Une semaine après sa défaite contre l’OM au Vélodrome, les Girondins de Bordeaux affrontent Nîmes au Matmut Atlantique ce samedi après-midi.

DS 0127A cette occasion, Hatem Ben Arfa va fêter sa seconde titularisation sous le maillot aquitain. Auteur d’une bonne première mi-temps contre Marseille samedi soir, l’international français a déjà l’étiquette de l’arme offensive n°1 des Girondins sur le front. Malgré sa notoriété, Hatem Ben Arfa a eu une drôle de surprise ce dimanche après-midi en débarquant dans le vestiaire de Bordeaux puisque son nom a été mal orthographié au-dessus de sa place dans le vestiaire. Une incroyable faute de la part des dirigeants girondins, qui n'a pas manqué de faire le buzz sur les réseaux sociaux. D’autant plus que la photo en question a été postée par le compte officiel des Girondins de Bordeaux… avant d’être supprimée.

La Ligue de football professionnel met en demeure Mediapro, principal diffuseur de la Ligue 1 et Ligue 2, de payer ses échéances. Un peu plus de 170 millions d'euros. L'instance menace de faire appel à d'autres opérateurs, une crise qui pourrait avoir de graves conséquences sur les clubs bretons.
DS 0126Le bras de fer entre la Ligue de football professionnel (LFP) et Mediapro a franchi un nouveau pallier ce jeudi. En plus de mettre en demeure son principal diffuseur, la LFP a dû contracter un nouveau prêt, et elle annonce qu'elle pourrait se tourner vers d'autres opérateurs. Le torchon brûle et les conséquences pour le système économique du foot français pourraient être catastrophiques, notamment pour les clubs bretons.

Brest et Lorient, les plus dépendants
Les clubs bretons, comme les autres, se sont appuyés sur la hausse des droits TV pour augmenter leur budget cette saison. Brest et Lorient sont ceux qui dépendent le plus de cette manne financière. Les estimations avancent 34 millions d'euros pour le Stade Brestois, soit un peu plus de 70% de son budget. Une part qui est encore plus élevée pour le FC Lorient : près de 80% des finances lorientaises, avec 31 millions.

Les dirigeants bretons restent très discrets : la Ligue a donné pour consigne de ne pas répondre sur le sujet. Christophe Pélissier, l’entraîneur lorientais, ne s'étend pas non plus : "On en parle avec les joueurs et le staff. Ça nous interpelle bien sûr parce qu'on est dans ce milieu. Mais je ne suis pas là pour les commenter non plus."

Rennes semble préservé
Le Stade Rennais est le club breton le moins dépendant des droits télé : 52 millions d'euros, mais c'est environ la moitié de son budget. Et surtout, l'actionnaire majoritaire, la famille Pinault, pourrait renflouer les caisses en cas de scénario catastrophe pour le foot français.

Les sommes sont beaucoup plus petites pour En Avant Guingamp, en Ligue 2. Les 9 millions issus des droits TV représentent quand même près des deux tiers du budget costarmoricain.

A quelques jours d’un premier match historique de Ligue des champions, le président du Stade Rennais, Nicolas Holveck s’est élevé de façon ferme et étayée contre la jauge de 1 000 spectateurs dans les stades, comme le Roazhon Park. Un véritable cri d’alarme.
DS 0125Tous les signaux sont au vert au Stade Rennais en ce début de saison, sauf bien sûr l’affluence au stade qui est un véritable point noir…
Je suis tout à fait conscient de la situation sanitaire du pays. Je pense qu’en Bretagne on a été relativement préservé malgré tout. Je reste convaincu qu’à Rennes, où il y a 30 000 places ans le stade, on est tout à fait capable de faire venir 5, 6, 7 000 personnes. Et on l’a démontré.

Comment ?
Personnes mieux qu’un club de foot ne peut tracer les gens qui viennent au stade. On sait exactement qui est assis à quelle place, et qui est assis autour de lui. On a une traçabilité parfaite puisque chaque personne qui vient est identifiée nominativement et on sait où elle s’assoit. Il y a un flux entrant, les buvettes sont fermées. Les gens vont à leur place, ils ne touchent rien puisque c’est nous qui pulvérisons le gel hydroalcoolique dans leurs mains. Le port du masque est obligatoire, on est à ciel ouvert. Le match se déroule, à la fin du match, on les fait sortir par bloc. Il y a un seul flux sortant, pas de croisement.

Aucun risque donc ?
Je reste convaincu qu’un stade n’est pas du tout propice à un cluster. Je pense d’ailleurs qu’il n’y a aucun cluster issu d’un stade de foot. La population a aussi besoin de moments de communion collective, dans le strict respect des mesures barrières. Et j’espère qu’on va se faire entendre et pouvoir accueillir un peu plus de monde au stade, parce que c’est vraiment un cri d’alarme.

Vous êtes remonté ?
On est victime de notoriété et ce n’est pas justifié. On a vraiment montré notre capacité à garantir la sécurité de notre public. Et à lui permettre de vivre un petit moment de plaisir autour d’un match de foot. Maintenant je comprends, la responsabilité des autorités, mais en travaillant ensemble on doit pouvoir progresser. On pourrait, en outre, servir d’exemple positif. Pendant un match, on peut diffuser des messages sur les gestes barrières, sur comment se comporter en collectivité. On doit être cet exemple positif et moi je suis prêt, au Stade Rennais, à être cet exemple positif, pour démontrer qu’on peut continuer à vivre quelques moments de bonheur en prenant le maximum de mesures.

Malheureusement mardi, ce sera 1000 au stade pour le match contre Krasnodar ?

Le groupe espagnol est désormais entre les mains d'un mandataire ad hoc, avec l'objectif de trouver une solution sur les paiements à la LFP. Une situation explosive pour le football français.
DS 0124Nouveau rebondissement dans l'affaire Mediapro qui fait trembler l'univers du football français. Alors que le groupe espagnol tente de renégocier à la baisse le montant des droits télé du championnat entre clubs tricolores (80 % des matchs sont diffusés sur sa chaîne Téléfoot) , dont il doit s'acquitter auprès de la Ligue professionnelle de football (LFP) - 780 millions d'euros par an pour la Ligue 1 et 34 millions pour la Ligue 2 -, il vient de se mettre sous la protection d'un mandataire ad hoc rattaché au tribunal de commerce de Nanterre, selon nos sources confirmant les révélations du « Canard enchaîné ».

Avec les autres parties prenantes dans le dossier - la LFP aurait accepté cette médiation -, l'idée va être de trouver une solution à ses difficultés financières.

Délai de paiement
Il y a un peu plus d'une semaine, le propriétaire de la chaîne Téléfoot avait provoqué la stupeur en demandant du temps pour régler l'échéance de 172 millions d'euros qu'il aurait dû théoriquement verser le 6 octobre à la LFP et dont il ne s'est toujours pas acquitté. Un délai de paiement refusé ensuite par les clubs français de football, dont la santé financière est déjà grandement fragilisée par la crise sanitaire.

La Ligue est prise en tenaille. Car les clubs lui réclament l'argent dont la source devait être les échéances payées par Mediapro. Il s'agit de 7 millions par club pour la seule échéance d'octobre, la prochaine intervenant en décembre. La LFP aurait communiqué aux clubs qu'elle allait convoquer un conseil d'administration rapidement pour décider d'un emprunt et ensuite organiser une assemblée générale pour le faire approuver.

De l'autre côté, Mediapro, qui a généré 1,8 milliard de revenus et 224 millions de résultat d'exploitation en 2019, reconnaît avec cette procédure qu'il est en difficulté. Les agences de notation S&P et Moody's ont toutes deux abaissé leur notation sur Joye Media, maison mère de Mediapro, au printemps. Beaucoup doutent qu'on puisse forcer son actionnaire à 53 %, le chinois Orient Hontai Capital, à se substituer à Mediapro pour payer la LFP.

Crise sanitaire
La Ligue a des arguments à faire valoir durant cette procédure. Même si Téléfoot a déçu pour son lancement, il n'a jamais été question que la chaîne génère assez de revenus pour ses premières échéances : pour celles-ci, il devait bien avoir prévu des réserves de liquidités.

Mais de l'autre côté, Mediapro risque de faire valoir que le championnat n'est pas ce qui lui a été vendu étant donné la crise sanitaire, d'autant qu'il risque de se voir ensuite demander des dommages et intérêts par les clubs. Il peut faire traîner l'affaire ou lancer une autre procédure en justice, pour pousser la Ligue à baisser son prix, d'autant qu'elle n'a pas forcément beaucoup d'alternatives pour les vendre au même prix si elle devait les récupérer. En revanche, si Mediapro se plaçait dans une procédure de liquidation ou de cessation des paiements, « la LFP aurait du mal à récupérer son dû », explique Pierre-Alain Bouhenic, avocat chez Brown Rudnick.

Cela dit, beaucoup pensent que si Mediapro a si rapidement demandé de nouvelles conditions, c'est qu'il veut renoncer rapidement et partir dans les meilleures conditions possible.

Avant de faire un sale coup à la Ligue de football professionnel, Mediapro avait déjà tenté le diable auprès de la Serie A. Mais les Italiens ont été bien plus précautionneux.
DS 0123Le football français est en alerte maximale. En effet, Mediapro, le principal diffuseur de la Ligue 1 et de la Ligue 2, a décidé de stopper ses paiements et doit la bagatelle de 172 millions d'euros à la Ligue de football professionnel (LFP). Les dirigeants de Ligue 1 en ont d'ailleurs déjà appelé au Président de la République, Emmannuel Macron, pour faire pression sur son homologue chinois.

Mais certains signaux auraient dû alerter les dirigeants du football hexagonal. Comme ce qui s'est passé en Italie avec le groupe sino-espagnol. En février 2018, Mediapro récupère les droits télévisuels de la Serie A (cycle 2018-2021) contre une offre de 1,05 milliard d’euros par saison. Autant dire que cela ne plaisait guère aux diffuseurs historiques de la Botte que sont Mediaset et Sky.

Mediapro avait comme projet à l'époque de revendre les droits. Mais Sky en décidait autrement et saisissait alors un tribunal de Milan. Le 9 mai 2018, le projet du groupe de Jaume Roures était retoqué en Lombardie. Une première pierre dans son jardin, donc. Mais la chute ne s'arrêtait pas là. La Ligue italienne de football avait déjà stoppé les négociations avec Mediapro après le refus du groupe d’avancer la garantie bancaire.

Sky et Perform à la rescousse
Finalement, après quatre rounds de négociations, la Serie A avait fini par trouver des diffuseurs alors que le championnat allait reprendre un peu plus d'un mois plus tard. Le 13 juin, Sky et Perform remportaient les droits pour 973 M€ par an pour la période 2018-2021. Cela est bien évidemment en baisse par rapport à Mediapro, mais en hausse par rapport au cycle précédent (950). Mediapro n'était pas candidat cette fois et Sky allait donc diffuser 7 matches par journée (780 M€) et Perform (plateforme DAZN) les trois autres (193 M€).

Maintenant, on se demande un peu comment la France va bien pouvoir réagir vis-à-vis de cela. Un nouvel appel d'offre avec Canal +, le diffuseur historique, et beIN Sports ? Ou alors une solution très différente, comme évoquait Jean-Michel Aulas ? « L'idée que je veux défendre, c'est qu'il faut un Spotify du foot ou un Deezer du foot, il faut une offre unique avec un prix attractif et que le public n'ait plus à se poser la question sur quelle chaîne est le match », avait ainsi lâché le boss lyonnais. En attendant, les clubs français devraient encore connaître quelques mois difficiles...

La LFP compte bien gagner sa bataille. Selon L'Equipe, l'instance a décidé de "mettre en demeure" Mediapro, qui refuse toujours de régler son échéance de 172 millions d'euros. Les clubs en ont eu la confirmation dans un courrier.
DS 0122Un bras de fer, ni plus ni moins. Entre la LFP et Mediapro, principal diffuseur de la Ligue 1 cette saison, le conflit est total. Après avoir repoussé sa demande de délai de paiement, l'instance, qui n'a toujours pas reçu son échéance prévue début octobre (172 millions d'euros), a décidé de passer aux choses formelles. Ainsi, le groupe sino-espagnol a été "mis en demeure" par la LFP.

Une rupture du contrat n'est pas à exclure
Comme le dévoile L'Equipe ce jeudi, un courrier a été envoyé aux membres du conseil d'administration de la LFP et aux clubs. "Mediapro s'est bien placé sous la protection du Tribunal de commerce de Nanterre dans le cadre d'une procédure de mandat ad hoc, mentionne le document, confirmant les révélations du Canard Enchaîné. Nous avons fait application du contrat qui nous lie avec Mediapro et les avons mis en demeure (sic) de régler les échéances des 1er et 5 octobre, tout en activant la garantie donnée par la société mère du groupe Mediapro". Il s'agit du fonds chinois Orient Hontai Capital.

Désormais, selon l'instance, il reste deux options. "Soit une issue favorable est trouvée avec Mediapro, soit ce n'est pas le cas, et il faudra envisager la reprise du contrat par d'autres opérateurs", est-il précisé dans l'extrait du courrier communiqué par L'Equipe.

Le Stade Rennais pourrait boucler une série de 10 matchs sans défaites, une première depuis 2008-2009
DS 0121Rennes s'avance en favori ce vendredi pour affronter Dijon. Le club breton, leader du championnat, se déplace chez la lanterne rouge. Mais attention tout de même, comme le rappelle Julien Stéphan. "Sur les quatre derniers déplacements que l'on a fait là-bas, on a perdu quatre fois. Ils ont un bon potentiel offensif avec des joueurs capables de vitesse et d'éliminations, de profondeur aussi. Il faut faire très attention et prendre cette équipe au sérieux."

Mais face à Dijon, le Stade Rennais a surtout l'occasion d'aller chercher une nouvelle série. Le SRFC en est déjà en Ligue 1 à 9 matchs sans défaites (7 victoires, 2 nuls), une performance qui ne l'avait pas été depuis août-octobre 2010. Vendredi en cas de non-défaite, les Rennais atteindraient la barre des 10 matchs sans défaites, série atteinte la dernière fois en août 2008-janvier 2009. Les Bretons avaient alors atteint 18 matchs sans défaite.

Cascade d'absences à Rennes
Dijon : Pour la réception du Stade Rennais, le Dijon FCO devra se passer de l'attaquant ivoirien Roger Assalé, qui souffre des adducteurs. Le milieu Romain Amalfitano, en phase de reprise après une blessure à la cuisse, n'est pas encore opérationnel. A noter que le match se jouera devant 1.000 personnes, à la suite du passage de Dijon en alerte renforcée, le 10 octobre dernier.

Rennes : Le leader du championnat se déplace chez la lanterne rouge avec le souvenir des quatre défaites subies lors de ses quatre derniers déplacements à Dijon, et un effectif très diminué. Le capitaine Damien Da Silva et l'international Steven Nzonzi sont suspendus après une accumulation de cartons jaunes. Les convalescents Gersino Nyamsi et James Lea-Siliki sont toujours trop justes, tout comme l'attaquant vedette M’Baye Niang, finalement revenu de ses envies d'ailleurs. C'est aussi le cas du gardien Alfred Gomis, passé de Dijon à Rennes il y a deux semaines, tandis que l'intérimaire Romain Salin est incertain, ce qui pourrait laisser le jeune Pépé Bonnet dans les cages. Sont aussi incertains le milieu Jonas Martin et les internationaux Nayef Aguerd (Maroc) et Hamari Traoré (Mali), ainsi que les deux pépites Jérémy Doku (Belgique) et Eduardo Camavinga (France), qui ont joué en sélection mercredi soir.

Ecarté du groupe pour la Ligue 1 dès le début du championnat mais ayant pris part à la préparation estivale, Clément Grenier a travaillé en silence, sans aucune déclaration tapageuse ni jérémiade, acceptant la concurrence et attendant une solution, consistant jusque-là à un départ ou un retour dans le groupe. Le choix du club, à un an de la fin de son contrat, semblait se porter sur la première solution mais le mercato étant désormais terminé, l’ancien lyonnais revient en toute logique dans la rotation souhaitée par son coach, qui va devoir faire face à partir de demain à un calendrier important, où tout le monde devrait avoir son mot à dire.
DS 0120A Dijon, puis ensuite face à Angers et Brest, des rotations devraient être opérées, la Ligue des Champions démarrant mardi prochain face à Krasnodar. Trop juste pour être dans le groupe, James Lea-Siliki, de retour de blessure, ne sera pas demain en Bourgogne, pas plus que Steven N’Zonzi, suspendu. Utilisé une demi-heure par Didier Deschamps, Eduardo Camavinga pourrait également être ménagé, lui qui ne fut pas épargné en présaison par les pépins physique. L’heure, naturelle, du retour de Clément Grenier apparaît donc probable, et ce peut-être directement titulaire où il entrerait en concurrence avec Benjamin Bourigeaud, Jonas Martin ou encore Flavien Tait, pouvant aussi évoluer milieu axial.

"Ce mercato s’est enfin terminé, "Clem" est à disposition, il est là et bien là, et c’est très bien comme ça". C’est ainsi que Julien Stéphan a évoqué le retour possible de l’ancien international français, dépassé la saison passée par le tandem N’Zonzi-Camavinga, qui a refusé plusieurs offres lucratives cet été mais peu intéressantes sportivement pour rester compétitif, si possible avec les "Rouge et Noir". Inscrit par le club sur la liste UEFA pour participer à la Ligue des Champions, son expérience pourrait être précieuse, s’il parvient à retrouver le niveau de performance qui fut le sien lors de sa première saison rennaise, il y a deux ans. Bosseur et altruiste, alors que d’autres ont eu plus de mal avec la notion de concurrence, Clément Grenier mérite sa chance. Réponse dès demain avec le groupe de Julien Stéphan.

Le feuilleton se poursuit, et la LFP organise la riposte. Mediapro n’ayant pas effectué le versement de l’échéance d’octobre, l’instance va contracter un prêt auprès d’une banque étrangère, comme l’indique L’Équipe. Le quotidien précise qu’elle solliciterait 120 millions d’euros pour couvrir la plus large partie des 172 millions dus par Mediapro.
DS 0119Mediapro se serait tourné vers le tribunal de commerce pour négocier avec la LFP
"?La Ligue va ajouter 50 millions d'euros apportés sur ses fonds propres pour atteindre le montant dû et non réglé par Mediapro. Dès la fin de la semaine, 50 millions d'euros seront redistribués aux clubs?" , explique le quotidien français. Face à une telle situation, la LFP a décidé d’anticiper en prenant également une option "?pour l’échéance du 5 décembre, dans l’hypothèse, assez probable, où Mediapro continuerait de ne pas régler ses dettes. Le montant de ce potentiel 2e emprunt est du même ordre que le premier?" .
Encore plus haletant que Les Feux de l'amour.

Eduardo Camavinga a récupéré le maillot de Cristiano Ronaldo, dimanche à l'issue du match entre la France et le Portugal (0-0).

Même sans entrer en jeu, Eduardo Camavinga (17 ans, 2 sélections, un but) a passé une bonne soirée dimanche après France-Portugal (0-0). Le jeune milieu de terrain a en effet récupéré le maillot de Cristiano Ronaldo, comme il l'a affiché sur son compte Snapchat. "Je le lave pas", a-t-il promis en montrant le dos de la tunique tachetée du vert pelouse de la pelouse du Stade de France.

"Je le lave pas"
DS 0118L'histoire ne dit pas comment le Rennais a interpellé le quintuple Ballon d'Or. Un autre de ses coéquipiers aurait pu y prétendre: Kylian Mbappé (21 ans). L'attaquant du PSG a adressé un message élogieux à la mégastar portugaise après avoir partagé un moment complice sur le terrain.

Mbappé a récupéré le maillot de Moutinho
Il a d'ailleurs illustré son admiration par une photo de deux joueurs tout sourire avec la mention "Idole", agrémenté d'emojis en faisant le roi et le meilleur joueur de tous les temps. Mais Mbappé a finalement récupéré le maillot de Joao Moutinho, son ancien coéquipier à Monaco.

Aucun des deux n'a fait la différence sur le terrain. Eduardo Camavinga, lui, est resté sur le banc quatre jours après avoir fêté sa première titularisation en sélection par un but face à l'Ukraine (7-1). Le trio Kanté-Rabiot-Pogba avait été aligné par Didier Deschamps dans l'entrejeu. Le Rennais fêtera peut-être une troisième sélection en Croatie, mercredi (20h45) lors de la 4e journée de la Ligue des nations.

L'ancien joueur du Stade Rennais, qui a terminé sa carrière à l'OAC en 2019, avait rejoint le club de Régional 1 durant l'hiver dernier.

DS 0117"L'objectif de la saison était de finir dans les cinq premiers. Je pars de l'AS Rousson alors que l'équipe est classée quatrième après quatre journées..."

Cédric Barbosa n'est pas homme à se défiler, ni à habiller de mots inutiles la réalité.

"Investi dans le club de Rousson (qu'il avait intégré durant l'hiver 2019, NDLR), cela faisait un mois et demi que je menais une réflexion par rapport à mon engagement", explique, mercredi 14 octobre, à Midi Libre, l'ancien joueur professionnel.

"Pour des raisons qui n'ont pas à être étalées..."
Lundi 12 octobre, après une ultime réunion en interne, il a confirmé à Mustapha Guiza, directeur sportif du club de Régional 1 (la dernière division avant le National 3), son intention de cesser sa collaboration.

"D'un commun accord, nous y avons mis fin pour des raisons que nous gardons entre nous et qui n'ont pas à être étalées...", explique Cédric Barbosa, qui a été suivi par deux membres de son staff, et, aussi, son fils Antoine.

Le jeune attaquant, auteur, dimanche 11 octobre, du troisième but de la victoire (la deuxième en quatre journées disputées, pour deux courtes défaites) de l'AS Rousson à Portiragnes (0-3), devrait retourner dans le club de Saint-Privat-des-Vieux. Où, la saison dernière, il joua avec son papa.

"Aucun contact avec l'OAC !"
Par un malin hasard, le retrait de Cédric Barbosa coïncide avec l'amère défaite subie, samedi 10 octobre, à domicile, par l'Olympique d'Alès en Cévennes (2-3) contre Agde.

Un résultat qui confirma le statut de leaders des Héraultais et, à l'inverse, repoussait les Cévenols à... l'avant-dernière place de la poule Occitanie de National 3.

Depuis, pullulaient les rumeurs du remplacement de Stéphane Saurat, entraîneur de l'OAC à seulement une victoire en cinq journées, par Cédric Barbosa, technicien désormais libre de contrat !

"Je n'ai aucun contact avec l'OAC !, précise l'intéressé. Ces rumeurs, c'est le métier qui veut ça. Le milieu du football aussi..."

Pas le diplôme pour entraîner en N3
Avant d'apporter de précieuses précisions : "En tant qu'entraîneur de Rousson, club de Régional 1, j'avais entamé une formation d'entraîneur, le BEF. J'avais une dérogation pour entraîner le temps de l'obtenir. Donc, non seulement je prends un risque, puisqu'il me faut retrouver un club pour continuer cette formation. Et, je ne dispose donc pas du diplôme nécessaire pour entraîner un club de National 3, le DES..."

"Il faut ôter de la tête des gens que j'ai quitté Rousson pour arriver à l'OAC", détaille, pour conclure, Cédric Barbosa.

Est-ce qu'il sera entendu par ceux qui souhaitent ardemment sa venue à l'OAC où, au printemps 2019, il avait conclu sa (longue) carrière professionnelle ?

C'est une autre histoire...

La Ligue 1 est menacée de "faillite" par le défaut de paiement de Mediapro. Tout le monde l'avait vu venir, mais a oublié de le dire.
La minichronique pose une question, elle n'y répond pas toujours et, à la fin, elle en pose une autre.
DS 0116Certes, le football est le sport des vérités rétrospectives, et il est de rigueur de dénigrer le football français et ses instances – qui le méritent. Pour autant, dire aujourd'hui que le contrat de la Ligue 1 avec Mediapro était un fiasco annoncé, est-ce honnête?

Les désaveux tombent dru, et on dirait que tout le monde avait prévu le coup. Par exemple, L'Équipe évoque mardi un "aveuglement collectif" et des "décideurs [qui] n'ont pas voulu voir les risques d'une telle décision".

Lors de l'attribution des contrats, en mai 2018, le quotidien salue pourtant ce "big bang", ce "jackpot" et "ce montant record [qui] dépasse toutes les espérances et couronne la stratégie de la LFP. (…) Une réussite totale et inattendue".

Il est alors surtout question de la "stratégie perdante" de Canal+ qui, "dans le jeu de poker menteur que constitue un appel d'offres, a voulu jouer au plus malin, mais s'est piégé tout seul". Quelques mois plus tard, Canal+ était déjà moins perdant en récupérant les droits de beIN Sports sur la L1.

Reste que le choix de la Ligue avait des allures de pari. Des inquiétudes ont été exprimées et des doutes émis – notamment par le spécialiste Pierre Maes – sur la solvabilité de Mediapro, la caution de son actionnaire chinois et sa capacité à monter une chaîne et recruter 3,5 millions d'abonnés ex nihilo.

En juin dernier, l'alliance avec TF1 et l'accord de licence pour utiliser la marque Téléfoot sont encore salués. Le lancement de la chaîne se déroule sans encombre en août. Mais le 8 octobre, la demande d'une renégociation du contrat par le président de Mediapro, Jaume Roures, sonne comme un aveu.

Le pari de la société espagnole, avant celui de la Ligue, semble avoir été perdant. D'abord, en tant qu'agence qui misait sur la revente des droits. Ensuite en tant que chaîne dont il faut assurer la rentabilité à terme.

Trois hypothèses. a) Mediapro prend prétexte de la pandémie pour demander une renégociation à la LFP, son investissement étant compromis bien avant. b) Mediapro est véritablement affecté par les effets du Covid sur son produit. c) Les deux.

Il est certain que ni le "scénario catastrophe" que Maes évoquait, ni les antiques prophéties sur l'éclatement de la "bulle" des droits TV n'avaient intégré le facteur X d'un coronavirus. Le modèle de Mediapro n'a pas été le seul envoyé au tapis: toute l'industrie du football vacille.

Ce que personne n'a remis en cause, c'est le principe de l'attribution du contrat au plus offrant, l'objectif unique d'augmenter le pactole sans considération pour la disponibilité de la compétition auprès des spectateurs, compromise à la fois par le prix et l'accessibilité de la nouvelle chaîne.

"Dans tous les appels d’offres, en France comme à l’étranger, le débat entre les revenus et l’exposition a toujours tourné court et en faveur des revenus", résume Pierre Maes.

Cette faillite qui pourrait être celle, économique, du football français, est surtout la faillite morale du football-business. Et cela, qui s'en souciait au moment où la Ligue touchait son "jackpot"?

Le nom des Pinault reste intimement associé au Stade Rennais FC. Invité des rencontres O21, sur le plateau de TVR35, François-Henri Pinault est revenu sur son attachement au club rouge et noir, qui est en train d’écrire les plus belles pages de son histoire.
DS 0115Comprendre le monde de demain pour faire les bons choix aujourd’hui : tel est l’objectif des conférences "O21, s’orienter au XXIe siècle", organisées à Rennes, ce mardi 13 octobre 2020, en collaboration avec le journal Le Monde et TVR35. François-Henri Pinault, le PDG du groupe Kering, s’est prêté au jeu des questions avec les internautes.

La Ligue des Champions
À commencer par le football, sujet incontournable, car la famille Pinault est propriétaire du Stade Rennais FC depuis plus de vingt ans. Après la victoire en finale de la Coupe de France face au PSG, en 2019, le club s’est qualifié pour la première fois de son histoire en Ligue des Champions. Il va affronter des clubs aussi prestigieux que le FC Séville, Chelsea et Krasnodar. La première journée aura lieu mardi 20 octobre 2020 ou mercredi 21 octobre.

François-Henri Pinault rêve-t-il d’une finale en Ligue des Champions ? "Dans mes rêves, oui", confie-t-il avec prudence, car il sait que les obstacles sont nombreux avant d’espérer figurer dans le dernier carré.

"J’ai habité à 50 mètres du stade"
Le Stade Rennais FC, il le connaît depuis ses plus jeunes années, avant même que sa famille en prenne la gouvernance. "Jusqu’à l’âge de 16 ans, j’ai habité à 50 mètres du stade, raconte-t-il, j’ai été ramasseur de balles, j’ai joué comme ailier gauche, avec le numéro 11."

En 1998, quand le club entre dans le giron familial, "c’était pour lui donner des moyens, pour redonner du bonheur aux gens, assure François-Henri Pinault. C’était tout sauf un investissement." D’ailleurs, François-Henri Pinault se souvient d’une rencontre entre son père et Edmond Hervé, le maire de l’époque.

"Un très beau début de saison"
"Mon père lui a dit, si un jour ça devait gagner de l’argent, ça servira à la promotion du sport en Bretagne. Mais ça n’a pas gagné d’argent. Car le football, ce sont des hauts et des bas." Ce début de saison fait partie des hauts, incontestablement. "C’est un très beau début de saison, on a la chance d’avoir une très belle équipe, et pas seulement sur le terrain", constate François-Henri Pinault, hors plateau, en rendant un hommage appuyé à l’équipe de direction : l’entraîneur Julien Stéphan, le directeur sportif Florian Maurice, le président Nicolas Holveck. Sans oublier Jacques Delanoë, "un Rennais comme on les aime."

Pour lui, le Stade Rennais est "ancré dans sa ville, dans sa région. C’est un club qui a un vrai sens, une vraie passion, une vraie mission". Et là encore, on peut rêver à l’avenir. "L’équipe a de l’ambition, mais elle sait rester humble, elle sait d’où elle vient. Elle a un rêve et les yeux fixés vers où elle veut aller."

Avant la série de 7 matchs en 3 semaines faite de Ligue 1 Uber Eats et de Ligue des Champions, les Rouge et Noir ont reçu le soutien de François-Henri Pinault ce mardi. L’actionnaire du Stade Rennais F.C. a assisté à la séance d’entraînement matinale tout en échangeant avec les dirigeants du club.
DS 0114aIl s’est ensuite rendu au Roazhon Park pour visiter la Galerie des Légendes, un espace interactif de 500 m2 dédié à l'histoire du club inauguré à l’automne 2019. "Le travail qui a été fait est exceptionnel" s’est enthousiasmé François-Henri Pinault. "Ce sont les racines, l’héritage du club. On a réparé quelque chose qui manquait depuis longtemps au Stade Rennais F.C. Les supporters et le club le méritent. Ça me fait remémorer beaucoup de choses. C’est beaucoup d’émotions. Il y a encore un peu de place pour y ajouter des coupes. Je suis assez optimiste."

DS 0114b

Recruté en provenance de Rennes par Watford au Mercato l'été dernier contre un chèque de 30M€, Ismaïla Sarr (ex SRFC et FC Metz) n'avait pu empêcher la relégation des Hornets de Premier League en Championship.
DS 0113Un temps ciblé par Manchester United, l'ancien joueur du Stade Rennais aurait trouvé un nouveau point de chute en cette fin de marché des transferts en Angleterre !

Auteur de 5 buts et 6 passes décisives (dont un doublé face à Liverpool FC) avec Watford lors de la saison 2019/2020, l'ailier droit international sénégalais (22 sélections / 3 buts), passé par Rennes, serait plus que jamais sur le départ sur ce Mercato.

D'après les médias anglais, Ismaïla Sarr (22 ans) se dirigerait vers Crystal Palace, actuel 12ème de Premier League, qui aurait transmis une offre de transfert de 35M€ aux Hornets.

Affaire à suivre donc pour le natif de Saint-Louis au Sénégal qui s'était révélé au FC Metz en Ligue 1 avant d'exploser ensuite sous le maillot du Stade Rennais où il aura inscrit un total de 18 buts et 16 passes décisives en 76 matchs entre 2017 et 2019.

Crystal Palace, une belle option pour Ismaïla Sarr ?

Après avoir célébré la victoire sur Nantes, en février 2020, avec 700 pots de crème desserts, les employés d’un supermarché de Cleunay, à Rennes, récidivent, ce lundi 12 octobre, pour saluer la première place du Stade Rennais en Ligue 1.
DS 0112bIls ont remis ça. Les employés du supermarché Leclerc de Cleunay, à Rennes, ont redécoré une de leur tête de gondole du rayon frais aux couleurs du Stade Rennais, pour célébrer le bon début de saison des Rouge et Noir, premier du classement de Ligue 1, après six journées.

Un clin d’œil réalisé en pots de crème dessert, ce lundi matin 12 octobre, par deux employés, dont le chef de rayon Jérémie Béchu, qui a partagé la photo. 700 pots et une heure de travail, ont été nécessaires pour réaliser cette petite fresque éphémère.

En février dernier, pour la victoire face à Nantes
Jérémie et son collègue n’en sont pas à leur premier coup. Après la victoire à l’arraché du Stade Rennais face au FC Nantes, vendredi 31 janvier, ils avaient décidé de marquer le coup, le lundi suivant, en affichant le score 3-2, à l’aide, déjà, de pots de crème dessert, et aux couleurs du Stade Rennais.
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De quoi répondre aux employés du Leclerc Pontchâteau, en Loire-Atlantique, qui avaient eux aussi réalisé, quelques jours plus tôt, une tête de gondole aux couleurs du FC Nantes.
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Interrogé par Radio Roazhon dimanche soir, l’agent de Daniele Rugani (26 ans) a apporté une précision d’importance sur la suite de la carrière du nouveau défenseur du Stade Rennais.
DS 0111Daniele Rugani est l’élu pour entrer dans la rotation de Julie Stéphan en défense centrale. Après des semaines de recherches intensive, le Stade Rennais a finalement mis le grappin sur l’oiseau rare, qui pourrait donc être le défenseur central italien. Barré à la Juventus Turin par la forte concurrence, le stoppeur de 26 ans veut se relancer en Bretagne, où il ne compte d’ailleurs pas forcément s’imaginer sur le court terme.

"On n'a jamais fait de demande d'un prêt seulement pour un an. On pensait même qu'il y allait avoir une option d'achat. Si tout se passe bien, pourquoi ne pas rester un an de plus. C'est le début d'un chemin commun, assure David Torchia sur les ondes de Radio Roazhon. La discussion entre le coach et Daniele a porté sur les différences entre les deux championnats et la façon de défendre. Il a eu un avis très positif sur JS et Florian Maurice qu'il connaît depuis qu'il a 15-16 ans."

Après près de deux ans loin des bancs de touche, Frédéric Antonetti va reprendre, selon Canal+, sa place d'entraîneur numéro un à Metz, occupée entre-temps par Vincent Hognon.
DS 0110Depuis décembre 2018, Frédéric Antonetti avait mis sa carrière d'entraîneur entre parenthèses pour rester en Corse au chevet de son épouse, Véronique, atteinte d'une grave maladie et décédée début juillet. Il a effectué un retour discret au centre d'entraînement du FC Metz fin août, après avoir assisté à plusieurs matches de préparation en juillet. Loin du terrain, chasse gardée de Vincent Hognon, mais pas du groupe, dont il avait consulté les cadres au travers, notamment, d'entretiens individuels.

En toute fin de mercato, Rennes a montré toute son ambition en recrutant un des joyaux les plus suivis sur le marché et déjà courtisé par de nombreux cadors européens. S'il aura la lourde tâche de remplacer Raphinha, parti à Leeds, Jérémy Doku pourrait bien être la surprise de la saison en Ligue 1 voire en Ligue des Champions. Voici 10 choses à savoir sur la nouvelle pépite de Rennes.

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1. Un talent très précoce...
Né à Borgerhout en Belgique, le 27 mai 2002, Jérémy Doku fait ses premiers pas balle au pied dans sa ville de naissance avant de connaitre plusieurs centres de formation, notamment Antwerp. À l'âge de 10 ans, il fait son entrée dans la formation du club d'Anderlecht.
Dans chaque catégorie d'âge, l'ailier gauche impressionne par sa technique et son talent au point d'être le meilleur joueur de toutes les équipes dans lesquelles il évoluera chez les jeunes.
Après avoir signé pro à l'été 2018, il dispute son premier match le 25 novembre 2018 à l'âge de seulement 16 ans et 182 jours. Il devient alors le huitième plus jeune joueur à évoluer avec Anderlecht derrière Romelu Lukaku et Youri Tielemans, notamment.

2. ... mais des débuts compliqués en pro
S'il montre des qualités incroyables dans ses dribbles ou ses accélérations, Jérémy Doku a beaucoup plus de difficultés à s'imposer et à être décisif.
Lors de sa première saison, il rentre cinq fois en tant que remplaçant avec 83 minutes de jeu au total et aucune titularisation, aucun but et zéro passe décisive.
La saison suivante, la jeune pépite débute en tant que titulaire avec Anderlecht mais ne sera décisif que dix matchs plus tard avec un but et une passe décisive face à Ostende en décembre 2019.
Au final, pour sa première saison entière en pro, Doku n'aura inscrit que 4 buts et offert 3 passes décisives en 24 matchs joués. Des statistiques pas vraiment à l'image d'un talent aussi prometteur.

3. Lukaku a empêché son transfert à Liverpool
Quelques semaines avant sa première signature en pro avec le club belge, le joueur de 15 ans est appelé par Jürgen Klopp pour venir faire un essai à Liverpool. Conscients d'avoir un diamant entre les mains, les Reds lui font une proposition quelques jours plus tard.
Alors que sa famille le pousse à accepter de rejoindre le futur vainqueur de la Ligue des Champions, Jérémy Doku va finalement écouter les conseils de son aîné, Romelu Lukaku.
Ce dernier l'implore alors de suivre son chemin de carrière et de faire ses débuts en pro avec son club formateur avant de partir pour un club intermédiaire. Ce qu'il fera cet été en rejoignant Rennes.
"Mon père voulait que j'aille à Liverpool et ma mère aussi, mais j'ai dit que je voulais rester. Pour moi, c'était le meilleur chemin et c'était clair dans ma tête", a-t-il avoué récemment à De Zondag.

4. Sollicité par de nombreux clubs
Avant de partir à Rennes, Jérémy Doku a reçu des propositions venant des quatre coins de l'Europe. Après l'avoir raté jeune, Liverpool était prêt à passer à l'action de nouveau cet été.
À la recherche d'un ailier, les Reds étaient proches de mettre la main à la poche pour le Belge avant de finalement recruter Diogo Jota.
Arsenal et Chelsea étaient également très attentifs au dossier en Premier League. Le Borussia Dotmund, le FC Séville et d'autres club de Liga étaient également à l'affût lors de ce mercato selon la presse européenne.
Toutefois, le directeur sportif du RCS Anderlecht a indiqué que Rennes avait été la seule équipe à faire une offre officielle et que le transfert avait été bouclé seulement 2 ou 3 jours après les premières approches.

5. Fan d'Eden Hazard
Souvent comparé à lui depuis ses débuts, Jérémy Doku est un grand fan de son compatriote et star de la sélection belge, Eden Hazard. Le nouveau joueur de Rennes a ainsi eu la chance de le rencontrer lors de son premier rassemblement avec la Belgique avec un immense bonheur.
"Quand je regardais le foot à la télé, j'aimais beaucoup l'observer et ce sera spécial pour moi de le retrouver ici, chez les Diables Rouges. Je vais être attentif à lui durant les entraînements, voir comment il joue, comment il fait les choses", a-t-il évoqué en conférence de presse.
Tout semble à parier que la collaboration entre les deux est loin d'être terminée et que Doku aura à nouveau la chance d'évoluer et d'apprendre aux côtés du joueur du Real Madrid.

6. Un début de saison de folie
Avant de rejoindre la Bretagne au début de ce mois d'octobre, Jérémy Doku a joué sept matchs avec Anderlecht en ce début de saison. Si ses premiers mois ont été compliqués au niveau statistique, les derniers mois dans le championnat belge ont été d'un tout autre niveau.
Durant ces sept rencontres, la pépite belge a marqué 2 buts et offert pas moins de 4 passes décisives à ses coéquipiers. Le tout en jouant quasiment l'intégralité des matchs. Une forme olympique qui a certainement conforté Florian Maurice et les dirigeants rennais de mettre le paquet sur lui dès cet été.

7. Il aurait pu jouer pour le Ghana
Né en Belgique, Doku est d'origine ghanéenne. Ses parents ont quitté le Ghana dans les années 90 pour venir s'installer dans le plat pays.
Charles Akkonor, le sélectionneur du pays, et ses prédécesseurs ont donc logiquement tenté de le récupérer pour en faire la future star de la sélection et le successeur d'André Ayew, notamment.
Évoluant en sélection belge depuis les U15, Jérémy Doku a tout aussi logiquement refusé pour continuer sa carrière internationale avec la meilleure sélection au classement FIFA.

8. Déjà international belge
Déjà très précoce avec Anderlecht, Jérémy Doku a connu sa première sélection avec la Belgique à 18 ans et trois mois. Le 5 septembre dernier, il est entré en jeu à la 88ème minute de jeu face au Danemark avant d'être titulaire trois jours plus tard face à l'Islande.
Comme Edouardo Camavinga avec la France, face à l'Ukraine, Doku a profité de sa deuxième sélection et sa première titularisation avec les Diables Rouges pour marquer son premier but (le cinquième de son équipe). Jeudi, il a de nouveau été titularisé face à la Côte d'Ivoire sans trouver le chemin des filets cette fois.
Avant de jouer avec les A, Doku est passé par toutes les catégories de jeunes belges, ou presque, en étant titulaire chez les U15, U16, U17 et U21.

9. Deuxième plus grosse vente du championnat belge
Avec son transfert à 26 millions d'euros, Jérémy Doku est devenu la plus grosse vente de l'histoire d'Anderlecht. Il devance très légèrement Youri Tielemans lors de son départ à Monaco pour 25 M€. Vient ensuite Aleksandar Mitrovic (Newcastle, 18,5 M€) et Romelu Lukaku (Everton, 15 M€).
Le futur Rennais est également devenu, par la même occasion, le deuxième plus gros transfert d'un joueur quittant le championnat belge derrière le nouveau buteur lillois, Jonathan David (27 M€).

10. Plus gros achat de l'histoire du Stade Rennais
S'il a battu des records niveau départ, Jérémy Doku a également effacé le record du plus gros achat de l'histoire du Stade Rennais.
Avec ses 26 millions d'euros de transfert, il devance ainsi celui qu'il vient remplacer dans l'effectif, Raphinha. L'ailier brésilien de 23 ans avait été acheté 23 M€ l'an passé en provenance du Sporting Portugal.
Ce dernier avait, de son côté, battu le record du fameux attaquant brésilien, Lucas Sévérino, acheté 21 millions d'euros au Brésil et qui avait finalement marqué 11 buts en... 84 matchs avec Rennes. Doku est, par ailleurs, le troisième plus gros transfert de Ligue 1 de l'été.

Après avoir vu son prêt à Saint-Étienne capoter, ce samedi, l'attaquant rennais M'Baye Niang s'est expliqué sur ce retournement de situation.
DS 0108Sur la route qui le ramenait vers Rennes, ce samedi soir, M'Baye Niang a pris le temps de s'arrêter pour répondre à nos questions. L'attaquant (25 ans) en avait semble-t-il gros sur le coeur. Pas de rentrer en Bretagne, plutôt de ne pas avoir pu rejoindre l'AS Saint-Étienne, « un grand club » où il se voyait déjà. "Je suis déçu mais c'est la vie, je repars de l'avant", a-t-il insisté dans un message envoyé quelques instants après les vingt minutes d'entretien qu'il nous a accordées.

Pourquoi n'avez-vous pas signé à Saint-Étienne, alors que les deux clubs s'étaient mis d'accord ?
Même moi, j'étais d'accord. Ça ne s'est pas fait, je ne vais pas commencer à entrer dans les débats et vouloir faire des polémiques. Je suis triste parce que j'avais envie d'aller là-bas. Je l'ai montré en y étant depuis jeudi. J'étais convaincu de l'intérêt du projet. C'est un choix que j'assume. Je vais maintenant me remettre la tête à Rennes. J'espère que ça se passera bien.

Que s'est-il passé entre vendredi et samedi pour que l'affaire capote ?
Beaucoup de choses ont été dites. Le deal ne s'est pas fait, c'est tout. La vie continue, il faut aller de l'avant.

Il semble pourtant qu'un problème soit survenu...
Il y a eu des complications qui m'ont aussi énervé. On a décidé d'un commun accord de tout arrêter. On sentait que ça n'allait pas le faire. Je n'étais pas dans les bureaux du club. J'ai passé ma visite médicale, j'ai vu le coach (Claude Puel) au centre d'entraînement, on a parlé et je suis rentré à l'hôtel avec ma femme et mes enfants. C'est mon avocat, avec qui j'étais, qui devait régler les deux, trois derniers détails. Il m'a ensuite appelé pour me dire que ça bloquait.

Saint-Étienne a parlé de "l'intervention de plusieurs agents qui a rendu la finalisation de l'opération impossible". S'agit-il de vos agents ? Confirmez-vous cette version ?
Les agents n'étaient pas au centre d'entraînement. À aucun moment ils ne sont venus. Ils ne cautionnaient pas le fait que j'aille à Saint-Étienne, ils ne voulaient pas que je signe et ils ne voulaient pas de commission. À un moment donné, ça leur a été proposé par mon avocat, mais ils ont refusé.

On vous dit brouillé avec eux depuis le transfert raté à Marseille, cet été. Quelles sont vos relations aujourd'hui ?
On se dit la vérité. Mon transfert à Marseille a échoué. J'étais déçu mais je n'ai pas remis en cause toutes les choses qu'ils ont faites. Ils m'ont permis de rejoindre Rennes, où je me suis relancé, il ne faut pas l'oublier. C'est clair que j'étais déçu de ne pas aller à Marseille. Aujourd'hui, je reviens au Stade Rennais, je vais reconquérir tout le monde. M'Baye va reprendre sa place.

Les déclarations de Julien Stéphan, votre entraîneur, vous ont-elles fait réfléchir ou rassuré sur votre avenir à Rennes ?
Tout le monde sait qu'on a une très bonne relation avec le coach. On se dit les choses. On a eu besoin de s'appeler (vendredi matin) avant la visite médicale. Je me suis posé des questions, parce qu'il a quand même pris la peine de m'appeler pour me dire que ça le faisait chier que je parte. Il m'a dit qu'il fallait que j'accepte la concurrence. Mais j'ai joué à l'AC Milan, avec des grands joueurs, avec tout le respect pour mes coéquipiers d'aujourd'hui. Si j'ai accepté cette concurrence-là, à Rennes je l'accepte aussi. Ce n'était pas une question de concurrence, la preuve en est, je suis en train de revenir. Il y a de la concurrence partout. À moi de montrer que je suis le meilleur.

Meilleur que Serhou Guirassy notamment, aujourd'hui titulaire en pointe ?
Qu'est-ce qui vous dit aujourd'hui que je ne suis pas le numéro 1 ? Il faut juger quand on est à 100 %. Après une période compliquée, il faudra du temps pour se remettre la tête à l'endroit, fermer les yeux et les oreilles, travailler, marquer des buts et aider les coéquipiers.

Guirassy s'est vite imposé devant, à votre place. L'avez-vous accepté ?
Je m'entends très bien avec lui. C'est un très bon joueur. Avec Amiens, il nous avait fait forte impression. Aux entraînements, je le vois, il va beaucoup nous apporter. Comme le coach l'a dit, il y a de la concurrence. Mais rien ne l'empêche de changer de système. Quand tu as des bons joueurs, tu es obligé de les mettre sur le terrain. Au coach de trouver une solution.

À vous aussi de vous réintégrer au projet. Y êtes-vous prêt ?
À aucun moment je ne me suis écarté du projet. Je pense qu'il y a eu une incompréhension après ma sortie publique, pendant le confinement, qui a été maladroite ("L'OM est un club qui m'intéresse"). J'aurais peut-être pu l'éviter. Le club m'a beaucoup donné, il m'a permis de m'exprimer, je ne cracherai jamais dessus. Depuis le début, tout le monde parle à ma place, mais j'ai toujours dit que le Stade Rennais est un club que je respecte. J'ai toujours dit que, si je devais rester, je serais le plus heureux. C'est ce qui m'arrive aujourd'hui. Il n'y a aucun problème pour moi. J'ai la chance d'avoir vécu de grandes choses depuis deux ans. Je reviens, je suis prêt. J'ai toujours été gonflé à bloc, c'est ce qui fait ma force, d'ailleurs.

Une situation trop compliquée pour les Verts
Le communiqué annonçant que l'ASSE renonçait au prêt sans option d'achat de M'Baye Niang est tombé ce samedi à 15 h 11. L'épilogue de plusieurs jours de négociations entamées lundi - les deux clubs s'étaient rapidement mis d'accord - et de dernières heures mouvementées.
Un peu plus tôt, les différentes parties avaient rendez-vous à 11 heures, puis à midi pour signer les documents validant le prêt de l'attaquant. Mais à la demande du joueur, accompagné sur place par son avocat Me Rutman, qui le suit depuis l'âge de 17 ans et s'est dit « déçu » de l'issue finale, la signature avait été reportée dans l'après-midi. Ses représentants Grégory Gélabert et Jonathan Chiche étant absents, après s'être manifestés vendredi, l'avocat avait mandaté un autre agent, Rudy Raba, pour finaliser l'opération. Qui n'aboutira jamais, l'état-major stéphanois ayant décidé de se retirer au dernier moment face à une situation trop compliquée.
"Ça a traîné, l'ASSE n'a peut-être pas supporté le temps qui s'est écoulé", imagine Gélabert, estimant depuis le début qu'il s'agissait d'une "régression" dans sa carrière pour l'international sénégalais. Un autre élément pourrait expliquer ce revirement : la condition physique semble-t-il pas optimale du joueur et les doutes des Verts sur sa capacité à être opérationnel tout de suite. Claude Puel comptait à l'origine l'aligner dès dimanche prochain face à Nice.

Vincent Labrune, le nouveau président de la LFP, aurait rassuré l’ensemble des présidents de Ligue 1 dont Nicolas Holveck, le patron du Stade Rennais, au sujet des répercussions du conflit opposant l’instance et le groupe Mediapro selon les informations de l’Equipe.
DS 0105Le premier responsable de la Ligue "s'est voulu confiant auprès des présidents de clubs et leur a assuré que la traite leur serait versée." La LFP serait en train de chercher une banque qui pourra lui prêter de l’argent en ce début de saison.

L’ancien président du Stade Rennais René Ruello veut implanter un centre de création et d’exposition pour les artistes bretons, à Pont-Aven (29), sur la friche industrielle de la Belle-Angèle. Mondialement connue grâce à Paul Gauguin, la petite cité finistérienne va pouvoir étendre sa renommée à l’art contemporain qui fera bientôt l’objet de grands rendez-vous annuels.
DS 0107"Pont-Aven, c’est un véritable écrin pour l’art. Il faut lui donner une identité culturelle forte !". Amoureux de la petite cité finistérienne, l’ex-président du Stade rennais, l’homme d’affaires René Ruello, veut y édifier un "lieu de création et d’exposition à destination des artistes bretons contemporains". Le patron breton a donc jeté son dévolu sur une friche industrielle à l’entrée de Pont-Aven qui est un véritable repoussoir pour le visiteur en provenance de la voie express. Situé en contrebas du fameux Bois d’Amour et le long de l’Aven, l’ancienne conserverie de la Belle-Angèle a été acquise à sa fermeture par Jean-Jacques Manrot-Le Goarnig. Personnage original, Goarnig Kozh a connu son heure de gloire dans les années 70 pour son combat en faveur des prénoms bretons et pour le Festival de rock de Kertalg. Mais malgré ses nombreuses annonces de projets culturels fastueux, l’usine de trois hectares est restée depuis dans son jus et ses murs commencent à se couvrir de tags sans grand talent artistique.

Sur le modèle des rencontres d’Arles
Les projets de René Ruello pourraient être une aubaine pour Pont-Aven. Car l’homme d’affaires ne s’intéresse pas qu’à l’aspect culturel de la commune. Il a récemment fait l’acquisition, au centre du bourg, de trois établissements de bonne réputation : le restaurant Moulin de Rosmadec, la Chocolaterie et l’hôtel des Ajoncs d’Or. "Pas de culture de bonne facture sans hébergement et restauration de qualité" pourrait être le credo du Breton originaire de Merdrignac (22). L’objectif est de "redonner un élan artistique à Pont-Aven et ses environs où l’on retrouve une ambiance et une atmosphère si particulières". Son projet s’inspire des Rencontres d’Arles qu’il a étudiées de près. René Ruello va ainsi lancer, dès le 5 octobre, les "Rendez-vous de Pont-Aven", lors de l’inauguration du Moulin de Rosmadec. Il établit un parallèle entre sa démarche artistique et économique en faveur de la Bretagne et celle qu’a entamée Jean-Yves Le Drian en rassemblant les Progressistes bretons. En phase, le ministre des Affaires étrangères a d’ailleurs confirmé son déplacement le 5 octobre, à Pont-Aven. Ce jour-là René Ruello dévoilera son projet par le menu.

François Pinault ne participe pas au projet
Échaudés par les projets successifs concernant le site de la Belle-Angèle depuis vingt ans, les Pontavenistes accueillent avec prudence, mais espoir, le projet de l’homme d’affaires. Le nouveau plan d’occupation des sols de Pont-Aven sera voté, ce vendredi, au conseil municipal. Pour accueillir le futur lieu de création et d’exposition, la commune devra y effectuer une "légère" modification afin d’affirmer la nouvelle "vocation culturelle" du site. "De l’ordre d’un à deux mois", explique-t-on en mairie. Une condition suspensive inscrite dans le compromis de vente signé par René Ruello.
Quant à la réalisation du projet en tant que tel, elle devrait aller bon train une fois la dépollution du site menée à bien. "À mon âge, on a moins de temps", assure le patron septuagénaire qui présente des garanties financières sérieuses. Depuis qu’il a vendu son usine d’agroalimentaire Panavi, le Breton a choisi de réinvestir dans différents projets de sa région natale. En revanche, s’il est proche du Breton François Pinault, autre homme d’affaires grand amateur d’art contemporain, il n’est pas prévu que le patron d’Artémis participe au projet de la Belle-Angèle, malgré la rumeur persistante. On peut juste espérer qu’un jour cet autre amoureux de Pont-Aven ait l’envie d’y exposer quelques œuvres de sa collection privée.

Leader de Ligue 1 après six journées, le Stade Rennais FC s’appuie sur l’efficace trio Camavinga-Nzonzi-Bourigeaud au milieu de terrain depuis le début de la saison.
DS 0106Deux internationaux et un Ch'ti au pied d'or... Le Stade Rennais FC, leader du championnat après avoir notamment affronté quatre de ses poursuivants, comptera sur son milieu de terrain Camavinga-Nzonzi-Bourigeaud pour se maintenir en haut du classement de Ligue 1 Uber Eats. Un milieu qui carbure depuis le début de la saison, à l’image de son jeune prodige Eduardo Camavinga, devenu le deuxième plus jeune buteur de l’équipe de France en marquant contre l’Ukraine mercredi.

Camavinga le dynamiteur
"Il a tout pour lui", résume le sélectionneur français Didier Deschamps, qui a testé Eduardo Camavinga, 17 ans, en septembre en l'absence de Paul Pogba et qui vient de choisir de le rappeler malgré le retour de "la Pioche" chez les Bleus. Comme Stéphan qui l'an dernier avait prévu de le lancer progressivement, Deschamps a été séduit par l'adolescent, auteur d'une demi-heure brillante contre la Croatie (4-2) et d’un but pour sa première titularisation, mercredi, lors de l’éclatante victoire face à l’Ukraine (7-1).

Les Bleus brillent, Camavinga aussi

"Il est capable de faire des choses que d'autres font peut-être moins bien, notamment dans l'utilisation du ballon. Il a cette capacité dans toutes ses prises de balle, ses orientations, la qualité de ses passes avec un volume de jeu très intéressant", a expliqué Deschamps.

D'autant qu'avec Nzonzi dans le dos, il prend de l'assurance à l'avant. "Eduardo est de plus en plus proche de la surface adverse, il se projette de plus en plus", se réjouit Stéphan. "On veut mettre du monde en haut, on veut avoir de la présence dans les 25 derniers mètres. On veut créer de la difficulté sur les lignes défensives adverses."

Auteur d'un but somptueux contre le Montpellier HSC juste avant de partir une première fois pour Clairefontaine avec les A, il a livré quelques prestations délicates à son retour, même s'il a retrouvé justesse et solidité contre l’AS Saint-Etienne. "Un passage obligé", assure Deschamps.

"Il a eu une préparation extrêmement tronquée" à cause d'une blessure cet été, fait valoir Stéphan. "Quand vous associez à ça une première sélection avec les sollicitations et une charge émotionnelle très forte, ce n'est pas une surprise de voir un petit coup de moins bien. Il ne faut surtout pas s'alarmer." Sa dernière apparition avec les Bleus a dû continuer de rassurer l’entraîneur rennais.

Nzonzi le métronome
Champion du monde en difficulté à Rome, porté disparu en Turquie, Steven Nzonzi, 31 ans, est arrivé en janvier au Stade Rennais FC pour se relancer. Positionné en sentinelle, presque au niveau des défenseurs centraux, il a vite pris la direction des opérations, apportant son assurance avec une nonchalance trompeuse. Il est le Rennais qui court le plus et en ce début de saison, l’un des meilleurs passeurs du championnat au nombre de passes réussies.

Son entraîneur Julien Stéphan salue régulièrement sa maturité, son expérience, "son intelligence tactique largement au-dessus de la moyenne", "sa connaissance parfaite du poste et de ce que cela demande en matière de justesse technique, de justesse de placement".

"Il permet à ceux qui sont autour de lui d'être bonifiés, parce que, dans l'utilisation du ballon, il est très propre dans la gestion des rythmes de jeu, il est aussi très intéressant", ajoute l'entraîneur.

Mais Stéphan ne tient pas non plus à le cantonner à la relance et l'incite à s'approcher plus de la surface, comme il l'a fait contre l’AS Monaco, où il a inscrit son premier but en Rouge et Noir. Et lui qui n'avait plus été rappelé en Bleu depuis 2018 a déjà été convoqué deux fois depuis la reprise...

Bourigeaud la patte d’or
Il n'a pas l'aura de ses acolytes mais Benjamin Bourigeaud, 26 ans, arrivé du RC Lens en 2017, confirme match après match son toucher de balle et sa qualité de frappe. Buteur à Nîmes, il a ainsi délivré plusieurs caviars sur coup de pied arrêté, dont deux transformés par le défenseur Nayef Aguerd.

Repositionné en milieu axial après une excellente saison à droite, il reprend ses marques. "Je pensais que je pouvais avoir moins de liberté à ce poste, mais aujourd'hui je suis beaucoup plus libre, j'assimile mieux ce poste, je sais ce que je dois faire", explique-t-il.

"Il a du volume, il a une grande qualité de pied, une super qualité de passe", salue Stéphan. "C'est quelqu'un qui est extrêmement généreux, qui donne vraiment tout pour le collectif."

Élu président de la Ligue il y a un mois, Vincent Labrune doit déjà gérer un dossier brûlant avec le refus de payer une échéance de 172 M€ du principal diffuseur des championnats français, Mediapro, et la volonté de son président de renégocier le prix.
DS 0105Moins d'un mois jour pour jour après son élection (le 10 septembre), l'ancien président de l'Olympique de Marseille et nouveau dirigeant de la Ligue de Football Professionnel, Vincent Labrune, est confronté à un problème d'envergure. Mediapro, diffuseur principal de la Ligue 1 et de la Ligue 2 cette saison, n'a pas payé sa seconde échéance (de l'ordre de 172 M€) qui devait être versée au 5 octobre et a fait savoir par l'intermédiaire de son président, Jaume Roures, qu'il comptait renégocier à la baisse le contrat initial du fait de la pandémie.

Un revirement de situation soudain qui menace l'ensemble du football français, les clubs attendant notamment une redistribution des droits ce 17 octobre... qui ne viendra donc pas. Dans les colonnes du journal L'Equipe, Vincent Labrune n'a pas tardé à réagir à cette annonce et a montré sa surprise, son inquiétude et son désaccord. " Je suis surpris sur la forme et inquiet sur le fond. Sur la forme, le timing de cette annonce est pour le moins surprenant, quand on sait qu'elle intervient seulement quelques semaines après le paiement d'une première échéance. (…) A minima, on dira que cela entache la relation de confiance ", a-t-il indiqué, avant d’ajouter que le rétropédalage de Mediapro laissait planer de gros doutes sur le projet et la capacité de payer du diffuseur.

"Même un nombre d'abonnés record fin septembre n'aurait pas permis de payer le quart de la facture"
Et si des doutes avaient déjà été émis sur la capacité du groupe sino-espagnol à tenir ses engagements, l'avertissement de Labrune prend une toute ampleur aujourd'hui. Le football français, pris à la gorge seulement quelques semaines après un arrêt forcé désastreux pour les finances des clubs, est en plein flou. " Si je n'étais pas inquiet pour les finances de nos clubs, je serais irresponsable ", a d'ailleurs concédé Labrune.

D'ailleurs, pour ce dernier, cette situation ne peut pas uniquement s'expliquer par la différence entre le nombre d'abonnements prévus et ceux effectivement souscrits (du fait d'un prix peu attractif ?). "Il n'est pas audible de s'entendre dire que ces traites devaient être payées par les abonnements. Même un nombre d'abonnés record fin septembre n'aurait en aucun cas permis de payer le quart de la facture", explique-t-il. Reste maintenant au boss de la LFP et à ses équipes à trouver une solution pour les clubs - celle-ci pour d'ailleurs être un prêt -, avant de se pencher sérieusement sur le dossier Mediapro.

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Ligue 1 - Journee : 2

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19/09 21h00
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15 octobre 2020

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