Face à Strasbourg, Julien Stephan va devoir composer avec les absences de Aguerd et Terrier, malades.
ds 0274Julien Stephan va devoir composer avec les absences, vendredi, pour le match du Stade Rennais contre Strasbourg. Touchés par la covid-19, Aguerd et Terrier ne seront pas dans le groupe. Grenier ne s’est pas entraîné ce jeudi et pourrait également ne pas être de la partie. Rugani, lui, est absent jusqu’à Noël et Martin est encore trop court également…

Toutefois, contre Strasbourg, Stephan devrait faire tourner un peu devant, avec les entrées de Del Castillo, voire de Gboho, après les 86 minutes disputées par Doku, mardi, face à Chelsea.

L’équipe probable
A. Gomis - H. Traoré, Da Silva (cap.), Nyamsi, Maouassa - Nzonzi - Del Castillo, Bourigeaud, Tait (ou Camavinga), Doku (ou Gboho) - Guirassy.

La situation ne s'améliore pas du côté de la Ligue de Football Professionnel et de Mediapro, la société sino-espagnole refusant une nouvelle offre des clubs de L1 et L2.
ds 0273Entre la LFP et Mediapro, la situation se tend de plus en plus alors que l’échéance du 5 décembre se rapproche et que Jaume Roures a déjà fait savoir qu’il ne paiera pas le moindre euro pour l’utilisation des droits TV de la Ligue 1 et de la Ligue 2 que Téléfoot diffuse sans vergogne et sans régler l’addition. Selon L’Equipe, dans l’attente d'un premier rapport du conciliateur nommé par le tribunal de commerce de Nanterre, qui devrait aussi être rendu début décembre, la Ligue de Football Professionnel semble avoir dans l’idée de rapidement en finir avec Mediapro. Pour cela, Vincent Labrune souhaite que le groupe sino-espagnol lui rende les droits TV et paie 140ME pour la diffusion sur la chaîne Téléfoot des matchs de Ligue 1 de la 7e à la 13e journée et qu'on en reste là.

Si un tel accord était trouvé, alors la Ligue pourrait ensuite s’entendre avec Canal+ qui a déjà une offre dans son tiroir. Seul problème, le quotidien sportif affirme que Mediapro n’a nullement l’intention de céder les droits et de voir Téléfoot cesser de diffuser la Ligue 1. Jaume Roures veut que le prix de la première année soit revu à la baisse et qu’ensuite les trois saisons suivantes soient réglées normalement, ou bien que le contrat soit allongé de deux ans en faisant entrer la LFP dans le projet. Mediapro pourrait envisager de vendre la totalité de ses droits, mais uniquement contre l’assurance de ne risquer aucun procès des instances du football, des autres opérateurs…et même des abonnés. En attendant, la conciliation entre les deux parties est très lointaine, avec des risques majeurs sur le plan financier pour les clubs de Ligue 1.

Au sortir de la victoire de Chelsea face à Rennes ce mardi en LdC (1-2), Kurt Zouma a offert un debrief du match à Eduardo Camavinga.
ds 0216Le Stade Rennais a bien failli grappiller un nouveau point mardi soir en match de groupe de la Ligue des champions. Malheureusement pour eux, les Rennais ont craqué sous la pression et ont encaissé le but de la défaite dans les arrêts de jeu (1-2). Une panique qu’a bien noté Kurt Zouma. Le défenseur des Blues est d’ailleurs venu en parler avec son compatriote et néanmoins adversaire du soir, Eduardo Camavinga.

"Parfois, il faut balancer quand vous êtes derrière. Nous c’est ce qu’on fait. Quand il y a de la pression, vous perdez les ballons et but." Silencieux, Camavinga a écouté le debrief du défenseur londonien qui avait visiblement étudié les derniers matchs du Stade Rennais avant de l’affronter : "A chaque fois c’est comme ça. C’est arrivé contre le PSG."
Eduardo Camavinga aura sûrement retenu la leçon pour le prochain match de Ligue des champions. Une compétition que les Rennais ne poursuivront pas au-delà de la phase de poules puisqu’ils sont irrémédiablement distancés par Chelsea et le FC Seville. En revanche, la Ligue Europa reste toujours envisageable puisque Rennes et Krasnodar sont à égalité de points (1).

Kurt Zouma s'est longuement entretenu avec Eduardo Camavinga, mardi après la victoire de Chelsea à Rennes (1-2) en Ligue des champions. Les deux partenaires en équipe de France ont notamment parlé des failles bretonnes.
ds 0225Rennes paie cher sa première en Ligue des champions. Le club breton est déjà éliminé après sa défaite rageante à domicile face à Chelsea (1-2), mardi. Après avoir égalisé en fin de match, ils ont finalement cédé sur un but d'Olivier Giroud après une grosse erreur de Clément Grenier au milieu de terrain.

Une action un peu similaire à l'ouverture du score également consécutive à une perte de balle de Jérémy Doku. Deux munitions offertes aux Blues qui ont offert une discussion tactique intéressante entre deux adversaires d'un soir, Kurt Zouma et Eduardo Camavinga à l'issue de la rencontre.

"Quand il y a la pression, vous perdez les ballons et but. A chaque fois, c'est comme ça."
Pendant deux minutes, le défenseur de Chelsea a expliqué à son jeune coéquipier en équipe de France les failles à combler pour se mesurer au très haut niveau. "Parfois, il faut balancer quand vous êtes derrière, lui indique-t-il. Nous, c'est ce qu'on fait des fois. Quand il y a la pression, vous perdez les ballons et but. A chaque fois, c'est comme ça. C'est arrivé contre le PSG (défaite 3-0 des Bretons il y a deux semaines, ndlr)."

Visiblement très au courant des problèmes actuels des Bretons, Zouma a poursuivi sa discussion en dessinant de grands gestes dans l'espace pour illustrer son propos auprès du jeune milieu de terrain rennais. Ce dernier s'est montré très attentif mais aussi suffisamment vigilant pour ne pas laisser entendre son point de vue devant la caméra présente juste devant lui.

Battus sur le fil par Chelsea (1-2) en fin de match, le Stade Rennais est éliminé de la Ligue des Champions. Juste après la rencontre, Kurt Zouma et Eduardo Camavinga ont échangé des mots où le défenseur a debriefé la rencontre avec le cadet.
ds 0217Eduardo Camavinga n’avait pas encore regagné le vestiaire pour écouter les mots de Julien Stéphan après la défaite du Stade Rennais contre Chelsea (1-2) que le Français était déjà en train de parler du match avec… Kurt Zouma, le défenseur des Blues. Peu après le coup de sifflet final qui a mis un terme au parcours en Ligue des Champions du club breton, le milieu de terrain et son adversaire du soir, compatriote en sélection par ailleurs, ont parlé tactique et faits de match près du tunnel.

Les hommes de Frank Lampard ont puni les Rennais sur deux pertes de balle de Clément Grenier et Jérémy Doku concrétisées par Callum Hudson-Odoi et Olivier Giroud. Deux erreurs qui ne pardonnent pas à ce niveau de compétition et qui trahissent un manque d’expérience au sein de l’effectif Rouge et Noir. Et c’est justement ce qu’a voulu signifier le défenseur de 26 ans au milieu de terrain de 18 ans. Au détour d’une conversation de deux petites minutes, captée par la télé, Zouma a présenté certaines failles du Stade Rennais et distillé ses conseils à Camavinga : "Parfois, il faut balancer quand vous êtes derrière, lui indique-t-il. Nous, c’est ce qu’on fait des fois. Quand il y a la pression, vous perdez les ballons et but. A chaque fois, c’est comme ça. C’est arrivé contre le PSG (défaite 3-0 du SRFC)."

Benjamin Bourigeaud, le milieu de terrain du Stade Rennais, a ouvert la porte à un départ à l’étranger dans une déclaration au quotidien l’Equipe.
ds 0222"Mon rêve, c’est surtout de continuer à grandir. J’avais un rêve dans ma vie, c’était de jouer un jour la Ligue des champions. Maintenant, j’ai envie de plus encore. L’équipe de France, ce serait mentir de dire que je n’y pense pas, ça fait rêver, ça donne envie d’y aller, mais je sais qu’il me faut travailler encore beaucoup plus pour y prétendre. Quant à l’étranger, bien sûr qu’on a envie de savoir un jour ce qui s’y passe."

ds 0223La série noire continue pour les Bretons. Crucifié dans le temps additionnel par un but d’Olivier Giroud, le Stade Rennais s’est une nouvelle fois incliné (1-2), comme trop souvent ces dernières semaines. Si ce match n’a pas été une mince affaire pour les Blues de Chelsea, Rennes n’en est pas moins sorti perdant et est ainsi déjà éliminé pour sa première participation en Ligue des Champions. Rien de surprenant lorsqu’on observe les derniers résultats des hommes de Julien Stephan, qui ont essuyé ce mardi une quatrième défaite de rang toutes compétitions confondues. D’autant que cette défaite peut paraître frustrante, si l’on se fie aux deux erreurs évitables de Doku sur le premier but encaissé, puis de Grenier sur le but victorieux de l'attaquant champion du monde.

Des lacunes dans le jeu que n’a pas manqué de remarquer Kurt Zouma à l’issue de la rencontre. Ce dernier l’a d’ailleurs bien fait savoir à son partenaire d’Equipe de France, Eduardo Camavinga. «Parfois, il faut balancer quand vous êtes derrière. Nous, c'est ce qu'on fait des fois. Quand il y a la pression, vous perdez les ballons et but. À chaque fois, c'est comme ça. C'est arrivé contre le PSG», lui a-t-il indiqué discrètement, ou presque. S’il a écouté attentivement ce qu’avait à lui dire le défenseur des Blues, le jeune milieu de terrain français a quant à lui pris le soin de ne pas répondre à son adversaire du soir devant les caméras d'RMC Sport, ne voulant très certainement pas jeter de l'huile sur le feu en créant quelques polémiques évitables dans une période pour déjà bien délicate pour le club breton.

Depuis sa première dans l'élite sous le maillot de Caen, en 2014, à l'âge de 26 ans, Damien Da Silva fait partie des meubles de la Ligue 1. Arrivé à Rennes libre de tout contrat à l'été 2018, le défenseur est entré dans une nouvelle dimension et doit désormais assumer le rôle de capitaine dans une équipe qui dispute la Ligue des champions. Une réalité comme un rêve pour celui qui n'était pas programmé pour aller si haut. De nature discrète, Da Silva s'est longuement confié sur son parcours sinueux, sa nostalgie des parties de foot avec les copains dans la banlieue bordelaise et son attachement à ses origines portugaises. Entre autres.
ds 0234Depuis un peu plus de deux ans, tu collectionnes les grands moments entre les soirées européennes, la victoire en Coupe de France, la découverte de la Ligue des champions... Quand tu arrives au Stade rennais à l'été 2018, tu t'imagines vivre tout ça ?
Pas du tout. Quand je signe à Rennes, je ne me dis pas une seconde que je vais jouer la Ligue des champions. Au départ, je viens pour découvrir la Ligue Europa, c'est ce qui me motive quand le club fait appel à moi. J'estimais que c'était le niveau au-dessus de Caen, ça me permettait de poursuivre ma progression. Rien que découvrir l'Europe, c'était génial pour moi. La C1, ça a été une énorme surprise.

Tu attends le 24 juillet pour signer alors que tu es libre. Comment se passe cette période de flottement pour toi ?
Je ne peux pas te cacher que j'étais surpris. En me retrouvant sans contrat, je pensais avoir plus d'offres, notamment en France. Cela n'a pas été le cas, mais il y a tellement de paramètres qui entrent en compte : les agents, la communication... Sur le terrain, je sortais de quatre saisons positives avec Caen, je pensais avoir plus d'opportunités. Je me suis rendu compte que le foot était un monde complexe que je ne maîtrisais pas. Je n'avais pas peur, mais ça a pris du temps, et à la fin ça commençait à me peser. Quand Rennes est arrivé, c'est tombé au bon moment et ça a été un soulagement.

C'est dans ce genre de moment qu'un joueur se rend compte qu'il y a beaucoup de personnes et d'intérêts qui gravitent autour du foot ?
C'est ça, on se rend compte du bordel. On ne va pas se mentir, c'est un vrai business. C'est le côté du foot que j'aime un peu moins, ce qui m'intéresse c'est le terrain, la passion. Il y a beaucoup d'argent en jeu, des choses qui nous échappent. Finalement, ça n'a pas été une partie de plaisir de me retrouver libre, je ne l'ai pas bien vécu. Et à l'arrivée, je m'en sors très bien.

Dans un entretien donné aux Chamois niortais en 2014, tu expliques que "le plaisir de jouer peut se perdre dans le football professionnel" . Aujourd'hui, tu es un habitué de la Ligue 1, tu joues la Ligue des champions. Comment garder le plaisir de jouer quand on enchaîne les matchs avec de forts enjeux sportifs et économiques ?
Je confirme que la compétition fait qu'on peut parfois perdre ce plaisir. Ma vision des choses, c'est que si un joueur ne prend pas de plaisir, on ne pourra jamais obtenir 100% de ses capacités sur un terrain, j'en suis convaincu. C'est un défi pour un coach. Récemment, on a perdu des matchs et on ne peut pas dire qu'on prend du plaisir dans la défaite, c'est un sentiment qui doit être total. Seulement, quand on a tout donné sur le terrain, qu'on a joué notre jeu et qu'on s'est libérés, on peut aussi prendre du plaisir pendant la rencontre. La première période contre Chelsea à l'aller, c'est un peu ça.

On parle du foot à l'état pur. Il paraît que tu jouais beaucoup dans ton quartier quand tu étais petit. Peux-tu nous raconter ?
Ah, j'étais tout le temps dehors en train de jouer au foot. À l'époque, je vivais à Pessac, dans le quartier Arago-Chataigneraie, où ma mère vit toujours. On habitait dans un grand immeuble, et par chance, il y avait deux terrains juste en bas : un grand espace d'herbe idéal pour jouer et un terrain en bitume à l'école du coin. On pouvait varier les surfaces. (Rires.) Le luxe, c'est que notre balcon donnait directement sur le terrain, ma mère pouvait me surveiller. Il lui arrivait souvent de sortir pour me faire comprendre qu'il était l'heure de manger. Je jouais beaucoup avec les grands du quartier. Quand on était petit, il fallait être bon au foot, c'était une manière de s'intégrer. Quand tu es bon, c'est plus simple avec les grands, qui ne prennent que les meilleurs pour jouer. Sur le terrain, c'était la loi du plus fort, il fallait faire ses preuves. Il n'y avait pourtant pas de compétition ou de trophée, on jouait vraiment pour la gagne. J'ai beaucoup appris dans la rue.

Justement, qu'est-ce que le foot de rue peut apporter quand on débarque dans un centre de formation où tu peux parfois perdre cette insouciance sur le terrain ?
Je dirais que le foot de rue m'a surtout fait grandir au niveau de la tête, du mental. Quand je jouais avec les grands du quartier, je n'avais pas le droit de montrer que j'étais faible. Si tu es faible, tu ne joues pas. On faisait des cinq contre cinq, l'équipe qui perdait sortait, et je peux te dire que lorsqu'un gars n'était pas bon ou ne se donnait pas à fond, ça gueulait fort. Tout commence là, c'est l'essence même du football.

En août 2014, tu viens de découvrir la Ligue 1 et tu déclares ceci à Ouest-France : "Certains aiment marquer, moi mon plaisir ce sont les duels." Tu as toujours été comme ça ou plus jeune tu aimais aussi dribbler, marquer, attaquer comme quasiment tous les gamins ?
J'ai toujours été un défenseur dans l'âme. Quand on me prenait dans une équipe, c'était direct pour me mettre derrière. Il faut dire qu'il y avait des joueurs au top techniquement, ce n'est pas trop sur moi qu'on misait d'ailleurs. (Rires.) Mais j'adorais tacler, me foutre par terre, je prenais du plaisir là-dedans. Quand on me choisissait en disant : "Damien, il va tenir la baraque" , je kiffais trop.

Mais c'est une culture familiale cet amour pour la défense ? Ton père était défenseur ?
Ah, mais pas du tout, mon père était attaquant et fan absolu de Pedro Miguel Pauleta ! Il n'y a aucun lien, c'est juste que j'ai toujours aimé défendre et je ne saurais pas expliquer pourquoi. Je voulais juste qu'on me prenne dans une équipe pour que ce soit costaud derrière. Sauver des buts, c'est comme marquer pour moi ! Sauver un tir sur la ligne ou tacler l'attaquant quand il part au but, c'est la même chose que la joie d'un attaquant qui marque. Je me souviens que mes premiers coachs m'engueulaient tout le temps parce que je passais mon temps à tacler. Et ma mère, je ne te raconte pas quand elle me voyait rentrer à la maison tout sale... J'adorais jouer au foot quand il pleuvait ! Les trombes d'eau, la boue, ça me donnait envie de faire des tacles dans tous les sens.

Quand tu évoques tous ces souvenirs, on ressent une certaine nostalgie.
Oui, ça me manque énormément. C'est marrant que l'on parle de cette période parce qu'il n'y a pas très longtemps, quand je suis descendu à Bordeaux, j'ai revu le terrain de mon école. Tout a changé ! Ils ont changé la surface, ce n'est plus du bitume, c'est dur, mais lisse, un peu comme en salle. Ils ont mis des projecteurs, des filets autour, des grillages... On n'a pas connu ça, nous ! Tu sais, à la fin, on jouait dans le noir, on ne voyait plus le ballon tellement il était tard. Ces projecteurs, ça aurait été un problème pour beaucoup de parents. Sauf qu'un grand du quartier m'a dit que plus personne ne jouait au foot comme à l'époque. Et ça me touche vraiment quand on me dit que les jeunes ne jouent plus dans la rue. J'ai l'impression que ce n'est plus comme avant, tout le monde kiffait jouer au foot, c'était une vraie passion. Ça se perd un peu et ça m'a rendu triste. (Il marque une pause.) Ça me manque vraiment, et j'ai même dit qu'il faudrait qu'on se refasse des matchs avec les gars, à l'ancienne. C'était tellement génial.

Quand ta carrière sera terminée et que tu n'auras plus de contraintes, as-tu le projet de retrouver ce côté foot plaisir avec les copains ?
Complètement. Il faut déjà savoir que tous les ans, je fais un petit foot avec la famille et quelques amis dès que la saison se termine et que je rentre. C'est ma mère qui avait organisé ça pour me faire la surprise une fois, et c'est resté. Tout le monde joue : mes cousines, ma mère, tout le monde ! C'est agréable de voir sa famille jouer au foot. Après ma carrière professionnelle, j'ai envie de me trouver une équipe amateur pour jouer avec les potes d'enfance.

Il paraît que ça parlait énormément de ballon dans la famille Da Silva quand tu étais petit.
Ma famille portugaise, celle du côté de mon père, est beaucoup plus foot que celle française. Mon papa est un mordu de foot. Mon grand-père français adore le foot, mais il est un peu plus rugby. Chez les Portugais, c'est foot à fond ! Pour te dire : ma tante est coach d'une équipe féminine, ma cousine a fait le championnat de futsal au pays, une cousine a joué en France, ma belle-mère a aussi fait du foot... Même les femmes de la famille ont ça dans la peau, c'est une passion. Mes oncles, c'est une folie. Du coup, je suis pour la sélection portugaise parce que j'ai baigné là-dedans, mon père était à fond pour la Selecção. J'ai grandi en regardant les matchs avec lui et comme tout le monde, je supporte les équipes préférées de mon père. L'Euro 2004, ça m'a marqué, tout le monde pleurait autour de moi après la finale perdue contre la Grèce, c'était tellement triste.

Quel est ton lien avec la terre du Portugal ? As-tu souvent l'occasion de t'y rendre ?
J'ai un attachement, même si j'aimerais en avoir un encore plus fort. Quand j'étais petit, on y allait pendant un mois avec mes parents l'été. On prenait la voiture de Bordeaux et on roulait de nuit jusqu'à Guimarães. On passait une ou deux semaines avec la famille dans le nord du pays, puis on partait vers le sud pour profiter de la plage le reste du temps. Puis, je pouvais moins y aller à cause du foot vu qu'on reprenait les entraînements en août. J'ai mis du temps à y retourner tout seul, c'est plus simple depuis que je suis adulte et j'essaie d'y aller dès que je peux en prenant l'avion. J'aime le style de vie au Portugal, cette proximité entre les gens, tout le monde qui passe son temps dehors. C'est une autre culture.

Revenons un peu en arrière. Tu as passé une décennie chez les Girondins de Bordeaux entre ton enfance et ton adolescence. Tu devais regarder les joueurs professionnels avec des étoiles dans les yeux.
Jouer chez les Girondins, c'était bien vu. C'était une bonne façon de se présenter à des inconnus, ils pouvaient se dire que le gars en face était fort. J'ai tellement de souvenirs... Tu me parles des pros, mais on ne les croisait jamais au Haillan. C'était super rare de les voir ! Mais je peux te dire que dès qu'ils faisaient un footing dans le bois autour, on arrêtait tous de s'entraîner pour les regarder. Ils étaient juste en train de courir, mais pour moi, c'était un truc de dingue ! Un jour, j'étais parti faire les courses au centre commercial avec mon père et j'avais croisé Tony Vairelles. (Il a joué à Bordeaux de janvier à juillet 2001, N.D.L.R.) J'étais comme un fou, je l'ai suivi dans tous les rayons. Mon papa me disait : "Mais qu'est-ce que tu fais ?!" Je me contentais juste de le suivre, sans rien lui demander, j'étais trop timide pour ça. Il achetait un shampooing, je voulais le même ! Alors, quand je vois un gamin émerveillé aujourd'hui, ça me ramène à mon enfance, j'adore ça. Les petits qui vont te regarder avec des grands yeux, c'est ce que je préfère.

À quel moment comprends-tu que le foot peut devenir ton métier ?
(Il réfléchit.) Je ne crois pas y avoir pensé quand j'étais plus jeune, je ne le voyais pas comme un métier. Ce n'était pas concret. C'est sûr que j'avais cette envie d'être sur le terrain de Lescure, comme les grands, mais je savais aussi que c'était compliqué. Je me disais qu'ils étaient trop forts, je me disais : "Mais comment font-ils pour jouer aussi bien !" À l'école de foot, on nous répète sans cesse que c'est dur de réussir, ce qui est la vérité d'ailleurs.

Tu as pu vivre toute cette période de formation auprès de ta famille. On peut imaginer que c'est une chance pour ta construction.
Carrément. Je me souviens qu'à 13 ans, je suis entré au centre de préformation, c'était tout nouveau à Bordeaux. J'étais interne les deux premières années, mais après je suis devenu externe au centre de formation. Le club voulait garder des places pour d'autres, ils avaient proposé ce statut d'externe à des gars de la région, comme Paul Baysse ou moi. Du coup, on venait le matin au lycée et mon père venait me récupérer après les cours du soir vers 22 heures. J'ai eu beaucoup de chance d'avoir des parents qui m'ont suivi, certains ne pouvaient pas emmener leurs gamins chaque jour et ils ont dû stopper le foot. C'est aussi grâce à eux que j'en suis ici.

Sauf que tu apprends assez rapidement que tu ne signeras pas professionnel à Bordeaux. Comment vis-tu ce moment difficile pour un jeune joueur ?
Cela a été un gros, gros coup dur. Sans vouloir être prétentieux, je faisais partie des meilleurs joueurs à chaque fois depuis tout petit jusqu'à 13-14 ans. Tout le monde m'aimait bien, j'étais un peu le chouchou des coachs. Et quand à 13 ans, ils changent la politique de recrutement pour virer les trois quarts des jeunes de la région, je me suis retrouvé dans le dur. Je me voyais faire ma vie de footballeur là-bas, c'était mon rêve. Je me suis dit que c'était fini et que je ne serais jamais professionnel. Quand ils ne m'ont pas gardé, des dirigeants me disaient ouvertement que je n'avais pas le niveau pour jouer en Ligue 1. Je trouve ça aberrant de dire ça à un môme de 15 ans ! On m'a redirigé vers des clubs plutôt estampillés Ligue 2, je suis tombé de très haut. J'étais triste.

En 2005, tu rebondis finalement à Niort. Pour la première fois, tu quittes ta région natale et ta famille. C'est dur ou c'est un soulagement ?
Je suis quelqu'un de très famille, donc c'était difficile. J'ai envoyé plein de lettres à des clubs de Ligue 1, je ne recevais parfois même pas de réponses. J'ai essuyé beaucoup de refus et c'est Niort qui m'a invité à faire deux essais pour intégrer la section sports études du lycée et le club. J'ai été pris, mes débuts ont été compliqués. Les premiers mois, je voulais rentrer chez moi, ça me manquait trop. Puis, passer de Bordeaux à Niort, je le voyais comme une descente. J'ai mis du temps à retrouver la confiance, mais j'ai eu la chance énorme d'arriver dans une équipe de bons mecs et que le coach me mette immédiatement capitaine, ça m'a fait du bien mentalement. Avec le recul, c'était une évidence qu'il devait y avoir meilleur que moi chez les Girondins, il fallait juste finir par l'accepter. On parlait de plaisir au début de l'entretien, je crois que je l'avais un peu perdu à Bordeaux avant de le retrouver aux Chamois.

Tu as beaucoup vadrouillé dans les divisions inférieures (Niort, Châteauroux, Rouen, Clermont) au début de ta carrière professionnelle avant de découvrir la Ligue 1 avec Caen. Qu'est-ce que tu apprends de ces expériences ?
Chacun de ces clubs a contribué à ce que je suis devenu en tant que joueur, mais aussi en tant qu'homme. Signer pro à Niort, c'était génial, surtout que je voyais mes potes restés aux Girondins qui n'avaient pas réussi, je me disais que j'étais finalement chanceux. J'ai découvert le haut niveau, la pression des résultats... J'ai commencé le foot en jouant le maintien, c'est ça aussi. À Niort, on se sauve à la dernière journée la première année, puis je connais deux relégations d'affilée. Pareil à Châteauroux, je crois qu'on se maintient à la dernière journée contre Strasbourg. Tout cela m'a fait comprendre que le foot était aussi un enjeu important pour la vie d'un club et des salariés. Chaque expérience m'a fait grandir. Pour en revenir à Châteauroux, j'arrive sous les ordres d'un coach qui ne me connaît pas bien, et là je comprends que c'est important de discuter avec l'entraîneur avant de signer quelque part. Je ne l'avais jamais eu au téléphone, je n'avais pas cette notion.

On a l'impression que tu as eu besoin d'avancer par étapes et de prendre des coups pour comprendre le foot professionnel.
Mon passage à Châteauroux, c'est un tournant. Je me sentais un peu transparent dans le groupe, on ne me calculait pas, ça me faisait mal. Quand je ne me sens pas bien dans un groupe, je vais encore moins m'ouvrir qu'à l'habitude, c'est mon caractère. C'est le moment le plus dur de ma carrière, j'ai voulu arrêter le foot de haut niveau, ça m'a dégoûté. Je commençais à découvrir cette facette sombre du foot, celle que je déteste. Au même moment, Châteauroux veut me prêter, je pars faire un essai à Fréjus Saint-Raphaël, et mon agent me lâche... Je me retrouve seul, je joue en CFA2 avec des jeunes de 17 ans, alors que j'en ai 23, je fais même de la DH à Fréjus pendant les quinze jours d'essai. Je me souviens que j'appelle mes parents pour leur dire que je n'étais peut-être pas fait pour ce monde, ce n'était pas pour moi. Là, je veux clairement rentrer en Gironde, me trouver un petit club de quatrième ou cinquième division type Stade bordelais et faire autre chose de ma vie.

Tu te sers de tout ça pour garder les pieds sur terre aujourd'hui ?
Quand j'ai un coup de moins bien ou que je ne suis plus trop motivé, je me dis : "Oh souviens-toi du passé et bouge-toi le cul, de nombreuses personnes aimeraient être à ta place." Après cet épisode Châteauroux, c'est Rouen qui m'a sauvé. Pourtant, encore une fois, je tombe de haut en me retrouvant en National. Mais j'ai encore repris confiance avec le capitanat, c'est le même schéma qu'à Niort. Puis, il y a eu le dépôt de bilan du club, on n'a pas été payés pendant trois ou quatre mois, autant dire que ce n'était pas simple, car on ne touchait pas de gros salaires. Il y a malheureusement des joueurs qui ont coulé avec le club, moi c'était l'effet inverse. Je me suis retrouvé libre, j'ai eu la chance de rebondir à Clermont en Ligue 2 et c'était reparti.

Tu es maintenant installé en Ligue 1 depuis 2014. Mais si tu n'avais pas été joueur, tu as récemment dit que tu aurais aimé être journaliste sportif.
J'ai toujours aimé écrire, j'ai fait un bac littéraire. Je ne suis pas un écrivain, loin de là, mais je voulais combiner mes deux passions. Maintenant, je peux le dire : je ne pense pas que je serais devenu journaliste de sport, c'est surtout quelque chose qui m'intriguait.

Tu pourrais te lancer dans l'écriture d'un bouquin sur ta carrière ou même une fiction qui n'a rien à voir avec toi ?
J'y ai beaucoup pensé pendant le confinement. Pourquoi pas mon histoire ? Ce que j'ai vécu, mes sensations, mais je le verrais plus comme quelque chose de personnel pour ma famille, pas forcément dans le but de le sortir publiquement. Mes proches sont à 100% avec moi, ils ont limite plus d'émotions que moi devant les matchs. Quand j'appelle mon père après une rencontre, il est parfois plus énervé que moi ! Je veux partager ce que j'ai ressenti avec eux, pour qu'ils comprennent. La plus belle chose dans le foot, c'est le partage de la passion.

Ton contrat avec le Stade rennais prend fin en juin 2021. Après avoir passé l'intégralité de ta carrière sur les terrains français, n'as-tu pas envie de découvrir un championnat étranger ?
Pourquoi pas. Je m'étais déjà fait cette réflexion après Caen, je me projetais aussi vers un club étranger pour découvrir autre chose, un autre championnat, une autre culture, une autre mentalité. On n'a qu'une carrière, ça passe vite et il faut en profiter. Il ne faut pas se priver de partir à la découverte, ça fait partie de la vie d'un footballeur. Après, je peux aussi très bien rester en France et au Stade rennais, rien n'est décidé.

L’entraîneur du Stade Rennais, Julien Stephan, a décidé de faire confiance à James Léa-Siliki sur le côté gauche, ce mardi (18 h 55), en Ligue des champions face à Chelsea.
ds 0233Pour tenter de se relancer après plusieurs semaines difficiles, Julien Stephan doit faire sans Terrier et Aguerd, blessés ces derniers jours et seulement forfaits ce matin à la publication du groupe des 23 Rennais. L’entraîneur rennais a choisi de revenir à son 4-3-3 et donc d’associer le natif de Saint-Brieuc, Nyamsi, au capitaine Da Silva dans l’axe de la défense. Léa-Siliki prend, lui, en charge l’animation du couloir gauche offensif.

Kanté et Giroud remplaçants
Du côté de Chelsea, Thiago Silva, ménagé samedi en championnat pour lui permettre de digérer le décalage horaire à son retour de sélection, reprend sa place en défense.

En revanche, N’Golo Kanté et Olivier Giroud sont remplaçants. Alors que l’attaquant français a de nouveau évoqué la possibilité d’un départ en janvier pour trouver du temps de jeu avant l’Euro, l’entraîneur Frank Lampard avait assuré lundi qu’il était « important ».

RENNES. A. Gomis - H. Traoré, Da Silva (cap.), Nyamsi, Truffert - Nzonzi - Doku, Bourigeaud, Camavinga, Léa-Siliki - Guirassy. Entraineur : Julien Stephan.

CHELSEA. E. Mendy - Azpilicueta (cap.), Zouma, Thiago Silva, Chilwell - Jorginho, Kovacic - Hudson-Odoi, Mount, Werner - Abraham. Entraineur : Franck Lampard.

En conférence de presse d’avant-match de Ligue des Champions, Benjamin Bourigeaud et Julien Stéphan se sont présentés devant la presse. L’occasion de répondre à la presse avant la réception du géant anglais Chelsea appellant à un retour de la confiance et plus de férocité.
ds 0244Julien, ce match face à Chelsea peut-il être la belle occasion pour vous relancer , d’avoir un déclic ?
Le déclic, il faut aller le chercher en nous, en ayant la volonté de s’améliorer dans un certain nombre de domaines qui faisaient notre force au départ. Il faut que l’on soit plus engagés, plus féroces. Au match aller, il y avait eu de la qualité dans le jeu même si le résultat n’avait pas été bon.

Vendredi face à Bordeaux, vos joueurs avaient-ils déjà la tête à ce match européen ? Que penses-tu de Chelsea ?
Je ne pense pas que Chelsea était dans les têtes lors de notre défaite contre Bordeaux, non. Notre mauvais match ne s’explique pas par là. Concernant Chelsea, ils sont dans une grosse dynamique, ils prennent très peu de buts et en marquent beaucoup. Des joueurs internationaux de partout, y compris sur le banc, des joueurs qui brillent en sélection quand on fait appel à eux, à l’image d’Olivier Giroud. On savait que ce serait un très gros morceau, qui luttera probablement pour le titre en Premier League.

On sait que le match aller a laissé un goût amer, notamment avec des décisions d’arbitrages polémiques. Y-a-t-il de la revanche dans l’air ?
On a été frustrés au match aller sur une décision mais ce n’est plus le moment de revenir dessus. Nous sommes passés à autre chose, je ne suis pas convaincu que ce soit un levier ou la clé pour être bons dans l’utilisation du ballon, dans le jeu que de s’appuyer sur un fait passé. Cela a été suffisamment commenté pour ne pas en rajouter.

Comment redonner confiance à vos joueurs dans ce moment difficile. L’expérience du même passage la saison passée peut-elle servir ?
On a connu une séquence plus compliquée que cette année l’an passé. On doit rester près des joueurs, les accompagner, les rassurer et aussi mettre les difficultés sur la table. Ce n’est pas en tapant sur les garçons que les choses reviennent. Il y a de la qualité dans ce groupe-là, nous l’avons déjà montré. Il ne faut pas paniquer. J’ai l’impression depuis quelques semaines en écoutant ou regardant ici et là que c’est une catastrophe. Non, nous sommes déçus, bien sûr, de ne pas avoir les résultats que nous visons. Nous devons les retrouver par le jeu, par le dynamisme. Ce n’est pas en noircissant le tableau que ça s’arrangera. Nous sommes là, soudés, ensemble, cherchant la solution et avec les joueurs, nous allons la trouver. Demain, nous jouons Chelsea, coleader de Premier League, qui a investi 250 M€ sur le marché des transferts, ce n’est pas rien. Nous chercherons un contenu bien meilleur, notamment sur le collectif, l’intensité.

Quel ressort vas-tu activer dans ta causerie ? Le même que celui utilisé contre Arsenal en 2019 ?
Ce sont deux histoires différentes, des groupes différents, les moments n’ont rien à voir. Pour la causerie de demain, j’en garde l’exclusivité pour mes joueurs. Moi, je veux les rassurer, être en soutien d’eux dans les bons comme les mauvais moments. Une saison est faite de hauts et de bas. Quand les bas se présentent, il faut les affronter et les assumer. Nous allons rester unis, positifs, sans tout noircir bien qu’il faille être objectif notamment sur le dernier match, mettre sur la table ce qui n’a pas été.

Tu as évoqué récemment ton avenir personnel laissant planer un douter possible quant à la suite. Qu’en est-il ?
J’avais déjà parlé de cela il y a deux mois quand tout allait bien et ça n’avait pas été repris plus que cela ni suciter ces réactions que l’on a aujourd’hui avec de moins bons résultats. Je disais qu’après trois ans pour un coach à la tête d’une équipe, on pouvait être à la fin d’un cycle et qu’il fallait alors se poser les questions pour savoir s’il fallait en attaquer un second ou pas. Aujourd’hui je ne le sais pas mais ça ne veut pas dire que je n’en ai pas envie ! Il ne faut pas aller chercher des interprétations là où il n’y en a pas. Je suis dans un très bon club, je suis ravi de travailler avec ces joueurs, avec Florian Maurice et Nicolas Holveck. Je dis simplement que quand on fait ce métier, qui est dur, difficile épuisant mais aussi formidable, il faut avoir l’honnêteté intellectuelle de se poser, avec lucidité, de savoir si on peut continuer ou pas. Je le répète, il ne faut pas y voir quelconque interprétations que ce soit quant à mon avenir. Il conviendra à chacun de vérifier l’information que je vous donne, je l’avais expliqué dans les colonnes de France Football. C’est la stricte vérité.

Penses-tu enfin, que le passage difficile actuel est dû à la digestion du mercato tardif de cette saison ?
Non ! Nous sommes dans l’apprentissage du très haut niveau, avec une expérience unique en Ligue des Champions. Il faut la vivre, la prendre, la digérer ensuite. Nous sommes aussi dans l’apprentissage d’enchainements de matchs tous les trois jours sans nos supporters pour nous offrir ce surplus. Je ne vois pas comment on peut juger un mercato après un mois et demi. Les joueurs ont parfois besoin de plusieurs mois voire d’une année pour s’adapter, il faut leur laisser du temps. Se réfugier derrière ça, je ne trouve pas ça honnête.

Benjamin, du côté des joueurs, comment aborder ce moment plus difficile de la saison ?
Quand on est dans une phase plus compliquée, il faut retrouver ce qui a fonctionné en début de saison. Retrouver de la confiance, avoir une prise de conscience et ne pas tout effacer non plus, corriger les erreurs et avoir un peu plus de férocité que ce que l’on a montré sur les derniers matchs. Quand on enchaîne les mauvais résultats, c’est plus difficile d’être en confiance. On se réfugie dans le travail, on reste positifs et c’est ainsi que l’on sortira de cette spirale négative.

Quel impact à l’absence des supporters sur les performances ?
Dans une phase un peu plus délicate, on a eu cette même période l’an passé et nous avions l’aide des supporters pour nous aider. Il faut aller chercher cela ailleurs. A nous de rester soudés pour sortir de la spirale. Les résultats sont moins bons. Certes, il y a eu des contenus corrects sans gagner. Contre Bordeaux, il n’y avait ni le contenu, ni les trois points. Désormais, c’est ensemble que nous réussirons à sortir de celà. Il faut regagner de la confiance et le plaisir de jouer les uns pour les autres.

Face au non-paiement des droits télé par Mediapro, Noël Le Graët ne cache pas une certaine inquiétude. Avec la perspective de voir quelques clubs de Ligue 1 en grande difficulté.
ds 0242C’est toute l’économie du football français qui, aujourd’hui, est en péril. En refusant de payer sa traite du 5 octobre, soit 172,30 M€, pour la diffusion de 80 % des matchs de Ligue 1 et de Ligue 2, Mediapro a obligé la Ligue de football professionnel à contracter un prêt à court terme de 120 M€, quelques mois après avoir déjà obtenu de l’État un prêt garanti de 224,50 M€.

Placé sous la protection du tribunal de commerce de Nanterre, le groupe sino-espagnol ne paiera pas non plus l’échéance de décembre, d’un montant de 152,50 M€. Le conciliateur a prévu de rendre ses conclusions le 7 décembre. En attendant, la LFP a déjà souscrit une option de 180 M€ supplémentaires auprès de son organisme financeur.

"Je suis inquiet, avoue Noël Le Graët. L’affaire est aujourd’hui bien dirigée par la Ligue mais le dossier est fragile. C’est une mauvaise nouvelle pour tout le football français : professionnel mais aussi amateur puisque 2,5 % du montant global lui sont reversés. Ce n’est pas rien !"

"Certains clubs sont en danger"
À l’origine, Mediapro s’était engagé à verser 814 M€ par saison sur quatre ans. Avec Canal + et Free, cela représentait une manne d’1,153 milliard d’euros. D’aucuns craignent qu’au 1er janvier la situation de plusieurs clubs de Ligue 1 devienne, déjà, intenable. "Certains seront en danger", sait pertinemment le président de la Fédération.

Une situation inextricable alors que nombreux sont les observateurs à penser que Mediapro n’a, en fait, jamais voulu créer une chaîne de télé. Sa première ambition était de revendre les droits de la L1 et de la L2. Et ainsi d’en tirer bénéfices. "Cet appel d’offres avait été considéré comme légal par les avocats parisiens qui s’occupent habituellement de ce genre d’affaires, tempère malgré tout Noël Le Graët. Peut-être que l’erreur, c’est de ne pas avoir demandé une garantie bancaire. Mais, à l’époque, cela ne se faisait pas".

D’une nature optimiste, le Guingampais veut croire que le football français s’en relèvera. "Il y aura des difficultés mais, en général, le foot s’en sort toujours". Depuis quelques jours, les discussions se sont ainsi accélérées entre la LFP et le diffuseur historique, Canal +. Afin de sauver ce qui peut l’être.

Battus par Chelsea dans les dernières minutes, les Rennais ont dit adieu aux huitièmes de finale de la Ligue des champions. Malgré le revers, les points positifs l’emportent dans les têtes rennaises.
ds 0219Dans un stade où seuls les glaçons avaient finalement leur place en tribunes, le Stade Rennais a été éliminé de la Ligue des champions. Le sifflet des rouges-gorges rennais a été logiquement coupé, après quatre journées, un nul et trois revers, deux buts marqués et neuf concédés. Avec un point au compteur, désormais - et c’était l’ambition annoncée -, les coéquipiers de Damien Da Silva joueront leur va-tout lors d’une finale en Russie. Mercredi prochain, ils iront à Krasnodar pour glaner la troisième place du groupe et un ticket pour un printemps 2021 en Ligue Europa. Une victoire ou un nul (sur un score de 2-2) pourraient faire l’affaire… Mais l’élimination est là tout de même, après une nouvelle défaite au cœur d’une série, désormais étendue à dix rencontres toutes compétitions confondues où se promène un seul succès. Pourtant, dans le contenu, Rennes a montré qu’il valait mieux que ce bilan comptable détestable.

Stephan : "J’ai vu ce que j’aime voir de cette équipe"
À l’aller, à Londres, des circonstances abracadabrantesques avaient tué les Bretons cohérents dans le jeu (0-3). Cette fois, Rennes a payé cash sa jeunesse et ses errements sur deux pertes de balles de Doku (22’) et Grenier (90’). Car, après un premier quart d’heure passé sous l’eau, avec un retard constant et une poursuite du ballon, le groupe de Stephan s’est repris. Oui, Hudson-Odoi marque (0-1, 22’), oui, Mount est mis en échec par Gomis (29’). Mais vraiment Rennes a poussé : Bourigeaud et Léa-Siliki (32’), Da Silva d’une tête puissante (41’), Bourigeaud sur coup-franc (45’), Guirassy en se retournant (73’), puis Nyamsi d’un coup de boule capté par Mendy en deux temps (74’) !

Avant d’obtenir une égalisation légitime par Guirassy sur un corner de Bourigeaud (1-1, 85’). "J’ai vu ce que j’aime voir de cette équipe : avec engagement, ambition, travail dans la largeur, de la présence dans la surface. J’ai le sentiment qu’on les a bougé comme cela n’avait pas été le cas pour eux depuis longtemps… On fait honneur à la Ligue des champions. Sur les matchs, hormis Séville, peu de choses a tourné pour nous Le prochain défi, c’est de renouveler ça tous les trois jours", analyse Julien Stephan.

Nyamsi : "De bons signaux"
"On est forcément déçu du résultat, mais il y a eu du positif, il faut rester là-dessus. Dans la cour des grands, il faut se mettre au niveau. On n’a pas à rougir de notre prestation, tout se joue sur de petits détails. On a eu des bonnes séquences de possession. Après Bordeaux (0-1), il fallait une réaction, on a envoyé de bons signaux", ajoute Gerzino Nyamsi, défenseur, qui, pour son retour, en raison de l’absence d’Aguerd, a montré qu’il était un concurrent pour bousculer la hiérarchie. Avec cette nouvelle soirée sans succès, Rennes cherche désespérément son aurore boréale. Pour enfin sortir de cet automne sans lumière.

"Avant de penser au voyage à Krasnodar, on doit aussi faire tourner le compteur en L1", reconnaît le coach rennais. A la Meinau vendredi (21 h), face à Strasbourg, défait neuf fois en onze journées, ce serait une riche idée.

ds 0239Globalement, la valorisation marchande des footballeurs est à la baisse en 2020. Conséquence forcée de la crise et ses effets sur les ressources financières des équipes. C’est surtout vrai sur les joueurs les mieux cotés, et les moins accessibles. Dans la masse plus large, un plus grand nombre progresse, sur le terrain d’abord et par ricochet, en valeur estimée sur le marché des transferts. Au Stade Rennais particulièrement, d’après les données de la plateforme spécialisée, Transfermarkt.

Six joueurs du Stade Rennais dans le top 30 de la Ligue 1
Dans sa dernière mise à jour, elle pointe six joueurs du collectif breton, dans le top 30 de ceux pour qui l’estimation augmente le plus, en ce début de saison 2020-21. Et Eduardo Camavinga, deuxième, derrière le défenseur et capitaine du PSG, Marquinhos. La valorisation de Camavinga est à la hausse d’un peu plus de 42%, à 50 millions d’euros désormais. Selon Transfermarkt, il est le troisième footballeur le plus cher dans le monde, dans la tranche des U19, après Ansu Fati (17 ans), au Barça, et Alphonso Davies (19 ans), au Bayern Munich.

Camavinga et Doku pour principaux bénéficiaires
Les recrues de l’été (Doku, Guirassy, Aguerd et Gomis), tirent naturellement profit de leur transfert vers un club en lice en Ligue des champions, pour relever leur cote. Mais c’est surtout Jérémy Doku qui en profite le plus, puisqu’il est estimé aujourd’hui plus de 200% plus cher, qu’au début du confinement, au mois de mars dernier.

Les Rennais qui progressent le plus sur le mercato cette saison
6. Benjamin Bourigeaud = 15 M€ (+3 M€)
5. Nayef Aguerd = 8 M€ (+4 M€)
4. Alfred Gomis = 9 M€ (+6,6 M€)
3. Serhou Guirassy = 15 M€ (+7 M€)
2. Jérémy Doku = 20 M€ (+11 M€)
1. Eduardo Camavinga = 50 M€ (+12,5 M€)

Après la victoire de Chelsea, le gardien des Blues a rendu hommage aux supporters Rennais.
ds 0218C'était une nouvelle fois le temps des retrouvailles ce soir pour Edouard Mendy. Transféré cet été du Stade Rennais à Chelsea, le gardien a vu les Rouge et Noir tomber dans la poule de sa nouvelle équipe en Ligue des Champions. Déjà performant à l'aller, le portier a ce soir encore livré une belle prestation. Après la rencontre, Mendy a eu un bon mot pour les supporters rennais, qu'il aurait aimé retrouver pour un dernier aurevoir.

En cas de défaillance de Mediapro à payer ses échéances au football français, scénario qui semble un peu plus se vérifier chaque jour, Canal + tiendrait la corde pour racheter les droits du football français.
ds 0240Le feuilleton Mediapro – Ligue de football professionnel s’enlise. Après l’annonce du non-versement de l’échéance de 172 millions d’euros prévue au 5 octobre (pour un reversement aux clubs pro le 17), les négociations patinent. Mediapro souhaite obtenir une baisse des montants dus cette année. Ce que la Ligue refuse. Le groupe sino-espagnol, qui n’a toujours pas effectué le règlement d’octobre, ne semble pas en mesure de verser, non plus, celui du 5 décembre. Ce qui mettrait les clubs français dans une situation de grand danger.

Selon une information de l’Équipe , Canal + a évoqué une offre potentielle autour de 700 M€ pour l’ensemble des droits de la Ligue 1, incluant des bonus si ses abonnements augmentent. Avec Free, qui paye 50 M€ pour diffuser des extraits en quasi-direct, les droits s’élèveraient ainsi à 750 M€, contre 1,1 milliard avec Mediapro.

Mais le diffuseur historique ne semble pas pressé. Il a déjà fortement investi sur la Ligue des champions, qui reviendra sur ses antennes lors de la saison prochaine. Il n’a pas, non plus, déploré un exode de ses abonnés.

Dans une déclaration à Téléfoot, le coach du Stade Rennais, Julien Stéphan, a indiqué que son attaquant, M’Baye Niang, a toujours un rôle à jouer au sein de la formation bretonne.
ds 0238"J’ai toujours dit à M’Baye que à 100% de ses qualités et en acceptant toute la concurrence qu’il pouvait y avoir, il aurait un rôle à jouer dans notre effectif et dans notre saison. Il a beaucoup travaillé pour revenir à un niveau de forme cohérent. Il s’entraîne avec le groupe depuis maintenant 15 jours. Il montre beaucoup d’entrain pour travailler au quotidien. Ça va être à lui de jouer maintenant pour aller titiller la concurrence et nous apporter son talent et ses qualités."

Avec un seul point en trois matchs, le Stade Rennais est mal en point en Ligue des champions. Mais à l’heure de retrouver Chelsea ce mardi, les raisons d’être optimiste ne manquent pas.
ds 02411 Mathématiquement, rien n’est joué
Un point sur neuf possibles, c’est maigre pour le Stade Rennais qui a enchaîné un nul et deux défaites lors de ses trois premiers matchs de Ligue des champions. Trop peu pour espérer figurer dans les deux premiers à l’issue de la phase de groupes ? Il est encore trop tôt pour le dire.

Mathématiquement, "rien n’est fait, même si Chelsea et Séville ont pris une bonne option (7 points chacun). Il reste trois matchs et toute la phase retour à faire", explique Romain Danzé, ancien joueur emblématique et aujourd’hui responsable des relations publiques du club.

Le match de ce mardi face à Chelsea au Roazhon Park ressemble d’ailleurs, déjà, à une petite finale. En cas de victoire, les Rouge et Noir reviendraient à trois points des Londoniens. Une défaite, conjuguée à une victoire de Séville face à Krasnodar, condamneraient les deux clubs.

2 Une phase retour plus clémente
Dans son histoire récente, Rennes a déjà réalisé des exploits au Roazhon Park face à des grosses cylindrées. Le 8e de finale de Ligue Europa face à Arsenal en 2019 (3-1) en témoigne. Cela tombe bien, la formation de Julien Stephan reçoit les deux cadors du groupe, Chelsea ce mardi à huis clos et Séville le 8 décembre.

"Malheureusement, on n’aura pas notre public, qui est une partie importante de nos résultats à domicile, concède Danzé. Mais quand vous êtes dans votre stade, dans votre vestiaire, sur votre terrain, vous avez plus de repères, de certitudes et de confiance".

3 Chelsea a montré la voie
Dépassée à Séville (défaite 1-0), la formation de Julien Stephan a su élever, nettement, le curseur à Chelsea. Si la défaite est nette (3-0), Rennes a été plombé par les deux penalties concédés par Dalbert et à l’exclusion de ce dernier avant la mi-temps. "Je les ai trouvés très décomplexés, plutôt à l’aise. On a eu la possession une partie du match en étant très agressif au pressing et en récupérant le ballon assez haut".

Tous les ingrédients pour bien figurer en Ligue des champions. Tous, sauf l’efficacité, l’un des points noirs du club breton lors de ses trois premiers matchs.

4 Camavinga et Maouassa sont de retour
Voilà deux (très) bonnes nouvelles. Victime d’une béquille, Eduardo Camavinga a manqué les déplacements à Séville puis Chelsea. Pas convoqué en équipe de France, il en a profité pour se requinquer. "Ça m’a permis de souffler et de revenir en forme", a expliqué le milieu de terrain des Bleus mercredi dernier. De retour vendredi contre Bordeaux, il devrait, par ses percussions et sa justesse technique, faire un bien fou au Stade Rennais.

Quant au latéral gauche Maouassa, blessé depuis fin septembre à la cheville, il a également, comme Mbaye Niang, fait son retour lors des séances collectives. Trop juste pour la réception de Bordeaux, Maouassa a cruellement manqué dans un secteur où Dalbert n’a apporté aucune garantie.

Hormis Rugani, Rennes est d’ailleurs quasiment au complet. "On joue dix matchs en un mois, c’est une cadence infernale, observe Romain Danzé. Il faudra une rotation entre les joueurs et l’entraîneur pourra, avec un effectif presqu’au complet, faire des choix".

5 La Ligue Europa toujours à portée
On l’a dit, si Rennes perd face à Chelsea, la messe sera sans doute dite pour les 8es de finale de la Ligue des champions. Mais sera toujours en lice pour la qualification en 16e de finale de la Ligue Europa. "Notre finale ne sera pas contre Chelsea", précise d’ailleurs Romain Danzé.

Sous-entendu, si Chelsea et Séville ne jouent pas dans la même cour que les Rennais, Krasnodar est à sa portée. La "finale" aura donc lieu le 2 décembre lors de la 5e journée, avec le déplacement en Russie. S’il était repêché en Ligue Europa, le Stade Rennais aurait réussi sa campagne européenne.

Ce mardi, Rennes affronte Chelsea dans ce qui ressemble au match de la dernière chance en Ligue des Champions.
ds 0232Avec un point au compteur, les Bretons doivent impérativement réaliser un résultat contre les Blues, ne serait-ce que pour continuer à rêver de la troisième place. Mais à quelques heures du match, Julien Stéphan connaît de nombreux pépins dans la préparation de ce choc. En effet, Téléfoot annonce que le coach breton déplore ce mardi midi deux forfaits de taille : Nayef Aguerd et Martin Terrier. Selon le tweet de Saber Desfarge, les deux joueurs sont suspectés d’être contaminés au Covid-19.

"Nayef Aguerd forfait contre Chelsea. Nyamsi pressenti titulaire, ce soir. Julien Stephan convoque le jeune défenseur Lorenz Assignon dans le groupe. Nayef Aguerd et... Martin Terrier absent également! Même cause et même suspicion. La liste des absents s’allonge au Stade Rennais" a publié l’insider de la chaîne. Cela n’a pas été confirmé, mais les deux joueurs devraient être testés et isolés afin de déterminer s’ils sont bien positifs au Covid-19, comme cela semble été craint au sein du staff médical du Stade Rennais.

Les footballeurs du Stade rennais ne seront pas dépaysés lors de leur match de Ligue des Champions à Krasnodar le 2 décembre. Ils retrouveront du granit breton autour du stade.
DS 0213aLe Stade rennais sera un peu en terre bretonne lors de son déplacement à Krasnodar en Russie le 2 décembre prochain. En espérant que cela lui porte chance dans le cadre dans le cadre de la 5ème journée de la Ligue des Champions, après le score de parité 1-1 du match aller.
En terre bretonne… ou plutôt en granit breton. Car le parc de 23 ha qui entoure le stade FK Krasnodar accueille des aménagements réalisés par l’entreprise de Louvigné-du-Désert La Générale du granit qui emploie 130 personnes.
Ils avaient été commandés par le fondateur du club Sergueï Galitski à l’occasion de la Coupe du Monde de football 2018. Le stade n’a finalement pas accueilli de match officiel mais l’équipe d’Espagne a profité de ce bel espace pour s’entraîner tout au long de la compétition.
DS 0213bSix mois de travail
Les grandes esplanades qui bordent le stade ont été réalisées en granit provenant des carrières de Lanhélin (au sud de Saint-Malo). La Générale du Granit a réalisé la découpe et la finition des quelque 14 600 pièces de ce puzzle géant allant de 10 à 250 kg la pièce.
"Ce projet a assuré 6 mois de travail avec un renforcement des équipes dans un contexte incertain, notamment en raison du fait que nombre de municipalités bretonnes préfèrent importer du granit étranger pour leurs aménagements de voirie, alors que la Bretagne dispose de granits de qualité dans son sous-sol."
Bien que l’accès au stade sera interdit aux supporters bretons pour cette rencontre en raison de la crise sanitaire, les hommes de Julien Stéphan ne seront pas seuls, se félicite la Générale du granit dans un communiqué : " Ils seront accompagnés par tous les bretons à travers ce qui fait la renommée de leur territoire, le granit breton, reconnu dans le monde entier pour ses qualités (aéronautique, mécanique de précision...) "

Les stars du club de football de Chelsea ont atterri à Rennes, en fin d’après-midi, ce lundi 23 novembre 2020. Demain, mardi, ils affrontent le Stade Rennais (18 h 55) au Roazhon Park, pour la 4e journée de Ligue des champions. Ils regagneront Londres juste après la rencontre.
DS 0212N’N’Golo Kanté, Olivier Giroud, Thiago Silva, Frank Lampard… Les stars de Chelsea ont atterri à l’aéroport de Rennes, ce lundi 23 novembre vers 17 h 30, en provenance de Londres, à la veille de leur match de Ligue des champions, face au Stade Rennais. Un vol partagé sur les réseaux sociaux du club, et par le défenseur César Azpilicueta.

Hébergés au Domaine de Cicé-Blossac à Bruz
Direction Bruz, ensuite, et le domaine hôtelier de Cicé-Blossac, où les Blues ont pris leurs quartiers, ce mardi soir. Pas d’entraînement de prévu, demain, au Roazhon Park, ils rejoindront la route de Lorient, en milieu d’après-midi, à quelques heures du coup d’envoi prévu à 18 h 55, avant de regagner Londres après la rencontre.

Dans le même temps, les joueurs du Stade Rennais s’entraînaient dans leur centre de la Piverdière, avant un exploit attendu, demain, face à Chelsea, après un nul et deux défaites, lors de la phase aller de cette première Ligue des champions de l’histoire du club.

A la veille de la rencontre entre le Stade Rennais et Chelsea, Frank Lampard a avoué qu’il ne prendra pas cette opposition à la légère.
ds 0231L’heure de la revanche a sonné pour Rennes. Lourdement défaits lors du match aller à Stamford Bridge (3-0), les hommes de Julien Stephan ont l’occasion de se relancer ce mardi face à Chelsea en Ligue des Champions. Si la tâche s’avèrera difficile, le Stade Rennais tentera de réaliser l’exploit afin de croire à une potentielle qualification pour le prochain tour de la compétition. A la veille de la partie, Frank Lampard a avoué toujours se méfier de son futur adversaire en conférence de presse.

"Ils avaient été impressionnants lorsque nous les avions affrontés"
"Je suis pleinement concentré sur le défi de Rennes car ils avaient été impressionnants lorsque nous les avions affrontés à Stamford Bridge. Si nous obtenons un mauvais résultat, nous rendrons les prochains matches difficiles, nous devons donc respecter le jeu. J'ai confiance en l'équipe, même si nous faisons tourner l'effectif. Il est important de garder un équilibre. Il faut avoir le bon feeling et une vraie attitude pour aller encore plus loin. Six victoires, ce serait bien, mais on ne peut pas baisser le niveau. Rennes est une bonne équipe." Le Stade Rennais est prévenu, Chelsea compte poursuivre sur sa lancée.

Considéré comme l'un des gros potentiels de la formation rennaise, Noah Françoise (17 ans) va signer son premier contrat professionnel.
ds 0250Après Matthis Abline et Andy Diouf, le Stade Rennais va sécuriser un autre gros potentiel de la génération 2003. Selon les informations de Goal, Noah Françoise (17 ans) s'apprête à signer un premier contrat professionnel jusqu'en 2024, lequel prendra effet l'été prochain.

International français U16 (11 sélections) et U17 (2 sélections), Noah Françoise n'a pas encore joué avec l'équipe première. En revanche, il a été le seul 2003 titulaire tout au long du beau parcours réalisé par Rennes la saison dernière en Youth League. Les Bretons se sont fait sortir par l'Inter en huitièmes de finale. Milieu de terrain, le natif de Rennes s'est illustré dans cette même compétition en marquant un but décisif contre le Club Bruges.

Arrivé au centre de formation en 2018, il a d'abord joué pour les clubs voisins du CPB Bréquigny et du CO Pacé.

Les joueurs et Julien Stéphan le répètent à l'envie : les supporters leur manquent depuis le début de saison. Mais qu'apporte le public à la performance des joueurs ? On a posé ces questions (et d'autres) à un préparateur mental et psychologue du sport.
ds 0230"Nous sommes à la recherche d'un déclic, que nous n'avons pas la possibilité d'aller chercher dans des éléments extérieurs en ce moment", a expliqué Julien Stéphan en conférence de presse ce lundi, avant le match contre Chelsea en Ligue des champions. Son équipe est en difficulté, notamment au niveau de l'état d'esprit sur certains de ses derniers matchs disputés. "On a déjà eu une phase délicate l'année dernière, on avait su se reposer sur l'aide des supporters, et là on doit aller chercher ça ailleurs", appuie Benjamin Bourigeaud.

C'est une rengaine qu'on entend souvent chez les joueurs et le coach depuis le début de saison, qui ont rappelé à de nombreuses reprises l'importance de leur public. Et ce n'est pas que de la communication : la saison dernière, Rennes a gagné neuf points dans les toutes dernières minutes des matchs disputés au Roazhon Park, bien souvent aidés par des supporters incandescents. Devant 5 000 abonnés, Rennes avait renversé Monaco dans les dix dernières minutes lors de la 4e journée de cet exercice 2020/2021.

Le public va apporter un regain sur l'attitude
Mais cette année, l'équipe a joué devant au maximum 5 000 supporters, dans une enceinte qui peut en contenir plus de 29 000, et doit jouer dans un stade vide depuis la fin octobre. Alors, quelle incidence concrète a l'appui du public sur les performances des joueurs ? Mathieu Carrer, préparateur mental et psychologue du sport nous répond : "Il va permettre aux joueurs de favoriser les efforts nécessaires pour être performant, de maintenir l'engagement, sa persistance et sa persévérance sur le long terme, jusqu'à la fin du match. Les joueurs mettent aussi davantage d'intensité s'ils se sentent soutenus par le public. Et au-delà de la performance pure du match, le public va apporter un regain sur l'attitude, le comportement, pour permettre aussi d'aller chercher cette énergie que les joueurs n'avaient pas forcément à l'origine."

Mais le public n'a pas qu'une influence sur les joueurs, selon le préparateur mental et psychologue du sport : "Sur un plan secondaire, des études montrent aussi l'impact du public sur les décisions arbitrales, qui, inconsciemment, vont avantager l'équipe à domicile." Un soutien qui permet également d'atténuer la perception de la fatigue, ajoute Mathieu Carrer.

"Il faut jouer sur la cohésion"
Revenir sur les matchs récents de Rennes en arguant que le public aurait forcément changé la donne reviendrait à faire du foot fiction. Qu'il ait eu une incidence, au regard du manque de caractère parfois affiché, est une certitude. Alors comment compenser ce manque de public ? Mathieu Carrer : "Il faut jouer sur la cohésion, mettre en évidence des règles collectives au sein du groupe. Pourquoi ne pas favoriser aussi des échanges avec les supporters ? Sans qu'ils soient présents au match, on peut organiser un retour avec eux après les rencontres, par visio notamment, pour garder le lien et ne pas perdre le sentiment d'appartenance."

En conférence avant la rencontre contre Chelsea, Julien Stéphan expliquait justement que le déclic était recherché "en interne." Avec lucidité sur les manques, "sans tout noircir, mais en allant relever le niveau de confiance de certains joueurs, en étant plus féroces, plus engagés dans ce qu'on va proposer." Des valeurs qui rendraient fiers leurs supporters, même s'ils seront obligés d'en juger devant leur écran ou leur poste de radio ce mardi soir.

ds 0229Le mercato hivernal approche et les supoorters du Stade Rennais espèrent qu'il sera aussi réussi que celui de l'été dernier. Le président du club, Nicolas Holveck, annonce, lui, déjà la couleur : "Il faut déjà s’attendre à un mercato hivernal globalement calme. Les clubs français souffrent des conséquences de la crise sanitaire, et du dossier Mediapro. A l’étranger, les matches se jouent dans des stades vides, et l’impact sur les recettes de billetterie est énorme. Avec toutes ces considérations, je crois qu’il faut s’attendre à un mercato calme."

Même si l'état français a déjà accordé des aides au sport, et donc au football, il est hors de question que le naufrage de Mediapro soit compensé par les finances publiques.
ds 0243Le dossier Mediapro devrait évoluer dans les premiers jours du mois de décembre, puisque l’on saura ce que le conciliateur préconise pour régler l’énorme litige entre la Ligue de Football Professionnel et Téléfoot. Mais les clubs de Ligue 1 l’ont bien compris, ils ne devront pas compter sur l’appui financier de l’état français. Emmanuel Macron l’avait expliqué mardi dernier aux responsables du football professionnel, qui participaient à une visioconférence, mais c’est Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, qui en a remis une couche. Pour ce dernier, ce n’est pas la France et in fine les contribuables, qui doivent payer pour le comportement des dirigeants de la LFP lorsqu’ils ont signé avec le groupe sino-espagnol pour la vente des droits TV du football.

Jean-Michel Blanquer, invité de RTL, en a remis une bonne couche, afin que le message passe bien. « Le président de la République a été très clair, je l'ai été aussi, je crois, et le Premier ministre aussi. On considère que vous ne pouvez pas prendre de risque financier, en tant qu'acteur privé, déboucher sur quelque chose d'assez grave, quand même, et, à la fin, appeler au secours l'État pour financer votre risque, en quelque sorte Bien évidemment, on suit ça, on ne se déresponsabilise pas. Mais on n'a pas vocation à compenser des problèmes qui ont été finalement générés par une sorte de cupidité et d'irréalisme », prévient le membre du Gouvernement Castex. Une position plutôt logique, même si cela peut coûter à la Ligue 1. Le mirage du milliard d'euros a fait tourner la tête à certains dirigeants du football français, à eux de trouver la solution.

Page 1 sur 11

Programme TV

29/08 17h00
SRFC-MHSC
Ligue 1 - Journee : 2

13/09 15h00
Nîmes-SRFC
Ligue 1 - Journee : 3

19/09 21h00
SRFC-Monaco
Ligue 1 - Journee : 4

Partenaires

Articles

24 novembre 2020

Connexion

Tipeee

Tipeee

S.G.S.B.

SGSB

Tipeee

Tipeee

Hébergé par

Reglyss.bzh

Free Joomla templates by L.THEME