Mercredi soir, le Stade Rennais s’est incliné sur la pelouse du Séville FC (1-0) pour le compte de la 2e journée de Ligue des champions. Durant la partie, Daniele Rugani et Benjamin Bourigeaud sont sortis sur blessure. Ils pourraient être absents pour la réception de Brest en Ligue 1, ce samedi (17 h). Un vrai casse-tête pour l’entraîneur Julien Stéphan.
DS 0147Julien Stéphan et son staff sont repartis d’Andalousie, ce midi, avec du pain sur la planche, le technicien pointant la première conséquence du déplacement. Ce qui m’inquiète le plus, ce sont les blessures qui s’accumulent parce que ce sont des blessures musculaires et ce n’est pas bon signe. Ça veut dire que les organismes sont déjà fatigués, pourtant ils ont été bien préparés.

Sur la pelouse du dernier vainqueur de la Ligue Europa, le SRFC a perdu Daniele Rugani après quinze minutes. Totalement dépité, l’Italien s’est assis sur une chaise en plastique à proximité du banc, se tenant l’arrière de la cuisse, tête baissée. Ensuite, après trois minutes en seconde période, c’est Benjamin Bourigeaud qui a aussi dû sortir. L’ancien Lensois est pourtant réputé pour son volume, il y a deux ans, il avait été l’élément le plus utilisé, avec cinquante-quatre apparitions.

"L’inquiétude vient surtout de l’état physique de certains joueurs"
Dani (Rugani), c’est musculaire. Benjamin Bourigeaud, aussi. Eduardo (Camavinga, forfait la veille du match), également. C’est regrettable et dommageable, pestait Stéphan. On n’a qu’un point sur six en Ligue des champions, mais l’inquiétude, elle vient surtout de l’état physique de certains joueurs.

"Et le coach de prolonger, à propos de Jonas Martin et Clément Grenier, titulaires sans être prêts à jouer 90 minutes dans un tel rendez-vous, en tout cas à 100 %, alors que Flavien Tait (Covid-19) et Steven Nonzi (suspendu par l’UEFA la veille du match…) manquaient également : "Jonas a eu des soucis avec une cheville, il a été arrêté longtemps, il s’est accroché et il a fini avec des crampes. Clem’ enchaînait son troisième match en peu de temps après l’amical contre Lorient et celui à Dijon. Ils ont donné tout ce qu’ils pouvaient."

Brest débarque au Roazhon Park samedi (17 h) et pour l’instant, Stéphan n’est assuré que de récupérer Nzonzi. Léa Siliki a certes retrouvé la compétition, mais Grenier et Martin ont laissé beaucoup d’énergie en Andalousie. Un casse-tête pour composer le trident du milieu…

Le maintien des matches de Ligue 1, un manque d’efficacité sur les moments clés et une absence de leaders naturels… Ce qu’il faut retenir de la conférence de presse de l’entraîneur finistérien avant le déplacement à Rennes, samedi (17 h).
DS 0146Seul absent pour la réception de Strasbourg, Ronaël Pierre-Gabriel, reste toujours en phase de reprise à cause d’un souci musculaire au quadriceps. Il est le seul absent de l’effectif pour l le déplacement au Stade Rennais.

Au lendemain des annonces d’Emmanuel Macron concernant le reconfinement national à partir de vendredi minuit, des interrogations entouraient le sport professionnel. Les annonces faites par la ministre des Sports, Roxana Maracineanu à l’Assemblée Nationale ont eu de quoi rassurer. Une chose est sûre, la rencontre Rennes-Brest aura lieu. Ce match, on va le jouer. On est en train de voir un peu les conditions de déplacement pour se rendre à Rennes, expliquait Olivier Dall’Oglio, l’entraîneur du Stade Brestois.

Des annonces qui entraînent inévitablement la tenue de la rencontre à huis clos. "On ne va pas jouer de gaieté de cœur à huis clos. Surtout lors d’un derby qui a énormément de sens pour les supporters. Avec 5 000 personnes c’était encore un peu intéressant. Mais on a la chance de pouvoir faire les matches, c’est bien, on va s’adapter à la situation", relativise l’entraîneur du club finistérien.

Sur la lourde défaite subie face à Strasbourg : "Après Strasbourg, j’avais évoqué le fait que face à une équipe athlétique, on avait subi. Si on regarde les stats, on voit aussi qu’on prend beaucoup de buts sans concéder énormément d’occasions. On manque d’efficacité sur des moments clés. Forcément, on est très déçus de perdre chez nous."

D’un point de vue plus global, Olivier Dall’Oglio regrette des faits de match évitable qui changent toute la physionomie de la rencontre. On encaisse beaucoup de buts mais on subit très peu d’occasions. On commet trop d’erreurs individuelles et ça nous plombe. Ça ne tourne pas vraiment pour nous. Nous ne sommes pas submergés dans les matches, ce qui nous fait mal, ce sont les coups de l’adversaire. Il n’y a pas que l’impact physique qui pose problème, il y a aussi la concentration sur les moments clés. Il faut toujours trouver des solutions, c’est mon métier.

Dimanche dernier, il reconnaissait un manque de leaders au sein de son équipe. Depuis le début, on sait très bien qu’on a des joueurs jeunes ou timides et on travaille à faire émerger certains. Il faut travailler sur l’humain et ça peut prendre du temps. On a amené une personne qui travaille là-dessus en plus.

Après deux défaites consécutives en championnat, Brest se déplace face à Rennes, troisième en championnat. Une opposition sur le papier déséquilibrée. On sait que le Stade Rennais est plus fort que nous, ça va nous obliger à monter notre niveau. Il y aura une attention supérieure de mes joueurs. Impossible de rêver sur ce genre de match parce que ça peut aller très vite en face.

Dans un Roazhon Park à huis clos, face à Rennes qui vient de jouer mercredi soir à Séville et une série de trois matches sans succès en championnat, c’est peut-être le meilleur moment pour Brest de jouer Rennes. Une idée écartée par Olivier Dall’Oglio : "Je ne sais pas si c’est le meilleur moment pour les jouer. On ne pourra répondre à cette question qu’à la fin du match."

Bien trop forts pour les Bretons, les Espagnols ont remporté leur deuxième match de poules de Ligue des Champions, mercredi 28 octobre, à Séville.
DS 0145L’addition aurait pu être bien plus salée. Mais c’est avec zéro point que les Rennais repartent de Séville. Mercredi 28 octobre 2020, pour leur deuxième match de Ligue des champions, ils ont été battus (0-1) par une équipe espagnole d’un niveau nettement supérieur au leur.

Privés de leur jeune prodige Eduardo Camavinga et du taulier Steven Nzonzi, Les Rouge et Noir auront tenu bon une première mi-temps, malgré les assauts répétés espagnols contre les camps. En témoignent les parades d’Alfred Gomis sur les tirs de Jésus Navas (5e), Munir El Haddadi (6e), ou encore Lucas Ocampos (27e).

Souffrance
Benjamin Bourigeaud a même sauvé un ballon sur la ligne (29e). En grande souffrance, les Bretons n’ont été capables de tirer qu’à une seule reprise vers le but adverse avec une frappe bien triste de Martin Terrier.

Le couperet est tombé au retour des vestiaires avec un superbe centre de Marcos Acuna que Luuk de Jung a glissé dans les cages de Gomis.

A la 62e, le Néerlandais a failli doubler la mise avec une belle tête qu’Alfred Gomis a de nouveau sauvée.

Une seule occasion rennaise
La première vraie occasion (et la seule) rennaise est venue d’un coup-franc de Clément Grenier à la 70e. Mais le tir a été dévié par Yassine Bounou, qui n’avait pas encore été sollicité de la rencontre.

Les Sévillans auraient pu clouer les Rennais à la 78e, mais la frappe de Joan Jordán est venue s’écraser sur la transversale.

Au final, deux tirs pour le Stade Rennais, contre 23 pour Séville, soit la pire stat’ de Ligue des champions avec Marseille contre Manchester City. Et surtout deux blessures, celles de Benjamin Bourigeaud et de Daniele Rugani.

"C’est du très haut niveau"
"Ça a été une soirée compliquée. On le savait, on est tombés sur une équipe très forte avec une grosse maîtrise collective, a reconnu le coach breton, Julien Stéphan. Séville a beaucoup de maîtrise et de maturité, on l’a vu en fin de match dans sa faculté à gérer les dernières minutes. C’est du très haut niveau."

Dernier de son groupe, Rennes rencontrera Chelsea à Londres, mercredi 4 novembre.

Le reconfinement a rebattu les cartes dans la lutte qui oppose Mediapro à la LFP. Le diffuseur est désormais en meilleure position pour négocier.
DS 0144Et si le reconfinement était la meilleure chose qui pouvait arriver au groupe Mediapro ? Pour rappel, les compétitions sportives professionnelles ne seront pas suspendues, comme l’a annoncé la ministre des Sports Roxana Maracineanu devant l’Assemblée nationale mercredi soir. Et les championnats de football continueront à être diffusés par le groupe sino-espagnol.

La mobilisation de la Ligue et des acteurs du foot français devrait faiblir avec cette nouvelle donne, qui semble être une véritable aubaine pour Mediapro. En l’état actuel des choses, Téléfoot continue à diffuser les rencontres de Ligue 1 et de Ligue 2 sans avoir payé le moindre euro en octobre, obligeant la LFP à emprunter. On se dirige vers la même chose début décembre, en attendant une éventuelle solution de la part de la LFP. Ce statu quo fait le jeu de Mediapro et de son président Jaume Roures, lequel ne espère toujours une renégociation des droits TV. « Personne ne pouvait prévoir les effets socio-économiques du Covid. Cela nous a amenés à voir avec la Ligue comment nous adapter à cette situation, sans remettre en cause l’engagement d’avril 2018, a-t-il justifié. Il faut avoir confiance dans le processus de conciliation. Je ne vois pas pourquoi on ne trouverait pas des solutions ».

La crise sur le gâteau
Mediapro a avant tout besoin de temps et le reconfinement lui offre une belle quantité de cette denrée. Si l’objectif affiché du diffuseur est d’obtenir à terme 3,5 millions d’abonnés pour arriver au point d’équilibre, la chaîne ne compte pour l’heure 600.000 suiveurs. Selon l’avocat du groupe, la conciliation peut durer trois à quatre mois, à majorer par le reconfinement qui a tendance à ralentir les processus administratifs et judiciaires. Ce qui aura pour conséquence, en outre, de geler la prochaine échéance à venir de décembre. « Nous sommes très confiants », a avancé l’avocat du groupe, estimant que le taux d’issue favorable à une conciliation étant généralement très élevé. Bref, pour l’heure, dans le bras de fer qui l’oppose à la LFP, Mediapro ne pouvait pas rêver mieux, étant désormais en position de force. Le sprint vers une solution rapide s’est transformé course d’endurance et à ce jeu, le diffuseur ibérique espère avoir la LFP à l’usure. Les solutions de remplacement ne sont pas légion, la conciliation risque de durer plusieurs mois et le reconfinement arrive comme une crise sur un gâteau déjà fort peu ragoûtant. Une certitude, une seule, émerge : les clubs français ne risquent pas d’être à la fête en cette fin d’année.

Les Rennais se sont inclinés 1-0 face au Séville FC. Sans un très bon Alfred Gomis, le score aurait été plus large.
DS 0143GOMIS (7/10). Le gardien rennais a vu d’entrée son but assiégé et n’a, dans un premier temps, pas rassuré en se trouant sur un corner et en enchaînant quelques mauvaises relances lointaines. Mais on retiendra son festival car le portier sénégalais a ensuite sorti le grand jeu, aidé aussi à deux reprises par sa barre. S’il a autant brillé, il faut dire qu’il en a eu l’opportunité, tant les situations se sont succédé devant son but tout au long de la rencontre. Bien sorti devant Ocampos (26’), présent sur la frappe lointaine de Koundé (28’), puis déterminant face à De Jong (63’), pour ne citer que ces occasions. Il a été déterminant et permis aux siens d’y croire jusqu’au bout.

SOPPY (4). Un baptême compliqué pour sa première titularisation en Ligue des champions. Le jeune arrière gauche a souvent été pris, puis a semblé essoufflé. L’unique but vient de son côté. Peu d’apport offensif, son entente avec Doku n’a pas fonctionné. Suppléé par DALBERT (77’).

DA SILVA (4). Le capitaine a semblé impuissant, frustré, en atteste son jaune reçu en fin de match.

RUGANI (non noté). Sorti sur blessure à la cuisse (14’). Remplacé (17’) par AGUERD (3,5), qui n’est pas tout blanc sur le but de De Jong mais rentre en cours de jeu alors que l’équipe est en souffrance. Peu évident.

TRAORÉ (4). Aligné à son poste face à Krasnodar, il a cette fois débuté à gauche, préféré à Dalbert et Truffert. Avec Ocampos devant lui, il a eu beaucoup de mal.

BOURIGEAUD (5). Seul rescapé du premier match face à Krasnodar au milieu de terrain, le n° 14 rennais a sauvé un ballon sur sa ligne et a tenté de dynamiser le milieu mais il est sorti blessé. Remplacé par LÉA-SILIKI (48’), qui a fait son retour sept mois après son dernier match mais n’a eu que peu d’impact.

GRENIER (3). Des passes dans le mauvais timing, il se fait complètement enrhumer dans sa surface par Fernando, il n’a pas été à la hauteur. Remplacé par DEL CASTILLO (77’), qui ne passe pas le seul joueur du mur sur un coup franc excentré à la 90e alors que Rennes peut encore y croire.

MARTIN (2,5). Titularisé pour la 3e fois de la saison, il est passé à côté.

DOKU (4,5). Des mésententes avec Soppy, il a apporté de la percussion sur son côté, gratté des ballons et fautes. Il décale bien Terrier (33’).

GUIRASSY (4). Il a touché 6 ballons en 25 minutes puis est venu les chercher plus bas. Il a ensuite gagné des fautes mais n’a pas eu de vraies situations pour s’illustrer. Serré de près par Koundé et Diego Carlos.

TERRIER (3). Lui aussi très peu en vue. On retiendra ce raté sur l’un des deux seuls tirs rennais du match après un beau décalage de Doku.

A la suite de l’annonce par le Président de la République des mesures sanitaires de confinement pour lutter contre la pandémie de Covid-19, la FFF a pris la décision de suspendre l’ensemble des compétitions de Ligues, de Districts, des championnats nationaux du National 3, du National 2, de la D2 féminine, des Coupes de France masculine et féminine, et des championnats nationaux de jeunes (féminins et masculins) jusqu’au mardi 1er décembre.
DS 0142Toutes les rencontres qui ne pourront se jouer durant cette période seront reportées à des dates ultérieures, en fonction de l’évolution de la situation sanitaire.

Les championnats du National, de la D1 Arkema et de la D1 Futsal ne sont pas concernés par cette décision. Les matchs pourront donc se jouer, à huis clos.

Les rencontres internationales initialement prévues de l’Equipe de France, de l’Equipe de France Féminine et des Espoirs sont également maintenues.

Le monde du football se doit de participer à l’effort collectif pour lutter contre la deuxième vague de cette épidémie.

L'entraîneur rennais, Julien Stéphan, aborde le match de mercredi à Séville en Ligue des champions avec beaucoup de prudence et d'incertitude. Mais il sent ses joueurs "déterminés" à réaliser une performance.
DS 0141"À quel type de match vous attendez-vous à Séville ?
C'est une équipe très forte, très expérimentée, qui a l'habitude de jouer les compétitions européennes et qui a gagné quatre des six dernières Ligues Europa. Ils ont fait des rotations ces derniers temps, ça n'a pas tourné en leur faveur, même s'ils ont eu de nombreuses occasions. On s'attend à un match très compliqué de par ses joueurs et son expérience européenne.

Vous retrouvez Séville où le club avait réalisé un exploit il y a deux ans, comment sentez-vous les joueurs avant cette rencontre ?
Je les sens très déterminés. C'est une compétition différente, il y a inévitablement un attrait très fort pour la Ligue des champions. Séville est un bon souvenir pour nous, mais c'est un autre club (que le Betis éliminé en Ligue Europa en 2019). C'est un bon souvenir dans le partage avec nos supporters qui nous manquent énormément en ce moment. On avait vécu un moment exceptionnel. Maintenant, c'est un autre moment, une autre équipe. Je les sens très concentrés et déterminés par rapport à la qualité de l'adversaire et la compétition qu'on va jouer.

Compte tenu des absences, pourriez-vous utiliser un nouveau système et notamment revenir à une défense à cinq ?
Différentes options peuvent être envisagées. J'ai besoin encore de réfléchir avant de prendre la décision demain. Le système à cinq défenseurs, on ne l'a plus utilisé depuis de nombreux mois. J'ai encore besoin d'un temps de réflexion.

Quels sont vos objectifs pour les deux prochains matches en C1 ?
On ne réfléchit pas comme ça. On se déplace à Séville et à Chelsea, contre les deux favoris du groupe. Il faut regarder match après match. J'ai fait la promesse avec les joueurs de jouer chaque minute et chaque seconde de chaque match pour n'avoir aucun regret. Face contre Krasnodar, même si on n'a pas gagné, ce qu'on fait les joueurs dans l'intensité, c'est bien. On fera les comptes à la fin. On verra où ça nous mènera. Il n'y a pas d'objectif chiffré."

Ce mardi, l'UEFA a annoncé la suspension du milieu de terrain de Rennes Steven Nzonzi (31 ans, 7 matchs et 1 but toutes compétitions cette saison) pour le match de Ligue des Champions face au FC Séville mercredi en raison "d'un comportement jugé antisportif à l’issue de la réception de Krasnodar (1-1)". Devant les médias, l'entraîneur du club breton Julien Stéphan a expliqué cette sanction.

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"Pour être très transparent, à l'issue du match, il y a eu un contrôle antidopage. Avec un peu de frustration, Steven a eu un geste d'humeur en shootant dans une bouteille. Pour nous, c'est très pénalisant et très regrettable, mais on devra s'adapter. Ça change un certain nombre de choses", a reconnu le technicien français.

DS 0137aIls s’appellent Anthony Morand, David Poisot, Céline Vervale et sont membres du collectif de sauvegarde de la Prévalaye composé d’habitants de tous les quartiers rennais. Tous trois et leurs soutiens (nombreux) dénoncent le projet d’extension de huit hectares du club rennais (nouveaux terrains, nouvelle restauration…), autour de la Piverdière. “Nous avons appris l’info comme tous les habitants de Rennes par la presse dans le courant de l’année 2019 “, explique David Poisot.
DS 0137bUne fin de non recevoir
Très remontés, les trois Rennais et leurs amis s’opposent aujourd’hui vivement à l’agrandissement. “La ville de Rennes a voté l’état d’urgence climatique en juin 2019”, explique David Poisot. “Nous ne leur avons pas mis un pistolet automatique sur la tempe pour ce vote ! Or ce qui se passe ici dans le cadre de l’aménagement du Stade Rennais est en violation complète des enjeux bioclimatiques et du vœu pris par la mairie ! “

Avec le club de football et la mairie, les membres du collectif n’ont pas eu d’explications. “Nous avons eu aucun contact de la part du Stade Rennais”, peste Céline. “C’est une fin de non-recevoir quasi systématique de la part de la mairie”, ajoute Anthony Morand. Un sentiment partagé par le troisième riverain, David Poisot : “La ville s’est pliée au diktat du Stade Rennais en engageant des négociations secrètes et opaques. C’est tout à fait contraire à son désir de mettre de la démocratie dans ses décisions”

Le retrait pur et simple du projet
En février, les trois riverains ont contacté l’écologiste Matthieu Theurier, aujourd’hui allié de la maire Nathalie Appéré. “Notre liste est contre tout projet d’extension du stade qui dénaturait le site de la Prévalaye », aurait dit le candidat. “Mais on a le sentiment que la composante officiellement écologiste ne s’est pas foncièrement préoccupée de cette extension”, ajoute David Poisot. “Depuis, elle ne s’est d’ailleurs pas encore prononcée sur le sujet.”

Le collectif de sauvegarde de la Prévalaye demande désormais au club breton de retirer son projet d’extension et à Rennes métropole de cesser immédiatement une “négociation inacceptable” au regard des enjeux démocratiques et bioclimatiques rennais. “”Nous n’avons rien contre le Stade rennais. Mais nous sommes désormais déterminés à faire abandonner un projet inique et inepte. Nous en espérons l’annulation. Cette extension est du XXe siècle et non du 21e”, précise Anthony Morand.

Une pétition lancée
Une pétition a été lancée par les opposants au projet (1000 signatures). Le site de la Prévalaye est composé aujourd’hui de l’éco-centre de la Taupinais, des jardins familiaux (une centaine), des terrains des jardins des Mille Pas, d’une écoferme (Perma G’Rennes)… “C’est une zone calme et de ressourcement”, assure David Poisot. « Nous sommes sur des terres agricoles expertisées comme telles par Agrocampus Ouest, il y a quelques années. Celles-ci peuvent tout à fait répondre aux souhaits de la ville d’une agriculture urbaine, durable et paysanne.”

DS 0137c

Toutes les bonnes choses ont une fin. Sauf la galette saucisse, peut-être. En tout cas, le fidèle partenaire de toujours de la FFL, le Stade Rennais, semble vouloir prendre ses distances avec nous. Une idylle que l’on pensait éternelle. Mais on sait bien, les relations fanent parfois avec le temps. La lassitude s’installe. Pourtant, nous avons vécu de belles choses avec le Stade Rennais. Une armoire de trophée quasi-vide, le but de Fauvergue, les désillusions en finale de coupe. Mais un homme semble vouloir couper court à cette histoire. Alors cette missive s’adresse à toi, Julian Stephan. Rends-nous le Stade Rennais.
DS 0136La saison passée du Stade Rennais
Si le Stade Rennais nous a fait plaisir sur la scène européenne (4e de son groupe d’Europa League avec un festival de la lose à Cluj), sur la scène locale, c’est un fiasco complet. Ça commence en dent de scie pourtant. 3 victoires d’affilée pour débuter, puis un retour vers le ventre mou en octobre après un 7e match sans victoire. Et si une rencontre contre Toulouse venait logiquement interrompre cette série, nous ne nous attendions pas au drame qui suivra.
5 victoires d’affilée en L1. Une 3e place à la trêve, qu’ils ne lâcheront plus, malgré le retour en puissance de Lille. Olivier Letang, conscient du drame qui est en train de se passer, quitte le club. Mais cela ne suffira pas, et ils y mettront même la manière en battant Nantes dans des circonstances incroyables.
La défaite contre Saint-Etienne en demi-finale de Coupe de France n’y changera rien. Les Rennais sont en Ligue des Champions. Un coup de poignard dans le dos de notre institution qui n’a toujours pas cicatrisé. Pire encore, via les résultats en Europa League, le Stade Rennais est directement qualifié en phases finales de la prochaine C1. Et là-bas, il ne pourront même pas faire mieux que Marseille et son 0 pointé.

Le joueur à suivre
Pour ponctuer la souffrance de notre rupture, le Stade Rennais s’est offert (en prêt) un champion du monde. Qui a été crucial lors de la finale 2018. Non, ça n’est ni MBappé ni Griezmann, mais NZonzi. Remplaçant à la mi-temps un N’Golo Kanté diminué gastriquement, il a solidifié le milieu de terrain tel du Smecta, et offert à notre nation sa seconde étoile.
Alors, quand le Stade Rennais l’a recruté, nous avons pris un coup dans le casque. C’est un peu comme quand ton ex change de photo de profil juste après la rupture, se remet à poster sur Instagram pour te faire passer des messages subliminaux. Et nous, avec notre Ben & Jerry devant Netflix, nous n’avions plus que nos yeux pour pleurer. Et quand il envoie en Story « Contrat prolongé au Stade Rennais pour 1 an car qualifié en C1!« , bah déprime directe.

Il va nous manquer
Alors oui, il n’est pas parti bien loin. Mais Jérémy Morel, c’était un peu ce qui rattachait le Stade Rennais à cette Ligue 1 qu’on aime. Pas la plus talentueuse, pas la plus technique, mais humble et besogneuse. Bielsa ne disait-il pas de lui que Benjamin Mendy a tout à apprendre de lui ? En tout cas, son message d’adieu nous fait beaucoup de peine : Un projet fait de titres et de remplissage de palmarès, très peu pour nous. Tu as fait le bon choix Jérémy.

Notre pronostic
Il est compliqué de pronostiquer quelque chose. Ne sachant pas si c’est notre raison ou notre cœur qui parle. Encore dans un déni de rupture, nous souhaitons bien évidemment que le Stade Rennais revienne à la raison et à son éternel ADN: la déception, le ventre mou. Mais nous voyons bien tous ces signes. Tous ces regards dérobés. Cette flamme qui ne brille plus dans la galette saucisse. Alors, le cœur espère le ventre mou, mais la raison regarde plus haut.

Julen Lopetegui s'attend à rencontrer une équipe de Rennes très au point, mercredi, en Ligue des Champions.
DS 0135"Vous ne m'avez pas beaucoup interrogé sur Rennes. C'est une grande équipe, une très grande équipe. Ils ont terminé deuxièmes (troisièmes, NDLR), l'année passée. C'est le premier match chez nous contre un très bon adversaire. Ils ont recruté beaucoup de joueurs à l'intersaison, ils vont nous obliger à faire un grand match pour gagner. Il faut bien évidemment respecter l'adversaire", a déclaré le coach breton face à la presse, ce mardi.

Pour rappel, le FC Séville avait fait match nul à Chelsea (0-0), lors de la première journée.

Même si le gouvernement a de nouveau recours au confinement ou étend le couvre-feu, les compétitions professionnelles seront maintenues.
DS 0134Dans l'attente des décisions prises par le président de la République, Emmanuel Macron, pour lutter contre la pandémie de Covid-19, le football professionnel, mais aussi plusieurs autres disciplines s'inquiètent d'un possible arrêt des compétitions, comme la saison dernière. Mais selon nos informations, ce scénario catastrophe n'aura pas lieu. "Il n'y a pas de scénario dans lequel on considèrerait indispensable de devoir interrompre ou suspendre le sport professionnel, indique-t-on à l'Elysée. Le sport professionnel continuera quel que soit le scénario retenu en termes de restrictions et de protocole sanitaire. Dans la diversité des solutions qui existent aujourd'hui pour adapter notre réponse à la situation du virus, aucune ne prévoit, à date, une suspension des activités du sport professionnel. »

"On n'est pas dans le même contexte que la saison dernière [...] On est en situation de pouvoir se confronter à n'importe quel scénario et maintenir une activité."
Un proche du président de la République, Emmanuel Macron

Ce proche du président Macron justifie ainsi cette décision : "On n'est pas dans le même contexte que la saison dernière. On a quand même une expérience aujourd'hui assez élevée et une maturité dans la manière dont doivent se passer les cadres de restrictions. On a aussi une connaissance bien plus forte de la question des contrôles et des tests. On est en situation de pouvoir se confronter à n'importe quel scénario et maintenir une activité. »

La Ligue de football professionnel (LFP) a été tenue informée, oralement, ces dernières heures, de la volonté des pouvoirs publics de maintenir les matches de L1 et de L2 quel que soit le scénario retenu. Même chose pour la Ligue nationale de rugby (LNR). Ces deux disciplines vont poursuivre les compétitions, ce qui leur permettra notamment de prétendre aux droits télé. C'est moins sûr pour les Championnats de basket. La LNB réfléchit à interrompre ses saisons au cas où les annonces d'Emmanuel Macron entraîneraient un huis clos, situation qui n'est pas viable pour les clubs. Reste à savoir si, avec une telle décision, ces derniers pourraient bénéficier des aides gouvernementales, type chômage partiel...

En ce qui concerne la poursuite des compétitions de sport amateur, en revanche, rien n'est sûr. «Les fédérations devront décider en fonction des scénarios sanitaires retenus », conclut-on à l'Élysée. La ministre déléguée aux Sports Roxana Maracineanu, qui a poussé pour le maintien des compétitions professionnelles, souhaite que les jeunes puissent continuer à pratiquer.

Julien Stéphan devrait confirmer le forfait d’Eduardo Camavinga face au FC Séville mercredi en Ligue des champions (21h).
DS 0133En plus de Flavien Tait, le Stade Rennais se présentera demain sans Eduardo Camvinga au stade Sanchez-Pizjuan (21h). Comme hier, le milieu international était absent de la séance d’entraînement du jour. Julien Stéphan devrait confirmer la nouvelle lors de sa conférence de presse à venir. La raison n'est pas sportive, Mohamed Toubache-Ter affirme qu'il s'agit d'une béquille.

Béquille pour Camavinga, première pour Ugochukwu ?
En attendant, le journaliste de Goal Benjamin Quarez assure sur Twitter que l’entraîneur du Stade Rennais devrait faire vivre à Lesley Ugochukwu son premier déplacement en Ligue des champions. Né en 2004, le jeune milieu axial, élancé (1,88m) et prometteur, a l’habitude de briller chez les U19 du club breton.

Plus les jours passent et plus la fin précoce du contrat entre Mediapro et la LFP se précise. Pour certains abonnés à la chaine qui diffuse la Ligue 1, cela risque de piquer très fort.
DS 0132Depuis la conférence de presse de Jaume Roures, mercredi dernier, c’est le silence radio total entre Mediapro et la Ligue de Football Professionnel. Tandis que le conciliateur nommé par le Tribunal de commerce de Nanterre tente de rapidement trouver une solution entre le détenteurs de droits TV de la Ligue 1 et de la Ligue 2 et la LFP, Téléfoot continue à diffuser les matchs des deux championnats nationaux sans avoir payé le moindre centime en octobre. Et le patron du groupe sino-espagnol a déjà prévenu que cela serait la même chose début décembre. Autrement dit, il y a quand même de grandes chances, ou malchances, que Téléfoot laisse place à un écran noir, malgré l’excellent travail de ses équipes.

Si la plupart des abonnés a opté pour un prélèvement mensuel, Téléfoot a tout de même enregistré plusieurs milliers d’abonnés à l’année, lesquels ont payé d’avance 269,90 euros pour avoir accès à l'ensemble de la saison. Et si la chaîne de Mediapro stoppe sa diffusion, la perte sera sèche. « Lorsqu’une entreprise fait faillite, ce sont les salariés, puis les créanciers, qui sont payés en premier, de sorte que les abonnés ne seraient pas du tout prioritaires. La somme serait tout simplement perdue. La situation est toutefois différente pour les clients qui payent au mois, car les prélèvements seraient automatiquement stoppés si Téléfoot déposait le bilan », prévient, sur le site de Capital, Vincent Durand, avocat spécialisé en droit du sport et des affaires. Autrement dit, ceux qui ont fait le plus confiance à Mediapro seront les plus pénalisés. Cela fera un point commun entre les clubs de Ligue 1 et ces abonnés qui n'auront, eux aussi, que leurs yeux pour pleurer.

Jimmy Briand a inscrit ce dimanche avec Bordeaux le centième but de sa carrière en Ligue 1. L’attaquant de 35 ans, passé notamment par Rennes et Guingamp, continue de marquer les esprits, partout où il passe.
DS 0131L’attaquant de Bordeaux Jimmy Briand a inscrit son 100e but en Ligue 1, sur penalty, lors de la réception de Nîmes, dimanche, à l’occasion de la 8e journée. Briand, 35 ans, attaquant polyvalent à ses débuts, aura mis 449 matches pour atteindre cette barre symbolique, devenant le 88e joueur de l’histoire à réaliser cette performance.

Depuis ses débuts en mai 2003, l’international aux 5 sélections a inscrit 33 buts avec Rennes, son club formateur, puis 22 buts avec Lyon, 30 buts avec Guingamp et enfin 15 buts avec Bordeaux, son quatrième club en L1 qu’il a rejoint en 2018.

Commentateur du championnat espagnol sur beIN Sports, Omar Da Fonseca croit aux chances rennaises mercredi soir en Ligue des champions (21 h) si les Bretons ne se laissent pas endormir par le FC Séville.
DS 0130Qu’est-ce qui se passe à Séville, qui se met à perdre (*) ?
C’est une équipe qui n’a pas de changement de rythme. C’est le style habituel du football espagnol : garder la balle. C’est devenu une idée, une vision extrémiste même ! Séville fait ça très bien, c’est une équipe habile balle au pied, qui a un bon degré de technicité mais elle n’a pas de joueurs qui changent de rythme. De Jong devant, c’est un pivot, pas un buteur qui marque énormément. Ils jouent dans un registre monotone mais ils ne piquent pas. Quand ils ne marquent pas tout de suite, ils ont très peu de variantes. Navas (le latéral droit) est le seul joueur un peu dynamique, imprévisible. Donc c’est une équipe facilement "défendable".

C’est étonnant car Séville a gagné la Ligue Europa, a bousculé le Bayern en Supercoupe d’Europe et séduisait la saison dernière et cet été…
Parce que dans le foot, on n’a pas encore compris que c’est lorsque les choses se passent bien qu’il faut changer ! Au milieu, ils ont fait partir Banega, qui était vieillissant mais ils font venir Rakitic (32 ans) qui a quelques kilomètres au compteur… Ils auraient dû faire venir un avant-centre plus mobile, plus technique, d’explosion. Ils font rentrer tout le temps le grand maigre (Youssef En Nesyri), il fait de bonnes courses mais il n’est pas très résistant, il a des carences pour être un avant-centre qui fait mal. Séville est moins bon que la saison dernière.

Mais lors de la première journée, ils ont fait jeu égal avec Chelsea à Londres. Séville a deux visages ?
J’ai vu le match, par moments, ils ont dominé Chelsea. Quand il faut défendre en ayant la balle, ça, ils aiment, ils savent très bien faire. Mais ils ne voulaient pas attaquer ! Plusieurs fois, ils ont eu la possibilité de "risquer" l’attaque, puis ils revenaient en arrière. Ils combinent tout le temps, n’aiment pas les longs ballons, les gros centres dans la boîte.

Séville reste, selon vous, favori du groupe avec Chelsea ?
Chelsea se doit de finir devant. Et Rennes, moi, j’aime beaucoup. Si Rennes peut amener le match (à Séville) dans un contexte plus physique, avec plus d’impact. Cela contrarie beaucoup les équipes qui aiment construire. Aujourd’hui, le Barça, ils pèsent tous 40 kilos tout mouillés ! Les Rodri, Dembélé, Ansu Fati, Coutinho, les Messi, de Jong. Il y a zéro puissance. Après, si Rennes encaisse le but rapidement… Là… Séville saura cacher la balle.

Quelle est la force de Séville à surveiller pour le Stade Rennais ?
C’est le côté droit, avec Navas et Ocampos. Navas, j’aime beaucoup, un très bon centreur, il peut jouer court, long, se projette tout le temps. Il faut l’étudier. Il n’a pas un dribble bien précis mais il tente tout. Donc il faut lui laisser l’initiative, ne pas lui rentrer dedans car il obtient des fautes. Il aime la friction. A priori, il y aurait le retour de Koundé (le défenseur central international espoirs français), la presse espagnole disait qu’il s’est entraîné hier. S’il joue, il a un jeu de tête magnifique, dans les deux surfaces. Il a un bon timing, une très bonne détente.

Et la faiblesse sévillane sur laquelle Rennes doit insister ?
Rakitic défend peu, l’autre milieu (Jordan), très "technicos" aussi, non plus. Ce sont des bons joueurs de foot mais ils n’aiment pas gratter les ballons, ils n’aiment pas se salir le short. Si tu les obliges à défendre, à courir, ils sont moins bien dans leur peau. Rennes peut mettre du rythme, de la puissance, alors que Rakitic ne peut plus. Les milieux de Séville préfèrent assister leurs attaquants que leurs défenseurs…

Que valent les joueurs passés par la Ligue 1. Koundé (ex-Bordeaux), vous en avez parlé, mais aussi Ocampos (ex-Monaco et Marseille) et Diego Carlos (ex-Nantes) ?
Diego Carlos, c’est le défenseur très costaud, il est dur sur l’homme. En Espagne, le duo Koundé - Diego Carlos est considéré. Mais tous les week-ends, ils font face à des attaquants qui dribblent. Là, Guirassy pourra les bouger, il fait des appels, garde la balle. Ocampos est le joueur typique qui séduit les spectateurs, les journalistes parce qu’il est dans l’abnégation, il court tout le temps. Chez nous, on dit que c’est un "joueur qui avale vite l’abnégation". Mais il est à la limite de tout… Il n’a pas un vrai toucher, ce n’est pas un joueur très raffiné, son corps n’est pas très élégant.

Et Koundé est une révélation en Espagne…
Ah oui… Nous (à beIN Sports), on a fait déjà des sujets sur lui. Quand tu arrives à convaincre les journalistes, les adversaires, les entraîneurs adverses, tout le monde, ça veut dire quelque chose. En Espagne, ils n’ont pas ce formatage sur le défenseur central qui doit faire un mètre 90. Il est très fort, très facile pour la relance, il est malin, il fait très peu de fautes… Et il a un jeu de tête ma-gni-fi- que !

(*) Deux défaites 1-0 à suivre en Liga, à Grenade et contre Eibar, samedi.

Le Stade Rennais devra se passer des services de Flavien Tait (27 ans) pour le choc de la 2e journée de Ligue des champions mercredi face au FC Séville (21h).
DS 0129Le Stade Rennais n’est pas inquiet. Bien qu’il reste sur des résultats décevants, notamment une défaite à domicile face au SCO d’Angers (1-2), Julien Stéphan aborde le prochain match de Ligue des champions le plus sereinement du monde. A moins que la blessure de Flavien Tait ne commence à le stresser.
Selon Goal, le milieu de terrain ne fera pas le déplacement à Séville pour la rencontre de demain soir en raison d’un justificatif médical. Aucune raison n’est pas avancée mais le spectre du coronavirus hante déjà les supporters du club breton. Nous n’en sommes pas là, mais il s’agit d’un coup dur pour le joueur (27 ans) qui avait du temps de jeu dans l’entrejeu ces dernières semaines.

DS 0128Frank Lampard annonce qu'Édouard Mendy sera le gardien numéro 1 de Chelsea cette saison !.
Dire qu'il était au chômage il y a 5 ans et encore en Ligue 2 il y a un peu plus d'un an

Une semaine après sa défaite contre l’OM au Vélodrome, les Girondins de Bordeaux affrontent Nîmes au Matmut Atlantique ce samedi après-midi.

DS 0127A cette occasion, Hatem Ben Arfa va fêter sa seconde titularisation sous le maillot aquitain. Auteur d’une bonne première mi-temps contre Marseille samedi soir, l’international français a déjà l’étiquette de l’arme offensive n°1 des Girondins sur le front. Malgré sa notoriété, Hatem Ben Arfa a eu une drôle de surprise ce dimanche après-midi en débarquant dans le vestiaire de Bordeaux puisque son nom a été mal orthographié au-dessus de sa place dans le vestiaire. Une incroyable faute de la part des dirigeants girondins, qui n'a pas manqué de faire le buzz sur les réseaux sociaux. D’autant plus que la photo en question a été postée par le compte officiel des Girondins de Bordeaux… avant d’être supprimée.

La Ligue de football professionnel met en demeure Mediapro, principal diffuseur de la Ligue 1 et Ligue 2, de payer ses échéances. Un peu plus de 170 millions d'euros. L'instance menace de faire appel à d'autres opérateurs, une crise qui pourrait avoir de graves conséquences sur les clubs bretons.
DS 0126Le bras de fer entre la Ligue de football professionnel (LFP) et Mediapro a franchi un nouveau pallier ce jeudi. En plus de mettre en demeure son principal diffuseur, la LFP a dû contracter un nouveau prêt, et elle annonce qu'elle pourrait se tourner vers d'autres opérateurs. Le torchon brûle et les conséquences pour le système économique du foot français pourraient être catastrophiques, notamment pour les clubs bretons.

Brest et Lorient, les plus dépendants
Les clubs bretons, comme les autres, se sont appuyés sur la hausse des droits TV pour augmenter leur budget cette saison. Brest et Lorient sont ceux qui dépendent le plus de cette manne financière. Les estimations avancent 34 millions d'euros pour le Stade Brestois, soit un peu plus de 70% de son budget. Une part qui est encore plus élevée pour le FC Lorient : près de 80% des finances lorientaises, avec 31 millions.

Les dirigeants bretons restent très discrets : la Ligue a donné pour consigne de ne pas répondre sur le sujet. Christophe Pélissier, l’entraîneur lorientais, ne s'étend pas non plus : "On en parle avec les joueurs et le staff. Ça nous interpelle bien sûr parce qu'on est dans ce milieu. Mais je ne suis pas là pour les commenter non plus."

Rennes semble préservé
Le Stade Rennais est le club breton le moins dépendant des droits télé : 52 millions d'euros, mais c'est environ la moitié de son budget. Et surtout, l'actionnaire majoritaire, la famille Pinault, pourrait renflouer les caisses en cas de scénario catastrophe pour le foot français.

Les sommes sont beaucoup plus petites pour En Avant Guingamp, en Ligue 2. Les 9 millions issus des droits TV représentent quand même près des deux tiers du budget costarmoricain.

A quelques jours d’un premier match historique de Ligue des champions, le président du Stade Rennais, Nicolas Holveck s’est élevé de façon ferme et étayée contre la jauge de 1 000 spectateurs dans les stades, comme le Roazhon Park. Un véritable cri d’alarme.
DS 0125Tous les signaux sont au vert au Stade Rennais en ce début de saison, sauf bien sûr l’affluence au stade qui est un véritable point noir…
Je suis tout à fait conscient de la situation sanitaire du pays. Je pense qu’en Bretagne on a été relativement préservé malgré tout. Je reste convaincu qu’à Rennes, où il y a 30 000 places ans le stade, on est tout à fait capable de faire venir 5, 6, 7 000 personnes. Et on l’a démontré.

Comment ?
Personnes mieux qu’un club de foot ne peut tracer les gens qui viennent au stade. On sait exactement qui est assis à quelle place, et qui est assis autour de lui. On a une traçabilité parfaite puisque chaque personne qui vient est identifiée nominativement et on sait où elle s’assoit. Il y a un flux entrant, les buvettes sont fermées. Les gens vont à leur place, ils ne touchent rien puisque c’est nous qui pulvérisons le gel hydroalcoolique dans leurs mains. Le port du masque est obligatoire, on est à ciel ouvert. Le match se déroule, à la fin du match, on les fait sortir par bloc. Il y a un seul flux sortant, pas de croisement.

Aucun risque donc ?
Je reste convaincu qu’un stade n’est pas du tout propice à un cluster. Je pense d’ailleurs qu’il n’y a aucun cluster issu d’un stade de foot. La population a aussi besoin de moments de communion collective, dans le strict respect des mesures barrières. Et j’espère qu’on va se faire entendre et pouvoir accueillir un peu plus de monde au stade, parce que c’est vraiment un cri d’alarme.

Vous êtes remonté ?
On est victime de notoriété et ce n’est pas justifié. On a vraiment montré notre capacité à garantir la sécurité de notre public. Et à lui permettre de vivre un petit moment de plaisir autour d’un match de foot. Maintenant je comprends, la responsabilité des autorités, mais en travaillant ensemble on doit pouvoir progresser. On pourrait, en outre, servir d’exemple positif. Pendant un match, on peut diffuser des messages sur les gestes barrières, sur comment se comporter en collectivité. On doit être cet exemple positif et moi je suis prêt, au Stade Rennais, à être cet exemple positif, pour démontrer qu’on peut continuer à vivre quelques moments de bonheur en prenant le maximum de mesures.

Malheureusement mardi, ce sera 1000 au stade pour le match contre Krasnodar ?

Le groupe espagnol est désormais entre les mains d'un mandataire ad hoc, avec l'objectif de trouver une solution sur les paiements à la LFP. Une situation explosive pour le football français.
DS 0124Nouveau rebondissement dans l'affaire Mediapro qui fait trembler l'univers du football français. Alors que le groupe espagnol tente de renégocier à la baisse le montant des droits télé du championnat entre clubs tricolores (80 % des matchs sont diffusés sur sa chaîne Téléfoot) , dont il doit s'acquitter auprès de la Ligue professionnelle de football (LFP) - 780 millions d'euros par an pour la Ligue 1 et 34 millions pour la Ligue 2 -, il vient de se mettre sous la protection d'un mandataire ad hoc rattaché au tribunal de commerce de Nanterre, selon nos sources confirmant les révélations du « Canard enchaîné ».

Avec les autres parties prenantes dans le dossier - la LFP aurait accepté cette médiation -, l'idée va être de trouver une solution à ses difficultés financières.

Délai de paiement
Il y a un peu plus d'une semaine, le propriétaire de la chaîne Téléfoot avait provoqué la stupeur en demandant du temps pour régler l'échéance de 172 millions d'euros qu'il aurait dû théoriquement verser le 6 octobre à la LFP et dont il ne s'est toujours pas acquitté. Un délai de paiement refusé ensuite par les clubs français de football, dont la santé financière est déjà grandement fragilisée par la crise sanitaire.

La Ligue est prise en tenaille. Car les clubs lui réclament l'argent dont la source devait être les échéances payées par Mediapro. Il s'agit de 7 millions par club pour la seule échéance d'octobre, la prochaine intervenant en décembre. La LFP aurait communiqué aux clubs qu'elle allait convoquer un conseil d'administration rapidement pour décider d'un emprunt et ensuite organiser une assemblée générale pour le faire approuver.

De l'autre côté, Mediapro, qui a généré 1,8 milliard de revenus et 224 millions de résultat d'exploitation en 2019, reconnaît avec cette procédure qu'il est en difficulté. Les agences de notation S&P et Moody's ont toutes deux abaissé leur notation sur Joye Media, maison mère de Mediapro, au printemps. Beaucoup doutent qu'on puisse forcer son actionnaire à 53 %, le chinois Orient Hontai Capital, à se substituer à Mediapro pour payer la LFP.

Crise sanitaire
La Ligue a des arguments à faire valoir durant cette procédure. Même si Téléfoot a déçu pour son lancement, il n'a jamais été question que la chaîne génère assez de revenus pour ses premières échéances : pour celles-ci, il devait bien avoir prévu des réserves de liquidités.

Mais de l'autre côté, Mediapro risque de faire valoir que le championnat n'est pas ce qui lui a été vendu étant donné la crise sanitaire, d'autant qu'il risque de se voir ensuite demander des dommages et intérêts par les clubs. Il peut faire traîner l'affaire ou lancer une autre procédure en justice, pour pousser la Ligue à baisser son prix, d'autant qu'elle n'a pas forcément beaucoup d'alternatives pour les vendre au même prix si elle devait les récupérer. En revanche, si Mediapro se plaçait dans une procédure de liquidation ou de cessation des paiements, « la LFP aurait du mal à récupérer son dû », explique Pierre-Alain Bouhenic, avocat chez Brown Rudnick.

Cela dit, beaucoup pensent que si Mediapro a si rapidement demandé de nouvelles conditions, c'est qu'il veut renoncer rapidement et partir dans les meilleures conditions possible.

Avant de faire un sale coup à la Ligue de football professionnel, Mediapro avait déjà tenté le diable auprès de la Serie A. Mais les Italiens ont été bien plus précautionneux.
DS 0123Le football français est en alerte maximale. En effet, Mediapro, le principal diffuseur de la Ligue 1 et de la Ligue 2, a décidé de stopper ses paiements et doit la bagatelle de 172 millions d'euros à la Ligue de football professionnel (LFP). Les dirigeants de Ligue 1 en ont d'ailleurs déjà appelé au Président de la République, Emmannuel Macron, pour faire pression sur son homologue chinois.

Mais certains signaux auraient dû alerter les dirigeants du football hexagonal. Comme ce qui s'est passé en Italie avec le groupe sino-espagnol. En février 2018, Mediapro récupère les droits télévisuels de la Serie A (cycle 2018-2021) contre une offre de 1,05 milliard d’euros par saison. Autant dire que cela ne plaisait guère aux diffuseurs historiques de la Botte que sont Mediaset et Sky.

Mediapro avait comme projet à l'époque de revendre les droits. Mais Sky en décidait autrement et saisissait alors un tribunal de Milan. Le 9 mai 2018, le projet du groupe de Jaume Roures était retoqué en Lombardie. Une première pierre dans son jardin, donc. Mais la chute ne s'arrêtait pas là. La Ligue italienne de football avait déjà stoppé les négociations avec Mediapro après le refus du groupe d’avancer la garantie bancaire.

Sky et Perform à la rescousse
Finalement, après quatre rounds de négociations, la Serie A avait fini par trouver des diffuseurs alors que le championnat allait reprendre un peu plus d'un mois plus tard. Le 13 juin, Sky et Perform remportaient les droits pour 973 M€ par an pour la période 2018-2021. Cela est bien évidemment en baisse par rapport à Mediapro, mais en hausse par rapport au cycle précédent (950). Mediapro n'était pas candidat cette fois et Sky allait donc diffuser 7 matches par journée (780 M€) et Perform (plateforme DAZN) les trois autres (193 M€).

Maintenant, on se demande un peu comment la France va bien pouvoir réagir vis-à-vis de cela. Un nouvel appel d'offre avec Canal +, le diffuseur historique, et beIN Sports ? Ou alors une solution très différente, comme évoquait Jean-Michel Aulas ? « L'idée que je veux défendre, c'est qu'il faut un Spotify du foot ou un Deezer du foot, il faut une offre unique avec un prix attractif et que le public n'ait plus à se poser la question sur quelle chaîne est le match », avait ainsi lâché le boss lyonnais. En attendant, les clubs français devraient encore connaître quelques mois difficiles...

La LFP compte bien gagner sa bataille. Selon L'Equipe, l'instance a décidé de "mettre en demeure" Mediapro, qui refuse toujours de régler son échéance de 172 millions d'euros. Les clubs en ont eu la confirmation dans un courrier.
DS 0122Un bras de fer, ni plus ni moins. Entre la LFP et Mediapro, principal diffuseur de la Ligue 1 cette saison, le conflit est total. Après avoir repoussé sa demande de délai de paiement, l'instance, qui n'a toujours pas reçu son échéance prévue début octobre (172 millions d'euros), a décidé de passer aux choses formelles. Ainsi, le groupe sino-espagnol a été "mis en demeure" par la LFP.

Une rupture du contrat n'est pas à exclure
Comme le dévoile L'Equipe ce jeudi, un courrier a été envoyé aux membres du conseil d'administration de la LFP et aux clubs. "Mediapro s'est bien placé sous la protection du Tribunal de commerce de Nanterre dans le cadre d'une procédure de mandat ad hoc, mentionne le document, confirmant les révélations du Canard Enchaîné. Nous avons fait application du contrat qui nous lie avec Mediapro et les avons mis en demeure (sic) de régler les échéances des 1er et 5 octobre, tout en activant la garantie donnée par la société mère du groupe Mediapro". Il s'agit du fonds chinois Orient Hontai Capital.

Désormais, selon l'instance, il reste deux options. "Soit une issue favorable est trouvée avec Mediapro, soit ce n'est pas le cas, et il faudra envisager la reprise du contrat par d'autres opérateurs", est-il précisé dans l'extrait du courrier communiqué par L'Equipe.

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Programme TV

29/08 17h00
SRFC-MHSC
Ligue 1 - Journee : 2

13/09 15h00
Nîmes-SRFC
Ligue 1 - Journee : 3

19/09 21h00
SRFC-Monaco
Ligue 1 - Journee : 4

Articles

15 octobre 2020

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