers à activer ? Il faut réinstaurer de la confiance dans la tête de tout le monde. Les qualités n’ont pas disparu. On va donc se reconcentrer sur nous et les choses simples qu’on a à faire."

"Mes propos ont été déformés"
Enfin, le coach du Stade Rennais est revenu sur son expression "jouer le maintien" lâchée après la défaite contre le RC Lens samedi en Ligue 1 (0-2). Il la réfute. "On a le comportement d’une équipe qui joue le maintien, c’est ça que j’ai voulu dire, a-t-il soufflé. Mes propos ont été déformés par ceux qui sont sans doute des esprits tendancieux. Mais voilà ce que j’ai dit. C’est une expression que j’ai utilisée et que je redis sans difficulté aujourd’hui. Chaque point est important, c’est le message à passer. On ne retrouvera de l’ambition que si on a ce comportement-là."

L' accord de distribution de la chaîne Téléfoot et de co-diffusion de la Ligue des champions permet à Mediapro de ne pas régler de droits pour la Coupe d'Europe... Mais lui rapporte aussi très peu d'argent cette saison.
ds 0356Mediapro n'a pas réglé le groupe Altice pour avoir le droit de co-diffuser, cette saison, la Ligue des champions et de la Ligue Europa. Mais cela n'a rien à voir avec le gel des paiements des droits de la Ligue 1 et de la Ligue 2 que le groupe audiovisuel sino-espagnol inflige depuis octobre dernier à la Ligue de football professionnel (LFP), espérant obtenir via une procédure de conciliation auprès du tribunal de Commerce, un rabais sur le montant de la facture due pour cette saison (830 M€).

Cette fois, Jaume Roures, le patron du groupe, ne fait que respecter le contrat conclu en juillet dernier avec le groupe Altice, la maison-mère de SFR et de RMC Sport. En effet, selon nos informations, Altice n'a pas réclamé d'argent à Mediapro pour partager la diffusion de ses compétitions européennes, qu'il règle 350 M€ par saison à l'UEFA pour la période 2018-2021. Le groupe de Patrick Drahi a trouvé une autre formule...

En juillet dernier, lors de la signature du contrat de quatre ans, Mediapro - qui lançait sa chaîne Téléfoot un mois plus tard - devait à la fois enrichir sa grille en semaine pour compléter son offre Ligue 1-Ligue 2 du week-end (huit matches par journée de chaque Championnat), et débloquer un premier accord de distribution avec un opérateur pour appâter le chaland et inciter les autres (Bouygues, Free, Orange) à suivre... D'autant que les discussions avec Canal+ étaient au point mort et qu'on s'inquiétait déjà de leur rentabilité et de leur visibilité.

environ 200 000 abonnés à Téléfoot viendraient de SFR
Il a alors été décidé que pour la première saison, l'opérateur SFR ne réglerait aucun minimum garanti à Mediapro et, surtout, récupérerait l'intégralité du montant des abonnements à l'offre couplée RMC Sport-Téléfoot générés lors de cette première année de collaboration avec le nouvel acteur. En contrepartie, Mediapro a obtenu cette précieuse co-diffusion de la Ligue des champions et de la Ligue Europa nécessaire pour booster son lancement et la campagne promotionnelle l'accompagnant.

Mais, problème pour Mediapro, environ 200 000 des 600 000 abonnés à Téléfoot annoncés par la chaîne aujourd'hui proviendraient de SFR. Et en large majorité de la fameuse offre couplée que SFR a logiquement mise en avant sur son site et dans ses campagnes de pub en la bradant, à la rentrée, à 19,90 € par mois. Des ventes flash à ce tarif étaient d'ailleurs encore organisées ces dernières semaines. Si les chiffres n'emballent ni l'opérateur ni Mediapro, qui s'attendaient tous deux à mieux, environ un tiers du parc d'abonnés à Téléfoot proviendrait donc de SFR, soit pratiquement autant de revenus potentiels qui n'entreraient pas dans les caisses de Mediapro depuis son lancement.

Une raison supplémentaire pour réclamer une ristourne auprès de la LFP sur le premier exercice. À compter de la saison prochaine, Altice ne détenant plus les droits de la Ligue des champions et de la Ligue Europa, l'accord prévoit en effet cette fois un système de partage de revenus classique entre l'opérateur et le diffuseur. SFR devra alors rétrocéder à Mediapro un important pourcentage du revenu de chaque abonnement généré par son biais. Mais ce second pan de l'accord s'activera seulement à l'été 2021... Mediapro sera-t-il toujours présent sur le marché français à ce moment-là ?

Le foot français en mal de trésorerie: réunis jeudi en assemblée générale après le non-paiement des droits TV par Mediapro, les clubs de L1 craignent de vivre "à crédit", entre incertitudes sur la capacité de la Ligue à emprunter et possibles reports de salaires.
ds 0357Avec le non-respect par Mediapro de l'échéance due au 5 décembre, après celle d'octobre (172,3 millions d'euros) déjà impayée par le diffuseur espagnol, le manque à gagner pour la Ligue de football professionnel (LFP) approche les 350 millions d'euros... Certes, les clubs ont reçu une avance en octobre pour compenser leurs manques en droits TV, via un emprunt de la Ligue. Mais il faudra rembourser ce prêt dès le mois de février 2021, selon l'échéancier validé en assemblée générale.

Certains dirigeants commencent donc à trépigner, alors que la négociation en cours entre Mediapro et la Ligue n'a pas encore abouti et que Téléfoot, la chaîne du groupe catalan, continue de diffuser la Ligue 1 sans verser de contrepartie financière depuis deux mois. "Je ne connais pas d'entreprise qui peut perdre plus de 50% de son chiffre d'affaires et qui peut s'en sortir. Ça va durer combien de temps ?", s'impatiente un dirigeant de club de Ligue 1.

L’entraîneur de Rennes, Julien Stephan, estime que son équipe, qui visait une place européenne cette saison, allait devoir se montrer "lucide" et commencer à penser au maintien en Ligue 1, après la défaite 2-0 face à Lens.
ds 0358Avez-vous l’impression de revivre chaque fois le même match ?
On est dans une spirale extrêmement négative, avec l’obligation de reconsidérer l’ensemble des objectifs au regard de la situation, de la dynamique. On doit avoir un comportement d’une équipe qui va lutter pour le maintien. C’est une grande alerte pour tout le monde : il faut être lucide. Il faudrait être inconscient pour ne pas être inquiet ! Il y a trop de déchets, trop de distances dans notre bloc-équipe…

Quels leviers vous reste-il à activer ?
On a tenté des choses sur les 48 dernières heures. Ça n’a pas marché, on va tenter d’autres choses. On va bien réfléchir en interne. Il y a différents leviers, on va les activer. Je suis déçu par ce qui se passe sur le terrain et déjà en réflexion de solutions. Là, malgré les quatre changements à la pause, ça n’a pas redynamisé l’équipe. Changer des joueurs, c’est déjà un levier important… Il va falloir préparer tout le monde. On n’est pas prêt mentalement à vivre ce que l’on va vivre.

Dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Si je suis le problème, il n’y a pas de difficulté ! On est suffisamment sincère en interne pour se dire les choses. On a une relation avec mon actionnaire, mon président, mon directeur sportif qui est très, très saine. On parlera de tout ça en temps voulu. Après, on ne peut pas toujours tout expliquer. On n’était pas préparé à recevoir tant de louanges en début de saison et désormais, il va falloir se préparer à laisser des équipes derrière nous… Le problème est de retrouver de la férocité, de la qualité pour créer des occasions et marquer des buts.

Après la nouvelle défaite (0-2) face au RC Lens pour le compte de la 13e journée de Ligue 1, le milieu de terrain rennais, Benjamin Bourigeaud, a vidé son sac.
ds 0349

Troisième défaite en quatre matchs de championnat, rien ne va plus pour le Stade Rennais. Défaits 0-2 sur leurs terres hier samedi face à Lens, l’équipe de Julien Stéphan est en crise. Après cette dernière rencontre, le milieu de terrain Benjamin Bourigeaud a poussé un énorme coup de gueule afin de tenter de réveiller les siens.

Benjamin Bourigeaud "On s’est fait niquer aujourd’hui"

"On n’a rien fait aujourd’hui. On s’est fait manger dans tous les compartiments. On n’a pas gagné un duel. Il faut arrêter de se mentir et se sortir les doigts du cul. On s’est fait niquer aujourd’hui, retourner chez nous, soulever dans les duels […] Faitout Maouassa a eu des paroles crues dans le vestiaire, il a eu un discours intelligent. Ça me casse les couilles de rentrer chez moi et d’être triste et énervé alors que je devrais être heureux avec ma famille, que je ne vois déjà pas beaucoup" s’est exprimé le joueur de 26 ans, des propos qui ont été relayés par Ouest France. Un coup de gueule qui va réveiller l’équipe ? Réponse lors du prochain match de championnat, dimanche 13 décembre, à 13h, face à Nice.

L’UEFA a révélé jeudi de nouveaux détails concernant l’organisation de la Conference League, cette nouvelle compétition européenne qui doit voir le jour dès la saison prochaine et qui fait la part belle aux championnats les plus modestes. On connaît dorénavant le calendrier de cette Coupe Intertoto 2.0 dont la finale se jouera le 25 mai 2022 à Tirana, en Albanie. Avant ce dernier acte, dont le vainqueur sera directement qualifié pour la phase de groupes de Ligue Europa la saison suivante, les participants s’affronteront le jeudi soir à l’image du planning de la C3.
ds 0350Les tours préliminaires débuteront le 8 juillet 2021, jusqu'aux barrages disputés les 19 et 26 août. La phase de groupes prendra ensuite le relais. Les huit premiers de chaque groupe seront directement qualifiés pour les huitièmes de finale, alors que les huit meilleurs deuxièmes devront passer par la case barrages face aux huit meilleurs troisièmes de... Ligue Europa. Un micmac qui promet bien des surprises. Un représentant français en fera forcément partie, puisque dès cette saison, le 5e de Ligue 1 (ou le 6e en fonction du vainqueur de la Coupe de France) sera automatiquement envoyé en barrages de la Conference League.

Celle-ci, elle est pour un club français. On y croit.

Dans la tempête depuis plusieurs semaines, Julien Stephan a recueilli le soutien précieux de son président Nicolas Holveck.
ds 0351Au zénith en début de saison, le Stade Rennais découvre actuellement l'ombre, et les tourments qui vont avec. Lors des 13 derniers matchs toutes compétitions confondues, les Bretons n'ont réussi à l'emporter qu'à deux reprises face à Brest et Lorient. Une situation délicate qui a abouti à une élimination des Coupes d'Europe et une septième place en Ligue 1. Des résultats qui mettent en difficulté Julien Stephan, l'actuel entraîneur.

Pour autant, le principal intéressé peut compter sur un soutien sans faille de son président Nicolas Holveck. Dans un entretien accordé à Ouest-France, il lui a une nouvelle fois accordé sa confiance.

"Je n’ai aucun doute sur Julien, aucun doute, insiste le dirigeant. Je suis certain de lui. Pour moi, il incarne parfaitement le projet sur le long terme. Je ne connais pas beaucoup de coaches qui intègrent autant les jeunes et notre projet passe par les jeunes, bien sûr avec des joueurs d’expérience aussi. Je vois quel est le travail quotidien de Julien et de son staff, avec Florian. Sincèrement, je n’ai jamais vu un staff travailler autant dans tous les détails. Les gains marginaux, dont on parle beaucoup, c’est leur préoccupation à chaque instant" a-t-il ainsi expliqué. Des propos qui ne manqueront pas de plaire à Stephan avant la réception de Lens demain à 17h00 dans une rencontre déjà décisive pour la suite de la saison des Bretons.

À la suite de la défaite du Stade Rennais à Krasnodar mercredi (0-1), le président Nicolas Holveck analyse l’échec en Ligue des champions et appelle à une rapide réaction d’orgueil des joueurs.
ds 0352Comment qualifiez-vous la campagne européenne du SRFC ?
C’est beaucoup de frustration, surtout. Notamment pour les supporters, qui nous ont beaucoup manqué. On sait qu’on a un douzième homme au Roazhon Park et quel douzième homme. On ne leur donne même pas la satisfaction de voir des matches au printemps et ça, ça me frustre et je suis malheureux pour eux. Après, on savait qu’on avait un groupe difficile. Séville, c’est quatre Ligues Europa dans les six dernières années. Chelsea c’est le plus gros mercato européen de l’été, on voit ce qu’ils sont en train de faire. Donc on savait qu’on avait deux très gros morceaux.

Mais Krasnodar, actuel dixième du championnat russe, était à votre portée.
C’était notre concurrent direct qui a fait deux huitièmes de finale de Ligue Europa dans les trois dernières années. On a vu leurs installations, on voit désormais quel club c’est. On avait donc deux très gros morceaux et un très gros concurrent, mais c’est normal, on était chapeau 4, on l’avait dit dès le départ. Maintenant, je pense que sur chacun des matches, à part à Séville où on n’a pas existé, les joueurs ont fait le maximum. Je me rappelle surtout du premier match contre Krasnodar où on avait fait une très bonne entrée dans la compétition. Sur le match retour, le problème c’est que c’est le même sentiment que lors des six derniers matches, c’est-à-dire qu’on n’a pas l’impression d’être dominé, mais d’un autre côté, on n’arrive pas à marquer et on prend toujours ce but qui fait très mal. C’est malheureusement à l’image de nos derniers matches. On ne peut pas dire qu’on fait des mauvais matches, mais on ne met pas tous les ingrédients pour aller tuer l’adversaire sur nos opportunités et éviter que lui ne nous tue fasse sur ses rares opportunités.

Vous disiez après le match à Chelsea que cette équipe rennaise était jeune mais apprenait vite. N’a-t-elle toutefois pas manqué de temps pour arriver prête dans la configuration particulière de cette Ligue des champions ?
Si, certainement. Puis c’est le plus haut niveau. Cette compétition est intransigeante, donc elle ne laisse aucune chance à la moindre erreur et on a une équipe très jeune. Encore une fois, on n’a pas d’excuses et je ne cherche surtout pas d’excuses, mais il nous manquait à Krasnodar cinq recrues au coup d’envoi, blessées ou absentes. Encore une fois, ça peut être l’une des explications. C’est notre première participation, ça prend beaucoup d’énergie aux joueurs. Je pense qu’ls ont tellement envie de manger dans ces matches que ça prend une énergie folle pour les autres matches de championnat autour. Encore une fois, il y avait la place et si on avait réussi à faire chacun un petit peu de dépassement de fonction, je pense qu’on aurait pu être reversé en Ligue Europa. C’est malheureusement terminé et la seule préoccupation maintenant, c’est le championnat et le match de samedi contre Lens, qui est importantissime.

Une remise en question est-elle faite en interne après cet échec ?
Dans ce contexte, le premier qui se remet en question, c’est moi puisque c’est moi le patron. Je me remets vraiment en cause, je me pose des questions sur ce que je n’ai peut-être pas assez bien fait, sur ce que j’ai fait qui n’a pas été productif, sur ce que j’aurais dû faire. Est-ce que je n’ai pas assez soutenu Julien (Stéphan) ? Est-ce que je n’ai pas été assez dur avec les joueurs dernièrement ? Le premier à se remettre en cause, c’est moi. Par contre, j’attends une réaction forte des joueurs parce que je suis convaincu que la réponse viendra des joueurs. Quand je vois tout ce que le staff fait, tout ce que Julien propose, les entretiens individuels et collectifs, les séances vidéo, les séances d’entraînement, toutes les solutions qui sont cherchées par Julien, Florian (Maurice), le staff… Honnêtement, je pense qu’ils vont chercher au plus loin qu’ils peuvent, donc moi, j’attends vraiment une réaction très forte du groupe, une réaction collective.

>Cette équipe ne manque-t-elle pas de joueurs de caractère capables de sonner la révolte dans les périodes compliquées ?
Ce que l’on a fait sur les six premiers matches de la saison, ce n’est pas possible que l’on ne soit pas capable de le refaire parce que c’était surtout des matches gagnés collectivement. Donc j’attends de retrouver cette force collective. On est une équipe, on n’a pas d’individualité forte qui fait tourner un match, donc ça passera par une prise de conscience collective et par une réaction collective. J’attends de l’orgueil, j’attends un engagement maximum, j’attends beaucoup de solidarité entre joueurs. Dès samedi à 17 heures, on doit commencer le match comme des morts de faim. Aujourd’hui, on n’est plus en Coupe d’Europe. Si le championnat s’arrêtait aujourd’hui, on ne serait pas européens, donc on doit redevenir l’équipe morte de faim qui veut aller tout manger et ça commence samedi.

La remise en question dont vous parlez vous concernant, concerne-t-elle le mercato ? N’a-t-il pas manqué des recrues d’expérience ? N’avez-vous pas, personnellement, des regrets ? Vous aviez évoqué quatre joueurs de standing Ligue des champions...
Déjà, le mercato s’est terminé le 5 octobre, donc le juger au bout de deux mois, je ne peux pas, très sincèrement. En plus, comment juger quand au coup d’envoi à Krasnodar il manque cinq joueurs du mercato : Gomis, Terrier, Guirrassy, Aguerd et Rugani. Donc c’est pour moi impossible de juger le mercato. Maintenant, les joueurs qui sont sur le terrain, c’est ceux qui ont gagné la troisième place l’année dernière, donc ils en sont capables, il n’y a même pas débat. L’année dernière, ils ont été chercher cette troisième place entre eux. Encore une fois, on n’a aucune excuse, on peut chercher des explications, mais pas des excuses. Et il ne faut surtout pas s’en chercher parce que c’est le meilleur moyen de ne pas trouver des solutions à nos manques actuels.

Vous parlez de réponse collective, mais quels sont les leviers pour enrayer cette mauvaise série de résultats ?
La réponse, je suis persuadé qu’elle sera collective. Ça a toujours été la force du Stade Rennais avec nos joueurs expérimentés, nos jeunes pousses, il faut qu’on retrouve cet allant. Encore une fois, les six premiers matches, on louait l’esprit d’équipe, vraiment le caractère agressif de notre jeu. Autant j’ai vraiment répété qu’il ne fallait pas se voir trop beaux après ces six premiers matches quand on était premier. Tout le monde était admiratif de notre jeu, donc on ne peut pas tout avoir perdu comme ça. Autant aujourd’hui il ne faut pas, non plus, qu’on jette tout à la poubelle. On n’a pas pu tout perdre en deux mois. Il faut juste prendre conscience, une bonne fois pour toutes, qu’on a les capacités, qu’on a l’effectif pour, même s’il y a des absents, et que ceux qui sont sur le terrain, qui sont à Rennes aujourd’hui, sont capables d’aller chercher ce pourquoi on se battra jusqu’à la fin de saison, c’est-à-dire cette place en Coupe d’Europe.

Vous considérez donc cet effectif taillé pour aller chercher l’Europe et même un nouveau podium ?
Comme on l’a dit, l’objectif c’est de se battre chaque saison pour une place en Coupe d’Europe. Et maintenant, on n’a plus qu’un seul objectif, c’est faire un très bon championnat pour retourner en Coupe d’Europe et montrer qu’on a appris. C’est la seule chose que je veux que les joueurs se mettent en tête aujourd’hui. On ne pense plus à ce qui s’est passé. La Coupe d’Europe, c’est fini. Maintenant, on a cinq matches de championnat en décembre, on va parler du court terme, un match contre Lens puis quatre qui s’enchaînent en deux semaines. Ces matches-là, on doit aller les chercher comme des morts de faim et les équipes qui vont nous rencontrer devront à nouveau avoir peur du Stade Rennais, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

Quel est l’objectif de classement à la trêve ?
Aujourd’hui, l’objectif à la trêve c’est d’être dans les cinq premiers. On doit être dans ce peloton des équipes dans les places qualifiables pour la Coupe d’Europe.

Qu’entendez-vous par "je n’ai peut-être pas été assez exigeant avec les joueurs" ?
Je n’ai peut-être pas assez aidé Julien et Florian, dans cette situation, c’est avant tout eux qui sont au contact quotidien des joueurs, c’est à eux de l’être et ils le sont. Mais est-ce que moi, j’ai assez aidé les deux, c’est la question que je me pose. Encore une fois, je me pose déjà des questions sur moi-même parce que j’ai la responsabilité du club et le premier qui doit se remettre en cause, c’est moi.

Quel regard portez-vous sur Julien Stéphan ?
Je n’ai aucun doute sur Julien, aucun doute. Je suis certain de lui. Pour moi, il incarne parfaitement le projet sur le long terme. Je ne connais pas beaucoup de coaches qui intègrent autant les jeunes et notre projet passe par les jeunes, bien sûr avec des joueurs d’expérience aussi. Je vois quel est le travail quotidien de Julien et de son staff, avec Florian. Sincèrement, je n’ai jamais vu un staff travailler autant dans tous les détails. Les gains marginaux, dont on parle beaucoup, c’est leur préoccupation à chaque instant. Donc tout est mis en œuvre pour les joueurs pour qu’on aille plus haut. Donc maintenant, c’est aux joueurs de se prendre en main parce que quand l’arbitre siffle le coup d’envoi d’un match, ce sont les joueurs qui décident et samedi à 17 heures, ils doivent décider, quoi qu’il se passe dans le match, d’aller gagner et de faire mal à Lens.

Parmi les joueurs, on attend beaucoup plus des cadres, qui n’ont pas porté l’équipe durant la campagne européenne, alors que des jeunes du centre de formation sont venues compenser cela, justement.
Non, je ne suis pas d’accord. Encore une fois, la réponse est toujours collective et on n’a pas d’individualité assez forte pour faire tourner les matches.

Mais vous avez un champion du monde avec Steven Nzonzi…
Oui, mais ce n’est pas un poste déterminant, ce n’est pas un avant-centre. Je ne remets personne en question et je ne pointerai personne du doigt, c’est collectif. D’un match à l’autre, ce n’est jamais le même joueur qui est un petit peu en dessous. Les données physiques sont là, on voit que les joueurs sont là, courent toujours. Alors, est-ce qu’ils courent bien, c’est un autre débat. Mais non, moi, je n’irai pas contre les cadres. Encore une fois, la solution est collective. On a des jeunes joueurs, certes, et une équipe très jeune, mais ce sont des joueurs de talent. Les cadres sont là aussi pour les encadrer. Eux, il y a un jour où ils ont été bien contents d’avoir ces jeunes.

Pour vous, il n’y a donc aucun problème avec le rendement de plusieurs cadres, Da Silva, Bourigeaud, Nzonzi ?
Non, c’est collectif. Les jeunes doivent apporter leur fraîcheur, les cadres leur expérience et c’est ce mix qui super bien marché en début de saison, donc il n’y a pas de raison qu’il ne remarche pas. Il faut juste en prendre conscience et en faire plus. De toute façon, si on n’a pas les résultats, le haut niveau, ça ne se joue à rien, 1 %, 2 %… Et bien il faut qu’on aille chercher ce 1 %, ces 2 % pour être meilleur que l’adversaire, ça passera par là, uniquement par là. Et aujourd’hui, c’est collectif et je pense que c’est surtout mental, mais il faut qu’on prenne conscience qu’aujourd’hui, on est une équipe normale. On n’est pas une équipe de Champions League, on n’est même pas une équipe d’Europa League, on est une équipe normale de Ligue 1. On doit refaire mal aux clubs qui sont au-dessus de nous pour aller les chercher et rejouer la Coupe d’Europe.

Voyez-vous Julien Stéphan et Florian Maurice avec la même motivation ?
Je n’ai aucun doute sur la motivation de Julien et Florian. Dès la fin du match à Krasnodar, la première priorité a été de chercher des solutions. On a échangé beaucoup avec Julien et Florian et ce n’est pas que ce match-là, ça fait quelque temps déjà qu’on cherche des solutions avec tout le staff. On n’est certainement pas spectateurs., on veut être acteurs du mois de décembre qui arrive, encore une fois prenons les choses par étapes. Et clairement, Julien et Florian sont en réflexion permanente entre eux et avec les joueurs. Il y a des échanges permanents. Je reste convaincu qu’on va trouver les leviers pour que dès le match de samedi les joueurs soient à 110 % parce qu’aujourd’hui, pour gagner un match, on a besoin d’être à 110 %, on n’a pas de marge et donc il faut qu’on fasse plus que l’adversaire. Voilà, c’est clair.

Attaqué parce que son nom n'apparaissait pas dans le communiqué de soutien à Sébastien Thoen, viré par Canal+, Stéphane Guy a frappé fort en direct pendant Montpellier-PSG.
ds 0353A ceux qui l’accusaient de s’être couché devant Vincent Bolloré, patron du groupe Canal+, en ne signant pas le communiqué réalisé par les journalistes et consultants de la chaîne cryptée suite au limogeage express de Sébastien Thoen, Stéphane Guy a prouvé qu’il était un esprit libre et capable de frapper encore plus fort. Et c’est en direct à l’antenne de Canal+ que le journaliste a montré qu’il avait le courage d’assumer sa position. Alors que Montpellier et le Paris Saint-Germain s’apprêtaient à donner le coup d’envoi de la seconde période du match de samedi soir, le journaliste a mis les pieds dans le plat, avec à ses côtés Habib Beye, qui a lui signé le fameux communiqué de soutient au comique viré pour avoir fait un sketch avec Julien Cazarre se moquant de Pascal Praud et l’Heure des Pros. Une émission de Cnews, autre chaîne de Vincent Bolloré.

Calmement et sans s’énerver, Stéphane Guy a ciblé droit dans les yeux ses employeurs. "Je salue l’ami Sébastien Thoen qui n’a peut-être pas eu la sortie qu’il aurait méritée. On lui souhaite bon vent et on sait que le bel esprit de Marie Portolano permettra d’assurer la continuité dans le Canal Sport Club. Et comme le disait Coluche, l’un des pères fondateurs de notre belle chaîne Canal+, il faut se méfier des comiques, parce que quelques fois ils disent des choses pour plaisanter", a lancé le journaliste. Un message qui n'aura évidemment pas échappé aux dirigeants de la chaîne cryptée, visiblement pas amateurs du second degré.

S’il n’est pas forcément sur un siège éjectable en raison des mauvais résultats du Stade Rennais, Julie Stéphan va vite devoir trouver le moyen de redresser la barre aux yeux de la famille Pinault.
ds 0348Il souffle comme un vent de panique au Stade Rennais. Incapables de réagir après un mercato prometteur et un début de saison brillant, les hommes de Julien Stéphan donnent l’impression d’être déjà arrivés à bout de souffle au tiers de la saison.

La défaite de samedi à domicile face au RC Lens (0-2) pourrait-elle précipiter le départ de l’entraîneur du SRFC ? A priori non. Selon Ouest France, l’actionnaire François Pinault aurait signifié à son coach qu’il lui maintenait sa confiance par téléphone.

Si le président Nicolas Holveck et le directeur sportif Florian Maurice ne se sont pas exprimés sur ce thème brûlant après le nouveau revers rennais, L’Équipe est plus circonspect sur les intentions de Pinault envers Stéphan. "La famille Pinault, très attachée à lui, commencerait tout de même à se poser des questions à son sujet", explique le quotidien sportif ce lundi. On pourrait rajouter qu' un entraîneur conforté par sa direction n’est jamais vraiment bon signe.

Le foot français se prépare à une assemblée générale sous tension, jeudi. Face au refus de Mediapro de payer les droits TV, les clubs de Ligue 1 redoutent d’être bientôt en cessation de paiements.
ds 0347Le foot français en mal de trésorerie. Réunis jeudi en assemblée générale après le non-paiement des droits TV par Mediapro, les clubs de L1 craignent de vivre "à crédit", entre incertitudes sur la capacité de la Ligue à emprunter et possibles reports de salaires. Avec le non-respect de l’échéance due au 5 décembre, après celle d’octobre (172,3 M €) déjà impayée par le diffuseur espagnol, le manque à gagner pour la Ligue de football professionnel (LFP) approche les 350 millions d’euros…

Certes, les clubs ont reçu une avance en octobre pour compenser leurs manques en droits TV, via un emprunt de la Ligue. Mais il faudra rembourser ce prêt dès le mois de février 2021, selon l’échéancier validé en assemblée générale. Certains dirigeants commencent donc à trépigner, alors que la négociation en cours entre Mediapro et la Ligue n’a pas encore abouti et que Téléfoot, la chaîne du groupe catalan, continue de diffuser la Ligue 1 sans verser de contrepartie financière depuis deux mois. "Je ne connais pas d’entreprise qui peut perdre plus de 50 % de son chiffre d’affaires et qui peut s’en sortir. Ça va durer combien de temps ?", s’impatiente un dirigeant de club de Ligue 1.

"On s’étouffe"
L’urgence se fait d’autant plus grande que la Ligue risque de connaître des difficultés pour contracter un nouveau prêt en vue de payer les clubs au plus vite. En effet, la LFP s’est endettée, depuis le printemps, de près de 350 millions d’euros. Cela complique la tâche pour offrir des garanties auprès des établissements prêteurs, ont confirmé des sources proches des instances.

Conséquence : les clubs redoutent d’être livrés à eux-mêmes au point de devoir contracter individuellement un prêt auprès de leurs banques respectives. Certains ont déjà pris les devants : Lyon, par exemple, vient d’annoncer la signature d’un "pré-accord" en vue d’un prêt garanti par l’Etat (PGE) d’un montant de 76,4 millions d’euros. "Tous ces emprunts, c’est de l’argent à rembourser. Il y a des effets de ciseau pas très agréables, donc il faut attendre le résultat de la conciliation pour savoir quelles recettes il y aura en face. Laissons Vincent Labrune (le président de la LFP) travailler", positive Claude Michy, patron de l’UCPF, le syndicat regroupant la majorité des clubs de Ligue 2.

D’autres dirigeants sont plus inquiets. "Les clubs se sont mis à vivre à crédit pour s’en sortir", reconnaît un président de club de Ligue 1, avant d’évoquer, fataliste, des impacts potentiellement plus graves. "À un moment donné, on s’étouffe. Et si on ne trouve pas de solution sur les droits TV, la seule solution sera de reporter les salaires".

Cessations de paiements redoutées
Le sujet, déjà venu sur la table au printemps lors de l’arrêt des championnats, n’est plus tabou. Le président de Reims et du collège regroupant les 20 clubs de Ligue 1, Jean-Pierre Caillot, a concédé, dans les colonnes du Parisien, que "plus de la moitié des clubs pourraient se retrouver en cessation de paiements" en février ou en mars. Et l’entraîneur de Lille, Christophe Galtier, n’a pas masqué son inquiétude, samedi, en conférence de presse. "Mon président fait tout pour que les salariés du club puissent être payés. Mais sans rentrées d’argent, les choses se compliquent. Il y a automatiquement des endettements. C’est une situation très, très préoccupante", a pointé le technicien.

Dans ces conditions, plusieurs dirigeants se tournent avec autant d’espoir que de ressentiment vers les pouvoirs publics, auxquels certains reprochent des dispositifs trop peu ambitieux. Les exonérations de charges patronales étant limitées à 800 000 euros sur l’année, les clubs en ont, en effet, déjà bénéficié au printemps. Et les 48 millions d’euros de compensation des pertes de billetterie du football professionnel, annoncés ces derniers jours, sont apparus pour certains comme un écran de fumée, tout comme la promesse d’étudier l’hypothèse d’un retour partiel des fans mi-décembre.

"C’est une façon de se déculpabiliser", peste un dirigeant de club de Ligue 1. La ministre déléguée aux Sports, Roxana Maracineanu, a tenté de rassurer en indiquant "partager l’inquiétude" du foot pro : "Il faut qu’on veille à ce que (…) nos structures restent en vie", a-t-elle lancé, vendredi. Pas suffisant pour le moment pour rassurer les clubs, dont l’assemblée générale jeudi s’annonce tendue.

Alors que son avenir est remis en question, Julien Stéphan aurait été conforté à son poste par l'actionnaire du Stade Rennais.
ds 0346Il n'est pas question pour Julien Stéphan de s'inquiéter pour son avenir. Voilà en substance ce que l'actionneur du Stade Rennais François Pinault aurait signifié à son coach, qu'il aurait appelé hier matin, selon des informations de Ouest-France. Le propriétaire du SRFC conserverait toute confiance en son entraîneur, pourtant critiqué pour sa récente sortie médiatique après la défaite face au RC Lens samedi.

Totale confiance
"Si c’est moi le problème, il n’y a pas de difficulté. On est suffisamment sincères au sein du club pour prendre les décisions qu’il faudra prendre. Il n’y a pas de difficulté par rapport à ça. Si vraiment la problématique vient de moi, j’ai une relation avec mon actionnaire, mon président et mon directeur sportif qui est très, très saine. On parlera de tout ça en temps voulu." avait déclaré Stéphan hier soir, avant de parler de maintien, déclaration reprise et très critiqué par la suite. Il n'y aurait cependant donc aucun doute sur la continuité du coach aux manettes du Stade Rennais, pour le moment.

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2 décembre 2020

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