Depuis sa première dans l'élite sous le maillot de Caen, en 2014, à l'âge de 26 ans, Damien Da Silva fait partie des meubles de la Ligue 1. Arrivé à Rennes libre de tout contrat à l'été 2018, le défenseur est entré dans une nouvelle dimension et doit désormais assumer le rôle de capitaine dans une équipe qui dispute la Ligue des champions. Une réalité comme un rêve pour celui qui n'était pas programmé pour aller si haut. De nature discrète, Da Silva s'est longuement confié sur son parcours sinueux, sa nostalgie des parties de foot avec les copains dans la banlieue bordelaise et son attachement à ses origines portugaises. Entre autres.
ds 0234Depuis un peu plus de deux ans, tu collectionnes les grands moments entre les soirées européennes, la victoire en Coupe de France, la découverte de la Ligue des champions... Quand tu arrives au Stade rennais à l'été 2018, tu t'imagines vivre tout ça ?
Pas du tout. Quand je signe à Rennes, je ne me dis pas une seconde que je vais jouer la Ligue des champions. Au départ, je viens pour découvrir la Ligue Europa, c'est ce qui me motive quand le club fait appel à moi. J'estimais que c'était le niveau au-dessus de Caen, ça me permettait de poursuivre ma progression. Rien que découvrir l'Europe, c'était génial pour moi. La C1, ça a été une énorme surprise.

Tu attends le 24 juillet pour signer alors que tu es libre. Comment se passe cette période de flottement pour toi ?
Je ne peux pas te cacher que j'étais surpris. En me retrouvant sans contrat, je pensais avoir plus d'offres, notamment en France. Cela n'a pas été le cas, mais il y a tellement de paramètres qui entrent en compte : les agents, la communication... Sur le terrain, je sortais de quatre saisons positives avec Caen, je pensais avoir plus d'opportunités. Je me suis rendu compte que le foot était un monde complexe que je ne maîtrisais pas. Je n'avais pas peur, mais ça a pris du temps, et à la fin ça commençait à me peser. Quand Rennes est arrivé, c'est tombé au bon moment et ça a été un soulagement.

C'est dans ce genre de moment qu'un joueur se rend compte qu'il y a beaucoup de personnes et d'intérêts qui gravitent autour du foot ?
C'est ça, on se rend compte du bordel. On ne va pas se mentir, c'est un vrai business. C'est le côté du foot que j'aime un peu moins, ce qui m'intéresse c'est le terrain, la passion. Il y a beaucoup d'argent en jeu, des choses qui nous échappent. Finalement, ça n'a pas été une partie de plaisir de me retrouver libre, je ne l'ai pas bien vécu. Et à l'arrivée, je m'en sors très bien.

Dans un entretien donné aux Chamois niortais en 2014, tu expliques que "le plaisir de jouer peut se perdre dans le football professionnel" . Aujourd'hui, tu es un habitué de la Ligue 1, tu joues la Ligue des champions. Comment garder le plaisir de jouer quand on enchaîne les matchs avec de forts enjeux sportifs et économiques ?
Je confirme que la compétition fait qu'on peut parfois perdre ce plaisir. Ma vision des choses, c'est que si un joueur ne prend pas de plaisir, on ne pourra jamais obtenir 100% de ses capacités sur un terrain, j'en suis convaincu. C'est un défi pour un coach. Récemment, on a perdu des matchs et on ne peut pas dire qu'on prend du plaisir dans la défaite, c'est un sentiment qui doit être total. Seulement, quand on a tout donné sur le terrain, qu'on a joué notre jeu et qu'on s'est libérés, on peut aussi prendre du plaisir pendant la rencontre. La première période contre Chelsea à l'aller, c'est un peu ça.

On parle du foot à l'état pur. Il paraît que tu jouais beaucoup dans ton quartier quand tu étais petit. Peux-tu nous raconter ?
Ah, j'étais tout le temps dehors en train de jouer au foot. À l'époque, je vivais à Pessac, dans le quartier Arago-Chataigneraie, où ma mère vit toujours. On habitait dans un grand immeuble, et par chance, il y avait deux terrains juste en bas : un grand espace d'herbe idéal pour jouer et un terrain en bitume à l'école du coin. On pouvait varier les surfaces. (Rires.) Le luxe, c'est que notre balcon donnait directement sur le terrain, ma mère pouvait me surveiller. Il lui arrivait souvent de sortir pour me faire comprendre qu'il était l'heure de manger. Je jouais beaucoup avec les grands du quartier. Quand on était petit, il fallait être bon au foot, c'était une manière de s'intégrer. Quand tu es bon, c'est plus simple avec les grands, qui ne prennent que les meilleurs pour jouer. Sur le terrain, c'était la loi du plus fort, il fallait faire ses preuves. Il n'y avait pourtant pas de compétition ou de trophée, on jouait vraiment pour la gagne. J'ai beaucoup appris dans la rue.

Justement, qu'est-ce que le foot de rue peut apporter quand on débarque dans un centre de formation où tu peux parfois perdre cette insouciance sur le terrain ?
Je dirais que le foot de rue m'a surtout fait grandir au niveau de la tête, du mental. Quand je jouais avec les grands du quartier, je n'avais pas le droit de montrer que j'étais faible. Si tu es faible, tu ne joues pas. On faisait des cinq contre cinq, l'équipe qui perdait sortait, et je peux te dire que lorsqu'un gars n'était pas bon ou ne se donnait pas à fond, ça gueulait fort. Tout commence là, c'est l'essence même du football.

En août 2014, tu viens de découvrir la Ligue 1 et tu déclares ceci à Ouest-France : "Certains aiment marquer, moi mon plaisir ce sont les duels." Tu as toujours été comme ça ou plus jeune tu aimais aussi dribbler, marquer, attaquer comme quasiment tous les gamins ?
J'ai toujours été un défenseur dans l'âme. Quand on me prenait dans une équipe, c'était direct pour me mettre derrière. Il faut dire qu'il y avait des joueurs au top techniquement, ce n'est pas trop sur moi qu'on misait d'ailleurs. (Rires.) Mais j'adorais tacler, me foutre par terre, je prenais du plaisir là-dedans. Quand on me choisissait en disant : "Damien, il va tenir la baraque" , je kiffais trop.

Mais c'est une culture familiale cet amour pour la défense ? Ton père était défenseur ?
Ah, mais pas du tout, mon père était attaquant et fan absolu de Pedro Miguel Pauleta ! Il n'y a aucun lien, c'est juste que j'ai toujours aimé défendre et je ne saurais pas expliquer pourquoi. Je voulais juste qu'on me prenne dans une équipe pour que ce soit costaud derrière. Sauver des buts, c'est comme marquer pour moi ! Sauver un tir sur la ligne ou tacler l'attaquant quand il part au but, c'est la même chose que la joie d'un attaquant qui marque. Je me souviens que mes premiers coachs m'engueulaient tout le temps parce que je passais mon temps à tacler. Et ma mère, je ne te raconte pas quand elle me voyait rentrer à la maison tout sale... J'adorais jouer au foot quand il pleuvait ! Les trombes d'eau, la boue, ça me donnait envie de faire des tacles dans tous les sens.

Quand tu évoques tous ces souvenirs, on ressent une certaine nostalgie.
Oui, ça me manque énormément. C'est marrant que l'on parle de cette période parce qu'il n'y a pas très longtemps, quand je suis descendu à Bordeaux, j'ai revu le terrain de mon école. Tout a changé ! Ils ont changé la surface, ce n'est plus du bitume, c'est dur, mais lisse, un peu comme en salle. Ils ont mis des projecteurs, des filets autour, des grillages... On n'a pas connu ça, nous ! Tu sais, à la fin, on jouait dans le noir, on ne voyait plus le ballon tellement il était tard. Ces projecteurs, ça aurait été un problème pour beaucoup de parents. Sauf qu'un grand du quartier m'a dit que plus personne ne jouait au foot comme à l'époque. Et ça me touche vraiment quand on me dit que les jeunes ne jouent plus dans la rue. J'ai l'impression que ce n'est plus comme avant, tout le monde kiffait jouer au foot, c'était une vraie passion. Ça se perd un peu et ça m'a rendu triste. (Il marque une pause.) Ça me manque vraiment, et j'ai même dit qu'il faudrait qu'on se refasse des matchs avec les gars, à l'ancienne. C'était tellement génial.

Quand ta carrière sera terminée et que tu n'auras plus de contraintes, as-tu le projet de retrouver ce côté foot plaisir avec les copains ?
Complètement. Il faut déjà savoir que tous les ans, je fais un petit foot avec la famille et quelques amis dès que la saison se termine et que je rentre. C'est ma mère qui avait organisé ça pour me faire la surprise une fois, et c'est resté. Tout le monde joue : mes cousines, ma mère, tout le monde ! C'est agréable de voir sa famille jouer au foot. Après ma carrière professionnelle, j'ai envie de me trouver une équipe amateur pour jouer avec les potes d'enfance.

Il paraît que ça parlait énormément de ballon dans la famille Da Silva quand tu étais petit.
Ma famille portugaise, celle du côté de mon père, est beaucoup plus foot que celle française. Mon papa est un mordu de foot. Mon grand-père français adore le foot, mais il est un peu plus rugby. Chez les Portugais, c'est foot à fond ! Pour te dire : ma tante est coach d'une équipe féminine, ma cousine a fait le championnat de futsal au pays, une cousine a joué en France, ma belle-mère a aussi fait du foot... Même les femmes de la famille ont ça dans la peau, c'est une passion. Mes oncles, c'est une folie. Du coup, je suis pour la sélection portugaise parce que j'ai baigné là-dedans, mon père était à fond pour la Selecção. J'ai grandi en regardant les matchs avec lui et comme tout le monde, je supporte les équipes préférées de mon père. L'Euro 2004, ça m'a marqué, tout le monde pleurait autour de moi après la finale perdue contre la Grèce, c'était tellement triste.

Quel est ton lien avec la terre du Portugal ? As-tu souvent l'occasion de t'y rendre ?
J'ai un attachement, même si j'aimerais en avoir un encore plus fort. Quand j'étais petit, on y allait pendant un mois avec mes parents l'été. On prenait la voiture de Bordeaux et on roulait de nuit jusqu'à Guimarães. On passait une ou deux semaines avec la famille dans le nord du pays, puis on partait vers le sud pour profiter de la plage le reste du temps. Puis, je pouvais moins y aller à cause du foot vu qu'on reprenait les entraînements en août. J'ai mis du temps à y retourner tout seul, c'est plus simple depuis que je suis adulte et j'essaie d'y aller dès que je peux en prenant l'avion. J'aime le style de vie au Portugal, cette proximité entre les gens, tout le monde qui passe son temps dehors. C'est une autre culture.

Revenons un peu en arrière. Tu as passé une décennie chez les Girondins de Bordeaux entre ton enfance et ton adolescence. Tu devais regarder les joueurs professionnels avec des étoiles dans les yeux.
Jouer chez les Girondins, c'était bien vu. C'était une bonne façon de se présenter à des inconnus, ils pouvaient se dire que le gars en face était fort. J'ai tellement de souvenirs... Tu me parles des pros, mais on ne les croisait jamais au Haillan. C'était super rare de les voir ! Mais je peux te dire que dès qu'ils faisaient un footing dans le bois autour, on arrêtait tous de s'entraîner pour les regarder. Ils étaient juste en train de courir, mais pour moi, c'était un truc de dingue ! Un jour, j'étais parti faire les courses au centre commercial avec mon père et j'avais croisé Tony Vairelles. (Il a joué à Bordeaux de janvier à juillet 2001, N.D.L.R.) J'étais comme un fou, je l'ai suivi dans tous les rayons. Mon papa me disait : "Mais qu'est-ce que tu fais ?!" Je me contentais juste de le suivre, sans rien lui demander, j'étais trop timide pour ça. Il achetait un shampooing, je voulais le même ! Alors, quand je vois un gamin émerveillé aujourd'hui, ça me ramène à mon enfance, j'adore ça. Les petits qui vont te regarder avec des grands yeux, c'est ce que je préfère.

À quel moment comprends-tu que le foot peut devenir ton métier ?
(Il réfléchit.) Je ne crois pas y avoir pensé quand j'étais plus jeune, je ne le voyais pas comme un métier. Ce n'était pas concret. C'est sûr que j'avais cette envie d'être sur le terrain de Lescure, comme les grands, mais je savais aussi que c'était compliqué. Je me disais qu'ils étaient trop forts, je me disais : "Mais comment font-ils pour jouer aussi bien !" À l'école de foot, on nous répète sans cesse que c'est dur de réussir, ce qui est la vérité d'ailleurs.

Tu as pu vivre toute cette période de formation auprès de ta famille. On peut imaginer que c'est une chance pour ta construction.
Carrément. Je me souviens qu'à 13 ans, je suis entré au centre de préformation, c'était tout nouveau à Bordeaux. J'étais interne les deux premières années, mais après je suis devenu externe au centre de formation. Le club voulait garder des places pour d'autres, ils avaient proposé ce statut d'externe à des gars de la région, comme Paul Baysse ou moi. Du coup, on venait le matin au lycée et mon père venait me récupérer après les cours du soir vers 22 heures. J'ai eu beaucoup de chance d'avoir des parents qui m'ont suivi, certains ne pouvaient pas emmener leurs gamins chaque jour et ils ont dû stopper le foot. C'est aussi grâce à eux que j'en suis ici.

Sauf que tu apprends assez rapidement que tu ne signeras pas professionnel à Bordeaux. Comment vis-tu ce moment difficile pour un jeune joueur ?
Cela a été un gros, gros coup dur. Sans vouloir être prétentieux, je faisais partie des meilleurs joueurs à chaque fois depuis tout petit jusqu'à 13-14 ans. Tout le monde m'aimait bien, j'étais un peu le chouchou des coachs. Et quand à 13 ans, ils changent la politique de recrutement pour virer les trois quarts des jeunes de la région, je me suis retrouvé dans le dur. Je me voyais faire ma vie de footballeur là-bas, c'était mon rêve. Je me suis dit que c'était fini et que je ne serais jamais professionnel. Quand ils ne m'ont pas gardé, des dirigeants me disaient ouvertement que je n'avais pas le niveau pour jouer en Ligue 1. Je trouve ça aberrant de dire ça à un môme de 15 ans ! On m'a redirigé vers des clubs plutôt estampillés Ligue 2, je suis tombé de très haut. J'étais triste.

En 2005, tu rebondis finalement à Niort. Pour la première fois, tu quittes ta région natale et ta famille. C'est dur ou c'est un soulagement ?
Je suis quelqu'un de très famille, donc c'était difficile. J'ai envoyé plein de lettres à des clubs de Ligue 1, je ne recevais parfois même pas de réponses. J'ai essuyé beaucoup de refus et c'est Niort qui m'a invité à faire deux essais pour intégrer la section sports études du lycée et le club. J'ai été pris, mes débuts ont été compliqués. Les premiers mois, je voulais rentrer chez moi, ça me manquait trop. Puis, passer de Bordeaux à Niort, je le voyais comme une descente. J'ai mis du temps à retrouver la confiance, mais j'ai eu la chance énorme d'arriver dans une équipe de bons mecs et que le coach me mette immédiatement capitaine, ça m'a fait du bien mentalement. Avec le recul, c'était une évidence qu'il devait y avoir meilleur que moi chez les Girondins, il fallait juste finir par l'accepter. On parlait de plaisir au début de l'entretien, je crois que je l'avais un peu perdu à Bordeaux avant de le retrouver aux Chamois.

Tu as beaucoup vadrouillé dans les divisions inférieures (Niort, Châteauroux, Rouen, Clermont) au début de ta carrière professionnelle avant de découvrir la Ligue 1 avec Caen. Qu'est-ce que tu apprends de ces expériences ?
Chacun de ces clubs a contribué à ce que je suis devenu en tant que joueur, mais aussi en tant qu'homme. Signer pro à Niort, c'était génial, surtout que je voyais mes potes restés aux Girondins qui n'avaient pas réussi, je me disais que j'étais finalement chanceux. J'ai découvert le haut niveau, la pression des résultats... J'ai commencé le foot en jouant le maintien, c'est ça aussi. À Niort, on se sauve à la dernière journée la première année, puis je connais deux relégations d'affilée. Pareil à Châteauroux, je crois qu'on se maintient à la dernière journée contre Strasbourg. Tout cela m'a fait comprendre que le foot était aussi un enjeu important pour la vie d'un club et des salariés. Chaque expérience m'a fait grandir. Pour en revenir à Châteauroux, j'arrive sous les ordres d'un coach qui ne me connaît pas bien, et là je comprends que c'est important de discuter avec l'entraîneur avant de signer quelque part. Je ne l'avais jamais eu au téléphone, je n'avais pas cette notion.

On a l'impression que tu as eu besoin d'avancer par étapes et de prendre des coups pour comprendre le foot professionnel.
Mon passage à Châteauroux, c'est un tournant. Je me sentais un peu transparent dans le groupe, on ne me calculait pas, ça me faisait mal. Quand je ne me sens pas bien dans un groupe, je vais encore moins m'ouvrir qu'à l'habitude, c'est mon caractère. C'est le moment le plus dur de ma carrière, j'ai voulu arrêter le foot de haut niveau, ça m'a dégoûté. Je commençais à découvrir cette facette sombre du foot, celle que je déteste. Au même moment, Châteauroux veut me prêter, je pars faire un essai à Fréjus Saint-Raphaël, et mon agent me lâche... Je me retrouve seul, je joue en CFA2 avec des jeunes de 17 ans, alors que j'en ai 23, je fais même de la DH à Fréjus pendant les quinze jours d'essai. Je me souviens que j'appelle mes parents pour leur dire que je n'étais peut-être pas fait pour ce monde, ce n'était pas pour moi. Là, je veux clairement rentrer en Gironde, me trouver un petit club de quatrième ou cinquième division type Stade bordelais et faire autre chose de ma vie.

Tu te sers de tout ça pour garder les pieds sur terre aujourd'hui ?
Quand j'ai un coup de moins bien ou que je ne suis plus trop motivé, je me dis : "Oh souviens-toi du passé et bouge-toi le cul, de nombreuses personnes aimeraient être à ta place." Après cet épisode Châteauroux, c'est Rouen qui m'a sauvé. Pourtant, encore une fois, je tombe de haut en me retrouvant en National. Mais j'ai encore repris confiance avec le capitanat, c'est le même schéma qu'à Niort. Puis, il y a eu le dépôt de bilan du club, on n'a pas été payés pendant trois ou quatre mois, autant dire que ce n'était pas simple, car on ne touchait pas de gros salaires. Il y a malheureusement des joueurs qui ont coulé avec le club, moi c'était l'effet inverse. Je me suis retrouvé libre, j'ai eu la chance de rebondir à Clermont en Ligue 2 et c'était reparti.

Tu es maintenant installé en Ligue 1 depuis 2014. Mais si tu n'avais pas été joueur, tu as récemment dit que tu aurais aimé être journaliste sportif.
J'ai toujours aimé écrire, j'ai fait un bac littéraire. Je ne suis pas un écrivain, loin de là, mais je voulais combiner mes deux passions. Maintenant, je peux le dire : je ne pense pas que je serais devenu journaliste de sport, c'est surtout quelque chose qui m'intriguait.

Tu pourrais te lancer dans l'écriture d'un bouquin sur ta carrière ou même une fiction qui n'a rien à voir avec toi ?
J'y ai beaucoup pensé pendant le confinement. Pourquoi pas mon histoire ? Ce que j'ai vécu, mes sensations, mais je le verrais plus comme quelque chose de personnel pour ma famille, pas forcément dans le but de le sortir publiquement. Mes proches sont à 100% avec moi, ils ont limite plus d'émotions que moi devant les matchs. Quand j'appelle mon père après une rencontre, il est parfois plus énervé que moi ! Je veux partager ce que j'ai ressenti avec eux, pour qu'ils comprennent. La plus belle chose dans le foot, c'est le partage de la passion.

Ton contrat avec le Stade rennais prend fin en juin 2021. Après avoir passé l'intégralité de ta carrière sur les terrains français, n'as-tu pas envie de découvrir un championnat étranger ?
Pourquoi pas. Je m'étais déjà fait cette réflexion après Caen, je me projetais aussi vers un club étranger pour découvrir autre chose, un autre championnat, une autre culture, une autre mentalité. On n'a qu'une carrière, ça passe vite et il faut en profiter. Il ne faut pas se priver de partir à la découverte, ça fait partie de la vie d'un footballeur. Après, je peux aussi très bien rester en France et au Stade rennais, rien n'est décidé.

ds 0239Globalement, la valorisation marchande des footballeurs est à la baisse en 2020. Conséquence forcée de la crise et ses effets sur les ressources financières des équipes. C’est surtout vrai sur les joueurs les mieux cotés, et les moins accessibles. Dans la masse plus large, un plus grand nombre progresse, sur le terrain d’abord et par ricochet, en valeur estimée sur le marché des transferts. Au Stade Rennais particulièrement, d’après les données de la plateforme spécialisée, Transfermarkt.

Six joueurs du Stade Rennais dans le top 30 de la Ligue 1
Dans sa dernière mise à jour, elle pointe six joueurs du collectif breton, dans le top 30 de ceux pour qui l’estimation augmente le plus, en ce début de saison 2020-21. Et Eduardo Camavinga, deuxième, derrière le défenseur et capitaine du PSG, Marquinhos. La valorisation de Camavinga est à la hausse d’un peu plus de 42%, à 50 millions d’euros désormais. Selon Transfermarkt, il est le troisième footballeur le plus cher dans le monde, dans la tranche des U19, après Ansu Fati (17 ans), au Barça, et Alphonso Davies (19 ans), au Bayern Munich.

Camavinga et Doku pour principaux bénéficiaires
Les recrues de l’été (Doku, Guirassy, Aguerd et Gomis), tirent naturellement profit de leur transfert vers un club en lice en Ligue des champions, pour relever leur cote. Mais c’est surtout Jérémy Doku qui en profite le plus, puisqu’il est estimé aujourd’hui plus de 200% plus cher, qu’au début du confinement, au mois de mars dernier.

Les Rennais qui progressent le plus sur le mercato cette saison
6. Benjamin Bourigeaud = 15 M€ (+3 M€)
5. Nayef Aguerd = 8 M€ (+4 M€)
4. Alfred Gomis = 9 M€ (+6,6 M€)
3. Serhou Guirassy = 15 M€ (+7 M€)
2. Jérémy Doku = 20 M€ (+11 M€)
1. Eduardo Camavinga = 50 M€ (+12,5 M€)

Dans une déclaration à Téléfoot, le coach du Stade Rennais, Julien Stéphan, a indiqué que son attaquant, M’Baye Niang, a toujours un rôle à jouer au sein de la formation bretonne.
ds 0238"J’ai toujours dit à M’Baye que à 100% de ses qualités et en acceptant toute la concurrence qu’il pouvait y avoir, il aurait un rôle à jouer dans notre effectif et dans notre saison. Il a beaucoup travaillé pour revenir à un niveau de forme cohérent. Il s’entraîne avec le groupe depuis maintenant 15 jours. Il montre beaucoup d’entrain pour travailler au quotidien. Ça va être à lui de jouer maintenant pour aller titiller la concurrence et nous apporter son talent et ses qualités."

Après la défaite contre Bordeaux, Julien Stéphan a accordé un entretien à Téléfoot. Son avenir passe-t-il par le Stade Rennais ? C’est l’intéressé qui répond.
ds 0251Rennes patine encore. Après un début de saison magnifique, les hommes de Julien Stéphan enchaînent les mauvais résultats. Dernier exemple en date, vendredi dernier pour la onzième journée de Ligue 1. Alors qu’il recevait Bordeaux au Roazhon Park, le Stade Rennais s’est fait surprendre par un ancien de la maison, Hatem Ben Arfa. Une cinquième défaite en six matchs qui fait mal. Et qui fait mal à Julien Stéphan aussi. En fin de contrat en juin 2022, il s’est confié sur son avenir à l’antenne de Téléfoot.

"Bien sûr que je sais que je vais quitter le SRFC un jour. Quand j’ai accepté de prendre ce poste-là, j’avais bien conscience que ça pouvait arriver plus vite que si j’étais resté à la formation. On le sait. Je n’ai pas non plus envie de me projeter plus loin que cette saison-là, profiter des bons moments que l’on a à vivre, des expériences que l’on a à vivre également et puis on verra par la suite ce qu’il en sera. (…) Est-ce qu’on poursuit ? Est-ce qu’il y a de l’usure (…) Donc ça, c’est un devoir d’honnêteté intellectuelle à faire de l’actionnaire avec sa direction. Mais ça sera fait en fin de saison", a-t-il conclu.

Lors d’un entretien accordé à Téléfoot, l’entraîneur Julien Stéphan a jeté un voile sur son avenir au Stade Rennais.
ds 0248Interrogé vendredi, avant la défaite du Stade Rennais contre Bordeaux au Roazhon Park (0-1) par Téléfoot sur son avenir à moyen terme, alors qu’il est sous contrat avec le Stade Rennais jusqu’en juin 2022, Julien Stéphan a livré une réponse soulevant un certain doute : Bien sûr que je sais que je vais quitter le SRFC un jour. Quand j’ai accepté de prendre ce poste-là, j’avais bien conscience que ça pouvait arriver plus vite que si j’étais resté à la formation. On le sait. Je n’ai pas non plus envie de me projeter plus loin que cette saison-là, profiter des bons moments que l’on a à vivre, des expériences que l’on a à vivre également et puis on verra par la suite ce qu’il en sera.

"Est-ce que le cycle est terminé ?"
Et l’entraîneur de lancer, à propos d’une hypothétique prolongation de contrat : Ça, je ne sais pas, il faudra voir avec la direction. Surtout il y aura un bilan à faire à la fin de la saison puisque ce sera la fin de ma troisième saison. Est-ce que le cycle est terminé ? Est-ce qu’on en commence un autre ? Est-ce qu’on poursuit ? Est-ce qu’il y a de l’usure ? Est-ce qu’il n’y a pas d’usure ? Est-ce que tout le monde est content du travail ? Est-ce que le fonctionnement est ok ou pas ? Donc ça, c’est un devoir d’honnêteté intellectuelle à faire de l’actionnaire avec sa direction. Mais ça sera fait en fin de saison."

L’entraineur du Stade Rennais, Julien Stéphan, s’est exprimé dans une déclaration à Téléfoot au sujet d’une éventuelle prolongation en Bretagne.

ds 0247"Ça je ne sais pas, il faudra voir avec la direction surtout il y aura un bilan à faire à la fin de la troisième saison puisque ce sera la fin de ma troisième saison. Il y aura un bilan à faire. Est-ce que le cycle est terminé ? Est-ce qu'on en commence un autre ? Est-ce qu'on poursuit ? Est-ce qu'il y a de l'usure ? Est-ce qu'il n'y a pas d'usure ? Est-ce que tout le monde est content du travail ? Est-ce que le fonctionnement est ok ou pas ? Donc ça, c'est un devoir d'honnêteté intellectuelle à faire de l'actionnaire avec sa direction. Mais ça sera fait en fin de saison."

Venu en urgence pour aider Rennes, Dalbert a déçu à tous les niveaux et le club breton n'en veut déjà plus.
DS 0209

Auteur d’un début de saison tonitruant, Faitout Maouassa a subi un sérieux coup d’arrêt avec une grosse blessure à la cheville. Son remplaçant au pied levé, le jeune Adrien Truffert a répondu aux attentes, avec notamment un but et une passe décisive dès son entrée en jeu face à Monaco. Mais l’international espoir a été jugé trop jeune pour enchainer les matchs de Ligue 1 et de Ligue des Champions, et Rennes s’est ainsi fait prêter Dalbert en provenance de l’Inter Milan. Complètement mis à l’écart en Lombardie, le Brésilien avait ainsi l’occasion de se mettre en évidence en Ligue 1, où il avait brillé par le passé sous le maillot de Nice. Sportivement, ses début ont été catastrophiques, et cela ne s’est pas arrangé ensuite, à l’image de ses deux pénaltys concédés et de son rouge face à Chelsea.

En plus de cela, L’Equipe indique qu’au niveau de l’attitude, l’arrière gauche se voit beaucoup plus fort qu’il n’est réellement, et que la modestie ne fait clairement pas partie de son arsenal, avec une absence totale de remise en cause. Résultat, ces derniers temps, le Brésilien a été sorti du groupe, comme ce sera le cas ce vendredi contre Bordeaux. Désormais, le club breton regrette clairement de l’avoir fait venir pour cette saison, et envisagerait même selon le quotidien sportif de le rendre plus tôt que prévu à l’Inter, dès le mois de janvier. Ce sera difficile à boucler sachant que le prêt est signé jusqu’en juin, mais visiblement, Dalbert a déjà perdu toutes ses chances du côté de la Bretagne.

Julien Stéphan en a fait son adjoint dès sa nomination à la tête de l'équipe première du Stade Rennais. Véritable enfant du club, découvreur d'Eduardo Camavinga, Mathieu Le Scornet s'épanouit grâce au jeu et au travail technique.

DS 0201Arrivé comme jeune joueur au Stade Rennais en 1994, Mathieu Le Scornet n'a pas connu le bonheur d'une carrière professionnelle. Pas grave. Lui s'épanouit par les rencontres et par l'apprentissage. Rapidement recruté comme éducateur au club en 2000, il deviendra par la suite responsable de l'école de foot, puis de la pré-formation, avant que Julien Stéphan ne fasse appel à lui lors de sa nomination à la tête de l'équipe première du Stade Rennais en décembre 2018. Le Liffréen a le cœur Rouge et Noir, et nourrit une vraie passion pour le jeu.

Son parcours et sa relation avec Julien Stéphan

France Bleu Armorique : Que vous apporte au quotidien votre très bonne connaissance du club, vous qui y avez passé 25 ans ?

Mathieu Le Scornet : Maîtriser l'environnement, c'est toujours intéressant et c'est un souci de moins. Après, on sait que le contexte évolue au fil des années, voir au fil des mois en fonction de la saison. Maintenant, connaître les gens, que ce soit dans l'administratif ou dans le sportif, c'est toujours plus sécurisant comme contexte.

FBA : Comme Julien Stéphan, vous n'avez pas été joueur professionnel. Qu'est ce que ça change dans l'exercice de votre métier ?

Mathieu Le Scornet : Ca ne change pas grand chose, parce que comme vous venez de le dire, c'est un métier. Avoir été joueur, c'est un métier, être entraineur c'en est un autre, avec des soucis de management, d'entraînement, et de communication.

FBA : Est-ce qu'à l'inverse ça peut être un avantage, avec un regard plus neuf sur le jeu ?

Mathieu Le Scornet : Non. Moi j'ai toujours été détaché de la performance pure et dure. J'ai toujours eu cette passion pour le jeu. L'immédiateté de la performance, ce n'est pas quelque chose qui était dans mes gênes, mais on s'y fait tranquillement.

FBA : Dès son arrivée en décembre 2018, Julien Stéphan a choisi de vous nommer comme adjoint, est-ce que vous pouvez nous parler de votre relation ?

Mathieu Le Scornet : Il est arrivé comme éducateur des U19. Moi j'étais éducateur des U13. On partageait le même bureau, après sur les séances d'entraînement on était chacun avec notre catégorie donc au départ on ne partageait pas beaucoup sur le terrain. Par contre sur les échanges on s'est rapprochés au fil des années. Je crois qu'on avait une vision qui était partagée et constructive. Quand il m'a appelé pour le rejoindre chez les pros du Stade Rennais, c'était quelque chose de formidable mais de pas préparé.

France Bleu Armorique : Vous n'en aviez jamais discuté avant sa nomination, c'était une surprise ?

Mathieu Le Scornet : Une réelle surprise. Quand il m'a appelé ce lundi 3 décembre 2018, je pensais que c'était pour autre chose, plutôt d'ordre technique. Quand il m'a annoncé la nouvelle, j'avoue que j'étais un peu surpris !

FBA : Votre relation va-t-elle plus loin que le centre d'entraînement ? Est-ce qu'il y a de l'amitié entre vous ?

Mathieu Le Scornet : Dans la mesure où l'on partage pas mal de moments professionnels ensemble, et qu'en plus j'ai un grand respect pour l'homme qu'il est, ça pousse forcément les échanges. J'ai toujours aimé les gens. Quand on peut partager des moments, manger ensemble, c'est toujours sympa. Ses inspirations et mentors

FBA : Dans un précédent entretien vous parliez déjà de cet amour des gens, c'est ce qui vous a poussé vers la formation, vers l'encadrement ?

Mathieu Le Scornet : Oui. Au départ, on ne le sait pas, puis au fur à mesure du développement de notre métier d'entraîneur, on côtoie différentes personnalités, différentes sensibilités. Après, il n'y a pas que des moments privilégiés, mais j'ai eu la chance de faire de bonnes rencontres, notamment d'ordre technique qui m'ont amené à progresser dans ce métier.

FBA : Justement, l'un de vos mentors est Didier Le Bras*, est-ce que ça c'est une de vos rencontres marquantes sur le plan technique ? Je crois savoir qu'il vous a beaucoup transmis...

Mathieu Le Scornet : Didier a été à l'origine de ma venue au Stade Rennais. Il coachait mon frère (Guillaume), qui jouait en U13 dans son équipe. A force de venir voir ses matchs, on a sympathisé. Le jour où une place s'est libérée dans l'organigramme de l'école de foot, il n'a pas hésité à faire appel à moi, à me sonder pour savoir ce que j'en pensais. Et on connaît la suite ! J'ai ensuite pris la direction de l'école du foot, mais on était toujours très proches et on partageait la même vision sur le plan technique.

FBA : Que vous a-t-il transmis précisément ? Il aimait beaucoup travailler le pied de ses joueurs, est ce que c'est quelque chose que vous utilisez toujours chez les pros ? Didier Le Bras lui s'occupait exclusivement de jeunes joueurs.

Mathieu Le Scornet : Le travail technique dans sa globalité était important pour nous à l'école de foot à l'époque, dans la mesure où c'est compliqué d'avoir un projet de jeu tactique pour de très jeunes joueurs. On a cherché à d'abord développer les pieds, pour libérer les yeux et la capacité à percevoir les différents espaces de jeu, pour que l'équipe soit plus performante.

FBA : Vous auriez aimé qu'il soit encore là pour voir vos accomplissements ?

Mathieu Le Scornet : Je suis sûr que là où il est, il peut être fier de moi.

 

Son rôle dans le staff de Julien Stéphan

France Bleu Armorique : Quelles tâches Julien Stéphan vous délègue-t-il au quotidien ?

Mathieu Le Scornet : J'accompagne Julien dans tous les domaines techniques et d'entraînement. C'est lui le chef d'orchestre, c'est lui qui dispatche et je suis à son service. Je suis en charge du développement technique individuel des joueurs. C'est un domaine très intéressant, que je pratique plus avec les jeunes, parce qu'aujourd'hui le rythme des matchs est élevé et le travail collectif suffit pour les joueurs qui sont amenés à avoir le plus de temps de jeu. On essaie de faire des compléments techniques avec les autres, et le jour où ils sont appelés par le coach ils doivent être le plus prêt possible.

France Bleu Armorique : Croire qu'un joueur professionnel ne peut plus progresser techniquement, c'est une fausse idée ? On progresse encore à trente ans ?

Mathieu Le Scornet : Oui, je le crois. C'est un vaste débat, mais ça dépend de ce qui a été fait avant. Si le joueur ne s'optimise pas de lui-même, il y a une vraie marge pour progresser.

France Bleu Armorique : Je sais que vous vous intéressez également aux préférences motrices des joueurs, via la méthode Axel Foot, est-ce que vous pouvez nous expliquer un peu en quoi ça consiste et comment vous utilisez vos connaissances au quotidien ?

Mathieu Le Scornet : C'est une vision qui est là aussi partagée avec le coach. Ces connaissances là et cet outil là nous servent à optimiser la performance des joueurs. Au niveau technique surtout, mais le coach s'en sert aussi au niveau management. Cela nous donne un réel plus par rapport à l'accompagnement de nos joueurs.

 

Son travail avec les jeunes et sa relation avec Eduardo Camavinga

France Bleu Armorique : Au Stade Rennais on axe beaucoup la politique sur le centre de formation, sur sa valorisation, vous qui avez été éducateur au club, vous servez également à faire la passerelle aujourd'hui entre le centre et l'équipe première ?

Mathieu Le Scornet : Aujourd'hui, on s'inscrit pleinement dans ce qui est le projet du club, en tout cas depuis que moi j'y suis. L'équipe première doit s'appuyer sur les meilleurs éléments parmi les jeunes de l'académie. Après la passerelle se fait en fonction du contexte. Quand on les a connus jeunes, il n'y a plus cette barrière de communication au départ, donc ils sont jetés dans le bain avec le plan technique et tactique à penser. Ce sont eux d'abord qui ouvrent la porte : il faut avoir le niveau, il faut avoir les compétences pour pouvoir rentrer dans un groupe professionnel.

FBA : Au Stade Rennais, on remarque que les jeunes sont souvent tout de suite prêts à performer. Comment expliquer ça ? Est-ce que c'est la manière dont ils sont amenés au très haut niveau au club, est-ce que c'est une question de génération ?

Mathieu Le Scornet : Les générations évoluent. Les jeunes ont de plus en plus confiance et conscience de leurs niveau et de leurs qualités. La suite logique, s'exprimer dans un groupe professionnel, est optimisée. Aujourd'hui on ne parle plus d'âge ! Lorsqu'ils sont dans le groupe, c'est plutôt la compétence qui va être évaluée.

FBA : Romain Salin disait que les jeunes étaient l'âme du groupe. Comment trouver l'équilibre entre le cadre dans lequel ils doivent rentrer et leur insouciance, leur vitalité qui apporte de la fraîcheur ?

Mathieu Le Scornet : Chacun fait comme il peut et comme il veut, mais l'important c'est qu'ils rentrent dans le cadre fixé par notre coach. Il y a des règles d'action très précises, une méthodologie de travail très précise... Ils sont acteurs de leur projet, mais à travers ce cadre fixé par l'entraîneur.

FBA : C'est vous qui avez découvert Eduardo Camavinga quand il évoluait à Fougères et qui l'avez fait venir au Stade Rennais. Vous êtes fier quand vous le voyez devenir le plus jeune buteur des Bleus depuis plus de cent ans ?

Mathieu Le Scornet : Là ce sont les yeux du supporter et du spectateur averti qui sont dans le plaisir, c'est une évidence ! Après pour Eduardo, ce n'est pas arrivé d'un claquement de doigts : il travaille beaucoup. Il représente à merveille les valeurs du club chez les Bleus, mais aussi chaque week-end avec nous. L'avoir connu c'est un plus. Mais aujourd'hui, c'est surtout bien de le connaître pour lui faire passer des messages qui sont importants sur le terrain. C'est encore une fois ce contexte favorisant à l'éclosion des jeunes joueurs, on a eu la chance avec Julien d'avoir fait partie de l'aventure à l'académie et de se retrouver au plus haut niveau, c'est un clin d'oeil qui est intéressant. Maintenant, on est dans un autre monde, celui de la performance immédiate, et c'est aux jeunes de montrer au coach qu'ils ont les qualités pour faire performer l'équipe.

FBA : Mais avec Eduardo, il y a plus qu'une relation entraîneur/joueur ? Une forme de filiation ? Il était à votre mariage comme il le racontait chez nos confrères de Ouest-France...

Mathieu Le Scornet : C'est un événement annexe, mais au départ la relation s'est construite sur le mode entraîneur/entraîné. Après dans une progression il y a des moments plus délicats que d'autres et c'est dans ces moments que l'on doit dialoguer. Ce sont des moments pour développer d'autres vecteurs, d'autres aptitudes. On a toujours été proches de nos jeunes à l'académie et c'est pour ça que cette relation avec Eduardo continue d'exister. Ses objectifs personnels

France Bleu Armorique : Vous venez d'obtenir le BEFF, l'un des derniers grades de diplômes délivrés par la FFF, avant le BEPF qui permet d'entraîner une équipe pro. Vous vous imaginez prendre un jour la tête d'une équipe première vu votre parcours ?

Mathieu Le Scornet : Aujourd'hui, je ne me suis jamais projeté dans cette direction-là. Par contre, me former a toujours été pour moi une obsession. Pour toujours continuer de progresser, d'évoluer, d'être le plus complet et le plus compétent possible, pour faire progresser les joueurs qu'on a à disposition.

FBA : Donc pas d'objectifs d'être numéro 1 dans un club pro à long terme ?

Mathieu Le Scornet : Aujourd'hui, je vis quelque chose de formidable, je continue à progresser chaque jour dans ce nouvel univers. Cela fait deux ans et demi que j'y suis, et tous les jours il y a quelque chose à apprendre. je suis dans cette optique là, de toujours progresser pour être le meilleur possible. La saison en cours

France Bleu Armorique : Comment vous vivez cette saison au rythme infernal ? Est-ce que vous arrivez à vous adapter au niveau du staff ?

Mathieu Le Scornet : C'est une cadence infernale, mais une cadence méritée. Le travail du coach et le travail des joueurs est récompensé par la Ligue des Champions. Quand on rentre dans ces compétitions-là, on connaît la cadence de jouer tous les trois jours. le travail est fait d'une autre manière, avec moins de charge sur le terrain, et plus de charges vidéo, tactique, entretien, pour continuer à faire progresser les joueurs entre chaque match.

FBA : Et découvrir cette Ligue des Champions pour un enfant du club comme vous, qu'est-ce que ça représente ?

Mathieu Le Scornet : C'est une énorme fierté de faire partie de ce projet. On s'est pincés quand on a appris la nouvelle ! C'est un des moments appréciables, mais c'est le métier, il faut se préparer à ça et on s'est préparés à ça.

FBA : Est-ce que vous arrivez quand même parfois à réaliser que vous faîtes partie de cette belle génération rennaise, qui fait rêver les supporters comme ils n'avaient pas rêvé depuis longtemps ?

Mathieu Le Scornet : On profite d'un travail de très longue haleine. Autant aujourd'hui on fait partie des beaux moments, avec la Coupe de France 2019, mais j'étais déjà au club quand on l'a perdue. Il y a eu beaucoup de choses de faites pour en arriver là aujourd'hui. On ne peut pas oublier l'histoire non plus. Il y a eu beaucoup de moments douloureux, mais le club a toujours travaillé pour avoir des jours meilleurs. Ca se concrétise aujourd'hui, mais finalement, la roue tourne toujours donc il faut sans arrêt continuer d'être performants.

 

* Didier Le Bras est un ancien éducateur du Stade Rennais et du CO Pacé, décédé en 2018. Il est l'auteur du livre "Foot passion, foot prison ?" aux éditions Jets d'encre.

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Pour la première fois depuis son arrivée dans le monde professionnel, Eduardo Camavinga a fait son apparition dans la salle de presse du Roazhon Park, ce mercredi midi, avant son retour sur les terrains contre Bordeaux. Remis de sa blessure musculaire, le milieu de terrain rennais a rappelé qu'il n'était pas "focalisé sur la possibilité de disputer l'Euro" avec l'équipe de France l'été prochain.

Resté au calme pendant cette trêve internationale, Camavinga a pu se remettre en forme physiquement et surtout fêter sa majorité. Avec un beau cadeau le jour de ses 18 ans : le permis de conduire. "Je l'ai eu la semaine dernière, a souri le gamin de Fougères. Je l'ai eu du premier coup, haut la main ! J'étais conscient de mes qualités au volant, comme on dit. En revanche, mes parents ne me laissent pas encore trop conduire tout seul encore, donc je vais attendre d'avoir ma première voiture. C'est pour bientôt."

Une étape de plus dans la vie du jeune Camavinga, pour qui tout va très vite depuis sa première apparition en Ligue 1 au mois d'avril 2019. "Je sors beaucoup moins maintenant, c'est clair. Et quand je sors, je me cache un peu, a-t-il admis. Mes adversaires sur le terrain me regardent plus depuis un an et demi aussi, ça joue. Mais j'ai mes parents qui sont proches de moi, je sais qu'à la moindre bêtise, je vais me faire rappeler à l'ordre. J'ai le droit au petit discours de temps en temps." Sous contrat avec le SRFC jusqu'en 2022, Camavinga a résisté à la pression des nombreuses questions autour d'une éventuelle prolongation, bottant en touche et se concentrant sur le terrain et l'instant présent à Rennes.

Il s'agit désormais de ne pas se tromper de route.

Le comité de gestion de la Prévalaye devait donner la parole aux opposants de l’extension du centre d’entraînement du Stade rennais.
DS 0194Ils attendent de voir. C’est en substance le bilan du premier "comité de gestion de la Prévalaye", qui s’est tenu le 16 octobre. Au menu, notamment, le projet polémique d’agrandissement du centre d’entraînement du Stade rennais. Installé là depuis 2000, les Rouge et noir s’y sentent un peu à l’étroit.

Le club y regrouperait bien son école de formation et construirait, en plus, des terrains d’entraînement pour les joueurs. Soit une extension de 8 ha. Début juillet, le président du club, Nicolas Hovleck, avait surpris son monde sur le plateau de l’émission de TVR Pleine lucarne en annonçant que les travaux pourraient commencer dès la fin 2021. Le dirigeant laissait même entendre qu’il en avait parlé avec Nathalie Appéré (lire Le Mensuel de Rennes de septembre).

Le sang des associations riveraines, dont une partie gravite autour de la défense de l’environnement et de l’agroécologie, n’avait alors fait qu’un tour. Pour elles, l’extension ne pourra se faire qu’en sacrifiant des terres cultivables. Un comble alors que la mairie s’était engagée à développer l’agriculture urbaine dans ce coin de nature aux portes de la ville.

Dans l’attente
Nicolas Hovleck a-t-il parlé trop vite à l’époque ? Oui. C’est en tout cas ce qu’ont compris plusieurs personnes présentes à la réunion du vendredi 16 octobre, en écoutant l’émissaire du club. Le projet est à l’ébauche et les travaux ne commenceront pas en 2021. "Rien n’est acté", confirme Didier Chapellon, adjoint à la biodiversité, aux manettes du comité de gestion.

D’après l’élu, des échanges ont bien eu lieu entre le Stade rennais et les services techniques de la Ville. "Mais pour le moment, on ne sait pas grand-chose de ce que sera leur projet", insiste-t-il, en soulignant la volonté du club d’associer les riverains à la réflexion. Il le concède cependant : selon toute vraisemblance, l’enceinte du futur centre d’entraînement devrait intégrer des terres agricoles. Elles sont situées à proximité immédiate de l’installation actuelle. Et le club entend garder une continuité entre ses différents bâtiments et ses terrains d’entraînement.

Les voisins des Rouge-et-noir sont donc, pour le moment, dans l’attente. Et restent vigilants. "La personne envoyée par le club nous a parlé de la volonté de construire avec nous ce projet mais nous ne savons pas vraiment ce que ça veut dire", s’interroge Nicolas Bon, président du Collectif agriculturel de la Prévalaye.

L’association a été retenue par la mairie pour transformer l’ancienne ferme de la Basse-cour en tiers-lieu. "On est tenté de croire que l’initiative de ce comité de gestion est sincère et que l’on ne nous réunira pas simplement pour nous présenter les décisions". L’instance a aussi vocation à être impliquée sur tous les projets du secteur, et pas seulement celui du club de foot. Mais la défiance est là. D’autant que les élus ont prévenu : c’est bien eux qui arbitreront.

À l'origine de 48 000 décès en France chaque année, la pollution atmosphérique pourrait particulièrement impacter la santé des footballeurs, qui inhalent beaucoup de polluants puisqu'ils jouent souvent dans des stades situés près des axes routiers.
DS 0183"Il est plus que jamais nécessaire de protéger les joueurs. Nous devons prendre soin d'eux et les préserver contre les risques auxquels ils sont exposés." Pendant la première vague de Covid-19, Sylvain Kastendeuch, le coprésident de l'UNFP, avait délivré un message clair. La santé des joueurs doit passer avant tout le reste. Une prise de position forte qui vient se confronter, plus que jamais, à la réalité. Depuis la parution de sa tribune dans Le Monde, le 20 avril, nombre de joueurs ont été contaminés par le virus. Aucun n'a développé de forme grave, à l'exception de Junior Sambia. Admis en réanimation en avril dernier, le Montpelliérain de 24 ans a rapidement retrouvé l'intégralité de ses moyens physiques et enchaîne les matches depuis le début de la saison.

La deuxième vague est là, le Championnat se poursuit, mais une autre menace, plus sournoise, plane sur la santé des joueurs : la qualité de l'air. Car celui qu'ils respirent est loin d'être sain. Il est même tellement médiocre que notre pays a de nouveau été condamné le 30 octobre dernier, par la Cour de justice européenne, pour non-respect de sa qualité dans une douzaine d'agglomérations, notamment Paris, Marseille, Lyon, Nice, Strasbourg, Montpellier ou encore Reims (Toulouse, Grenoble, Clermont-Ferrand, Toulon et la vallée de l'Arve, au pied du mont Blanc, sont les autres zones concernées). Autant de villes qui comptent des clubs de Ligue 1.

Tous les joueurs de notre Championnat ont été exposés à une forte pollution atmosphérique et ils en ont absorbé beaucoup plus que le commun des mortels. "Plus on fait d'exercice, plus on inhale d'air, donc plus on absorbe de polluants", explique Gilles Dixsaut, médecin et président de la Fondation du souffle. "Durant un exercice intense, les athlètes peuvent respirer plus de 6 000 litres par heure. C'est six fois plus que pendant un exercice léger, celui d'un sportif amateur, et c'est jusqu'à douze fois plus qu'au repos. Un sportif inhale donc douze fois plus de polluants qu'un citadin lambda", détaille Rachel Nadif, responsable de l'équipe d'épidémiologie respiratoire intégrative à l'INSERM, qui effectue des recherches sur le lien entre la qualité de l'air et la santé des athlètes.

Ces polluants pénètrent directement dans le corps des footballeurs, puisqu'ils respirent par la bouche et ne bénéficient pas de la protection - relative - de leurs filtres nasaux. Pêle-mêle, ils inhalent de l'ozone, du dioxyde d'azote, des particules fines (PM10, PM2.5) et ultrafines (PM 0.1), dont le diamètre est inférieur à 10, 2,5 et 0,1 micromètres (millièmes de millimètre). À titre de comparaison, un cheveu humain est environ 20 fois plus gros qu'une particule PM2,5.

Dans ce cocktail, ces dernières particules, formées principalement par le trafic routier, sont les plus problématiques. "Plus elles sont fines, plus elles vont descendre profondément dans l'arbre bronchique, jusqu'à passer dans la circulation sanguine", éclaire Rachel Nadif. Elles sont particulièrement présentes dans les stades de Ligue 1 situés à quelques mètres d'axes routiers à très fort trafic pour en faciliter l'accès : des périphériques (Rennes, Nantes et Paris), des routes nationales (Dijon, Montpellier et Lille) et des autoroutes (c'est le cas de 12 stades, dont Lyon, Nîmes ou de nouveau Lille). "C'est une ânerie de les avoir construits à ces endroits, peste le Dr Dixsaut. On met en danger la santé des joueurs." Même si, reconnaît-il, "à l'époque de la construction de certains stades, on ne connaissait pas les risques liés à la pollution atmosphérique".

"Inhaler des polluants à doses trop importantes, de manière fréquente et régulière, a des incidences sur la santé. Ça a été démontré", avance Rachel Nadif. Et comme les footballeurs en absorbent plus que les autres, ils sont davantage à risques. Pascal Andujar, professeur des universités et praticien hospitalier, les énumère : "Il y a des risques de survenue ou d'aggravation de maladies respiratoires, telles que les asthmes, la bronchopneumopathie chronique obstructive, mais aussi des pathologies cardio-vasculaires, des accidents vasculaires cérébraux ou infarctus du myocarde, et le cancer du poumon." Autant de maladies qui augmentent le risque de développer des formes graves du Covid-19.

Une étude publiée fin octobre par la revue Cardiovascular Research démontre d'ailleurs que la pollution de l'air est un facteur important et aggravant de comorbidité. "Des questions commencent à se poser pour des maladies neurodégénératives", ajoute Andujar. "La pollution de l'air peut aussi être à l'origine de démences, de type Alzheimer, acquiesce le Dr Dixsaut. Mais aussi de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), connue sous le nom de maladie de Charcot. C'est un gros problème chez les sportifs de haut niveau, notamment en Italie."

Cette maladie neurologique, qui entraîne une paralysie progressive du corps, a tué plusieurs dizaines d'anciens joueurs de Serie A. Pietro Anastasi, un des plus grands buteurs de l'histoire de la Juventus, en a été victime en début d'année. Pour le médecin, "il y a probablement un lien avec l'exposition à la pollution générée par le trafic de l'autoroute situé à côté de l'ancien stade de la Juve. On ne peut pas faire de relation de causalité étant donné qu'il n'y a pas eu d'étude, mais la relation parait logique." Une théorie pour l'instant impossible à confirmer.

En revanche, une étude réalisée par Santé publique France estime que la pollution de l'air est responsable de 48 000 décès prématurés en France chaque année. Ce mauvais air réduit également l'espérance de vie. La baisse est de l'ordre de 15 mois en moyenne dans les zones urbaines de plus de 100 000 habitants, soit toutes les villes où sont basés les clubs de notre Championnat.

Parmi les stades à l'air particulièrement nocif, ceux de Paris et Marseille ont déjà été pointés du doigt. Le 18 septembre 2019, soir de PSG - Real Madrid (3-0), le taux de microparticules à proximité du Parc des Princes avait été mesuré par l'association Airparif : il était de 16,3 g/m3. Soit plus que la valeur recommandée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui est de 10 g/m3. En 2018, Greenpeace avait également effectué des mesures dans des stades municipaux à Paris, Marseille et Lyon, et avait trouvé le taux assez démentiel de 109,9 g/m3 de dioxyde d'azote dans la ville de l'OM. Près de trois fois le taux préconisé par l'OMS (40 g/m3) !

Étant donné que l'OMS a préconisé ces taux, ne serait-il pas logique de les respecter pour jouer au foot ? "Le problème, c'est qu'on ne sait pas quel seuil considérer pour la pratique du sport", répond Gilles Foret, physico-chimiste de l'atmosphère. "Il n'y a pas de valeur en dessous de laquelle il n'y a aucun risque", complète Gilles Dixsaut, avant d'ajouter : "Il est plus facile de se protéger de ce coronavirus avec des moyens appropriés que de la pollution atmosphérique contre laquelle il n'existe aucune possibilité claire de protection."

Alors que le Championnat a repris avec d'extrêmes précautions pour limiter les contaminations au Covid-19, il n'existe aucun point de règlement consacré à la qualité de l'air dans les règlements de la LFP. Aucun match n'a été reporté à cause d'un pic de pollution.

Ce danger est pourtant suffisamment pris au sérieux, notamment par l'IAAF, la Fédération mondiale d'athlétisme, qui a installé des capteurs dans tous ses stades. Concernant le foot, une solution serait de limiter la circulation routière autour des enceintes : selon le ministère de la Transition écologique, le trafic routier est à lui seul responsable de 57 % des émissions d'oxyde d'azote et d'une part significative des émissions directes de particules fines. "Ce serait efficace en hiver ou au printemps, où l'on trouve les taux de particules les plus élevés, estime Gilles Foret. Mais ce serait inefficace l'été, lorsque le polluant principal est l'ozone." La seule solution serait donc de réduire les émissions à la source. "Il faudrait non seulement diminuer la circulation mais aussi rendre les véhicules plus propres", résume Gilles Foret.

De la théorie à la pratique, le premier confinement est passé par là. En Île-de-France, les concentrations de particules ultrafines ont baissé de 50 %. Du jamais vu en quarante ans. Les niveaux d'oxyde d'azote ont également diminué partout en France, a dévoilé l'AASQA, le réseau des associations qui, chaque jour, surveille, mesure et informe sur la qualité de l'air. Une baisse de 75 % à Nantes, 73 % à Paris ou encore 69 % à Marseille, ce qui aurait évité 1 230 morts dans notre pays, selon le Centre for Research on Energy and Clean Air. Depuis la fin du premier confinement, la reprise progressive du trafic a conduit à une remontée des quantités de polluants à des niveaux équivalents à 80 % des émissions observées auparavant.

L'amélioration de la qualité de l'air profiterait à l'ensemble de la société, et donc en premier lieu aux footballeurs. Le gouvernement a d'ailleurs récemment promis la création d'une dizaine de zones à faibles émissions d'ici à 2021. Et a annoncé le renforcement du dispositif de surveillance en y intégrant les pesticides, que l'on retrouve dans toutes les pelouses des terrains de foot et qui présenteraient également des dangers pour la santé. Pour les footballeurs, les risques du métier sont peut-être bien plus élevés que ce qu'ils imaginent.

Tandis que le Stade Rennais se prépare à la réception de Bordeaux (vendredi 20 novembre) durant cette trêve internationale, Faitout Maouassa et M’Baye Niang ont effectué leur retour à l’entraînement collectif.
DS 0179Après deux défaites 0-3 à Chelsea en Ligue des champions puis Paris en Ligue 1, le Stade Rennais profite de la trêve internationale pour travailler en vue de la réception de Bordeaux, vendredi 20 novembre.

Niang opérationnel plus rapidement
Privé de plusieurs internationaux partis en sélection, le staff professionnel du Stade Rennais a néanmoins enregistré les retours de Faitout Maouassa et M’Baye Niang aux séances d’entraînement collectif. Le latéral gauche a un temps de retard sur l’attaquant, qui n’a cessé de travailler en individuel depuis le début de saison, alors que l’ancien Nancéien était tenu écarté des pelouses à cause d’une blessure. L’international sénégalais devrait donc logiquement être opérationnel plus rapidement.

Le 10 novembre 2002 est né Eduardo Camavinga. 18 ans plus tard, Iceman épate la planète football toute entière et décroche un record à chaque fois qu’il a la balle au pied. L’occasion de découvrir ou redécouvrir le Rennais en 18 anecdotes.

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  1. Rescapé. Né en Angola, Eduardo Camavinga n’est devenu français qu’en 2019, ses documents d’état civil ayant brulé dans l’incendie de la maison familiale.
  2. Précocité. Lorsqu’il est en CP, plusieurs surveillants de son école de Bretagne remarquent son talent inné pour le football et poussent ses parents à l’inscrire au club de la ville.
  3. Caractère. Lors de son premier entraînement avec l’équipe première du Stade Rennais, Eduardo Camavinga a taclé de façon très marquée Hatem Ben Arfa.
  4. Parle pas d’âge. Il est le premier joueur né en 2002 à avoir joué dans un des cinq grands championnats européens.
  5. Impatient. Le 11 novembre 2019, il remplace au pied levé Mattéo Guendouzi en Équipe de France Espoirs, moins d’une semaine après sa naturalisation.
  6. Supercentenaire. Face à la Croatie en septembre dernier, il est devenu le plus jeune joueur français à être sélectionné depuis 1910.
  7. Timide. Avec les Bleus, il attend généralement que tout le monde soit assis dans le bus ou à table avant de s’installer.
  8. Impatient, bis. Il est également le plus jeune joueur pro, buteur et passeur décisif du Stade Rennais.
  9. Serein. À dix-sept ans et onze mois et face à l’Ukraine, il est devenu le plus jeune buteur des Bleus. Le tout avec un geste acrobatique, dos au but et en pleine lucarne.
  10. Sobriquet. Grâce à ses performances remarquées, L’Équipe le surnomme régulièrement « Eduardo pieds d’argent » dans ses colonnes.
  11. Rêve. Depuis tout petit, Camavinga est fan des Bleus, à tel point qu’il revisionne régulièrement la finale de la Coupe du Monde 1998.
  12. Responsabilités. « Ce qui vient de nous arriver est tragique mais c’est toi qui va relever la famille » lui a dit son père après l’incendie de leur maison. Devin ?
  13. Éclectisme. Lors de sa formation, il a évolué en attaque et en défense centrale avant d’être replacé au milieu.
  14. Basileboliesque. À 17 ans et 341 jours, il est devenu le plus jeune joueur à franchir la barre des 50 matches en Ligue 1. Mieux qu’un certain Basile Boli.
  15. Intégration. À Rennes, c’est Steven Nzonzi qui l’a pris sous son aile et qui l’aide au quotidien à se dépasser.
  16. Idole. Eduardo Camavinga est un fan assumé de Cristiano Ronaldo, qui lui a remis son maillot lors du dernier France – Portugal.
  17. Précocité, bis. Dans sa musette des records, le moins glorieux est sûrement celui décroché le 24 octobre 2019. A cette date, il est devenu le plus jeune joueur de l’histoire à être expulsé en Ligue Europa.
  18. Lucidité. Après une première saison réussie en 2019-2020, il a choisi de rester à Rennes pour s’aguerrir une année supplémentaire avant de s’envoler vers un top club.

DS 0166Eduardo Camavinga fête aujourd'hui ses 18 ans et on peut dire qu'il a déjà réalisé de grandes choses pour son jeune âge !

Réservé cet été à la Ligue des champions de football, le huis clos s’étend désormais aux autres sports professionnels. Entre perte de légitimité du sportif et baisse de motivation, comment bien jouer devant des tribunes vides ?
DS 0163Un stade en fusion. Une bronca pas possible à chaque possession de l’équipe adverse. Des chants qui montent des tribunes et qui vous "mettent les poils". Un joueur au regard extatique qui se tourne vers les tribunes en se tapant le poing sur le cœur… Tout ça n’existe plus autour des terrains aujourd’hui. La faute à cet insupportable huis clos, mal nécessaire pour aller mieux, mais qui rend malade le sport professionnel en France.

"On joue pour jouer devant un stade plein"
"J’aime ça, les atmosphères qui se dégagent des matchs. J’en fais une force, je joue avec ça. Tout footballeur joue pour jouer dans un stade plein. Face à Monaco, s’il y a zéro spectateur, on ne gagne peut-être pas. Le football sans spectateur, c’est un crève-cœur", pointe le gardien du Stade Brestois Gautier Larsonneur.

À une semaine et demie de jouer un premier match à huis clos à La Rabine contre Perpignan, le pilier du Rugby Club de Vannes Blaise Dumas est tout aussi circonspect. "Ça nous chiffonne qu’il n’y ait pas notre public, c’est quand même notre 16e homme, qui sait nous pousser dans les moments durs pour nous et qui nous redonne le moral quand on a ces coups de mou".

Plus le héros qui entre dans l’arène
Ancien triathlète, préparateur mental pour l’équipe du Quimper Volley depuis sept saisons et pour celle de basket des Béliers de Kemper depuis cette année, Ronan Salaün détaille les conséquences imposées par le huis clos.

"Chaque sportif vit cette situation de façon différente, mais il y a quand même un aspect général que je peux ainsi résumer : sans public, le sport, qui est un très puissant secteur d’émotions, perd de son sens et le sportif sa légitimité car il n’assume plus son rôle de conducteur d’émotions, il n’est plus le héros qui entre dans l’arène pour faire plaisir à son public en jouant un rôle social important avec son environnement".

Baisse de motivation
Le corollaire immédiat, c’est la baisse de motivation. "J’ai clairement remarqué que la motivation était amenuisée chez les sportifs qui jouent à huis clos. Ils ne sont plus sublimés par leurs supporters et il n’y a plus de différence pour eux entre un match et un entraînement, voire une rencontre à l’extérieur", complète Ronan Salaün.

"Quand on voit le public arriver au fur et à mesure lors de l’échauffement, ça met en condition. Toute cette ambiance-là fait que tu te concentres pour offrir aux spectateurs un spectacle, ça motive forcément. C’est un inconvénient de n’avoir personne dans les tribunes, l’équipe à domicile peut moins se transcender", confirme la handballeuse du Brest BH Pauline Coatanéa. "Les joueuses ont besoin d’être portées, sublimées par des gens qui les soutiennent, l’ambiance fait partie d’une espèce de conditionnement chez les joueuses, même si elles sont professionnelles. Il y a un partage de l’émotion, c’est pour ça qu’on fait du sport", renchérit son entraîneur Laurent Bezeau.

Gautier Larsonneur a également remarqué que "l’aspect sensoriel joue beaucoup. Quand tu entends crier, applaudir, c’est important, ça met plus d’intensité".

Et sur un plan purement comptable, sans parler des recettes en moins et d’une perte sèche, une équipe qui se produit à domicile sans public aurait de moins bons résultats. "J’ai lu une étude sur le foot qui montre que les équipes à domicile à huis clos gagnent moins et produisent moins d’actions, moins de tirs cadrés moins de dribbles etc. Sans oublier le poids conscient ou inconscient des supporters sur le corps arbitral", livre Ronan Salaün.

Comment faire abstraction ?
Comment faire abstraction d’un tel contexte ? "Il faut se recentrer sur soi-même, s’accrocher à autre chose comme sa prestation personnelle et la cohésion collective", estime l’entraîneur du Quimper Volley Martin Hroch. Pour le premier match à huis clos que son équipe a disputé samedi dernier, il n’a d’ailleurs rien changé de particulier à la préparation de cette rencontre. "Ça n’a pas été dérangeant dans notre façon de jouer, mais c’est un élément à surveiller si ça le devient pour les joueuses".

Le rugbyman vannetais Blaise Dumas est raccord. "Pour notre match à huis clos du 19 novembre, on ne va pas changer notre mode de fonctionnement. Tout le monde sait ce qu’il a à faire sur un terrain. Ça reste particulier et ça fait bizarre mais ça ne change rien dans notre préparation. Il faut simplement se dire que c’est pour avoir des jours meilleurs avec nos supporters".

"Il faut être plus fort mentalement quand les supporters sont absents. Mais il n’y a rien de mieux qu’un public en feu pour faire basculer un match serré", avoue le basketteur des Béliers de Kemper Bathiste Tchouaffé.

Arrivé à Rennes lors du dernier mercato avec l’étiquette de joueur le plus cher de l’histoire du club, l’ailier belge de 18 ans n’a pas encore dévoilé toute l’étendue de son talent. Julien Stéphan, conscient des qualités et des progrès que Jérémy Doku doit réaliser, demande de la patience.
DS 0158Il est arrivé au Stade Rennais avec l’étiquette du plus gros transfert de l’histoire du club (26 millions + bonus à la revente). Du haut de ses 18 printemps, c’est la première fois que Jérémy Doku quitte son plat pays natal. Par le passé, son talent précoce avait déjà attiré les convoitises de clubs plus huppés. En 2017, Liverpool s’était notamment positionné. À l’époque, il avait préféré décliner ces avances.

Cette fois, quand Rennes a fait preuve de son intérêt, l’international belge (cinq sélections depuis le mois de septembre) n’a pas hésité longtemps. C’est allé très vite, retrace celui qui possède aussi la nationalité ghanéenne. J’ai été mis au courant une semaine avant mon arrivée. Le projet proposé m’a convaincu. À mon âge, j’ai besoin de jouer. Ce club m’a vraiment attiré. Je sentais que je pouvais franchir une nouvelle étape ici. Je ne voulais pas aller trop haut non plus. Rennes, c’est le club où je peux jouer, les autres clubs me voient et je participe à la Ligue des champions. C’est parfait, c’est magnifique. C’est vrai que j’ai eu des contacts avec des plus grands clubs. Mais ça ne m’intéressait pas.

Supersonique sur le terrain, Jérémy Doku préfère ne pas griller les étapes quand il s’agit de sa carrière. Après huit saisons au RCS Anderlecht où il a été formé et a paraphé son premier contrat pro à 16 ans, c’était le bon moment pour lui de se frotter à un championnat d’une autre envergure. Ça va très vite en Ligue 1, concède-t-il. Si tu ne marques pas, tu paies cash derrière. Dans les duels, c’est très dur aussi.

"Il faut être patient avec lui"
Débarqué dans les dernières heures du mercato, Jérémy Doku a connu une intégration atypique avec le SRFC. Juste après avoir signé son contrat de cinq saisons avec le club breton, il a rejoint sa sélection pour une campagne de trois matches internationaux (deux fois titulaires, une fois entré en cours de jeu). Il a connu sa première en Ligue 1 le 16 octobre dernier, à Dijon (2-2), où il est entré en fin de partie. Depuis, le nouveau numéro 18 de Rennes a pris part à une autre rencontre de championnat (Angers) et deux de Ligue des champions (Krasnodar et Séville).

Sa principale difficulté est d’arriver à une période où on ne s’entraîne plus (du fait de l’enchaînement des matches), précise Julien Stéphan. Pour tous ceux qui sont arrivés en fin de mercato, a fortiori lui qui est parti avec sa sélection très rapidement, ce n’est pas simple. Les matches vont s’enchaîner, les repères et les automatismes seront de mieux en mieux avec ses partenaires.

Jusqu’ici, le technicien breton l’a exclusivement utilisé dans le couloir droit. Mais il peut aussi évoluer sur le flanc gauche. Auteur de trois buts la saison passée avec Anderlecht, Jérémy Doku n’a pas encore trouvé le chemin des filets avec ses nouvelles couleurs. Pas de quoi inquiéter Julien Stéphan qui se montre satisfait des premiers pas de son nouvel atout offensif. Ce qui m’a plu, c’est qu’il est entré dans les rencontres sans dénaturer son style de jeu. C’est important. Il doit exprimer ses qualités : l’explosivité, le dribble et l’élimination. Il n’a pas été timide. Mais il faut être patient avec lui. Il a peu d’entraînements communs avec ses coéquipiers.

"Je dois être encore plus efficace"
L’entraîneur des Rouge et Noir en convient : Jérémy Doku doit encore travailler afin de donner la pleine mesure de son potentiel. Ce qui implique aussi une gestion particulière. Son profil explosif et musculeux requiert une attention particulière. Le Belge découvre aussi les semaines chargées avec des rencontres tous les trois jours. À l’unisson avec son entraîneur, il est conscient qu’il doit progresser. J’ai pu montrer ce que je suis capable de faire, mais je dois être encore plus efficace. Je suis venu pour marquer et délivrer des passes décisives. Je dois m’améliorer là-dessus.

Jérémy Doku doit maintenant passer de la parole aux actes. Le derby, face à un Stade Brestois timoré, est une belle occasion pour ouvrir son compteur buts avec les Rouge et Noir.

Le reconfinement a rebattu les cartes dans la lutte qui oppose Mediapro à la LFP. Le diffuseur est désormais en meilleure position pour négocier.
DS 0144Et si le reconfinement était la meilleure chose qui pouvait arriver au groupe Mediapro ? Pour rappel, les compétitions sportives professionnelles ne seront pas suspendues, comme l’a annoncé la ministre des Sports Roxana Maracineanu devant l’Assemblée nationale mercredi soir. Et les championnats de football continueront à être diffusés par le groupe sino-espagnol.

La mobilisation de la Ligue et des acteurs du foot français devrait faiblir avec cette nouvelle donne, qui semble être une véritable aubaine pour Mediapro. En l’état actuel des choses, Téléfoot continue à diffuser les rencontres de Ligue 1 et de Ligue 2 sans avoir payé le moindre euro en octobre, obligeant la LFP à emprunter. On se dirige vers la même chose début décembre, en attendant une éventuelle solution de la part de la LFP. Ce statu quo fait le jeu de Mediapro et de son président Jaume Roures, lequel ne espère toujours une renégociation des droits TV. « Personne ne pouvait prévoir les effets socio-économiques du Covid. Cela nous a amenés à voir avec la Ligue comment nous adapter à cette situation, sans remettre en cause l’engagement d’avril 2018, a-t-il justifié. Il faut avoir confiance dans le processus de conciliation. Je ne vois pas pourquoi on ne trouverait pas des solutions ».

La crise sur le gâteau
Mediapro a avant tout besoin de temps et le reconfinement lui offre une belle quantité de cette denrée. Si l’objectif affiché du diffuseur est d’obtenir à terme 3,5 millions d’abonnés pour arriver au point d’équilibre, la chaîne ne compte pour l’heure 600.000 suiveurs. Selon l’avocat du groupe, la conciliation peut durer trois à quatre mois, à majorer par le reconfinement qui a tendance à ralentir les processus administratifs et judiciaires. Ce qui aura pour conséquence, en outre, de geler la prochaine échéance à venir de décembre. « Nous sommes très confiants », a avancé l’avocat du groupe, estimant que le taux d’issue favorable à une conciliation étant généralement très élevé. Bref, pour l’heure, dans le bras de fer qui l’oppose à la LFP, Mediapro ne pouvait pas rêver mieux, étant désormais en position de force. Le sprint vers une solution rapide s’est transformé course d’endurance et à ce jeu, le diffuseur ibérique espère avoir la LFP à l’usure. Les solutions de remplacement ne sont pas légion, la conciliation risque de durer plusieurs mois et le reconfinement arrive comme une crise sur un gâteau déjà fort peu ragoûtant. Une certitude, une seule, émerge : les clubs français ne risquent pas d’être à la fête en cette fin d’année.

DS 0137aIls s’appellent Anthony Morand, David Poisot, Céline Vervale et sont membres du collectif de sauvegarde de la Prévalaye composé d’habitants de tous les quartiers rennais. Tous trois et leurs soutiens (nombreux) dénoncent le projet d’extension de huit hectares du club rennais (nouveaux terrains, nouvelle restauration…), autour de la Piverdière. “Nous avons appris l’info comme tous les habitants de Rennes par la presse dans le courant de l’année 2019 “, explique David Poisot.
DS 0137bUne fin de non recevoir
Très remontés, les trois Rennais et leurs amis s’opposent aujourd’hui vivement à l’agrandissement. “La ville de Rennes a voté l’état d’urgence climatique en juin 2019”, explique David Poisot. “Nous ne leur avons pas mis un pistolet automatique sur la tempe pour ce vote ! Or ce qui se passe ici dans le cadre de l’aménagement du Stade Rennais est en violation complète des enjeux bioclimatiques et du vœu pris par la mairie ! “

Avec le club de football et la mairie, les membres du collectif n’ont pas eu d’explications. “Nous avons eu aucun contact de la part du Stade Rennais”, peste Céline. “C’est une fin de non-recevoir quasi systématique de la part de la mairie”, ajoute Anthony Morand. Un sentiment partagé par le troisième riverain, David Poisot : “La ville s’est pliée au diktat du Stade Rennais en engageant des négociations secrètes et opaques. C’est tout à fait contraire à son désir de mettre de la démocratie dans ses décisions”

Le retrait pur et simple du projet
En février, les trois riverains ont contacté l’écologiste Matthieu Theurier, aujourd’hui allié de la maire Nathalie Appéré. “Notre liste est contre tout projet d’extension du stade qui dénaturait le site de la Prévalaye », aurait dit le candidat. “Mais on a le sentiment que la composante officiellement écologiste ne s’est pas foncièrement préoccupée de cette extension”, ajoute David Poisot. “Depuis, elle ne s’est d’ailleurs pas encore prononcée sur le sujet.”

Le collectif de sauvegarde de la Prévalaye demande désormais au club breton de retirer son projet d’extension et à Rennes métropole de cesser immédiatement une “négociation inacceptable” au regard des enjeux démocratiques et bioclimatiques rennais. “”Nous n’avons rien contre le Stade rennais. Mais nous sommes désormais déterminés à faire abandonner un projet inique et inepte. Nous en espérons l’annulation. Cette extension est du XXe siècle et non du 21e”, précise Anthony Morand.

Une pétition lancée
Une pétition a été lancée par les opposants au projet (1000 signatures). Le site de la Prévalaye est composé aujourd’hui de l’éco-centre de la Taupinais, des jardins familiaux (une centaine), des terrains des jardins des Mille Pas, d’une écoferme (Perma G’Rennes)… “C’est une zone calme et de ressourcement”, assure David Poisot. « Nous sommes sur des terres agricoles expertisées comme telles par Agrocampus Ouest, il y a quelques années. Celles-ci peuvent tout à fait répondre aux souhaits de la ville d’une agriculture urbaine, durable et paysanne.”

DS 0137c

Plus les jours passent et plus la fin précoce du contrat entre Mediapro et la LFP se précise. Pour certains abonnés à la chaine qui diffuse la Ligue 1, cela risque de piquer très fort.
DS 0132Depuis la conférence de presse de Jaume Roures, mercredi dernier, c’est le silence radio total entre Mediapro et la Ligue de Football Professionnel. Tandis que le conciliateur nommé par le Tribunal de commerce de Nanterre tente de rapidement trouver une solution entre le détenteurs de droits TV de la Ligue 1 et de la Ligue 2 et la LFP, Téléfoot continue à diffuser les matchs des deux championnats nationaux sans avoir payé le moindre centime en octobre. Et le patron du groupe sino-espagnol a déjà prévenu que cela serait la même chose début décembre. Autrement dit, il y a quand même de grandes chances, ou malchances, que Téléfoot laisse place à un écran noir, malgré l’excellent travail de ses équipes.

Si la plupart des abonnés a opté pour un prélèvement mensuel, Téléfoot a tout de même enregistré plusieurs milliers d’abonnés à l’année, lesquels ont payé d’avance 269,90 euros pour avoir accès à l'ensemble de la saison. Et si la chaîne de Mediapro stoppe sa diffusion, la perte sera sèche. « Lorsqu’une entreprise fait faillite, ce sont les salariés, puis les créanciers, qui sont payés en premier, de sorte que les abonnés ne seraient pas du tout prioritaires. La somme serait tout simplement perdue. La situation est toutefois différente pour les clients qui payent au mois, car les prélèvements seraient automatiquement stoppés si Téléfoot déposait le bilan », prévient, sur le site de Capital, Vincent Durand, avocat spécialisé en droit du sport et des affaires. Autrement dit, ceux qui ont fait le plus confiance à Mediapro seront les plus pénalisés. Cela fera un point commun entre les clubs de Ligue 1 et ces abonnés qui n'auront, eux aussi, que leurs yeux pour pleurer.

La Ligue 1 est menacée de "faillite" par le défaut de paiement de Mediapro. Tout le monde l'avait vu venir, mais a oublié de le dire.
La minichronique pose une question, elle n'y répond pas toujours et, à la fin, elle en pose une autre.
DS 0116Certes, le football est le sport des vérités rétrospectives, et il est de rigueur de dénigrer le football français et ses instances – qui le méritent. Pour autant, dire aujourd'hui que le contrat de la Ligue 1 avec Mediapro était un fiasco annoncé, est-ce honnête?

Les désaveux tombent dru, et on dirait que tout le monde avait prévu le coup. Par exemple, L'Équipe évoque mardi un "aveuglement collectif" et des "décideurs [qui] n'ont pas voulu voir les risques d'une telle décision".

Lors de l'attribution des contrats, en mai 2018, le quotidien salue pourtant ce "big bang", ce "jackpot" et "ce montant record [qui] dépasse toutes les espérances et couronne la stratégie de la LFP. (…) Une réussite totale et inattendue".

Il est alors surtout question de la "stratégie perdante" de Canal+ qui, "dans le jeu de poker menteur que constitue un appel d'offres, a voulu jouer au plus malin, mais s'est piégé tout seul". Quelques mois plus tard, Canal+ était déjà moins perdant en récupérant les droits de beIN Sports sur la L1.

Reste que le choix de la Ligue avait des allures de pari. Des inquiétudes ont été exprimées et des doutes émis – notamment par le spécialiste Pierre Maes – sur la solvabilité de Mediapro, la caution de son actionnaire chinois et sa capacité à monter une chaîne et recruter 3,5 millions d'abonnés ex nihilo.

En juin dernier, l'alliance avec TF1 et l'accord de licence pour utiliser la marque Téléfoot sont encore salués. Le lancement de la chaîne se déroule sans encombre en août. Mais le 8 octobre, la demande d'une renégociation du contrat par le président de Mediapro, Jaume Roures, sonne comme un aveu.

Le pari de la société espagnole, avant celui de la Ligue, semble avoir été perdant. D'abord, en tant qu'agence qui misait sur la revente des droits. Ensuite en tant que chaîne dont il faut assurer la rentabilité à terme.

Trois hypothèses. a) Mediapro prend prétexte de la pandémie pour demander une renégociation à la LFP, son investissement étant compromis bien avant. b) Mediapro est véritablement affecté par les effets du Covid sur son produit. c) Les deux.

Il est certain que ni le "scénario catastrophe" que Maes évoquait, ni les antiques prophéties sur l'éclatement de la "bulle" des droits TV n'avaient intégré le facteur X d'un coronavirus. Le modèle de Mediapro n'a pas été le seul envoyé au tapis: toute l'industrie du football vacille.

Ce que personne n'a remis en cause, c'est le principe de l'attribution du contrat au plus offrant, l'objectif unique d'augmenter le pactole sans considération pour la disponibilité de la compétition auprès des spectateurs, compromise à la fois par le prix et l'accessibilité de la nouvelle chaîne.

"Dans tous les appels d’offres, en France comme à l’étranger, le débat entre les revenus et l’exposition a toujours tourné court et en faveur des revenus", résume Pierre Maes.

Cette faillite qui pourrait être celle, économique, du football français, est surtout la faillite morale du football-business. Et cela, qui s'en souciait au moment où la Ligue touchait son "jackpot"?

Le nom des Pinault reste intimement associé au Stade Rennais FC. Invité des rencontres O21, sur le plateau de TVR35, François-Henri Pinault est revenu sur son attachement au club rouge et noir, qui est en train d’écrire les plus belles pages de son histoire.
DS 0115Comprendre le monde de demain pour faire les bons choix aujourd’hui : tel est l’objectif des conférences "O21, s’orienter au XXIe siècle", organisées à Rennes, ce mardi 13 octobre 2020, en collaboration avec le journal Le Monde et TVR35. François-Henri Pinault, le PDG du groupe Kering, s’est prêté au jeu des questions avec les internautes.

La Ligue des Champions
À commencer par le football, sujet incontournable, car la famille Pinault est propriétaire du Stade Rennais FC depuis plus de vingt ans. Après la victoire en finale de la Coupe de France face au PSG, en 2019, le club s’est qualifié pour la première fois de son histoire en Ligue des Champions. Il va affronter des clubs aussi prestigieux que le FC Séville, Chelsea et Krasnodar. La première journée aura lieu mardi 20 octobre 2020 ou mercredi 21 octobre.

François-Henri Pinault rêve-t-il d’une finale en Ligue des Champions ? "Dans mes rêves, oui", confie-t-il avec prudence, car il sait que les obstacles sont nombreux avant d’espérer figurer dans le dernier carré.

"J’ai habité à 50 mètres du stade"
Le Stade Rennais FC, il le connaît depuis ses plus jeunes années, avant même que sa famille en prenne la gouvernance. "Jusqu’à l’âge de 16 ans, j’ai habité à 50 mètres du stade, raconte-t-il, j’ai été ramasseur de balles, j’ai joué comme ailier gauche, avec le numéro 11."

En 1998, quand le club entre dans le giron familial, "c’était pour lui donner des moyens, pour redonner du bonheur aux gens, assure François-Henri Pinault. C’était tout sauf un investissement." D’ailleurs, François-Henri Pinault se souvient d’une rencontre entre son père et Edmond Hervé, le maire de l’époque.

"Un très beau début de saison"
"Mon père lui a dit, si un jour ça devait gagner de l’argent, ça servira à la promotion du sport en Bretagne. Mais ça n’a pas gagné d’argent. Car le football, ce sont des hauts et des bas." Ce début de saison fait partie des hauts, incontestablement. "C’est un très beau début de saison, on a la chance d’avoir une très belle équipe, et pas seulement sur le terrain", constate François-Henri Pinault, hors plateau, en rendant un hommage appuyé à l’équipe de direction : l’entraîneur Julien Stéphan, le directeur sportif Florian Maurice, le président Nicolas Holveck. Sans oublier Jacques Delanoë, "un Rennais comme on les aime."

Pour lui, le Stade Rennais est "ancré dans sa ville, dans sa région. C’est un club qui a un vrai sens, une vraie passion, une vraie mission". Et là encore, on peut rêver à l’avenir. "L’équipe a de l’ambition, mais elle sait rester humble, elle sait d’où elle vient. Elle a un rêve et les yeux fixés vers où elle veut aller."

Avant la série de 7 matchs en 3 semaines faite de Ligue 1 Uber Eats et de Ligue des Champions, les Rouge et Noir ont reçu le soutien de François-Henri Pinault ce mardi. L’actionnaire du Stade Rennais F.C. a assisté à la séance d’entraînement matinale tout en échangeant avec les dirigeants du club.
DS 0114aIl s’est ensuite rendu au Roazhon Park pour visiter la Galerie des Légendes, un espace interactif de 500 m2 dédié à l'histoire du club inauguré à l’automne 2019. "Le travail qui a été fait est exceptionnel" s’est enthousiasmé François-Henri Pinault. "Ce sont les racines, l’héritage du club. On a réparé quelque chose qui manquait depuis longtemps au Stade Rennais F.C. Les supporters et le club le méritent. Ça me fait remémorer beaucoup de choses. C’est beaucoup d’émotions. Il y a encore un peu de place pour y ajouter des coupes. Je suis assez optimiste."

DS 0114b

Après avoir célébré la victoire sur Nantes, en février 2020, avec 700 pots de crème desserts, les employés d’un supermarché de Cleunay, à Rennes, récidivent, ce lundi 12 octobre, pour saluer la première place du Stade Rennais en Ligue 1.
DS 0112bIls ont remis ça. Les employés du supermarché Leclerc de Cleunay, à Rennes, ont redécoré une de leur tête de gondole du rayon frais aux couleurs du Stade Rennais, pour célébrer le bon début de saison des Rouge et Noir, premier du classement de Ligue 1, après six journées.

Un clin d’œil réalisé en pots de crème dessert, ce lundi matin 12 octobre, par deux employés, dont le chef de rayon Jérémie Béchu, qui a partagé la photo. 700 pots et une heure de travail, ont été nécessaires pour réaliser cette petite fresque éphémère.

En février dernier, pour la victoire face à Nantes
Jérémie et son collègue n’en sont pas à leur premier coup. Après la victoire à l’arraché du Stade Rennais face au FC Nantes, vendredi 31 janvier, ils avaient décidé de marquer le coup, le lundi suivant, en affichant le score 3-2, à l’aide, déjà, de pots de crème dessert, et aux couleurs du Stade Rennais.
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De quoi répondre aux employés du Leclerc Pontchâteau, en Loire-Atlantique, qui avaient eux aussi réalisé, quelques jours plus tôt, une tête de gondole aux couleurs du FC Nantes.
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En toute fin de mercato, Rennes a montré toute son ambition en recrutant un des joyaux les plus suivis sur le marché et déjà courtisé par de nombreux cadors européens. S'il aura la lourde tâche de remplacer Raphinha, parti à Leeds, Jérémy Doku pourrait bien être la surprise de la saison en Ligue 1 voire en Ligue des Champions. Voici 10 choses à savoir sur la nouvelle pépite de Rennes.

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1. Un talent très précoce...
Né à Borgerhout en Belgique, le 27 mai 2002, Jérémy Doku fait ses premiers pas balle au pied dans sa ville de naissance avant de connaitre plusieurs centres de formation, notamment Antwerp. À l'âge de 10 ans, il fait son entrée dans la formation du club d'Anderlecht.
Dans chaque catégorie d'âge, l'ailier gauche impressionne par sa technique et son talent au point d'être le meilleur joueur de toutes les équipes dans lesquelles il évoluera chez les jeunes.
Après avoir signé pro à l'été 2018, il dispute son premier match le 25 novembre 2018 à l'âge de seulement 16 ans et 182 jours. Il devient alors le huitième plus jeune joueur à évoluer avec Anderlecht derrière Romelu Lukaku et Youri Tielemans, notamment.

2. ... mais des débuts compliqués en pro
S'il montre des qualités incroyables dans ses dribbles ou ses accélérations, Jérémy Doku a beaucoup plus de difficultés à s'imposer et à être décisif.
Lors de sa première saison, il rentre cinq fois en tant que remplaçant avec 83 minutes de jeu au total et aucune titularisation, aucun but et zéro passe décisive.
La saison suivante, la jeune pépite débute en tant que titulaire avec Anderlecht mais ne sera décisif que dix matchs plus tard avec un but et une passe décisive face à Ostende en décembre 2019.
Au final, pour sa première saison entière en pro, Doku n'aura inscrit que 4 buts et offert 3 passes décisives en 24 matchs joués. Des statistiques pas vraiment à l'image d'un talent aussi prometteur.

3. Lukaku a empêché son transfert à Liverpool
Quelques semaines avant sa première signature en pro avec le club belge, le joueur de 15 ans est appelé par Jürgen Klopp pour venir faire un essai à Liverpool. Conscients d'avoir un diamant entre les mains, les Reds lui font une proposition quelques jours plus tard.
Alors que sa famille le pousse à accepter de rejoindre le futur vainqueur de la Ligue des Champions, Jérémy Doku va finalement écouter les conseils de son aîné, Romelu Lukaku.
Ce dernier l'implore alors de suivre son chemin de carrière et de faire ses débuts en pro avec son club formateur avant de partir pour un club intermédiaire. Ce qu'il fera cet été en rejoignant Rennes.
"Mon père voulait que j'aille à Liverpool et ma mère aussi, mais j'ai dit que je voulais rester. Pour moi, c'était le meilleur chemin et c'était clair dans ma tête", a-t-il avoué récemment à De Zondag.

4. Sollicité par de nombreux clubs
Avant de partir à Rennes, Jérémy Doku a reçu des propositions venant des quatre coins de l'Europe. Après l'avoir raté jeune, Liverpool était prêt à passer à l'action de nouveau cet été.
À la recherche d'un ailier, les Reds étaient proches de mettre la main à la poche pour le Belge avant de finalement recruter Diogo Jota.
Arsenal et Chelsea étaient également très attentifs au dossier en Premier League. Le Borussia Dotmund, le FC Séville et d'autres club de Liga étaient également à l'affût lors de ce mercato selon la presse européenne.
Toutefois, le directeur sportif du RCS Anderlecht a indiqué que Rennes avait été la seule équipe à faire une offre officielle et que le transfert avait été bouclé seulement 2 ou 3 jours après les premières approches.

5. Fan d'Eden Hazard
Souvent comparé à lui depuis ses débuts, Jérémy Doku est un grand fan de son compatriote et star de la sélection belge, Eden Hazard. Le nouveau joueur de Rennes a ainsi eu la chance de le rencontrer lors de son premier rassemblement avec la Belgique avec un immense bonheur.
"Quand je regardais le foot à la télé, j'aimais beaucoup l'observer et ce sera spécial pour moi de le retrouver ici, chez les Diables Rouges. Je vais être attentif à lui durant les entraînements, voir comment il joue, comment il fait les choses", a-t-il évoqué en conférence de presse.
Tout semble à parier que la collaboration entre les deux est loin d'être terminée et que Doku aura à nouveau la chance d'évoluer et d'apprendre aux côtés du joueur du Real Madrid.

6. Un début de saison de folie
Avant de rejoindre la Bretagne au début de ce mois d'octobre, Jérémy Doku a joué sept matchs avec Anderlecht en ce début de saison. Si ses premiers mois ont été compliqués au niveau statistique, les derniers mois dans le championnat belge ont été d'un tout autre niveau.
Durant ces sept rencontres, la pépite belge a marqué 2 buts et offert pas moins de 4 passes décisives à ses coéquipiers. Le tout en jouant quasiment l'intégralité des matchs. Une forme olympique qui a certainement conforté Florian Maurice et les dirigeants rennais de mettre le paquet sur lui dès cet été.

7. Il aurait pu jouer pour le Ghana
Né en Belgique, Doku est d'origine ghanéenne. Ses parents ont quitté le Ghana dans les années 90 pour venir s'installer dans le plat pays.
Charles Akkonor, le sélectionneur du pays, et ses prédécesseurs ont donc logiquement tenté de le récupérer pour en faire la future star de la sélection et le successeur d'André Ayew, notamment.
Évoluant en sélection belge depuis les U15, Jérémy Doku a tout aussi logiquement refusé pour continuer sa carrière internationale avec la meilleure sélection au classement FIFA.

8. Déjà international belge
Déjà très précoce avec Anderlecht, Jérémy Doku a connu sa première sélection avec la Belgique à 18 ans et trois mois. Le 5 septembre dernier, il est entré en jeu à la 88ème minute de jeu face au Danemark avant d'être titulaire trois jours plus tard face à l'Islande.
Comme Edouardo Camavinga avec la France, face à l'Ukraine, Doku a profité de sa deuxième sélection et sa première titularisation avec les Diables Rouges pour marquer son premier but (le cinquième de son équipe). Jeudi, il a de nouveau été titularisé face à la Côte d'Ivoire sans trouver le chemin des filets cette fois.
Avant de jouer avec les A, Doku est passé par toutes les catégories de jeunes belges, ou presque, en étant titulaire chez les U15, U16, U17 et U21.

9. Deuxième plus grosse vente du championnat belge
Avec son transfert à 26 millions d'euros, Jérémy Doku est devenu la plus grosse vente de l'histoire d'Anderlecht. Il devance très légèrement Youri Tielemans lors de son départ à Monaco pour 25 M€. Vient ensuite Aleksandar Mitrovic (Newcastle, 18,5 M€) et Romelu Lukaku (Everton, 15 M€).
Le futur Rennais est également devenu, par la même occasion, le deuxième plus gros transfert d'un joueur quittant le championnat belge derrière le nouveau buteur lillois, Jonathan David (27 M€).

10. Plus gros achat de l'histoire du Stade Rennais
S'il a battu des records niveau départ, Jérémy Doku a également effacé le record du plus gros achat de l'histoire du Stade Rennais.
Avec ses 26 millions d'euros de transfert, il devance ainsi celui qu'il vient remplacer dans l'effectif, Raphinha. L'ailier brésilien de 23 ans avait été acheté 23 M€ l'an passé en provenance du Sporting Portugal.
Ce dernier avait, de son côté, battu le record du fameux attaquant brésilien, Lucas Sévérino, acheté 21 millions d'euros au Brésil et qui avait finalement marqué 11 buts en... 84 matchs avec Rennes. Doku est, par ailleurs, le troisième plus gros transfert de Ligue 1 de l'été.

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24 novembre 2020

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