Luis Fabiano : J’aimerais bien revenir à Rennes, ce n’est plus la même ville

DS 0140 Ce mercredi, le SRFC se déplace à Séville en Ligue des champions (21 h). Arrivé au Stade Rennais à 19 ans, l’attaquant brésilien Luis Fabiano (40 ans le 8 novembre) ne s’est jamais imposé. Il est ensuite devenu une idole au Séville FC, où il a empilé les titres.

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Quelle est votre actualité ?
Je suis au Brésil, à Campinas, ma ville natale, tout près de São Paulo. Je possède des magasins de voitures et des marques de vêtements de sport. L’année prochaine, je vais revenir travailler au club de São Paulo, l’accord est trouvé avec le nouveau président, je vais jouer quelques matches puis je resterai en reconversion au club. J’y ai passé beaucoup d’années, marqué beaucoup de buts, vécu tellement de joies…

Rennes affronte Séville, vous avez joué dans les deux clubs.Comment êtes-vous arrivéen Bretagne, en 2000 ?
Je me souviens que mon arrivée a été très compliquée, Rennes était une ville très froide et au niveau du climat, il faisait très froid également. J’étais très jeune, mais j’aimais beaucoup vivre à Rennes. Je n’étais jamais sorti du Brésil, pas même une seule fois. Vivre à Rennes, c’était quelque chose de totalement différent. Et le football français est extrêmement différent du brésilien. Il est très rapide, physique. Mon adaptation a été très compliquée. Je suis arrivée avec Severino Lucas, Vânder et César. On était quatre Brésiliens venus du pays (seul César arrivait du Paris SG) et j’étais le plus jeune, c’était encore plus compliqué pour moi. J’ai débarqué à Rennes avec ma petite amie, on était très jeunes tous les deux.

Vous avez connu deux entraîneurs à Rennes, Paul Le Guenet Christian Gourcuff.
Le Guen a été très important pour moi. Il me disait la vérité, il m’aidait beaucoup. Il connaissait mes qualités, savait que j’étais jeune, que j’avais une marge de progression. Il a vraiment été important pour moi. Gourcuff n’aimait pas mon profil, il n’a pas voulu m’aider et je suis donc rentré au Brésil.

Comment analysez-vous votre échec à Rennes, avec le recul ?
Je suis arrivé trop jeune à Rennes et je n’ai pas été assez patient. J’avais 18 ans, je découvrais le football professionnel. J’avais réalisé une excellente prestation à Venise, en match amical, j’avais d’ailleurs marqué de la tête. Je me souviens très précisément de cette rencontre. Mon meilleur match avec Rennes.

De quels partenaires vous souvenez-vous à Rennes ?
Escudé ! On parle encore par messages, parfois. C’est une très bonne personne. J’aime beaucoup sa personnalité.

Où viviez-vous à Rennes ?
Au centre-ville, je me souviens qu’il y avait un centre commercial à côté. Le dimanche, il y avait parfois des petits marchés, des magasins ouverts, on se promenait avec ma petite amie. J’allais aussi beaucoup à l’Hippopotamus ! (rires). Il existe toujours ? Et le McDonald’s du centre ? Ma petite amie, Juliana, aimait beaucoup Rennes aussi. (Elle prend la parole : « J’aimais beaucoup les galettes ! »). On est ensemble depuis vingt-trois ans, je suis un héros ! On a trois filles.

Quelle place a occupé Séville dans votre parcours ?
La meilleure période de ma carrière. J’ai joué mon meilleur football à Séville, j’ai gagné beaucoup de titres. Avec San Paolo. Avec Kanouté, on a formé l’une des meilleures doublettes d’Europe. J’ai encore deux maisons à Séville. Je crois que je reviendrai vivre à Séville dans quelques années. Au début, j’ai pourtant eu des difficultés à m’intégrer, les socios me critiquaient, mais ensuite j’ai commencé à marquer et l’affection des socios a été magnifique. Séville me manque énormément.

Que conservez-vous de Rennes et Séville ?
J’ai tous les maillots de Rennes, de Séville plusieurs. J’aimerais revenir à Rennes, je crois que ce n’est plus la même ville. Beaucoup d’années sont passées. Le stade semble fantastique aujourd’hui. Il y a beaucoup d’ambiance visiblement. Je regarde les résultats, parfois des matches. Rennes a eu de très bons joueurs ces dernières années. Je suis très content de la réussite actuelle du club, j’ai une affection spéciale pour le Stade Rennais.

Vous avez aussi été le numéro 9 du Brésil…
J’ai eu la chance de jouer avec Ronaldinho et Ronaldo Il Fenomeno, avec qui je faisais chambre commune en sélection. Il est très compliqué d’être en sélection brésilienne, il y a tellement de talent… Et encore plus comme numéro 9, même si en ce moment, ce n’est pas le poste le mieux pourvu. Avant, il y avait Ronaldo, Adriano, donc pour moi, le Graal de ma carrière a été ce Mondial joué avec le Brésil. Je suis resté six ans en sélection, c’est inoubliable.

Qui va gagner, Séville ou Rennes ?
Comme c’est en Andalousie, ce sera très compliqué pour Rennes…

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24 novembre 2020

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