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Nouvelle illustration du foot casino, ce groupe audiovisuel espagnol a acheté une fortune les droits de retransmission télé du championnat de foot français. Un pari audacieux alors que la chaîne Téléfoot est lancée ce vendredi 21 août.
C’est peu de dire que la nouvelle a surpris. Le 2 juin dernier, Jaume Roures, le patron de Mediapro, société barcelonaise détentrice des droits de diffusion des matchs de Ligue 1 et de Ligue 2 pour quatre ans à partir de la saison 2020-2021, est sorti de sa réserve à l’occasion d’une conférence de presse. Alors qu’il se retranchait dans le silence depuis un long moment, ce septuagénaire à l’air un peu intello avec sa barbe, son crâne dégarni et ses lunettes rondes a annoncé une alliance spectaculaire avec TF1.

Ce deal va lui permettre de baptiser sa nouvelle chaîne «Téléfoot», du nom de la célèbre émission dominicale de la Une. «Nous aurons d’emblée une identité forte», se félicite l’homme d’affaires catalan. Ce dernier profitera aussi de certains moyens techniques de la chaîne du groupe Bouygues pour la production d’un magazine hebdomadaire. Il disposera enfin du duo de commentateurs vedettes qui suit l’équipe de France, Grégoire Margotton et Bixente Lizarazu, 20 soirs par saison.

Même avec l’appui de TF1, le nouveau venu se lance dans une aventure risquée. Et très consommatrice en cash comme on le sait bien chez BeIn Sports, précédent titulaire des droits sur la Ligue 1: la chaîne qatarie a perdu plus de 1 milliard d’euros depuis son arrivée dans le foot français en 2012. Des déboires qui n’ont pas empêché Mediapro de faire sauter les compteurs: pour huit matchs de Ligue 1 et de Ligue 2 par journée, l’espagnol a allongé 780 millions d’euros. A ce niveau de prix jamais vu, il n’a même pas l’exclusivité puisque Canal+ conserve deux affiches clé, le samedi soir et le dimanche après-midi, tandis que BeIn garde deux matchs de L2 et que Free s’est aussi offert un petit résumé hebdomadaire.

 

Cumulés, les droits lâchés par les différents diffuseurs ont fait un bon de 60%! A priori une bonne nouvelle pour les clubs qui tirent la moitié de leur recette de la télévision. Mais c’est vraiment très cher payé pour Mediapro. Il faut savoir que la L1, un championnat avec seulement deux clubs vainqueurs d’une compétition européenne (l’OM en 1993 et le PSG en 1996), est très loin d’avoir l’aura du Calcio italien (29 titres européens) et de la Bundesliga allemande (18) qui touchent pourtant une manne télévisuelle du même niveau (la Premier League anglaise et la Liga espagnole, plus cotées, sont nettement mieux dotées). La mise de Jaume Roures est tellement stupéfiante qu'avant sa conférence de presse, certains dans le milieu s’inquiétaient des réelles ressources dont disposait cet homme quasi inconnu de ce côté-ci des Pyrénées.

Que sait-on au juste de ce nouvel arrivant? Passé par le trotskisme dans sa jeunesse et aujourd’hui supporter acharné de l’indépendance de la Catalogne, il est à la tête d’un poids lourd du paysage audiovisuel ibérique. Mediapro compte environ 7000 salariés actifs dans une cinquantaine de pays et affiche un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros et un excédent brut d’exploitation de 220 millions en 2019 (le résultat net n’est pas connu).

L’entreprise créée en 1994 touche un peu à tout, du cinéma (elle a produit des films de Woody Allen) à la gestion de droits en passant par des prestations techniques. «Ils sont très réputés pour la qualité de leurs retransmissions de foot», reconnaît-on volontiers chez Canal+. Les équipes de Mediapro ont ainsi travaillé dans une vingtaine de championnats, de l’Amérique latine à la Turquie en passant par la France, pour le compte de BeIn. «J’ai toujours été payé en temps et en heure», raconte, pour sa part, un journaliste sportif qui travaille pour eux depuis plusieurs années. Bref, ils sont considérés comme des pros.

 

Ce pedigree plutôt flatteur ne garantit pourtant en rien le succès de Téléfoot. «Il nous faut attirer 3,5 millions d’abonnés pour rentabiliser notre chaîne, nous allons y arriver, j’en suis persuadé», soutient pourtant Jaume Roures. Pour y parvenir, il faudrait donc que la moitié des 7 millions de Français qui se disent fans d’au moins un club, selon la Ligue de football professionnel (LFP), sortent leurs chéquiers. Ce qui semble quand même improbable, surtout à une époque où de nombreux Français, y compris les mordus de ballon rond, s’inquiètent pour leur pouvoir d’achat. «Cela ne peut de toute façon pas marcher, ils n’auront jamais assez de monde, tranche pour sa part Pierre Ménès, consultant de Canal+. BeIn est bien parvenu à ce niveau d’abonnement, à son sommet, en 2020, mais son offre était autrement plus complète avec le Mondial, la L1, la Champions League, les tournois de tennis ou encore la NBA.»

Pour ne rien arranger, il n’est même pas certain que le spectacle sera au rendez-vous. Explication: l’arrêt du championnat à la mi-mars a encore mis à mal les finances des clubs qui n’étaient déjà pas folichonnes puisque des «gros» comme Bordeaux, Marseille ou Monaco accumulent les pertes depuis des années. Le déficit de la Ligue 1 pourrait devenir abyssal, au-delà des 500 millions d’euros pour la saison 2019-2020.

Résultat, les équipes qui avaient déjà l’habitude de se séparer de leurs joueurs les plus «bankables» pour rééquilibrer leur compte – un quart des revenus de la L1 dépendent des transferts – risquent d’en vendre encore plus à l’étranger. «Cela m’inquiète un peu et j’espère qu’il n’y aura pas trop de départs», admet d’ailleurs Jaume Roures, bien conscient du problème. Peu de vedettes donc à attendre pour animer les débats. Sans oublier que, pour des raisons sanitaires, une bonne partie des matchs risquent de se jouer à huis clos, rendant le show encore plus tristounet. Au moins dans ce cas, certains habitués des tribunes se sentiraient-ils obligés de s’abonner pour quelques mois…

 

Et puis il reste une incertitude que Mediapro n’a pas entièrement levée, c’est celle de sa surface financière. D’autant plus que l’entreprise présente un niveau d’endettement élevé – 727 millions d’euros fin 2019 – vu sa taille. En tout cas, les responsables du foot italien se sont méfiés. Jaume Roures avait acheté les droits du Calcio moyennant 1 milliard d’euros par saison, pour trois ans à compter de l’été 2018. Mais, à la dernière minute, les clubs transalpins ont estimé que ses garanties bancaires n’étaient pas suffisantes.

Un certain mystère plane aussi sur l’actionnaire principal et ses motivations, le fonds chinois Orient Hontai Capital (OHC). Ce dernier a racheté 54% des parts à divers minoritaires début 2018, en lâchant la coquette somme de 900 millions d’euros. D’OHC, l’on sait juste qu’il s’agit de la filiale d’une banque d’investissement cotée à Shanghai. Son P-DG, Tony Ma, a alors précisé que cette prise de participation rentrait dans «le cadre de la nouvelle route de la soie», la stratégie de conquête de l’empire du Milieu. «Il est certain que Pékin place ses pions dans le foot européen, constate Luc Arrondel, économiste du football. Des investisseurs chinois sont aussi entrés dans des clubs comme Lyon, l’Inter de Milan ou le Manchester City. L’arrivée d’OHC dans les droits télés confirme une tendance lourde.» Mediapro serait-il un cheval de Troie?

Pour l’heure, Mediapro n’a pas conclu de deal avec Canal+, mais négocie des accords de distribution avec l’ensemble des opérateurs télécoms. Et il assure que Bouygues, le principal actionnaire de TF1, n’aura droit à aucun traitement de faveur…

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Selon le journal Ouest France, le crack Eduardo Camavinga (17 ans) portera cette saison le numéro 10 laissé libre par Rafik Guitane, prêté à Maritimo, au Portugal.

Le crack Eduardo Camavinga, plus jeune joueur à avoir porté le maillot du Stade Rennais avec les pros, avait débuté sa carrière chez les grands avec le numéro 39 dans le dos, lors de ses premières apparitions durant l'exercice 2018-2019.

La saison passée, celle de sa révélation, il avait opté pour le numéro 18, brillant jusque sur la scène continentale en Ligue Europa. Appelé à devenir le meilleur joueur de l'histoire formé au Stade Rennais, il portera pour la saison 2020-2021 le très symbolique numéro 10, laissé libre par Rafik Guitane, prêté au Maritimo (Portugal).

Maillot collector
Ce choix s'avère un signe fort du joueur, sous contrat jusqu'en juin 2022, qui montre là l'étendue de son caractère, prêt à assumer son statut de meilleur joueur de l'effectif la saison de la première participation du club en Ligue des champions, alors qu'il fêtera seulement ses 18 ans le 10 novembre. Camavinga avec le numéro 10, c'est également la garantie d'un rush vers la boutique du SRFC pour un maillot d'ores et déjà collector.

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Propriétaire du Stade Rennais depuis 1998, François Pinault fête ses 84 ans ce vendredi.

 

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Le Stade Rennais compte 17.000 abonnés pour la saison 2020/2021. Un chiffre record pour le Roazhon Park dont la capacité est de 29.194 spectateurs (soit 58% d'abonnés).

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Détenteur des droits du Championnat de France de football en quasi-direct, Free va proposer différents contenus sur son application "Free Ligue 1", lancée ce mercredi.

Disponible à la fois sur l'interface de la Freebox et sur une l'application "Free Ligue 1", l'offre de foot de l'opérateur télécoms est désormais connue. L'application en question est téléchargeable depuis ce mercredi et Free annonce offrir les deux premières journées de Championnat à l'ensemble des utilisateurs.

En effet, si Free Ligue 1 sera disponible gratuitement sur les box et sur les forfaits mobiles 4G (hors offres promotionnelles), les autres consommateurs devront donc s'abonner au contenu payant de Free Ligue 1 à partir de la troisième journée de Championnat.

Le tarif reste non communiqué à ce jour mais l'opérateur nous fait savoir qu'il sera "attractif". Le contenu payant de l'application concernera par ailleurs uniquement les matches en direct et les résumés des rencontres.

Jusqu'à 30 minutes de quasi-direct par match de L1

Détenteur du lot en "quasi-direct" (réglé près de 50 millions d'euros par an jusqu'en 2024), Free aura la possibilité d'alerter ses abonnés box et mobile par des notifications afin de les renvoyer vers différents extraits des rencontres présélectionnées par l'utilisateur. "Cela permet de regarder en quasi-direct, jusqu'à 30 minutes d'images par match, sous la forme de clips pouvant aller jusqu'à 60 secondes, précise Thomas Reynaud, DG de l'opérateur télécoms. On enverra des notifications dans des délais records, de quelques secondes, avec l'idée d'aller à l'essentiel du match : les buts, les meilleures actions, les plus beaux arrêts. Finalement, on sera la seule plateforme à donner accès à 100 % des buts de la L1 en vidéo".

L'abonné aura la possibilité de sélectionner sur sa box ou son application un ou plusieurs clubs afin d'être alerté des meilleurs moments d'une ou plusieurs équipes. "Nous avons également accès à la zone flash d'interviews, comme les autres détenteurs de droits (Téléfoot et Canal +), ajoute Thomas Reynaud. Nous souhaitons évidemment donner la parole aux joueurs à la fin des matches et nous diffuserons leurs réactions dans la foulée."

Les résumés des matches et ceux des journées de Championnat seront également proposés sous la forme de vidéos, allant de deux à cinq minutes chacune et diffusables peu de temps après le coup de sifflet final.

Une dizaine de programmes chaque semaine

Outre son offre de quasi-directs et de résumés, Free prépare des contenus propres, "dans des formats courts et faciles à consommer", promet l'opérateur. "On a travaillé avec plusieurs boîtes de production pour produire des contenus rapides, percutants, adaptés à un mode de consommation sur smartphone, confirme le directeur général. On souhaite parler du football sous tous ses angles : de la Ligue 1 en passant par le freestyle, les jeux vidéo, la dimension économique et sociétale. La semaine sera rythmée par une petite dizaine de rendez-vous. Il y aura notamment des tournages tournés au sein des clubs de Ligue 1."
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Mais aussi dans les centres de formation de l'élite avec la web-série "U19" qui partira à la rencontre des futures pépites du Championnat. "Le bureau des stats", lui, annonce avec son seul nom la couleur. "Cadré" s'articulera autour d'une interview second degré durant laquelle les joueurs seront "chahutés". Mais on trouve aussi un podcast nommé "Football Society" abordant différents angles sociétaux liés à la discipline.

Mais le rendez-vous phare de Free, baptisé "U-Foot", sera mis en ligne le vendredi et le lundi, afin d'encadrer chaque journée de Championnat. On y retrouve Thomas Thouroude à la présentation. L'ancien présentateur de Canal + promet d'y aborder "le football à 360 degrés", entouré d'une bande de chroniqueurs, pour la plupart venus du web (Vinsky, Wiloo...).

DS 0025

Nouvelle saison et nouveaux horaires pour la Ligue 1. A partir de cet exercice 2020-2021, et jusqu’en 2024, le championnat de France de football va proposer à ses fidèles passionnés une nouvelle programmation des matchs.

Comme jusqu’à maintenant, une journée type de L1 s’ouvrira avec une rencontre programmée le vendredi soir à 21h. Elle sera suivie d’une confrontation le samedi à 17h. Mais, première nouveauté, il n’y aura plus de multiplex le samedi soir. Il sera remplacé par un match avec un coup d’envoi à 21h.

Le dimanche sera la journée la plus chargée avec sept rencontres : un premier match à 13h, puis quatre autres en multiplex à 15h, un autre à 17h et enfin la grande affiche toujours à 21h.

La Répartition Des Matchs De Ligue 1
Vendredi
Un match à 21h sur Téléfoot

Samedi
Un match à 17h sur Téléfoot
Un match à 21h sur Canal+

Dimanche
Un match à 13h sur Téléfoot
Quatre matchs à 15h sur Téléfoot
Un match à 17h sur Canal+
Un match à 21h sur Téléfoot

DS 0024

Après les changements opérés en raison des quatre cas positifs décelés à l'OM, retrouvez le programme actualisé de la 1ère journée de Ligue 1 qui débutera avec Bordeaux-Nantes, vendredi à 19 heures.

La Ligue des champions et le coronavirus perturbent la 1ère journée de Ligue 1. On savait déjà que les rencontres du PSG et de Lyon, engagés en demi-finales de la C1, étaient reportées au 16 septembre (face à respectivement Metz et Montpellier). En raison des quatre cas positifs au Covid-19 décelés à l'Olympique de Marseille, le match de l'OM contre Saint-Etienne, qui devait ouvrir cette journée inaugurale de L1, vendredi soir (19 heures), a également été reporté (au 16 ou 17 septembre).
 
Du coup, la LFP a avancé Bordeaux-Nantes, prévu initialement samedi à 17 heures, à vendredi soir afin de constituer la première affiche de la reprise. La Ligue a également décalé Dijon-Rennes, programmé à la base dimanche à 15 heures, à samedi 17 heures. Dimanche, Monaco-Reims aura lieu à partir de 13 heures, Lorient-Strasbourg et Nîmes-Brest restent à 15 heures, et Nice-Lens demeure avec un coup d'envoi fixé à 17 heures.
 
Le programme de la 1ère journée de Ligue 1 :
Vendredi 21 août 2020
19 heures : Bordeaux-Nantes
 
Samedi 22 août 2020
17 heures : Dijon-Angers
21 heures : Lille-Rennes
 
Dimanche 23 août 2020
13 heures : Monaco-Reims
15 heures : Lorient-Strasbourg
15 heures : Nîmes-Brest
17 heures : Nice-Lens
 
Mercredi 16 septembre 2020
19 heures : Paris-SG-Metz
19 heures : Montpellier-Lyon
 
Mercredi 16 septembre ou jeudi 17 septembre 2020
Horaire à préciser : Marseille - Saint-Etienne

Infographies – Quelles sont les zones d'influence nationales et les emprises régionales des clubs français, comment se disputent-ils le territoire? Réponses en cartographies interactives.

Le football moderne a bouleversé la géographie des supporters, qui a longtemps fait correspondre leurs appartenances à la proximité avec le club "local" – même si certains clubs comme la Juventus ou le Bayern ont toujours fédéré des supporters au-delà de leur région. En France, les épopées européennes et les périodes de domination domestique ont attaché des générations entières à une équipe.

L'internationalisation du football, sa diffusion massive au travers des frontières ont significativement contribué à délocaliser ces identifications, avec le supportariat "à distance" qu'a étudié le sociologue Ludovic Lestrelin, ou l'adoption d'un "second club" – souvent quand le premier n'évolue pas au plus haut niveau européen.

La répartition territoriale des supporters n'en est que plus intéressante à étudier… à condition de trouver des outils et des données qui le permettent – les études de marché, les fichiers abonnés ou les données de téléphonie mobile dans un stade étant jalousement gardés par les clubs.

Les réseaux sociaux s'avèrent alors précieux, en particulier Twitter qui est le seul de cette envergure à permettre une exploitation de ses données par des tiers via son API. Nous sommes partis du postulat que l'on s’abonne au compte officiel d'un club lorsqu’on en est plutôt supporter – même si on peut suivre un club rival pour le troller.

Autres limites : la base d’utilisateurs plutôt jeune et urbaine de ce réseau social, qui passe sous silence les supporters plus âgés, ainsi que les bots informatiques (mais leur répartition géographique ne semble pas altérer l’analyse).

Nous avons donc collecté les données des 40 clubs présents en Ligue 1 et Ligue 2 lors de la saison 2018/2019, ainsi que de trois clubs majeurs de National (Tours FC, SC Bastia et Stade lavallois). Pour plus de précisions méthodologiques, voir la notice en fin d’article.

Le PSG et les autres

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N. : les données datent de fin 2018, elles ont évolué depuis, et eles excluent les bots Twitter suspectés de suivre les comptes officiels des clubs. Elles sont donc en-deçà des chiffres affichés sur les pages de leurs comptes.

Cartographie des aires d’influence des clubs de football

La carte qui suit permet d’afficher le club français comptant le plus de fans dans chaque zone de dix kilomètres de côté, la commune indiquée étant la plus peuplée de ce carré. Seuls ceux comportant plus de dix twittos sont indiqués: de nombreuses zones peu denses ne sont donc pas renseignées.

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Si la logique de proximité est respectée pour les clubs d’envergure, on constate l’influence du Paris Saint-Germain dans tous les interstices éloignés de ces villes. À l’ouest, c’est par exemple le cas dans le Centre-Bretagne, dans le Léon ou en Cornouaille et, à l’est, dans les Vosges ou la Meuse. 

Dans le centre et le Sud-Ouest du pays, le PSG se retrouve souvent en position de premier club suivi en l’absence de concurrents à sa mesure, même au Pays basque où les Girondins semblaient autrefois les plus supportés localement.

En termes footballistiques et non géologiques, le bassin parisien s’étend très loin: de la Côte d’opale à l’Aisne, de la Sarthe (en l’absence temporaire du MUC 72?) au Morvan, et même jusqu'aux Pyrénées.

L’Olympique de Marseille reste loin devant le PSG dans quasiment toute la région Paca, et les trois clubs corses sont maîtres chez eux avec une nette avance pour le Sporting – pourtant redescendu au niveau amateur.

L’Olympique Lyonnais se rassure jusqu’à Valence et dans le Dauphiné, mais n’est définitivement pas le club des Alpes, où le PSG prime. Dès la limite départementale avec la Loire franchie, on bascule en territoire stéphanois.

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Sur la carte des clubs en "deuxième position", la diffusion de l’OM est visible même dans le Nord, ainsi que l’intrication PSG/OM avec de nombreux territoires où ces deux clubs sont les plus suivis. L’importance du club de la capitale est sensible dans les zones avec un club local fortement suivi (Stade rennais, FC Nantes, Girondins de Bordeaux…).

Fiefs et diasporas

Cette carte interactive entre dans le détail pour connaître, toujours pour chaque zone de dix kilomètres de côté, le nombre et la part des twittos qui suivent le club sélectionné. Bien sûr, le total par carreau fera plus de 100% puisque certains utilisateurs suivent plusieurs clubs en même temps.

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Territoires de football

La localisation des fans via leur bio Twitter étant insuffisante dans les zones moins densément peuplées (cf. les points non renseignés sur la première carte), on peut extrapoler sur ces territoires avec la méthode des plus proches voisins, et en profiter pour éliminer le bruit et quelques données aberrantes.

Dans les cartes qui suivent, à chaque club on affecte une couleur dont l'intensité est proportionnelle au degré de certitude dans le résultat. Seules les fanbases des clubs qui apparaissent dans la zone sont analysées: contrairement aux cartes précédentes, on évite de montrer les supporters "à distance".

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Parmi les trois clubs les plus populaires, le PSG est devant ses deux rivaux sur les trois quarts du pays. L’OM résiste en Paca, à l’exception notable du littoral de Saint-Tropez jusqu’à Menton, qui place Paris devant. La Lozère, le Sud-Cantal et quelques zones du littoral languedocien restent tout de même plus attirés par l’OM que par le PSG.

Dans les environs de Valence (Drôme) les cœurs balancent: c’est à partir de là que les supporters lyonnais se font majoritaires, bien que le PSG y soit en bonne position. L’OL reste le club préféré dans un rayon de cent kilomètres autour de Lyon, sauf dans la Loire où les Stéphanois préfèrent encore le PSG au rival lyonnais.

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Bien qu'elle soit pourvue en clubs de premier ou de second plan (Calais, Dunkerque, Boulogne, Wasquehal…), seuls quatre clubs de la région ont assez de followers pour faire partie de l’analyse: le LOSC règne sur la moitié septentrionale du département du Nord, le Valenciennes FC au Sud, l’Amiens SC garde son fief dans presque toute la Somme et le RC Lens reste majoritaire partout ailleurs.

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La zone d'influence du RC Strasbourg épouse presque parfaitement les contours des Haut-Rhin et Bas-Rhin, avec une petite incursion en Moselle près de Sarrebourg.

Ici commence le territoire du FC Metz, qui inclue le périmètre du département 57 version pré-annexion allemande de 1871, ainsi que le nord de la Meuse jusqu’à Commercy. Le rival AS Nancy-Lorraine règne sur le département disparu de la Meurthe et une bonne partie des Vosges.

Le FC Sochaux-Montbéliard reste roi à Belfort, dans le Doubs et la Haute-Saône – même si le club de Dijon gagne des fans presque jusqu’à Vesoul.

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Le Stade Rennais et le FC Nantes établissent leurs fiefs dans leurs départements respectifs (35 et 44). Les Canaris recrutent des fans jusque dans le Sud-Mayenne, le Choletais et toute la Vendée. Le SRFC tente une timide percée dans la Manche, mais les Normands restent majoritairement malherbistes.

Les Rouge et Noir semblent majoritaires dans les Côtes-d’Armor jusqu’aux environs de Collinée (ce qui confirmerait ce reportage mythique de Canal+ dans les années 1990) et dans le Morbihan jusqu’à Ploërmel voire Locminé.

Vannes se situe aux confins des influences nantaise et lorientaise, mais une poche de résistance stadiste semble se distinguer dans la presqu’île de Rhuys: une explication serait-elle à trouver du côté des propriétaires de résidences secondaires et des retraités venus de Rennes?

Le Stade brestois est un peu confiné dans le Nord Finistère, où même Morlaix échapperait à son emprise, mais il aura probablement conquis de nouveau du terrain à l’est après sa montée en L1 et la descente de l’En Avant Guingamp.

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Si l'on exclut le PSG de l’analyse (pour rappel, ces cartes ne montrent que les clubs locaux), l’Olympique de Marseille écrase tout le littoral méditerranéen et phagocyte les bases de supporters potentiels des autres clubs.

Tout le littoral? Non, à partir d’Antibes, on lui préfère tout de même l’OGC Nice, comme dans une grande partie du département des Alpes-Maritimes, voire l’AS Monaco sur une petite dizaine de kilomètres de côte.

Le Montpellier Hérault SC garde l'ascendant sur le sud des Cévennes jusqu’à l’arrière-pays héraultais, mais est supplanté par l’OM partout ailleurs. Le rival nîmois, fort de ses bons résultats récents, tente de reconquérir le Gard, mais se limite pour l’instant à un rayon limité autour du Stade des Costières.

 

(Source : Cahiers du Football)

DS 0022

Sans poste depuis son départ du Stade Rennais en février, l'ancien président du club breton, Olivier Létang, a été cité dernièrement comme potentiel nouveau directeur général de la LFP. Flatté, ce dernier assure toutefois à RMC Sport qu'il n'est pas intéressé.

Depuis quelques jours, son nom revient sur les lèvres de plusieurs dirigeants pour devenir directeur général de la Ligue de football professionnel (LFP), et succéder ainsi à Didier Quillot. Pourtant, l'ancien président du Stade Rennais, Olivier Létang, joint par RMC Sport, assure ne pas être intéressé par cette fonction.

"Je suis honoré que mon nom ressorte pour un poste aussi prestigieux que celui de directeur général de la LFP, à un moment où il faut développer un projet pour rendre le football professionnel français encore plus performant, mais cela ne correspond pas à mes aspirations d’aujourd’hui", confie le dirigeant.

"Ce n'est pas d'actualité"
Et Létang d'en dire un peu plus sur la suite de sa carrière professionnelle: "Je préfère me concentrer sur d’autres priorités actuellement après plusieurs saisons fantastiques avec le Stade Rennais, ponctuées par la première qualification du club en Ligue des champions, poursuit-il. Je suis très heureux pour les Rennais. Actuellement, je prends mon temps pour choisir le meilleur projet. Je remercie ceux qui pensent ou qui ont pu penser à moi, mais ce n’est pas d’actualité."

Une réponse on ne peut plus claire pour l’ancien directeur sportif parisien, qui suit toujours avec attention et affection l’aventure des clubs français en Ligue des champions.

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Julien Stéphan a réagi à la qualification du Stade Rennais pour les poules de la Ligue des champions. Le club breton disputera la prestigieuse compétition pour la première fois de son histoire.

Julien où vous trouviez-vous et qu’avez-vous lorsqu’Ocampos marque le but de la victoire pour Séville?
On était ensemble avec certains joueurs, avec des salariés du club, à suivre le match ici. Cela devait être notre destin (sourire). On a fait basculer beaucoup de matchs à la 90ème, 91ème, 92ème ici pour finir troisième et on obtient cette qualification sur un but à la 88ème. Il y avait beaucoup de joie, de fierté. On est content pour l'actionnaire qui nous soutient depuis tant d'années pour les supporters, les salariés, les joueurs récompensés de leur super parcours.

On est fier parce que c'est une première, parce que l'on rentre dans l'Histoire, parce qu'on va vivre une expérience fantastique qui va forcément faire grandir le club. On sait où on met les pieds on connait la complexité de la Ligue des champions mais on devra croquer à pleines dents et donner le maximum pour donner une bonne image.

Le Président Nicolas Holveck rêve du Real Madrid et vous?
Il y a tellement de grandes équipes, de grandes ambiances... un stade peut-être Liverpool! Un coach? Il n’y a que des coachs énormes! On va beaucoup apprendre.

Votre parcours et vos résultats semblent assez incroyables en moins de deux ans?
Je ne sais pas. Oui lorsqu'on m'a confié l'équipe j'avais quelques matchs pour faire mes preuves et puis il y a eu un trophée au bout de quelques mois ce qui n'était pas du tout programmé.

On a confirmé la saison dernière dans des circonstances particulières mais on était là sur le podium dès le mois de décembre et on n'a pas lâché jusqu'en mars donc je n'ai pas le temps de penser à mon parcours je pense surtout au club, à la région, à la ville. On ne pense pas à soi dans ces moments-là mais à la joie générée et aux expériences incroyables que l’'on va vivre.

Si vous aviez une image, un souvenir en Ligue des champions?
Si j'ai une image, c'est la volée de Zidane contre Leverkusen. C’était tellement exceptionnel. C'est la magie de ces compétitions, c'est le Graal pour un footballeur. Les plus grands joueurs, les plus grands coachs et les gestes les plus beaux.

Est-ce que cela amène une pression supplémentaire pour la saison à venir?
Une pression non! Je ne vois pas pourquoi on aurait la pression. On a gagné la Coupe de France. On a fini troisième. Si on a bien conscience que y être c'est du domaine de l'exception alors tout va bien. Si on banalise c'est sûr que là on commencera à avoir des soucis.

Je crois que tout le monde a bien conscience de l'exceptionnel qui nous arrive. On ne doit pas avoir peur d'affronter ça. C'est juste magique et unique l'expérience qu'on va vivre. On devra montrer qu'on mérite d'être là et qu’on n’a pas volé notre place.

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Le Stade Rennais a reçu une très bonne nouvelle mardi soir. Effectivement, on connaît désormais les quatre demi-finalistes de la Ligue Europa - le Séville FC, le Shakhtar, Manchester United et l'Inter - et tous se sont qualifiés pour la Ligue des Champions via leur championnat respectif. Les Bretons ont donc, comme l'indique le règlement, directement obtenu un ticket pour les phases de poules de la plus prestigieuse des compétitions européennes, sans devoir passer par les barrages comme c'est pourtant prévu pour le troisième de la Ligue 1. Et forcément, cela offre de nouvelles perspectives pour le mercato.

« Nous, ça va nous permettre d'avoir plus de certitudes pour le mercato. On avait déjà des cibles bien déterminées. On avait encore trois postes (deux défenseurs centraux et un attaquant axial) à pourvoir. On pourra éventuellement recruter quelques compléments et étoffer l'effectif en vue de la Ligue des champions. On cherche à composer une équipe bien équilibrée. Quel adversaire souhaité en phase de groupes ? Pourquoi pas le Real Madrid, que je n'ai jamais rencontré ? », a lancé le président Nicolas Holveck sur La chaîne l'Equipe.

Presque 30 millions d'euros assurés
On peut donc s'attendre à un mercato plus qu'animé pour les Bretons, déjà assurés de toucher les revenus liés au droits TV des six rencontres de poules de la coupe aux grandes oreilles. On parle là d'environ 28 millions d'euros ! Le Télégramme confirme également que tout ceci devrait bien aider l'équipe entraînée par Julien Stéphan, qui sera plus attractive aux yeux des joueurs ciblés.

Ces derniers temps, on a parlé de joueurs du calibre de Javi Martinez (Bayern Munich) ou Fikayo Tomori (Chelsea), ainsi que William Carvalho (Betis). Nous vous révélions aussi en exclusivité sur Foot Mercato que la direction du club avait un œil sur le Barcelonais Jean-Clair Todibo. Avec l'assurance de disputer la Ligue des Champions, le club va pouvoir passer la seconde pour boucler ces dossier pour le moins intéressants.

Avec les victoires poussives hier de Manchester United (après prolongation contre Copenhague 1-0) et de l’Inter Milan (contre Leverkusen, 2-1) en quarts de finale d’Europa Ligue, le Stade Rennais est plus proche que jamais de la phase de poule de la Ligue des Champions. Si Donetsk et Séville, ce soir, triomphent de Bâle et Wolverhampton, ce sera officiel. Sinon, il faudra encore attendre la finale…

En attendant, faites vous plaisir…

À l'été 2000, le Stade rennais sortait le chéquier et dépensait 140 millions de francs (21,3 millions d'euros) pour s'offrir une pépite brésilienne de 21 ans : Severino Lucas. Un gros coup qui s'est rapidement transformé en bide, au point de devenir un flop symbolique du foot français. Vingt ans plus tard, Lucas a toujours sa place dans le livre des records du Stade rennais, dont il reste officiellement la recrue la plus chère de l'histoire du club breton. Du Brésil, il accepte de revenir sur cette drôle d'aventure rennaise, dont il garde malgré tout quelques bons souvenirs.

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Racontez-nous ce transfert au Stade rennais, à l’été 2000. Il paraît que vous auriez aussi pu signer à Marseille. Comment l’option Rennes se présente-t-elle à vous ?
En fait, j’ai une conversation avec Abel Braga, qui est l’entraîneur de l’OM. Il me montre son intérêt de me recruter, mais il fait aussi venir Adriano Gabiru (acheté 4,3 millions d’euros en juillet 2000, ndlr) et je ne reçois jamais de proposition officielle de Marseille. Une ou deux semaines plus tard, le Stade rennais contacte mon agent avec une proposition plus intéressante pour tout le monde financièrement, même si pour moi il n'y avait pas un écart gigantesque. Ils m’annoncent que le club est en train de monter une équipe très forte avec l’ambition de grandir, et ça me séduit. En plus, ils avaient déjà recruté trois joueurs brésiliens (César, Vânder et Luís Fabiano) et Mario Héctor Turdó, un Argentin. Il y avait aussi Bernard Lama qui venait d’arriver, c’était un grand nom et ça confirmait le discours du club. Puis, il y avait aussi le fait que ce n’était pas une très grande équipe, ce qui enlevait cette pression de remporter des titres. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu.

Comment vivez-vous, à l’époque, votre arrivée en France ? Ça ne doit pas être facile de quitter son pays, son continent, à 21 ans.
Je l’ai bien vécu. À ce moment-là, je suis souvent appelé avec la sélection olympique, je suis aussi dans un grand moment de ma carrière en club où je suis un joueur majeur de mon équipe (l’Atletico Paranaense) et le principal buteur. Et depuis plusieurs années, j’ai cette envie de venir jouer en Europe. À aucun moment je ne regrette d’avoir pris cette décision car j’étais vraiment prêt à relever le défi. Le challenge, c’était bien sûr de pouvoir jouer en Europe, mais aussi d’être capable de me prendre en charge seul là-bas, dans un autre pays. Pour moi, il était temps de faire face à ces nouveaux défis.

Il y a aussi le coût du transfert (21,3 millions d’euros) qui fait parler à l’époque. Comment gérez-vous la pression générée par cette indemnité importante ?
Au départ, je n’imagine pas du tout que ça va être une pression pour moi. C’est avec le temps que j’ai commencé à la ressentir. Après les JO et la déception d’avoir perdu, je suis rentré à Rennes et j’ai compris que je devais faire quelque chose de grand.
"En rentrant des JO, je me suis réveillé en comprenant ce que représentait ce transfert au Brésil, à Rennes et en Europe. La pression était énorme, finalement."
Jusqu’à présent, tout se passait bien pour moi en sélection comme en club mais en rentrant des JO, je me suis vraiment réveillé en comprenant ce que représentait ce transfert au Brésil, à Rennes et en Europe. La pression était énorme, finalement, et je l’ai ressenti pendant mes deux années et demies passées en France. J’avais toujours cette étiquette sur le front, il y avait toujours cette remise en question de la valeur de mon transfert, peu importe ce que je faisais sur le terrain. C’est vrai que mes statistiques n’étaient pas bonnes, mais il y a eu des bons matchs, il y a eu des buts... Puis dès qu’il y avait un mauvais résultat, on en revenait toujours au coût du transfert. La somme était élevée, c’est vrai, mais je pense qu’elle était juste sur le moment vu ce que je faisais au Brésil.

Vous étiez le symbole de l’ambition de François Pinault. Avez-vous eu l’occasion de rencontrer et d’échanger avec l’actionnaire rennais ?
C’est aussi après avoir découvert l’histoire de M. Pinault que le projet rennais m’a enthousiasmé. Je savais que c’était un grand entrepreneur, une personne qui avait du succès dans ses affaires... J’ai donc imaginé que moi aussi, je ferais partie d’un projet gagnant. J’ai eu l’occasion de le rencontrer à plusieurs reprises, c’est quelqu’un de très poli, très gentil.
"Au-delà de l'argent dépensé, je pense surtout que M. Pinault était triste de ne pas réussir à faire du Stade rennais une place forte du foot français et européen."
Il ne m’a jamais mis la moindre pression. Peut-être aussi parce qu’il n’était pas là tous les jours, il ne participait pas au sportif, c’était l’investisseur. Nous avons même dîné ensemble et il m’a toujours apporté sa confiance. C’est évident qu’il aurait préféré que les choses se passent différemment, qu’il y ait un retour sur investissement. Mais au-delà de l’argent dépensé, je pense qu’il était surtout triste de ne pas réussir à faire du Stade rennais une place forte du football français et européen. Car c’est un vrai gagneur.

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Le 5 août 2000, vous jouez vos premières minutes en Ligue 1 contre le Paris Saint-Germain (1-1). Vous souvenez-vous de ce match ?
Bien sûr. J’étais entré en jeu, c’était en deuxième période (il remplace Christophe Le Roux à la 77e minute, N.D.L.R.). Je me rappelle qu’il y avait Anelka sur le banc du PSG, et surtout que j’étais très heureux de démarrer un nouveau chapitre avec ce club, en Europe. Les fans m’encourageaient, il n’y avait pas la moindre critique mais l’espoir que je fasse de belles choses. C’était un match spécial même si le PSG n’était pas celui d’aujourd’hui avec tous les investissements, mais ça restait un club très connu au Brésil puisque Raí y avait joué. Raí est d’ailleurs une des raisons qui m’a poussé à venir en France : il est originaire de Ribeirão Preto, comme moi, et nous avons des amis en commun.

Après trois premières apparitions en août, vous devez justement quitter le groupe pour rejoindre la sélection du Brésil pour les JO de Sydney. Cela n’a pas été embêtant pour votre intégration en Europe ?

C’est possible, oui. Mais peut-être aussi que si j’avais remporté les JO, je serais revenu avec plus de confiance. Nous avions perdu les JO de manière humiliante : on jouait à 11 contre 9, il y avait une grosse pression au Brésil sur cette génération avec Ronaldinho et Lucio qui avaient déjà connu la Seleçao (le Brésil est éliminé par le Cameroun en quarts de finale avec des buts de Patrick Mboma et Modeste M'Bami, N.D.L.R.). Du coup, je n’ai pas fait la préparation avec Rennes.
"Je pensais que le problème, c'était les autres, et pas moi."
J’ai raté le travail physique, tactique et je n’ai pas pu créer des automatismes avec les autres joueurs. C’est vrai que la deuxième année, j’aurais dû me donner davantage dans la préparation mais j’étais encore jeune et je pensais que le problème, c’était les autres et pas moi. La première année, c’était de l’adaptation, la deuxième, c’est de ma faute. J’aurais dû travailler et j’en ai fait les frais par la suite.

En quoi le foot pratiqué en France était-il différent de celui joué au Brésil ?
La principale différence, c’est que le football français était un foot physique. Je ne sais pas si c’est encore le cas mais à l’époque le championnat était très physique, avec notamment beaucoup de joueurs africains qui étaient très forts physiquement. Au début, ça m’a gêné parce que je n’avais pas beaucoup de force malgré ma vitesse. Il a fallu que je m’adapte. Paul Le Guen, Christian Gourcuff et László Bölöni ont modifié mon style de jeu. J’étais utilisé meneur, parfois attaquant, et beaucoup de personnes ne comprenaient pas pourquoi je marquais moins de buts. Mais ils n’avaient pas compris que j’avais changé de position.

Ce problème de positionnement, ça ne vous a pas aidé pour votre épanouissement.
Comme je l’ai dit, les trois entraîneurs ont essayé de trouver la meilleure position pour moi. Mais je pense que jouer en pointe, ce n’était pas pour moi. Au Brésil, je ne jouais pas à ce poste, j’étais plutôt sur un côté ou derrière l’attaquant. À Rennes, j’ai joué un peu partout, j’ai parfois fait des bons matchs, d’autres moyens, d’autres mauvais, d’autre ridicules... Malheureusement, je n’ai jamais pu enchaîner les matchs au même poste. Je devais m’adapter en permanence, c’était difficile de faire la différence dans ces conditions. C’était peut-être une erreur de ma part de ne pas dire dans quelle position je me sentais le mieux, mais j’étais jeune.

Quelle était votre relation avec Paul Le Guen ? Et avec Christian Gourcuff ?
J’ai une affection toute particulière pour Paul Le Guen. Une grande affection, même. Il m’a aidé dans
"Je pense que l'histoire aurait été différente si Paul Le Guen était resté. J'ai une grande affection pour lui."
les bons comme dans les mauvais moments. Quand j’étais critiqué, il me protégeait. Il avait voulu me recruter et c’était une déception de ne pas avoir continué avec lui une deuxième année car j’avais sa confiance et je savais que je m’améliorais. Gourcuff, c’est quelqu’un de plus exigeant. Il ne me connaissait pas vraiment mais il m’avait vu jouer et connaissait mes caractéristiques. C’est un coach intelligent, très porté sur la tactique et très studieux. J’avais moins de complicité et de liberté qu’avec Le Guen, mais je ne dirais pas de mal de lui. Nous avions des pensées différentes mais cela a toujours été respectueux entre nous. En tout cas, des trois entraîneurs que j’ai connus au SRFC, Le Guen est celui avec lequel j’ai vécu les meilleurs moments. Et je pense que l’histoire aurait été différente s’il était resté.

 

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Il y avait une vraie colonie brésilienne à Rennes à l’époque. Était-ce une bonne chose pour votre intégration ?
Il y avait du positif et du négatif. Le côté positif, c’est de pouvoir parler dans sa langue natale, avoir des gens avec lesquels tu peux fraterniser hors du terrain. Mais en contrepartie, tu crées un groupe qui ne s’adapte pas à la langue française, qui n’apprend pas des autres joueurs. Je ne peux pas dire que ça m’a été préjudiciable, César parlait d’ailleurs très bien français et il nous a aidés. Mais plus tard, quand je suis parti au Japon, j’ai compris qu’apprendre la langue permet aussi d’avoir une relation avec les joueurs locaux et facilite l’adaptation dans un groupe. Puis, ça permet aussi d’avoir plus de liberté quand tu te balades dans la rue avec ta femme. Cette colonie brésilienne au Stade rennais, c’était quand même une bonne expérience et nous sommes encore amis aujourd’hui. On a vécu des bons moments.

À quoi ressemblait votre vie quotidienne en Bretagne ?
S’il y a bien une chose dont je ne peux pas me plaindre à Rennes, c’est la vie en dehors du terrain. Je vivais très bien. J’aimais beaucoup aller sur la côte, à Saint-Malo, ou encore aller voir le Mont Saint-Michel.
Je commençais même à apprécier les produits locaux avec quelques restaurants. Le centre de Rennes est très joli, je suis catholique et j’ai pu découvrir de très belles églises. Ma femme aimait aussi beaucoup la ville, on y a vécu des moments importants de notre vie personnelle donc ce n’était pas évident de partir en 2003. Je n’ai que de bons souvenirs de la vie à Rennes même s’il pleuvait souvent (rires). J’aimais bien ce climat frais. Et je me suis fait beaucoup d’amis qui vivent encore à Rennes et qui me manquent aujourd’hui. J’espère pouvoir revenir prochainement.

Entre juillet 2002 et juin 2003, vous enchaînez deux prêts à Cruzeiro et aux Corinthians, au Brésil. Était-ce votre choix ?
Aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est la décision du club. J’avais déjà eu des propositions la première année, je n’en avais pas voulu. Après la deuxième année, mon agent m’a convaincu en me disant que le nouvel entraîneur (Vahid Halilhodžic) ne comptait pas sur moi. C’était une déception, je rêvais de faire mieux ici. Rien n’était prémédité : j’étais en vacances, j’avais tout laissé chez moi à Rennes et mon frère et ma soeur ont été obligés de ramener mes affaires au Brésil. C’était un choix du coach sans que je puisse en parler avec lui.

Quand en 2003 vous revenez à Rennes, qu'est-ce que vous vous dites ? Que c’est le moment de tout exploser ou que cela va être très compliqué ?
Pour être honnête, je n’imaginais pas vraiment que je reviendrais. Je suis revenu différent, déjà parce que j’étais marié. Puis, je n’avais plus 21 ans, j’en avais 24, j’étais plus mature, j’avais plus d’expérience. Je ne pensais pas être très bien accueilli mais László Bölöni a demandé mon retour. Ça se passait bien, mes premiers matchs ont été bons, puis j’ai eu une baisse de régime, l’équipe n’allait pas bien non plus (il joue son dernier match sous le maillot rennais au Vélodrome le 25 octobre 2003, N.D.L.R.). Du coup, j’ai décidé de partir au Japon où j’avais une proposition intéressante. J’ai abandonné ma volonté d’exploser en France, j’ai décidé de changer d’air et de choisir un défi différent.

Pourquoi ce départ au Japon ?
D’un point de vue financier, c’était un contrat de trois ans avec un salaire similaire avec ce que j’avais au Stade rennais, en un peu mieux même. Je pensais faire ces trois années là-bas pour partir loin de mes problèmes, de la pression, avant de rentrer au Brésil à 28 ans. Finalement, ça s’est très bien passé (il est parti en 2010, avant de revenir pour deux saisons au FC Tokyo entre 2011 et 2013, N.D.L.R.).
"C’était une décision difficile pour moi de quitter l’Europe, de dire adieu à mon rêve de retrouver la sélection brésilienne et de me faire un nom mondialement."
C’est vrai que le niveau était plus faible qu’en Europe, mais j’ai pu voir l’évolution du foot japonais. À l’époque, il devait y avoir quatre ou cinq joueurs japonais en Europe et quand je suis parti, ils étaient une centaine. Je pense avoir participé, avec les autres joueurs étrangers, à cette évolution. Et c’est un plaisir. Pourtant, c’était une décision difficile pour moi de quitter l’Europe, de dire adieu à mon rêve de retrouver la sélection brésilienne et de me faire un nom mondialement. Aujourd’hui, je pense que c’était la bonne décision, je n’étais plus critiqué, je n’avais plus cette pression. Et je vivais paisiblement en faisant ce qui me plaisait le plus : jouer au football.

Que devenez-vous aujourd'hui ?
Je suis au Brésil, à Ribeirão Preto, la ville dans laquelle je suis né, où je vis avec mes trois enfants. Je travaille dans la construction civile. J’ai une entreprise qui construit des maisons et des appartements. Et après, on les vend. Je ne vis pas dans le luxe, mais j’ai une vie heureuse, tranquille et bien remplie. Mes deux fils veulent aussi devenir footballeurs. Je rêve de les voir un jour aller au Stade rennais et d’y connaître une histoire différente de la mienne, avec plus de joie et de succès.

Vous suivez encore les résultats du Stade Rennais ?
"J’ai de l'affection pour Rennes mais je ne sais pas si c'est réciproque"
Je n’ai aucune relation avec le club, mais je continue de suivre les résultats. J’ai été très heureux de les voir remporter la Coupe de France, c’était un moment important pour le club. J’ai de l’affection et de la reconnaissance pour ce que le Stade rennais a fait pour moi, je n’ai jamais eu de problèmes avec les supporters, les dirigeants, les joueurs... Le seul problème, c’est que je n’ai pas fait que des bonnes choses sur le terrain. Mais les personnes qui me connaissent savent que j’ai toujours essayé de m’améliorer et que j’ai tout donné. J’ai de l’affection pour la ville, le club, même si je ne sais pas si c’est réciproque.

Vingt ans plus tard, vous n'en avez pas marre qu'on vous parle sans cesse de ce transfert record à Rennes ?
Parfois, oui. J’ai vraiment souhaité que Raphinha batte ce record pour qu’on ne m'en parle plus, mais il a malheureusement coûté un peu moins cher (Rires.) Parfois, ça me fatigue tout ça mais je dois l’accepter : le transfert était très cher et le résultat sur le terrain n’a pas été à la hauteur. Même si ça me fatigue, je comprends et c’est pourquoi je réponds toujours aux sollicitations pour tenter d’expliquer ce qui n’a pas fonctionné. Ça fait 20 ans mais je ne suis pas du tout en colère.

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Il fut une époque où le Stade Rennais se prenait pour le PSG et alignait sans compter. Un credo dont le transfert de Luis Fabiano pour 12 millions, alors que le garçon n'était âgé que de 19 ans en 2000, reste la plus belle illustration.

L'attaquant auriverde, de retour au Sao Paulo FC, est revenu sur sa pige bretonne et le choc footballistique pour lui, à l'époque, sur le site Internet de la FIFA : "L'entraîneur était Paul Le Guen. Il était très exigeant. Je n'oublierai jamais cette période. À Ponte Preta (ndlr : son club formateur au Brésil), le football allait à 90 km/h. En France, on était à 200 à l'heure."

Et l'ancien de Porto et de Séville de conclure en témoignant que son passage en France a été un mal pour un bien : "Ça m'a beaucoup aidé, même si je n'ai pas vraiment percé. Tout était nouveau, mais je n'étais pas heureux dans mon travail. Je ne jouais quasiment jamais. Je n'avais qu'une chose en tête : retourner au Brésil. Le pays me manquait énormément. Mon retour au Brésil a été crucial pour me permettre de devenir ce que je suis aujourd'hui. "

C'est-à-dire un monsieur aux 28 buts en 44 sélections qui a gagné deux coupes UEFA, une Supercoupe d'Europe, une Copa América ou encore deux Coupes d'Espagne.

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Landry Chauvin, ancien directeur du centre de formation du Stade Rennais et ex-entraîneur de Nantes, Brest ou Sedan, rejoint la DTN et sera notamment en charge de la sélection nationale des U18.

Au sein de la Direction Technique Nationale, sous la responsabilité d’Hubert Fournier le DTN, Landry Chauvin aura en charge la sélection nationale des U18. Il interviendra également en tant que formateur pour le Brevet d’Entraineur Formateur de Football (BEFF) et sera en charge du suivi des centres de formation et des sections sportives élites des clubs professionnels dans le cadre du Programme de Performance Fédéral.

Formateur dans l’âme, Landry Chauvin, 51 ans, s’est longtemps occupé des jeunes du Stade Rennais avec lesquels (Yoann Gourcuff, Jimmy Briand notamment) il remporte la Coupe Gambardella-CA en 2003, puis à deux reprises le titre de champion de France des réserves professionnelles (2004 et 2007).

Il obtient son diplôme d’entraîneur professionnel de football (DEPF) en 2008 puis devient l’adjoint de Pierre Dréossi à Rennes, avant d’être nommé entraîneur du CS Sedan Ardennes (L2) durant trois saisons. Il est ensuite nommé au FC Nantes (L2) en 2011-2012, puis s’envole vers le Stade Brestois (L1) la saison suivante.

La formation le rappelle ensuite, à Caen puis à Rennes, où il revient occuper le poste de directeur de l’académie de 2015 à 2019. S’en suit une expérience dans le staff de la Sélection nationale marocaine avant de désormais rejoindre la FFF.

Comment s’est conclue votre arrivée à la Fédération ?

LC : De par ma fonction au Stade Rennais, j’étais en contact régulier avec les sélectionneurs nationaux de la FFF pour échanger au sujet des jeunes joueurs appelés en sélections. J’ai rencontré Hubert Fournier début décembre, puis le président Noël Le Graët en février. Ils m’ont offert cette possibilité de les rejoindre et j’ai saisi cette formidable opportunité. Mon parcours est assez riche et varié : quinze ans en tant que formateur au Stade Rennais, un an comme adjoint dans un club professionnel, cinq ans au poste d’entraîneur en Ligue 1 et en Ligue 2, puis 5 ans directeur de l’académie du Stade Rennais. Avec en prime une petite expérience avec la sélection nationale au Maroc qui m’a permis de découvrir les éliminatoires de la Coupe d’Afrique. Alors aujourd’hui cette proposition d’intégrer la FFF, la DTN, quand on est éducateur, cela ne se refuse pas. Je suis ravi.

Quelles seront vos missions à la DTN ?

Il y en aura principalement trois. La première concerne la Sélection nationale des U18, avec la génération 2003. Nous vivrons une année un peu particulière avec uniquement des matchs amicaux puisqu’avec la crise sanitaire la création de la Ligue des Nations a été reportée d’un an par l’UEFA. La deuxième est une mission de formation de cadres. J’interviendrai dans différents modules dispensés pour le Brevet d’Entraîneur Formateur de Football (BEFF). Enfin, je serai impliqué sur le Projet de Performance Fédéral (PPF), avec le suivi des centres de formation et des sections sportives élite. Je viens de découvrir l’emploi du temps du PPF et c’est passionnant.

Quelle est votre ambition en démarrant cette aventure ?

D’abord me fondre dans le moule et, j’espère, pouvoir apporter ma petite touche et mon expérience car je connais les attentes de mes collègues directeurs de centres. Et puis il y a ce lien étroit entre les différents sélectionneurs nationaux pour le suivi de nos jeunes. Aujourd’hui les jeunes attachent beaucoup d’importance aux Sélections. C’est un atout.

(Source : FFF)

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Les deux dernières campagnes européennes ont rapporté des points au Stade Rennais qui dépasse la France et obtient désormais son coefficient propre (14.000). Ce coefficient permet de dresser une hiérarchie parmi les clubs européens notamment lors du tirage au sort de la Ligue des champions où les chapeaux 2, 3 et 4 sont déterminés à l’aide du coefficient.

À quoi sert le coefficient UEFA ? Il est déterminé sur les cinq dernières années. Chaque club qui participe à une coupe d’Europe gagne des points selon un barème précis. Plus il va loin, plus il en gagne. Cela permet de dresser une hiérarchie parmi les clubs européens notamment lors du tirage au sort de la Ligue des champions où les chapeaux 2, 3 et 4 sont déterminés à l’aide du coefficient.

Le Stade Rennais, compte tenu de ses performances depuis deux ans, progresse donc sur l’échiquier européen. Grâce à ses deux dernières campagnes en Ligue Europa, les Rouge et Noir disposent désormais de leur coefficient propre, 14 000, dépassant la France (11.383). Avec ce total, le club entre dans le top 100 des meilleurs coefficients UEFA (86e) et est 103e au classement « assimilé », ce dernier permettant aux clubs de grands championnats (supérieurs à 14.000) de bénéficier d’office du classement de leurs pays, un avantage notamment pour certains clubs espagnols.

Au classement « assimilé », le Stade Rennais est à la hauteur des Bavarois du FC Augsburg ou encore des Autrichiens du Linzer ASK.

Pour résumer, sur ses deux dernières campagnes européennes, le SRFC a glané onze points en 2018-2019 et trois points en 2019-2020. En cas de qualification en phase de groupe de la Ligue des Champions, Rennes obtiendrait trois points d’office supplémentaires, ou deux pour la Ligue Europa. Il se hissera donc, a minima, à 16.000 l’an prochain, gagnerait quelques rangs, encore bien loin néanmoins de Paris (105 000), Lyon (77 000), Monaco (41 000) Marseille (31 000) ou Saint-Étienne (22 000). Encore plus du Real Madrid (134 000).

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Le latéral gauche de 23 ans s’est engagé avec Angers Sco jusqu’en 2023. Il avait été prêté avec option d’achat par Rennes en Anjou de janvier jusqu’à l’arrêt de la saison.

Comme nous vous l’annoncions hier, Souleyman Doumbia s’est engagé avec Angers Sco jusqu’en 2023. Le club l’a officialisé ce mercredi 8 juillet. Prêté à partir de janvier jusqu’à l’arrêt de la saison par le Stade Rennais, Souleyman Doumbia rejoint définitivement l’Anjou. L’international ivoirien (4 sélections) avait disputé cinq rencontres avec le Sco pour une passe décisive.

Angers a donc choisi de lever l’option d’achat. On peut la lever même si la date, qui était simplement formelle, est dépassée, précisait Sébastien Larcier, le directeur sportif, hier. Compte tenu de la situation (sanitaire), Rennes a accepté de rallonger le délai. Ce mercredi matin, Souleyman Doumbia a participé à l’entraînement avec le reste du groupe angevin.

Cette arrivée ouvre la porte à un départ de Rayan Aït-Nouri (18 ans), titulaire du poste de latéral gauche, jusqu’à sa fracture de la mâchoire en janvier dernier. C’est dans le cas d’un éventuel départ de Rayan qu’on anticipe un transfert de Souleyman Doumbia, confiait Larcier.

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La jeune pépite du Stade Rennais Eduardo Camavinga est officiellement bachelier. Le milieu âgé de 17 ans est actuellement en stage à Dinard avec ses partenaires du Stade Rennais.

Eduardo Camavinga est officiellement bachelier. Le milieu du Stade Rennais a pu voir son nom sur les listes des admis, alors que les résultats sont tombés ce mardi. Alors qu’il aura 18 ans en novembre prochain, le voici désormais titulaire d’un bac économique et sociale.

Le joueur a fêté cette nouvelle dans le car, avec ses coéquipiers. Actuellement à Dinard pour un stage, il prépare activement la saison avec le club breton, dans lequel il va, selon son président Nicolas Holveck, rester la saison prochaine. Courtisé par de nombreuses équipes, dont le Real Madrid, il avait affirmé, dans un entretien donné à Ouest-France , qu’il se sentait bien à Rennes. Il pourrait donc découvrir la Ligue des champions avec le SRFC à l’automne prochain.

Le Rennais Arthur Sorin, défenseur de l’AS Vitré (N2) depuis cinq ans, met un terme à sa carrière, à bientôt 35 ans. La fin d’une histoire pour ce joueur formé au Stade Rennais, vainqueur de la Gambardella en 2003 aux côtés de Gourcuff et Briand, passé par Vannes (National), Sedan (Ligue 2), et dont le parcours a été marqué par huit saisons en Suède et au Danemark. Confidences.

DS 0012Arthur Sorin, la semaine dernière à Rennes | OUEST-FRANCE

La Gambardella
"Je l’ai gagnée en 2003, avec la génération Yoann Gourcuff, Jimmy Briand, etc. Cela reste l’un de mes plus beaux souvenirs, le meilleur forcément chez les jeunes. On avait une très grosse équipe, on avait fait un parcours sans faute. On était costaud, confiant sur le terrain. On savait que si on ne faisait pas d’erreur, on gagnerait tous nos matchs. Cette année 2003, niveau football, on était au-dessus... La seule amertume que j’ai, c’est de n’avoir pas débuté la finale. Je n’avais pas loupé une seule minute jusqu’à la finale, mais Grégory Bourillon et Jacques Faty étaient "redescendus" des pros pour la finale, et moi, j’ai sauté en défense… J’en ai longtemps un peu voulu à Landry Chauvin (son entraîneur) pour cette finale sur le banc. Il m’avait dit qu’il avait des choix à faire, et bien sûr que je le comprenais, mais au fond de moi, forcément, c’était dur à admettre…

DS 0012aArthur Sorin (à droite), à l’entraînement du Stade Rennais avec Yoann Gourcuff, Jacques Faty et Olivier Sorlin. | ARCHIVES
Il n’empêche que malgré tout, ce titre reste un grand moment, très fort, au Stade de France. L’ambiance était top dans l’équipe. À ce moment-là, j’arrive à la porte du monde professionnel, et je gagne ce qu’il se fait de mieux pour les jeunes. Tout allait donc parfaitement. Depuis tout petit, mon objectif, c’était de faire une carrière au Stade Rennais, et là je suis devenu pro peu après (en 2005)… C’est donc ce que je voulais, mais ça n’a malheureusement duré qu’un an. J’ai compris, très vite, que le plus dur pour un jeune pro, c’était en fait d’arriver à rester pro, surtout dans un club comme le Stade Rennais, où beaucoup d’excellents joueurs sortent de formation."

DS 0012bArthur Sorin, à la signature de son contrat pro, aux côtés de Pierre Dréossi (manager rennais). Ce jour-là, Simon Pouplin et Stéphane Mbia ont également signé leur premier contrat. | ARCHIVES

Vannes
"Je suis prêté à Vannes (National) dès ma première année pro, en 2005. C’était une super expérience, j’étais l’un des plus jeunes de l’effectif, on avait un super groupe. Au fond de moi, là-bas, je voulais montrer que j’avais le niveau pour signer un nouveau contrat pro à Rennes en revenant. À Vannes, on s’est maintenu facilement malgré des débuts difficiles. Le Voc, à l’époque, était à mi-chemin entre un club amateur et un club pro, le centre d’entraînement était en pré-fabriqué, ça me changeait de Rennes et de la Piverdière… Pour moi, c’était la première fois que je quittais le cocon familial, l’environnement rennais, et avec le recul, ça m’a fait du bien. J’ai adoré mon année là-bas, ça jouait bien au foot, la ville était agréable, j’ai beaucoup appris, même si ça n’a pas toujours été simple avec Stéphane Le Mignan."

Le départ de Rennes
"Après Vannes, en 2006, Rennes ne m’a finalement pas prolongé. Je crois tout simplement qu’au club, on ne me jugeait pas assez bon. J’avais refait un match amical avec Rennes à la fin de l’année, ça s’était plutôt bien passé pourtant, mais voilà, le club ne m’a rien proposé. C’est le foot, c’est comme ça, je n’ai pas trop cherché à savoir, à comprendre, Rennes ne m’a pas expliqué pourquoi ça s’arrêtait tout d’un coup… Mais il n’y avait pas grand-chose à comprendre, en fait. Il fallait aussi être réaliste : il y avait une belle équipe à l’époque, qui tournait très bien, elle n’avait simplement pas besoin d’un gars comme moi. Au départ, ce n’était pas évident, j’avais toujours rêvé de faire carrière à Rennes. Cela a été un coup au moral, mais au bout d’un moment, je me suis dit que ça n’allait pas s’arrêter là. À cette époque, le Suédois Erik Edman jouait à Rennes, et il connaissait un directeur sportif en Suède qui cherchait un arrière droit dans son pays. Il m’avait vu à l’entraînement, il en a parlé au directeur sportif. C’était pour le club de Kalmar, je n’en avais jamais entendu parler avant… Je suis allé là-bas pour effectuer un essai d’une semaine. Mais j’ai signé au bout de deux jours."

DS 0012cArthur Sorin, avec le maillot de Kalmar, en Suède. | ARCHIVES ARCHIVES

La Suède
"Je me suis posé des questions avant d’y aller, honnêtement. Jamais je n’aurais pensé joué là-bas, j’ai un peu hésité, mais je n’avais rien à perdre. Tours (Ligue 2 à l’époque), s’était renseigné sur moi, mais finalement, j’ai opté pour la Suède. Et au final, je n’ai aucun regret. C’est en Suède que j’ai passé les deux plus belles années de ma carrière. Je suis tombé dans le bon club au bon moment. Je me suis éclaté sur le terrain, on a décroché un titre de champion de Suède et une Coupe de Suède. J’ai découvert une autre mentalité, une culture différente, beaucoup de respect dans tout… Au début, ça n’était pas simple, je suis arrivé l’hiver et il faisait nuit à 15 h. Mais j’ai bien été aidé sur place, les gens étaient hyper sympas avec moi. Dès les premiers entraînements, j’ai vu de super joueurs. J’étais le plus petit et le moins costaud de l’équipe (rires). On avait un jeu atypique : on défendait bas, mais quand on récupérait on allait à 2 000 à l’heure avec des Brésiliens devant. C’était un bon mélange de physique et de technique. Et tactiquement, le coach était très bon."

Le Danemark
"Kalmar voulait me prolonger au bout de deux saisons, mais le club danois d’Aarhus, à six mois de la fin de mon contrat, a commencé à s’intéresser à moi. Il voulait déjà m’acheter d’ailleurs. Kalmar n’avait pas voulu, on a été champion, mais à la fin de l’année, je suis donc parti libre au Danemark. Pourquoi ? Le championnat danois était quand même plus relevé que le suédois, c’était un nouveau challenge, et financièrement, oui, ça a joué aussi... Je suis arrivé à Aarhus, donc, mais le coach qui m’avait recruté venait de se faire limoger juste avant. Son successeur, lui, ne me connaissait pas du tout, c’était en plus une personnalité particulière. Il m’a dit d’entrée que je devrais prouver des choses, qu’il y avait de bons Danois dans l’équipe et que moi, il ne savait rien de mes qualités. J’ai malgré tout commencé titulaire, j’avais fait de bons matchs, mais à la fin d’année, je n’étais plus toujours aligné d’entrée. Au bout de ces six premiers mois à Aarhus, Landry Chauvin m’a alors contacté pour me parler de Sedan (Ligue 2), où il était entraîneur. Je me suis dit pourquoi pas ?"

DS 0012dArthur Sorin, à l'entraînement avec Aarhus. | OUEST-FRANCE

Sedan
"Je connaissais donc déjà Landry Chauvin, et j’avais à ce moment-là envie de retourner en France. Ma compagne, française, était enceinte et devait accoucher bientôt, et l’opportunité de jouer en France, enfin chez les pros, me tentait aussi. Je suis arrivé à l’été 2009 en pleine préparation à Vittel. Tout se passait bien, on faisait de bons matchs amicaux. Mais lors d’un des premiers matchs de la saison de L2 à domicile contre Ajaccio, j’étais titulaire et je n’ai pas été bon. On a perdu 3-1 et j’ai pris le chemin du banc après ça. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à avoir des problèmes au talon d’Achille. J’ai passé presque le reste de l’année à l’infirmerie, je suis revenu avec la réserve mais je n’ai jamais vraiment réintégré l’équipe. C’était une vraie année galère. Le groupe, à côté de ça, était extra, on avait une belle équipe, Benoît Costil, Paul Baysse, etc.. Heureusement aussi, ma compagne était là, on venait d’avoir notre fille Inès, tout allait bien de ce côté-là. La vie dans les Ardennes, c’était aussi autre chose que le Danemark. Aarhus est une belle ville, vivante, mais Sedan, honnêtement, ça n’avait rien à voir... Ceci dit, le club a un magnifique centre d’entraînement. Au club, avec Landry Chauvin, c’est devenu compliqué. Au bout d’un moment, on ne se parlait même plus. Après mon retour de blessure, à aucun moment je n’ai senti qu’il voulait me faire revenir dans l’équipe…"

Danemark (épisode 2)
"Quand je suis retourné au Danemark en 2010, l’entraîneur avait de nouveau changé. Le club venait de descendre en D2. On est remonté directement, et dès la remontée, on a réalisé l’une des plus belles saisons du club, on a fini 4es, on a même joué les tours préliminaires de Coupe de l’UEFA. Le club m’a alors prolongé trois ans, et sur ces trois années, seule la dernière me laisse sur ma faim. Le coach avait encore changé, et je n’ai pas joué. Je ne comprends d’ailleurs toujours pas trop pourquoi, mais j’ai été au bout de mon contrat. Cette fois, il était temps de partir. Il était temps de rentrer. Entre-temps, mon fils Viktor était né, et la France commençait à nous manquer, à moi et à ma compagne. Et puis, mes deux enfants étaient en âge d’aller à l’école, ça faisait un moment qu’on était parti, nos familles et nos amis étaient loin de nous… Tourner le dos au monde pro, au début, ce n’était pas évident dans mon esprit. Se dire qu’on va tirer un trait sur le professionnalisme, ça ne se fait pas comme ça. Mais petit à petit, cela s’est imposé à moi. Je crois que j’étais prêt, en fait. Je n’ai pas cherché à tout prix à continuer, en tout cas… J’avais une proposition au Danemark d’un autre club, mais dans ma tête et celle de ma compagne, nous devions rentrer."

DS 0012eArthur Sorin, avec le maillot de l’AS Vitré. | OUEST-FRANCE

L’AS Vitré
"Vitré, ça s’est fait assez naturellement, en fait. Mon père (Michel Sorin) était l’entraîneur, il avait fait signer mon frère (Eliott) juste avant… Moi, j’avais repris l’entraînement avec eux comme ça, et au bout d’un moment ça s’est fait, voilà. Je m’étais fait une raison sur le monde pro, de toute façon, donc l’idée de jouer à Vitré avec mon père et mon frère me plaisait bien. La première année, j’avais un contrat fédéral, mais je suis devenu complètement amateur l’année d’après. Cette année-là, j’ai trouvé un boulot à la Samsic, j’étais chargé de recrutement à l’agence de Vitré.

Une vraie nouveauté pour moi. Jusque-là, je n’avais connu que le football, c’était la vie dont je rêvais, je ne pensais qu’au foot, je m’entraînais le matin, j’avais le temps de m’occuper de mes enfants l’après-midi… Mais là, tout devenait vraiment différent, les journées me paraissaient beaucoup plus longues... Cette vie de bureau, je ne la connaissais pas du tout. Il a fallu s’y mettre les premiers mois (rires)… Mais avec le recul, cela m’a fait du bien de découvrir autre chose. Le milieu du foot est assez fermé, tu croises certes du monde mais c’est très différent. Là, c’est la vraie vie.

Sur le terrain, le CFA m’a surpris. Quand je vois le niveau de cette division quand j’étais avec la réserve de Rennes entre 2003 et 2005, ça n’a rien à voir aujourd’hui. Maintenant, c’est solide, costaud. Pour moi, le plus dur, et je le dis honnêtement, ça a été de trouver la motivation. Quand tu arrives d’un championnat de première division, avec de jolis stades, tout ça, c’était champêtre parfois en CFA… Ce qui me manquait aussi, c’était la pression des gros matchs.

Après cinq saisons, tout se termine donc aujourd’hui, mais j’ai aimé Vitré. Ces années resteront de bons souvenirs. On a vécu une première année difficile, on a été repêché pour le maintien de justesse. Puis, mes deuxième et troisième années se sont bien passées (6e à chaque fois). La quatrième a été marquée par le parcours en Coupe de France. Je l’ai néanmoins vécu un peu de loin car ma blessure au talon m’a rendu indisponible de longs mois…"

La fin de carrière
"Mon corps dit stop. Jusque-là, je n’avais jamais eu de blessures musculaires, mais lors de cette cinquième et dernière année à Vitré, je les ai enchaînées, et j’en ai un peu marre de ces douleurs à répétition… Je ne faisais plus un match sans avoir de douleur depuis un an et demi. Tout a commencé avec une fracture du talon il y a un an et demi, ça a duré sept mois, j’ai repris, mais des blessures musculaires sont venues se greffer là-dessus depuis. Cette année, je n’ai pris aucun plaisir, j’avais toujours mal quelque part. Ces derniers mois ont été fatigants. À chaque fois que je reprenais, je me "pétais" quelque chose. Depuis que j’ai commencé à être footballeur, j’ai toujours voulu continuer jusqu’à ce que mon corps dise non. Et c’est maintenant. Et puis avec mon boulot à côté (à la Samsic), cela devenait compliqué de tout associer."

Les blessures
"Elles m’ont malheureusement souvent accompagné. Surtout sur les dernières années à Vitré, où elles se sont enchaînées. Si je regarde en arrière, tout est parti de Sedan et de ce pépin au talon d’Achille. Depuis, j’ai toujours joué avec une gêne à cet endroit. Le lendemain d’un match, il me fallait au moins dix minutes le matin pour remarcher normalement."

DS 0012fArthur Sorin. | OUEST-FRANCE

Les lacunes
"Je n’ai jamais aimé les entraînements, et forcément ça a été un frein dans ma carrière. J’en suis conscient, ça m’a fermé des portes. Je me dis avec le recul que je n’ai pas toujours tout mis de mon côté, que le fait d’aller aux entraînements à reculons ne m’a pas aidé. Je n’ai peut-être pas fait tous les sacrifices qu’ont su faire d’autres. Mais il faut aussi comprendre que d’autres étaient très forts. Je suis lucide, là dessus. Je sais que j’avais des manques quand j’étais plus jeune. J’étais moins costaud physiquement, je n’ai jamais été très rapide et le foot d’aujourd’hui demande d’aller de plus en plus vite…

J’aimais le foot, c’était une passion, mais peut-être pas autant que certains joueurs. Quand j’en voyais à 200 % à l’entraînement et pas moi, je comprenais… C’est peut-être aussi ce qui a expliqué ma différence de parcours avec d’autres. Mais là encore, j’étais comme ça, c’était ma façon d’aimer le foot. Peut-être que ça explique aussi pourquoi avec mes entraîneurs, ça n’a pas toujours été simple. En fait, c’était tout l’un ou tout l’autre avec eux."

Le bilan
"Non, je n’ai pas de regrets, j’ai malgré tout profité, j’ai joué pro, j’ai eu cette chance d’y arriver, ce qui n’est pas donné à tout footballeur. Bien sûr, j’aurais rêvé de jouer en Angleterre, et bien sûr que certains de mes coéquipiers de la génération 2003 ont fait une plus belle carrière, bien sûr qu’on aimerait toujours plus…

Mais je crois simplement que j’ai fait la carrière que je devais faire. Il y a eu des hauts, des bas, j’ai su rebondir après mon année galère à Sedan, où je n’aurais peut-être pas dû aller… Au final, je suis content de mon bout de chemin dans le foot. Petit, je m’imaginais devenir pro, comme mon père, et j’ai réussi. J’ai duré une dizaine d’années dans le foot pro quand même… J’ai fait une belle petite carrière, dans des pays improbables, la Suède, le Danemark, j’y ai vécu de belles aventures."

La famille
"Finir ma carrière en famille, jamais je ne l’aurais imaginé. J’ai adoré joué avec eux, c’étaient de très, très belles années. Jouer à côté de mon frère, être entraîné par mon père, on ne peut pas rêver plus belle fin de carrière. L’an passé, ça m’a fait quelque chose de les voir briller en Coupe de France. Il y avait beaucoup d’émotions…"

L’avenir
"J’ai des projets, mais loin du foot. Vais-je-continuer à jouer au foot ? Oui, mais plus du tout à haut niveau, non. A priori, je vais repartir l’an prochain en championnat corpo, j’ai un pote qui est président d’un club à Rennes… Suis-je ému de raccrocher ? Disons que je m’y suis préparé. Mais ce qui me manquera le plus, ce sont les grands stades, le monde, la pression. Car si je n’aimais pas trop les entraînements, j’étais un gros compétiteur…"

Le Stade Rennais devra bel et bien disputer son 8e de finale de Youth League face à l’Inter Milan, malgré le retrait du club italien avant l’interruption généralisée. L’UEFA, qui a officialisé la relance de ses compétitions le 17 juin dernier, s’est saisi du dossier et a conforté la tenue de cette rencontre. Elle se déroulera le dimanche 16 août (15 h) à Nyon (Suisse) et pourrait déboucher sur une série de matches en cas de victoires.

DS 0011

Les U19 du Stade Rennais sont désormais fixés. Déjà informés de la reprise de la Youth League, annoncée le 17 juin par l’UEFA, les joueurs de Romain Ferrier ont pris connaissance du calendrier de leur phase finale. Mais pas seulement… Car s’ils peuvent être amenés à enchaîner quatre matches en dix jours, en supposant qu’ils franchissent les tours les uns après les autres, ils auront avant tout un 8e de finale à disputer face à l’Inter Milan, le dimanche 16 août (15 h) à Nyon en Suisse. La tenue de cette rencontre a posé question ces dernières semaines et jeté le flou sur la reprise pour les jeunes Rennais.

Possible quart de finale face à la Juventus ou le Real Madrid
En effet, le club italien, le 9 mars dernier alors que le pays était déjà durement touché par le Covid-19, avait choisi la prudence en retirant son équipe de la compétition. Une décision motivée par l’intention de préserver ses joueurs, qui envoyait de fait le Stade Rennais en quart de finale de la compétition. Cependant, après s’être saisie du dossier, l’UEFA a confirmé ce jeudi que l’Inter Milan avait toute sa place lors de la phase finale organisée en Suisse et qu’il pourra continuer à défendre ses chances. Dans la foulée de ce 8e de finale aura aussi lieu le second, entre la Juventus et le Real Madrid. En cas de qualification, le Stade Rennais héritera en quart de finale du vainqueur de cette rencontre, le mercredi 19 août à 18 h.

 

L’ancien entraîneur du Stade Rennais, fraîchement nommé à la tête du Standard de Liège, se confie sur ses ambitions à la tête du club belge.

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Philippe Montanier continue de sillonner l’Europe. Après l’Espagne, la France et l’Angleterre, l’ancien coach du Stade Rennais a choisi… le Standard de Liège : personne ne l’attendait en Belgique, mais c’est dans la Cité Ardente que l’entraîneur français veut rebondir, séduit par l’histoire du club Rouche et son académie.

Tu vas voir, ici c’est Marseille ! La phrase est d’Eric Gerets, ex-entraîneur belge de l’OM, à l’adresse de Montanier (55 ans) quand les deux hommes se sont parlé la semaine dernière. Montanier voulait rencontrer Gerets, l’âme du Standard, avec Michel Preud’homme à qui le Français succède comme coach. Montanier, une pointure pour citer la presse belge rappelant que le Nordiste a fait grimper son club de cœur (l’US Boulogne) de D4 en Ligue 1 en cinq saisons avant d’être élu meilleur entraîneur d’Espagne en 2013, emmenant la Real Sociedad à la 4e place de la Liga. Et voilà Montanier en Belgique (après aussi des épisodes en France, à Rennes et Lens, ou en Angleterre, à Nottingham).

"On s’est trouvés"
Le Standard était à la recherche d’un entraîneur, et moi j’aime les clubs historiques. Le Standard est très connu en France. Ceux qui connaissent l’histoire du foot européen savent ce que signifie ce club (finaliste de la C3 face à Barcelone en 1982). On s’est trouvés, déclare-t-il.Les dirigeants cherchaient un entraîneur francophone, avec de l’expérience, sachant gérer l’immense ferveur des supporteurs. Il fallait quelqu’un qui y soit préparé. Et puis aussi, c’est un club qui possède une formidable académie. Et dans les clubs où je suis passé auparavant, je me suis souvent appuyé sur beaucoup de jeunes issus de ces clubs. Nous avions cet ADN commun.

Montanier aime la mentalité belge. Sa fille vit au plat pays depuis neuf ans. Mais il sait aussi que son club n’est pas au mieux financièrement. C’est toujours le souhait d’un entraîneur de conserver ses meilleurs joueurs. Mais on connaît le foot moderne. Il faut donner l’envie aux jeunes joueurs de résister à la tentation de rejoindre des clubs plus huppés où ils pourront multiplier leur salaire par trois, par cinq. J’en ai connu par dix ! Garder un joueur contre sa volonté ce n’est jamais simple, insiste-t-il.

Et de poursuivre : "Aujourd’hui, j’ai la conviction que tout le monde semble fier de porter le blason du Standard mais on sait que cela va peut-être évoluer et il faut, en tant qu’entraîneur, savoir s’adapter au foot moderne et aux transferts et à tous ceux qui cherchent parfois à partir à tout prix. Limogé du RC Lens au printemps dernier, Montanier sait qu’il se trouve face à une montagne. Le Standard accuse du retard sur ses principaux concurrents, surtout Bruges, champion en titre. Et les Rouches n’ont plus été titrés depuis 2009.

"Le Standard a le potentiel pour retrouver son lustre d’antan"

Le Standard peut résorber son retard sur Bruges. On ne se fixe pas de limites. Même si on sait que pour l’instant il y a un gros décalage entre Bruges et ses poursuivants. Ce qui est sûr, c’est qu’à moyen terme (peut-être pas à court terme), le Standard a le potentiel pour retrouver son lustre d’antan et gagner un titre. A court terme, ce sera peut-être difficile car l’écart avec Bruges est conséquent. À Liège, Montanier aura une mission : faire éclore les jeunes d’une école qui a produit des talents comme Witsel, Batshuayi, Defour ou Fellaini, membres de Diables Rouges qui dominent le classement Fifa depuis trois ans.

C’est un peu tôt (pour juger de la qualité des jeunes) car on est dans une période de préparation très particulière : on doit maintenir une certaine distance, on ne peut pas faire de jeu, pas d’oppositions, lance-t-il.Cela limite le jugement mais on voit que certains jeunes joueurs ont de grosses qualités. Mais le potentiel et les qualités, ce n’est pas toujours suffisant. Il faut être apte au travail, être à l’écoute. Je vais le découvrir dans les prochaines semaines. Le Standard a engagé un grand formateur, a dit un dirigeant du club à l’AFP. Tout Liège l’espère.

DS 0009

Invité dans « Team Duga » sur RMC, le directeur sportif du Stade Rennais Florian Maurice a reconnu que le jeune défenseur de l’AS Monaco Benoît Badiashile, 19 ans, faisait partie d’une liste de défenseurs que le club breton a identifiés.

Ce n’est un secret pour personne : le Stade Rennais est à la recherche d’un défenseur central cet été. Le premier nom à avoir filtré est celui de Mohammed Salisu, jeune Ghanéen qui évolue au Real Valladolid. Toutefois, la piste a été refroidie ces derniers jours : le défenseur de 21 ans préférerait la Premier League.

Un autre profil a été évoqué par Florian Maurice, le directeur sportif des Rouge et Noir, ce mardi. Invité dans l’émission "Team Duga", diffusée sur RMC, l’ancien Lyonnais a été interrogé sur Benoît Badiashile, un autre jeune défenseur (19 ans), qui évolue à l’AS Monaco. C’est un joueur qui fait partie d’une liste de défenseurs qu’on a identifiés », a confirmé Maurice.

Après, en termes de moyens, c’est aussi un jeune joueur, reprend-il. On souhaite évoquer tous ces dossiers tranquillement, pas à pas. On n’a pas envie de jeter tous les œufs dans le même panier, mais plutôt d’avoir plusieurs pistes sur ce type de poste. Et faire la meilleure acquisition possible tant sur le plan de l’investissement, que sur le plan sportif. "Benoît Badiashile est lié avec le club de la Principauté jusqu’en 2024."

OdoricoDS 0008

Le président du club, Nicolas Holveck, avait entretenu le mystère sur le plateau de l’émission Pleine Lucarne. Un des maillots du Stade Rennais pour la saison 2020-2021, qui sera officiellement dévoilé le 16 juillet, fera référence au mosaïste rennais de renom Isidore Odorico.

Quelle est l’identité de cette personne à qui l’un des maillots du Stade Rennais pour la saison 2020-2021 rendra hommage ? Le président du club, Nicolas Holveck, avait entretenu le mystère sur le plateau de Pleine Lucarne, mardi 1er juillet. La tenue « fera référence à une personnalité qui a marqué l’histoire de Rennes et du Stade Rennais », s’était-il contenté de dire. Fin du suspense, ce jeudi 2 juillet.

Il s’agira d’Odorico. Père… ou fils. La famille d’artisans mosaïstes italiens, au style inimitable, a réalisé, entre le XIXe et XXe siècle, des centaines de fresques, disséminées dans la ville. Faisant de Rennes, la « capitale de la mosaïque du grand Ouest », au début du XXe siècle. Rien que ça.

Pour l’anecdote, Odorico fils était passionné de football. Il a même évolué dans l’équipe des Rouge et Noir, entre 1912 et 1914, puis entre 1918 et 1925, avant de devenir président du club en 1931. La structure scolaire qui soutient le centre de formation du Stade rennais FC porte aujourd’hui son nom : l’école technique privée Odorico, contiguë au Roazhon Park.

La vraie tenue sera, elle, dévoilée jeudi 16 juillet, jour du match amical contre Châteauroux, à la Piverdière. S’agissant des deux autres maillots, il faudra être « un petit peu patient ».

Selon nos informations, des équipes de Puma sont déjà venues tourner à Rennes des images de mosaïques d’Odorico pour les besoins de leur clip promotionnel.

DS 0007

Alors qu'il arrivait en fin de contrat à la tête des féminines du PSG, Olivier Echouafni (47 ans) va entamer une troisième saison à la tête des féminines du PSG. Le technicien et son staff ont prolongé d'une saison avec le club de la capitale. L'ancien Rennais et ancien sélectionneur des Bleuesest arrivé à Paris en 2018.

Programme TV

29/08 17h00
SRFC-MHSC
Ligue 1 - Journee : 2

13/09 15h00
Nîmes-SRFC
Ligue 1 - Journee : 3

19/09 21h00
SRFC-Monaco
Ligue 1 - Journee : 4

Articles

15 octobre 2020

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