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Didier Quillot, le directeur général de la Ligue, s'est exprimé à l'issue de la 1ère journée de L1 sur les mesures mises en place autour de la reprise du championnat. Il souhaite les assouplir.

La Ligue 1 a repris ce week-end, avec sept matchs au lieu de dix et dans des stades qui sonnaient creux. Des débuts un peu tristes, qui ont donné le coup d'envoi d'une saison 2020-2021 très particulière. Et si le football français a été le premier à accueillir du public dans les stades, dès la fin juillet avec les finales des coupes nationales, la LFP espère désormais pouvoir dépasser la jauge des 5 000 spectateurs.

Les préfectures peuvent donner des dérogations aux clubs pour faire rentrer davantage de public dans leurs stades, mais aucune n'a encore été accordée. "Aujourd'hui, le gouvernement a fixé la jauge à 5 000, avec des dérogations possibles par les préfets. Nous souhaitons pouvoir accueillir plus de 5 000 personnes dans nos stades", a clamé Didier Quillot, le directeur général de la Ligue, sur les ondes de RTL. "Nos clubs travaillent, ils respectent le protocole sanitaire qui a été établi. Je demande aux pouvoirs publics et aux préfets en particulier de savoir donner des dérogations."

Quillot veut aussi limiter les reports

Les motivations de la Ligue sont financières ; accueillir davantage de public permettrait aux clubs de limiter le manque à gagner en billetterie. Toujours sur le même aspect, un autre objectif a été identifié : éviter les reports de matchs liés aux infections au covid-19, qui pourraient entraîner de nouveaux démêlés avec les diffuseurs. Le match d'ouverture entre Marseille et St-Etienne, qui devait se jouer vendredi, a été reporté après la détection de quatre cas au sein de l'effectif olympien (Montpellier-Lyon et PSG-Metz ont également été reportés en raison du final 8 de la C1).

"S'il y a des reports de matches, c'est notre calendrier très contraint, très congestionné qui est en difficulté", a poursuivi Quillot, qui réclame un assouplissement du protocole médical dans les clubs. "Notre objectif absolu est de jouer les 380 matches de Ligue 1 et de Ligue 2 cette saison. On veut un assouplissement, quelque chose qui s'inspire du protocole de l'UEFA mis en place pour le Final 8 de la Ligue des champions." A l'arrêt pendant plus de quatre mois, le football français aura attendu la 1ère journée de Ligue 1 pour se préoccuper de ses conditions de reprise. Mieux vaut tard que jamais.

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Déjà confronté à un cas de coronavirus en fin de semaine dernière, le Stade Rennais vient d'annoncer, ce lundi soir via un communiqué, avoir placé trois joueurs de l'effectif professionnel à l'isolement ainsi qu'en quatorzaine après de nouveaux tests réalisés ce jour. Le club breton précise que la Ligue de Football Professionnel (LFP) a été prévenue de ces nouveaux cas.

Par précaution et application du protocole sanitaire, le staff technique des Rouge-et-Noir va également adapter ses séances d’entraînement en privilégiant le travail en groupes restreints, et ce jusqu'à nouvel ordre. Pour rappel, le Stade Rennais doit accueillir le Montpellier Hérault Sport Club samedi après-midi (17 heures, Roazhon Park) pour le compte de la 2ème journée de Ligue 1.

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Alors que les maillots réplicas ont été imaginés avec 100 designs différents, les maillots portés par les joueurs sont identiques et sur un même graphisme.
Quelques heures seulement après avoir dévoilé le nouveau maillot extérieur du Stade Rennais, les joueurs du club breton sont entrés sur la pelouse du Stade Pierre Mauroy avec la nouvelle tunique. Mais si l’on retrouve ce mélange de blanc et de noir qui rappelle les couleurs du Gwenn ha du, le drapeau breton, c’est un maillot différent de celui que porteront les supporters qui s’est retrouvé sur les épaules des joueurs. Une histoire de règlement bien sûr.

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Outre le Stade de Reims qui a du imaginer en express un quatrième maillot afin d’être en accord avec le maillot utilisé par l’AS Monaco, le Stade Rennais s’est donc lui aussi démarqué par son maillot lors de la première journée de la Ligue 1 Uber Eats 2020-2021. Pour tout comprendre, il est important de savoir que le maillot « réplica » (celui le plus vendu dans le commerce) qui a été dévoilé présente la particularité d’offrir près de 100 designs différents. Imaginée au travers de plusieurs bandes conçues avec des motifs géométriques, la tenue offre un placement aléatoire des bandes afin de célébrer la diversité.

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Et c’est là que le règlement de la Ligue de Football Professionnel intervient puisque les joueurs de champs doivent tout simplement utiliser exactement le même maillot. Pour les pros, Puma a donc du imaginer un maillot différent qui arbore un seul et même design et avec des nuances de gris beaucoup plus pâle que sur le maillot réplica. Reste à savoir si les joueurs auront toujours le même maillot où si Puma surfera sur l’idée globale pour intégrer plusieurs template.

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Mardi dernier, Mediapro annonçait la création de sa nouvelle chaîne "Telefoot" en partenariat avec TF1, et confirmait par la même occasion que le prix de l’abonnement serait de 25 euros par mois. Un montant qui fait réagir alors que le diffuseur ne pourra retransmettre, la saison prochaine, que les rencontres de Ligue 1 (et un multiplex Ligue 2). Conséquence ? Les amateurs de football devront accumuler plusieurs abonnements pour regarder différentes compétitions. Dans ce contexte, le risque de voir le piratage se développer est grand et pourrait remettre en cause les ambitions de Mediapro en France.

Le patron de Mediapro est-il trop ambitieux ? Lors de l’annonce du partenariat avec TF1 mardi dernier pour la création de la nouvelle chaîne Telefoot, qui retransmettra dorénavant huit matches de Ligue 1 par journée, Jaume Roures a rappelé que le prix de l’abonnement serait de 25 euros par mois. Un prix déjà évoqué à plusieurs reprises il y a quelques mois et il y a deux ans, alors que Mediapro venait tout juste d’acquérir les droits de diffusion de la Ligue 1 pour la période 2020-2024 pour 780 millions d’euros annuels. "25 euros par mois, c’est un prix bon marché pour accéder à la Ligue 1, a une nouvelle fois affirmé Jaume Roures la semaine dernière. C’est en accord avec les droits télé payés à la Ligue de football professionnel."

Pourtant, ce montant de 25 euros n’est pas sans crisper les amateurs de football, alors que Mediapro a affiché l’ambition d’obtenir 3,5 millions d’abonnés. Pour suivre l’ensemble des compétitions européennes, les passionnés de ballon rond devront désormais s’abonner à Telefoot pour la Ligue 1, RMC Sport pour la Ligue des champions, la Ligue Europa et une partie de la Premier League, Canal+ pour deux matches de Ligue 1 par journée et la Premier League, et beIN Sports pour les autres grands championnats étrangers et la Ligue 2. "Le prix à payer par mois en France pour l’amateur de football qui veut tout voir est le plus cher en Europe avec l’Angleterre", souligne Pierre Maes, auteur du livre Le business des droits TV du foot (éditions FYP).

"25 euros juste pour la Ligue 1, c'est complètement fou !"
Une accumulation d’abonnements et de sous à débourser chaque mois qui ne convient plus à Cyril, technicien en télécom et habitué des chaînes sportives : "En 2020, avec tous les abonnements de sport, plus Netflix ou autres… Ce n’est pas gérable, on ne peut plus suivre !" Avant de poursuivre : "De toute façon, je vais passer à l’IPTV". Après le streaming en ligne, qui permet aux non-abonnés de suivre de manière instable les rencontres sportives avec un léger retard, l’IPTV (Internet Protocol TV) explose depuis quelques années. Une nouvelle forme de piratage plus performante et adaptée au goût du jour : avec un boîtier ou une télévision connectée, le tour est joué et la personne qui en bénéficie peut jongler entre plus de 3 000 chaînes du monde entier. Avec un accès à toutes les chaînes de sport françaises.

L'IPTV, nouvel ennemi des chaînes de sport
Une pratique illégale, qui peut coûter aux personnes qui l’utilisent deux ans de prison et 30 000 euros d’amende. "Mais on sait que ce sont principalement les fournisseurs qui se font condamner", assure Cyril. C’est pourquoi ces fournisseurs font payer un abonnement, généralement entre 50 et 100 euros par an, pour ce service. "Je préfère largement passer sur l’IPTV et payer 50 euros par an que payer 70 euros ou plus par mois pour toutes les chaînes", assure Jérémy, qui a déjà testé l’IPTV pendant une journée en janvier dernier. Car les fournisseurs proposent des offres de test allant d’une journée à quinze jours avant la souscription officielle à ce service qui propose une qualité d’image quasiment irréprochable et une stabilité bien loin du streaming en ligne standard. "Aujourd’hui, c’est très confort de regarder du football en piratant", souligne Pierre Maes.

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Avec l’arrivée de Mediapro sur le marché français, et cet abonnement à 25 euros que beaucoup jugent excessif, la crainte est grande de voir le streaming en ligne et surtout les abonnements à l’IPTV augmenter de manière exponentielle. En mai 2019, un rapport d’Hadopi (Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet) précisait que 5% des internautes auraient recours à cette pratique illégale (entre 2,5 et 3 millions de personnes) en France et que les souscriptions à l’IPTV avaient explosé à l’été 2018, au moment de la Coupe du monde et surtout du passage de la Ligue des champions et de la Ligue Europa sur RMC Sport. "Ce qu’on a vécu en 2018 avec RMC Sport a de fortes chances de se répéter, explique Pierre Maes. Comme en Suisse où ils ont constaté une augmentation de l’IPTV suite à la disparition de la retransmission en clair de la Ligue des champions. Les gens ne sont pas prêts à payer un abonnement supplémentaire ou un abonnement tout court".

"Certains investissent plus d'argent dans leur fête de Noël que dans la lutte contre le piratage"
Selon le rapport d’Hadopi de 2019, alors que les souscriptions à l’IPTV se faisaient principalement par le bouche-à-oreille jusque-là, de plus en plus de personnes parviennent à accéder à ce service illégal en autonomie. "C’est normal que ça se développe, juge Cyril qui constate à son travail que de plus en plus de personnes ont recours à l’IPTV. 25 euros juste pour la Ligue 1, c’est complètement fou !". Des négociations auraient lieu selon L’Équipe entre Mediapro et Altice pour que la chaîne Telefoot obtienne quelques matches de Ligue des champions la saison prochaine. Et le prix de l’abonnement à la nouvelle chaîne pourrait varier en fonction de la distribution par les opérateurs (Free, Orange, SFR…), qui n'a pas encore été précisée par Mediapro.

Le nouveau projet de loi audiovisuel luttera contre le piratage des rencontres de sport
"Ça ne changera rien pour moi, je vais passer à l’IPTV dès le mois d’août, c’est sûr", tranche Jérémy. Pour les diffuseurs, l’impact pourrait être important, car en cas de souscription à l’IPTV, les amateurs de ballon rond pourraient se désabonner des autres chaînes. Un risque bien enregistré par Yousef Al-Obaidly, patron de beIN Media Group. "La bulle glorieuse des droits TV est sur le point d’éclater, avertissait-il en octobre dernier lors d’un congrès à Londres. Si rien n’est fait contre le piratage, il y aura une réduction importante de la valeur des droits télévisés". Le plan social annoncé la semaine dernière par le groupe beIN fait notamment état de la "spirale du piratage" pour justifier le départ d’une vingtaine de journalistes.

07/08/1998: L'effectif professionnel du Stade Rennais FC est présenté aux abonnés dans l'enceinte du Stade de la Route de Lorient. Cette présentation est assurée par un supporter Rennais de toujours: Eric Besnard.

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Selon le journal Ouest France, le crack Eduardo Camavinga (17 ans) portera cette saison le numéro 10 laissé libre par Rafik Guitane, prêté à Maritimo, au Portugal.

Le crack Eduardo Camavinga, plus jeune joueur à avoir porté le maillot du Stade Rennais avec les pros, avait débuté sa carrière chez les grands avec le numéro 39 dans le dos, lors de ses premières apparitions durant l'exercice 2018-2019.

La saison passée, celle de sa révélation, il avait opté pour le numéro 18, brillant jusque sur la scène continentale en Ligue Europa. Appelé à devenir le meilleur joueur de l'histoire formé au Stade Rennais, il portera pour la saison 2020-2021 le très symbolique numéro 10, laissé libre par Rafik Guitane, prêté au Maritimo (Portugal).

Maillot collector
Ce choix s'avère un signe fort du joueur, sous contrat jusqu'en juin 2022, qui montre là l'étendue de son caractère, prêt à assumer son statut de meilleur joueur de l'effectif la saison de la première participation du club en Ligue des champions, alors qu'il fêtera seulement ses 18 ans le 10 novembre. Camavinga avec le numéro 10, c'est également la garantie d'un rush vers la boutique du SRFC pour un maillot d'ores et déjà collector.

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Propriétaire du Stade Rennais depuis 1998, François Pinault fête ses 84 ans ce vendredi.

 

Infographies – Quelles sont les zones d'influence nationales et les emprises régionales des clubs français, comment se disputent-ils le territoire? Réponses en cartographies interactives.

Le football moderne a bouleversé la géographie des supporters, qui a longtemps fait correspondre leurs appartenances à la proximité avec le club "local" – même si certains clubs comme la Juventus ou le Bayern ont toujours fédéré des supporters au-delà de leur région. En France, les épopées européennes et les périodes de domination domestique ont attaché des générations entières à une équipe.

L'internationalisation du football, sa diffusion massive au travers des frontières ont significativement contribué à délocaliser ces identifications, avec le supportariat "à distance" qu'a étudié le sociologue Ludovic Lestrelin, ou l'adoption d'un "second club" – souvent quand le premier n'évolue pas au plus haut niveau européen.

La répartition territoriale des supporters n'en est que plus intéressante à étudier… à condition de trouver des outils et des données qui le permettent – les études de marché, les fichiers abonnés ou les données de téléphonie mobile dans un stade étant jalousement gardés par les clubs.

Les réseaux sociaux s'avèrent alors précieux, en particulier Twitter qui est le seul de cette envergure à permettre une exploitation de ses données par des tiers via son API. Nous sommes partis du postulat que l'on s’abonne au compte officiel d'un club lorsqu’on en est plutôt supporter – même si on peut suivre un club rival pour le troller.

Autres limites : la base d’utilisateurs plutôt jeune et urbaine de ce réseau social, qui passe sous silence les supporters plus âgés, ainsi que les bots informatiques (mais leur répartition géographique ne semble pas altérer l’analyse).

Nous avons donc collecté les données des 40 clubs présents en Ligue 1 et Ligue 2 lors de la saison 2018/2019, ainsi que de trois clubs majeurs de National (Tours FC, SC Bastia et Stade lavallois). Pour plus de précisions méthodologiques, voir la notice en fin d’article.

Le PSG et les autres

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N. : les données datent de fin 2018, elles ont évolué depuis, et eles excluent les bots Twitter suspectés de suivre les comptes officiels des clubs. Elles sont donc en-deçà des chiffres affichés sur les pages de leurs comptes.

Cartographie des aires d’influence des clubs de football

La carte qui suit permet d’afficher le club français comptant le plus de fans dans chaque zone de dix kilomètres de côté, la commune indiquée étant la plus peuplée de ce carré. Seuls ceux comportant plus de dix twittos sont indiqués: de nombreuses zones peu denses ne sont donc pas renseignées.

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Si la logique de proximité est respectée pour les clubs d’envergure, on constate l’influence du Paris Saint-Germain dans tous les interstices éloignés de ces villes. À l’ouest, c’est par exemple le cas dans le Centre-Bretagne, dans le Léon ou en Cornouaille et, à l’est, dans les Vosges ou la Meuse. 

Dans le centre et le Sud-Ouest du pays, le PSG se retrouve souvent en position de premier club suivi en l’absence de concurrents à sa mesure, même au Pays basque où les Girondins semblaient autrefois les plus supportés localement.

En termes footballistiques et non géologiques, le bassin parisien s’étend très loin: de la Côte d’opale à l’Aisne, de la Sarthe (en l’absence temporaire du MUC 72?) au Morvan, et même jusqu'aux Pyrénées.

L’Olympique de Marseille reste loin devant le PSG dans quasiment toute la région Paca, et les trois clubs corses sont maîtres chez eux avec une nette avance pour le Sporting – pourtant redescendu au niveau amateur.

L’Olympique Lyonnais se rassure jusqu’à Valence et dans le Dauphiné, mais n’est définitivement pas le club des Alpes, où le PSG prime. Dès la limite départementale avec la Loire franchie, on bascule en territoire stéphanois.

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Sur la carte des clubs en "deuxième position", la diffusion de l’OM est visible même dans le Nord, ainsi que l’intrication PSG/OM avec de nombreux territoires où ces deux clubs sont les plus suivis. L’importance du club de la capitale est sensible dans les zones avec un club local fortement suivi (Stade rennais, FC Nantes, Girondins de Bordeaux…).

Fiefs et diasporas

Cette carte interactive entre dans le détail pour connaître, toujours pour chaque zone de dix kilomètres de côté, le nombre et la part des twittos qui suivent le club sélectionné. Bien sûr, le total par carreau fera plus de 100% puisque certains utilisateurs suivent plusieurs clubs en même temps.

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Territoires de football

La localisation des fans via leur bio Twitter étant insuffisante dans les zones moins densément peuplées (cf. les points non renseignés sur la première carte), on peut extrapoler sur ces territoires avec la méthode des plus proches voisins, et en profiter pour éliminer le bruit et quelques données aberrantes.

Dans les cartes qui suivent, à chaque club on affecte une couleur dont l'intensité est proportionnelle au degré de certitude dans le résultat. Seules les fanbases des clubs qui apparaissent dans la zone sont analysées: contrairement aux cartes précédentes, on évite de montrer les supporters "à distance".

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Parmi les trois clubs les plus populaires, le PSG est devant ses deux rivaux sur les trois quarts du pays. L’OM résiste en Paca, à l’exception notable du littoral de Saint-Tropez jusqu’à Menton, qui place Paris devant. La Lozère, le Sud-Cantal et quelques zones du littoral languedocien restent tout de même plus attirés par l’OM que par le PSG.

Dans les environs de Valence (Drôme) les cœurs balancent: c’est à partir de là que les supporters lyonnais se font majoritaires, bien que le PSG y soit en bonne position. L’OL reste le club préféré dans un rayon de cent kilomètres autour de Lyon, sauf dans la Loire où les Stéphanois préfèrent encore le PSG au rival lyonnais.

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Bien qu'elle soit pourvue en clubs de premier ou de second plan (Calais, Dunkerque, Boulogne, Wasquehal…), seuls quatre clubs de la région ont assez de followers pour faire partie de l’analyse: le LOSC règne sur la moitié septentrionale du département du Nord, le Valenciennes FC au Sud, l’Amiens SC garde son fief dans presque toute la Somme et le RC Lens reste majoritaire partout ailleurs.

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La zone d'influence du RC Strasbourg épouse presque parfaitement les contours des Haut-Rhin et Bas-Rhin, avec une petite incursion en Moselle près de Sarrebourg.

Ici commence le territoire du FC Metz, qui inclue le périmètre du département 57 version pré-annexion allemande de 1871, ainsi que le nord de la Meuse jusqu’à Commercy. Le rival AS Nancy-Lorraine règne sur le département disparu de la Meurthe et une bonne partie des Vosges.

Le FC Sochaux-Montbéliard reste roi à Belfort, dans le Doubs et la Haute-Saône – même si le club de Dijon gagne des fans presque jusqu’à Vesoul.

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Le Stade Rennais et le FC Nantes établissent leurs fiefs dans leurs départements respectifs (35 et 44). Les Canaris recrutent des fans jusque dans le Sud-Mayenne, le Choletais et toute la Vendée. Le SRFC tente une timide percée dans la Manche, mais les Normands restent majoritairement malherbistes.

Les Rouge et Noir semblent majoritaires dans les Côtes-d’Armor jusqu’aux environs de Collinée (ce qui confirmerait ce reportage mythique de Canal+ dans les années 1990) et dans le Morbihan jusqu’à Ploërmel voire Locminé.

Vannes se situe aux confins des influences nantaise et lorientaise, mais une poche de résistance stadiste semble se distinguer dans la presqu’île de Rhuys: une explication serait-elle à trouver du côté des propriétaires de résidences secondaires et des retraités venus de Rennes?

Le Stade brestois est un peu confiné dans le Nord Finistère, où même Morlaix échapperait à son emprise, mais il aura probablement conquis de nouveau du terrain à l’est après sa montée en L1 et la descente de l’En Avant Guingamp.

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Si l'on exclut le PSG de l’analyse (pour rappel, ces cartes ne montrent que les clubs locaux), l’Olympique de Marseille écrase tout le littoral méditerranéen et phagocyte les bases de supporters potentiels des autres clubs.

Tout le littoral? Non, à partir d’Antibes, on lui préfère tout de même l’OGC Nice, comme dans une grande partie du département des Alpes-Maritimes, voire l’AS Monaco sur une petite dizaine de kilomètres de côte.

Le Montpellier Hérault SC garde l'ascendant sur le sud des Cévennes jusqu’à l’arrière-pays héraultais, mais est supplanté par l’OM partout ailleurs. Le rival nîmois, fort de ses bons résultats récents, tente de reconquérir le Gard, mais se limite pour l’instant à un rayon limité autour du Stade des Costières.

 

(Source : Cahiers du Football)

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Sans poste depuis son départ du Stade Rennais en février, l'ancien président du club breton, Olivier Létang, a été cité dernièrement comme potentiel nouveau directeur général de la LFP. Flatté, ce dernier assure toutefois à RMC Sport qu'il n'est pas intéressé.

Depuis quelques jours, son nom revient sur les lèvres de plusieurs dirigeants pour devenir directeur général de la Ligue de football professionnel (LFP), et succéder ainsi à Didier Quillot. Pourtant, l'ancien président du Stade Rennais, Olivier Létang, joint par RMC Sport, assure ne pas être intéressé par cette fonction.

"Je suis honoré que mon nom ressorte pour un poste aussi prestigieux que celui de directeur général de la LFP, à un moment où il faut développer un projet pour rendre le football professionnel français encore plus performant, mais cela ne correspond pas à mes aspirations d’aujourd’hui", confie le dirigeant.

"Ce n'est pas d'actualité"
Et Létang d'en dire un peu plus sur la suite de sa carrière professionnelle: "Je préfère me concentrer sur d’autres priorités actuellement après plusieurs saisons fantastiques avec le Stade Rennais, ponctuées par la première qualification du club en Ligue des champions, poursuit-il. Je suis très heureux pour les Rennais. Actuellement, je prends mon temps pour choisir le meilleur projet. Je remercie ceux qui pensent ou qui ont pu penser à moi, mais ce n’est pas d’actualité."

Une réponse on ne peut plus claire pour l’ancien directeur sportif parisien, qui suit toujours avec attention et affection l’aventure des clubs français en Ligue des champions.

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Le Stade Rennais a reçu une très bonne nouvelle mardi soir. Effectivement, on connaît désormais les quatre demi-finalistes de la Ligue Europa - le Séville FC, le Shakhtar, Manchester United et l'Inter - et tous se sont qualifiés pour la Ligue des Champions via leur championnat respectif. Les Bretons ont donc, comme l'indique le règlement, directement obtenu un ticket pour les phases de poules de la plus prestigieuse des compétitions européennes, sans devoir passer par les barrages comme c'est pourtant prévu pour le troisième de la Ligue 1. Et forcément, cela offre de nouvelles perspectives pour le mercato.

« Nous, ça va nous permettre d'avoir plus de certitudes pour le mercato. On avait déjà des cibles bien déterminées. On avait encore trois postes (deux défenseurs centraux et un attaquant axial) à pourvoir. On pourra éventuellement recruter quelques compléments et étoffer l'effectif en vue de la Ligue des champions. On cherche à composer une équipe bien équilibrée. Quel adversaire souhaité en phase de groupes ? Pourquoi pas le Real Madrid, que je n'ai jamais rencontré ? », a lancé le président Nicolas Holveck sur La chaîne l'Equipe.

Presque 30 millions d'euros assurés
On peut donc s'attendre à un mercato plus qu'animé pour les Bretons, déjà assurés de toucher les revenus liés au droits TV des six rencontres de poules de la coupe aux grandes oreilles. On parle là d'environ 28 millions d'euros ! Le Télégramme confirme également que tout ceci devrait bien aider l'équipe entraînée par Julien Stéphan, qui sera plus attractive aux yeux des joueurs ciblés.

Ces derniers temps, on a parlé de joueurs du calibre de Javi Martinez (Bayern Munich) ou Fikayo Tomori (Chelsea), ainsi que William Carvalho (Betis). Nous vous révélions aussi en exclusivité sur Foot Mercato que la direction du club avait un œil sur le Barcelonais Jean-Clair Todibo. Avec l'assurance de disputer la Ligue des Champions, le club va pouvoir passer la seconde pour boucler ces dossier pour le moins intéressants.

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Le président du club, Nicolas Holveck, avait entretenu le mystère sur le plateau de l’émission Pleine Lucarne. Un des maillots du Stade Rennais pour la saison 2020-2021, qui sera officiellement dévoilé le 16 juillet, fera référence au mosaïste rennais de renom Isidore Odorico.

Quelle est l’identité de cette personne à qui l’un des maillots du Stade Rennais pour la saison 2020-2021 rendra hommage ? Le président du club, Nicolas Holveck, avait entretenu le mystère sur le plateau de Pleine Lucarne, mardi 1er juillet. La tenue « fera référence à une personnalité qui a marqué l’histoire de Rennes et du Stade Rennais », s’était-il contenté de dire. Fin du suspense, ce jeudi 2 juillet.

Il s’agira d’Odorico. Père… ou fils. La famille d’artisans mosaïstes italiens, au style inimitable, a réalisé, entre le XIXe et XXe siècle, des centaines de fresques, disséminées dans la ville. Faisant de Rennes, la « capitale de la mosaïque du grand Ouest », au début du XXe siècle. Rien que ça.

Pour l’anecdote, Odorico fils était passionné de football. Il a même évolué dans l’équipe des Rouge et Noir, entre 1912 et 1914, puis entre 1918 et 1925, avant de devenir président du club en 1931. La structure scolaire qui soutient le centre de formation du Stade rennais FC porte aujourd’hui son nom : l’école technique privée Odorico, contiguë au Roazhon Park.

La vraie tenue sera, elle, dévoilée jeudi 16 juillet, jour du match amical contre Châteauroux, à la Piverdière. S’agissant des deux autres maillots, il faudra être « un petit peu patient ».

Selon nos informations, des équipes de Puma sont déjà venues tourner à Rennes des images de mosaïques d’Odorico pour les besoins de leur clip promotionnel.

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Averti en début d’année 2020 par la Ligue de Football Professionnelle sur l’état médiocre de sa pelouse, le Stade Rennais avait écopé d’une amende de 20 000 € assortis d’un sursis d’un an. « La saison a été compliquée dû à l’organisation de la Coupe du Monde féminine en juin dernier. L’événement ne nous a pas permis de réaliser les travaux de maintenance habituels à l’intersaison » détaille Karim Houari, stadium manager du Stade Rennais.

Suite à l’arrêt du championnat, le club peut d’ores et déjà lancer les travaux : « Nous avons pris la décision de procéder au remplacement intégral de la pelouse à partir du lundi 25 mai » rapporte ce jour, Karim Houari, , chez nos confrères de TVR. L’option retenue ? Une injection par fibre de 25 cm de hauteur, permettant une résistance accrue à l’arrachement et au piétinement. Le chantier, quant à lui, sera livré sous neuf semaines, pour le début de la saison prochaine. Un délai maîtrisé qui permettra au Stade Rennais de faire peau neuve, d’éviter la sanction financière des instances mais surtout aux joueurs de retrouver une surface de jeu enfin propre à un jeu de bonne qualité. Une vraie bonne nouvelle !

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Désireux de quitter l’OL au mercato, Jeff Reine-Adélaïde (22 ans) pourrait très bientôt rebondir du côté du Stade Rennais. Les discussions se poursuivent entre les différentes parties.

L’opération dégraissage se poursuit en bonne et bue forme à l’OL. Le prochain joueur partant devrait se nommer Bertrand Traoré, proche de s’engager à Aston Villa contre un chèque d’environ 18 millions d’euros.

Traoré ne devrait pas être le seul toutefois à s’en aller : le Stade Rennais s’est rapproché de l’OL pour Jeff Reine-Adélaïde. Selon L’Équipe du jour, la première offre n’a pas satisfait les dirigeants olympiens mais le fil n’est pas rompu. L’international espoirs (22 ans), qui espère évoluer dans l’axe, se projette déjà à Rennes…

"Sa situation à Lyon ne lui plaît plus et il avait déjà annoncé ouvertement son désir de quitter le club, rappelle le quotidien sportif. Et comme l’OL a besoin de liquidités et de réduire un effectif pléthorique..." Pour rappel, les Gones se penchent sur le profil du jeune ailier de Penarol Facundo Pellistri (18 ans) pour le remplacer.

Trans. : Transfert | R.P. : Retour de prêt | F.C. : Fin de contrat | P. : Prêt | Ret. : Retraite | 1e CP : Premier contrat pro | E. : Echange | Es. : Essai | I. : Inconnu

SRFC - Transferts officiels
Date Poste

Arrivées

Départs

Montant Etat
MIL Amiens  S. GUIRASSY   15M € Trans.
Dijon  N. AGUERD   5M € Trans.
MIL   R. GUITANE  Maritimo   R.P.
ATT   M. GÜÇLÜ  Valenciennes   R.P.
ATT   J. TELL  Clermont   R.P.
MIL Olympique Lyonnais  M. TERRIER   12M € Trans.
ATT Lorient  A. LAURIENTÉ     Trans.
Avranches  N. DIALLO     Trans.
Valenciennes  L.BRASSIER     Trans.
  J. MOREL  Lorient   R.P.
  S. DOUMBIA  Angers   Trans.

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Annoncé tout proche du Stade Rennais FC ces derniers jours, Islam Slimani, attaquant de Leicester City, devrait finalement attendre avant d’être fixé sur son avenir cet été.

Le Stade Rennais FC veut renforcer son secteur offensif. Si plusieurs pistes ont été évoquées, le dossier Islam Slimani semblait le plus chaud de ces derniers jours. Après un prêt concluant à l’AS Monaco la saison dernière (9 buts et 8 passes décisives), l’international algérien est retourné à Leicester City, son club propriétaire. Mais les Foxes n’ont pas l’intention de le garder, de quoi donner de l'espoir au SRFC qui avait été annoncé tout proche de le recruter. Sauf que le joueur de 32 ans ne partira pas à moins de 8 millions d’euros, une somme que le Stade Rennais FC n’aurait toujours pas proposée. « Jusqu’à présent, Rennes n’a formulé aucune offre pour l’Algérien », assure France Football. Les recruteurs du SRFC sont toutefois attirés par le profil du Fennec. « Le club breton devrait prochainement se positionner un peu plus clairement », croit savoir la même source. Un intérêt partagé par Islam Slimani, selon les dernières informations.

Leicester City veut faire monter les enchères

Mais l’intérêt du Stade Rennais FC ne semble pas cadrer avec la vision de Leicester City sur ce dossier. Les Foxes n'ont pas l'intention de retenir l'ex-sociétaire du Sporting Portugal. Ils n'attendraient qu'une offre à la hauteur de leurs attentes avant de le libérer. En effet, l’hebdomadaire sportif soupçonne Leicester de vouloir "jouer la montre avec l’ouverture des autres marchés" des transferts. L’idée principale des dirigeants serait de vendre l’Algérien au plus offrant. Un plan qui pourrait toutefois être mis à mal par Islam Slimani lui-même. L'ancien Monégasque se refuserait pour l'heure aux championnats exotiques (Chine, Golfe, MLS…) d’où peuvent provenir les meilleures offres.

DS 0014

Le latéral gauche de 23 ans s’est engagé avec Angers Sco jusqu’en 2023. Il avait été prêté avec option d’achat par Rennes en Anjou de janvier jusqu’à l’arrêt de la saison.

Comme nous vous l’annoncions hier, Souleyman Doumbia s’est engagé avec Angers Sco jusqu’en 2023. Le club l’a officialisé ce mercredi 8 juillet. Prêté à partir de janvier jusqu’à l’arrêt de la saison par le Stade Rennais, Souleyman Doumbia rejoint définitivement l’Anjou. L’international ivoirien (4 sélections) avait disputé cinq rencontres avec le Sco pour une passe décisive.

Angers a donc choisi de lever l’option d’achat. On peut la lever même si la date, qui était simplement formelle, est dépassée, précisait Sébastien Larcier, le directeur sportif, hier. Compte tenu de la situation (sanitaire), Rennes a accepté de rallonger le délai. Ce mercredi matin, Souleyman Doumbia a participé à l’entraînement avec le reste du groupe angevin.

Cette arrivée ouvre la porte à un départ de Rayan Aït-Nouri (18 ans), titulaire du poste de latéral gauche, jusqu’à sa fracture de la mâchoire en janvier dernier. C’est dans le cas d’un éventuel départ de Rayan qu’on anticipe un transfert de Souleyman Doumbia, confiait Larcier.

DS 0009

Invité dans « Team Duga » sur RMC, le directeur sportif du Stade Rennais Florian Maurice a reconnu que le jeune défenseur de l’AS Monaco Benoît Badiashile, 19 ans, faisait partie d’une liste de défenseurs que le club breton a identifiés.

Ce n’est un secret pour personne : le Stade Rennais est à la recherche d’un défenseur central cet été. Le premier nom à avoir filtré est celui de Mohammed Salisu, jeune Ghanéen qui évolue au Real Valladolid. Toutefois, la piste a été refroidie ces derniers jours : le défenseur de 21 ans préférerait la Premier League.

Un autre profil a été évoqué par Florian Maurice, le directeur sportif des Rouge et Noir, ce mardi. Invité dans l’émission "Team Duga", diffusée sur RMC, l’ancien Lyonnais a été interrogé sur Benoît Badiashile, un autre jeune défenseur (19 ans), qui évolue à l’AS Monaco. C’est un joueur qui fait partie d’une liste de défenseurs qu’on a identifiés », a confirmé Maurice.

Après, en termes de moyens, c’est aussi un jeune joueur, reprend-il. On souhaite évoquer tous ces dossiers tranquillement, pas à pas. On n’a pas envie de jeter tous les œufs dans le même panier, mais plutôt d’avoir plusieurs pistes sur ce type de poste. Et faire la meilleure acquisition possible tant sur le plan de l’investissement, que sur le plan sportif. "Benoît Badiashile est lié avec le club de la Principauté jusqu’en 2024."

Le Stade Rennais a offert un premier contrat professionnel à son jeune milieu de terrain Lesley Ugochukwu.

DS 0002

Formé au SRFC, le footballeur de seulement 16 ans a paraphé un bail de trois années, soit jusqu'en juin 2023, avec le club breton.

"Cette signature dans mon club formateur représente beaucoup. C'est une fierté pour moi qui suis là depuis la catégorie U9. Je suis vraiment enthousiaste même si cette signature n'est qu'une étape. Désormais, c'est à moi de travailler dur pour pouvoir intégrer le groupe pro. La saison dernière a été particulière pour moi car j'ai connu une blessure qui m'a éloigné assez longtemps des terrains. J'ai su prendre mon mal en patience. À présent, j'ai hâte de retrouver les terrains et de prouver que je mérite ce qu'il m'arrive aujourd'hui."

DS 0040

Après un protocole assoupli au niveau terrain, la suite à venir au niveau des tribunes ?

Fini les 4 cas positifs synonymes de report du match.

La LFP vient de voter une nouvelle règle. Chaque club devra fournir une liste de 30 joueurs. Si parmi eux au moins 20 sont testés négatifs la veille du match, la rencontre aura bien lieu.

Reste à valider ce protocole par les services de l'État.

DS 0037

Le Stade Rennais a annoncé la suspicion de nouveaux cas positifs au coronavrius ce lundi soir. Nicolas Holveck, le président rennais, a confirmé les tests positifs au micro de la chaîne Téléfoot"On a fait un autre test hier (lundi) matin pour avoir plus de sécurité et, malheureusement, trois nouveaux joueurs ont été testés positifs", a-t-il annoncé.

 

Le club breton doit affronter Montpellier ce samedi mais avec trois cas positifs, la rencontre pourrait être reportée. "On est dans une situation un peu particulière, une situation d'attente. Pour l'instant, le match a lieu mais la situation peut évoluer au cours de la semaine", a expliqué le dirigeant.

DS 0030

Nouvelle illustration du foot casino, ce groupe audiovisuel espagnol a acheté une fortune les droits de retransmission télé du championnat de foot français. Un pari audacieux alors que la chaîne Téléfoot est lancée ce vendredi 21 août.
C’est peu de dire que la nouvelle a surpris. Le 2 juin dernier, Jaume Roures, le patron de Mediapro, société barcelonaise détentrice des droits de diffusion des matchs de Ligue 1 et de Ligue 2 pour quatre ans à partir de la saison 2020-2021, est sorti de sa réserve à l’occasion d’une conférence de presse. Alors qu’il se retranchait dans le silence depuis un long moment, ce septuagénaire à l’air un peu intello avec sa barbe, son crâne dégarni et ses lunettes rondes a annoncé une alliance spectaculaire avec TF1.

Ce deal va lui permettre de baptiser sa nouvelle chaîne «Téléfoot», du nom de la célèbre émission dominicale de la Une. «Nous aurons d’emblée une identité forte», se félicite l’homme d’affaires catalan. Ce dernier profitera aussi de certains moyens techniques de la chaîne du groupe Bouygues pour la production d’un magazine hebdomadaire. Il disposera enfin du duo de commentateurs vedettes qui suit l’équipe de France, Grégoire Margotton et Bixente Lizarazu, 20 soirs par saison.

Même avec l’appui de TF1, le nouveau venu se lance dans une aventure risquée. Et très consommatrice en cash comme on le sait bien chez BeIn Sports, précédent titulaire des droits sur la Ligue 1: la chaîne qatarie a perdu plus de 1 milliard d’euros depuis son arrivée dans le foot français en 2012. Des déboires qui n’ont pas empêché Mediapro de faire sauter les compteurs: pour huit matchs de Ligue 1 et de Ligue 2 par journée, l’espagnol a allongé 780 millions d’euros. A ce niveau de prix jamais vu, il n’a même pas l’exclusivité puisque Canal+ conserve deux affiches clé, le samedi soir et le dimanche après-midi, tandis que BeIn garde deux matchs de L2 et que Free s’est aussi offert un petit résumé hebdomadaire.

 

Cumulés, les droits lâchés par les différents diffuseurs ont fait un bon de 60%! A priori une bonne nouvelle pour les clubs qui tirent la moitié de leur recette de la télévision. Mais c’est vraiment très cher payé pour Mediapro. Il faut savoir que la L1, un championnat avec seulement deux clubs vainqueurs d’une compétition européenne (l’OM en 1993 et le PSG en 1996), est très loin d’avoir l’aura du Calcio italien (29 titres européens) et de la Bundesliga allemande (18) qui touchent pourtant une manne télévisuelle du même niveau (la Premier League anglaise et la Liga espagnole, plus cotées, sont nettement mieux dotées). La mise de Jaume Roures est tellement stupéfiante qu'avant sa conférence de presse, certains dans le milieu s’inquiétaient des réelles ressources dont disposait cet homme quasi inconnu de ce côté-ci des Pyrénées.

Que sait-on au juste de ce nouvel arrivant? Passé par le trotskisme dans sa jeunesse et aujourd’hui supporter acharné de l’indépendance de la Catalogne, il est à la tête d’un poids lourd du paysage audiovisuel ibérique. Mediapro compte environ 7000 salariés actifs dans une cinquantaine de pays et affiche un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros et un excédent brut d’exploitation de 220 millions en 2019 (le résultat net n’est pas connu).

L’entreprise créée en 1994 touche un peu à tout, du cinéma (elle a produit des films de Woody Allen) à la gestion de droits en passant par des prestations techniques. «Ils sont très réputés pour la qualité de leurs retransmissions de foot», reconnaît-on volontiers chez Canal+. Les équipes de Mediapro ont ainsi travaillé dans une vingtaine de championnats, de l’Amérique latine à la Turquie en passant par la France, pour le compte de BeIn. «J’ai toujours été payé en temps et en heure», raconte, pour sa part, un journaliste sportif qui travaille pour eux depuis plusieurs années. Bref, ils sont considérés comme des pros.

 

Ce pedigree plutôt flatteur ne garantit pourtant en rien le succès de Téléfoot. «Il nous faut attirer 3,5 millions d’abonnés pour rentabiliser notre chaîne, nous allons y arriver, j’en suis persuadé», soutient pourtant Jaume Roures. Pour y parvenir, il faudrait donc que la moitié des 7 millions de Français qui se disent fans d’au moins un club, selon la Ligue de football professionnel (LFP), sortent leurs chéquiers. Ce qui semble quand même improbable, surtout à une époque où de nombreux Français, y compris les mordus de ballon rond, s’inquiètent pour leur pouvoir d’achat. «Cela ne peut de toute façon pas marcher, ils n’auront jamais assez de monde, tranche pour sa part Pierre Ménès, consultant de Canal+. BeIn est bien parvenu à ce niveau d’abonnement, à son sommet, en 2020, mais son offre était autrement plus complète avec le Mondial, la L1, la Champions League, les tournois de tennis ou encore la NBA.»

Pour ne rien arranger, il n’est même pas certain que le spectacle sera au rendez-vous. Explication: l’arrêt du championnat à la mi-mars a encore mis à mal les finances des clubs qui n’étaient déjà pas folichonnes puisque des «gros» comme Bordeaux, Marseille ou Monaco accumulent les pertes depuis des années. Le déficit de la Ligue 1 pourrait devenir abyssal, au-delà des 500 millions d’euros pour la saison 2019-2020.

Résultat, les équipes qui avaient déjà l’habitude de se séparer de leurs joueurs les plus «bankables» pour rééquilibrer leur compte – un quart des revenus de la L1 dépendent des transferts – risquent d’en vendre encore plus à l’étranger. «Cela m’inquiète un peu et j’espère qu’il n’y aura pas trop de départs», admet d’ailleurs Jaume Roures, bien conscient du problème. Peu de vedettes donc à attendre pour animer les débats. Sans oublier que, pour des raisons sanitaires, une bonne partie des matchs risquent de se jouer à huis clos, rendant le show encore plus tristounet. Au moins dans ce cas, certains habitués des tribunes se sentiraient-ils obligés de s’abonner pour quelques mois…

 

Et puis il reste une incertitude que Mediapro n’a pas entièrement levée, c’est celle de sa surface financière. D’autant plus que l’entreprise présente un niveau d’endettement élevé – 727 millions d’euros fin 2019 – vu sa taille. En tout cas, les responsables du foot italien se sont méfiés. Jaume Roures avait acheté les droits du Calcio moyennant 1 milliard d’euros par saison, pour trois ans à compter de l’été 2018. Mais, à la dernière minute, les clubs transalpins ont estimé que ses garanties bancaires n’étaient pas suffisantes.

Un certain mystère plane aussi sur l’actionnaire principal et ses motivations, le fonds chinois Orient Hontai Capital (OHC). Ce dernier a racheté 54% des parts à divers minoritaires début 2018, en lâchant la coquette somme de 900 millions d’euros. D’OHC, l’on sait juste qu’il s’agit de la filiale d’une banque d’investissement cotée à Shanghai. Son P-DG, Tony Ma, a alors précisé que cette prise de participation rentrait dans «le cadre de la nouvelle route de la soie», la stratégie de conquête de l’empire du Milieu. «Il est certain que Pékin place ses pions dans le foot européen, constate Luc Arrondel, économiste du football. Des investisseurs chinois sont aussi entrés dans des clubs comme Lyon, l’Inter de Milan ou le Manchester City. L’arrivée d’OHC dans les droits télés confirme une tendance lourde.» Mediapro serait-il un cheval de Troie?

Pour l’heure, Mediapro n’a pas conclu de deal avec Canal+, mais négocie des accords de distribution avec l’ensemble des opérateurs télécoms. Et il assure que Bouygues, le principal actionnaire de TF1, n’aura droit à aucun traitement de faveur…

DS 0027

Le Stade Rennais compte 17.000 abonnés pour la saison 2020/2021. Un chiffre record pour le Roazhon Park dont la capacité est de 29.194 spectateurs (soit 58% d'abonnés).

DS 0026

Détenteur des droits du Championnat de France de football en quasi-direct, Free va proposer différents contenus sur son application "Free Ligue 1", lancée ce mercredi.

Disponible à la fois sur l'interface de la Freebox et sur une l'application "Free Ligue 1", l'offre de foot de l'opérateur télécoms est désormais connue. L'application en question est téléchargeable depuis ce mercredi et Free annonce offrir les deux premières journées de Championnat à l'ensemble des utilisateurs.

En effet, si Free Ligue 1 sera disponible gratuitement sur les box et sur les forfaits mobiles 4G (hors offres promotionnelles), les autres consommateurs devront donc s'abonner au contenu payant de Free Ligue 1 à partir de la troisième journée de Championnat.

Le tarif reste non communiqué à ce jour mais l'opérateur nous fait savoir qu'il sera "attractif". Le contenu payant de l'application concernera par ailleurs uniquement les matches en direct et les résumés des rencontres.

Jusqu'à 30 minutes de quasi-direct par match de L1

Détenteur du lot en "quasi-direct" (réglé près de 50 millions d'euros par an jusqu'en 2024), Free aura la possibilité d'alerter ses abonnés box et mobile par des notifications afin de les renvoyer vers différents extraits des rencontres présélectionnées par l'utilisateur. "Cela permet de regarder en quasi-direct, jusqu'à 30 minutes d'images par match, sous la forme de clips pouvant aller jusqu'à 60 secondes, précise Thomas Reynaud, DG de l'opérateur télécoms. On enverra des notifications dans des délais records, de quelques secondes, avec l'idée d'aller à l'essentiel du match : les buts, les meilleures actions, les plus beaux arrêts. Finalement, on sera la seule plateforme à donner accès à 100 % des buts de la L1 en vidéo".

L'abonné aura la possibilité de sélectionner sur sa box ou son application un ou plusieurs clubs afin d'être alerté des meilleurs moments d'une ou plusieurs équipes. "Nous avons également accès à la zone flash d'interviews, comme les autres détenteurs de droits (Téléfoot et Canal +), ajoute Thomas Reynaud. Nous souhaitons évidemment donner la parole aux joueurs à la fin des matches et nous diffuserons leurs réactions dans la foulée."

Les résumés des matches et ceux des journées de Championnat seront également proposés sous la forme de vidéos, allant de deux à cinq minutes chacune et diffusables peu de temps après le coup de sifflet final.

Une dizaine de programmes chaque semaine

Outre son offre de quasi-directs et de résumés, Free prépare des contenus propres, "dans des formats courts et faciles à consommer", promet l'opérateur. "On a travaillé avec plusieurs boîtes de production pour produire des contenus rapides, percutants, adaptés à un mode de consommation sur smartphone, confirme le directeur général. On souhaite parler du football sous tous ses angles : de la Ligue 1 en passant par le freestyle, les jeux vidéo, la dimension économique et sociétale. La semaine sera rythmée par une petite dizaine de rendez-vous. Il y aura notamment des tournages tournés au sein des clubs de Ligue 1."
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Mais aussi dans les centres de formation de l'élite avec la web-série "U19" qui partira à la rencontre des futures pépites du Championnat. "Le bureau des stats", lui, annonce avec son seul nom la couleur. "Cadré" s'articulera autour d'une interview second degré durant laquelle les joueurs seront "chahutés". Mais on trouve aussi un podcast nommé "Football Society" abordant différents angles sociétaux liés à la discipline.

Mais le rendez-vous phare de Free, baptisé "U-Foot", sera mis en ligne le vendredi et le lundi, afin d'encadrer chaque journée de Championnat. On y retrouve Thomas Thouroude à la présentation. L'ancien présentateur de Canal + promet d'y aborder "le football à 360 degrés", entouré d'une bande de chroniqueurs, pour la plupart venus du web (Vinsky, Wiloo...).

DS 0025

Nouvelle saison et nouveaux horaires pour la Ligue 1. A partir de cet exercice 2020-2021, et jusqu’en 2024, le championnat de France de football va proposer à ses fidèles passionnés une nouvelle programmation des matchs.

Comme jusqu’à maintenant, une journée type de L1 s’ouvrira avec une rencontre programmée le vendredi soir à 21h. Elle sera suivie d’une confrontation le samedi à 17h. Mais, première nouveauté, il n’y aura plus de multiplex le samedi soir. Il sera remplacé par un match avec un coup d’envoi à 21h.

Le dimanche sera la journée la plus chargée avec sept rencontres : un premier match à 13h, puis quatre autres en multiplex à 15h, un autre à 17h et enfin la grande affiche toujours à 21h.

La Répartition Des Matchs De Ligue 1
Vendredi
Un match à 21h sur Téléfoot

Samedi
Un match à 17h sur Téléfoot
Un match à 21h sur Canal+

Dimanche
Un match à 13h sur Téléfoot
Quatre matchs à 15h sur Téléfoot
Un match à 17h sur Canal+
Un match à 21h sur Téléfoot

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Programme TV

29/08 17h00
SRFC-MHSC
Ligue 1 - Journee : 2

13/09 15h00
Nîmes-SRFC
Ligue 1 - Journee : 3

19/09 21h00
SRFC-Monaco
Ligue 1 - Journee : 4

Articles

21 août 2020
8 juillet 2020
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