L’objectif du Stade Rennais, son avis, les retrouvailles avec Édouard Mendy, Séville… Retrouvez la première réaction de Benjamin Bourigeaud après le tirage au sort de la Ligue des champions.

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Benjamin Bourigeaud fait partie des nombreux joueurs rennais qui découvriront la Ligue des champions dès la fin du mois d’octobre. Ce jeudi, il a suivi le tirage en direct depuis le centre d’entraînement de la Piverdière en compagnie de l’ensemble des joueurs et staff rennais. Voici ses premières impressions.

Benjamin, c’est un groupe d’apparence plutôt abordable…

Oui mais compliqué quand même. Ça reste la Ligue des champions. Ce sera très difficile. On voulait tirer des gros, on en a. Après on a un coup à jouer et on va le jouer à fond. Puis on va retrouver Édou (Mendy, parti à Chelsea), c’est top.

Y a-t-il un peu de déception de ne pas être tombé sur une poule plus relevé ?

C’est sûr que recevoir Cristiano Ronaldo et Lionel Messi au Roazhon Park aurait été magnifique mais ça va quand même être du lourd.

Ce sera une première pour vous…

Oui et pour beaucoup d’autres. C’est une bonne poule pour une découverte. Puis avec Séville, on va retrouver l’équipe qui nous a aidés à nous qualifier. Au final c’est aussi un peu grâce à eux qu’on est là donc c’est un clin d’œil sympa…

Excepté Mendy, avez-vous un joueur que vous avez hâte de croiser ?

Plutôt un club. Mes amis sont fans de Chelsea donc ils sont contents que les affronte.

Quel est l’objectif ?

L’objectif c’est de profiter pleinement, de prendre de l’expérience. Pour une première aventure, c’est très bien. Krasnodar, ça va être dur là-bas, en hiver, au froid, mais on sera prêt. On a hâte et on sera très content de défendre nos couleurs sur ces terrains-là. C’est un honneur. Le but, c’est de jouer à fond, grappiller le maximum de points pour essayer de se qualifier, c’est sûr. La barre n’est pas non plus trop haute pour une première, c’est bien. Mais maintenant, le tirage est passé et c’est Reims qui nous intéresse.

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Pour sa première apparition en Champion's League, le Stade Rennais se retrouve avec les équipes du FC Séville (Esp), du Chelsea FC (Ang) et du FC Krasnodar (Rus).

La fin des tribunes vides en Ligues des champions ? C’est ce que pourrait annoncer l’UEFA. L’instance aurait décidé d’autoriser les spectateurs à assister aux rencontres de Coupe d’Europe, en s’adaptant aux règles en vigueur dans les différents pays européens. Peut-être une bonne nouvelle pour les supporters du Stade Rennais.

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Des supporters du Stade rennais pourront-ils assister aux premières rencontres de l’histoire du club en Ligue des champions ? Finalement, peut-être bien. L’UEFA serait sur le point d’ouvrir les tribunes des matches de Ligue des champions. C’est en tout cas ce que croit savoir le journal espagnol ? Mundo Deportivo, ?après l’expérience menée la semaine dernière à Budapest lors de la Supercoupe d’Europe. 20 000 supporters avaient pris place en tribune, dans une Puskas Arena pouvant en accueillir jusqu’à 67 215.

La plus haute instance européenne du football devrait, selon les informations du quotidien espagnol, annoncé lundi la réouverture des tribunes dans les compétitions européennes. En tout cas dans les pays où les autorités locales l’autorisent. Jusqu’à présent, et depuis le Final 8, le huis clos était la norme pour les compétitions UEFA.

Les règles applicables seraient en revanche celles en vigueur dans chaque pays concerné. En France, rappelons que la jauge maximum est actuellement de 5 000 spectateurs, voire seulement 1 000 dans les zones en alerte, alors que le huis clos est toujours de mise en Angleterre ou en Espagne.

Le tirage au sort de la Ligue des champions se tient ce jeudi après-midi, à Genève (17 h). Mais l’UEFA pourrait en revanche n’annoncer le calendrier que vendredi. La première journée est prévue les mardi et mercredi 20 et 21 octobre.

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Sur le départ à l’Inter Milan où Antonio Conte ne compte pas sur lui, l’ancien niçois Dalbert est pressenti pour rejoindre le Stade Rennais dans le cadre d’un prêt avec option d'achat jusqu’à la fin de saison. Selon Mohamed Bouhafsi, le joueur devrait arriver à Rennes ce soir et passer sa visite médicale sous 24 heures.

Agé de 27 ans, il s’était révélé à Nice sous les ordres de Lucien Favre. Joueur très porté sur l’offensive, capable de passes décisives et de dévorer son couloir dans les deux sens, il avait disputé 40 matchs avec le club azuréen (0 but). Il est sous contrat avec le club milanais jusqu’en 2024. Une conclusion du dossier serait imminente, toujours selon RMC Sport

L’excitation en imaginant des affiches de rêve à Rennes, l’espoir d’un tirage clément, l’amertume de tribunes probablement vides… Les supporters rennais passent par toutes les émotions avant le tirage au sort de la Ligue des champions jeudi 1er octobre, auquel leur club participe pour la première fois.

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Pour le peuple Rouge et Noir, les rencontres européennes sont une histoire d’incandescence. Réussies, comme lors de la saison 2018-2019, où Rennes était allé jusqu’en 8e de finale de Ligue Europa contre Arsenal, ou ratées comme l’an dernier, où l’équipe avait fini dernière de son groupe. Les récentes campagnes ont donné lieu à des soirées de communion intense dans un stade en ébullition et à des déplacements massifs et très festifs.

Revivre les émotions européennes des dernières saisons
Julien Peschard, 35 ans, enseignant à Paris et supporter depuis son enfance, se souvient ainsi du match contre les Roumains de Cluj, l’an dernier, perdu 1-0 mais salué comme un "acte fondateur", les Rennais n’ayant jamais cessé de pousser alors qu’ils étaient réduits à 10 puis à 9. "Cela a été un scénario incroyable, une communion comme jamais entre l’équipe et le public", se souvient-il.

Romain, 28 ans, qui a grandi à 10 minutes du Roazhon Park et travaille au Portugal, se remémore pour sa part le match perdu 3-1 sur le terrain du Celtic de Glasgow en octobre dernier : "Il n’y avait plus d’enjeu sportif, le match a été compliqué sur le terrain mais quelle fête dans les tribunes !".

Les joueurs rêvent de Messi et Ronaldo
Maintenant que leur club a décroché sa première participation à la plus prestigieuse des compétitions européennes, après des décennies de résultats pas toujours reluisants, la fierté est teintée d’une grande frustration.

Mais la métropole rennaise a été placée en "zone d’alerte renforcée" face à la pandémie de Covid-19 et c’est malheureusement dans un stade presque tout aussi vide que la musique pourrait retentir pour accueillir les plus grands d’Europe lors des premières journées, programmées les 20 au 21 octobre et 27 au 28 octobre.

Qu’à cela ne tienne, les supporters ont déjà réservé leurs soirées depuis des mois. "On a mangé notre pain noir pendant des années, donc on profite", explique Romain.

Le discours est assez similaire au sein de l’équipe, où le staff et les joueurs assurent se réjouir à l’avance quel que soit le tirage. Certains rêvent de se confronter à Cristiano Ronaldo ou Lionel Messi, d’autres de fouler des pelouses mythiques. Mais même sur ce plan, rien n’est acquis. Les impératifs sanitaires pourraient en effet obliger à jouer sur terrain neutre en Pologne, en Hongrie, en Grèce ou à Chypre.

"Ne pas se prendre six fessées"
Pour le tirage, tous les supporters attendent au moins une très grosse affiche, mais pour la suite, les avis divergent.

Les "tout feu tout flamme", appelle de leurs vœux l’un de ces "groupes de la mort" où Rennes n’aurait rien à perdre. Pour emmagasiner de l’expérience et accessoirement garder des forces pour le championnat, afin d’accrocher une nouvelle place européenne après le Covid.

"Nous sommes les petits poucets de la compétition, on veut du gros, du lourd, de gros palmarès avec des stars sur le terrain, des clubs qui nous mettent une valise sur le papier", explique Gurval Guiguen, expert-comptable trentenaire, avant de citer le mot d’ordre d’un personnage du film Les Bronzés : "Oublie que tu n’as aucune chance […] sur un malentendu ça peut marcher".

Et puis il y a les modérés qui rêvent aussi d’une ou deux équipes plus abordables pour entretenir l’espoir d’accrocher au moins la 3e place pour poursuivre en Ligue Europa.

"On ne sait pas quand la Ligue des champions va revenir à Rennes donc autant faire en sorte de profiter le plus longtemps de cette aventure et de ne pas se prendre six fessées pour revenir au train-train du championnat national, piteux et humiliés", explique un supporter.

C’était redouté, cela semble se confirmer. Selon Ouest France, Faitout Maouassa, touché au dessus de la cheville sur un tacle trop rugueux de Ruben Aguilar lors de la venue de Monaco, pourrait être indisponible au minimum jusqu’à décembre ! Il manquerait ainsi les poules de la Ligue des Champions, un véritable crève-cœur pour un joueur qui a fortement contribué à la qualification de son équipe la saison prochaine.

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Reste à savoir si avec quatre jours devant lui, le club parviendra à se retourner pour recruter un joueur sur le côté gauche, où pour le moment, Adrien Truffert reste le seul spécialiste du poste.

Joueur en pleine progression et très aimé des supporters comme des médias, avec lesquels il est toujours disponible et souriant, le joueur a déjà remercié les supporters rennais pour leur soutien.

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Selon RMC, l’OL et le Hertha Berlin seraient tombés d’accord pour le transfert de Jeff Reine-Adelaïde. Le transfert s’élèverait à 27M€ plus pourcentage à la revente.

Cependant, le joueur n’est pas encore d’accord avec le club allemand et préfèrerait le Stade Rennais.

L’OGC Nice est heureux d’annoncer la signature de Lucas Da Cunha. Le milieu offensif de 19 ans arrive en provenance du Stade Rennais et sera prêté au Lausanne-Sport lors de la saison 2020-21.

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Milieu offensif de talent, Lucas Da Cunha s’est engagé à l’OGC Nice en ce milieu de semaine. Technique, à l’aise dans la zone de finition, le jeune homme, né à Roanne, a été sacré champion de France U19 avec les Bretons en 2019, dans une équipe où figurait également Alexis Trouillet. Pour l’anecdote, Da Cunha inscrivit un triplé en finale contre Montpellier (score finale 4-0).

Membre des équipes de France de jeunes, le milieu offensif, apparu 5 fois avec le Stade Rennais en pro (2 matchs de L1, 2 de Ligue Europa, 1 de Coupe de la Ligue) évoluera en Super League suisse cette saison.

Avec pour objectif de mettre ses qualités au service du Lausanne-Sport tout en emmagasinant de l’expérience avant de porter le maillot des Aiglons lors de la saison 2021-22.

A une semaine de la fin du mercato, le Stade Rennais est sur tous les fronts. Après avoir bouclé la signature d’Alfred Gomis pour le poste de gardien et d’espérer la venue d’un nouveau défenseur central, Florian Maurice continue de négocier pour Jeff-Reine Adélaide. Mais en parallèle, il continue de scruter le marché européen et cible deux pépites du football mondial, à savoir Gabriel Veron (Palmeiras) et Mohamed Ihattaren (PSV).

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À quelques semaines de son entrée en lice en phase de groupes de la Ligue des champions, Rennes, leader du championnat de France, n’est pas encore rassasié. Après avoir recruté le défenseur central Nayef Aguerd, les attaquants français Martin Terrier et Serhou Guirassy et très bientôt le gardien Alfred Gomis, voire Jeff Reine-Adélaïde, le club breton cherche toujours à se renforcer sur les ailes. Après avoir tenté Jérémie Boga, l'international ivoirien de Sassuolo finalement trop cher, le Stade Rennais se penche désormais sur deux grands talents dribbleurs et rapides de 18 ans bien connus des recruteurs, à savoir Gabriel Veron, la pépite de Palmeiras et Mohamed Ihattaren, le phénomène du PSV Eindhoven.

Florian Maurice a d’ailleurs d’ores et déjà contacté le représentant du grand espoir brésilien pour lui faire part de son intérêt. Réceptif, le joueur âgé de 18 ans, qui s'appelle Veron en référence à l'ancienne star argentine, est séduit par la perspective d'évoluer en France. Pour le moment, aucune offre n’a encore été formulée pour le natif d'Assu. Le club brésilien demande au moins 25 M€ pour sa pépite, pisté également par Barcelone, l’Atlético Madrid, le Bayern Munich, le Borussia Dortmund, le Benfica et la Juventus. Auteur de 2 buts en 5 matches cette saison en championnat avec Palmeiras, celui qui s’était fait remarquer à la Coupe du Monde U17 avec le Brésil il y a quelques mois, en finissant meilleur joueur du tournoi devant le milieu français de Saint-Etienne Adil Aouchiche, pourrait bien débarquer en Europe plus rapidement que prévu.

Quant à l’autre joueur visé par l’ancien homme fort du mercato de l’OL, Mohamed Ihattaren, c’est ni plus ni moins que l’un des plus grands talents du football néerlandais. Après des débuts au PSV à l'âge de 16 ans, le natif d'Utrecht s'impose rapidement dans le club d'Eindhoven et brille aussi bien en Eredivise (3 buts et 4 passes décisives en 22 matches) qu'en Ligue Europa (1 but et 2 passes décisives en 6 matches). Sa capacité à faire la différence balle au pied aussi bien du pied droit que du pied gauche, son accélération et ses dribbles font des ravages et tapent dans l'oeil du sélectionneur intérimaire des Pays-Bas qui le convoque au dernier rassemblement des Orange au grand dam des supporters du Maroc, qui rêvaient de le voir porter la sélection des Lions de l'Atlas. Du côté des Pays-Bas, on lui prête des relations compliquées avec le rugueux coach allemand du PSV Roger Schmidt et cela pourrait bien le pousser au départ. Une aubaine pour Rennes ? Mais comme Jérémie Boga ou Gabriel Veron, Mohamed Ihattaren est cher très cher et le ticket d'entrée est au minimum à 20 M€... En parallèle, Rennes est aussi attentif à la situation de Jérémy Doku (18 ans, juin 2022). Auteur d'une saison prometteuse avec Anderlecht, l'international belge (2 sélections, 1 but) suscite déjà de nombreuses convoitises, notamment en Italie et en Angleterre.

Dès jeudi 16 juillet, les amateurs de football pourront pénétrer dans les coulisses du Roazhon Park et sa Galerie des Légendes lors d’une visite guidée. Un guide conférencier leur ouvrira les portes des bords du terrain, vestiaires, salle de presse… et de l’espace interactif de 250 m².

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À partir du jeudi 16 juillet, les amateurs du Stade rennais football club et les visiteurs à la recherche de visites insolites pourront pénétrer dans les coulisses du Roazhon Park et sa Galerie des Légendes lors d’une visite guidée, accompagnée d’un guide-conférencier de Destination Rennes. Durant 1 h 30, les visiteurs découvriront les lieux secrets et emblématiques du Roazhon Park (bords du terrain, vestiaires, salle de presse…) et l’espace interactif de 250 m², dédié à l’histoire du club des Rouge & Noir, partie intégrante du patrimoine de la capitale bretonne.

La visite des coulisses du Roazhon Park débutera par les gradins, puis au plus près de la pelouse, les visiteurs suivront les pas des joueurs jusqu’au banc des remplaçants et du couloir qui mène aux vestiaires.

La visite se poursuivra par la salle de presse où se déroulent les debriefs des rencontres entre l’entraîneur et les journalistes.

Les visiteurs découvriront ensuite la Galerie des Légendes qui est composée de souvenirs du club acquis depuis de nombreuses années par des membres du staff du Stade rennais football club et par des passionnés, amateurs et collectionneurs. L’occasion de revivre les moments forts de la vie du club.

Pour faire vivre cette visite, les guides-conférenciers se sont formés au contact de l’équipe du SRFC qui les a nourris d’anecdotes, de détails historiques.

Le PSG, l'Olympique de Marseille et le Stade Rennais vont être fixés : c'est ce jeudi à partir de 18 heures qu'aura lieu le tirage au sort de la phase de poules de l'édition 2020-21 de la Ligue des champions.

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La course à la succession du Bayern Munich, sacré champion d'Europe il y a un peu plus d'un mois au bout du Final 8 de Lisbonne, va débuter ce jeudi. Le toujours très attendu tirage au sort de la phase de poules de la Ligue des champions va en effet se tenir en Suisse à partir de 18 heures. Question chapeaux, le Paris Saint-Germain, champion de France, va figurer dans le numéro 1. De son côté, Rennes sera dans le chapeau 4. Quant à l'OM, il doit encore attendre les derniers matches de barrage pour savoir s'il sera reversé dans le 3 ou le 4.

Le tirage au sort de la phase de poules de la Ligue des champions
Jeudi 1er octobre à 18 heures, en direct sur RMC Sport 1.

Chaque lundi, Denis Balbir décrypte l'actualité de la Ligue 1. Notre consultant s'arrête sur le début de saison réussi du Stade Rennais.

DS 0055 "Avec 13 points sur 15 possibles, le Stade Rennais est aujourd'hui leader de Ligue 1 et c'est largement mérité. Par le passé, Rennes a été la risée du football français. Beaucoup de personnes se sont moqués de ce club qui clamait de grosses ambitions et ne parvenait jamais à les assumer. Depuis, il y a eu un changement radical. Le Stade Rennais s'est structuré. Les Rouge et Noir ont cerné leurs défaillances et les ont comblé.

Aujourd'hui, Rennes, c'est carré. Que ce soit au niveau de la direction où Nicolas Holveck tient les rênes. Que ce soit dans le recrutement où Florian Maurice est arrivé de Lyon avec son réseau et se montre aussi précieux qu'à l'OL. Ou que ce soit sur le banc avec Julien Stéphan, lequel s'est révélé comme l'un des entraîneurs les plus performants des prochaines saisons. Pour avoir baigné dans le foot depuis son plus jeune âge, le fils de Guy Stéphan s'impose comme le porte-drapeau de cette nouvelle vague. Il est ambitieux, lucide sur ses forces et la qualité de son effectif. Forcément, ça joue...

"Dans le recrutement, Rennes est l'exemple à suivre côté français"
Après s'être construit par le haut, le Stade Rennais a amorcé la mutation de son effectif. Comme Saint-Etienne ou Lyon, le club breton a toujours compté parmi les meilleurs formateurs de Ligue 1. C'est toujours le cas avec la génération montante portée par Eduardo Camavinga. Mais il y a désormais un bon mix. Avant, Rennes pouvait claquer des sommes folles pour tenter des coups pas toujours payants. Désormais les besoins sont bien ciblés. Les Rouge et Noir ont de l'argent, ne s'en cachent pas, mais surtout ils le dépensent bien. Sans faire barrage à la jeunesse du club. On l'a vu à gauche de la défense où la blessure de Faitout Maouassa avait été bien été comblée par le jeune Adrien Truffert, positif au Covid-19 à Saint-Etienne et remplacé par Hamari Traoré.

Le Stade Rennais sait où il va. Ses paris sont justes. Nayef Aguerd à 5 M€, beaucoup doutaient. Serhou Guirassy à 15 M€, certains pensaient que c'était surpayé... Pour l'instant, ce sont des réussites et cela dénote d'un vrai sérieux dans la cellule de recrutement. Les profils choisis sont étudiés et cela fait mouche. Quand on va à Rennes, on évolue dans un club serein, calme et qui a eu des résultats récents. Au niveau des recrutements, c'est devenu l'exemple à suivre côté français.

Aujourd'hui, je n'ai pas peur de dire que le Stade Rennais peut être le Lyon de demain. La belle équipe des années 2021, 2022. Alors oui, il n'y aura probablement pas sept titres consécutifs avec la présence du PSG et du Qatar, mais Rennes a la structure pour être à la lutte avec des équipes comme Lille ou Monaco par exemple. Désormais, on a envie de voir jouer Rennes et on sait qu'on verra du beau spectacle."

Resté très lié au Stade Rennais, Julien Escudé (41 ans) évoque le tirage au sort de la phase de poules de la Ligue des champions (jeudi, 17 h). Deux de ses autres anciens clubs pourraient venir au Roazhon Park : le Séville FC et l’Ajax Amsterdam.

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Il voyage plus encore qu’à son époque de joueur professionnel depuis qu’il est revenu dans le milieu du football, à l’automne 2019. Une nouvelle vie en accéléré, sans que le temps n’ait pourtant de prise sur lui. Julien Escudé a fêté ses 41 ans le 17 août, mais il en fait aisément dix de moins. Le "Beckenbauer francés del Sevilla" comme aiment à le surnommer certains socios du Séville FC, a gardé cette classe à l’état pur et vit de l’intérieur la réussite de l’un des plus beaux clubs d’Europe dans l’équation passion générée, moyens financiers et trophées remportés. En août, l’entité du meilleur directeur sportif au monde (Monchi) a remporté une sixième Ligue Europa, balayant l’Inter Milan en finale. La semaine passée, elle a été à deux doigts de surprendre le Bayern Munich en Supercoupe d’Europe. Lundi, dans un établissement rennais du centre où il a ses habitudes, Julien Escudé a livré à Ouest-France son rêve de voir le grand Séville FC débarquer au Roazhon Park, avec en fond sonore la petite musique de la Ligue des champions.

Trois de vos anciens clubs (Stade Rennais, Séville FC, Ajax Amsterdam) sont concernés par le tirage, demain. Que ressentez-vous ?

Cela ne m’était jamais arrivé (sourire). L’année dernière, c’était Rennes contre le Betis (février 2019 en seizièmes de finale de Ligue Europa, 3-3, 1-3, qualification des Bretons), mais c’était l’autre club de Séville et j’étais pour Rennes bien évidemment puisque c’était contre le Betis ! (rires). Cette année, cela concerne en plus, le plus haut niveau, la Ligue des champions. C’est exceptionnel d’y retrouver Rennes et Séville, l’Ajax est plus habituée.

Quels liens entretenez-vous ces trois anciens clubs ?

Je travaille avec le Séville FC depuis novembre, comme loan manager, en charge des joueurs prêtés par le club. Sinon, je reviens une fois par mois à Rennes. J’y ai de la famille, des amis et des contacts avec le Stade Rennais, où j’ai passé quatre saisons. J’ai donc une accroche française avec Rennes puisque même si j’ai joué à Cannes, c’est à Rennes que j’ai débuté en Première division et c’est le seul où j’ai joué en Première division française. J’ai aussi une accroche particulière avec Séville, le seul club espagnol où j’ai joué, puis j’y ai été international et gagné des titres. Enfin, à l’Ajax j’ai découvert la C1 et côtoyé d’énormes futurs champions : Ibrahimovic, Sneijder, Van der Vart, Maxwell, De Jong, Babel…

Pouvez-vous nous définir les contours de votre poste au Séville FC ?

C’est un poste qui n’existait pas jusque-là. C’est le suivi des joueurs prêtés par le club, en Espagne comme à l’étranger. Je fais des rapports de match, je suis en contact direct avec eux, je vais leur rendre visite pendant la semaine aux entraînements et en dehors. Je suis en contact aussi avec leur club. Tout cela pour essayer d’optimiser leurs performances, les faire progresser, comprendre ce qui n’a pas fonctionné au Séville FC. Et essayer de rendre le joueur meilleur pour lui premièrement, pour son club de prêt deuxièmement et pour le Séville FC troisièmement, car il reste encore sous contrat avec nous. L’an dernier, je suivais par exemple Joris Gnagnon au Stade Rennais.

Quel regard portez-vous sur l’évolution récente du Stade Rennais ?

Elle est très positive, cela se voit dans les résultats et la structuration du club, mais cela se perçoit également dans l’engouement. Il y a une vraie envie d’aller voir jouer cette équipe. Elle est compétitive, a l’amour du maillot. Elle transmet quelque chose. Ça passe aussi, sûrement, par le discours de l’entraîneur. Aujourd’hui, le Stade Rennais est bien structuré, avec de bonnes personnes aux bons endroits, une nouvelle équipe dirigeante qui a des résultats immédiatement. Quand il y a les résultats, tout va bien. Le jour où ils ne seront plus là, ce sera plus difficile, il faudra gérer cela. Mais pour l’instant, je suis très content pour un club avec lequel j’ai connu ses années difficiles du club, donc ça fait énormément plaisir de le voir en Ligue des champions.

Vous attendiez-vous à voir un jour le SRFC en C1 ?

Oui et non. Il y a un actionnaire puissant, avec une notoriété. Le discours d’avant était peut-être de se dire qu’avec un actionnaire ayant de l’argent, on aurait forcément des résultats. Mais non. Le club a su évoluer et trouver les gens ambitieux, lesquels avec cet actionnaire-là ont mis en place tout un travail. La formation au Stade Rennais est remarquable. C’est primordial pour exister au très haut niveau. Et puis, le club a su recruter malin et trouver un entraîneur de la stature de Julien Stéphan pour porter ces jeunes de la formation dans sa propre ambition et devenir un club d’avenir.

Julien Stéphan pourrait-il entraîner en Liga ?

Maintenant, un entraîneur doit arriver à avoir une qualité d’adaptation. C’est comme les joueurs. À une époque, un joueur ne jouait que dans le championnat de France. Maintenant, un très bon joueur, un très grand joueur, il sait jouer dans tous les championnats. Donc un entraîneur, il faut qu’il apprenne cela aussi aujourd’hui et je pense que Julien a les capacités de pouvoir entraîner à l’étranger. C’est un jeune entraîneur et ça dépend du timing, des opportunités, de plein de choses. Il a une grosse envie, fait du très bon travail et a entraîné ailleurs, mais au plus haut niveau, n’a connu que le Stade Rennais pour l’instant. Il faudra le voir dans d’autres clubs, avec d’autres ambitions. L’étranger, c’est le suprême, le summum, on découvre complètement une autre atmosphère, un autre monde.

Qui recruteriez-vous du Stade Rennais au Séville FC ?

Camavinga, je le prends, mais pas à ce prix-là ! (rires). Pour ne rien cacher, à Séville on suit pas mal de joueurs du Stade Rennais. On a sur nos tablettes des jeunes de 17 ans et 18 ans et des professionnels aguerris.

Il faut souvent se battre contre des raccourcis propulsant le Stade Rennais à une hauteur où il n’est pas encore, à sa décharge. Considérez-vous également que la distance reste par exemple astronomique entre Rennes et Séville ou l’Ajax ?

En termes de palmarès, Séville a évidemment pris beaucoup d’avance sur Rennes, avec notamment six Ligue Europa. Après, c’est bien de comparer, mais il faut arriver à trouver une accroche plus personnelle et une identité propre. C’est ce que fait très bien le SRFC dernièrement je trouve. Il n’ambitionne pas d’être un autre, mais il s’appuie sur sa propre histoire. C’est important de donner l’amour du maillot aux joueurs qui signent au club. Refaire le modèle de Séville ou l’Ajax ailleurs, je crois que c’est impossible. La structure institutionnelle, économique, l’histoire, les présidents, les supporters, les villes… C’est difficilement comparable. Il y a plein de choses. Puis à Séville, il y a la confrontation avec le Betis. Puis Séville a aussi vécu dernièrement des choses qui malheureusement, sont à déplorer, à savoir les décès de joueurs très importants. Et ça, pour les Andalous, les Sévillans et les Sevillistas (joueurs, dirigeants et socios du Séville FC), jouer pour des personnes de la notoriété qu’avaient José Antonio Reyes et Antonio Puerta, apporte un supplément d’âme. C’est une histoire très particulière, ce sont des choses qui font que ça dépasse le cadre du football. Et ça, c’est vraiment propre de Séville.

Quel est votre tirage rêvé ?

Je rêve d’un Stade Rennais - Séville FC, bien évidemment ! Moi, ça me ferait énormément plaisir de venir au Roazhon Park avec Séville. Et ce que j’aimerais avant tout, c’est que les supporters des deux clubs puissent voyager et aller dans les stades. Cela permettrait aux Sevillistas de découvrir Rennes, comme y ont eu droit les Béticos du Betis, il y a deux ans, mais seulement en Ligue Europa (rires). Et si les Rennais connaissent déjà la ville de Séville, de laquelle ils ne voulaient plus partir l’an dernier (rires), ça leur permettrait de voir le Ramón Sánchez Pizjuán, un tout autre stade ! Sinon, Rennes – Ajax serait une belle affiche entre un club qui a su revenir au plus haut niveau et un club qui travaille pour s’y installer.

Quel est le joueur actuel du Stade Rennais ou du Séville FC se rapprochant le plus de votre profil, Nayef Aguerd ?

Oui, j’allais le citer en écoutant le début de la question. Il vient d’un club de moins bon niveau, mais avec une marge de progression énorme. C’est le prototype de joueur bon de la tête, qui me semble intelligent, sérieux, professionnel. Je pense qu’il va faire son trou. Je pense qu’à Séville, Jules Koundé et Diego Carlos ont un autre profil, différent du mien, même si Koundé a aussi une personnalité et une relance assez propre. Donc Aguerd, effectivement, se rapproche de mon profil. Et il semble très intéressant.

Est-ce plus difficile, aujourd’hui, d’exister au plus haut niveau avec le profil que vous aviez ?

Peut-être qu’il y en a moins, donc ça peut être une plus-value de trouver un joueur de ce style, mais d’un autre côté, c’est vrai qu’on demande de la puissance physique et que les équipes jouent relativement haut, avec de l’espace dans leur dos, c’est bien plus compliqué. Je pense qu’il faut trouver un bon équilibre, un bon amalgame. À un moment donné, on recherchait des très grands défenseurs centraux, c’est toujours autant d’actualité, mais encore beaucoup plus physique. Après, aujourd’hui la première relance part de derrière, il ne faut pas l’oublier non plus. Il est quand même important d’avoir un joueur capable de lancer une attaque sur une ou deux touches de balle. Moi, je suis plus partisan de trouver un équilibre et des joueurs avec différentes caractéristiques sur les trois ou quatre défenseurs centraux d’un groupe.

Avez-vous toujours des maillots de Séville et de Rennes ?

Oui ! Plus beaucoup à force d’en donner, donc quand on m’en demande, je ne peux plus en donner ! (rires). J’ai essayé d’en garder de chaque club et de chaque saison. De Rennes, j’en ai pas mal, j’y suis resté quand même quatre ans. En plus, on gardait à chaque fois le maillot des matches de Coupe de France. De Séville aussi, j’en ai de chaque saison, de championnat, de Coupe, des finales Uefa. Mais je vais les garder, désormais. Maintenant, je commence à donner les shorts ! (rires).

Le transfert du gardien de but Alfred Gomis vers le Stade Rennais est désormais officiel. L'international sénégalais arrive de Dijon pour remplacer son compatriote Edouard Mendy.
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Alfred Gomis est Rennais. Le transfert du gardien de but sénégalais de 28 ans a été officialisé par le Stade Rennais. Il arrive de Dijon pour remplacer Edouard Mendy, transféré pour une somme record à Chelsea moins d'une semaine plus tôt.

Formé au Torino FC, Alfred Gomis a surtout une expérience du championnat italien. Après avoir enchaîné les prêts en Serie B italienne, il arrive à la SPAL, en Serie A, à l'été 2017. Il a découvert la Ligue 1 la saison dernière avec le Dijon FCO et a été un acteur majeur du maintien des Bourguignons en Ligue 1, malgré une saison tronquée par une blessure aux ligaments croisés.

Rennes et son jeune milieu offensif Yann Gboho, en fin de contrat en juin 2021, convergent pour une prolongation de deux ans.

DS 0052En parallèle des arrivées et des départs, Rennes a aussi mené à bien des dossiers de prolongation cet été, comme ceux de Faitout Maouassa et Hamari Traoré. D'autres situations sont à l'étude depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois. Dont celle du milieu offensif Yann Gboho (19 ans), en fin de contrat en juin 2021. Elle n'est plus très loin d'aboutir à une prolongation de deux ans.

Da Silva, Del Castillo, dossiers en stand-by
Les discussions concernant la prolongation du défenseur et capitaine Damien Da Silva (32 ans, 2021), elles, sont en stand-by. Comme à l'été 2019, il lui a été proposé un an de plus, soit jusqu'à 2022. Elles devraient reprendre une fois le mercato achevé. Il en va de même pour le milieu offensif Romain Del Castillo (24 ans, 2022). Les premiers échanges n'ont pas encore dessiné d'accord proche pour étirer le bail de celui qui était arrivé de Lyon en 2018 après s'être fait remarquer en prêt à Nîmes en Ligue 2.

Le Stade Rennais confirme la jauge de 1.000 personnes pour la réception du Stade de Reims, dimanche 4 octobre. Cette jauge était jusqu'ici de 5.000 spectateurs.

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Le Roazhon Park va bien accueillir du public pour le prochain mach Stade Rennais - Reims, ce dimanche 4 octobre. Mais vraiment très peu. La jauge est fixée à 1.000 personnes, comme le prévoit le passage en zone rouge de l'Ille-et-Vilaine. Jusqu'ici cette jauge était fixée à 5.000 spectateurs.

Les joueurs, staff, journalistes, techniciens sont comptés dans cette jauge. Les places restantes vont donc se partager entre les partenaires et les abonnés. Pour les abonnés, la réservation se fera en ligne sur le site web du Stade Rennais le jeudi 1er octobre à 12h00.

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1ere journée : 20-21 octobre

2e journée : 27-28 octobre

3e journée : 3-4 novembre

4e journée : 24-25 novembre

5e journée : 1er-2 décembre

6e journée : 8-9 décembre

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Le tirage au sort de la phase de groupes de Champions League, auquel le Stade Rennais participera pour la première fois de son histoire, pourra être suivi en live sur cette page du site de l'UEFA.

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L'ex-Rennais Steven Moreira a marqué ce samedi le but du 2-1 (86') de la victoire de Toulouse (3-1) contre Auxerre en Ligue 2.Avec ce but, il met fin à 11 mois sans victoire du TFC (6 nuls, 21 défaites).

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Leaders du championnat, Saint-Etienne et Rennes ont en commun d’avoir vu leurs ambitions changer depuis leurs succès en Gambardella et Coupe de France en 2019 à Saint-Denis.

Ce samedi 27 avril 2019, les Rennais découvraient la pelouse de Stade de France. Au son de "We are the champions", de Queen. Le tube de la bande de Freddie Mercury résonnait pour de jeunes Verts, vainqueurs de la Gambardella (2-0) aux dépens de la jeune garde toulousaine.

Dans les heures qui suivaient, Julien Stephan et son équipe allaient donner au Stade Rennais une troisième Coupe de France, en venant à bout du PSG (2-2, 5-4 aux t.a.b.). Dix-sept mois plus tard, en Bretagne et dans le Forez, ces succès pèsent sur les réussites actuelles. À Rennes, les ambitions n’ont cessé de grandir. La troisième place au printemps l’a surligné.

"À tous les niveaux, on se professionnalise un peu plus. Le club montre ses ambitions un peu plus. C’est vrai, on est vu différemment par rapport aux années précédentes", admet Benjamin Bourigeaud. "Il y a un peu plus de sollicitations. Car la Ligue des champions attire aussi… C’est plutôt bon signe sur l’évolution du club", ajoute le coach Julien Stephan.

Abi, Fofana, Bajic…
À "Sainté", après des années où des éléments d’expérience, souvent très bien payés, faisaient la joie de Geoffroy-Guichard, le choix a été de miser sur la jeunesse. Avec un recrutement de jeunes pousses et avec l’appui des vainqueurs 2019, qui ont trouvé, en nombre limité, leur place dans le groupe de Claude Puel.

Si Abi et Fofana sont les plus utilisés, Bajic est portier n° 2, Sidibé a fait ses débuts à Nantes (2-2). "Il m’appartient de développer des joueurs. On est toujours dans l’expectative de réduire la masse salariale. Beaucoup de choses se passent autour de ces jeunes hommes… S’il y a l’aspect terrain, l’aspect environnemental dans le quotidien et tout cela, ça s’apprend, ça se gère"., livre Puel.

"Je ne regarde pas les cartes d’identité"
Les deux clubs ont puisé des ambitions nouvelles dans le berceau dionysien. "Chaque club a son projet. Avec celui-ci, ils ont de la fouge, de la générosité… Chaque coach est dans l’obligation de faire des choix. Moi non plus, je ne regarde pas les cartes d’identité, les dates de naissance pour faire mon équipe", sourit Stephan, connu, comme Puel, pour lancer des néophytes. Dans le Chaudron, choc au carrefour des ambitions et des projets. Pour s’installer seul en tête de la L1.

La fiche technique

Arbitre : Benoît Bastien.

SAINT-ÉTIENNE. Moulin - Moueffek, Fofana (ou Moukoudi), Kolodziejczak, Maçon - Neyou (ou Fofana), Camara - Nordin, Aouchiche, Bouanga - Hamouma. Entraîneur : Claude Puel.

STADE RENNAIS. Salin - H. Traoré, Da Silva (cap.), Aguerd, Truffert - Nzonzi - Del Castillo, Camavinga, Bourigeaud, Terrier - Guirassy. Entraîneur : Julien Stephan.

DS 0046

La rencontre de cinquième journée de Ligue 1 entre Saint-Étienne et Rennes se jouera sans public ce samedi (17 heures) à Geoffroy-Guichard. Décision du club suite à l'abaissement de la jauge autorisée à 1.000 personnes en raison de l'aggravation de la situation sanitaire à Saint-Étienne.

Il fallait s'y attendre. Depuis que Olivier Véran, le ministre de la santé, a annoncé ce mercredi soir le passage de Saint-Étienne (avec 7 autres métropoles) en "zone d'alerte renforcée", la jauge autorisée pour les rassemblements a été abaissé de 5.000 à 1.000 personnes.

Dans un communiqué publié ce jeudi, l'AS Saint-Étienne annonce que la rencontre de ce samedi (17 heures) face à Rennes se disputera donc sans le "grand public". "Cette jauge (de 1.000 personnes) inclut les joueurs, l'encadrement des clubs, les officiels et toutes les catégories de personnel officiant dans le cadre d'un match" explique l'ASSE dans son communiqué.

DS 0045Selon The Sun Football M’baye Niang aurait émis le souhait de rejoindre l'Angleterre. Le média anglais parle même de West Bromwich Albion, club qu'il voudrait absolument rejoindre ! ?? Il aurait même demandé à partir sous la forme d'un prêt pour effectuer son retour en Premier League, après un bref passage à Watford.

 

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Édouard Mendy (28 ans) a signé son contrat avec Chelsea mercredi soir pour une durée de 5 ans. Le montant du transfert s'élève à 25 millions d'euros. Reste à lui trouver un successeur...

Arrivé l’été dernier en provenance de Reims contre 4 M€, Édouard Mendy (28 ans) a signé mercredi soir un contrat de cinq ans avec Chelsea. Le transfert du gardien de but international sénégalais s'élève à 24 M€, mais le Stade Rennais devra reverser 20 % de la somme à Reims.
Auteur d’une excellente saison dernière avec le SRFC, Mendy laisse donc une trace très positive, mais aussi un vide dans le vestiaire, où il était le « grand frère » de plusieurs joueurs, un cadre très respecté.

Trapp trop gourmand
Pour le remplacer, le Stade Rennais va devoir faire vite. Toujours selon nos informations, la piste Kevin Trapp est abandonnée. Les prétentions salariales du portier allemand (30 ans, Eintracht Francfort), passé notamment par le PSG, ont eu raison de l’intérêt breton.
Si le dossier Alfred Gomis (27 ans) reste prioritaire dans l’esprit des dirigeants rennais, le président dijonnais Olivier Delcourt a freiné, hier dans L’Équipe : Alfred a prolongé son contrat (jusqu’en 2024) il y a trois semaines. Les choses auraient été différentes au mois de juin ou juillet. Alfred est amené à quitter le club, mais pas maintenant, ce n’est pas possible. On a besoin de lui et ce serait suicidaire que de le laisser partir. Le timing ne joue effectivement pas en faveur du Stade Rennais, Dijon étant dernier de Ligue 1 après quatre journées et autant de défaites.

DS 0043

Diego Godín (34 ans, Inter Milan) était très intéressé par le projet du Stade Rennais. Mais la fiscalité italienne a rendu impossible le mariage entre le défenseur uruguayen et le club breton. Explications.

Il aurait été l’une des recrues les plus retentissantes de l’histoire du Stade Rennais, un club qui fêtera ses 120 ans le 10 mars. Pour ne pas dire LA recrue la plus retentissante. Dépassant largement le standing d’un Hatem Ben Arfa ou d’un Raphinha et ses 23 M€, pour ne citer que les plus récents.

On ne présente plus Diego Godín, 135 sélections avec l’Uruguay dont une demi-finale de Coupe du monde en 2010 et un quart de finale perdu contre la France en 2018. Avec l’Albiceleste, dont il est le capitaine, le défenseur central a également gagné la Copa América 2011. Et que dire de sa carrière et notamment de ses 388 matches sous le maillot de l’Atlético de Madrid, avec lequel il a remporté la Ligue Europa (2012, 2018), la Supercoupe d’Europe (2010, 2012, 2018), la Liga (2014), la Coupe du Roi (2013), la Supercoupe d’Espagne (2014) et disputé deux finales de Ligue des champions (2014, 2016).

Sans compter la dernière finale de Ligue Europa en date, jouée avec l’Inter de Milan et perdue malgré un but inscrit contre Séville après trente-cinq minutes (2-3).

Quarante-cinq minutes au téléphone avec Stéphan
Nommé deux fois pour le Ballon d’or (2016, 2018), Diego Godín aurait apporté au Stade Rennais sa renommée et une expérience incomparable. Cela a vraiment failli se faire. Au départ, le contact a été noué, en juin, par deux proches de Julien Stéphan, au courant d’une situation inconfortable de l’intéressé avec son entraîneur à L’Inter Milan, Antonio Conte.

Les contacts ont duré plus de deux mois et demi. Tandis que sa saison sportive se poursuivait, avec notamment le parcours en Ligue Europa, Godín est resté concentré pour terminer au mieux l’exercice 2019-2020 avec l’Inter Milan, mais il s’est à la fois très vite intéressé au projet rennais.

Sa famille aussi voulait venir en France
Il a notamment visionné quatre matches du SRFC, s’est renseigné auprès de son compatriote du PSG Edinson Cavani sur le niveau de la Ligue 1 et sa vision du club breton. Il a également sondé son grand ami Antoine Griezmann.

Puis il a eu Julien Stéphan au téléphone. Un échange de quarante-cinq minutes durant lequel le courant est très bien passé. Ensuite, il a apprécié l’approche claire du directeur Maurice Florian Maurice.

Son objectif était affiché : jouer la Coupe du monde au Qatar, fin 2022. Il se projetait donc sur deux ans et demi à Rennes. Même au niveau personnel, cela cadrait. Sa famille souhaitait découvrir la France pour une nouvelle expérience.

Godín aurait dû rembourser ses avantages fiscaux
Dans la réflexion de sa venue au SRFC, Godín a alors consenti des efforts au niveau salarial, pour rendre l’accord possible avec les dirigeants bretons. Même les deux ans de contrat restant à l’Inter Milan ne semblait pas freiner l’opération. Mais finalement, c’est une loi fiscale italienne qui a eu raison de l’envie réciproque du défenseur central et du Stade Rennais. Arrivé à l’Inter Milan à l’été 2019, Godín aurait dû rembourser ses avantages fiscaux de la première saison, s’il ne restait pas plus longtemps dans le Calcio. Le montant correspondait à une somme très conséquente, supérieure par exemple au transfert de Nayef Aguerd de Dijon à Rennes (6,5 M€). Depuis 2017, l’Italie applique un régime fiscal très attractif, le « flat tax », avec un taux d’imposition très bas sur les revenus de ses résidents étrangers. Mais à condition d’un séjour prolongé sur le sol du pays.

La seule possibilité pour Godín d’échapper à cette loi fiscale était de rester en Italie, ce qu’il va faire en rejoignant Cagliari, ou de partir aux États-Unis. L’international français Blaise Matuidi a ainsi quitté la Juventus Turin pour l’Inter Miami. Et Cristiano Ronaldo, malgré deux premières saisons frustrantes en Ligue des champions avec la « Vieille Dame », reste dans la Piémont.

Si Godín n’est pas venu en Bretagne, alors que le désir s’avérait réciproque avec le Stade Rennais, ce n’est donc ni sa responsabilité, ni celle du club. Et c’est surtout bien dommage.

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24 novembre 2020

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