Tout nouveau diffuseur de la Ligue 1, Mediapro demande déjà à renégocier le contrat sur fond de crise économique et sanitaire. Une demande qui passe très mal du côté de la LFP.
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Ce n’est que la deuxième échéance du contrat faramineux signé entre la LFP et Mediapro, tout nouveau diffuseur de la majorité de la Ligue 1, via Téléfoot la chaîne, et pourtant le diffuseur espagnol à capitaux chinois a déjà demandé un délai de paiement. Le président de Mediapro, Jaume Roures a même demandé dans la foulée à renégocier le contrat signé bien avant la crise sanitaire. Fin de non recevoir de la LFP, qui n’a pas encore pris la parole hormis via un communiqué lapidaire.

Le contrat des droits TV prévoit le cas de figure d’un défaut de paiement que connait aujourd’hui le foot français. Dans ce cas-là, la Ligue dispose de deux options:

>>> Option 1: Elle demande une garantie à Joye Media, holding détenue à 53% par l’actionnaire chinois Joye Media Hong Kong LTD (ex-Orient Hontai Capital), fonds souverain détenu par des villes chinoises et donc directement lié à l’Etat chinois. Cette garantie engagerait l’actionnaire à couvrir tous les défauts de paiement de sa filiale Mediapro France et l’ensemble des dus à la LFP. Si cette garantie n’est pas fournie ou si elle n’est pas respectée, la Ligue peut rompre le contrat des droits TV.

>>> Option 2: la LFP demande une garantie bancaire à Mediapro France pour assurer la prochaine échéance de paiement. Soit celle prévue début décembre d’un montant d’environ 125 millions d’euros. Mediapro France aurait alors l’obligation de fournir cette garantie bancaire plusieurs jours avant l’échéance de paiement. Une fois cette échéance-là passée, même si l’engagement est honoré, la Ligue a la possibilité, après réflexion sur la confiance qu’elle accorde à Mediapro, de rompre de contrat.

Un nouvel appel d'offre dans six mois?
Avant la reprise du championnat, l’agence Moody’s avait déjà donné l’alerte le 27 avril 2020, en abaissant de deux crans la note de Joye Media, la plaçant de B1 à B3 (spéculatif haut risque crédit). La note a encore été abaissée le 20 juillet 2020 de B3 à B3 "pd" (probability of default).

Selon certains acteurs du marché des droits TV, la Ligue serait capable d’organiser un nouvel appel d’offre en six mois environ. Durant cette période, les journées de championnat voire les matches pourraient être vendus à l’unité à certains diffuseurs le temps qu’un acteur unique rachète la plupart des droits. En revanche, la loi française interdit aux clubs de commercialiser seuls leurs propres matchs. La loi impose qu’ils centralisent leurs droits au sein de la Ligue.

L'Elysée surveille
Si le versement du mois d’octobre ne parvient pas aux clubs, certains d’entre eux vont se retrouver dans une situation très délicate pour payer les salaires. Le Prêt garanti par l’Etat (PGE), que plusieurs clubs ont souscrit, sert à combler le manque à gagner de la billetterie et du sponsoring. En revanche, leur part de droits TV, censée être garantie, constituerait un minimum vital pour respecter leur plan de trésorerie, excepté peut-être pour le PSG.

Selon nos informations, ce dossier est surveillé de près à l’Elysée. Si certains arguments avancés par Jaume Roures sont jugés recevables sur le fond (le produit actuel n’est pas vraiment celui acheté en 2018 dû à la crise: pas de public dans les stades, campagne d’abonnements décevante…), la forme consistant à ne pas payer avant de discuter est jugée intolérable après seulement cinq semaines d’exploitation des droits. L’entourage présidentiel estime que des accords pourraient être trouvés comme par exemple une baisse des prochaines traites qui serait récupérée grâce à une hausse des traites en fin de saison. En revanche, il est évidemment hors de question, pour l’exécutif, que de l’argent public soit engagé pour quelque garantie que ce soit, l’Etat estimant qu’il a déjà joué son rôle pour le foot professionnel au début de la crise.

Reste à connaître maintenant la stratégie choisie par la Ligue qui a refusé d’accorder le délai de paiement demandé par Mediapro. Son bureau réuni hier soir a largement été consacré à cette crise que connaît le foot pro.

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Clément Grenier, le milieu de terrain du Stade Rennais, ne devrait pas quitter le club breton durant ce dernier jour de mercato estival selon les informations du 10 Sport.

Après avoir été placé sur la liste des indésirables, le joueur de 29 ans n’a pas réussi à trouver un nouveau point de chute malgré l’intérêt du Real Valladolid.

Le président du Stade Rennais Nicolas Holveck a évoqué ce mardi l’hypothétique prolongation de contrat d’Eduardo Camavinga (17 ans), lié au club jusqu’en 2022.
DS 0091Le Stade Rennais a présenté trois de ses quatre dernières recrues, ce mardi matin au Roazhon Park. Jérémy Doku parti en sélection, manquait à l’appel, mais Daniele Rugani, Dalbert et Alfred Gomis ont répondu aux médias. Avec à leurs côtés Nicolas Holveck, Florian Maurice et Julien Stéphan.

"Eduardo Camavinga, ce n’est pas le seul"
Le trio opérationnel en interne a fait le bilan de son premier mercato commun. Puis Nicolas Holveck a été questionné sur le "mercato interne" restant, à savoir les hypothétiques prolongations de contrat de joueurs de l’effectif, notamment Damien Da Silva et Eduardo Camavinga. À propos du crack rennais, à nouveau sélectionné en équipe de France par Didier Deschamps, le président breton a rétorqué : Eduardo Camavinga, ce n’est pas le seul. Encore une fois, tous les jeunes du Stade Rennais sont des priorités. On échange avec Eduardo bien sûr et avec ses conseillers. Mais pas qu’avec Eduardo. Forcément, le mercato interne est en cours et il y a aussi d’autres sujets sur des joueurs de l’effectif."

Les Mauves ont très bien vendu le jeune Jérémy Doku au Stade Rennais durant les derniers jours du mercato. Mais cette vente record n'a pas fait que des heureux en Belgique.
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Le Stade Rennais est entré dans une nouvelle dimension. Qualifié pour la Ligue des Champions, le SRFC joue désormais également dans la cour des grands du mercato. Les Rouge-et-Noir ont d’ailleurs été la formation de Ligue 1 la plus dépensière du dernier marché des transferts (un peu plus de 70 M€), devançant même le Paris Saint-Germain. Un nouveau statut illustré par les 26 M€ lâchés pour attirer le jeune prodige belge d’Anderlecht, Jérémy Doku.

Un investissement qui fait du joueur la recrue la plus chère de l’histoire de Rennes et la plus belle vente des Mauves. Et si les dirigeants du SRFC s’en frottent les mains, on ne peut pas vraiment dire la même chose du côté du club bruxellois. Interrogé par la Dernière Heure, le directeur sportif d’Anderlecht, Peter Verbeke, a clairement fait savoir que les Mauves n’avaient pas prévu de vendre leur pépite. "Son transfert ne me rend pas heureux du tout. Je n’ai pas sabré le champagne, croyez-moi. Son départ ne correspond pas du tout à notre vision sportive. Il aurait d’abord dû gagner des trophées pour Anderlecht, et sa valeur aurait été plus élevée après une campagne européenne. Mais financièrement, on n’avait pas le choix."

Anderlecht a été contraint de vendre Doku
En clair, Rennes a profité des grosses difficultés financières de son homologue belge pour réussir son coup. "Je veux être directeur sportif pendant dix ans et je crains que ce genre de décisions ne soit nécessaire pour qu’Anderlecht puisse survivre. (…) Il fallait des actions urgentes pour qu’Anderlecht reste un club du top 5. Le transfert de Jérémy est le début de notre assainissement", a-t-il déclaré, avant d’ajouter que le départ de Doku tombait au plus mauvais moment et qu’il aura un fort impact sur les résultats sportifs des Mauves.

Résigné à l’idée de voir filer aussi rapidement Doku, l’affaire n’a pris que "trois ou quatre jours " pour être scellée selon ses dires. Verbeke partage toutefois l’enthousiasme breton sur les qualités du joueur. Mieux, il annonce que le SRFC peut envisager de récupérer le double du prix payé pour Doku. "S’il joue bien dans un club du top en Ligue 1, il pourrait être vendu pour 60 millions lors d’un prochain transfert. Rennes est le seul club à avoir montré un intérêt concret pour Jérémy. Quand Rennes s’est manifesté, tout est allé très vite." Et du côté du Roazhon Park, on ne remerciera jamais assez l’intervention de l’actionnaire Pinault pour cet achat très prometteur.

Libre depuis son départ de Valladolid, Hatem Ben Arfa va s'engager pour une saison avec les Girondins de Bordeaux.
DS 0089Mieux vaut tard que jamais. Seul club de L1 à ne pas avoir enregistré le moindre renfort lors du mercato, Bordeaux va enregistrer dans les prochaines heures la signature d'Hatem Ben Arfa. Le milieu offensif arrive libre après un passage mitigé à Valladolid où il n'est apparu qu'à cinq reprises. Il va s'engager pour une saison (plus une en option) pour un salaire inférieur à 100 000 euros.

Alors qu'il était initialement question que les Girondins enregistrent au moins un départ - celui de Jovanovic en l'occurrence - avant de finaliser une arrivée, il semblerait que les commentaires acides suscités par leur inactivité sur le marché les aient convaincus d'accélérer les discussions avec l'ancien Marseillais. Un accord a été trouvé dans la nuit de mardi à mercredi pour le plus grand plaisir de Jean-Louis Gasset.

"Hatem Ben Arfa, c'est un créateur, un génie du football, avait souligné l'entraîneur bordelais le 27 septembre dernier. Si c'est possible... mais franchement je ne le sais pas". Le joueur serait déjà sur place. Rien ne devrait s'opposer à sa signature. Ce sera son sixième club en Ligue 1, après Lyon, Marseille, Nice, le PSG et Rennes.

Le mercato clos, voici la dernière attribution pour les numéros de maillot :

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 1 – ROMAIN SALIN
 3 – DAMIEN DA SILVA
 4 – GERZINO NYAMSI
 5 – DALBERT
 6 – NAYEF AGUERD
 7 – MARTIN TERRIER
 8 – CLÉMENT GRENIER
 9 – SERHOU GUIRASSY
10 – EDUARDO CAMAVINGA
11 – M'BAYE NIANG
12 – JAMES LEA SILIKI
16 – ALFRED GOMIS
17 – FAITOUT MAOUASSA
14 – BENJAMIN BOURIGEAUD
15 – STEVEN NZONZI
18 – JÉRÉMY DOKU
19 – YANN GBOHO
20 – FLAVIEN TAIT
22 – ROMAIN DEL CASTILLO
23 – ADRIEN HUNOU
24 – DANIELE RUGANI
27 – HAMARI TRAORE
28 – JONAS MARTIN
30 – PEPE BONET
31 – ADRIEN TRUFFERT
34 – BRANDON SOPPY
35 – GEORGINIO RUTTER

Ce mardi, les dirigeants rennais ont présenté une partie des dernières recrues, et dressé le bilan du mercato rennais. Ils ont assuré avoir essayé de retenir Raphinha, parti à Leeds en fin de mercato, mais que la volonté du joueur de rejoindre la Premier League était trop forte.
DS 0087Raphinha est parti à Leeds dans la nuit, après une saison passée comme titulaire dans le onze qui a envoyé Rennes pour la première fois en Ligue des Champions. On se souviendra de ce doublé face à Nantes avec ce but inscrit au bout du temps additionnel, permettant au Stade Rennais de glaner des points précieux pour la 3e place, et d'une saison honorable statistiquement pour un joueur qui découvrait le championnat. Mais ce départ sur le fil a frustré une partie des supporters, à l'image des performances fluctuantes de l'ailier brésilien.

"On a essayé de le retenir jusqu'au dernier moment. Malheureusement son choix était fait de jouer en Premier League, un championnat qui attire évidemment les joueurs. A partir du moment où le joueur prend la décision de quitter le club et de partir à Leeds, on n'a pas souhaité s'y opposer" a expliqué le directeur sportif de Rennes Florian Maurice. Mais pourquoi accepter une offre de 17M + bonus, inférieure au prix d'achat de Raphinha (acheté 23M€ l'été dernier selon le site sépcialisé transfermarkt) ? "Cette offre arrive à un moment où l'on doit prendre des décisions, sur le plan sportif et financier. La décision a été prise d'accepter cette opportunité" poursuit Maurice. "On a discuté avec le joueur pour lui dire qu'il pouvait rester à Rennes et que c'était uniquement son choix. Sur le prix, vu l'accessibilité des bonus, on finira avec une plus-value" assure de son côté le président Nicolas Holveck.

Le club n'a pas tout fait pour conserver son joueur contre sa volonté et Nicolas Holveck l'assume : "Conserver un joueur contre son gré, on l'a tous fait, et ce n'est pas forcément une bonne idée. Avec les séquences à venir où l'on va jouer tous les trois jours, perdre un joueur pour un, deux ou trois mois, parce que c'est le temps qu'il faut pour digérer cet échec, ce n'est vraiment pas simple pour le joueur lui-même et pour le groupe."

Sur ses réseaux sociaux, le joueur a indiqué que le choix de son départ avait été fait "d'un commun accord" avec le Stade Rennais.

Un léger couac dans un mercato au bilan global très positif. Le mercato terminé, c'est le terrain qui nous dira à l'avenir si les Rouge et Noir pourront nourrir des regrets de ce départ tardif.

Nottingham Forest a annoncé le départ de son entraîneur Sabri Lamouchi. C'est Chris Hughton qui le remplace.
DS 0086Sabri Lamouchi n'est plus l'entraîneur de Nottingham Forest. L'entraîneur français de 48 ans était arrivé en juin 2019. Septième de la D2 anglaise la saison dernière, l'ancien coach du Stade Rennais avait très mal commencé la saison 2020-2021 avec quatre défaites en autant de matches. C'est Chris Hughton, passé par Brighton ou encore Newcastle, qui le remplace (61 ans).

Florian Maurice a regretté ce mardi d'avoir vu l'OL prêté Jeff Reine-Adélaide parti à Nice, juste avant la fin du mercato estival, alors que les Rennais auraient fait une offre financière plus intéressante.

DS 0085Le mercato du Stade Rennais a été très intense. Entre l'arrivée de Jérémy Doku d'Anderlecht, de Daniele Rugani, Dalbert et la vente de Raphinha à Leeds sur le gong, Florian Maurice a dû beaucoup utilisé son téléphone sur ces derniers jours. Mais le club breton a raté le coche pour Jeff Reine-Adélaide, milieu de terrain de l'OL, qui est finalement parti à Nice en prêt avec une option d'achat. Ce que Florian Maurice trouve regrettable sur un point de vue déontologique.

Après être parti de l'OL en froid avec sa direction, l'ancien responsable du recrutement des Gones voulait recruter l'international espoir âgé de 22 ans. Mais l'OL aurait refusé l'offre de 25 millions d'euros de Rennes, pour le prêter à l'OGC Nice avec une option d'achat à... 25 millions d'euros. "

"C’est un dossier que l’on a évoqué en interne effectivement. Je pense que je ne pouvais pas ramener tous les joueurs de Lyon, évidemment. Mais je ne suis pas non plus certain que l’Olympique Lyonnais aurait fait le même geste en notre faveur pour Jeff Reine-Adélaïde", a déploré Florian Maurice devant la presse.

 

Le directeur sportif du Stade Rennais Florian Maurice a expliqué les raisons du départ surprise du Brésilien Raphinha et comment le SRFC a réussi à enrôler le jeune Belge Doku.
DS 0084L'opération en a surpris plus d'un. Alors que le Stade Rennais finalisait l'arrivée du prometteur Belge Jérémy Doku, le club breton a laissé filer son ailier brésilien Raphinha à Leeds. Un choix étonnant, d'autant que, sur le papier, les Anglais ont payé un prix (17 M€ hors bonus) inférieur aux 21 M€ payés par le SRFC au Sporting Portugal il y a un an. Comment expliquer ce départ surprise ? Ce midi, les Rouge-et-Noir organisaient une conférence de presse pour présenter ses dernières recrues, mais aussi pour faire le point sur le mercato. À cette occasion, le directeur sportif du club Florian Maurice a fait le point sur le cas Raphinha.

"On a essayé de le retenir jusqu'au dernier moment. Malheureusement, son choix était fait de jouer en Premier League, un championnat qui attire les joueurs. À partir du moment où le joueur a pris cette décision, on n'a pas souhaité s'y opposer. Les discussions ont été entamées à la fin du mercato. Elles se sont poursuivies à la fin du match (contre Reims) en essayant de le convaincre de rester, malheureusement, son choix était fait depuis quelques heures. On le perd mais on le remplace par un joueur", a-t-il indiqué, avant de poursuivre. "Ce sont des choix de carrière. On est déçu, mais quand le choix du joueur est ainsi, on ne peut pas le retenir. L'offre de Leeds arrive à un moment donné où on doit prendre des décisions sur le plan sportif et financier. Et la décision a été prise d'accepter cette opportunité".

Enfin, le président Nicolas Holveck a lui aussi pris la parole pour expliquer que Rennes n'a tout simplement pas voulu prendre le risque de conserver un joueur frustré par un faux départ. "Quand un joueur veut vraiment partir d'un club, conserver un joueur contre son gré, ce n'est pas forcément une bonne idée. Cette saison, le mercato se finit après six journées et après on a deux séquences où on va jouer tous les trois jours. Perdre un joueur pour, deux ou trois mois, parce que c'est le temps qu'il faut pour digérer cet échec, si c'est au début du mercato, c'est plus facile. Si c'est à la fin, pour l'avoir vécu dans d'autres clubs, c'est pas simple pour le joueur, pour le groupe. On prend en compte toute la photographie de l'environnement. (...) On a vraiment insisté sur l'état d'esprit des joueurs qui nous ont rejoints. (...) On devait conserver les joueurs uniquement concernés par le projet Stade Rennais et qui n'ont qu'une envie, c'est de jouer toute la saison au Stade Rennais". Ce qui n'était donc plus le cas chez Raphinha.

Maurice s'enflamme pour Doku
Raphinha parti, Rennes pourra tout de même se consoler avec l'arrivée de Jérémy Doku. Arraché à Anderlecht contre 26 M€, le Belge de 18 ans est tout simplement le transfert le plus cher de l'histoire de la formation bretonne. Un gros coup dû en grande partie au choix de l'actionnaire principal du SRFC de mettre la main à la poche. Une très grande satisfaction pour Maurice. Ce dernier ne s'en est d'ailleurs pas caché. "C'est un joueur qu'on suit depuis quelques temps. On a passé des heures et des heures sur la vidéo parce qu'on peut pas se déplacer en Belgique pour voir les matches. C'est un joueur que je connaissais depuis la saison passée. C'est un marché belge auquel moi et la cellule (de recrutement) attachons beaucoup d'importance. C'est un joueur qui a des caractéristiques très fortes dans le un contre un, de percussion, d'élimination, de finition", a-t-il déclaré, avant de lâcher plusieurs compliments de choix.

"Les renseignements qu'on a pris au-delà de l'aspect visuel, sont très bons au niveau de la mentalité. On a pu s'en apercevoir. C'est un garçon mature, intelligent, il sait où il veut aller. Si le sélectionneur belge prend un gamin de 18 ans pour le titulariser, c'est qu'il a beaucoup de qualités. À nous de le faire grandir. Mais là dessus, je n'ai aucun doute parce que Julien sait très bien faire ça. Mais c'est un joueur qui a un potentiel incroyable, vraiment. Ce qu'il est capable de faire à cet âge-là, il est dans la lignée des joueurs qui devraient faire partie des très, très, très bons joueurs dans les années à venir. On compte sur lui dans l'immédiat et je pense qu'il est prêt pour ça, il est préparé". Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'optimisme est de rigueur à Rennes.

Très actif sur le marché des transferts cet été, le Stade rennais est le club français qui a le plus dépensé sur ce mercato, devant le Paris Saint-Germain, avec environ 70 millions d'euros d'achat. Au moment de découvrir les joies de la Ligue des champions, le club breton s'est donné les moyens de ses ambitions.

DS 0083Sur le terrain comme en coulisses, le Stade rennais fait tout doucement son entrée dans une nouvelle dimension. Au lendemain d'une dernière journée de mercato agitée pour les Rouge et Noir, leaders de Ligue 1 pour encore au moins une dizaine de jours, le trio Nicolas Holveck, Florian Maurice et Julien Stéphan s'est présenté devant une petite vingtaine de journalistes, au Roazhon Park, afin de dresser un premier bilan d'un mercato jugé "très long" par l'entraîneur. Mais qui aura permis au SRFC de se donner les moyens de ses ambitions. La preuve par les chiffres : Rennes est le club français qui a le plus dépensé cet été sur le marché des transferts (un peu de plus de 70 millions d'euros), devant le Paris Saint-Germain (environ 60 millions d'euros d'achats). Rien que ça.
"On a aussi beaucoup vendu, a immédiatement tempéré le président Holveck, rappelant notamment le départ inattendu d'Édouard Mendy contre 25 millions d'euros à Chelsea. On est aujourd'hui le sixième budget en France, il ne faut pas se tromper. On remercie l'actionnaire (la famille Pinault, N.D.L.R.) pour les efforts consentis. Il a assumé le risque covid, qui est loin d'être neutre, en nous permettant d'avancer grâce à son soutien et sans avoir à prendre en compte nos pertes sur la billetterie et tout le reste, qui s'estiment quand même entre dix et quinze millions d'euros." Un confort assumé par la direction rennaise, qui a piloté un mercato suffisamment sexy pour considérer le Stade rennais comme un nouveau candidat sérieux au podium du championnat de France. En attendant la découverte de la Ligue des champions.

Le record Doku
Entre deux grosses averses, Rennes a aussi présenté trois de ses quatre dernières recrues (Rugani, Dalbert et Gomis) aux médias. Un gardien à quinze millions d'euros et deux renforts défensifs (en prêt) venus tout droit de la Serie A. Mais le symbole de cette nouvelle attractivité rennaise, confirmée par les trois joueurs cités, n'était pas présent dans les coursives du Roazhon Park. Son nom, pourtant inconnu du grand public la semaine dernière, suffit déjà à donner quelques frissons aux supporters bretons : Jérémy Doku, attaquant belge de 18 ans, est devenu lundi la recrue la plus chère de l'histoire du Stade rennais en signant un contrat de cinq ans sur les bords de la Vilaine. Un transfert estimé à 26 millions d'euros (sans les bonus), qui devrait soulager Sévérino Lucas, désormais ancien détenteur de ce fameux record.
Et surtout un choix mûrement réfléchi. "C'est un joueur qu'on suit depuis quelque temps déjà, on a passé des heures à le regarder en vidéo sachant qu'on ne peut plus se déplacer en Belgique pour voir des matchs, a déroulé Florian Maurice, l'air satisfait, mais le visage fatigué. On le connaît depuis la saison passée avec la cellule, qui suit aussi de très près le marché belge. Honnêtement, il a un potentiel incroyable, ce qu'il est capable de faire à cet âge-là... On compte sur lui dans l'immédiat, je pense qu'il est prêt." Un plaisir partagé par Julien Stéphan, bien décidé à "l'intégrer progressivement" à son groupe et conscient que le joueur allait devoir "digérer" ce transfert. "Il a des caractéristiques assez incroyables en un contre un, il a des qualités de vitesse, d'élimination, mais il ne sait pas faire que ça, a insisté le technicien breton. C'est aussi un joueur qui peut s'inscrire dans un jeu collectif et combiner avec les autres. En tout cas, c'est un profil qui nous manquait dans l'effectif." Seulement, un mercato n'est jamais parfait.

L'énigme Raphinha
Si le Stade rennais aura plutôt réussi à mener sa barque intelligemment ces trois derniers mois, en bouclant des recrues connaissant la Ligue 1 (Terrier, Aguerd, Guirassy) ainsi qu'en parvenant à conserver une majorité des cadres de l'effectif, contrairement à l'été dernier, il aura eu le droit à départ inattendu dernière minute. Celui de Raphinha, pourtant titulaire et buteur dimanche contre Reims, parti en vitesse à Leeds dans les dernières heures du mercato contre un chèque de 17 millions d'euros (plus six millions de bonus). "On a essayé de le retenir jusqu'au dernier moment, mais son choix était d'aller en Premier League, on n'a pas souhaité s'y opposer, a indiqué Florian Maurice pour répondre à l'incompréhension générale. Pour faire un deal, il faut que les trois parties soient d'accord, c'était le cas. Il n'y a pas de manques, il a été remplacé par Doku et il ne faut pas oublier qu'il y a des jeunes derrière."
Un avis évidemment partagé par Holveck : "Conserver un joueur contre son gré, ce n'est pas forcément une bonne idée et on l'a tous vécu ici. Aujourd'hui, on insiste sur l'état d'esprit des joueurs qui nous ont rejoint et qui sont là. On veut des joueurs concentrés sur le projet du Stade rennais et qui veulent uniquement jouer pour ce club." Une façon de tourner la page et de mettre la poussière sous le tapis pour la direction des Rouge et Noir, qui a également assuré pouvoir faire une plus-value avec les bonus inclus dans le transfert du Brésilien, qui avait été acheté pour environ 23 millions d'euros un an plus tôt. Et qui devra trouver une solution pour M'Baye Niang - qui pourrait être prêté à Saint-Étienne comme joker - et Clément Grenier, deux joueurs aux salaires importants qui n'ont pas trouvé de point de chute. Les comptes attendront, il faut désormais se tourner vers la suite d'une saison aussi excitante qu'importante.

Les premières pierres du triumvirat
En attendant de voir les résultats sportifs, en Ligue 1 comme en Ligue des champions, le triumvirat rennais a pu prendre ses marques ces six derniers mois. Comme à chaque conférence de presse cet été, le trio Holveck, Maurice, Stéphan est apparu serein, convaincant et surtout soudé au moment d'évoquer ces longues semaines de travail en commun. "Je suis très satisfait de la manière dont on a fonctionné à trois sur notre premier mercato. C'est une belle satisfaction. Comme je l'ai dit en arrivant, je suis quelqu'un qui est dans le partage, s'est réjoui Florian Maurice. On sent que le club grandit de manière constante depuis plusieurs années, on sent cette attractivité." De quoi retrouver un peu de calme en interne, en tout cas pour l'instant, après les tensions assumées entre Olivier Létang, l'ancien président rennais limogé en février, et l'entraîneur Julien Stéphan. Rennes s'est donné les moyens de rester en haut de l'affiche, il reste au coach rennais de trouver la bonne formule pour que cela se traduise sur le terrain. "On continue sur l'objectif de vouloir se battre pour les cinq premières places, être européens, a déroulé le président Holveck, sans parler de podium ou d'ambitions démesurées. Il ne faut pas se voir trop beaux. On a seulement joué six matchs, ce n'est pas grand-chose. On sait qu'on va être à la lutte avec des équipes comme Lyon, Marseille, qui font revenir et qui ont des effectifs importants. On veut se mêler à cette bagarre avec beaucoup d'ambitions, mais aussi pour asseoir le projet pour les années à venir." Qu'on se le dise, le Stade rennais n'a plus envie de faire rire.

Le Stade Rennais a dépensé un montant record dans son histoire sur le marché des transferts.

DS 008272 millions d’euros, c’est le montant total des emplettes réalisées par le Stade Rennais sur le marché des transferts en 2020. Leader de Ligue 1 et qualifié pour la phase de poules de la Ligue des Champions, le club breton est bien décidé à assouvir ses ambitions, tant sur le plan national que sur la scène domestique. Rennes n’a donc pas lésiné sur les moyens.

Un record pour Rennes sur le mercato
En attirant le jeune attaquant belge Jérémy Doku pour 25 millions d’euros en provenance d’Anderlecht, Rennes a conclu ce mercato en frappant fort. Le club avait aussi recruté Dalbert (Inter Milan), Daniele Rugani (Juventus), Alfred Gomis et Nayef Aguerd (Dijon), Serhou Guirassy (Amiens) et Martin Terrier (Lyon). C’est la première fois que l’écurie bretonne investit autant sur le marché des transferts.

Après avoir échoué à obtenir son prêt en toute fin de mercato lundi soir, l'AS Saint-Étienne n'aurait pas abandonné l'idée de recruter M'Baye Niang (25 ans), l'attaquant du Stade Rennais, comme joker, cette fois-ci.
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Bien que le mercato d'été soit fermé depuis lundi minuit, un club peut encore, selon le règlement de la LFP, "recruter un joueur dit joker". À une condition toutefois : que le joueur en question soit déjà licencié en France. Ce qui exclue désormais, par exemple, la venue de William Saliba, le défenseur central d'Arsenal (ANG), que les Verts ont également raté, lundi.

"Je n'ai pas de commentaire à faire. Il est dans l'effectif, à la disposition de l'entraîneur"
Nicolas Holveck, le président du Stade Rennais, à propos de Niang

Mais pas M'Baye Niang (25 ans), l'attaquant de Rennes, club avec lequel il se trouve sous contrat jusqu'au 30 juin 2023. En manque cruel d'un buteur, l'ASSE tenterait toujours de le faire venir en prêt et désormais en tant que joker.

Interrogé ce mardi matin, Nicolas Holveck, le président du Stade Rennais, a préféré botter en touche concernant le dossier de son international sénégalais (15 sélections, 4 buts) : "Je préfère ne rien commenter à ce sujet. Je n'ai pas de commentaire à faire. Il (M'Baye Niang) est dans l'effectif, à la disposition de l'entraîneur." Reste à savoir jusqu'au quand.

C’est à Valenciennes, où il était prêté la saison dernière, que le nouveau Brestois Lilian Brassier (20 ans) a connu ses premiers matchs comme professionnel. Son ancien entraîneur, Olivier Guégan, est dithyrambique à son sujet.
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Olivier Guégan, c’est sous vos ordres, à Valenciennes, que Lilian Brassier s’est révélé la saison dernière en Ligue 2…
Oui, c’est un garçon qu’on est allé chercher en prêt alors qu’il jouait avec en Nationale 3 avec le Stade Rennais. L’ancien président, Olivier Létang, dont je suis proche, m’en avait dit beaucoup de bien donc je n’ai pas hésité une seule seconde. C’est donc avec Valenciennes qu’il a disputé son premier match en professionnel.

Comment décririez-vous le joueur ?
Lilian est un gaucher extrêmement polyvalent que j’ai pu faire jouer à différents postes. Dans une défense à quatre, il peut jouer aussi bien dans l’axe gauche que dans le couloir. Dans un 3-5-2, il peut jouer derrière et même dans le rôle de piston. Il est très à l’aise techniquement, c’est un joueur qui impulse vraiment le jeu. Mais il lui reste évidemment encore des leviers de progression.

Et dans le vestiaire ?
C’est un bon garçon. Pas un grand bavard, mais un excellent coéquipier.

Son arrivée à Brest vous surprend-elle ?
Non, il sort d’une année très intéressante qui lui a permis de se montrer. Sa saison très prometteuse à Valenciennes ne demande qu’à être confirmée. J’avais fait le forcing pour le garder une année supplémentaire mais Rennes ne voulait pas le lâcher au début du mercato et Lilian voulait une Ligue 1. Je savais que Brest était intéressé parce que j’en avais parlé avec Greg (Lorenzi, le directeur sportif du Stade Brestois 29, NDLR).

Selon vous, il a le potentiel pour jouer en Ligue 1 ?
Je pense très sincèrement qu’il peut s’installer dans le 11 de Brest. C’est un joueur très moderne qui a énormément de qualités. Il faut encore qu’il monte encore d’un cran en termes de concentration, mais il a beaucoup de vitesse et dégage de la puissance. C’est un garçon capable de ressortir le ballon sous pression, qui n’a pas peur et qui joue avec une grande confiance. Au vu de ses qualités, je le vois plutôt se développer dans l’axe même s’il peut dépanner dans le couloir gauche. Je pense vraiment qu’il a le potentiel de faire une grande carrière. C’est une super recrue pour le Stade Brestois, un club qui va lui donner l’opportunité de jouer des minutes. Une très bonne pioche

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Selon La Voix du Nord, Lorenz Assignon pourrait évoluer cette saison à Valenciennes. Le jeune latéral droit de 20 ans, en contrat à Rennes jusqu’en 2023, était pour la première fois dans le groupe professionnel rennais convoqué par Julien Stéphan contre Reims.

“En Ligue des champions, explique le supporter Rustam Lev, sur la page Facebook de son club, le FC Krasnodar (prochain adversaire du Stade Rennais dans le groupe E), il faudra se battre sur chaque ballon, sur chaque match. Le reste viendra ensuite tout seul !” Après le tirage, de nombreux joueurs russes ont aussi fait part de leurs réactions. “Rennes, Chelsea et Séville sont de grands clubs avec une longue histoire dans leur pays respectif. Il sera intéressant de jouer contre de si grandes équipes. Nous nous battrons !”, a déclaré le milieu de terrain Kayo, dans les colonnes d’un grand quotidien russe.
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“Nous allons rencontrer de solides rivaux, mais il ne pouvait en être autrement en Ligue des champions”, convient le Suédois et milieu de terrain, Viktor Klasson. “Nous avons toutefois de bonnes chances de réussir dans ce groupe.” En revanche, son entraîneur Murad Musaev, pur produit du club russe comme Julien Stéphan, reste prudent. “Chelsea est le grand européen. Le club londonien est ambitieux avec de nombreuses recrues. Le Stade Rennais, seul leader du championnat de France, présente lui un football intéressant (…). Nous faisons nos débuts dans un grand tournoi. Il faut aller étape par étape, gagner de l’expérience et améliorer la qualité de notre jeu. Notre équipe est très motivée. Match après match, nous nous battrons pour le meilleur résultat.”

Difficile pour Krasnodar !

Bon point pour le Stade Rennais. L’ancien entraîneur de l’équipe nationale russe Fabio Capello voit très mal l’adversaire rennais passer la phase finale de la Ligue des Champions. “Ce sera très difficile pour nos Russes de passer au tour suivant”, pense-t-il. Le FC Krasnodar s’est qualifié dans la compétition phare, après être passé par les barrages et avoir battu le PAOK d’Athènes. Il atteint pour la première fois de son histoire ce stade de la compétition

Le FC Krasnodar est un club très jeune (fondé en 2008). Il disputait son 500e match officiel contre les Grecs. Il a été finaliste de la coupe de Russie en 2013-2014 et disputé de nombreuses rencontres en Europa Ligue (qualification notamment pour les huitièmes de finale ). Le FC Krasnodar a fait ses débuts en Premier League russe lors de la saison 2011/12 et a immédiatement pris la 9 e place parmi 16 équipes. Il est la propriété de l’homme d’affaires Sergei Galitsky (53 ans).

Cet entrepreneur, à la tête de la chaine de grande distribution Magnit, a entièrement financé le stade de Krasnodar. Il est propriétaire d’un yacht de 104 mètres de long le Quantum Blue qui navigue parfois dans les eaux françaises. Sa fortune est estimée par Forbes à plus de 4 milliards d’euro, et il est la 25e fortune de son pays.

Le Royal Antwep et Rennes se sont entendus pour le prêt du défenseur Jérémy Gélin.

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Comme pressenti, le défenseur axial ou milieu défensif rennais Jérémy Gélin (23 ans) va poursuivre la saison au Royal Antwerp. Les deux clubs sont tombés d'accord pour un prêt d'un an sans option d'achat. Antwerp est qualifié pour la phase de poules de Ligue Europa dans le groupe de Tottenham, Ludogorets et Lask.

Rennes et Dijon ont trouvé ce lundi un accord autour du prêt du jeune latéral rennais, Sacha Boey.
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Le poste de latéral droit était, avec l'attaquant axial, le chantier prioritaire du directeur sportif dijonnais Peguy Luyindula. Le DFCO devrait accueillir d'ici ce lundi soir le Rennais Sacha Boey. Les deux clubs ont trouvé un accord de principe. Le jeune latéral (20 ans), apparu à deux reprises cette saison en L1, devrait être prêté sans option d'achat au club bourguignon. L'international des moins de 20 ans avait fait part à son club formateur de sa volonté d'accumuler du temps de jeu cette saison pour étirer sa progression.

Selon le journal Ouest France, Raphinha (23 ans) va s’engager à Leeds ce lundi. L’attaquant brésilien (23 ans) souhaite ardemment rejoindre la Premier League. Le transfert s’élèvera à 17 millions d’euros plus 6 de bonus.

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Selon le journal Ouest France, Raphinha (23 ans), auteur d’une excellente prestation dimanche au Roazhon Park contre Reims (2-2), devrait s’engager à Leeds ce lundi. L’attaquant brésilien est parti dimanche soir en Angleterre. Il passe la visite médicale ce lundi et devrait également obtenir son permis de travail, dernier élément conditionnant son transfert.

Le Stade Rennais et Leeds ont trouvé un accord, dimanche matin pour une transaction s’élevant à 17 M€ + 6 de bonus. Raphinha avait été acheté 23 M€ en août 2019 au Sporting du Portugal.

"On va tout faire pour le garder"
En cédant son numéro 7, le SRFC répond à la farouche volonté du joueur de rejoindre la Premier League, exprimée récemment dans la presse brésilienne puis auprès des dirigeants bretons. Raphinha n’était cependant pas spécialement enthousiaste, dimanche soir, à l’idée de signer à Leeds, se voyant en capacité d’intégrer directement un club anglais plus huppé. Plusieurs de ses coéquipiers et Julien Stéphan ont essayé de le faire infléchir, avec certaines images surprenantes en bord de pelouse, au Roazhon Park, après le match. On va tout faire pour le garder, a aussi assuré Julien Stéphan en conférence de presse, pour laquelle il est arrivé plus tard qu’habituellement, ayant donc parlé avec l’intéressé, lors d’un échange à quatre où Romain Salin et le capitaine Damien Da Silva, qui parlent portugais, ont également tenté de changer la décision de leur coéquipier.

De Julien Stéphan à Marcelo Bielsa
Le schéma des dirigeants rennais était clair : recruter la pépite Jérémy Doku (18 ans, Anderlecht, 26 M€ + bonus), qui a débarqué dimanche soir à Rennes, et garder Raphinha au moins jusqu’à Noël, en lui laissant la chance de s’affirmer après une première saison mitigée. Mais le Brésilien souhaitait ardemment partir et donc il est apparu inévitable de négocier son prix de sortie avec les Anglais. S’il a finalement tergiversé dimanche, Raphinha a fini par monter dans l’avion pour l’Angleterre, convaincu du tremplin supposé pour sa carrière. À moins d’un improbable retournement de situation, il va ainsi passer de Julien Stéphan à Marcelo Bielsa.

Comme révélé par Ouest-France en exclusivité dimanche matin, le Stade Rennais a bouclé dimanche le transfert de Jérémy Doku (18 ans, Anderlecht) pour 26 M€ plus bonus. Un achat record, impulsé par l’actionnaire.

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En spécialiste des fins de match renversantes, le Stade Rennais offre à ses supporters une fin de mercato haletante. Vendredi soir, le latéral gauche Dalbert (27 ans, Inter Milan) a débarqué à l’aéroport de Saint-Jacques-de-la-Lande, accueilli par Raphinha, avec l’image surprenante des deux Brésiliens dans un bar.
L’ancien Niçois a été officiellement prêté un an au SRFC, samedi, contre 2 M€ et une option d’achat à 13 M€. Toujours samedi, l’Italien Daniele Rugani (26 ans) a débarqué à son tour à Saint-Jacques-de-la-Lande via un avion privé affrété par le SRFC, avec son épouse, son agent et un dirigeant de la Juventus. Dans la soirée, le SRFC a officialisé le prêt du défenseur central international transalpin (sept capes), contre 2M€, sans option d’achat.

Hier matin, un autre dossier a trouvé un dénouement heureux, avec l’accord tripartite pour le transfert de la pépite belge Jérémy Doku (18 ans). Une transaction à hauteur de 26 M€, plus bonus à la revente, pour un contrat de cinq ans. Une information révélée en exclusivité par Ouest-France, à 11h15, sur Internet.
Samedi après-midi, le président d’Anderlecht Wouter Vandenhaute avait débarqué à Saint-Jacques-de-la-Lande en avion privé affrété par le SRFC depuis Courtrai. Dans la foulée, les discussions avaient permis de rapprocher les positions. Hier matin, Wouter Vandenhaute est reparti, toujours en avion privé, à 9h04.

Lorsque les derniers détails ont été réglés, hier matin, notamment les commissions pour ses représentants, le joueur qui se trouvait en mise au vert à Bruges avec son équipe pour le « Topper » (affiche entre le FC Bruges et Anderlecht, dans l’esprit « Clásico »), a informé ses dirigeants de son refus d’être dans le groupe, où il figurait initialement.
Au coup d’envoi, à 13 h30, le numéro 49 n’était ainsi pas sur la feuille de match, où son entraîneur Vincent Kompany cochait seulement dix-neuf noms sur les vingt autorisés (défaite 0-3).

Double record
Quatre heures et quinze minutes plus tard, à la mi-temps de Rennes-Reims, le président breton Nicolas Holveck confirmait enfin l’information au micro du diffuseur : Normalement, Jérémy Doku sera dans l’avion ce soir et il passera sa visite médicale demain matin.
Après le résultat nul (2-2) devant les 1 000 spectateurs (jauge limitée), dont Daniele Rugani et son épouse, Julien Stéphan évoquait à son tour le nouvel arrivant, en conférence de presse : Jérémy Doku est un joueur dynamique, très performant dans le un contre un. Certainement un profil que l’on n’avait pas. On avait évoqué les opportunités qui se présenteraient peut-être en complément de ceux qu’on pouvait avoir. C’est un joueur extrêmement explosif et on est évidemment très heureux de son arrivée.
L’attaquant débarquait finalement à Saint-Jacques-de-la-Lande à 22 h 20, en avion privé, accompagné de ses représentants et de plusieurs membres de sa famille. Six supporters rennais étaient présents pour l’accueillir. Chacun ayant droit à son selfie. Puis les chauffeurs de taxi mandatés par le Stade Rennais invitaient les proches du joueur à monter dans deux véhicules en direction de l’hôtel, l’intéressé prenant place dans un autre pour filer rencontrer les dirigeants rennais.

En une signature, ce lundi après-midi, Jérémy Doku va battre deux records. Il va devenir à la fois l’achat le plus conséquent de l’histoire du Stade Rennais et la vente majeure de l’histoire d’Anderlecht – en proie à des difficultés financières -, dépassant les 25 M€ payés par Monaco en 2017 pour Youri Tielemens.
Si la pépite belge était une évidence sportive pour le trio Nicolas Holveck – Florian Maurice -Julien Stéphan, il faut souligner le rôle déterminant de l’actionnaire unique François Pinault. Sensibilisé sur ce dossier il y a une douzaine de jours, il a immédiatement flairé la bonne affaire et a ensuite suivi quotidiennement l’évolution de la réflexion en interne puis des discussions. Il aura donc été le moteur de cette opération, mettant au service du trio opérationnel en interne ce même feeling qu’il utilise pour l’art et l’acquisition, par exemple, de tableaux de grande valeur.
Une telle implication a fait basculer ce dossier du bon côté. Elle rappelle son grand investissement, pareillement, pour la venue d’Ismaïla Sarr, recruté à Metz à l’été 2017. À l’époque, le président René Ruello et l’entraîneur Christian Gourcuff s’étaient fixés une barrière à 12 M€. Puis François Pinault était intervenu pour monter à 17 M€, certain de la rentabilité de l’investissement. À l’été 2019, l’attaquant sénégalais est parti à Watford contre 30 M€.

Jérémy Doku, c’est donc d’abord un nouveau cadeau de la famille Pinault. Au Stade Rennais, à ses dirigeants, à ses supporters. Aux Bretons dans leur ensemble puisque le profil du joueur, associé à un groupe déjà performant, doit permettre aux Rouge et Noir d’assumer leurs ambitions très élevées en Ligue 1 et d’exister en Coupe d’Europe. On n’écrira jamais assez à quel point François Pinault et son fils François-Henri Pinault sont une chance incroyable pour le SRFC, eux qui ne font toujours qu’un pour rendre chaque jour le club meilleur.

DS 0072

Après Nayef Aguerd, recruté à Dijon contre 6,5 M€, le Stade Rennais tient le second défenseur central qu’il recherchait pour compenser les départs de Joris Gnagnon, rentré au Séville FC après une saison en prêt, et Jérémy Morel, parti à Lorient en fin de contrat.

Vol privé affrété
L’international italien Daniele Rugani (sept sélections, 26 ans) va être prêté un an au SRFC par la Juventus. Selon nos informations, les dirigeants rennais ont ainsi affrété un avion privé pour lui permettre de rejoindre la Bretagne au plus vite et il quittera Turin ce vendredi soir pour un vol direct vers Saint-Jacques-de-la-Lande. Téléfoot avait révélé en premier les contacts entre Rennes et Rugani, indiquant qu’il s’agissait d’un prêt payant de 2 M€, sans option d’achat.

Julien Stéphan, le coach du Stade Rennais a réagi au tirage au sort de la Ligue des Champions qui voit Rennes hériter de la poule E avec Chelsea, Séville et Krasnodar.

DS 0071

Comment avez-vous vécu ce tirage au sort de Ligue des champions ?
On l’a vécu ensemble avec les joueurs et le staff, on était réunis dans la salle de restauration de la Piverdière, devant la télé. Il y a eu énormément de joie quand on a vu Séville et Chelsea, avec la capacité d’accueillir ces deux grosses équipes européennes au Roazhon Park. En plus, dans ces clubs, il y a deux joueurs qui connaissent très bien le nôtre, Édouard (Mendy, Chelsea) et Joris (Gnagnon, Séville). Et puis il y a une troisième équipe, Krasnodar, habituée des joutes en Europa League, un adversaire aussi de très bonne facture.

C’est un groupe dans lequel le Stade Rennais pourra exister, au moins pour la troisième place.
Je pense sincèrement que les trois autres clubs doivent se dire que leur objectif est de prendre six points contre le Stade Rennais. Nous, il faudra qu’on aille voler un maximum de points, en tout cas qu’on les empêche de prendre six points contre nous. Il y a deux grands favoris logiques et légitimes dans cette poule, c’est Séville et puis Chelsea. Après, il faudra qu’on lutte avec Krasnodar. Mais on va attendre le calendrier, l’ordre des matches est aussi important. En tout cas, il y a la volonté de montrer qu’on n’est pas là par hasard et l’ambition de faire de très bons matches de foot. Et puis aussi la possibilité d’apprendre dans la plus belle des compétitions européennes.

Quelle est votre hiérarchie entre Séville et Chelsea ?
J’ai du mal à hiérarchiser aujourd’hui. Chelsea a fait un recrutement XXL. Ce qu’on ne mesure pas, c’est le temps que ça va prendre, mais quand ce sera le cas, ce sera très fort vu les joueurs qui composent cet effectif et le nombre de joueurs de qualité. Et puis Séville, c’est l’intensité, la qualité technique, le dernier vainqueur de l’Europa League… C’est une équipe capable de faire souffrir par périodes le Bayern Munich en finale de la Supercoupe d’Europe. Ce n’est peut-être pas aussi ronflant que certains grands clubs européens, mais c’est extrêmement fort. La valeur de Séville est peut-être sous-cotée. Vraiment, Séville c’est très fort.

Aviez-vous évoqué des retrouvailles si rapides avec Mendy ?
Oui (sourire). Quand on s’est dit au revoir tous les deux, on s’est dit à très vite en phase de groupes de la Ligue des champions. On s’est tout de suite envoyé le même message après le tirage, en nous disant que c’était écrit.

Séville aussi. Vous étirez le lien naissant entre la capitale andalouse et le Stade Rennais…
Il y a une forme de destin. Ce sera un retour dans une ville où cela nous avait souri quand on y a éliminé le Betis. Mais on ira dans un autre contexte, contre un autre adversaire. Puis c’est vrai que leur parcours en Europa League nous a qualifiés directement pour la phase de poules de Ligue des champions donc on est heureux de les retrouver. Mais on ira aussi en étant le Petit Poucet de cette poule.

Krasnodar, vous connaissez ?
Oui, il y a Cabella et aussi Wanderson. On l’a suivi il y a deux ans. Il y a des éléments de qualité. C’est une équipe qui joue au foot, avec de bonnes idées sur le jeu.

Julien Stéphan a réagi au tirage au sort de la phase de groupes de Ligue des champions, ce jeudi. L'entraîneur rennais s'est dit "ravi" et espère que son équipe jouera avec "beaucoup de bravoure".

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Julien Stéphan (entraîneur de Rennes, sur RMC Sport) : "On est ravis parce qu'on va retrouver Édouard Mendy. Au moment de se dire au revoir, on s'était dit qu'on allait se retrouver rapidement. Séville a une grosse expérience européenne et Krasnodar est plus habitué de la Ligue Europa. L'objectif est simple, c'est de prendre de l'expérience. Avec l'avant-dernier coefficient, toutes les équipes espèrent prendre six points contre nous. On essayera de leur en voler un maximum. On essayera de jouer avec beaucoup de bravoure, de donner tout ce qu'on a à donner et de ne rien regretter. Notre début de saison nous donne de la confiance, c'est vraiment encourageant. On jouera avec toutes nos forces et notre énergie, avec l'ambition de procurer du plaisir à tous nos supporters."

Nicolas Holveck (président de Rennes, sur Téléfoot) : "Quand on participe à une compétition, c'est pour bien y figurer, ce n'est pas juste pour participer. Après, est-ce qu'on s'en tire bien ? On tire quand même Séville qui est le tenant du titre de l'Europa League, qui a perdu de peu en Supercoupe contre le Bayern. Et Chelsea qui a fait juste le plus gros mercato de cet été et de très loin. Donc deux très gros morceaux. Après, il y a Krasnodar, qui est une très bonne équipe russe et qui sera notre concurrent direct dans ce groupe. Mais bien évidemment qu'on va essayer d'aller embêter Séville et Chelsea."

Romain Danzé (responsable des relations publiques et du développement de Rennes, sur RMC Sport) : "C'est un petit clin d'oeil du destin parce que c'est le Séville FC qui nous a qualifiés (en atteignant les demi-finales de la Ligue Europa). On retrouvera aussi Edouard Mendy qui vient de rejoindre le club et on va aller visiter la Russie. L'objectif est de passer encore un cap cette année. C'est notre troisième qualification consécutive en Coupe d'Europe. On veut continuer à progresser et à apprendre. On va essayer de prendre des points et on ne refusera pas une qualification."

Le Stade Rennais connaît le nom de ses adversaires pour sa première campagne de Ligue des Champions. Il s'agit du FC Séville, de Chelsea et de Krasnodar. Nicolas Holveck, Julien Escudé et de nombreux supporters ont réagi à ce tirage.

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Certains supporters du Stade Rennais se sont peut-être frottés les yeux aux alentours de 18h15 ce jeudi, quand Didier Drogba a sorti d'une boule de tirage la petite bandelette "Stade Rennais" tant attendue. Histoire d'être bien certains de la réalité de ce moment. Rennes figurera dans le groupe E de cette Ligue des Champions, en compagnie du FC Séville, récent vainqueur de l'Europa League, de Chelsea et son mercato XXL, ainsi que du FK Krasnodar, novice dans la compétition. Après avoir battu le Bétis Séville en 2019, Rennes se déplacera donc à nouveau en Andalousie. L'autre belle histoire, c'est le retour au Roazhon Park d'Edouard Mendy, qui vient de signer à Chelsea en provenance de Rennes.

Les réactions
Nicolas Holveck, président du Stade Rennais : "Il y a deux très gros morceaux : Séville, détenteur de l'Europa League et qui en a gagné 4 depuis 2014, ils ont perdu de justesse la Supercoupe (face au Bayern, NDLR) et Chelsea qui a fait le plus gros mercato de l'été et de très loin. Deux mastodontes du football européen. Krasnodar est un club qui boxe dans la même catégorie que nous donc c'est un très beau groupe, avec de beaux challenges et deux grosses équipes à aller chatouiller et un adversaire de notre niveau qu'il faudra maîtriser pour continuer notre route. C'est une fierté d'être parmi les 32 meilleures équipes du football européen. Après il y a un autre sentiment qui m'habite, qui est relatif à la situation sanitaire. C'est un sentiment de déception vis à vis de nos supporters. Malheureusement je crains qu'on ne puisse satisfaire l'ensemble des supporters, qui nous auraient aidé à combattre ces très belles équipes. J'ai une pensée pour eux ce soir. J'espère un miracle : que la situation sanitaire s'améliore, et que l'on puisse mettre un maximum de gens au Roazhon Park dès le 1er match du groupe."

Julien Escudé, ancien rennais, ancien de l'Ajax, ancien du FC Séville, désormais en charge des joueurs prêtés dans le club andalou : "Voir ces deux équipes, Rennes où j'ai passé quatre ans et Séville où je travaille actuellement, se retrouver en Ligue des Champions, la plus belle des compétitions européennes c'est une véritable joie pour moi personnellement. Je pense que Séville a de meilleurs arguments pour pouvoir passer dans cette poule-là. Maintenant voir Rennes se déplacer à Séville, et Séville se rendre au Roazhon Park ça va être une belle affiche et une belle fête je l'espère."

Fabrice Pinel, co-fondateur du site Rouge Mémoire : "Le Stade Rennais a joué 31 matchs de coupe d'Europe à domicile depuis le début de son histoire. Pour disputer le 35e (numéro de département de l'Ille-et-Vilaine), il faudra se qualifier pour les huitièmes de finale. Rendez-vous en huitièmes de finale donc !"

Jean-Félix, supporter du Stade Rennais et habitué de 100% Stade Rennais sur France Bleu Armorique : "Satisfait parce qu'il y a de belles histoires avec le retour de notre ancien gardien Mendy qui va revenir au Roazhon Park, c'était forcément dans un coin de la tête de tous les supporters. Séville, c'est aussi une belle histoire parce qu'ils nous ont indirectement qualifié pour cette phase de poules, et puis le souvenir pour ceux qui ont fait le déplacement là-bas pour la saison 2018/2019 en Europa League. Mais j'ai une pointe d'amertume, il y avait d'autres beaux groupes, celui du Real Madrid et du Shaktar ou encore celui avec Liverpool, l'Ajax et l'Atalanta."

Cyrille L'Helgoualc'h, président du Stade Rennais History Club et directeur du développement du Stade Rennais entre 2017 et 2019 reviendra pour nous sur ce tirage à 8h15 ce vendredi sur France Bleu Armorique.

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24 novembre 2020

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